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Si j'ai faim ? Mouais. On verra. (Nariwen Akikaze)
##   Lun 25 Aoû 2014 - 17:31
Maël Capet
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Au final, le temps passe vite. L’aéroport me semble proche, mais en fait je suis arrivé il y a plusieurs heures. Faut dire que j'ai trouvé de quoi m'occuper. Une discussion avec une jeune femme m'a occupé. Tahia, si je me souviens bien. Ouais, j'ai un problème avec les prénoms. Et puis ensuite j'ai visité Terrae. Enfin j'ai essayé. C'est grand, faut dire. Plusieurs étages. Des hectares de terrain. Même un village. Alors j'ai laissé tomber les extérieurs. Je suis resté dans le grand bâtiment de l'entrée.
Y a du monde. Mais des murmures aussi. Je m'attendais plus à des éclats de voix, et de rires. Mais non, seulement de la tension, des regards. J'ai l'impression de ne pas avoir quitté le Mali, en fait. Mais je ne m'arrête pas. Je continue, j'observe. L'infirmerie, c'est pas mal ça. Une salle d'entrainement. J'y ferais un tour. Mais pour le moment, ça ne m'intéresse pas. La priorité, c'est l'installation.

J'arrive dans les dortoirs. Il n'y a personne, ou presque. Tant mieux, je ne vais pas m'attarder. Je range mon sac près d'un lit disponible. Je prends un treillis kaki, un tee-shirt clair. Et je file sous la douche. Je suis encore recouvert de sable et de poussière, mais l'eau emporte les saletés. Elle emporte tout. Elle délasse. Mes longs cheveux collent contre mon dos, je ferme les yeux. Je souffle. Ca va un peu mieux.
Mais j'ai toujours mal au coeur. Je suis toujours coupable. Je suis toujours lâche. La sensation ne s'en ira pas facilement, je le sais. Mais ça ira. Je ferais tout pour ne pas faiblir encore. Je sors de la douche, me sèche et m'habille. Je laisse mes cheveux détachés pour qu'ils sèchent. Une vraie douche, ça faisait longtemps, en fait. Pendant un an c'était un seau d'eau tiède et c'est tout. Ce genre de plaisirs superflus m'avait manqué.

Je sors des dortoirs et vais vers l'infirmerie. J'attends, avant de m'adresser à une infirmière. Elle parait jeune, très jeune même. Mais je me trompe peut-être, je m'en fiche un peu.
"Il me faudrait des prises de sang. Je rentre d'Afrique et je veux savoir si je n'ai aucune infection." Ma voix est posée, plate. La jeune femme me regarde sans parler, avant de me conduire sur un lit d'hôpital. Je suis habitué, alors je ne bouge pas. J'attends la piqûre, l'aiguille, le flacon. Je ne bronche pas. Mais quand, au lieu de mettre un pansement, l'infirmière pose sa main sur mon bras, je ne comprends pas. Quand je sens une douce chaleur se répandre, je prends peur et m'écarte. Qu'est-ce qu'elle fait ? La marque de piqûre n'est plus. C'est vraiment trop flippant. Je pars en courant de l'infirmerie, sans écouter la jeune femme me demander de revenir.

C'est quoi ce délire ? J'ai les yeux grands ouverts, sans comprendre. On m'a dit que c'était hors du commun, ici. Mais à ce point ? Non. Non c'est pas possible. C'est trop. Une nouvelle fois c'est trop. Je respire un grand coup, et passe à autre chose. Essaye en tout cas. Je penserais à ça plus tard. Pour le moment, je vais à la cafétéria.
J'entre dans le réfectoire, sans montrer mon trouble, et j'avance. Je prends un plateau, des couverts, un verre, bref, tout ce qu'il faut. Je regarde les plats. Mouais. Ca me donne pas envie. Je cuisine mieux. Ou peut-être que c'est ma fierté qui parle. Bref. Je prends quand même à manger. Des takoyaki, des lentilles, et des cannelés en dessert. Allez, ça suffira.

