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Happy Birthday, Lili. Feat Aaron ♥
##   Jeu 28 Aoû 2014 - 10:03

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34 ans.
Aujourd'hui, c'était mon anniversaire. J'avais 34 ans. Ca fait pas mal, hein ? Comparé à la moyenne d'âge dans laquelle je vis depuis trois, non, quatre ans maintenant ? Je n'ai même plus la notion du temps. Ai-je bien 34 ans ?
Je baissai la tête, observant un lapin qui était venu près de mes pieds. Mon visage s'assombrit et je me pinçai la lèvre inférieure. Tous mes repères s'étaient envolés. Mon esprit m'avait tiraillé. Et ici, j'étais devenu le monstre que j'avais toujours promis à Light de ne jamais devenir.
Je fixai un instant mes mains, les prunelles brillantes, complètement perdue. Qu'avais-je fait ?
Pendant un moment, le visage de toutes ces personnes que j'avais torturées, voire même tuées, me revinrent en tête, et je sentis mon coeur se serrer. Pendant un moment, toutes ces images défilèrent dans mon esprit, et j'entrevis le monstre que j'étais devenue.
N'y tenant plus, je me relevais du tronc d'arbre sur lequel je m'étais assise, et m'approchai du petit ruisseau qui coulait non loin de moi. M'agenouillant à côté pour me passer de l'eau sur le visage, j'aperçus mon reflet et je m'empressai de brouiller la surface de l'eau.
Rafraîchie, je m'éloignai assez vite de l'eau, n'osant pas affronter cette surface miroitante. Je n'avais pas encore assez de courage pour me regarder. Pas encore...
J'aperçus au loin plusieurs oiseaux s'envoler en groupe, s'éloignant probablement vers des lieux plus chauds. Avec l'été que nous avions eu, ce n'était pas étonnant.
Pendant un instant, je sentis la honte contrôler mon visage, mes mimiques, ma stature ; jusqu'à même contrôler mes gestes. Et puis, la honte fut chassée par la déception. L'abandon même. Le sentiment que plus rien ni personne ne pourrait jamais me sauver.
Je ne retrouverais jamais Light.
Je sentis mes yeux commencer à me brûler, et ma respiration se faire plus douloureuse, saccadée. Mon pouls devint irrégulier, tandis que la réalité m'envoyait une claque monumentale.
Je ne reverrais jamais l'amour de ma vie.
Les larmes coulèrent sur mon visage et roulèrent jusqu'à mes lèvres. Amères. J'avais détruit tant de choses, fait du mal à tant de personne... J'étais devenue un Monstre, rien que ça. Et j'étais à présent condamnée. Nous ne serions plus jamais réuni avec Light. Et autant être honnête... Avec ce que j'avais fait... Qui me laisserait vivre ?
Je voulus m'enrouler dans les ronces, créer une rivière autour de moi, me rendre parfaitement intouchable, invisible, introuvable, quand je remarquai que mes pouvoirs ne me répondaient plus. D'abord surprise, cette découverte m'arracha par la suite une nouvelle vague de sanglots. Visiblement, j'étais beaucoup plus perdue et en détresse que je ne l'aurais cru.
Ce constat me tira malgré moi léger sourire ; l'ironie du sort. Lorsque j'aurais du avoir le moins besoin de mes pouvoirs, ils avaient été là pour détruire, tuer, massacrer. Et lorsque j'en avais besoin pour survivre, ils m'abandonnaient. N'étaient-ils pas là pour me protéger ?! N'étaient-ils pas censé ne faire qu'un avec moi ?! Si je mourrais, ils mourraient avec moi. Alors pourquoi ? Pourquoi m'abandonnaient-ils ainsi ? Avaient-ils décidé que j'étais désormais une cause perdue ? Cette fille qui aurait pu créer des miracles, sauver des millions et des milliards de vie, qui aurait pu résoudre tous les problèmes de cette Terre, aller même jusqu'à créer une nouvelle planète, n'étaient plus qu'un déchet, pas vrai ? Une pauvre petite chose qu'on n'avait plus qu'à laisser derrière nous.
Je sentis mon coeur se serrer, et, par instinct, je tapai du poing sur le sol, sans que rien ne se passe jamais. Rien. Plus rien. Tous mes pouvoirs étaient partis. Tous sans exception.
Bon sang, mais pourquoi ?!
J'étais prête à tout donner. J'aurais tout fait, maintenant, pour retrouver Light ! Pour qu'on parte d'ici. Pour qu'on s'échappe, qu'on disparaisse. Qu'on retourne vivre tous les deux. Je n'aurais plus touché à une seule vie. J'aurais laissé cette fichue nouvelle Terrae vivre, si elle le désirait tant. J'aurais même laissé Hideko, son enfant, cette horrible Makiko et sa famille... Je les aurais tous laissé... Je les aurais pardonné... Alors pourquoi ? Pourquoi...?
Un sentiment d'impuissance s'empara de moi. C'était un sentiment que je n'avais jamais éprouvé. Car même lorsque j'avais été enfermée dans ce sous-sol, même lorsque j'étais restée seule, dans le noir, à l'abri des regards... Je savais que j'étais supérieure à toutes les personnes qui se trouvaient ici. J'étais la meilleure. Et je le savais.
Alors maintenant... Maintenant qu'ils venaient de m'abandonner, je... J'étais si faible.
Ma tête tourna ; probablement avais-je trop pleuré. Une pointe de fièvre pointa son nez, et je me laissai glisser sur le sol, m'allongeant dans la mousse, fixant le ciel. Les nuages fusaient aujourd'hui, ils ne faisaient vraiment pas beau.
Je crois que c'était bien la première fois qu'il ne faisait pas beau pour mon anniversaire.
Je dus rester ainsi pendant longtemps. Mon esprit m'emporta loin ; ma fièvre encore plus. Je me remémorais des choses que j'avais oublié depuis longtemps. L'existence de mon grand frère. Celle de mes parents. J'eus un mal fou à revoir le sourire de Maman. Et puis, étrangement, comme par vengeance, mon esprit m'envoya l'image de ma si jolie famille complètement détruite. Il y avait du sang, du sang partout...
La pluie commença à tomber et me fit énormément de bien. J'avais trop chaud. Cette fraîcheur m'aida à oublier mon rêve et me tira hors de mon sommeil. Je me redressai, terriblement faible, quand j'entendis des bruits de pas derrière moi. Je voulus me transformer en loup, par habitude, mais bien sûr, rien ne se passa. Pourtant, mon esprit embrumé mit un certain temps avant de me transmettre l'information. Et, bêtement, je me tenais là, à quatre pattes, grognant, montrant mes dents, sous mon corps d'humaine.
La silhouette d'un homme se dessina entre les arbres, à travers l'obscurité de la nuit qui commençait à tomber. Ma sieste avait duré longtemps, dis donc...

