Partagez
Changement de programme. feat Eran ( terminé )
##   Mar 7 Oct 2014 - 18:37
Anonymous
Invité

Changement de programme.


feat Eran




Une fois la console éteinte, ça aura été vite fait de décider de la prochaine destination. Marvin se pose pas des tas de questions, si ça lui plait tant mieux, et puis sinon tant pis. Ils iraient ailleurs, il était pas du genre à flipper face à l'heure tardive ou au manque de sommeil. Ça peut toujours se rattraper pendant une heure de philo, ces trucs là. Il le laisse se glisser dehors après lui, résistant à l'alléchante envie de laisser la porte se refermer dans sa figure, tout ça suivi d'un rire sardonique. Mais Marvin il est gentil, alors il se contente de l'laisser passer avec un sourire trop naturel pour l'être. Faudrait pas le mettre en rogne dès le début de la soirée, ce serait trop bête, trop dommage. Il lance un œil à son portable quasiment à plat, histoire de faire comme si il pourrait estimer l'heure plus tard, rien qu'en regardant la position de la lune. Il y a jamais rien compris, à cette façon de lire dans le ciel, mais ça l'empêche pas d'admirer ceux qui savent le faire. Ses doigts se serrent un peu sur sa veste après avoir allumé sa clope - celle qu'il avait réussi à choper au vol, à une fille qui fumait dans l'arrière cour. Et ça fait du bien, il sent tous ses muscles se détendre alors que la fumée flotte au dessus de lui. C'est joli, c'est nuancé, tout plein de nuances de gris. /shot

L'air sent l'humidité même si le mauvais temps semble s'être cassé, et c'est tant mieux, parce que ça aurait surement suffit à décourager le brun. Il pleut pas mais il fait pas chaud non plus; ça le dérange pas plus que ça, il planque juste ses menottes dans ses poches mais c'est surement qu'une vieille habitude. Il espère que le pt'it a pas les chocottes dans le noir, de toutes façons les lampadaires sont encore allumés, mais ça saurait durer. Et puis il pourrait toujours le protéger en cas de problème, ou se barrer en courant, à voir. Y a pas un bruit  si c'est leurs pas tous légers, ils font leur chemin dans l'obscurité, ondulant entre les voitures et les merdes de chiens. Dans ses souvenirs, l'endroit se trouve pas trop loin des bâtiments, faut juste pas que sa mémoire lui fasse défaut, et c'est déjà pas simple. Il jette son mégot dans une grille d’égout et baisse sur son pote un regard sombre animé d'une lueur fascinante. C'était surement l'effet des lampadaires, et l'Allemand aurait bien apprécié observer leurs charmes sur les deux iris d'Aaron, celles qui ont la couleur de l'océan. Et mine de rien ça l’envoûte, autant que ça peut le faire flipper.

Il fini par apercevoir au loin la pancarte du fameux pub, celle qui y ressemble du moins. Le brun accélère un peu le pas quand la pénombre lui fait plisser les yeux. On dirait qui a moins de lumière dans ce coin, à moins que tout se soit coupé en même temps; il s'en fout même si il a plus de batterie donc pas de lampe sur son portable. Il devrait se fier à ses misérables sens et se diriger à l'aveuglette. Et c'est pas si difficile vu qu'ils arrivent devant l'entrée pas moins d'une minute plus tard. Tant mieux. Puis, quand il est sûr de pas avoir perdu son pote en route, il pousse les portes du bar, projetant de la tenir à Aaron pour qu'il puisse s'émerveiller devant sa brillante idée. Mais rien, on le voit même pas, le bar. Peut-être qu'on percevrait quelque chose si au moins ledit pub était éclairé. Mais de toutes façons, rien n'est éclairé, la porte est coincée et le bar reste vide de vie. En d'autres termes, il est fermé. << Oh. Merde. >> Marvin hausse ses épaules, premier réflexe, digne d'un jemenfoutiste, puis se tourne vers Aaron avec une moue plus dépitée. Son plan venait de tomber à l'eau, il ne pourrait pas goûter aux vraies saveurs de la vie. Pas ce soir, du moins.  A moins qu'ils trouvent autre chose sur le chemin. Ce qui lui paraît quand même peu probable.

La zone dans laquelle ils étaient arrivés est plus déserte, plus silencieuse aussi. L'Allemand laisse un soupir las s'échapper d'entre ses lippes, laissant à son regard le bon plaisir d'analyser ce qu'il y a autour de lui. Pleins d'arbres, des bâtiments, des voitures et la classique route qui commence à l'ennuyer. Mais y a quelque chose qui attire son attention,  c'est comme une pt'ite entrée planquée au milieu des fourrées. Et c'est surement sa curiosité, cette curiosité légendaire qui le fait flancher pour qu'bientôt il se retrouve à s'y faufiler, comme un con, invitant explicitement son pote à le suivre dans son délire. Ca valait quand même le coup, un pt'it oh de surprise et une tête de mioche bien heureux. Il relève ses deux iris sombre de l'herbe dégueulasse et découvre un champ. Mais pas n'importe quel champ, un champ gigantesque, remplit de fleurs de toutes les couleurs. Marvin c'est pas un romantique qu'on attendrit facilement, mais ça parvient quand même à faire pétiller un peu ses yeux habitués à la couleur dégueulasse des murs de sa chambre d'internat.

Il s'laisse porter par les bourrasques de vent, elle viennent foutre ses cheveux un peu plus en bataille et s'infiltrer dans sa veste pour tenter de lui décrocher quelques frissons. Y a les rayons de la lunes qui éclairent les pétales, on s'croirait en plein rêve. Et comme pour vérifier qu'il est pas tomber la tête en avant, qu'il est pas en train de délirer complètement, il s'tourne vers Aaron. Et la lueur bleuté qu'il croise suffit à lui dire que ouais, c'est bien vrai. Il est pas encore devenu fou, le Marvin. Il se laisse tomber au milieu d'un tas de fleurs rougeâtres, grimaçant à peine au choc dur sous ses fesses. /shot² La flemme l'avait atteint, une fois de plus, pt'être une fois de trop pour l'Américain. C'est pas grave, il allait apprendre à aimer les fleurs. Et ça l'fait vachement sourire, Marvin, rien que d'imaginer sa bouille pour l'instant planquée à contre lune. << J'sais pas toi, mais moi ici j'suis bien. >>


Dernière édition par Marvin Wolf le Sam 11 Oct 2014 - 23:08, édité 2 fois
##   Mer 8 Oct 2014 - 3:23

Personnage ~
► Âge : 17 ans
► Doubles-comptes ? :
► Rencontres ♫♪ :
Aaron Eran
Aaron Eran
Etoile Tonnerre Lunaire
Messages : 335
Date d'inscription : 23/02/2014
Age : 20
Emploi/loisirs : Lire et écrire.
Humeur : Je larveeee ~


Aaron, il aime bien le silence de la rue déserte. C'est tranquille. Un tantinet flippant, mais c'est tranquille. L'air est humide, lourd et froid, mais ça ne le dérange pas. Au contraire ça le rassure presque. Ça colle bien avec l'ambiance. Il y a beau avoir quelques bourrasques de vent de temps en temps, sa veste le protège. Quand bien même, à cause de ces vent violents, ses cheveux obstruent sa vision et qu'il perd de vue son camarade, il lui suffit simplement d'atteindre. Atteindre quelques secondes qu'il apparaisse dans le cône lumineux que forme la lumière du prochain lampadaire puis trottiner pour le rejoindre. Il faudrait sérieusement, qu'il pense à se les faire couper. C'est pas qu'ils sont trop long, c'est juste que là, il commence un peu à ressembler à une fille.

Au début, ils marchaient côte à côté puis au bout d'un moment, l'adolescent avait, sans le vouloir, ralentit sa marche qu'il avait essayé de caler sur celle de son ami, pour reprendre son allure de flemmard. Marchant à peine derrière lui. Parfois, quand il était sûr que l'Allemand ne le regardait pas, l'adolescent s'amusait à sautiller entre les flaques. C'est marrant. C'est comme si c'était un retour en arrière, quand il s'amusait à croire que le sol n'était que de la lave, et que, s'il le touchait il mourait. Sauf que là, le sol était safe et c'était les flaques qui représentaient la lave. C'était stupide. Stupide mais amusant.

Toute la tristesse qu'il avait éprouvé dans la salle commune était passée. Comme balayée par ces longues parties de jeu et le fait d'avoir trouvé quelqu'un avec qui le temps passait. L'adolescent se sentait léger. Il aurait bien aimé continuer à jouer, mais bon... Captivé par son propre monde qui se redessine sous ses yeux, le garçon ne fait plus attention à son ami. Le suivant sans vraiment le suivre. C'est étrange lorsque quelque chose se reconstruit sur les ruines d'une autre chose. Cela a quelque chose de magique... D'un peu triste. Parce qu'au fond, il sait qu'un jour il oubliera tout cela. Qu'il mettra tout de côté pour mieux reconstruire sa petite vie. Sauf que s'il fait ça, il devra les oublier... Et ce n'est pas une chose qu'il veut.

Le jeu s'arrête lorsqu'il manque de percuté Marvin dans le noir. Comment était-il arrivé là ? Il n'en avait aucune idée. Son attention légendaire avait encore fait surface. Il ne peut retenir un léger sourire lorsqu'il le voit se battre contre la porte pour l'ouvrir. En vain. Les portes sont toujours les plus fortes... L'adolescent ne peut retenir un léger rire amusé lorsque son ami exprime à voix haute sa déception. Une déception qu'il lui montre par une moue dépitée. Aaron ne peut compatir. Il ne savait même pas où ils étaient censés aller, donc bon... Il se contente de suivre.

