Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Les fantômes sont-ils chatouilleux ? [terminé]
#   Lun 5 Jan 2015 - 23:16

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Ipiu grommela un truc du style « les mecs j’vous jure... » Parce que oui elle ne supportait pas l’idée qu’il ait mal pour que dalle ça l’énervait au plus haut point. Merde il n’y a aucun déshonneur ou de honte à s’appuyer sur une fille. Parce qu’elle n’était pas une petite chose fragile. Si elle en avait l’air c’était bien malgré elle. Elle était comme tous les terraens une battante.

« D’accord. »


Ce mot lui brule la bouche. Il choisissait de souffrir et c’était bête. Elle avait mal pour lui, mais de ça personne ne se doutait jamais. L’empathie de la jeune fille faisait d’elle une crétine sensible. Une cible facile. Elle ne cherchait pas à être méchante. C’est p’t’être bien ça le pire. Elle ne cherche pas à être méchante elle constate. Il a mal et ne le montre pas.

Comme tous ici non ?

Elle sent qu’il pèse un peu plus sur son épaule. Elle sait que c’est parce qu’il a mal. Elle n’est pas en colère, elle est inquiète. La nuance est posée. Pourtant elle ne se permet pas de commentaire. Elle comprend que son « honneur » est pas au plus fort de sa forme. Elle sait qu’elle devrait faire quelque chose pour ça. Une petite remarque pour qu’il sache qu’il maitrise la situation, un petit quelque chose pour qu’il se sente mieux.

Pour lui redonner de l’estime de lui-même. Surtout ne pas le rabaisser. C’était con mais elle savait qu’il n’en avait pas besoin en ce moment précis. Pourtant elle aurait peut-être dû chercher un moyen de se protéger, de mettre une distance salutaire entre eux deux. Se mettre en colère serait plus simple que de s’inquiéter. Moins douloureux aussi.

STOP.

Elle ferme les yeux. Inspire. Expire. Elle se calme, parce qu’il n’a certainement pas besoin d’une pile électrique à ses côtés. Certainement pas ! Elle se connait assez pour savoir que si elle continue dans ce sens elle risque de l’électrocuter. Pas fort, mais ça pique tout de même.

Le silence devient leur renfort. C’est dommage. Eux qui ont parlé toute la soirée. Elle cherche quelque chose à dire. Encore et encore. C’est juste que tout ce qu’elle trouve à dire n’est pas drôle et ressemble à un sermon. Alors elle se tait. Le chemin est lent, et si cette lenteur lui permet de se concentrer sur ce qui l’entoure, les bruits, les odeurs.

Au fond elle ne le dira pas, mais elle aussi elle est blessée dans son orgueil. Tout se joue à 10 petits centimètres. C’est pas grand-chose, mais ça fait la différence entre un homme et une fille. Si elle mesurait 10 centimètres de plus peut-être qu’il s’appuierait contre elle sans craindre de la briser.

Les voilà devant la cantine. Elle l’entraine vers l’arrière, l’entrée des cuisiniers. Elle tape le code de mémoire. Oui elle connait le code parce qu’il varie à peine de celui de la bibliothèque d’une part et d’autre part car elle vit avec un type qui a toujours faim… Et qui au moins pour ce but là il savait se donner les moyens… Oui elle était à terrae comme chez elle. Et comme elle rangeait toujours après avoir mis le bazar. Elle est même capable de ranger mieux que cela ne l’était au départ… certains finiraient par croire à l’existence des elfes de maison.

« Allez assis toi là. »


Elle pousse sur une chaise dans le vestiaire des cuisiniers. Ce n’est certes pas le lieu le plus propre de la cantine mais on va pas chipoter. Elle allume la lumière qui lui grille les yeux d’un seul coup et examine sans un mot son pied au jour. Elle le touche doucement, pas peur de l’odeur ni de lui faire mal. Elle fait jouer les articulations comme on le lui a appris à la gym pour vérifier qu’elle ne s’était rein pété à lute d’une chute. Tout est en place.

