Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Le parc appartient à celles qui se lèvent tôt (PV Ludmi)
Lun 6 Oct 2014 - 16:31
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Jamais Isa n'avait tant écrit que la veille au soir. C'est que l'activité s'était avérée très agréable et qu'elle avait retracé quasi toute sa vie dans son journal. Ça en avait fait des pages... Et du sport pour son poignet droit. Elle s'était ensuite endormie, à une heure assez tardive pour elle, mais à peu près apaisée, dans son nouveau lit, dans sa nouvelle maison, et songeant qu'il fallait vraiment que Terrae soit la réponse au vide étrange qui s'était emparée d'elle depuis l'accident pour que son esprit tolère aussi vite de si grands changements, si soudains. Le lendemain matin, elle s'était réveillée en pleine forme, le moral au beau fixe, envisageant le proche avenir avec optimisme (quoi ? elle ? mais où était-elle donc passée ?), souriant pour elle-même...

Et le poignet quelque peu endolori. La vache ! Combien de temps avait-elle écrit, hier soir ? Il fallait admettre qu'il y avait une chose qu'elle n'était pas, et c'était sportive. Mais quand même... Elle se redressa dans son lit, dont les draps produisaient un son différent de ceux auxquels elle était habituée, et regarda ses bras blancs et fins. OK, il devait y avoir des muscles là-dedans aussi massifs et importants qu'une poignée de flocons d'avoine. À peu près. Elle était déjà au courant, et ne s'en formalisait guère. Le sport ne l'excitait pas particulièrement au-delà de ses promenades quotidiennes.

Ce qui lui donna une furieuse envie de partir à l'aventure dans son nouveau lieu de résidence. Elle avait été heureuse, la veille, de découvrir que l'école était implantée dans un si beau cadre. Pas de raison de tarder à en profiter ! Isa était dotée d'un sens très précis de l'heure. Il faisait encore noir dans le dortoir, et les novices autour d'elle semblaient endormies, mais elle était sûre que le soleil ne tarderait pas à se lever. Elle se leva et se prépara aussi silencieusement que possible pour ne réveiller personne, ce qui l'aurait fort embarrassée. Ce matin-là elle opta pour un pull en cachemire clair, une jupe longue chocolat, des bottines en faux cuir et le manteau assorti. Et sa montre. Même si elle ne prévoyait que de marcher dans le parc, elle ne put s'empêcher de prendre son sac et d'y glisser son vieux baladeur et un des nombreux livres qu'elle avait déjà lus et relus, mais emportés quand même, pour le cas où elle aurait envie de s'occuper. Elle avait toujours tendance à emporter avec elle plus que ce dont elle avait vraiment besoin, ce qui pouvait s'avérer agaçant.

Elle eut vite fait le tour de la cour et s'offrit une balade jusqu'au parc, qu'elle avait repéré en arrivant. Le soleil se levait dans un ciel dégagé qui annonçait une belle journée. Ravie, sereine comme elle ne l'avait pas été depuis longtemps, elle s'installa sur un banc et sortit son bouquin, qu'elle feuilleta tout en faisant une pause pour admirer le paysage de temps en temps. Une joggeuse arriva soudain, dévalant l'allée.

Isa la regarda approcher : une grande et solide jeune fille rousse, qui courait avec une aisance qui dénotait une longue habitude. Venait-elle de l'école ? Isa tenta de se souvenir : le fameux bouclier magique qui protégeait l'institut de Terrae concernait-il aussi ses proches environs ? Sûrement, sinon elle n'aurait pas pu sortir comme ça. Donc cette fille venait de l'école. Prise de timidité, Isa fit mine de se replonger dans son livre. Elle n'aurait pas pensé rencontrer des gens dehors à cette heure, mais il n'y avait rien d'étonnant à ce qu'elle ne fût pas la seule matinale parmi les centaines d'élèves. En même temps, elle était curieuse. Elle avait hâte de voir les rencontres que lui réservait ce nouveau domicile particulier.