A peine la déception exprimée, le brun repart dans un autre sens. Cette fois-ci, l’adolescent fait un effort pour rester connecté avec la réalité. Mais ce n’est pas facile. Le jeu ne l’intéresse pas, et il se contente de le suivre d’un pas assez lent car il ne comprend pas où Marvin veut l'entraîner. Aaron, il aime bien prendre son temps quelque fois… Il aura beau dire que la découverte du brin ne l’intéresse pas, il ne peut s’empêcher d’imiter sa réaction à la découverte du paysage. Gigantesque étendue de fleurs de toutes les couleurs, baignée par la pâle lueur de la lune. L’adolescent n’a qu’un mot pour décrire ce qu’il a sous ses yeux : magnifique. Finalement il se laisse tenter par le jeu. D'abord en regardant son ami se faire « emporter » par le vent, puis en éclatant de rire lorsque ce dernier tombe en provoquant une explosion de pétale rouge. Il pourrait presque croire que c’est du sang. 

L’adolescent est tellement occupé à rire qu’il se fait lui aussi emporter par le vent. En même temps, un poids plume comme lui, ce n’est pas bien dur. Sauf que quand il part dans une crise de rire, c’est dur de l’en sortir, et au final il finit par marcher à la façon d’un soulard. Mais quand on marche à la façon d’un soulard dans un champ, où il y a des fleurs et des pierres, ça a tendance à ne pas faire de cadeau. C’est surement pour ça qu’il glisse comme un con dans une pente. Enfin glisser est un grand mot, trébucher sur une pierre traître et dévaler la pente en roulé-boulé correspondrait mieux à l’action que le pauvre adolescent vient de subir. Lorsque le sol se dérobe sous ses pieds, il ne peut retenir un cri suraigu qui se glisser entre deux éclats de rires.

De la terre presque boueuse et des pétales de fleurs pleins les cheveux, le garçon ne peut s’empêcher de reprendre sa crise de rire lorsqu’il se trouve étalé sur le ventre au bas de la pente. C’est drôle de voir à quel point, il peut être maladroit. Au bout de longues minutes, il finit par se calmer. Autant parce qu’il n’a plus de souffle à force d’être allongé sur le ventre, mais aussi parce qu’il a mal. C’est sûr qu’après être tombé de la même façon dont il était tombé, c’était tout à fait normal d’avoir mal. Il avait mal un peu partout mais bon... Il y était tellement habitué qu’il n’allait pas se mettre à geindre juste pour ça. Se rappelant qu’il avait un pote à rassurer, Aaron se retourna  sur le dos et le ciel s’offrit à lui. Immense et parsemé de points brillants, la lune trônait fièrement dedans. Soufflant doucement pour soulager ses poumons épuisés à force de rire, l’adolescent finit par prendre la parole.

- Ch’ui en vie si ça t’intéresse ! J’me suis trouvé un coin assez sympa et…

Aaron laissa échapper un long oh qui traîna en longueur, signe d’un grand émerveillement chez le garçon. Ses yeux se mirent à pétiller alors qu’il s’asseyait.

- La vache, viens voir ça…

Une belle fleur noire comme… la nuit ? Non elle n’était pas si noire que ça… Plutôt noir comme… comme… Les yeux de Marvin ! Un grand sourire se dessina sur le visage de l’adolescent. Il aimait bien les yeux de Marvin. Leurs couleurs l’apaisaient. C’était sympa comme couleur, autant parce que c’était tellement commun qu’au bout d’un moment on n’y prêtait plus, autant car il avait… un truc, un truc qui les rendaient particuliers. Étirant ses bras qui étaient maintenant douloureux, le garçon fit à l’attention de son camarade.

- Tu crois que les fleurs bleues peuvent exister ?


##   Mer 8 Oct 2014 - 9:34
Anonymous
Invité

Changement de programme.


feat Eran




Dans un soupir, l'Allemand jette un regard vers le ciel, la peau déjà parcourue de frissons. Ça fait un bail que l'astre lunaire l'a pas autant captivé. Il est froid alors qu'il est trop loin pour qu'on puisse l'effleurer en tendant le bras, c'est beau alors que d'ici on ne peut apercevoir qu'une partie de sa dite beauté. Il s'humecte les lèvres, se demande un instant comment c'est, de l'autre côté, celui qu'on ne voit jamais. De toutes façons les réponses à ça on les trouve pas par hasard, 'pis ça allait pas l'empêcher de trouver le sommeil une fois rentré. Y a un cri sur-aigu qui le tire de sa rêverie. Il tente de lever la tête, se tordant le coup pour tenter d’apercevoir un morceau de la victime. Sans succès. Peut importe, puisqu'il lui confirme quelques secondes plus tard que ouais, il va bien. Le brun soupire de nouveau et glisse ses longs doigts entre les touffes d'herbes grasses et mouillées. Qu'est ce qu'il foutait là, dans un champ de fleurs au milieu de la nuit ? Y semblait pas avoir beaucoup à faire ici.

Marvin se redresse quand on le rappel, la douleur de ses membres endoloris le fait un peu grimacer, et faut quelques secondes pour trouver dans quelle direction l'autre a filé. Ça aurait été surprenant de voir une vraie vache à cette heure ci, même si cette réflexion a surement le mérite de l'amuser lui, et lui tout seul. Mais c'est pas grave, il a vite fait de ravaler son sourire de mioche pour s'appliquer à trouver l'Américain. Et c'est pas simple, mine de rien,  jusqu'à ce qu'il s'aperçoive qu'il est carrément planqué, couché sur le sol. Il avance prudemment vers lui, à l'aveuglette dans l'obscurité qui défaille sous les puissants rayons de l'astre froid. C'est dur de pas se casser la gueule, rien que pour les dizaines de fois où son pied se tord sur la terre calleuse et qu'il manque de faire comme le pt'it et de s'étaler.

Finalement il lui faut pas longtemps pour le rejoindre, et se laisser tomber de nouveau, pt'être un peu plus doucement que la première fois; parce que faudrait pas user ses fesses si jeune.
Il observe sans un bruit la découverte de son pote et ses pétales enveloppées d'une couleur terne, impassible. Il s'y connait pas non plus en fleurs, mais c'est joli. Ça s'arrête là. Alors il considère sa réflexion, observant d'un œil distrait les différentes couleurs tout autour de lui, en tentant de pas s'démonter le cou. Y a vraiment de tout, il s'demande même un instant si elles ne sont pas artificielles. Il y en a une, une bleue, juste là. Le brun rassemble son peu de délicatesse et la cueille, pour venir la poser sur la jambe du pt'it. C'est comme un cadeau, ceux que font les mômes pour montrer un peu de leur gratitude, c'est fait à leur manière, avec leurs moyens. C'est pt'être en relevant la tête, face à son pote, qu'il se rend finalement compte de l'originalité effarante de la situation.  Il habille son visage d'une expression de gamin, les yeux noircis alors qu'il lance un regard foncé à Aaron, les sourcils à moitié froncés et les lèvres pincées, tellement crispé qu'apparaît une fossette au coin d'sa joue. <<  Faut croire qu'on peut pas faire dans la normalité. >>

Bordel. Ils sont assis face à face dans un putain de champ de fleurs, au milieu de la nuit. Dans la plus grande partie des cas, quand on rencontre quelqu'un - qu'on trouve sympa, en l’occurrence - on l'invite à boire un pot, ou bien on fait des conneries en classe, on se partage le repas à la cafette. Un tas de trucs normaux que font les gens normaux, et personne s'en plain, de ces trucs là. Pourtant Marvin s'en fout pas mal, de ne pas être dans le mouvement. Parce qu'aussi longtemps qu'il saura vous faire gober ses mensonges, il pourra bien traîner derrière lui la réputation qu'on choisit d'lui donner : il est bien trop convaincu de sa hauteur pour accorder la moindre attention à c'qu'il considère alors comme des conneries. Il prend ce qui vient comme ça vient, et l'accepte sans se poser d'avantage de questions. De nouveau y a le vent qui se fait ressentir, plus froid que la fois d'avant. L'Allemand plaque un sourire de gamin sur ses lippes en observant les longues mèches ébènes de son pote jouer les rebelles. C'était quoi son délire, de laisser ses cheveux si longs ?

Ça vole, ça se colle sur ses lèvres humides, et y a plus moyen d'apercevoir l'océan, comme si il s'était cassé, tout entier. Avec une pointe de maladresse, les doigts de l'Allemand vont tenter de caler la mèche derrière son oreille, quelque part où elle ne gênerait plus personne. Il pince des lèvres en soupirant, parfaitement conscient de c'qu'il venait de faire, et pourquoi ces trucs là se faisaient pas. Pourquoi ça n'a plus le droit d'être normal. Mais son rictus trahit son faux désappointement. Il s'en contrefout. Alors il lance à son pote un regard amical, une sorte de défi qu'il était pt'être le seul à cerner. C'était pas comme s'il y tenait; de ça aussi, il s'en foutait. << J'aime bien voir les yeux des gens avec qui j'cause. >> Ses sourcils se froncent légèrement malgré ses efforts pour adoucir son regard, son égoïsme s'est barré  pour ne laisser qu'une trace abstraite qui se retient de renaître. << Surtout quand ils sont beaux, comme ça. >>


Dernière édition par Marvin Wolf le Mer 8 Oct 2014 - 19:23, édité 2 fois
##   Mer 8 Oct 2014 - 16:04

Personnage ~
► Âge : 17 ans
► Doubles-comptes ? :
► Rencontres ♫♪ :
Aaron Eran
Aaron Eran
Etoile Tonnerre Lunaire
Messages : 335
Date d'inscription : 23/02/2014
Age : 20
Emploi/loisirs : Lire et écrire.
Humeur : Je larveeee ~

 
Assit en tailleur, les coudes appuyés sur les genoux et le menton dans les mains, Aaron se démontait un peu le cou pour observer la fleur. Ce n'est pas commun une fleure noir... Mais ça ne fait que la rendre plus belle. Aaron n'est pas un génie des fleurs, il ne connait que les plus communes, celle qu'on voit tout le temps partout... De type rose, tulipe ou chrysanthème, mais voilà... Celle-là ne lui disait absolument rien. Alors quand bien même il ne connaissait pas son nom, il tentait de lui en trouver un. Le monde cesse d'exister et il n'y a que lui et cette fleure sans nom.