Je me retourne vers la salle. Bon, il me faut une place maintenant. Mais où ? Je cherche des yeux. Mais quelque chose retient mon attention. Quelque chose ? Non, plutôt quelqu'un...


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Une heure de lecture est le souverain remède contre les dégoûts de la vie.
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Dernière édition par Maël Capet le Lun 8 Sep 2014 - 18:07, édité 2 fois
##   Mar 26 Aoû 2014 - 22:51

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Nariwen Akikaze
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Une autre journée au calme pour Nari'. Malgré que la tension monte chez les masters, les initiés comme elle sont encore à l'abri des tumultes qui menacent leur école. Donc c'était un quotidien normal qui l'attendait. Enfin normal quand on considérais ses pouvoirs comme normaux, bien sûr. D'ailleurs, c'est pas cela qu'elle commença sa journée. En pleine forme, elle se leva tôt, très tôt même et rejoignit la forêt sans attendre. Elle s'entraîna alors comme d'habitude sous un jeune arbre. Elle commençait par de simples brises, dont elle changeait l'orientation. Ainsi parfois, au cœur de cette forêt, les arbres qui l'entouraient dansaient, réalisant parfois des mouvements étranges pour des arbres... Enfin bref !
Au fil de sa séance, elle sentait l'énergie retomber. Pour s'épuiser davantage, elle avait pris l'habitude, du moins depuis sa rencontre avec Kakeru, d'essayer de se faire elle-même léviter. C'était dur, très dur et généralement, elle n'obtenait pas grand chose. Comme ce jour-là d'ailleurs ! Mais ce n'était pas grave, elle était vidée de toute façon. Nariwen rejoignit sa chambre pour une petite sieste matinale. Oui, elle était vraiment si fatiguée que ça ! Toujours est-il qu'il suffisait des quelques petites heures de sommeil pour qu'elle soit de nouveau débordante d'énergie.
Et il était désormais temps d'aller manger. Et pour avoir faim, ça... Nariwen est championne, surtout lorsqu'elle s'est entraînée le matin ! Elle se dirigea donc d'un pas leger et dynamique vers la cafétéria. Pour une fois, elle n'allait pas faire la difficile, elle voulait juste des pâtes, de la sauce tomate et yaourt en dessert. Tant pis pour le repas typiquement japonais, elle ferais honneur à ses origines une autre fois ! Elle prit son plateau, ses plats et alla s'assoir à une table vide. Son côté solitaire et l’absence de gens connus qu'elle avait envie de voir faisant effet, son côté solitaire reprenait le dessus.
Alors qu'elle s'asseyait, une envie étrange monta en elle. Et si elle testait ses progrès en faisant doucement léviter ses couverts ? Hum... Aussitôt penser, aussitôt fait. Bon au début, ce fut un peu turbulent et elle crut bien renverser son plateau. Mais au final, avec un peu (beaucoup) de concentration, Nariwen réussit à faire ce qu'elle voulait. Elle se mit à sourire, d'un sourire doux et heureux. Elle sentait l'air bouger devant elle et cela la ravissait. Enfin sentir... entendre... C'était étrange de capter le vent, comme une musique qu'elle ressentait... Mais l'important, c'est qu'elle avait quand même fait de beaux progrès !
La jeune femme relâcha délicatement son attention et les couverts se posèrent sur son plateau. Aouch ! Le contre-coup ne se fit pas attendre et un mal de crâne farouche s'attaqua à elle. Elle respira un grand coup en papillonnant des yeux... C'est à cet instant qu'elle remarqua qu'un jeune homme à deux, trois mètres d'elle, la fixait d'un regard insistant. Elle vit instantanément qu'il était nouveau, car elle connaissait toutes les têtes par ici, enfin surtout de vue, d'allures. Bref, il venait de débarquer. Nariwen lui fit un signe de tête accompagné d'un sourire amical pour qu'il vienne se joindre à elle; Au moins, le point positif lorsqu'elle était crevée après l'entraînement, c'est qu'elle devenait d'un même coup beaucoup plus sociable !
Quand le jeune homme fut assez près, elle le détailla d'un coup d'oeil. De long cheveux noirs, une belle paire d'yeux bleus, il devait avoir son petit succès. Bref, ce n'était pas ce qui intéressait la jeune air :
"Assis-toi, je t'en prie. Tu viens d'arriver, non ? Je suis Nariwen, initiée Air Sonore."
Nariwen ne savait pas si on lui avait expliqué les particularités des élèves de cette école, mais elle espérait vite le savoir grâce à la façon dont elle s'était présentée...