Dernière édition par Isadora Fennec le Lun 6 Oct 2014 - 18:15, édité 1 fois
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Lun 6 Oct 2014 - 18:04
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Ce matin là, je me serais bien passé du réveil en fanfare de mon adorable réveil. Toujours aucuns messages de Rin. Pas même un "faut qu'on se voit", non rien. J'avais pris en haine mon pauvre téléphone et pire, ma fierté. Mais comment aller vers lui quand lui même m'avait fait comprendre le contraire?
Je rentrais à peine de mission depuis quelques jours que me revoilà sur le terrain l'après-midi même. Selvi blessée... Elle s'était réveillée trois jours plus tôt, et ce soir, je la retrouverais pour ma dernière mission. Peut-être irais-je voir mon ami après. Je ne doutais pas de notre réussite. Peut-être aurais-je dû?
Enfin! Toujours est-il que je n'avais que peu dormie cette nuit-là et que le matin à quatre heure, me voilà en train de m'habiller d'un short gris et d'un débardeur blanc. Mes fidèles baskets m'attendais sur le pas de la porte. Mon IPod, ma musique, et je laissais là mon pauvre téléphone. Il était un traître de me narguer ainsi.
Je courrai pendant bien deux heures, passant par la forêt, suivi par le champs de fleur, la cour, la prairie... Pour finir au parc. Je n'y étais jamais vraiment allé, il y avait toujours tant de monde! Mais il est vrai qu'à six heures, il y avait forcément... dégun. Enfin personne quoi!
Ou plutôt, c'est ce que je croyais avant que je n'aperçois une jeune fille en train de lire. Je ne l'avais jamais vu, elle paraissait un peu plus jeune que moi. Les Eagles passant dans mes oreilles, je ne voulais pas vraiment m'arrêter papoter, surtout dans mon état émotionnel. Je n'arrêtais pas de penser à Blue, Selvi, mes missions, les disputes, bref... Pas super.
Enfin, j'allais passer devant elle quand son sac en décida autrement pour moi. On vous à déjà dis que le sol, ça fait mal?! Je venais de m'emmêler les pinceaux dans son très joli sac. Aïe? Je tombai à plat ventre avant de me tourner vers la jeune fille, sur les fesses.

- Aïe!

Je grimaçai douloureusement et soupirai de soulagement en voyant que ce n'était que des égratignures. Je fixai alors la jeune fille devant moi et lui fais un clin d'œil à la fin de ma tirade.

- Bon... Je dois avouer que se n'est pas la meilleure façon de rencontrer une personne mais... Je m'appelle Ludmila.

Eh oui, même en état d'urgence ou de soucis, il faut savoir se montrer polie et courtoise.
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Lun 6 Oct 2014 - 20:08
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Trop occupée à fixer attentivement une ligne qu'elle relisait pour la troisième fois, Isa ne sut prévenir l'accident le plus embarrassant de toute sa jeune vie. Son sac était posé à ses pieds, et ceux de l'inconnue se prirent malheureusement si bien dedans, tandis qu'elle passait devant elle, qu'elle s'affala de tout son long en poussant un cri de douleur. Isa tressaillit, saisie. Son livre, un de ses classiques anglais préférés, lui échappa des mains et tomba grand ouvert sur le sol. Elle n'était pas encore complètement remise du choc de l'accident, et les petits événements inattendus tendaient à la stresser encore plus vite que de coutume. Le cœur tambourinant, elle se leva d'un bond, navrée, en faisant un geste vers la jeune fille pour l'aider à se lever.

- Oh, mon Dieu ! Vous allez bien ? Je suis navrée, je n'aurais pas dû laisser mon sac comme ça...
dit-elle précipitamment.

L'inconnue avait dû se faire un peu mal, car elle grimaçait en tournant son visage vers elle ; mais aussitôt elle lui adressa un clin d’œil communicatif.


- Bon... Je dois avouer que ce n'est pas la meilleure façon de rencontrer une personne mais... Je m'appelle Ludmila.


Se présenter lui était plus urgent que de se lever. Ce devait être quelqu'un de très sociable... Isa hésita un peu, puis un petit sourire timide lui étira les lèvres. La dénommée Ludmila ne semblait guère lui en vouloir, et d'ailleurs elle-même ne pensait pas réellement avoir grand-chose à se reprocher. Elle n'avait pas délibérément placé son sac pour la faire trébucher, ce n'était qu'un accident ! Mais sa timidité naturelle la poussait à s'excuser trop vite. Tendant toujours sa main pour la relever, elle lui répondit d'une voix douce :

- Et moi, Isadora... Mais on me surnomme Isa. Ravie de vous rencontrer. Vous êtes sûrement élève ?

Elle était toujours embarrassée par l'accident, mais fit un effort pour paraître aussi naturelle que possible. « Avant », certains de ses amis la taquinaient pour sa tendance à vouvoyer tout le monde. Isa n'avait pas vraiment de raison d'opter pour le vouvoiement, étant donné qu'elles avaient sûrement à peu près le même âge — même si elle-même, fatalement, semblait extérieurement plus jeune que la dénommée Ludmila en raison de son physique particulier. En réalité, il se pouvait très bien qu'elles aient le même âge, mais c'était ainsi, elle ne pouvait s'empêcher de vouvoyer la plupart des inconnus. Ludmila... elle n'avait jamais entendu un prénom pareil. Elle se posait des questions sur son origine. C'est alors qu'une pensée troublante lui vint. On lui avait remis, comme à chaque nouvel élève, une micro-puce traducteur magique à son arrivée qui permettait de comprendre n'importe qui, peu importe la langue qu'il parlait ! En ce moment-même, cette Ludmila pouvait parler japonais, espagnol ou chinois sans qu'elle s'en doute le moins du monde ! Et elle-même n'avait peut-être aucun indice sur le fait qu'elle s'exprimait en français. Percevait-elle son vouvoiement ? C'était extraordinaire !
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Lun 6 Oct 2014 - 21:10
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J'ai toujours hais les sacs en bandoulière. Ou plutôt, c'est eux que me haïssent. Douloureuse fatalité non?
Enfin bon! La jeune fille me présenta une main, visiblement désespérée d'avoir pu par inadvertance me faire tomber.