C'est sûrement à cause de cette habitude à ignorer le reste du monde, lorsque quelque chose l'intéresse, que pendant un bon bout de temps les Rockwell l'avaient envoyé chez un psy. D'ailleurs, ça n'avait pas donné grand chose. Juste une énorme perte de temps et d'argent. En même temps, ce n'est pas de sa faute si, déjà à cet âge-là, il ne prêtait guère attention à ce qui ne l’intéressait pas. Trouble de l'attention, qu'il avait appelé le psy. Pourtant ça ne l'avait pas empêcher de passer toutes ses classes. En même temps... Il n'aurait pas aimé voir la réaction des Rockwell si il s'était retrouvé avec une demande de redoublement.
<<  Faut croire qu'on peut pas faire dans la normalité. >>

Aaron sursauta lorsque la voix de l'Allemand le fit revenir sur Terre. Depuis combien de temps se tordait-il le cou à essayer de trouver un nom à cette fleur... Assez longtemps pour commencer à y avoir mal. Laissant un léger soupire s'échapper, l'adolescent finit par étirer ses bras alors qu'il étouffe un bâillement contre son épaule. Il n'a toujours pas trouvé de nom. Tant pis, c'est pas la mort de ne pas savoir nommer une chose...

L'adolescent est encore en train de bailler quand son regard tombe sur une fleure bleue posée sur ses genoux. Il laisse échapper un long "oh" complètement émerveillé alors que ses yeux se mettent à pétiller de joie. Il ne savait pas qu'une telle couleur pouvait exister. Dire qu'il avait balancé la question comme ça... Certes elle n'égalait pas le bleu de ses yeux, mais voilà... ça restait un beau bleu. Un bleu qui se fait voiler par ses cheveux ébènes alors qu'un vent glacé traverse les champs.

Franchement... Dès qu'il se trouve une paire de ciseau acceptable, il se les coupe. Parce que franchement, là, ce n'est plus acceptable. A chaque coup de vent, il se les bouffe et c'est juste affreux. Pas qu'ils ont un mauvais goût, juste que ce n'est pas très agréable. Et qu'à chaque fois il est obligé de les remettre en arrière parce que ce foutu vent n'est même pas capable de le faire. Soufflant d'énervement pour faire voler les mèches qui lui couvrent la vision, l'adolescent sent une pointe d'agacement monter en lui. 

C'est agaçant. Vraiment agaçant. Secouant la tête pour essayer de les remettre correctement, rien à faire, ils se sont décidés à être dissident... Un soupire d’agacement traverse ses lèvres tandis qu'il se résigne à lever la main pour les caler derrière ses oreilles. Mais l'Allemand le devance pour une mèche.

...

Aaron relève la tête alors que ses yeux bleus cherchent une explication dans ceux noirs de l'Allemand. Cachés par ses cheveux, ils pensent qu'ils sont introuvables. Même l'oeil qui se retrouve avec une mèche en moins, coincée derrière son oreille. Sa moue agacée se transforme en une moue boudeuse. Ce n'est pas que le geste de Marvin à quelque chose d'étrange c'est juste que... que... Qu'il y a quelque chose qui coince. Se crispant légèrement, il ne peut s'empêcher de guetter la réaction de l'Allemand. Un simple sourire amical...
<< J'aime bien voir les yeux des gens avec qui j'cause. >>

L'adolescent se détend. Finalement ce n'est que ça. Il n'y a pas de mal. Après tout, où il est le mal à vouloir voir les yeux de son interlocuteur... ? Nul part.
<< Surtout quand ils sont beaux, comme ça. >>

Aaron ouvre la bouche pour répliquer quelque chose, mais quand il prend conscience de ce que cela voulait réellement dire, il tourne la tête directement. Le nez légèrement levé vers le ciel comme à son habitude lorsqu'il prend la mouche.
- Ils n'ont absolument rien de beau, réplique-t-il d'un ton boudeur. Ce sont juste des yeux bleus. Y a plein de gens qui ont des yeux bleus. J'vois pas pourquoi les miens seraient plus beaux que les leurs.

Le cœur gros, il finit par baisser la tête vers le sol en détournant le regard. S'il n'aime pas ses yeux, c'est uniquement car son frère à les mêmes. A une ou deux teintes près... A chaque fois qu'il les voyait dans le miroir, il avait envie de pleurer... Maintenant il avait envie d'aller se blottir quelque part. Au chaud de préférence. Mais là, il se trouve en plein air avec un vent a lui glacer le sang. Alors autant dire que les endroits chauds, il n'y en a pas des masses. Croisant les bras avec une moue boudeuse enfantine plaquée sur le visage, l'adolescent fronce légèrement le nez. 

C'est stupide de prendre la mouche à cause de ça.  Il ne l'a pas fait exprès. Il ne peut pas l'avoir fait exprès. Alors pourquoi lui en vouloir... ?
- Puis, ajouta-t-il doucement, de toute façon... Ce ne sont que des yeux... 

Oui... Il ne savait pas quoi dire pour argumenter sa mini prise de tête. Alors il essayait. Il essayait, mais il n'y arrivait pas... Alors il tira sur la fleure noire pour la prendre.
- Puis les yeux noirs sont meilleurs ! Finit-il par s'exclamer en relevant les yeux et en plantant dans ceux de Marvin.

Relevant légèrement le nez comme pour le défier de répliquer à cet argument complètement nul, un fin sourire amusé se dessinait lentement sur le visage de l'adolescent. Se levant d'un coup, en prenant garde à garder les fleurs, il traversa d'un pas léger comme l'air, la distance qui le séparait de l'Allemand. S'asseyant entre les jambes de Marvin aussi vite qu'il s'était levé, l'adolescent pencha la tête en arrière pour apercevoir la tête de son ami et levant la fleure noir il ajouta :
- Puis toi, au moins, on t'as pas déjà prit pour une fille à cause de tes cheveux, fit-il en tirant avec une moue boudeuse sur une mèche de l'Allemand. Nan ?

C'est vrai qu'en le regardant de son point de vue, Marvin avait l'air sacrément impressionnant. En même temps, il devait surement faire dix centimètres de plus que l'adolescent. C'était intéressant de voir de son point de vue. Intéressant et étrange. Puis, au final, il l'a trouvé son endroit chaud. L'idée que cette action puisse déranger l'Allemand ne l'effleure même pas une seconde qu'il enchaîne déjà sur une autre question.
- Tu viens d'où, au fait ? Demanda-t-il de but en blanc alors que son regard se perdait dans les étoiles.


##   Mer 8 Oct 2014 - 19:27
Anonymous
Invité

Changement de programme.


feat Eran




L'Allemand hausse simplement les épaules face à l'incontestable moue d'Aaron. Il s'dit tant pis, c'était qu'un compliment, et il a rien à redire là dessus. Que de toute façon, c'est subjectif, on aime ce qu'on aime et personne pourra rien y changer, à ça. Ça le fait même pas tilter de le voir se mettre dans un état pareil, pour une simple remarque. Faut dire qu'il est pas devenu plus futé entre temps, Marvin. Alors il l'ignore, haussant une autre fois les épaules pour la forme, histoire de ne pas avoir à donner de justification plus tard. C'est pas parti d'une mauvaise attention, il suppose qu'il le savait, ou plutôt il prétendait pas être si intimidant. Ravalant son début de moue, il bronche pas en sentant une mèche se faire coincer entre les deux doigts du pt'it, bien que celui-ci tire  légèrement dessus, comme pour affirmer une possible vengeance. Pourtant l'Allemand reste impassible, la gorge sèche et les yeux entrouverts, baignant dans une béatitude peu commune. Et pour une fois ça fait du bien, d'pas s'enquiquiner des emmerdes éculées du quotidien.

Pis d'un coup l'autre se lève et, avec une vitesse qui échappe à l'Allemand, il vient se caler tout contre lui; juste là, entre ses jambes. Et c'est dur de le retenir, le cri de surprise. Pourtant il y arrive, il le fait, malgré tout contraint de retenir son souffle pour pas faillir et l'éjecter de manière peu cordiale. Le brun dit rien, le laisse prendre ses aises enroulés dans ses jambes. Il s'dit aussi qu'à côté, son geste était bien anodin. Parce que pt'être qu'il avait envoyé sa virilité foutre le camp, que sa potentielle douceur lui avait donné des airs de romantique androgyne; mais ça restait un mec, jusque dans son froc. Il sert la mâchoire, tentant d'ignorer les décharges de détresse dans son bassin. Ça brûle, ça remonte dans tout le ventre, et bordel que ça fait mal. Il tient pas jusqu'à la fin de la phrase du pt'it et bascule pour le mettre par terre, toujours avec un minimum de douceur malgré ses dents grinçant de mécontentement.