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##   Ven 29 Aoû 2014 - 16:27
Maël Capet
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C'est quoi cette blague ? Je maudis d'un coup le type qui m'a amené ici. Déjà que j'étais pas fan de lui, là c'est pire. Les seules explications qu'il m'a fait, c'est : Tu verras, ici c'est une Ecole un peu spéciale. "Spéciale" ? C'était peu dire. Non mais vraiment. Déjà l'infirmière qui me soigne à coup de lumière, et maintenant une fille fait voler ses couverts. En fait, j'ai atterri dans la maison des X-men. Je ne vois pas d'autre explication. Le problème ? C'est que je suis terrien au possible. Le fantastique, j'aime le lire, pas le vivre. Pour moi ça n'existe pas. C'est bon pour rêver, c'est tout.
Alors bon, comment je réagis face à ce genre de manifestation ? J'en sais rien. Du coup, je fixe la fille, sans comprendre. Elle est concentrée sur son boulot, c'est sûr. Mais comment elle fait ? C'est physiquement impossible. Même les magiciens sont incapables de faire ça sans trucage. Ca semble presque naturelle pour elle. Elle n'a pas peur. Elle sourit, même. C'est vraiment très étrange. J'ai presque envie de lui poser la question, mais c'est pas vraiment mon style. Je suis plus du genre à ne rien dire. A chercher par moi-même. Mais quelque chose me dit que si je cherche tout seul, j'ai pas fini de tourner en rond. Punaise. Je suis là depuis quelques heures seulement, mais je sens que je vais devoir changer. J'ai pas vraiment envie, je préfère me taire. Mais si je me tais, c'est sûr que je ne vais rien suivre.

La fille s'arrête enfin. Ca semble la secouer un peu, au final. C'est peut-être mauvais pour elle. Au final, ça n'est pas vraiment naturel. Peut-être qu'elle a besoin d'aide ? Mais ça n'est pas mon style d'aller voir si quelqu'un a besoin de quelque chose. Bon, avec tout ça je suis toujours debout. Et je la fixe en plus. Faut que je me calme. Bon, une place, je dois trouver une place. Mais elle sourit, non ? Pourquoi ? Elle m'invite à s’asseoir à sa table. Je le fais, ou pas ? J'hésite un moment, avant de m'avancer vers la fille. J'espère qu'elle va faire la conversation à elle seule, parce que parler, c'est pas pour moi.
Quand j'arrive à sa hauteur, je suis sa demande et m'assoit. Je la fixe un peu plus intensément, je cherche quelque chose de différent en elle. Rien. Elle est aussi normale que moi. Pourtant, elle a fait voler ses couverts il y a quelques instants. Je ne sais pas faire ce genre de chose, moi. Quand elle se présente, je baisse les yeux sur mon assiette. J'ai fixé ses yeux turquoise trop longtemps pour être honnête. Mais ce qu'elle dit m'intrigue, en fait. Air Sonore ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Du coup je la regarde à nouveau, Nariwen. C'est un prénom étrange, que je ne connais pas. Mais bon, à part les prénoms japonais et français, je trouve tout étrange. Bon. Je dois me présenter maintenant, c'est ça ? Allez.