-N'a-... N'approchez pas ! hurlai-je en reculant le plus rapidement possible, jusqu'à me retrouver dos à un arbre, piégée. Si vous faîtes un pas de plus... Je vous promets que je peux devenir très méchante !

Mon corps tremblait. Je ne me reconnaissais plus. Où était passée ma rage ?! Mon entêtement ?! BORDEL mais où J'étais passée ?!
Mon esprit se disloquait.
Aujourd'hui, j'avais eu 34 ans...


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##   Jeu 28 Aoû 2014 - 20:06

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Ces derniers temps, vivre à l’institut en tant que Master nécessite plus que du courage ou de la bonne foi ; il faut carrément s’accrocher pour ne pas crouler sous le poids du travail à fournir. Mais plus que le boulot, plus que les scientifiques, ce qui m’inquiète le plus est interne à Terrae. Je sais qu’Hideko s’inquiète toujours à ce sujet, surtout que certaines attaques ont repris. Une fille a été envoyée à l’hôpital il y a peu, et on la voit de plus en plus souvent. Mais cette fois, les témoignages ne sont plus identiques. Ils ne présentent plus une folle furieuse meurtrière. Mais plutôt… une femme démunie, en train de perdre tout contrôle sur ses émotions, ses pouvoirs. Sur elle-même.
Ce n’est pas mon rôle de m’en charger – du moins, de m’en charger seul. Je connais beaucoup de mes collègues qui étaient prêts à la retrouver et lui faire la peau. Et c’est en les voyant aussi déterminés à en finir avec elle qui je me suis décidé. Il faut que je la retrouve, pour la prévenir. Essayer de la calmer, si je le peux. Je suis un sensitif. Nous ne sommes pas nombreux, à Terrae, que ce soit en tant que Masters ou simplement initiés ou étoiles. Mais j’aimerais continuer à garder mes propres valeurs malgré tout, y rester fidèle. Et je sais que, même si tout le monde peut penser que je vais échouer, je peux faire quelque chose pour elle. Au moins essayer de la comprendre. Et lui apporter une aide. Malgré tout ce qu’il s’est passé, malgré tout ce qu’elle a déjà fait. Elle a tué, parmi ces élèves que je chéris tant. Mais je suis Master. Et elle est l’Avatar.
Alors je ne peux pas la renier, tout comme je ne pourrai jamais renier Terrae. Faire un choix est impossible pour moi.
Mais j’aimerais au moins que les deux puissent être en paix. Et puis, n’est-ce pas le devoir d’un Master d’agir lorsqu’il pense que c’est nécessaire ? Peu importe si Hideko n’est pas d’accord, et pas au courant. Je sais que je contreviens un peu trop à ses règles ces dernières années, et d’autant plus ces derniers temps, mais en la voyant si inactive, je ne peux pas m’empêcher d’être amer. La dernière fois qu’elle a tenté d’agir sans nous le dire, ça a été un massacre. Il suffit de voir comment Aëlita a réagi. Je ne peux pas m’empêcher de me sentir coupable de ne pas avoir insisté auprès d’Hideko. Parce que c’est vrai, je ne peux que comprendre ; moi aussi, j’ai été une bête en cage. Et je sais qu’il y a encore des mots pour m’apaiser. Des personnes pour me soutenir. Malgré toute la rancœur et la haine. Je ne veux pas jouer au gentil bourreau. Je veux juste qu’elle quitte Terrae, et qu’elle reprenne sa vie. Loin d’ici. Pour retrouver un esprit stable.
Elle est juste perdue dans sa propre tête.
Je parcours la forêt à sa recherche depuis un moment maintenant. Le soleil décline derrière les arbres, et l’air se fait un peu plus frais au fur et à mesure que la nuit commence à prendre le dessus. J’ai l’impression que je ne la trouverai jamais quand, enfin, je sens quelque chose. De la détresse. De la solitude. Je le sens.
Ou, plus exactement, je La sens.
Je me laisse guider par son énergie, faible, mais surtout par sa douleur. Et enfin, je la trouve. Elle est là. Devant moi. À quatre pattes, comme un loup, en me montrant les dents. Elle se veut menaçante, mais ne me semble plus que… plus que quoi ? Je ne sais même pas le dire. Puis, remarquant sa position, elle recule. Effrayée. Me menace, encore. Mais je n’y crois pas une seule seconde.
Levant les mains en signe de paix, je reste où je suis, immobile. Avec mes lunettes sur le nez et mon air par très frais, je ne pense pas avoir l’air spécialement terrifiant, mais bon, nous allons faire avec.

- Bonsoir, Aëlita, je la salue, toujours sans faire un pas de plus et en gardant mes mains dans cette position.

Elle a l’air tellement… il n’y a pas de mot. Même sans être sensitif, on ne peut pas passer à côté. En l’étant… on ne peut pas se décider à partir. Pas sans avoir tenté quelque chose. Pour Terrae, mais aussi pour elle. Je ne peux pas rester de marbre. Mon cœur se serre. Est-ce que, moi aussi, j’aurais pu finir comme ça si je ne les avais pas eus à mes côtés ? Mitsuki, Tomoe et Gaetano. Hideko aussi, quelque part.
Je prends une voix calme, mais pas excessivement douce. Je sais à qui j’ai affaire. Et je sais que, si elle m’attaque, je devrais aussi me défendre.

- Calme-toi s'il te plaît. Je sais ce que tu as fait, et je sais pourquoi tu es là. Mais je te veux pas de mal. Alors laisse-moi te parler.

Pour le moment, j’ai juste envie de croire encore un peu à son humanité.



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##   Ven 5 Sep 2014 - 13:04

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Sans même le voir, je sentais mes pupilles s'agiter dans mes yeux. J'étais paniquée, mais à la fois hors de moi, enragée en constatant que mes pouvoirs me lâchaient, et pourtant si faible face à cet homme qui n'était qu'un... Master.
Il avait cette voix propre à ceux de son genre. Cette voix que, bizarrement, j'avais l'impression de n'avoir jamais eu. Pourtant, d'une certaine façon, je suis un Master, non ? Le regroupement de dix masters, regroupant tous les pouvoirs... Mais cette voix, cette voix si douce, si agréable à entendre, si rassurante, elle me revient de droit, non ?
Un frisson me parcourut l'échine tandis que ses lèvres bougeaient, m'annonçant qu'il savait qui j'étais, ce que j'avais fait, ce que je voulais... Il m'affirma vouloir m'aider.
Mon coeur se serra, et je le fixai, imperturbable. Imperturbable et à la fois terrifiée.
Mes yeux se posèrent sur ses mains. Pourtant levée en l'air, en signe de paix, je les trouvais menaçante, terriblement dangereuse ; des mains que je décidais être indignes de confiance.
Ses mains, c'étaient les mêmes que celles de toutes les personnes vivants ici. Des mains qui pouvaient utiliser la magie. L'utiliser contre moi. Et si autrefois mes mains étaient beaucoup plus menaçantes, aujourd'hui, elles avaient décidé de se rendre.
Je me pinçai la lèvre inférieure. Je ne lui avais toujours pas répondu, et pourtant, il n'avait pas bougé. Qui était-il, hein ?! Qui était cet homme ?! Lui il me connaissait. Ce n'était pas juste. Il n'avait pas le droit d'être avantagé... Il n'avait pas le droit d'être meilleur que moi.
Mais lui demander son nom serait un aveu de mon impuissance.