Marvin prend l'étonnante initiative de ne pas le laisser filer toute suite, parce qu'il a d'autre projets, et qu'ça lui tient à cœur pour une fois. Il se pose doucement sur les cuisses de l'Américain, prenant garde de ne pas toucher de parties sensibles, ce qui ne ferait que répéter l’erreur idiote qu'il venait de commettre. Il avait encore une partie de sa tête, malgré la légère fatigue qui se faisait déjà ressentir sur ses paupières étrangement lourdes. Pourtant il lutte, il a des plans pour se garder bien éveillé, et ça trompe pas ces choses là. Le pt'it est coincé de toutes façons, il tient fermement ses poignets contre ses hanches, aplatis sur l'herbe grasse.  Il profite de l'occasion pour faire rouler son regard sur l'échine du brun, glisser sur ses flancs et faire quelques escales entre les traits de son visage. Et ça l'fait sourire, cet air de gamin adorable.

À profiter de la vue sur l'horizon qu'il a nommé sien pour une après-midi, il a oublié de lui répondre. Grimacer a suffi à souligner l'efficacité des conneries du pt'it. Et pourtant. C'est pas comme si ça pouvait les arrêter, ça aura simplement permis de changer de sujet, d'faire une médiocre diversion. Parce qu'il en a aucune envie d'en parler, d'sa vie d'avant. De son père irresponsable et d'sa mère cavaleuse, puis du mélange étriqué que cela avait donné. Qu'est ce qu'il pourrait bien dire d'intéressant, de constructif ? Un bled qu'on oublierait de placer sur une carte, avec des maisons d'un style commun à la région, remplies de vieilles personnes. Pt'être qu'elles étaient mortes, depuis le temps, qui avait plus personne. Cette image lui fout des frissons désagréables sur la peau avant qu'il s'presse de la chasser vite et loin de sa tête trop bienheureuse.

Il se reconcentre un peu sur son pote, une lueur d'amusement dans le regard. Heureusement que le sol est confortable, que l'herbe fait comme un matelas pour amortir leurs chahuts. Mais qu'il le soit pas, ça lui aurait sûrement pas empêché d'avoir cette idée. << Il est chatouilleux, Aaron ? >> Ses yeux se font rieurs et il prend pas la peine d'attendre sa réponse. Il est obligé de craindre, personne ne craint pas les chatouilles puisque lui y est pas insensible. Son cas une généralité, évidemment, comment on fait pour rester imperturbable quand quelqu'un vient nous pincer les hanches, le ventre ou les côtes ? Et puis de toutes façons, il n'a pas le choix puisqu'il est déjà en plein vol, qu'il atterrit dans moins d'une demi seconde sur lui pour commencer la bataille. Faut pas longtemps pour qu'un sourire de mioche victorieux étire ses lèvres jusqu'à ses yeux, puisque ça marche, il doit déjà serrer ses prises pour le garder immobile. Ca marche même étrangement bien, le pt'it a pas une force herculéenne et le brun peut se détendre sans souci pour continuer sa petite affaire. Lui qui s'était préparé à souffrir, à se mordre les joues, la langue, serrer les dents, les poings. Ces trucs ridicules, aussi nombreux qu'ils puissent paraître, qui ne gagnent sûrement jamais contre le système nerveux.
Quand il commence à se lasser, de chercher un peu partout les endroits qui le chatouillent, les doigts de l’Allemand se détachent de lui et ça le fait brusquement revenir sur Terre. La lumière lunaire se fait plus froide, elle l'fait grimacer et imaginer un peu comment ça pourrait se passer. Pas question de rentrer au dortoir et de s'isoler dans sa chambre noire, il en a aucune envie. Il est comme un gosse qui veut pas rentrer, il fait un putain de caprice qui fera chier tout son pt'it monde alors qu'au final, on sait très bien qu'il finira chez lui et dans son lit. Sauf que Marvin, c'est un grand gosse majeur, il a l'habitude d'y céder, à tous ces caprices, et le monde en chie quand même. Un putain d’égoïste.

Il soupire dans une aise naïve et se laisse tomber sur le côté, histoire de ne pas faire morfler plus longtemps ses jambes frêles de pt'it garçon. Il va planter ses yeux dans le ciel, c'est noir, ça bouge pas et ça fait languir. Il se serait bien couché, les yeux fermés et l'esprit vide, mais un truc lui dit qu'il assumera pas de se réveiller demain tout seul, comme un con au milieu des fleurs. Alors il repasse une énième fois ses mains contre l'herbe, priant à moitié, comme si une clope pouvait se cacher là, au milieu de deux pétales. Mais y a rien, bien évidemment, juste lui et l'Américain, qui disait plus rien depuis déjà un moment. Il fait pivoter sa tête de quelques centimètre vers lui, histoire de l'apercevoir, puis la penche sur son épaule. On dit que ça donne un air mignon, 'pis ça l'fait marrer surtout. D'imaginer un instant qu'il pourrait l'attendrir avec ses pauvres talents d'acteur. << J'commence à être fatigué. >> Il détourne le regard, l'air grave. L'Allemand avait pas la foi de se lever et de migrer vers un endroit convenable. Il envisageait pas non plus de demander à se faire porter comme un gosse qui se serait endormi sur le canapé. Déjà parce que ça le branchait pas plus que ça, pis le pt'it devait faire la moitié de son poids. Non, il exagère. Mais même, c'est pas valable. Il hausse les sourcils, fatigué, puis tente de repartir à la conquête de l'océan. Et ses iris sous la lumière blafarde, putain que c'est beau. Ça l'déstabilise mais il laisse rien paraître, planqué derrière ses cernes et son air blasé. C'était un coup bas, il le savait. << Et ça me branche pas trop, de pioncer dans les fleurs. >>


Dernière édition par Marvin Wolf le Jeu 9 Oct 2014 - 18:20, édité 1 fois
##   Jeu 9 Oct 2014 - 12:31

Personnage ~
► Âge : 17 ans
► Doubles-comptes ? :
► Rencontres ♫♪ :
Aaron Eran
Aaron Eran
Etoile Tonnerre Lunaire
Messages : 335
Date d'inscription : 23/02/2014
Age : 20
Emploi/loisirs : Lire et écrire.
Humeur : Je larveeee ~


Aaron n'a pas le temps de finir sa question, qu'il se fait éjecter. Se trouvant d'abord sur le ventre, le souffle légèrement coupé car il ne s'y attendait pas, il se mordit légèrement la lèvre inférieure. Putain... Qu'est-ce qu'il lui avait prit de prendre ses aises comme ça ? Merde. Marvin n'était pas son frère. C'est juste un type qu'il apprécie bien. L'adolescent finit par se retourner sur le dos, mais à peine cette action faite, l'Allemand en profite pour l'immobiliser en s'asseyant sur ses jambes et en lui bloquant les mains.

Un air ébahit s'amuse à venir cacher le sourire de l'adolescent. Regardant sans comprendre son ami... Du moins jusqu'à ce que celui-ci lui demande s'il est chatouilleux. Cette fois-ci c'est un air effrayé qui vient se peindre sur son visage. Il n'a même pas le temps de répondre qu'il se fait attaquer. Alors qu'il est en train de mourir de rire, il cherche vainement à s'extirper. Mais en vain. Faut dire que Marvin s'est salement bien installé, et que tout ce que l'adolescent peut faire pour s'enfuir c'est se tortiller misérablement au sol. Ce qui ne fait que redoubler son fou rire puisqu'il se dit qu'il doit être bien pitoyable...

Puis au bout de ce qui lui semble être une éternité, l'Allemand le relâche enfin. Le souffle court et l'adrénaline faisant battre son cœur à la chamade laissèrent l'adolescent complètement étourdi. La tête vide de toute pensée, il se contentait d'observer la lune. Cet astre si beau. Cet astre dont son pouvoir dépendait. C'est vrai qu'il avait toujours aimé la lune. Contrairement au soleil, on ne se blesse pas en la regardant et puis... puis elle semblait si douce. Il écouta vaguement Marvin lorsqu'il lui dit qu'il commençait à être fatigué. Lui... Ah... A ces mots, l'adolescent lâcha un immense bâillement alors qu'il s'asseyait. Lui aussi il était fatigué. Il aurait bien aimé rentrer dans sa chambre, mais il avait la flemme de le faire en marchant...
<< Et ça me branche pas trop, de pioncer dans les fleurs. >>

L'adolescent lâcha un léger rire. Lui aussi l'idée de dormir dans les fleurs ne lui plaisaient pas. Puis si c'était pour se réveiller complètement trempé, non merci. D'ailleurs en parlant d'être trempé... Un immense nuage se glisse lentement devant la lune. Baignant le champ dans une obscurité des plus totales. Aaron cligne des yeux en essayant vainement d'apercevoir quelque chose, mais rien... Il y a même un silence aux allures de fins du monde qui se fait entendre. Puis petit à petit, y a comme un grondement qui s'élève.
- Awhn nan ! Ça va jamais se calmer ?! S'exclama l'adolescent en regardant vainement autour de lui.

Laissant échapper un soupire mécontent, Aaron se leva avec difficulté. Faut dire qu'en glissant, il s'était fait mal à la cheville. Ce n'est qu'après avoir fait un pas qu'il se rendit compte à quel point il faisait noir. Il n'y voyait pas plus loin que le bout de son nez et le grondement s'intensifiait alors que des frissons le parcourait. L'air était humide et lourd, comme lorsqu'il était dans la salle commune.
- Euh... Marvin ? Appela-t-il complètement désorienté.

Ses yeux scrutaient l'obscurité. Il faut dire qu'avec ses yeux bleus clairs ça devait être plus facile de le repérer que Marvin avec ses yeux ébènes. N'obtenant aucune réponse, et du genre légèrement parano, il l'appela une seconde fois. Étrangement, Aaron ne pouvait s'empêcher d'avoir l'image d'un chaton appelant sa mère dans la tête. C'était affligeant. Alors que son coeur battait de plus en plus vite à mesure que le grondement se rapprochait, il chargeait toujours son pouvoir en prévision d'une téléportation. Qui lui donnerait surement envie de vomir vu la distance à laquelle il était de sa chambre. 