- Oh, mon Dieu ! Vous allez bien ? Je suis navrée, je n'aurais pas dû laisser mon sac comme ça... dit-elle précipitamment.

Ce vouvoiement de convenance... Soit elle était anglaise soit... Serait il possible que j'ai trouvée une compatriote française? Ca aurait été merveilleux, je n'en croisais pas des masses!

- Ne t'en veux pas! Mis à part si tu as placé ce sac exprès pour me faire tomber, je ne vois pas en quoi tu devrais t'excuser!

Je vis alors son bouquin au sol et m'aidant de sa main tendu, je l'attrapa en regardant la couverture. Le titre et l'auteur m'étaient étrangement familiers.

- C'est un très bon livre que tu as là Isadora. Pour répondre à ta question, je suis élève depuis le début de cette année. Je suis arrivée en février à peu prés. Et si tu pouvais éviter le vouvoiement, j'ai l'impression de me prendre dix ans alors que je ne dois pas être beaucoup plus âgée que toi.

Je lui tendis son bouquin avec un regard doux. Elle avait un nom assez atypique, mais ça lui allait très bien, et l'originalité faisait le charme.

- Je te trouve bien matinale pour aimé lire dans le parc à une heure pareille... Je paris mon édition limitée de Roméo et Juliette de Shakespeare que tu es une nouvelle fraîchement débarquée? Aurais-je tors miss?

Shakespeare... On m'avait fait découvrir cet auteur en quatrième, alors que je participais à un projet de découverte de la littérature internationale. J'avais tout de suite accrocher avec Macbeth et j'avais tout de suite voulu en connaître plus de cet auteur britannique du XVI°-XVII° siècle. Je m'étais mise en quête d'ouvrage rare, et j'avais proposé une œuvre de celui-ci en HDA pour le brevet. Ca avait tellement plus que j'avais réussis à avoir un magnifique 40/40. Je tenais à cet ouvrage, offert par ma mère lors de mon entrée en troisième, plus qu'à ma propre vie.  

J'attendais patiemment sa réponse, le bouquin toujours à la main, un sourire tranquille aux lèvres.
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Mer 8 Oct 2014 - 12:17
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- Ne t'en veux pas ! Mis à part si tu as placé ce sac exprès pour me faire tomber, je ne vois pas en quoi tu devrais t'excuser !

Soulagée par la sincérité qu'elle percevait dans sa voix, Isadora se remit à respirer librement. Ludmila ramassa son livre, « La Tempête » de Shakespeare, et lui en parla de telle manière qu'elle comprit que l'auteur ne lui était pas étranger, ce qui n'était guère étonnant. Puis elle poursuivit :

- Pour répondre à ta question, je suis élève depuis le début de cette année. Je suis arrivée en février à peu près. Et si tu pouvais éviter le vouvoiement, j'ai l'impression de me prendre dix ans alors que je ne dois pas être beaucoup plus âgée que toi.

Isa sourit, amusée. Elle avait l'habitude de ce genre de remarques. Et cela répondait à son interrogation intérieure d'il y avait quelques instants : Ludmila avait saisi son vouvoiement, donc elle parlait français comme elle ! Curieuse sensation pour Isa qui n'avait plus discuté avec une compatriote en chair et en os de son pays natal (si jamais elle venait de là) depuis bien plus longtemps que la date de son arrivée, en exceptant sa mère. Il fallait que la première occasion s'en présente, ici, au Japon, et par une étonnante coïncidence, en la personne de la toute première élève qu'elle rencontrait, alors qu'à Terrae les élèves venaient du monde entier... Une morne sensation qui ressemblait assez à un début de mal du pays s'empara de son cœur, mais elle le chassa.

- D'accord, je te tutoierai. C'est juste une manie de ma part... Vous... Tu as des bouts de feuilles mortes sur ta veste, signala-t-elle avec un petit sourire gêné, en indiquant l'endroit incriminé du bout du doigt. Merci beaucoup...

Tout en achevant de parler, elle reprit le livre que Ludmila lui tendait aimablement et frotta l'intérieur des pages pour le débarrasser de quelques débris et saletés. Heureusement, le sol n'était pas boueux... Sans être particulièrement maniaque, elle aimait tout de même prendre soin de ses livres préférés.

Au fond, elle bouillait de poser à Ludmila des questions sur son origine. C'était excitant de penser que Terrae allait lui permettre de rencontrer des gens de toutes les origines et toutes les cultures, mais à cet instant précis, seule dans un environnement étranger et loin de la France depuis longtemps, elle aurait été heureuse de parler avec une Française.