« Un bleu. Méchant et pas beau mais t’as rien de pété je pense… Demain faudra que t’ailles faire des radios voir si c’est pas fêlé. »


Elle va dans la cuisine à proprement dit. Elle remplit un sac de glaçon et retourne auprès du garçon elle fiche le sac dans la chaussette laissée à l’abandon dans la chaussure du jeune homme. Histoire d’éviter les brûlures due au froid… Elle connait ses classiques.

« Si tu n’es pas trop difficile, je peux te faire quelque chose à manger si tu veux. »


Elle connait pleins de recettes mais n’en maitrise aucune se faisant sans nouilles.

« Oui j’me laverais les mains avant. »



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#   Mar 6 Jan 2015 - 23:47

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Nathanaël entendit Ipiu grommeler quelque chose, mais ces mots restèrent inaudible pour lui. Elle ne semblait pas contente, mais finit par lâcher un « d'accord » plutôt dur. Il comprit instantanément qu'il l'avait blessée et le regretta amèrement, mais que pouvait-il faire ? Se laisser porter comme un gros bébé ? Il retint un soupir. Il s'agissait sans doute d'orgueil mal placé, après tout, elle lui proposait simplement de s'appuyer sur elle pour soulager sa douleur, mais il ne pouvait pas faire cela. Il ne souhaitait pas lui montrer à quel point il avait mal, car ce soir-là, il ne parvenait pas oublier cette douleur. Encore moins après ce qui venait de se passer. Il souffrait à présent de l'avoir faite souffrir elle. Comme la vie pouvait être compliquée ! Surtout quand il « s'amusait » à la compliquer...

Les deux compagnons, si on pouvait encore les appeler comme cela dans ces circonstances, marchèrent côte à côte en silence. Ni l'un ni l'autre ne parvenait à trouver un sujet de conversation adéquat. Nathanaël tournait le problème dans tous les sens dans sa tête, mais être un surdoué ne résolvait pas toutes les situations. Il sentit qu'Ipiu était en colère et qu'elle cherchait à se calmer. Il préféra ne rien dire, de peur de faire une erreur et d'empirer les choses. Il avançait simplement, cachant ce qu'il ressentait le mieux possible.

Lorsqu'ils arrivèrent devant la porte de la cuisine, il fut surpris de voir que son amie connaissait le code, mais il ne posa pas de questions. Elle était, décidément, pleine de surprise. Une fois à l'intérieur, dans le vestiaire, elle lui demanda de s'asseoir, ce qu'il fit sans broncher. À vrai dire, il était heureux de pouvoir reposer son pied. Lorsqu'elle alluma la lumière, il se contenta de plisser les yeux, puis il la regarda faire. Elle prit soin d'examiner son pied. Il lui en fut reconnaissant, même s'il ne jugeait pas cela nécessaire. Ipiu semblait être une connaisseuse, soit elle avait, elle aussi, pratiqué un sport et subit de nombreuses blessures, soit elle s'était renseignée abondamment sur le sujet. Après cet instant d'observations, elle lui annonça qu'il ne devait certainement s'agir que d'un bleu, ce à quoi il s'attendait, puisqu'il était arrivé à la même conclusion. Elle lui proposa cependant d'aller à l'hôpital pour faire une radio de contrôle. Il voulut protester que ce n'était pas nécessaire, mais déjà elle s'en allait dans la cuisine, le laissant seul. Il profita de ce temps en solitaire pour se remettre les idées en place. Il devait absolument s'excuser, pour elle et pour lui. Il en ressentait le besoin. Mais que dire ? Ipiu finit par revenir avec un sac de glaçon qu'elle plaça dans sa chaussette. Il la prit avec gratitude et la maintint contre son pied endolori. Cela lui fit un bien fou, mais il le cacha en partie.

Son amie lui proposa ensuite de lui préparer quelque chose à manger et précisa qu'elle se laverait les mains avant. Il lâcha un petit rire.

Avec plaisir. Je pensais faire des œufs brouillés ou préparer des sandwichs, mais je devrais peut-être te laisser t'en charger. Je ne suis pas pénible, c'est promis. Enfin, si cela ne te gêne pas bien sûr.

Nathanaël était un peu mal à l'aise, partagé entre l'idée d'accepter son aide et celle de passer pour  un macho, ce qu'il ne pensait pas être, ou, du moins, il espérait. Lorsqu'elle se retourna pour aller à la cuisine, il la retint de sa main libre.