Faisant quelques pas au hasard, il était de plus en plus effrayé et quand son talon buta contre une pierre, il ne put s'empêcher de faire un bond en arrière. De trébucher sur une chose inconnue et de se téléporter...

Étale sur la chose qui semblait avoir été téléporté avec lui, Aaron se cachait le visage entre les mains. Il se sentait si mal. Roulant sur le côté, il se recroquevilla en serrant sa tête. L'envie de vomir était mille fois plus forte que lors de la première téléportation, pourtant, il réussit à se retenir. Ne bougeant même pas. Les doigts crispés sur sa tête, les phalanges blanches comme l'astre lunaire, le monde tournait. Il tournait tellement que même dans sa tête, ses pensées tournaient. C'en était à vomir. Il croyait presque entendre le crépitement d'un feu à travers les trombes d'eaux qui devaient s’abattre sur le bâtiment. Au moins il était à l'abris... Serrant les dents, il ouvrit légèrement les yeux. Il crut voir les pompes de Marvin, mais il les referma aussitôt. A deux doigts de vomir...


##   Jeu 9 Oct 2014 - 18:28
Anonymous
Invité

Changement de programme.


feat Eran




Le rire de son pote a pas le temps de le réconforter, il lui glisse dessus comme de l'eau quand ses yeux noirs sont occupés à chercher l'enfoiré de nuage qui avait fait gauler la lune. Elle est partie se planquer, gardant envieusement pour elle le peu de lumière qu'elle était en mesure de diffuser. Et puis là il fait vraiment noir, on entend plus qu'le vent, c'est le seul repère hormis l'humidité intacte sous ses paumes crispées. Sa respiration se fait plus sifflante et il cherche vainement celle de l'Américain, l'oreille dupée par les bourrasques déchaînées, celles qui amènent les pluies les plus violentes. Sa tête pivote, il cherche une lueur, la lueur du Pacifique, celle de l'Artique. Ou pt'être celles des mers froides qui bordent les côtes françaises. Il les connait bien ces côtes. Et putain, on voit vraiment rien. Y a qu'un noir profond, c'est désarmant, cynique. T'as peur du noir, Marvin ? Il plisse des yeux en considérant ce qu'il vient de se dire tout bas; le sérieux de ses propos le fait déglutir. Tout humain doté d'un minimum d'instinct a peur du noir. C'est simplement un automatisme de méfiance, pas une altération propre à un comportement isolé. Et il peut pas dire non parce que l'angoisse due à l'inexploré est bien là. D'ailleurs, elle commence à se faire sentir sérieusement.  

Y a une voix bien connue qui vient à sa rescousse. Elle lui pose une trace, lui permet de pas se sentir complètement désorienté. Il a déjà un repère, aussi mince qu'il soit et aussi inutile qu'il puisse sembler. Mais c'est trop simple, alors il lui file encore entre les doigts, lui laissant que ses yeux fermement fermés pour pleurer. Tous ses repères se cassent la gueule, et y a de nouveau cette drôle de sensation, celle qui vous donnent une sale impression de voler. L'impression qui remet en question tous les cours de physique auquel il a bien pu assister et qui n'est ni rationnelle, ni logique. Et faut pas se demander comment ces choses là sont possibles à Terrae, si on tient un minimum à son équilibre mental, aussi peu fragile que celui de Marvin peut être. Alors il ouvre les yeux, lentement mais surement, presque agressé par la lumière chaude qui baignait la pièce. L'aura est agréable, c'est chaud et ça détend, il sent toute la pression du champ s'faire la malle. Il se redresse en grimaçant et se frotte les yeux, délaissant l'atmosphère hypnotisante de la lune non sans quelques vagues regrets.

Il lui faut un moment pour s'y retrouver dans ses idées, et se demander enfin où il est tombé. Le pt'it avait sans doute usé de son pouvoir de téléportation. C'est bien pratique n'empêche, ces machins. Surtout que maintenant et grâce à lui, le problème est réglé. Marvin pose sur lui un regard mi-inquiet, mi-rienàfoutre; il s'dit que ça a l'air éreintant aussi. Ça casse un peu le mythe, il se demande pourquoi. Tant qu'à faire, le réalisme avait rien à foutre la dedans, ils ne devraient pas avoir besoin de reprendre des forces. Ça le perturbe et il se gratte le front, les sourcils froncés jusqu'à ce qu'il se résigne finalement à tout laisser tomber. Les questions existentielles, c'était pas pour ce soir. L'Allemand se relève en titubant, lui aussi il a la tête qui tourne et c'est pas agréable. On entend la grande horloge, celle qui est accroché dans la salle d'à côté qui se met à trembler, le genre de tremblement qu'on connait particulièrement bien les nuits d'insomnie. Et Marvin les connait, ces nuits là. C'est le tremblement qui annonce minuit. Et c'est évident qui à qu'eux, dans la grande salle où le feu crépite encore. Parce que tout le monde est parti se coucher, qui a qu'eux pour se balader dans les champs de fleurs si tard un soir en semaine. L'Allemand décide de ne pas s'attarder d'avantage sur la nature de ses activités nocturnes et se penche dans l'espoir de voir si son pote va bien, si il a survécu. Il est blanc comme un mort, y a pas à dire, ça forme tout pleins de petits plis sur le front du Germain. Lui qui se trimbale ses classiques cernes datant de trois semaines, il est surement pas plus attirant. Il est trop éreinté pour y réfléchir consciencieusement, alors il choisit l'option qui satisfait le mieux ses intérêts. C'est tellement évident, ou déjà moins surprenant. Alors il s'baisse et attrape le pt'it comme il peut même si ça pu la maladresse. Et il y arrive, il se relève sans se niquer le dos avec l'Américain dans ses bras tremblants sous son poids. Il en est presque sûr, c'est comme ça qu'on portait les princesses dans les films que sa pt'ite voisine passait en boucle jadis. Mais ça fait vraiment un bail. Il se demande rapidement ce qu'elle est devenue, comment elle va, comme si ça peut lui donner bonne conscience.

On dirait que le brun commence à revenir à lui. Il lui offre un sourire effréné, s'accroche quelques instants à son regard, le temps qu'il puisse lui aussi analyser l'incohérence de ses traits. Fallait qu'il tienne jusqu'à la chambre, et malgré son poids plume et sa pseudo motivation, ça allait pas être simple. Mais Marvin dit rien, il lâche pas une complainte et commence à s'avancer dans le couloir en rasant les murs. Il sent la froideur, et ça résonne. Ça résonne donc si on crie, ça résonne encore plus. Il avance avec prudence, posant des petits pas sur le sol gelé, et s'appuyant aux murs un peu comme il peu. Et il parait long, le chemin quand on a une charge à transporter, il lui faut bien cinq minutes avant de trouver la porte de la chambre où ils avaient passé la journée. C'est un coup de chance qu'elle soit restée ouverte, la gueule blafarde du pt'it laissait entendre qu'il referait aucun exploit ce soir.
Il galère comme un con pour réussir à ouvrir la porte et la pousser en grand d'un coup de pied qui suffit à souligner son agacement naissant. Lui aussi il a donné, ce soir. Sa mâchoire grince et il laisse tomber la masse assez sèchement sur le sol : son dos est transit par l'effort qui lui se prive pas de lancer des décharges qui vont narguer ses os. Alors c'est pas étonnant que quand il aperçoit le lit, il s'laisse sans tarder tomber sur le matelas, amorphe. Et y a pas à dire, ça vaut bien les petits lits des dortoirs de novices. Ceux qui sont durs et qui on des draps imbibés de l'odeur de la lessive bon marché. Il est allongé sur le dos, les bras derrière la tête et les jambes repliées. Pas d'inquiétude, les chaussures sont au pied du lit. Il préfère éviter de payer à ses draps un passage à la laverie pour ses conneries et ses manques d'attention dignes de ceux d'un gosse de trois ans. Il tourne un peu le menton pour apercevoir Aaron, mais il a pas bougé, fallait croire qu'il envisageait de dormir à même le sol. << Si j'étais toi j'attendrai pas que je m'endorme pour tenter de reprendre ton lit. Je crois que ce serait compliqué. >>


Dernière édition par Marvin Wolf le Ven 10 Oct 2014 - 22:01, édité 1 fois
##   Jeu 9 Oct 2014 - 20:40

Personnage ~
► Âge : 17 ans
► Doubles-comptes ? :
► Rencontres ♫♪ :
Aaron Eran
Aaron Eran
Etoile Tonnerre Lunaire
Messages : 335
Date d'inscription : 23/02/2014
Age : 20
Emploi/loisirs : Lire et écrire.
Humeur : Je larveeee ~


Sa tête tourne. Ses pensées tournent. Il a envie de vomir. Il a envie de mourir. Un froid glacial se répand doucement en lui. Alors ça fait ça ? D'utiliser tout ses pouvoirs... Un sale mélange qui donne envie de ne plus jamais recommencer. Qu'importe les avantages que ça donne. Il aurait limite, eut le courage de marcher, s'il avait su qu'il serait comme ça après. Il n'ose même plus bouger. Recroquevillé au sol, il a l'impression de n'être plus rien maintenant, que même la plus petite goutte de pouvoir a été utilisée. Même gémir demande trop d'énergie.

Alors il ferme les yeux. Il les ferme le plus fort possible. Il n'arrive même plus a espérer que ça passe. Le cœur au bord des lèvres, il les serre le plus fort possible. Allant jusqu'à morde l'inférieur pour retenir son pauvre cœur. Hors de question... Juste hors de question de vomir. S'il le fait, il va s'en mettre partout. Ce qui sera totalement dégueulasse. Ses mains tentent vainement d'absorber la douleur en serrant le plus fort possible. Mais rien à faire. Il ne fait que rendre une partie de son corps encore plus douloureuse.