- Je te trouve bien matinale pour aimer lire dans le parc à une heure pareille... poursuivait son interlocutrice. Je parie mon édition limitée de Roméo et Juliette de Shakespeare que tu es une nouvelle fraîchement débarquée ? Aurais-je tort miss ?

Ses oreilles vrillèrent un peu à ce dernier mot. Isa avait souffert en Angleterre un garçon qui l'appelait « miss » des dizaines de fois par jour, et il était insupportable. Depuis, elle avait pris en grippe cette expression, un peu comme lorsque vous cessez de tolérer un prénom parce qu'un être haïssable de votre connaissance le portait. Mais Ludmila n'y pouvait rien, alors elle sourit et répondit :

- Oui, mais tu y fais bien ton jogging... Je n'ai pas connu beaucoup de gens de mon âge (ou presque) qui aimaient courir aussi tôt. Tu le fais tous les jours ?

Apparemment, cette Ludmila était vraiment familière de Shakespeare. Isa songea que si elle-même avait été aussi passionnée de littérature qu'elle, ou d'autres, pouvaient l'être, la mention d'un ouvrage rare aurait sans doute vivement suscité son envie et sa curiosité. Isa connaissait les classiques de façon sélective : certains quasi par cœur, un grand nombre absolument pas. Elle avait lu Roméo et Juliette, une fois, chez une amie, mais n'avait pas le livre, et quasi tout le reste de l’œuvre de Shakespeare lui était étranger. Pourtant l'idée de demander à voir ou à emprunter cette édition rare que Ludmila possédait ne l'intéressait absolument pas. C'était encore un exemple de la distance étrange, parfois pratique et parfois désespérante, qui semblait la séparer des passions et des autres.

- Oui, c'est vrai que je ne suis arrivée qu'hier... Tu parles français, n'est-ce pas ? Je suis née en France. C'est drôle que la première élève que je rencontre à Terrae parle ma langue natale, alors que ça fait des années que je ne l'utilise presque plus...
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Mer 8 Oct 2014 - 18:55
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Le vent frais du matin m'a toujours apaisé. La nature, les bruissements des feuilles, nos pas claquant au sol en rythme avec la musique... La paix.
Isa me fît cependant remarquer que j'avais des feuilles morte accrochées à ma veste. Je souris et les fis tomber, un air nostalgique au visage. Combien de fois en avais je eu à cause de Blue qui m'en lançait dés l'automne arrivée? Ma petite sœur me manquait décidemment de plus en plus et je ne pouvais rien y faire... Blue, ma petite Blue... Abandonnée au main de notre cher papa. Pardon...
Je chassais cette image de mon esprit et nota une lueur sombre dans le regard de la jeune novice lorsque je la surnommai "miss".

- Oui, mais tu y fais bien ton jogging... Je n'ai pas connu beaucoup de gens de mon âge (ou presque) qui aimaient courir aussi tôt. Tu le fais tous les jours ?

Je lui souris et pointai du doigts mes baskets bien usés.

- Et oui! Certains se défoulent en frappant, d'autres s'évadent en lisant ou en écrivant... Et bien moi, je chante pour m'évader et cours pour me défouler. Et c'est tous les jours matin et soirs pendant minimum une heure. Sinon, je suis de très mauvaise humeur.  

Je détachai mes longs cheveux roux feu pour les dompter en un chignon et attrapai ma bouteille à la hanche. J'en bus de longues goulées avant de la fixer de nouveau.

- Oui, c'est vrai que je ne suis arrivée qu'hier... Tu parles français, n'est-ce pas ? Je suis née en France. C'est drôle que la première élève que je rencontre à Terrae parle ma langue natale, alors que ça fait des années que je ne l'utilise presque plus...

La France... Oui, c'était bien mon pays.

- Je suis contrainte de devoir avouer que oui, la France est mon pays d'origine.

C'était sûrement la seule chose que je lui accorderais. Mon passé, je n'ai jamais voulu en parler. Encore moins depuis mes quinze ans. Et ici, la moitié d'entre nous sont ainsi: pleins de secrets.
Terrae pourrait peut-être m'accorder la guérison. Mais pas l'oublie. Comment oublier la raison de notre absence durant des années de notre chez nous?

- Enfin bon, si tu as des questions ou quoi que se soit d'autres par rapport à Terrae, je serais ravie de pouvoir t'aider.
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Mer 8 Oct 2014 - 21:49
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Ludmila lui expliqua que courir était son moyen de se défouler et qu'elle aimait aussi chanter. Isa sourit en l'écoutant. Sur ce dernier point, sa mère était pareille. Dans leur maison en pierres grises d'Angleterre, la moindre douche qu'elle prenait était sonorisée par sa voix de soprano, un peu fausse. La course, le chant. Encore quelqu'un qui avait des violons d'Ingres bien définis, des sources de plaisir certaines au quotidien, voire plus que cela : des raisons de vivre. Cela ne signifiait pas pour autant que son existence devait être plus agréable à mener que la sienne.