Ipiu ! Je voulais te remercier et... je souhaite te demander pardon, pour t'avoir blessée. Ce n'était pas mon intention. J'en suis navré.

Il lui offrit un sourire timide, puis lui lâcha la main pour ne pas la gêner et la laisser totalement libre de ses mouvements.



Merci Ipiu <3
#   Mer 7 Jan 2015 - 23:54

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Des œufs brouillés ? C’était dans ses cordes, ça c’était pas trop trop méchant et totalement dans les cordes de la jeune fille. Les sandwichs aussi remarque. Ca demandait un minimum de préparation et si on omettait l’étape découpage c’était jouable pour elle. Elle était habile avec les couteaux… Pour se couper les doigts. Elle n’était vraiment pas une femme d’intérieur. Elle savait faire le strict minimum, mais il ne fallait pas trop lui en demander. Surtout passé 2h du mat’.

Elle était en train de repartir vers la cuisine. Maintenant qu’il n’avait plus mal, elle se sentait bien mieux. Elle était soulagée et son humeur n’en était qu’améliorée. Elle était presque guillerette. Elle était capable de laisser facilement derrière elle les souvenirs déplaisants pour continuer à profiter de la vie.

Il la sait par la main pour l’empêcher de partir. Comme elle avait une nouvelle tâche elle était passée à autre chose, oubliant que ce n’était pas nécessairement le cas du jeune homme. Il semblait tout gêné de ce qu’il était en train de dire et c’était tellement mignon. Elle lui sourit avec douceur, un sourire peut être trop enfantin pour ses lèvres d’adolescente, un sourire presque trop adulte sur les lèvres d’une gamine. Un sourire à la Ipiu.

Elle tend sa main et frôle la joue du jeune homme dans une caresse de réconfort. Parce que parfois un mot n’en dit pas autant qu’n geste.

« Ne t’en veut pas, je suis autant coupable que toi. La seule qui puisse me blesser c’est moi-même tu ne penses pas ? Je suis soulagée que tu n’ais rien. »


Elle s’éloigne vers la cuisine sans ajouter un mot laissant le jeune homme à sa perplexité. Elle ouvre un frigo. Hésite un moment, sandwich ou œuf brouillés ? Ce sera œuf brouillés. Sa main hésite un instant sur le jambon, et s’il était musulman ? Et s’il était allergique au port ? Elle pourrait poser la question, elle n’en a pas envie. Elle abandonne donc l’idée se saisit d’une boite d’œufs, fait chauffer la poêle avec un fond d’huile. Casse six œufs en pensant qu’il vaut mieux trop que pas assez. Rajoute du sel et du gruyère tout en battant le tout avec une grosse cuillère en bois. En trois minutes à peine le tout est cuit. Elle éteint le feu verse le tout dans une assiette, remplis une autre de fruit pour elle et y ajouter des cuillères et retourne dans les vestiaires, c’est encore là qu’ils saliront le moins.

Elle tend son assiette au jeune homme.

« Je n’assure rien du gout, mais les produits de base étant acceptable ça devrait être mangeable. »



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#   Mer 14 Jan 2015 - 20:41

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En réponse aux excuses de Nathanaël, Ipiu fendit son visage d'un sourire doux, puis caressa la joue du jeune homme du bout des doigts. Il sentit alors son cœur rater un battement, mais cacha son trouble. Elle lui expliqua qu'elle ne lui en voulait pas et qu'elle était soulagée qu'il n'ait rien. Elle eut aussi une parole philosophique : « La seule qui puisse me blesser c’est moi-même. ». Nathanaël la regarda retourner à la cuisine sans bouger. Il savait qu'il resterait seul un moment  pendant qu'elle préparerait à manger et il en avait bien besoin pour réfléchir.