Puis sonne l'horloge. Il a l'impression que chaque coup se répercute dans son esprit. Tellement fort que son corps se crispe en entier, priant silencieusement pour qu'ils s'arrêtent. Il a tellement mal à la tête, pourquoi faut-il que l'horloge en rajoute ? Ses dents se serrent un peu plus et un gout métallique se mêle à sa salive. Même déglutir devient une épreuve. C'est affreux... Ces coups sont affreux. Ils ne veulent pas en finir. Ils ne font que le torturer. Créant de larme de douleur. Il se recroqueville imperceptiblement.

Il aimerait disparaître. Ne pas éprouver cette douleur qui le torture. Qui se mêle à son vide. Alors il mord un peu plus sa lèvre, scelle plus fort ses yeux et n'ose même pas supplier, par la pensé, que l'on l'achève. Il se crispe lorsqu'il sent des mains se glisser sous lui. Le soulever. C'est le pire. Ses mains lâchent son crâne pour venir enserrer son ventre. Il voudrait se recroqueviller, retrouver son petit cocon, comme une huître, mais il ne peut pas. Il est bien tenu.

Il a l'impression de suffoquer. L'impression que c'est la douleur qui l'empêche de respirer. Qu'elle veut le tuer à petit feu. Pourtant, elle se calme. Elle le laisse tranquille alors que quelque chose le berce. C'est peut-être cette espèce de chaleur ? Douce et rassurante. Elle l'apaise. Elle calme légèrement sa douleur. Ouvrant la bouche pour inspirer un peu plus d'air, ses traits se détendent doucement. Quand, enfin, il trouve qu'il peut respirer normalement. Que son cerveau reçoit assez d'oxygène pour arrêter de faire tourner le monde. Qu'il peut enfin de nouveau penser normalement. Il ouvre doucement les yeux.

Au début, il comprend pas vraiment ce qu'il voit. Un peu comme un myope à qui on aurait volé ses lunettes. Il ne voit pas. Tout est flou. Tout est étrange. Puis ça se calme. Les traits se dessinent un peu plus clairement, s'affirment, donnent quelque chose de cohérent. Il comprend que, ce qu'il voit, c'est le plafond. Puis il y a les traits d'un visage. Un visage qu'il a l'impression d'avoir déjà observé de cette position. L'impression se confirme bien gentiment, lorsque ses yeux croisent ceux de Marvin.

Marvin... Ce nom tourne en boucle dans son esprit vide. Il referme les yeux et la bouche sans prononcer un seul mot. Il se sent tellement faible qu'il pourrait s'endormir là... Là... Où est-ce que c'est, là ? C'est une bonne question.. Il rouvre de nouveau les yeux. Il aperçoit de nouveau la même chose. Il doit faire un effort, qui lui parait surhumain, pour tourner la tête. Il a l'impression qu'il met l'éternité à effectuer ce mouvement. Et quand, enfin, il y arrive, ce n'est que pour se retrouver nez à nez avec un bout de tissu. Un tissu, que quand il lève faiblement les yeux, il se rend compte que c'est une veste.

Pathétique. C'est le seul mot qui vient balayer le nom de l'Allemand. C'est juste pathétique. Il est tellement crevé, qu'il se retrouve à être porté comme une vulgaire princesse. C'est pathétique et rabaissant. Pourtant, il ne dit rien. Après tout, il n'est même pas sûr de pouvoir lever la main, alors tenir sur ses jambes... Il referme les yeux en appuyant doucement la tête contre Marvin. Il aimerait dormir. Là, qu'importe si c'est dans les bras de de Marvin. Qu'importe qu'il ait l'air complètement con, après... Alors il se contente de fermer les yeux et de ne rien dire.

Le réveil est brutal. Il ouvre les yeux brusquement et le monde se remet à tourner. Il ne sait pas ce qui vient de se passer. Il est complètement perdu. Ses yeux voient sans vraiment voir. Ils sont aussi vide que son esprit. La fatigue lui pèse tellement, qu'il ne cherche même pas à comprendre ce qui se passe. Il tire simplement sur le truc doux qu'il sent sous sa main, et s'enroule dedans. S'en servant comme oreiller et comme couverture. Après tout, sa couverture était bien assez grande et épaisse pour ça. Il est tellement fatigué qu'il s'endort dès qu'il ferme les yeux. Sans même prêter attention à la remarque de Marvin.
------------- 

Aaron se redresse et cligne des yeux alors qu'un son de guitare s'élève brutalement dans la pièce. S'en suit la batterie et la basse qui la rejoignent. Son téléphone s'amuse à faire une crise d’épilepsie sur son bureau, tandis que ses pensées refusent de se mettre en route. Les quelques pauvres neurones qui lui avaient ordonnés d'ouvrir les yeux, courraient maintenant dans tous les sens en se demandant qu'est-ce qui se passait. Qu'est-ce que c'était. Finalement, c'est lorsque le téléphone se décide à se calmer que l'adolescent revient un peu à lui. Il soupire et se laisse tomber en arrière pour reprendre son sommeil là où il s'était arrêté. Mais le lit est contre. Il se prend bien gentiment le bord du meuble et alors qu'une décharge de douleur se répercutait dans son corps, son téléphone décide de reprendre sa crise. L'adolescent jure et se relève d'un coup pour foncer vers le téléphone. Il insulte de tout les nom l'appareil alors qu'il le prend en main. Il se bat quelques secondes avant de finir par le faire taire.

Un soupire de soulagement s'échappe. Il l'aime bien cette musique. Mais à force de l'avoir comme réveil, il ne la supporte plus. Mais elle a, au moins, le mérite de le faire lever. Son regard dérive sans comprendre sur sa couverture alors que sa main masse son arrière-crâne. Bordel, qu'est-ce que ça fait mal. Puis sans comprendre, son regard se pose sur une tignasse brune. Des yeux noirs. Il cligne des yeux. Il doit avoir l'air d'un poisson avec la bouche ouverte et ses yeux qui papillonnent. Un poisson papillon alors... Puis, faut pas oublier la marque du carrelage et de la couette sur sa joue. Ses cheveux complètement en bataille et son air à l'ouest. Il le regarde sans comprendre.

Parce que franchement... Il comprend que dalle. La dernière chose de concrète que son esprit daigne lui donner, c'est un champ de fleur baigné dans l'obscurité. Sympa comme paysage...
- Euh... lâche-t-il en s'appuyant sur le bureau en se rendant compte que le monde se mettait à tourner et que ses jambes devenaient comme du coton. Bonjour ?

Posant avec aucune délicatesse le téléphone sur le bureau, il s'enfouit le visage entre les mains et se masse doucement les yeux. Il était crevé... Tellement crevé qu'il aurait pu s'endormir debout.
- Si tu veux t'en prendre à quelqu'un, 'prend toi en au téléphone, c'd'sa faute...

C'est à se demander si la puce comprendrait quelque chose, vu le nombre de mot qu'il venait d'avaler dans sa phrase. Finalement, il se détacha du bureau. Tituba légèrement, réussit à prendre un coin de sa couette et se ramena devant son lit.
- J'peux avoir une place ?

C'est juste une question pour la forme. Il n'attend même la réponse de l'Allemand qu'il se laisse tomber comme une planche dans le lit. Tant pis pour ses tibias. Mais l'adolescent n'est pas aussi cruel que ça, il ramène ses genoux sur le lit et se laisse tomber d'un côté où les membres de l'Allemand ne sont pas présent. Allongé en chien de fusil, la couverture le recouvrant, il étouffe un bâillement contre son bras avant d'ajouter alors que son regard se posait sur l'Allemand.
- J'ch'ai pas toi, mais moi j'veux bien dormir encore un peu.


##   Ven 10 Oct 2014 - 22:19
Anonymous
Invité

Changement de programme.