-Qu'est-ce que vous me voulez ?!

Et c'est là que je tiltai. Déjà tout à l'heure. Le vouvoiement. L'aveu de mon infériorité. Tandis que lui m'avait tutoyé, je l'avais...
Je tournai la tête, me retins de pester. Je serrai les dents, énervée. Pourquoi fallait-il que je sois si inférieure à lui, hein ?!
Je ne le connaissais pas. Mais il ne méritait pas de gagner face à moi. Personne ne le méritait.


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##   Dim 21 Sep 2014 - 18:14

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La panique la plus total. Quelque part, voir cette femme terrorisée en m’apercevant me fait mal au cœur. J’avoue n’avoir rien de spécialement effrayant. Même mes collègues Masters vous le diront : un lâche, un abruti, un connard, un faible. Voilà tous les termes employés pour me définir, pour ceux qui me côtoient. Au fond, je sais qu’ils le pensent tous, mais je m’en contrefiche. C’est pas si faux, au final, hein. Mais pour ce qui est d’elle, d’Aëlita, j’aimerais comprendre. Qu’est-ce qui l’effraie tant ? Le fait de savoir que je suis un Master, que je pourrais donc tenter de me mesurer à elle ? Pourtant, si je l’avais voulu, certainement l’aurais-je déjà fait. On ne peut avoir l’Avatar que par surprise. Et encore. C’est bien pour cette raison que je me suis présenté à elle, en prenant soin de m’avancer lentement, sans faire de geste brusque. J’espérais presque avoir un air affable ; mais visiblement, je suis un peu tendu tout de même. Je me demande si elle ne va pas tout simplement me sauter à la gorge puis s’en aller en laissant mon cadavre derrière moi. Mais bon. Soyons honnêtes. Si j’avais eu peur de mourir, ça fait longtemps que je me serais calmé dans mes petites entreprises totalement suicidaires, hein.
Elle me répond, agressive, avant de détourner la tête. La colère l’envahit peu à peu, et je me retiens pour ne pas esquisser le moindre geste.

- Parler avec toi, c’est tout. J’aimerais t’aider. Et je ne pense pas qu’on soit beaucoup à vouloir faire de même ici, à Terrae.

Un moyen de lui rappeler qu’elle n’a pas forcément nécessairement besoin de refuser mon aide. Et même que la refuser est nettement déconseillé. Désolé, Aëlita, mais je ne te laisse pas le choix. Pour le moment, je n’utiliserai pas mes pouvoirs pour te convaincre. Mais si tu essaies de t’échapper, là, maintenant, je te retrouverai. Je ne te lâcherai pas.
J’espère qu’elle le lira dans mes yeux, dans ma tête, ou que sais-je. Même si, encore une fois, je doute qu’elle soit capable d’utiliser ses pouvoirs dans son état. Son énergie me semble perturbée.

- Je suis Sensitif, je lâche, espérant ainsi qu’en lui dévoilant mon pouvoir, j’arriverai à la mettre un minimum en confiance. Et je m’appelle Aaron. Si je voulais t’attaquer, je l’aurais déjà fait. Alors accorde-moi un peu de ton temps.

Mes bras me tirent un peu de rester dans cette position inconfortable. J’esquisse un geste pour les descendre mais m’interromps en plein mouvement, observant sa réaction, avant de les laisser pendre le long de mon corps.

- J’aimerais t’aider à rentrer chez toi.

J’hésite. M’humecte les lèvres.

- T’aider à retrouver Light. Mais pour ça, il faudra que tu m’écoutes.



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##   Lun 22 Sep 2014 - 19:40

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Mon coeur battait la chamarade. Le sentait-il ? Je ne pouvais même pas le cacher. J'étais si faible.
Il me tutoya. Encore. J'étais si démunie que moi, je le vouvoyais. Pourtant, j'étais plus vieille. J'étais normalement plus puissante. Et pourtant...
Je me mordis la lèvre inférieure. Ses belles paroles me firent frissonner. Je le regardais avec dédain. Comme si ce qu'il disait était "réellement possible". Il avait baissé les mains. Je n'étais plus confiante. Encore moins que tout à l'heure.
Le sentiment de devoir absolument reculer me poussa à me coller un peu plus contre l'arbre qui était dans mon dos. Je fixai cet "Aaron", toujours silencieuse. Laisser le calme s'imposer dévoilait davantage mon impuissance, mais je ne savais absolument plus quoi faire.
Mes pouvoirs ne m'avaient jamais abandonnés comme ça, sans raison.

-Et t'es qui pour penser pourquoi m'aider ? entendis-je ma voix cracher. Tu crois que tu peux faire quelque chose que je n'ai pas déjà fait ?!

J'étais hargneuse. Mais je le tutoyais. Et le simple fait de dire "tu" me réconfortait. Je n'étais pas si faible. Même sans pouvoir. Je n'avais pas besoin de pouvoir pour l'étrangler...

-T'as qu'à aller parler avec ta stupide directrice. C'est de sa faute si Light est là ! C'est elle qui l'a mis en danger en l'amenant ici ! Ils vont tous...

Ma voix se brisa.

-Ils vont tous...

De nouveau, je fus incapable de terminer ma phrase. Dépossédée de ma propre énergie, je sentis les larmes me monter aux yeux, et je les essuyai d'un geste brusque. J'ancrai mon regard à la fois envoûtant et enragé dans le sien.

-C'est de votre faute ! Pourquoi je te ferais confiance, hein ?! Tu vas faire quoi ? Me dire quoi faire ? Me dicter ma conduite ?! Tu peux rien faire pour moi !

Et là, le miracle se produisit. Quelque chose de tout petit. A peine perceptible.
Je venais de sentir la vie, dans l'arbre, derrière moi. Ils revenaient. Petit à petit. Mais sûrement.