Une fois seul, le jeune homme se permit un long soupir. Qu'est-ce qui lui arrivait ? Il n'avait pas besoin de réfléchir bien longtemps. Il savait exactement ce qui se passait et il n'était pas vraiment sûr que ce soit une bonne chose. Un sourire railleur se dessina sur son visage. Était-il enfin arrivé au jour fatidique qu'il attendait patiemment depuis plusieurs années ? Ce ne serait qu'un juste retour des choses. Il avait toujours eu cette vision de la première fois qu'il tomberait amoureux. Enfin, il n'en était pas encore là, bien évidemment, mais il sentait qu'Ipiu ne le laissait pas indifférent. Avouez, ce serait injuste que ces sentiments soient réciproques, non ? Après tous les cœurs qu'il avait brisés malgré lui, toutes ces filles qui lui avaient couru après et auxquelles il ne s'était pas intéressé. Oui, il était persuadé que cela ne pourrait pas... que cela ne devrait pas fonctionner. Il soupira à nouveau. Tout aurait été beaucoup plus simple et moins pénible s'il n'avait pas été un beau gosse surdoué et gentil. Même ici, à Terrae, la plupart des filles se tournait à son passage, mais il avait appris à les ignorer. Et puis, pourquoi serait-ce différent ici d'une autre partie du monde ?

Son attention se reporta sur Ipiu. Les événements de la nuit les avaient manifestement rapprochés, peut-être plus pour lui que pour elle. Il se rendit compte qu'elle l'attirait beaucoup. Ils avaient marché main dans la main dans les souterrains, puis il s'était appuyé contre elle lorsqu'il s'était blessé. Tout cela ne l'avait pas laissé indifférent... Elle était si différente de toutes les autres jeunes femmes qu'il avait pues rencontrer, alors ce n'était pas si étonnant que cela. Pourtant, il prit la décision de ne rien faire, ne rien tenter de stupide. Elle n'était pas libre, ou du moins c'est ce qu'il en déduisait puisqu'elle était en colocation. En effet, la plupart des élèves de Terrae vivaient seuls dans une chambre, du moins une fois l'initiation passée. Donc, il partait du principe qu'elle était en couple et puis cela lui éviterait de briser une future collaboration et une belle amitié. Il espérait simplement qu'elle n'était pas sensitive, sinon elle sentirait bien vite ce qu'il cherchait à cacher. Il ne souhaitait pas qu'elle le fuie pour cela et il savait que cela se produirait si elle apprenait la vérité. Ce n'était pas par expérience personnelle, mais par l'expérience de nombreux de ses amis passés. Il retint un petit ricanement. Il se trouvait assez pathétique en un sens.

Il décida de penser à autre chose avant qu'Ipiu ne revienne, mais elle sortit de la cuisine avant que son esprit ne trouve un sujet convenable. Il sentit les battements de son cœur s'accélérer, inquiet de se trahir. Il lui offrit cependant un sourire lorsqu'elle lui tendit une assiette d’œufs brouillés plutôt bien remplie.

Merci ! Je suis sûr que c'est très bon. Bon appétit.

Ipiu ne s'était pas préparée d’œufs, mais une assiette remplie de fruits. C'était, certes, plus diététique. Il prit une première cuillerée et apprécia. Elle avait eu la bonne idée de rajouter un peu de fromage. Chez lui, sa mère avait pris l'habitude de varier la recette en ajoutant des ingrédients avec les œufs. Cela avait quelque chose de réconfortant. Il sourit pour lui-même. Pouvait-on réellement changé autant de comportement en quelques heures ? Eh dire qu'il avait été complètement anéanti à la simple évocation mentale de Londres, assailli par ses souvenirs, et à l'instant il y trouvait du réconfort. Peut-être était-il lunatique, cela expliquerait certaines choses...

C'est délicieux, le fromage est une très bonne idée.

Il quitta son immobilité passagère et se remit à manger.

Si tu ne te sens pas trop à l'aise en cuisine, je peux t'aider. Enfin si ça t'intéresse, bien sûr.

Ils avaient décidé d'être compagnons d'étude et il se doutait qu'il en tirerait le plus parti, alors s'il pouvait offrir la réciproque, il tâcherait de ne pas laisser passer l'opportunité.