feat Eran




Marvin ouvre les yeux d'un coup, dans un sursaut, le cœur battant et l'esprit agité comme quelqu'un qui s'est pas réveillé, ou qui se reproche de s'être endormi. Il se redresse après avoir lâché un grognement sourd à peine audible, ses mains cherchent, tâtent un peu tout autour de lui. Et c'est pas nécessaire de regarder l'heure, c'est un truc qui se sent, qui vient comme te dire que t'es dans la merde. L'Allemand tente de battre des paupières, de se remettre dans un contexte rationnel, celui qui lui sert de vie. Mais il fait noir. Et là seule chose qui est réelle autour de lui, c'est le silence. Il se secoue et cherche tout de même son téléphone, c'est pt'être un réflexe : il glisse le bout de ses doigts dans la poche où il est toujours rangé tout en se hissant de quelques centimètres au dessus du matelas. Mais il a beau appuyer sur le bouton, lâcher un juron, puis réessayer dans l'autre sens, l'appareil s'allume pas. C'est vrai, ça faisait un moment qu'il devait être à plat.
Puis comme à chaque fois qu'il se réveille en pleine nuit, désorienté et généralement en sueur, sa gorge est sèche. Cette fois ça va puisqu'il ne transpire pas, ses pieds sont même transis par le froid. Il fait encore noir mais maintenant qu'il est à peu près dans la réalité, il peut enfin se lever. Il aurait bien refermé les yeux pour se vider la tête, essayer de repartir cinq minutes en arrière et peut être rattraper un bout du rêve qu'il était en train de faire. Mais y a pas moyen. Pendant cinq minutes, il a tenté de se rendormir, il s'est tourné et retourné dans le noir, le souffle long et la pupille dilatée. Dans l'espoir de rattraper un morceau de ce potentiel rêve, qui semble tant l'intriguer. Il ne savait même pas s'il dormait réellement, où si il ne pensait à rien. Mais l'absence de réponse l'agace rapidement et il se tire hors du lit, tentant de ne pas s’emmêler les pieds dans la couverture qui s'était fait éjecter par terre, et de tomber au sol dans un vacarme qui l'illustrerait bien. Mais c'est pas possible pour Marvin, d'être silencieux rien qu'un instant, c'qui soulagerait surement l'environnement sonore de son entourage. Le pauvre Aaron risquait pas de dormir encore longtemps. Il tente de faire un pas en avant mais se prend les pieds dans onnesaitquoi, puis se rattrape piteusement au mur qui tombe par chance sous sa paume gauche. Il est déjà sûr d'avoir pu faire chier les deux étages du dessous sans compter le sien. Dans sa tête, il met ça sur le compte du fait qu'il est pas super bien réveillé. Mais c'est pas encore assez pour lui donner le droit d'allumer la lumière. Non, il doit encore trébucher deux fois, se cogner trois fois le pied et se prendre une fois le mur. C'est pas seulement parce qu'il est mal réveillé, il fait pas trop gaffe non plus. Alors maintenant que son objectif est atteint, que la pt'ite salle de bain baigne dans une froideur digne de celle des films d'horreur, il s'y glisse, l'avant bras devant ses yeux en guise de protection. C'est un peu à l'aveugle qu'il cherche le robinet, s'appliquant réellement dans ses déplacements lourds et imprécis, il a pas envie de se manger le bord du lavabo dans les hanches. L'endroit il le connait bien, c'est toujours à la même hauteur, et l'endroit ne varie que de peu. C'est juste en dessous de la taille, en plein sur l'os qui ressort un peu à travers sa peau désespéramment blanche.
Il siffle deux grands verres d'eau pour se rafraîchir, puis refait le même chemin en sens inverse, renonçant à l'idée d'éteindre la lumière pour de nouveau se donner une occasion de s'étaler sur le sol. Et puis c'est comme une veilleuse qu'on laisse à un gosse trop angoissé pour s'endormir dans l'obscurité. Sauf que généralement, maman ou papa vient toujours en douce un peu plus tard pour l'éteindre, là y avait personne. Mais Marvin s'en fout. Il va filer sous ses draps et s'endormir paisiblement après avoir gonflé les factures du pensionnat sans y accorder une pensée. Finalement il s'arrête au milieu de la pièce avec son habituelle face de merlan frit mal coloré, et va poser ses yeux scintillants sur le pt'it, roulé en boule à même le sol. C'est comme ça pendant une longue minute si c'est pas plus, faut pas trop en demander à la tête de l'Allemand qui se réveille, d'autant moins lorsque c'est seulement pour boire. Il s'abaisse avec une lenteur flippante et tire la couverture pour remettre son pt'it corps humble au chaud, ce serait con qu'il attrape un rhume. Marvin aurait surement pu le soulever et l’amener dans le lit, mais c'était trop compliqué, 'pis avoir le lit pour lui tout seul c'est bien mieux, y a pas à dire. On peut faire l'étoile de mer dans tous les sens, en long, en large, en travers. C'est pas la fatigue qui l'attendrit.

-  -  -

Il est tôt. Il est vraiment trop tôt quand le vacarme retentit jusque dans ses oreilles pour attaquer directement son cerveau. Ça fuse, ça tambourine de toutes parts et il ose pas ouvrir les yeux. Parce qu'il se dit que de toutes façons, tant qu'il a pas cédé au désir de regarder, il a une chance de faire comme si ce n'est que son imagination, un bout de son rêve. Et faut une volonté d'enfer pour pas céder à ce désir, aussi agaçant et persistant qu'il puisse être. Le brun grogne sans retenu et s'enfonce un peu plus dans le matelas. Ça semble durer un siècle, une putain d'éternité puis d'un coup ça s'arrête, il se barre comme il est venu, laissant tout un petit bordel dans la tête de l'Allemand. Pourtant Marvin persiste à se couper du monde, à couper tous ses sens, avant tout celui de l'ouïe. Et il y prête pas un semblant d'attention quand le pt'it fait une remarque, si c'est pas plusieurs, il aurait pas su dire. C'est pas comme si il faisait des efforts pour le comprendre. Puis lui aussi, il se rendort comme il s'est réveillé. Ça se fait d'un coup et on se pose pas de question, on encaisse comme ça vient en tentant de n'pas ébranler nos sens. Allez savoir à quel point ils peuvent être vulnérables.

- - -

" Notion du temps " est un mot barbare parmi tant d'autres. Il fait parti d'une grande liste, une catégorie. Ceux qui servent à emplir les livres de psycho, et qui ne sont pour le brun qu'une suite d'idées dépourvues du moindre sens. La fameuse notion il l'a paumé entre les coussins,  quelque part coincée entre deux plis de la couverture froissée. Il n'est plus convaincu de rien. Mais ce dont il est sûr, c'est que c'est pas le soleil qui l'a réveillé : cette simple constatation va faire monter d'un cran sa bonne humeur encore inconsciente. Il étire ses jambes sans pour autant bouger le haut de son corps, ses yeux sont toujours clos et sa tête posée sur l'oreiller. Et l'Allemand prend un malin plaisir à respirer, longuement, paisiblement. Il se concentre, essaye d'analyser, de trouver d'où vient cette odeur enivrante. Ce n'est pas des fruits, ce n'est pas des fleurs. Il se demande une fois de plus si ce n'est tout bonnement pas qu'une autre facette de son rêve, battant timidement des paupières comme pour obtenir une réponse concrète avant qu'on la lui donne. Mais la lumière est trop blessante alors il y renonce et referme ses yeux noirs, approchant tout de même son nez appâté. Ça sent bon, ça sent le savon. 'Pis il avance, il avance, il hume, il avance. Il s'arrête quand ça lui chatouille le visage. Il est curieux. Ses lèvres peuvent effleurer quelque chose de froid, de doux. Ça chatouille comme des cheveux, mais ils sont longs, c'est par conséquent logique que ce ne soit pas les siens.
L'Allemand ouvre les yeux et fait un bond en arrière avec une vivacité qui lui est peu habituelle. Et faut croire que ça lui réussit pas quand sa tête heurte violemment le bord du lit. << Ah putain ! >> Ça lui échappe, son visage se plisse sous la douleur alors que sa main vient masser son crâne. C'est instinctif, il y peut rien. Et c'est dur, de pas laisser sa bonne humeur dégringoler en bas. Depuis combien de temps le môme était étalé près de lui comme ça ? Il en avait eu sa claque du sol, ça lui avait pris comme une envie de chier ? Marvin pince des lèvre et va planter son indexe dans sa hanche dans l'espoir de le réveiller. L'horloge peut enfin être utile : il est 13h de l'après midi. Il valait mieux pour le pt'it qu'il ne tienne pas trop à ses cours du jeudi matin. << Debout, là d'dans. >> Il sentait son ventre se tordre sous la faim, c'était pas acceptable si tôt le matin. L'autre non plus n'avait rien avalé, ils pourraient pt'être descendre manger tous les deux, si il acceptait déjà de se lever.

Hrp : La fin est pourrave, je dormais en écrivant. Pardon aussi pour les fautes.


Dernière édition par Marvin Wolf le Sam 11 Oct 2014 - 17:23, édité 1 fois
##   Sam 11 Oct 2014 - 11:22

Personnage ~
► Âge : 17 ans
► Doubles-comptes ? :
► Rencontres ♫♪ :
Aaron Eran
Aaron Eran
Etoile Tonnerre Lunaire
Messages : 335
Date d'inscription : 23/02/2014
Age : 20
Emploi/loisirs : Lire et écrire.
Humeur : Je larveeee ~


Simplement dormir et ne plus penser à rien. Malheureusement, le corps de l'adolescent n'est pas vraiment pour cette idée. Il commence à peine à sombre dans le sommeil, allongé en chien de fusil aux pieds de Marvin, qu'il sent sa nuque gratter. Un truc affreux, qui plus on gratte, plus ça donne envie de gratter. Il finit par se lever. A contrecœur. Et agacé. Avançant d'un pas mécanique jusqu'à la salle de bain, il réussit à ne rien se prendre jusqu'au mur opposé. Il faut dire que ce chemin nocturne, il l'a tellement fait, qu'il le connait presque par cœur. Si ce n'est que, à cause de ses yeux presque clos, il se prend le mur. L'adolescent plisse le nez et fait un pas sur le côté en tâtonnant le mur à la recherche de la porte. Lâchant un immense bâillement, il pénètre dans la pièce et se dirige directement vers le robinet. Se mouillant la nuque avec un peu de savon, il espérait que ça passerait. Et cela passe. La gorge complètement sèche, il en profite pour boire un peu. Savourant l'eau glacé couler dans sa gorge. Il lâche un nouveau bâillement et retourne au lit dans pas lourd.