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##   Mar 23 Sep 2014 - 20:37

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Je déteste me retrouver dans une telle situation. En face d’une personne totalement désemparée, désespérée. Pire que ça, même. Comment fait-elle pour rester en vie ? Ne sont-ce pas ses pouvoirs qui la protègent en tout temps ? Mais même ça, je ne le comprends pas. J’aimerais croire que ce sont eux qui commettent ces atrocités. Peut-être que c’est réellement ça, au fond ? Son pouvoir, immense, qui la consume de l’intérieur ? Parce qu’elle a été trop faible pour pouvoir y résister.
C’est ce que j’ai envie de croire. Je n’aime pas croire en la bêtise humaine et en la souffrance perpétuelle. Selon moi, il existe en chaque homme quelque chose de bon. Il a simplement dû se produire quelque chose pour que cette énergie à la base positive ait changé de polarité. Elle, c’est son enfermement. La trahison de Terrae, qui est pourtant la source de ses pouvoirs. De ses cauchemars, peut-être aussi.
À quoi pense-t-elle, en me fixant de cette manière ? À reculer encore, jusqu’à cet arbre, où elle se pelotonne ? Je n’ai jamais pu la voir jusqu’ici. Et si j’ai encore une partie de moi qui me répète que cette femme est terriblement dangereuse, je ne peux pas m’empêcher de me dire qu’elle n’est pas que le bourreau dans cette histoire. Mais qui est prête à l’entendre ? Inconsciemment, je fais la moue. Personne, je crois bien.
Pourtant, quand on est au fond du gouffre, on a tous besoin d’une oreille attentive. Moi aussi. J’avais pu me reposer sur l’épaule d’un ami pour m’en sortir. Moi aussi j’ai cru que j’allais devenir ce monstre. Et chaque fois, cette idée me terrifie. Chaque fois que je me suis retrouvé face à l’un de ces scientifiques. Mais ne c’était que de la rage, je crois. Pas encore tout à fait de la haine.
Mais même de cette manière, je ne veux plus blesser qui que ce soit.

- Je lui parlerai, en effet. Mais je ne peux pas la convaincre si tu n’y mets pas du tien.

Retourné dans l’instant présent, je garde les bras le long du corps et la fixe dans les yeux, m’approchant lentement d’un pas.

- Light est capable de se défendre. Mais pas sans toi. On dirait que tu n’as même pas envie de le retrouver, je constate simplement, sans laisser prendre la moindre modulation à ma voix, qui reste neutre.

Un autre pas.

- Je ne vais pas te dire quoi faire, à part te demander de voir les choses en face. D’essayer de retrouver ton calme, et de réfléchir. Ce n’est pas à moi de te raisonner, c’est à toi de le faire. Mais toute seule tu n’y arriveras pas, pas vrai ?

J’ai un sourire suffisant qui devrait suffisamment l’énerver pour la faire réagir. J’ai conscience que je joue à un jeu très dangereux. Mais je peux pas faire autrement. Elle n’est pas un chaton docile à qui l’on peut faire rentrer les griffes d’un petit coup sur la patte.
Elle est le lynx et le tigre à la fois. La souplesse et l’élégance, terriblement acérées.

- Sauf si tu veux continuer à te comporter de manière aussi agressive. J'espère que Light ne sera pas trop déçu.

Un nouveau pas. Mon visage ne laisse pas passer la moindre hésitation.
Prouve-moi que j’ai tort.



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Dernière édition par Aaron Williams le Mar 14 Oct 2014 - 18:19, édité 1 fois
##   Mar 23 Sep 2014 - 23:03

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Je ne bougeais plus. Ses mots s'enchaînaient. Blessants.
Habituellement, c'est moi qui blesse, non ?

-Ca suffit, murmurai-je.

Mes yeux fixaient le sol, mes cheveux tombant sur mon front. Il ne s'arrêtait pas de parler. Il avançait, aussi.

-Ca suffit... répétai-je dans un souffle.

Je sentis que mes poils se hérissaient. Mon coeur s'emballait. Mes yeux se fermèrent.
Il fit un pas de plus.

-Ca suffit.

Ma voix était rauque. Mais ça ne semblait pas l'empêcher un seul instant de poursuivre son discours. Et il avait dit quoi déjà ? "Je veux t'aider".
...
Mon coeur rata finalement un battement. "J'espère que Light ne sera pas trop déçu."
Mon esprit s'embruma. Mon monde s'effondra. Mes repères se dissipèrent. Mes sens l'emportèrent.

-J'AI DIT : CA SUFFIT !

L'air se souleva brutalement. Le Master fut projeté en arrière, décollant à presque un mètre du sol, avant de venir cogner la terre avec fracas. Désormais debout, je le fixai de mes yeux brillant de mille feux, au bord des larmes. La terre se mit à vibrer autour de lui. Des ronces s'élevèrent et vinrent le serrer, l'empêchant de bouger.
J'avais du mal à respirer. Mon coeur pesait une tonne.
Je fixai l'homme qui me faisait face, un milliard de souvenirs refaisant surface. Et je Le vis. Dans cette arène. Autrefois. Dans cette Ancienne Terrae. Cet ancien paradis. Mon paradis.
Ce jour où tout avait réellement commencé. Où notre histoire était véritablement née.
Il m'avait proposé son aide afin de contrôler mes pouvoirs. Il m'avait souri, s'était moqué. Il avait bien le droit... Je n'étais qu'une enfant, qui ne comprenait rien, et qui n'arrivait à rien. L'utilisation de mes pouvoirs était désastreuse.
Une bourrasque l'avait envoyé au loin. Et, pensant que c'était peine perdue, ces larmes de crocodile étaient nées sur mes joues. Intarissables. Amplifiée par mes pouvoirs. Il avait souri. De ce sourire si doux... Si sincère. Si vivant.
L'air me manqua. J'essuyai mes larmes avec maladresse. Mes yeux vitreux s'ancrèrent dans son regard rubis. Ma voix se brisa.

-Tu n'as aucun droit de me dire tout ça. Tu ne sais rien... Rien du tout.

Les larmes se remirent à couler sur mes joues, et par instinct, fragile, redevenant cette gamine de 13 ans, sentant mon corps rétrécir, mes vêtements devenir trop grands, j'enfouis mon visage dans mes mains. Je reniflai péniblement.

-Tu n'as aucune idée de ce que j'ai vécu jusqu'ici... balbutia cette voix lointaine, cette voix d'enfant, que je n'avais pas entendu depuis une vingtaine d'années. Alors s'il te plaît, ne te donne pas le droit de me dire tout ça.

Les ronces regagnèrent la terre. Le tonnerre gronda à peine, et la pluie s'abattit sur nous, pathétique.
Je retirai mes mains de mon visage humide, et laissai mes prunelles innocentes se poser sur lui.

-Tu ne sais absolument pas qui je suis...