[hrp : navrée, j'ai eu beaucoup à faire :-/]



Merci Ipiu <3
#   Mer 14 Jan 2015 - 23:26

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La jeune fille entame des fruits. Elle n’est pas végétarienne pourtant de plus en plus la vue du sang l’indispose. Elle ne sait pas pourquoi la viande est toujours trop crue. Elle regarde souvent cette chair rosée avec dégout la tâtant de sa fourchette, coupant un petit bout et mâchant sans entrain. Elle se force souvent à finir, mais parfois son écœurement est tel qu’elle ne peut s’y contraindre. Alors elle ne mange plus de viande…

Pourtant tendre enfant tu devrais le savoir non ? Tu aurais dû comprendre. Te souviens-tu seulement de l’horreur de ta macabre découverte ? Te souviens-tu des lambeaux de celui qui fut ton amant pendant tels de ténébreux serpentins aux branches du parc où vous aviez rendez-vous ? Non tout cela tu ne l’as pas occulté, alors pourquoi sembles-tu si étonnée quand avaler la moindre bouchée de chair rosée fait monter à tes lèvres une envie de gerber ?

Il mange et semble se contenter de ce que la jeune fille a préparé. Ce n’est pas du grand art mais elle est heureuse que cela lui plaise.

Par contre. Elle ne dira rien. Rien parce qu’elle ne comprend pas. Quelque chose a changé pendant son absence. Peut-être est-ce la température de l’air ? Ou peut-être son odeur. Quelque chose a changé sans qu’elle saisisse exactement quoi. Elle sent la différence c’est subtil. Et puis elle comprend. Ce n’est pas l’air qui a changé, c’est Natanaël. La voilà mal à l’aise.

C’est bizarre combien ce genre de situation est… Difficile à vivre. Elle ne dira donc rien. Comme si rien n’avait changé. Parce que concrètement qu’aurait-elle le droit de dire. Rien les sentiments du jeune homme ne la regarde pas. Enfin pas vraiment. Tant qu’il les garde pour lui elle peut les nier… Non ?

Non.

Si.

Elle sent que ce n’est qu’attirance et l’attirance n’est que passagère. N’est-ce pas. Alors elle agit à son habitude. Elle ne pèle pas les fruits elle les frottes sur sa manche et les croque. C’est simple et bon. Que demande le peuple ? Elle pose son assiette sur le banc où elle est assise avant de rapatrier ses deux jambes en tailleur. Elle repose ensuite son assiette en équilibre sur ses genoux et picore plus qu’elle ne mange. Elle remonte ses lunettes alors que le garçon reprend la parole. Elle se force au naturelle en répondant :

« Bien sûr, ça serait même plutôt bien... Sans la cantine je me laisserais mourir de faim je pense... Si tu ne vois aucun inconvénient à ce qu’on se retrouve le soir tard ça sera ici. Sinon on a une petite micro-cuisine dans notre chambre avec Lucky, et on aura un testeur comme ça… Enfin pas certain qu’il veuille encore gouter ma cuisine… Je crois qu'il pense que je veux l'empoisonner... »



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#   Jeu 15 Jan 2015 - 19:34

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En attendant la réponse d'Ipiu, Nathanaël se permit de l'observer discrètement. Il sembla déceler un léger trouble chez elle et il se demanda si elle savait, si elle l'avait senti, mais elle ne dit rien. Soudain, il ouvrit la bouche pour lui poser la question, mais se ravisa et aucun son ne sortit. Non, il ne souhaitait pas clarifier la situation. Le doute lui permettait de supporter ce qui se passait et c'était probablement la même chose pour elle. Ainsi, ils évitaient la gêne. S'il parlait, si tout était dit, alors il n'y aurait plus de place pour les suppositions et la possibilité que rien ne soit réelle, que tout soit inventé. L'incertitude serait son refuge.

Ipiu continuait à manger ses fruits, croquant dedans à pleines dents, comme si de rien n'était, étrangère aux interrogations du jeune homme. Elle finit par accepter sa proposition en lui laissant le choix entre être seul avec elle ici à la cafétéria ou chez elle avec son colocataire... petit-copain... toujours aussi flou. Au moins, à présent, il connaissait son nom, Lucky. Oh oui, il était effectivement « lucky ». L'anglais trouva cela ironique, mais ne laissa rien paraître. Il ne souffrait pas de la situation, pas vraiment. Il n'était pas encore amoureux d'elle, juste très attiré, intéressé. Il ressentait cependant une certaine déception. Même s'il s'était « préparé » à ce que cela ne puisse pas fonctionner, il n'avait pu s'empêcher d'avoir tout de même eu de l'espoir. L'espoir que la malédiction qu'il s'était inventé, planant au-dessus de sa tête, ne se réalise pas.