- Tu chantes ? Qu'est-ce que tu préfères chanter ?

Il lui était arrivé d'accompagner une amie à un cours de chant. Et elle se souvenait avoir entendu le professeur expliquer que les chanteurs ne chantaient pas nécessairement dans les registres qu'ils préféraient écouter. Untel pouvait ne se mettre que du rock dans les oreilles et avoir une voix parfaite pour le blues. Elle-même, bien qu'invitée, avait à peine osé se lancer avec les élèves. Quel que serait son métier dans le futur — et elle n'avait vraiment aucune idée de ce que ce serait —, elle n'imaginait certainement pas qu'il impliquerait le devant d'une scène...

Mais tout à coup, la voix de Ludmila se refroidit.


- Je suis contrainte de devoir avouer que oui, la France est mon pays d'origine.

Elle n'aurait pu être plus claire, à moins d'agiter un panneau géant « JE NE VEUX PAS EN PARLER » devant son nez. Et Isadora n'était pas bête au point d'avoir besoin de ça. C'était l'heure de faire machines arrières, toutes : on ne parlerait pas de la France ce matin ! Elle se contenta de hocher la tête et n'insista pas ; d'ailleurs, Ludmila changea aussitôt de sujet.

- Enfin bon, si tu as des questions ou quoi que ce soit d'autre par rapport à Terrae, je serais ravie de pouvoir t'aider.
- Merci, répondit-elle avec un sourire. Est-ce que je peux te demander si tu aimes cette école ? Tu t'y sens bien ?

Il ne lui venait pas vraiment à l'esprit de questions ou de besoins immédiats pour elle-même. Ce matin, d'excellente humeur comme elle était, elle ne doutait pas que tout serait mis en œuvre pour qu'elle se sente aussi intégrée que possible. Les lendemains, qui avaient coutume de lui sembler troubles et terrifiants, étaient soudain rieurs et engageants... au moins pour l'instant. Elle n'avait pas non plus particulièrement envie de parler d'elle-même, étant bien plus douée pour l'écoute que pour le bavardage. Elle vit alors, à la main de Ludmila, une jolie bague en ambre qui l'intéressa. Même si elle n'était pas branchée bijoux, elle savait à peu près, grâce à l'enseignement de sa mère, apprécier l'harmonisation des accessoires avec le reste de la personne et la tenue, et elle aimait bien la manière dont la couleur ambrée de cette bague s'assortissait à la chevelure rousse de Ludmila.

- J'aime bien ta bague, dit-elle donc simplement.
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Mer 8 Oct 2014 - 22:11
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J'étais d'une humeur maussade, et pourtant, j'avais envie de rester pour voir si ça irait mieux. Changer de sujet c'était la meilleur option. Ou plutôt la seule.

- Tu chantes ? Qu'est-ce que tu préfères chanter ?

- Je chante plutôt du genre... mmh... Je dirais à peu prés dans la tessiture de Christina Perri, quoi qu'un peu plus grave.  

Je lui souris, la musique, rien de mieux pour remonter le moral! D'ailleurs, il faudrait  qu'une fois les missions finies, je pense à appeler Nariwen et Kyle pour voir pour les répét'.
Isa ne me fit pas remarquer mon ton glacial quand au sujet de la France, mais hocha seulement la tête. Elle savait. Elle savait ce que c'était que d'avoir un passé douloureux.

- Merci, répondit-elle avec un sourire. Est-ce que je peux te demander si tu aimes cette école ? Tu t'y sens bien ?

Je la fixai un instant. Comment lui dire?

- Ecoute... Ici, nous avons tous un point commun: Un passé difficile voir même catastrophique. C'est pour ça qu'on est tous ici: A cause d'un vide. Bref... Quand le master est venu vers moi... Comment te dire... Disons que je l'ai suivis sans même ressentir ne serait-ce qu'un instant un once de bonheur. Et puis je suis arrivée. Les premiers temps sont souvent difficiles mais on s'y fait. Il nous faut un temps d'adaptation, c'est normal non? Et puis... Et puis tu fais de belles rencontres. C'est ce qui risque de t'arriver. Tu verras: Terrae n'est peut être pas la vie rêvée, ni même ta vie passée si tu la regrettes, mais elle nous permet de guérir de notre vécu. Et de nous accepter malgré tout. Même si parfois c'est dur, je n'ai encore jamais regretté ma venue ici.

Je me tus, lui laissant avaler les informations, doucement.

- J'aime bien ta bague, dit-elle alors.

Je fixai alors ma bague ambrée et souris, un air mélancolique au visage.

- Merci. C'est ma petite sœur qui me l'a offerte le jour de mes quinze ans. Elle avait économisé pendant des mois pour me l'offrir.