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##   Mer 24 Sep 2014 - 11:30

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Elle réagit. Enfin, elle réagit. J’ai réussi à lui tirer autre chose que de la peur et de la méfiance. Cette fois-ci, la tristesse et la rage se frayent un chemin et annihilent tout le reste. Elles s’imposent et brillent dans ses yeux iridescents, qui ne cessent de tenter de m’assassiner d’un simple regard. Finalement, sa voix s’élève, et je me sens repoussé du sol avec force. J’atterris plusieurs mètres plus loin, au sol, retenant une plainte douloureuse et me contentant de serrer les dents. Alors que les ronces sortent du sol et s’enroulent autour de mon corps, je tente de continuer à la fixer malgré ma frayeur, légèrement troublés par la douleur, attendant, espérant qu’elle se calme. Si elle ne le faisait pas, je ne pourrais rien faire pour elle. Et même là, même si mes pouvoirs menacent de réagir pour me protéger, je les contiens, me contente d’attendre. Il faut attendre. Il faut attendre…
Aëlita semble complètement plongée dans ses souvenirs, complètement absente. J’ai l’impression de voir un fantôme pâle comme la mort. Une âme en peine qui essaie tant bien que mal de se raccrocher à ce monde. Mais je savais que son seul point d’ancrage était Light. Même si lui dire les choses de cette manière était cruel… c’est le seul moyen pour qu’elle se libère, non ? Pour qu’elle comprenne, qu’elle reprenne conscience et soit un peu plus lucide. Malgré tout ce qu’elle a fait.
« Ça n'ira pas. Mais avec le temps ça s'apaisera. »
Cette fois, c’est à moi de lui dire ça, non ?
Les ronces semblent se resserrer encore, et je me dis que j’ai peut-être fait une erreur, encore une fois. Je contracte la mâchoire. Me contente d’attendre. D’espérer, encore, avec un serrement au cœur. Que cette Aëlita, celle que Light cherche désespérément, n’est pas encore partie.
Je crois qu’il faut vraiment que j’arrête de faire des conneries. Et de m’élancer seul en mode chevalier vengeur. (Note à moi-même : si je m’en sors, et c’est pas trop certain là, ne jamais parler de cette aventure à qui que ce soit. Jamais.)
Elle parle à nouveau, plonge ses yeux dans les siens. Mon cœur manque de se décrocher de ma poitrine devant la vue qu’elle m’offre. J’ignore presque les ronces qui se renfoncent dans le sol. Son visage est si inondé de larmes qu’elle préfère me le cacher, pleurant maintenant comme une enfant.
Une enfant. C’est le mot, je crois bien. Son corps a rétréci, et elle a pris cette apparence, celle d’une fillette de douze ou treize ans. Je fais le lien avec ce que m’avait appris Elena. C’est à peu près l’âge auquel elle est arrivée sur l’ancienne Terrae.
La pluie se met à tomber. Tout semble retomber. Sa colère. Sa haine. Il n’y a plus qu’une enfant détruite devant moi. Et cette idée, malgré la situation, m’emplit de joie.
Je sais que je peux faire quelque chose pour elle.
J’ai un sourire léger. Très tendre, très doux, très naturel. Celui qui j’avais lorsque j’observais mes sœurs comploter dans leur coin, lorsqu’elles étaient plus jeunes. Ce sourire que je leur adressais en les rassurant après un cauchemar.

- Je sais, Aëlita. Je suis vraiment désolé. Je ne voulais pas te faire pleurer.

Laborieusement, j’essaie de me remettre sur mes jambes. Hésitant un peu sur la marche à suivre ; mais je n'aime pas voir les autres pleurer. Ca m'est insupportable.
Je m'approche lentement, espérant que mon visage dénué d’animosité lui permettra de ne pas penser à s’enfuir. Précautionneusement, j'observe. Puis, doucement, je dépose ma main sur sa tête, effleurant ses cheveux un instant, sûrement dans le but de la consoler. Enfin, j’avoue que c’était un peu fait sans réfléchir qu’autre chose, du coup je sais pas ! J’espère juste qu’elle va pas me péter le bras… (Ok je suis carrément suicidaire en fait, c'est pas grave. Je retiens mon souffle.)

- Je sais que tu ne voulais pas tout ça. Mais j’avais besoin de te parler. Uniquement à toi. Même si tu ne veux pas de mes excuses, je... pardon.

J’ai un nouveau sourire. Maladroit et gêné, un peu triste, alors que je me recule à nouveau, avant de chercher un mouchoir dans ma poche et de le lui tendre avec un petit « Tiens » discret. Je dois avoir l'air d'un extra-terrestre en fait.

- Tu ne mérites pas tout ce qu’on t’a fait subir, je souffle. Mais, tu sais, tu ne mérites pas non plus tout ce que tu te fais subir. Même si je comprends ta haine à notre égard, ce n’est plus la solution. Tu peux encore repartir chez toi, avec Light. Il est là pour toi.



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##   Mer 24 Sep 2014 - 13:14