"Je m'appelle Maël, je suis arrivé depuis quelques heures seulement. Tu peux m'expliquer ce que ça veut dire, ce "Air Sonore" ?" je demande sans détour. J'ai pas l'habitude de poser des questions. Alors quand je le fais, c'est sans fioritures. J'aime pas ça, alors je fais ça vite. C'est tout. Je parais pas aimable, je pense. Mouais. C'est pas vraiment mon intention, faut que je rajoute un truc. Un sourire ? Je souris légèrement, discrètement. Ça parait déjà mieux. J'espère que ça ira, pour que Nariwen ne me prenne pas pour un asocial complet. Je l'étais, c'est sûr, mais c'était surement l'occasion de changer, ici.


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##   Dim 7 Sep 2014 - 18:30

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L'homme obéit plus ou moins automatiquement à la demande de Nariwen. Il semblait préoccuper par autre chose, c'était palpable. A l'observer, la jeune Air pensait plus pour la possibilité où le Master ne lui avait rien expliqué... Ce qui était le cas la plupart du temps en fait. Le jeune homme s'assit à côté d'elle, la fixant encore. Nariwen de son côté ne baissa pas le regard, fixant ses yeux à lui avec simplicité. Il les avait d'un joli bleu et sa chevelure noire et soyeuse ne faisait que les rehausser davantage. La jeune femme souriait toujours, attendant simplement.
Puis, juste avant qu'elle ne parle, lui baissa les yeux. Cela ne lui fit rien, elle en avait l'habitude. Contrairement à elle, la plupart des personnes n'aimaient pas être regardé dans les yeux. Pourtant, au goût de Nariwen, c'était la meilleure façon de savoir, de comprendre celui ou celle que l'on avait en face. Tant pis... Très vite l'homme regarda de nouveau son interlocutrice. Elle avait donc capter son intérêt finalement, et assez pour qu'il la reg arde à nouveau dans les yeux. Bien...
"Je m'appelle Maël, je suis arrivé depuis quelques heures seulement. Tu peux m'expliquer ce que ça veut dire, ce "Air Sonore" ?"
Bingo ! Le sourire de Naruwen s'élargit un peu plus. Comme elle l'avait présumé, on ne lui avai pas expliqué la particularité de Terrae. Cela lui rapellait le garçon qu'elle avait vue la dernière fois. En espérant que ce... Maël, réagisse un peu moins violemment. A force, Nariwen allait devenir la grande soeur Nationnale de Terrae. Elle ria intérieurement de cette pensée. Elle, la grand solitaire, être une grande sœur ? Hum... Pas sur... Peut-être... Après tout elle était d'un naturel protecteur. Discrète, mais on ne touchait pas à ses amis chers...

Toujours est-il qu'elle regarda le jeune homme. Il ne semblait ni agressif, ni apeuré, ni timide. Juste un peu... Détaché. Tiens, le voilà qui souriait un peu, très légèrement. Nariwen lui rendit encore une fois son sourire, espérant le mettre à l'aise. Elle n'était pas méchante, il n'avait vraiment rien a craindre. Certes parfois, elle était un peu fofolle, d'une énergie débordante et d'une joie inquiétante parfois. Mais c'était une passionnée, on ne la changerait pas !
"Bien sur. On a du te dire que Terrae est un peu... un peu spéciale. Le mot exact serait plus hors du commun, mais passons. Chacun ici a derrière lui une histoire particulière... Trop particulière, avec des conséquences terrible sur lui, ou elle. C'est ce passé qui a amené les Masters à nous et Nous à Terrae. Les jeunes arrivés, comme toi, sont appelés les Novices. Car vous n'avez pas encore vos pouvoirs."
Nariwen s'arrêta un instant, laissant ses paroles cheminer dans l'esprit de l'homme. Elle attendait surtout sa réaction à ce dernier mot qui en effrayait plus d'un. Comment Maël allait-il réagir ? Ca, elle n'en savait rien, pour la simple et bonne raison qu'elle ne le connaissait que depuis deux petites minutes à peine et qu'elle était bien incapable de savoir ce qu'il se passait dans sa tête. Déja que le jeune homme en question n'avait pas l'air d'un naturel exubérant. Finalement, avant qu'il ne puisse dire un mot, elle enchaîna sur la suite.
"Oui je sais, ça fait très film et surtout très loin de la Réalité. Mais c'est notre réalité à nous, les Initiés, les Etoiles et les Masters. Nous avons été associés à un Elément parmi les cinq principaux, et à un astre à savoir le Soleil ou la Lune. Moi, je suis une Air, et Sonore car je suis associée à la Lune. Ces affinités dépendent beaucoup de ce que nous sommes, de notre caractère. Voilà, un gros c'est ça. Si tu veux en savoir plus, je te laisse aller à la bibliothèque. Ou alors si tu as des questions, je pourrais peut-être y répondre."
Elle décrocha un grand sourire pour accompagner sa dernière phrase. Il était étonnant de voir comme Nariwen pouvait être calme et sérieuse lorsqu'elle expliquait quelque chose. Tout le contraire de ce qu'elle était vraiment, une jeune femme pleine d'énergie, une énergie détonante. Enfin, il y avait ce côté là, puis le côté "ombre silencieuse" lorsqu'elle était en foret. Bref, une personne, avec toutes les facettes de son caractère. Finalement, elle rajouta d'une voix proche du murmure :
"Ne t'inquiète pas, tout ira bien maintenant."
Le sourire de Nariwen se radoucit et son regard se fit compréhensif, presque protecteur. Elle savait que ce Maêl avait surement du traverser une période très difficile pour arriver ici ce jour-là. Et elle se souvenait très bien de sa propre période difficile. Assez pour comprendre et pour vouloir proteger quiconque venait de Terrae...