La petite bague, simple, était une pierre d'ambre de la même couleur que mes yeux, en forme ovale, incurvée dans un anneau argent. Simple et jolie. Blue voulait me faire plaisir et elle avait su le faire.
Je souris. Oui. Ma petite sœur était terriblement attachante.
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Jeu 9 Oct 2014 - 17:39
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- Je chante plutôt du genre... mmh... Je dirais à peu près dans la tessiture de Christina Perri, quoi qu'un peu plus grave.  

Isa n'écoutait jamais la radio, ne se tenait pas au courant du top 100 — concept qu'elle aurait à peine pu définir en fait — pas davantage de tout ce qui avait trait aux tubes du moment, et elle ignorait complètement qui était Christina Perri. Mais elle n'estima pas nécessaire de le demander, et se contenta de sourire. Quant au mot « tessiture », hem, elle avait bien une idée de ce que ça signifiait, mais il ne fallait pas trop lui en demander ! Visiblement Ludmila avait au moins quelques connaissances théoriques du sujet.

Quand elle lui demanda comment elle se sentait à l'école, bien qu'elle avait bien remarqué la froideur de son ton lorsqu'il avait été question de la France, Isa était loin de s'attendre au speech qui suivrait. D'humeur exceptionnellement optimiste, elle avait pensé naïvement offrir une sortie facile à Ludmila, qui sans doute se sentait bien mieux à Terrae que dans n'importe quelle vie obscure passée et en parlerait plus volontiers. Quelle erreur ! Au fur et à mesure que sa compagnonne parlait, Isa sentait ses propres yeux s'agrandir.


- Écoute... Ici, nous avons tous un point commun : un passé difficile voire même catastrophique. C'est pour ça qu'on est tous ici : à cause d'un vide. Bref... Quand le master est venu vers moi... Comment te dire... Disons que je l'ai suivi sans même ressentir ne serait-ce qu'un instant une once de bonheur. Et puis...

Ludmila continua à parler un moment ; puis elle se tut, et Isa en resta interloquée. Ohlà, comment avait-elle pu méjuger de la situation à ce point ? Tout ce que Ludmila évoquait ne correspondait pas du tout à ce qu'elle avait ressenti jusque-là. Oui, elle avait expérimenté le fameux « vide », et la souffrance, mais tout de même... Depuis qu'elle avait entendu parler de Terrae, et maintenant qu'elle s'y trouvait, elle se sentait plus heureuse et plus forte qu'elle ne l'avait été depuis longtemps. La vie n'avait pas été facile pour elle, mais elle estimait qu'il devait y avoir bien pire. Elle avait une mère aimante, des amis, même s'il lui arrivait souvent de se sentir loin d'eux, à cause de son caractère étrange... Pourtant, apparemment, la situation personnelle de la plupart des élèves dans cet institut était bien plus compliquée. Il faudrait qu'elle fasse preuve de davantage de tact...

Une nouvelle fois, elle ressentait cet écart inexplicable entre elle et les autres.

Il y eut un silence entre elles durant lequel elle réfléchit à cela.


- Je comprends, dit-elle enfin d'un ton un peu faible, en hochant la tête.

Se sentant maladroite, elle tenta de glisser vers un sujet plus léger, après un temps, en lui faisant un compliment sur sa bague. Un sourire se dessina sur les lèvres de Ludmila, mais ses yeux se voilèrent de tristesse.


- Merci. C'est ma petite sœur qui me l'a offerte le jour de mes quinze ans. Elle avait économisé pendant des mois pour me l'offrir.
- C'est gentil, dit-elle doucement.

Une petite sœur... Isa n'avait aucune fratrie ; elle l'avait parfois regretté. Ce silence était un peu gênant. Comment relancer la discussion ? Manifestement pas en l'interrogeant sur sa famille ou son passé. Une main enfoncée dans la poche de son manteau, l'autre tenant fermement son livre, elle regarda un peu autour d'elle, les arbres, le ciel de plus en plus bleu, non seulement parce que le paysage le méritait mais aussi pour se donner le temps de trouver quoi répondre.

Soudain, une question lui vint. Elle était sans doute un peu bateau, mais elle avait de quoi exciter réellement sa curiosité !


- Dis, ça m'intrigue... Je ne connais pas encore grand-chose aux pouvoirs. Quels sont les tiens ? Les as-tu découverts ?

Spoiler:
 
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Jeu 9 Oct 2014 - 18:49
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Je n'arrêtais pas de regarder ma bague, un sourire mélancolique aux lèvres. Et oui, Blue était la plus adorable des adolescentes que j'ai pu connaitre... C'était aussi ma jeune sœur. Blue.... Pourquoi l'avais-je abandonné? Ah oui, c'était le mieux pour... S'il lui arrivait malheur... Mon Dieu mais à qui pourrais-je faire croire ça? Je n'avais pensé qu'à moi, fuyant mon père, les coups, et la déception dans son regard... Ouai. J'ai foiré. C'est dans ces moment là que je me disais que j'aurais voulu voir Rin. Il m'aurait peut-être enlacé? Peut-être aurait-il su me remonter le moral? Non, ce n'est pas peut-être. Il aurait su. Et Nari? On aurait sûrement chanté et jouer pour se changer les idées, appelant peut-être Kyle au passage. Et Lumia? Elle m'aurait fait rire avec sa peluche. Adorable cette gamine. Et Akira et Ipiu? On aurait sûrement monté un mauvais coups. On aurait rit... Une fois mes missions, peut-être irais-je les voir tous.