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Mes sens s'éveillent, malgré tout embrumés, inconstants, si peu fiables. Ces sentiments qui me traversent me sont parfaitement inconnus. Est-ce du à ses pouvoirs de sensitif ? J'en doute. Il contient sa puissance. Empêche sa magie d'agir. Je suis troublée, mais je ne suis pas stupide. Je le sens.
Mon esprit oscille entre la raison et l'instinct. Deux termes qui parfois peuvent être si proches et si éloignés à la fois. J'ai envie de lui faire du mal. De le faire payer pour toutes ces choses qu'il m'a dites. Et pourtant, paradoxalement, mon coeur s'affole à cette idée. "J'espère que Light ne sera pas déçu". Il le sera forcément. J'ai mis fin à tant de vies pour parvenir à mes fins. L'ironie, c'est que cette fin, je ne la vois toujours pas. Elle reste hésitante, ne cesse de me narguer avant de toujours finir par disparaître sans laisser la moindre trace.
Pour la première fois que je suis ici, je suis parfaitement démunie. Mes pouvoirs me sont revenus, mais malgré ça, je reste vide. Ils n'ont rien comblé. C'est comme autrefois, lorsqu'ils sont apparus, lorsque j'avais 13 ans. Je ne suis plus rien. Je ne suis plus qu'un monstre. Un monstre avec une puissance qui lui échappe.
A travers mes sanglots, un léger rire sarcastique m'échappe, adoptant un timbre enfantin.
J'ai longtemps cherché ma voie. La raison qui m'autorisait à vivre m'échappait. Même après que Terrae m'ait sauvée, qu'ils m'aient ramené, rassuré, répété que je ne risquais plus rien. Même après tout ça, le doute avait persisté. Je me savais dangereuse. Ce n'était pas une hypothèse ; non, c'était un fait. Et pourtant, ils m'avaient laissé la vie sauve.
Light avait donné un sens à ma vie, mais ne me l'avait pas expliquée. Lorsque je n'étais qu'une enfant, la peur, l'incertitude et la douleur avaient guidé mes pas. Terrae s'était alors éteinte, et mes pouvoirs s'étaient dissipés - un court instant. Durant cette période, j'ai découvert l'amour. La joie. La vie. La tristesse, mais toujours accompagné du réconfort. Ma vie s'était illuminée, et dépourvue de ma puissance, j'avais pu m'épanouir. Et puis, une nouvelle Terrae était née. Cette fois-ci, je l'avais vécu comme un retour aux enfers. La haine avait pris possession de moi. La colère hantait mes nuits, la vengeance habitait mon corps. La folie m'avait entraîné dans les bas-fonds de l'humanité. D'une manière ou d'une autre, tous les sentiments m'avaient habitée, au moins une fois dans ma vie.
Mais là... Là, ce que je ressentais m'échappait. Je ne pouvais pas le nommer, ni même le décrire. Une douleur oppressante m'assaillait, serrait mon coeur.
Il posa une main sur le sommet de mon crâne, et j'écarquillai les yeux, frissonnant à ce contact. J'écartai mes mains de mon visage, totalement paralysée. Et puis, durant ce court instant où mes yeux clignèrent, je sentis une chaleur se répandre en moi. La douceur, sans animosité ; oui, la douceur à l'état pur. Une nouvelle fois, l'image de Light m'apparut, et je savourais ce court instant de bonheur.
Il prononça quelques mots. Ses paroles restèrent en suspens dans mon cerveau, qui refusa de me transmettre l'information.
Il retira sa main de mes cheveux, et, par instinct, je me décalai, posant sur lui un regard presqu'effaré. Il me tendit un mouchoir. Ses lèvres s'animèrent à nouveau mais je ne compris rien. Mes yeux ancrés dans les siens, je croisai mes bras sur ma poitrine inexistante, retenant un nouveau frisson. La pluie me glaçait le corps, et mes vêtements désormais trop grands ne servaient plus à rien.
J'observai son mouchoir. Les secondes s'écoulèrent sans que je ne le touche, et il finit complètement trempé, inutile.
De nouveau, je reportai mon regard sur lui. J'avais la sensation que mon coeur peinait à battre, comme si chaque pulsation lui coûtait un effort monstre.
Le temps sembla se figer. Je ne disais pas un mot. Il ne savait plus quoi dire. Son temps de parole était écoulé. C'était à moi. Sauf qu'aucun son ne sortait. La pluie continuait de s'abattre sur nous, aplatissant ses cheveux avec ridicule. Fébrilement, je replaçai mes mèches auburn qui se frayaient un passage sur mon visage.
Je refermai mes doigts sur mes bras, y cherchant naïvement un peu plus de chaleur. Pour une raison qui m'échappaient, mes pouvoirs, qui pourtant étaient revenus, ne s'activaient pas d'eux-mêmes afin de me protéger du froid et de l'eau. Et pourtant, dans l'instant présent, je n'y pensais pas.
Mes yeux ne quittaient pas les siens. Imperturbable, je le fixai, sondai son esprit par la seule force de son regard.
Ses prunelles étaient brillantes ; belles. Il avait des traits fins. Ses cheveux noirs contrastaient avec sa peau si claire. Pourtant, malgré cette apparente perfection, cette naïveté exaltante, sa douceur envoûtante, son expression disait quelque chose d'autre. Quelque chose de plus. Elle affirmait son passé, marquait son expérience. Il n'était pas qu'une personne ordinaire. Et ses traits témoignaient de l'histoire qu'il avait vécue.
Je n'avais pas détaillé le visage de quelqu'un depuis plusieurs mois déjà. Une année.
Le monde qui m'entourait n'était plus quelque chose de vivant. C'était un espace rempli de poupées, de pions qui me servaient à accomplir ma vengeance.
Et alors, enfin, je compris ce sentiment qui me hantait depuis qu'il avait ouvert la bouche, tout à l'heure.
C'était le remord.

-Et qu'est-ce que tu penses pouvoir faire pour moi ?


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La pluie continue à me tremper jusqu’aux os, pourtant, la main toujours tendue comme un con, j’attends. Il y a un long moment de silence, pendant lequel nous nous fixons dans le fracas des gouttes sur le sol. Vraiment, c’est pas possible de prévoir le temps, à Terrae. Y aura toujours un truc qui ira pas. Et qu’après, on se demande pas pourquoi la moitié des habitants tokyoïtes râlent contre les centres météo… Mais c’est pas de leur faute, va, on sait qu’on a des girouettes à tempêtes à l’institut, va. Faudrait penser à les mettre au courant un jour, quand même… Leur dire que c’est pas leurs appareils qui sont défaillants, et que ça sert à rien d’amener du matériel d’autres endroits pour essayer de mieux le faire fonctionner !
Finalement, voyant qu’elle délaisse totalement mon mouchoir, je fais la moue et le serre dans mon poing, laissant retomber mon bras le long de mon corps. Bon, ça va, j’ai compris, c’était de trop, pas besoin de me fixer comme ça…
Il n’empêche, j’ai l’impression qu’il y a eu un déclic en elle. Pas seulement dans ses sentiments qui commencent à retrouver un semblant d’ordre, mais aussi dans son regard, qui se fait plus lucide, j’ai l’impression. Elle comprend sûrement, doit probablement être en train de me sonder, j’en sais rien. J’ai envie de lui dire que je la comprends, que je suis comme elle. J’aimerais pouvoir lui montrer ce que j’ai fait sur l’ancienne Terrae, lui dire que ça arrive, parfois, lorsqu’on est considérés comme des bêtes sauvages. Pouvoir la rassurer encore un peu et lui dire que ce n’est pas de sa faute. Et que si elle s’en veut, si les autres lui en veulent, ce n’est pas mon cas. Et je suis persuadé que ce n’est pas non plus le cas de Light, sinon il ne mettrait pas tant d’énergie à la retrouver.
Finalement, elle parle. Et je suis tellement surpris par sa question que je ne lui réponds pas immédiatement, me contentant de la regarder en entrouvrant les lèvres, comme un poisson hors de l’eau. Il faudrait vraiment que j’essaie de soigner mes expressions, ça va plus du tout, là.
Esquissant un sourire gêné, je me passe une main dans les cheveux (complètement trempés, au passage) et en profite pour les plaquer en arrière.

- La question n’est pas de savoir ce que je peux faire pour toi, mais ce que tu aimerais que je fasse.

Un nouveau sourire, plus neutre.