Nathanaël se décida à répondre, après avoir terminé son assiette et l'avoir posé sur ses cuisses.

Eh bien, je te propose qu'on se voit quelques fois les deux ici pour étudier les bases et puis, une fois que tu te sens prête, on se rend chez toi pour faire un menu. Enfin, si cela ne dérange pas ton colocataire, bien entendu. Il ne pourra pas refuser s'il sait que tu as pris des cours.

Il lui sourit. Il avait fait exprès de rester vague pour ne pas l'obliger à dévoiler quoi que ce soit sur sa relation entre elle et Lucky, mais il ne souhaitait pas non plus s'imposer et risquer de créer des tensions dans le couple. Il n'était pas sûr que tout cela soit une bonne idée après tout. Peut-on se forcer à ne pas tomber amoureux ? C'est ce qu'il allait découvrir et il espérait que la réponse serait oui, parce qu'il n'était pas vraiment masochiste... Il n'avait cependant aucune crainte concernant sa conduite. Il savait qu'il n'aurait aucun mal à se tenir comme il faut quoi qu'il arrive. Il était trop respectueux pour ça. Et si la situation évoluait dans le mauvais sens, s'il en venait à souffrir, il y mettrait un terme. Cette décision le peinerait inévitablement, mais il savait dire stop pour se préserver. Mais il chassa ses pensées pour le moment, car il n'en était pas encore arrivé là.

On n'est pas obligé de se fixer un rendez-vous ce soir. Je peux passer te voir à la bibliothèque un de ces jours et on discutera pour savoir comment on organise notre emploi du temps de compagnons d'étude.

Nathanaël lui offrit un léger sourire. Il n'avait pas spécialement insisté sur le terme « compagnons d'étude », mais il espérait que cette expression aurait l'effet escompté.



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#   Jeu 15 Jan 2015 - 20:50

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La jeune fille comprend et de la compréhension nait de la peur. Peur de perdre une amitié naissante. Peur de blesser un jeune homme si fragile. Car elle le sait elle n’est pas amoureuse. Elle le sait qu’elle ne le sera plus jamais. Alors elle se tait. Alors elle espère. Elle espère que l’attirance n’est que passagère.

Elle reprend ce rôle qui lui va si bien. Celui de l’amie. Elle reprend ce rôle et ne dit rien. Parce qu’au fond elle le sait bien. Que tout peut changer pour un petit rien.

Et la peur est présente. Elle ne veut pas que tout cela change. Parce qu’au fond elle est bien avec ce garçon. Elle se sent libre. Elle s’amuse. Elle rit même parfois. Et ça c’est petit mais ça fait du bien. Elle ne veut que rien change et sait que tout changera un jour. Mais pas ce soir. Pas maintenant. Ce soir elle sera l’amie. Demain on verra bien.

Le garçon propose quelque chose qui semble être une très bonne idée. Quelque chose qui fait briller les yeux de la jeune demoiselle. S’entrainer ici, pour après faire un diner. Ca peut être drôle. Ca peut être génial. Elle lui sourit. Parce que l’idée n’est pas pour lui déplaire. Elle la trouve vraiment géniale !

« Bonne idée ! Même si le connaissant il serait capable de refuser dans le seul but de m’embêter, mais il finira bien par dire oui. »


Si c’était Akira ce serait une autre une autre chanson. Mais elle le savait bien au fond que le blond accepterait. Elle le savait bien parce qu’elle le connaissait. C’était un bon garçon. Quelqu’un de borné mais de gentil. Un ami comme on en faisait plus. Un ami qui vous prenait sous son aile comme si vous faisiez partie de sa famille. Un ami qui était un début de famille.