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Je baisse les yeux après mon échange trop long avec Nariwen. Elle n'a pas l'air dérangée par mon regard, elle. Mais j'ai peur que si elle regarde trop longtemps dans mes yeux, elle voit. Qu'elle voit ma lâcheté au Mali. La douleur encore dans mes yeux. J'arrête de la regarder, du coup. Mais j'ai trop de questions. Je suis curieux. Intrigué aussi. Elle maîtrise quelque chose de spécial. D'inhumain, même. Même si je suis terre-à-terre, j'ai envie de savoir. Alors je la regarde de nouveau. Je cherche encore au fond de ses yeux, pour voir ce qu'il y a de différent. Quelque chose qui m'indique d'où viennent ces capacités. Mais rien.
Non, en fait c'est une jeune femme normale. Mignonne, même. Ses yeux expriment une gentillesse profonde. Je décèle même de la malice. Ce regard me rappelle peut-être quelqu'un. Je n'ose pas chercher plus loin. Parce que je sais où ça va me mener. Et je n'ai pas envie de replonger dans mes souvenirs.

Alors je l'écoute. Elle m'explique avec patience où je suis. Terrae, cette Ecole hors du commun. Elle me dit que nous sommes ici à cause d'une histoire particulière. D'un fait marquant dans notre passé. Je pense à ma mère. Aux derniers événements. Je comprends alors. La douleur passe dans mon regard. Je la cache vite, en détournant les yeux quelques secondes. Je ne veux pas qu'elle voit. La douleur. La peur. La solitude. Je n'aime pas les gens. Mais j'aimais ma mère. J'aimais les villageois maliens. Je ne veux pas montrer aux autre que leur perte me coûte. Me touche. Me fragilise.
Je repose mon regard sur elle. Pénétrant, pour cacher mes émotions. Elle me parle de ces affinités. De la Lune. Du Soleil. Que serais-je, moi ? Un Air, comme elle ? Elle ne pourra pas me répondre. Elle ne me l'a pas dit, mais je m'en doute. Je devrais attendre pour le savoir. Je n'aime pas attendre. Je veux savoir tout de suite. Elle dit que ça ressemble à un film. Elle ne peut pas avoir plus raison. Je souris en coin, sans moquerie. Mais par ironie. Ma vie était tellement banale. Je devrais être content, je sus exceptionnel. Mais je ne le veux pas vraiment. Sauf qu'en y réfléchissant, ici je ne serais pas exceptionnel. Je serais comme tout le monde. Banal au milieu des exceptions. Parfait quoi.