- Dis, ça m'intrigue... Je ne connais pas encore grand-chose aux pouvoirs. Quels sont les tiens ? Les as-tu découverts ?

Hein?! Elle était au courant?! Quel était le crétin qui lui en avait parlé? Ludmila, doit-on te rappeler que tu as fait pareil avec Rin? C'était pas pareil! Bien sûr que si!
BREF.
Je la fixai une expression étonnée au visage.

- Quoi?! T'es au courant? C'est étonnant. Mais bon... Tu recevras tes pouvoirs en fonction de ton caractère. Personnellement, je maîtrise l'élément tonnerre, où plutôt l'électricité. Ainsi que la téléportation, de part ma descendance Lunaire. Tu peux être Eau, Air, Terre, Feu ou Tonnerre. Et après, Solaire ou Lunaire. Tes pouvoirs varient alors en fonction de ton caractère. Ensuite, tu montes en grade dans l'évolution de tes pouvoirs. Lorsque tes pouvoirs seront prés à éclore, tu vas devoir te faire initié par la directrice et les masters -pour la plupart, des professeurs-, puis l'étoilisation et enfin le passage au rang de master. Pour ma part, je suis initiée depuis quelques mois déjà.

Je la fixai avant d'ajouter quoi que se soit. C'est vrai que ça faisait beaucoup...

- En vérité... Les pouvoirs dépendent du Vide.... Ils viennent de là. Se sera à toi de faire le choix de les accepter, eux et leurs responsabilités, où de partir en oubliant tout de Terrae, mis à part quelques détails insignifiants. Ce sera ton choix. Voilà, je crois que je t'ai tout dit... Si tu as des questions n'hésite pas. J'ai encore deux heures devant moi avant de devoir partir pour des affaires.


HRP: Désolée, je sais que c'est très très très court, promis je me rattraperais au prochain post!!!
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Ven 17 Oct 2014 - 16:48
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- Quoi ?! T'es au courant ?
- Eh bien, oui... Quelqu'un me l'a dit... admit Isa d'un air gêné tandis que son interlocutrice s'étonnait.

Elle rougit légèrement. Oui, elle était au courant, mais ça n'avait pas été sa volonté de percer à jour des secrets qui ne lui étaient pas destinés. C'était bien loin du genre d'Isa de s'éloigner de l'ordre établi, de déranger l'autorité, elle qui préférait toujours prudemment — et même peureusement — se couler dans le moule pour plaire aux adultes. Elle espérait que ce savoir prématuré ne lui attirerait pas d'ennuis... mais après tout, ce n'était pas réellement de sa faute. Tout cela tenait à l'indiscrétion d'un jeune élève particulièrement bavard, à qui elle avait demandé son chemin, la veille, jusqu'au dortoir des novices. Il l'avait accompagnée jusqu'au bout et avait glosé tout du long sur sa vie, celle de l'internat, enfin jusqu'à glisser, comme si c'était plus fort que lui, une allusion aux découvertes extraordinaires, hors du commun et sensationnelles qu'elle ne tarderait pas à faire. Évidemment, sa curiosité en avait été attisée et comme tout être humain normal, elle ne s'était pas fait défaut de le relancer. Rien qu'une petite question qu'il avait passé cinq minutes à trop bien satisfaire. Inutile de le dire, elle en était restée comme deux ronds de flan, même trois ou quatre, en particulier quand il lui avait fait une petite démonstration de ses pouvoirs tout frais pour lui prouver ses dires. Entre ça et son arrivée à l'internat, cela faisait trop de nouveautés d'un coup : elle en avait été assommée. La nuit n'avait pas été de trop pour récupérer.

Ludmila passa un moment à répondre à ses questions ; des mots étranges comme « étoilisation » apparaissaient dans son langage, qui perdaient un peu Isa au passage. Il lui faudrait certainement du temps pour s'habituer à tout ça, rien d'étonnant à ce que les novices soient supposés en être informés petit à petit... Elle se demandait à peine, pour l'instant, quels seraient ses pouvoirs. Déjà, cela faisait beaucoup d'un coup mais en plus, elle avait du mal à croire que cela lui arriverait, à elle. Or, un autre sentiment naissait dans son cœur. La peur. Isa n'était pas courageuse. Elle était lâche, émotive, elle détestait le changement, elle n'avait rien d'une exploratrice. Or, elle se trouvait dans un endroit peuplé de gens qui disposait de capacités inconnues, inexpliquées et inhumaines. Ludmila lui confia maîtriser l'électricité et être capable de se téléporter. Une telle révélation l'impressionna malgré elle, bien qu'elle s'appliquât à n'en rien montrer. Pourrait-elle l'électrocuter sur-le-champ, si elle le désirait ? Comment imaginer qu'elle-même puisse développer des dons semblables ? Impossible. Elle commençait à en vouloir à cet élève trop bavard de l'avoir immergée aussi tôt dans un univers effrayant...