« Tu as raison, ce soir il se fait tard. Je suis tout le temps fourguée à la bibliothèque, tu m’y trouveras sans faute ! Je fais la vaisselle et je te raccompagne. Au dortoir ? »


La question est en suspend alors qu’elle se lève se saisissant de l’assiette du jeune homme.  Elle n’en a que pour quelques minutes à tout ranger et nettoyer, écoutant en même temps ce qu’il lui dit. Elle remplit un autre sac de glaçon pour remplacer celui qui déjà a fondu. Elle lui tend la main pour l’aider à se lever.

« Allez viens ! Et pas de mascarade, quand on est blessé on n’y a pas droit ! »


Elle se glisse à son côté le guide jusqu'à son lit. Elle n'a pas honte de voir des garçons endormis. La pénombre leur offre toute l'intimité voulue. Elle ne se serait pas arrêtée avant de savoir le jeune homme coucher, elle pique un oreiller sous un lit libre et s'en sert pour caler les glaçons non loin du pied. Elle ira même jusqu'à le border, faisant fi de ses protestation.


« Bonne nuit Nath, fait de beaux rêves ! »


Sa main serre celle du jeune homme dans un dernier adieu. Elle ne lui dira pas qu’elle est sensitive. Elle ne lui dira pas qu’elle sait parce qu’au final elle ne sait pas. Parce qu’au final… Cela n’aurait rien changé. Ils ne se reverraient plus après cette nuit. Les évènements à venir seraient terribles, Ipiu perdrait son enfance, et Nathanaël perdrait Ipiu. Pas par la faute de Lucky. Pas par la faute de Julien. Non par la faute d’Ipiu.


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#   Jeu 15 Jan 2015 - 22:02

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Ipiu sembla enchanté par l'idée de Nathanaël de s'entraîner, puis d'aller faire à manger à son colocataire. Elle n'était pas sûre qu'il accepterait, mais semblait vouloir utiliser toute la persuasion possible. Le jeune homme fut heureux de la voir joyeuse. Puis, elle lui confirma qu'il ne pourrait pas la manquer s'il la cherchait à la bibliothèque. Ensuite, elle lui proposa de le ramener après avoir fait la vaisselle.

Oui, au dortoir...

Nathanaël aurait aimé rajouter quelque chose, mais elle était déjà repartie dans la cuisine pour faire la vaisselle et tout ranger. Il ressentait un petit pincement au cœur à l'idée que la nuit touchait à sa fin et que leur aventure, par la même occasion, se terminerait bientôt. Il avait au moins la consolation de savoir qu'il la reverrait bientôt, pour le meilleur ou le pire, mais il ne préféra pas penser à cela pour le moment.

Lorsqu'Ipiu revint vers lui, il constata qu'elle avait pensé à lui refaire un sac de glaçon. Il sourit. Elle était vraiment géniale ! Elle lui tendit la main pour l'aider à se lever, puis reprit sa place à son côté pour l'aider à marcher. Cette fois, il s'appuya plus sur elle qu'à l'aller. Les choses avaient changé. Lorsqu'ils arrivèrent devant le dortoir, il se demanda si son amie comptait entrer avec lui, mais il n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit que déjà ils avançaient entre les lits. Nathanaël s'allongea alors sans demander son reste, prit soudain de la fatigue d'avoir veillé quasiment toute la nuit. Ipiu se chargea de caler son pied et les glaçons avec un coussin, puis elle le borda et il protesta plus par principe que par un réel agacement.

Merci, à toi aussi, à très bientôt.

Ils se serrèrent la main, geste qui semblait si étrange après tout ce qu'ils avaient partagé ce soir-là, mais Nathanaël s'en contenta. C'était mieux ainsi, il en était persuadé. Il la regarda partir sans bruit, puis ferma les yeux. S'il ne s'était pas blessé, toute cette soirée lui aurait paru être un rêve. Malgré les risques qu'il prenait consciemment, il était heureux d'avoir rencontré Ipiu, car il savait qu'il avait enfin trouvé quelqu'un qui pouvait le comprendre. Il fallait qu'il soigne cette amitié. Il en faisait la promesse !

Tout en réfléchissant à ce qu'il pourrait lui apprendre lors de leur première rencontre en cuisine, il s'enfonça doucement dans le sommeil.



Merci Ipiu <3
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Les fantômes sont-ils chatouilleux ? [terminé]

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