- Je parlerai à Hideko et aux autres Masters pour les convaincre de vous laisser partir. Mais dans ce cas, j’attends quelque chose en contrepartie.

Je laisse filer un silence, pour être sûr qu’elle assimile bien ce que je vais lui dire. Le coin de mes lèvres s’affaisse. Cette fois, je suis sérieux.

- Tu devras abandonner toute idée de te venger d’Hideko et de Terrae. Même si je sais que ce n’est pas facile, je sais aussi que ce qu’il s’est passé, ce n’était pas toi. Tu t’es laissée emporter par ta douleur et ta haine, mais maintenant… Ca ne peut plus fonctionner de cette manière. Même si ce n’était pas toi, tu ne peux plus te laisser aller.

Lentement, je secoue la tête. J’ai conscience de parler à une femme plus âgée que moi, mais les mots jaillissent sans que je n’y fasse réellement attention.

- Ce n’est pas une menace, ce sont simplement mes conditions. Je veux protéger cet endroit, mais je suis aussi sensible à ce que tu as vécu. Je sais ce que ça fait, de se faire enfermer et d’être vu comme un animal. Si je me charge de convaincre les autres que tu n’es pas un danger, il faut que tu réussisses à leur prouver. Si je suis prêt à te croire et à te faire confiance, il faut aussi le montrer aux autres. T’es avec moi ou pas ?



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##   Lun 29 Sep 2014 - 18:42

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Je l'écoutais parler, sage comme une image. Immobile. Comme lorsque j'écoutai Light. Il avait quelque chose de semblable à lui. Dans l'aura. Dans la prestance. Dans sa façon d'être. Cette droiture et cette justice. Cette tendance à vouloir calmer le jeu sans rentrer dans le conflit.
Je l'écoutais donc en silence. Je ne bougeais pas d'un pouce. Je ne disais pas un mot. Je me contentais de garder mes yeux ancrés dans les siens.
Jamais il ne détourna le regard. En même temps, cela me semblait plus logique... Plus normal. Je n'étais plus qu'une enfant face à lui. Une enfant pleine de remords. Comme une enfant qui a fait une bêtise et qui cherche à se faire pardonner.
A l'inverse que les enfants, la plus grosse bêtise qu'ils peuvent faire est de casser la sculpture préférée de leurs parents. Moi, j'ai tué des gens.
"T'es avec moi ou pas ?"
Dans un premier temps, je n'esquissais pas un geste. Stoïque, je me contentais de l'observer, de juger sa sincérité. Pourtant, c'était stupide de ma part. Mon corps me hurlait de m'en remettre à lui. Mes pouvoirs me juraient qu'il n'était rien de plus que sincère. Et cette voix, au fond de moi, m'ordonnait de le remercier.
Depuis quand attendais-je ce moment ? Cet instant magique où la Terreur prendrait fin ? Ou la vie reprendre son chemin ? Ou je pourrais sourire, rire, vivre à nouveau. Je l'avais tant attendue, cette idylle, que j'avais du mal à y croire lorsque ses portes s'ouvraient à moi. Mon instinct représentait mon seul obstacle. Et si ce n'était qu'un rêve ?
Je me rappelai ce rêve avec ce garçon. Wyatt. Ce rêve qui m'avait permis de faire une pause dans mon monde détruit. Qui m'avait permis de parler, de me confier, d'aller - ne serait-ce que quelques minutes - un peu mieux.
Et si, une fois encore, ce n'était qu'un rêve ?
L'écho de sa voix résonnait dans ma tête. Un rayon de soleil, pourtant, traversa la pluie. L'arc-en-ciel se dessina à travers la cime des arbres de la forêt.
Cette chance, cette opportunité que j'avais tant désirée, ce rêve qui se réalisait... Etait-ce mon cadeau d'anniversaire ?

-Je suis avec toi... soufflai-je.

Ma voix tremblante me fit tiquer. Je sentis les larmes qui dégoulinaient sur mes joues. Mais cette fois-ci, c'était des larmes de joie.
Mon corps reprit sa forme adulte, et mes vêtements se réajustèrent correctement. Je souris avec maladresse. Depuis quand n'avais-je pas souri ?
Light, tu me semblais si proche à présent.
Son énergie commença à briller au fond de mon coeur. Très légèrement. Encore introuvable ; trop faible. Mais pourtant, cette chaleur m'emplit d'espoir.

-Je suis avec toi.


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##   Sam 11 Oct 2014 - 15:21

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J’avoue avoir ressenti, durant quelques instants, une pointe de crainte. Crainte de ne pas être écouté, de la voir me tourner le dos, de redevenir celle qu’elle ne souhaitait réellement pas être. (Comment accepter de devenir une telle personne ? Si mauvaise, si cruelle… C’est pas possible. Ou tout du moins, j’aimerais croire que ce ne soit pas possible.) Je reste tendu après avoir prononcé ces mots, attenant de voir sa réaction. Si elle va effectivement me suivre ou si, au contraire, elle le refusera. Mais pourquoi le refuser, pas vrai ? Je n’ai qu’une ambition ici, et c’est de l’aider à partir. Autant pour préserver sa sécurité que celle de Terrae. Cette sécurité déjà mise en péril par les scientifiques… Après tout, pourquoi on ne s’allierait pas contre eux ? Je ne lui demanderai pas de le faire, c’est évident. Mais au moins essayer de ne pas se montrer désunis face à eux. Aëlita est le cœur de Terrae ; Hideko en est un autre. Alors pourquoi faut-il qu’elles s’opposent à ce point ?
L’espoir naît dans mon cœur, éclot lentement, comme une fleur sous les rayons du soleil. Ce n’est pas le mien pourtant. Ou du moins pas seulement. C’est aussi le sien, pas vrai ?
Les larmes se mettent à couler le long de ses joues – ruisseaux calmes et apaisés. Heureux ? J’ai à nouveau ce pincement caractéristique au cœur. Pourquoi une fille comme elle a tellement souffert ? C’est injuste. À croire que la vie n’aime vraiment pas certaines personnes. Il y en a qui se reçoivent tout dans la gueule, constamment, et peu importe ce qu’ils font, ils n’arrivent pas à se dépêtrer de ces situations.
J’étire néanmoins un sourire, acquiesce lentement ; maintenant, comment l’aider ? À part lui dire où se trouve Light, et m’occuper des Masters… Je ne sais pas. Je me sens inutile, mais pourtant, j’aimerais croire que cette détermination, cette volonté de vivre que je ressens chez elle, ne s’effacera pas sitôt que je m’en irai.

- Tant mieux, je souffle, rassuré.

Lentement, je lève les yeux vers le ciel, observe le soleil qui perce à travers les nuages. Cette fille… non, cette femme. Elle est vraiment magique… Elle a ce petit quelque chose de beau et de sauvage, de profondément harmonieux à la fois.