Nariwen me demande si j'ai des questions. J'en ai un milliard. Mais elle ne peut pas répondre à toutes. Et si elle me répond, je perds l'excitation de la découverte. Alors, je me penche vers la table, je pose mes coudes de chaque côté de mon plateau. Je la regarde un peu plus intensément. Je ne réponds pas quand elle m'assure que tout ira bien. Elle comme moi savons qu'elle ne peut pas le promettre. La tension est présente partout ici. Les médias japonais semblaient déchaînés à mon arrivée. Ils parlaient de destruction de laboratoires, d'institut étrange. Ils faisaient surement référence à Terrae.
Mais ce n'est pas le sujet. Pour le moment, je fixe la jeune femme sans mot. Je dois paraître froid. A côté de la plaque même. Ca ne m'étonnerait pas. Mais tant pis. J'ai trop d'interrogations pour prendre la peine d'être avenant. Je ne le suis jamais, de toute façon. "Tu ne t'es pas posé de question ? Quand tu as eu ces pouvoirs, je veux dire. Pour toi, on dirait que c'est l'évidence même. Mais je ne trouve pas ça naturel, de contrôler des éléments.   Toi, ça ne t'as pas paru étrange ?" demandé-je calmement.

Je doute encore. Même si j'ai vu l'infirmière, et les couverts qui volent. Tant que je ne peux pas le faire moi-même, je n'y crois pas. C'est tout. "Ah, oui, aussi : Maîtriser l'air, je conçois. Mais à quoi te sers d'être Sonore ?" j'ajoute, toujours sceptique.
J'en ai fini avec les questions. Alors je prends ma fourchette et pioche dans mon plateau. Je me rends compte que j'ai faim. Je n'ai pas mangé depuis plus de vingt-quatre heures. Je n'ai pas pris mon traitement non plus. Une vague sensation de panique me traverse. Je respire et la faire refluer. Je fouille dans mes poches. La boite d'antidépresseurs est au fond de ma veste. Je la sors discrètement, prends un cachet et l'avale avec mon verre d'eau. J'espère que Nariwen n'a rien vu. Ma cataplexie est calmée avec un antidépresseur léger par jour. Mais si je l'oublie pendant trop longtemps, elle revient aussi sec. J'ai pas vraiment envie d'une crise tout de suite. Nariwen paniquerait si je tombe subitement au sol sans pouvoir lui expliquer pourquoi.


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Nariwen regarda longuement et patiemment le jeune homme, guettant sa réaction face à cette explication. Réaction qui trahirait aussi comment il était, son caractère, et peut-être même un bout de son âme. Après tout, il ne pouvait que la croire, vu qu'il avait vu la jeune Air en pleine démonstration avec ses couverts. Mais il y a toujours un écart entre ce que l'on croit et ce que l'on accepte... Et cette différence peut changer beaucoup de choses...



Finalement, Mael s'installa et se mit à fixer la jeune femme, les yeux dans les yeux. Il semblait en proie à beaucoup d'interrogations, mais il semblait aussi chercher quelque chose au fond de cette teinte turquoise. L'avait-il trouvé ? Nariwen ne pouvait pas le savoir... Tout ce qu'elle savait c'est qu'il était loin d'être bête : il avait compris ce qu'elle avait raconté, peut-être même au delà des mots, et il semblait réfléchir à mille et une chose...

"Tu ne t'es pas posé de question ? Quand tu as eu ces pouvoirs, je veux dire. Pour toi, on dirait que c'est l'évidence même. Mais je ne trouve pas ça naturel, de contrôler des éléments.   Toi, ça ne t'as pas paru étrange ?"
Il avait donc fini par parler. Certes, il n'était pas la chaleur incarnée, loin de là, mais cela n'avait aucune importance. Ce sujet allait être la base de sa nouvelle vie et Nariwen savait au combien c'était complexe de s'y adapté. Pour le moment, la jeune femme décrocha son regard du jeune homme pour le plonger dans le vide. Puis, elle se mit à sourire, un sourire divinement calme et heureux. La question qu'il venait de poser revenait à entre dans une des parties les plus mystérieuses de Nariwen, elle allait devoir montrer une partie d'elle même pour répondre. Mais cela ne la dérangeait pas, après tout, elle était en accord avec toutes les phases de sa personnalité.
"Ah, oui, aussi : Maîtriser l'air, je conçois. Mais à quoi te sers d'être Sonore ?"