Isa ne comprenait pas très bien tout ce que lui disait Ludmi. Celle-ci venait d'évoquer le « Vide » en affirmant que les pouvoirs lui étaient liés, mais comment ? Comment, comment, pourquoi... On lui expliquerait tout, sans doute. Un sentiment de malaise la gagna : elle en savait beaucoup trop. C'est alors qu'une idée la glaça : s'il y avait des télépathes, à Terrae ? Elle en eut le frisson. Il y avait vraiment de quoi paniquer en pensant à tout ce qui était susceptible de la menacer à présent ! Il ne fallait pas qu'elle laisse son imagination s'emballer... Prendre tout ça au fur et à mesure...


- Si tu as des questions n'hésite pas. J'ai encore deux heures devant moi avant de devoir partir pour des affaires, dit enfin la jeune fille rousse.
- Je te remercie, murmura Isadora.

Elle venait de penser à quelque chose : Ludmila l'invitait toujours à lui poser des questions, mais elle ne lui en avait posé presque aucune jusqu'ici. Peut-être n'était-elle pas vraiment intéressée par le bavardage, ou avait-elle été refroidie par ses propres questions un peu maladroites ?

Des « affaires ». Comment donc fonctionnait cet étrange établissement ? Ludmi était une élève, mais elle parlait comme si elle était prise par un métier. Qu'est-ce qui se cachait derrière tout ça ? Isa n'avait pas envie de fourrer encore davantage son nez dans ce qui ne la regardait pas. Elle ne voulait pas non plus la gêner si elle n'avait pas réellement envie de discuter. Elle sourit.


- J'ai encore bien des questions, une nuée, en fait... ! Mais je n'ai pas envie de les poser. Ça fait déjà beaucoup à assimiler en si peu de temps... Je crois que je vais te laisser reprendre ton jogging. Peut-être que j'aurai le plaisir de te recroiser un de ces quatre. Bonne journée... Ludmila ! dit-elle en hésitant un peu sur ce prénom étrange. Et encore merci de toutes tes explications !

Elle ramassa son sac, se préparant à partir.
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Lun 20 Oct 2014 - 16:01
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Emploi/loisirs : Faire chier le monde et être un vrai petit diable ;)
Humeur : Ca vous regarde? Non mais sérieux laissez moi tranquille!

Plus je parlais, plus j'avais l'impression de terroriser la jeune fille. Oops, peut-être aurais-je dû mesurer mes paroles. Je la voyais tantôt curieuse, tantôt perdue et je trouvais cela injuste. Injuste pour elle. Hideko aurait su répondre bien mieux aux questions d'Isa que moi. C'est vrai quoi, je n'y connaissais rien moi! Ou plutôt pas grand chose...
Enfin bon...

Je te remercie, murmura Isadora. J'ai encore bien des questions, une nuée, en fait... ! Mais je n'ai pas envie de les poser. Ça fait déjà beaucoup à assimiler en si peu de temps... Je crois que je vais te laisser reprendre ton jogging. Peut-être que j'aurai le plaisir de te recroiser un de ces quatre. Bonne journée... Ludmila! Et encore merci de toutes tes explications !

Elle allait pour s'en aller, pour reprendre son sac mais je fus plus rapide et lui barrai gentiment la route.

- Excuses moi de t'importuner encore une fois mais j'espère ne pas t'avoir fait peur? Je me rappelle ma réaction quand on m'a parlé des pouvoirs. J'ai refusé d'y croire jusqu'à en avoir. Je sais combien cela peut faire peur. Tant de responsabilité et de découvertes en même temps, ça peut vite donner le vertige. Mais... Isadora je peux t'assurer une chose: Ici, on a tous un vécu et une histoire. Et... Nous sommes tous conscient du fait qu'il faut du temps pour guérir. Alors par delà les pouvoirs où même l'institut... Tu trouves de l'aide plutôt facilement.

Je réfléchis un instant. Je ne lui avais encore posé une question. Il est vrai que même si j'étais plutôt du genre sociale, j'avais plutôt peur de faire des gaffes.

- Ca te dérangerait que je marche un peu avec toi? Ca nous permettrait d'apprendre à nous connaître qu'est ce que tu en dis?

Commencer doucement, maman me l'avait toujours fait comprendre. Il ne faut pas donner l'impression de s'imposer seulement celle de vouloir tendre une perche.
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Le parc appartient à celles qui se lèvent tôt (PV Ludmi)

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