- Light... je commence, hésitant. Hideko le laisse loger à l’hôpital. Il a fait de mauvaises rencontres, je crois bien…

Un instant, je regrette de ne pas être allé à la rencontre de cet homme qui en sait tant sur Terrae. J’ai encore cette soif d’apprendre, ce besoin, parfois, de me reposer sur mes aînés. Mais bon, maintenant, c’est à moi de jouer ce rôle, je crois…

- Tu devrais aller le retrouver rapidement. Et partir... C'est le mieux à faire, je crois.

Mais lorsqu’ils se seront retrouvés… qu’est-ce qu’il se passera ?
Non, vraiment, je crois que convaincre mes collègues ne sera pas aussi facile que je l’espère. Et l’utilisation de la manière forte, j’avoue que c’est pas mon délire… D’autant que je risque de me faire mettre en charpie et que je servirai à rien.
Quelle galère…



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Dernière édition par Aaron Williams le Mar 14 Oct 2014 - 18:20, édité 1 fois
##   Lun 13 Oct 2014 - 21:14

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Je l'observai, silencieuse. La pluie commença à se calmer. Je le fixai, muette. Savourant cet instant, savourant ma future libération. Devais-je affirmer qu'il était le seul à m'avoir réellement aidé ? Ou devais-je dire qu'il était le seul que j'aie laissé parler ? Parce que mes pouvoirs m'avaient abandonnés au début de notre rencontre. Si je les avais eus, n'aurait-il pas fini comme tous les autres ? Probablement si. Ces pouvoirs, si Light n'est pas là pour m'aider, ne sont qu'une plaie. Ils ne m'apportent que de mauvaises choses.
Si je ne les avais pas eu, rien de tout cela ne serait jamais arrivé.
Mais si je ne les avais pas eu... Je n'aurais jamais rencontré Light. Devais-je haïr ces pouvoirs ? Ou les aimer ?
Mon coeur balançait. Il balançait, certes, mais pour la première fois depuis longtemps, je le sentis battre. Réellement. Je me sentais vivre. Et cette sensation, grisante, me poussa à ressentir cette reconnaissance éternelle à l'égard de cet... Aaron.
Un sourire fin, doux, étira délicatement le coin de mes lèvres. J'étais heureuse. Et j'étais d'autant plus heureuse que ce sourire, je le savais sincère.
Je m'approchai de lui de quelques pas, lentement. Je m'arrêtai, ne cessai de le regarder. Ce silence devait être pesant pour lui... Je m'en excusais à l'avance. Mais pour moi, il était agréable. C'était un moment que je voulais graver dans ma mémoire. C'est la fin de mes tourments.
La pluie s'était arrêtée. Je m'avançai à nouveau de quelques pas, jusqu'à être face à lui. Je laissai ma main caresser sa joue, avec une douceur presque maternelle. Mon sourire s'élargit.
Son aura, bientôt, fut troublée par la mienne. Mon pouvoir de guérison effaça de son corps toute trace de ma précédente maladresse. Une chaleur se répandit dans son corps, et l'eau de la pluie s'évapora. C'était malheureusement les seules choses que je pouvais lui apporter après ce qu'il venait de faire.
Finalement, après une seconde de réflexion, je me hissai sur la pointe des pieds, et déposai un baiser sur ses lèvres. Je souris malgré moi. Il ressemblait à Light... Mais il n'était pas lui.
Je m'éloignai d'un pas, et ancrai mon regard dans le sien.

-Merci. Merci pour tout. Et Adieu...

Sur ces derniers mots, je disparus, ne laissant derrière moi qu'un peu de poussière dorée. Adieu Aaron. Et merci pour tout...


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##   Mar 14 Oct 2014 - 18:18

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Le temps semble s'étirer à nouveau après que je me sois tu. Extérieurement, je dois transpirer la sérénité. Intérieurement, c'est plutôt l'angoisse et la fébrilité qui ont le dessus. Je sais déjà que j'ai de la chance d'avoir pu lui parler de cette manière, d'avoir pu réussir à la raisonner, même ne serait-ce qu'un peu. J'ai l'intuition que je peux lui faire confiance, maintenant qu'elle s'est montrée sous son véritable jour face à moi. Du moins, je pense que c'était le cas. Il n'y avait que de la sincérité, pas vrai ? Ne reste plus qu'à voir comment vont réagir les autres, à présent. Honnêtement, j'espère qu'ils n'auront pas la mauvaise idée de se mettre encore entre ces deux-là. Autant pour eux-mêmes que pour Aëlita et Light. Et que pour Terrae, aussi. Je ne suis pas sûre que notre petit paradis supporte encore longtemps de telles luttes internes. Pas alors que les scientifiques redoublent d'effort pour nous retrouver, nous achever. Essayer de nous présenter comme des monstres aux yeux du monde entier.
Il faut que nous revoyions nos priorités.
Je manque de me mordre la lèvre, retournant au moment présent. À quoi pense-t-elle ? Autour, je sens les éléments se calmer peu à peu, la pluie achever de tomber, le soleil percer à nouveau. Elle me paraît déjà plus calme, plus sereine. Sûre d'elle, à vrai dire. Elle qui s'est montrée à moi comme une enfant, elle est à présent l'adulte qu'elle aurait dû être. L'Avatar.
Son sourire finit d'affaisser mes épaules. Un poids s'en enlève, et je sens mon cœur un peu plus léger.
Aëlita s'approche et je ne romps pas le contact visuel, m'interrogeant sur ses intentions. Jusqu'à sentir sa main effleurer ma joue, en une caresse tendre. J'ai un flash, un sourire qui se superpose au sien. Ces yeux bleus qui me fixent avec joie à travers les siens, iridescents. Ce rire, enfin, qui résonne dans mon cœur malgré le silence absolu de la forêt.
Cette fois-ci, le petit garçon, c'est moi.
Troublé, je la laisse sécher mes vêtements et mes cheveux, qui retombent mollement sur mon front. J'aurais voulu pouvoir lui dire que ses pouvoirs sont beaux, utilisés ainsi. Tous les pouvoirs le sont lorsqu'on les utilise de manière juste. C'est ce en quoi je crois.
À nouveau ce sourire. Je n'ose toujours pas bouger lorsque ses lèvres se posent sur les miennes. Ni lorsqu'elle me remercie. Pas même lorsqu'elle disparaît.
Le silence revient, bien vite brisé par un léger rire. J'ai dû avoir une tête étrange. Profondément confuse, à vrai dire. Mais bon... C'était mignon, il faut bien l'admettre. Mignon et inattendu.

– Au revoir, Aëlita. Et bonne chance, je souffle avec un sourire amusé.

Merci pour ce joli souvenir...



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