Nariwen reporta son attention sur Mael et lui sourit gentiment. Cette deuxième question était beaucoup plus simple ! Tandis qu'il commençait à manger, elle lui répondit donc. Elle ne prêta aucunement attention à ce qu'il faisait par ailleurs, se contentant de faire de son mieux pour lui faire comprendre ce qu'il voulait savoir :

"Je vais commencer par ta deuxième question. Nous les Sonores avons deux capacités supplémentaires : émettre des ultrasons et charmer de notre voix. La première est plutôt destructrice, la seconde nous permet de manipuler les esprits. Mais je te rassure, je ne maîtrise aucune des deux, je ne les ai jamais testé !"

Nariwen laissa un petit rire amusé s'échapper. A vrai dire, cela lui tardait de plus en plus, de tester ce pouvoir. Mais elle ne savait vraiment pas comment faire et avait un peu peur de faire une catastrophe. Après tout, ces capacités là était beaucoup plus dangereuses que le vent pour son entourage... Hum, elle y réfléchirait plus tard. Il lui restait une question. A nouveau, elle décrocha son regard du jeune homme... Elle ne pouvait pas lui expliquer en le regardant dans les yeux. Il aurait pu lire trop de choses et elle ne le connaissait pas assez pour avoir la confiance nécéssaire pour cela. N'oubliions pas que ce dévoiler est toujours dur. Dur mais pas impossible.

" Étrange... Et bien, aussi étonnant que cela puisse paraitre, non, cela ne m'a pas paru étrange. Dans ma vie d'avant, avant... Avant tout ça, j'étais déjà quelqu'un d'affreusement accrochée au fantastique. Fascinée par le mystère autant que par la nature... Et quand je suis arrivée ici, je me suis beaucoup renseigné sur ces pouvoirs que l'on allait acquérir. Cela ne m'a pas paru étrange en fait, seulement spécial, unique et certes un peu nouveau. Je me suis longtemps demandé lesquels j'allais avoir... Et quand j'ai été Initié... c'est le moment où l'on a nos pouvoirs, tu verras ça très vite. Bref, à ce moment là, je me suis sentie bête de ne pas avoir anticipé les eux éléments qui sont maintenant les miens. Cela fait partie de moi, rien ne me convenait mieux que cette nature d'Air sonore. Par la suite, tout est venu naturellement, il ne me manquait plus que l'endurance..."

Nariwen marqua une pause et soupira longuement, les yeux clos. Déja avant son Initiation, elle se sentait bien dans sa peau, avec son caractère, ses secrets, ses points faibles et ses qualités. Et cela n'avait été que décuplé par son Initiation... Tout cela était simplement et magiquement parfait... Elle regarda de nouveau Mael et lui dit :

"Tu n'as vraiment pas à t’inquiéter. Cela viendra naturellement pour toi aussi. Du moins tant que tu ne te mens pas sur ta personnalité, sur qui tu es. C'est comme dans une vie "normale". Le tout est de savoir s'accepter... Autre chose ?"

La jeune air repris la totalité de ses esprits, alors que la minutes d'avant, certains étaient partis dans les limbes de sa personnalités faconnée comme un labyrinthe. Bon, un labyrinthe très coloré, avec de multiples oasis de paix ou bien d'énergie pétillante. Mais un labyrinthe tout de même, où il est très facile de se perdre. Nariwen mangea un peu de son plat en attendant la réponse du jeune homme, puis bu un coup. L'eau fraiche lui fit du bien. L'introspection, cela avait du bien, mais c'était aussi épuisant...


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