- - -


Il dort comme qu'une marmotte. Il aurait pu se passer une catastrophe, il en aurait rien eut à faire... Il voulait juste dormir. Mais apparemment le monde ne l'entendait pas de la même oreille. Un frisson étrange provenant de son cou parcourt lentement tout son corps. Il frissonne, ferme les yeux plus fort et se recroquevillant en espérant que cela passerait. Mais ça passe pas. Il a toujours ce frisson qui s'est transformé en une sensation étrange. Il essaye d'enfouir sa tête dans ses oreillers, mais il n'y a pas d'oreiller. Juste le mur glacé et le bord du lit. Alors ça le fait lâcher un grognement de mécontentement. Il déteste lorsque ses oreillers disparaissent comme ça. Qu'ils s'amusent à aller voir ailleurs. Il tend vainement un bras pour essayer de les retrouver. Mais nada. Le néant. 'Sont ailleurs. Peut-être sont-ils tombés... Dans ce cas là, l'adolescent est complètement démoralisé. 
Il grimace lorsqu'il sent une décharges en provenance de sa hanche. Pourquoi le monde s'écharne-t-il comme ça ?! Il veut juste dormir... D'énervement et d'agacement, il ouvre un œil, pour le refermer immédiatement. La lumière du jour l'aveugle. Torture son pauvre oeil. Martyrise ses misérables neurones, qui ne veulent pas faire le boulot comme ils le devraient... Il fait beaucoup trop jour à son goût. Retroussant le nez en s'enfouissant un peu plus sous la couverture, il n'a qu'une envie : continuer à dormir. 
<< Debout, là d'dans. >>

Aaron ouvre brutalement les yeux. Qu'importe si la lumière lui donne mal à la tête... Son regard se pose sur la personne en face de lui. Euh... Dans sa tête, ça patauge. Ça tente de nager, mais ça ne fait que couler. Ses pensées n'arrivent pas à se caler. Ni même à tourner. Il doit bien rester pendant une minute à regarde la personne en face de lui sans comprendre. Ce n'est pas qu'il ne comprend pas qui c'est, mais dans son esprit fatigué, cette personne est associée à une autre. Une autre qui le réveillait de la même façon. Il fait la moue et le regarde avec suspicion. Comme s'il avait fait une connerie. Ou qu'il allait tenter de lui sauter à la gorge... Ou un truc dans le genre.

Il ne peut s'empêcher de l'observer comme ça, pendant une ou deux minutes. Juste le temps que quelques neurones en plus veulent se réveiller. Qu'ils fassent taire sa paranoïa matinal. Puis au final, un immense bâillement fait taire cette suspicion et l'adolescent étire ses jambes hors du lit. Se redressant sur son coude, il regarde deux minutes par la fenêtre avant de sortir du lit.
- J'crève de faim, marmonna-t-il en mordant légèrement son pouce. On descend ?

Étirant ses bras le plus haut possible, il sautille presque jusqu'à la porte. Il a besoin de se réveiller. Enfin, surtout de manger. Mais pour manger, il fallait qu'il soit réveillé. Donc ça allait ensemble. Il s'en fichait d'être en chaussette, ou de ne pas être coiffé, il avait faim. Y avait pas besoin d'être présentable pour manger. Il sort en prenant gaffe à ne pas refermer la porte au nez de l'Allemand.

Puis il suit son chemin habituel. Descendre les escaliers, tourner à gauche, encore à gauche, et encore toutes une successions d'embranchements, afin de rejoindre la cafétéria, mais au bout d'un moment, y a un truc qui cloche. Un truc assez gros comme le monde. Au lieu de déboucher sur la cafétéria, il tombe sur une cour en haut. Elle est tellement haute qu'on a une vue directe sur le ciel. 
- Euh... lâche-t-il en clignant des yeux alors qu'il était éblouit. Eh bah merde alors...

Il s'avance prudemment. Il n'était jamais venu ici... Le vent souffle doucement. Une brise toute douce. Y a pas un seul nuage qui traîne. Un peu comme si l'orage d'hier n'avait jamais existé. C'est grand... Il a un peu l'impression d'être le maître du monde. Là, au plus haut poinr de l'institut... Un grand sourire de gamin se dessine sur son visage alors qu'il se rapproche du bord. Le toit ! Ils sont sur le toit. C'est juste impressionnant ! D'un coup, il se retourne vers l'Allemand et le rejoint en trottinant presque.
- Bon, j'me suis un peu gouré d'endroit... Tu veux tenter ta chance, pour essayer de nous guider ? Ou on reste mourir de faim ici ?


##   Sam 11 Oct 2014 - 17:45
Anonymous
Invité

Changement de programme.


feat Eran




Marvin lève le menton et suit le brun du regard après s'être installé plus confortablement. Il a récupéré l'oreiller planqué au pied du lit et s'est adossé à sa tête, les jambes étendues devant lui comme un pacha. Ses pupilles se sont un peu habituées à la luminosité agressante du début de journée, alors il glisse un sourire discret sur ses lèvres, les yeux un peu dans le vague, observant à moitié le brun se mouver d'un bout à l'autre de la pièce. Faut croire qu'ils sont déjà fixés pour la suite de la journée, et ce programme va ravir le ventre de l'Allemand. C'est pas un grand morfale, le genre de gars qui va se gaver dès que l'occasion se présente. Mais il a rien contre une bonne bouffe de temps à autres, surtout quand on l'invite, là c'est la fête. Faut vraiment qu'il pense à demander à son père d'augmenter sa pension,  jouer les pique-assiettes c'était drôle les deux premières semaines. 'Pis même si c'est un emmerdeur de première, il a pas envie de se faire détester par tout le pensionnat dès le premier mois d'son arrivé. Ce serait quand même super triste. << Ouais. J'arrive. >>

Il passe ses jambes hors du matelas et se fait lentement glisser, l'esprit embrumé par la fatigue alors que c'était lui, qui était parti foutre le bordel dans le sommeil de son pote. Il a pt'être même encore plus faim que lui, à le voir l'attendre sur le pas de la porte, près à partir comme une fusée. Mais l'Allemand se presse pas, il lève les bras et s'étire en baillant, ne se préoccupant même pas de son pote qui patiente en tenant la porte. Il a pas l'air con comme ça, et ça suffit à l'amuser, à plaquer sur sa tronche son premier sourire d'emmerdeur de la journée. Toujours avec cette lenteur légendaire qui lui va bien. De toutes façons, faut quand même être pas mal doué pour réussir à perturber son flegme universel. La pitié l'assailli finalement et il se bouge pour le rejoindre, lui aussi il commence à entendre son estomac pousser des complaintes. Ils filent l'un derrière l'autre dans les escaliers, les couloirs, tout ce qui peut faire un établissement désert, vu que tout le monde est en cours. Et ça semble pas avoir effleuré l'esprit de son pote. Regardez le, détendu comme tout, à déambuler en chaussette devant les salles. C'est presque s'il lui ferait pas de la concurrence, niveau jem'enfoutisme. Mais Marvin est indétrônable, et ça c'est un fait.
Son regard est collé à ses chaussures. Aaron aurait pu jouer au con et foncer droit dans le mur, c'est à peine s'il s'en serait aperçu.  Sa conscience est onnesaitoù, perdue entre ses cours ratés et ceux de l'après midi. Faut qu'il se bouge. Et vu qu'il a Allemand l'heure d'après, ça motive un peu. Il sait qu'il pourra se pointer à l'heure, faire bonne impression et répondre aux questions qu'on lui posera sur le cours d'avant. Même si il a pas idée de quoi il peut parler, sa maîtrise de la langue lui permet toujours de raboter. Faut causer, c'est ce que tous les profs de langue veulent, et c'est pas pour rien qu'il a choisi cette option. Sa tête se relève quand la voix de son pote vient ébranler ses réflexion, il lui faut un moment pour s'repérer. C'est surtout parce qu'il le connait pas, cet endroit, et qu'à part la belle vu qu'il offrait y avait pas grand chose qu'on pouvait retenir. Ses lèvres balancent tout un flot de paroles qui l'atteint pas. Ses yeux restent fixés sur le paysage, le regard lointain, comme si il pensait à autre chose. Pt'être qu'il est pas encore trop bien réveillé non plus. Alors il hausse les épaules et fait demi tour en lui laissant le choix de le suivre ou non. Si il veut rester là à crever la dalle, c'est son problème, et Marvin va pas s'en soucier pour dire de " compatir ". Il a jamais été compatissant, même quand il essaye, c'est un principe qui lui échappe et y a rien à faire.

Faut à peine une minute pour engloutir la distance qui les sépare de la Vraie Cafétéria. C'est pas comme s'il se pressait, son regard va quand même observer derrière lui de temps à autre, voir si y a pas un pion qui pourrait le choper. Pour l'instant il touche du bois, ses techniques s'affinent et il devient maître dans l'art du fraudage. Surtout quand il s'agit de cours. Ils filent dans la cafette comme deux voleurs, autant pour ne pas se faire voir entrain de bâcher qu'en chaussettes et décoiffés. De ça encore, Marvin n'en avait pas grand chose à foutre. De toutes façons quand on voyait l'heure, c'était pas étonnant qu'elle soit déserte, ni qui ait plus aucun reste du petit dèj. Alors il choisit d'acheter une salade, avec les quelques yens qu'il a la chance de trouver dans le fond de sa poche. En plus d'être meilleur que la cantine, c'est presque diététique. Mais on passera outre ses habitudes alimentaires. La salade d'aujourd'hui est tout simplement extraordinaire. C'est pas comme si il mangeait comme ça tous les jours. Il s'éloigne un peu en se disant qu'Aaron est assez grand, que lui c'est évident qu'il a de l'argent pour s'acheter de quoi manger. Il s'avance vers un endroit où il pourra profiter de sa salade tranquillement, une petite table, un muret, n'importe quoi aurait fait l'affaire tant que c'est pas ses pieds. Finalement y a une petite chaise juste là, dans le coin du mur, elle l'invite explicitement à venir s'asseoir et à la réchauffer de l'ambiance pourrie du réfectoire. Alors Marvin va la rejoindre, il lui fait même un sourire de grand abruti, en s'disant qu'il pouvait pas la laisser toute seule, que ça aurait été trop cruel. << J'allais pas te laisser toute seule, ma belle. >> et de lui murmurer tout bas. C'est sérieux, il drague une chaise.

Il frotte un peu sa main sur l’accoudoir et se prépare à entamer sa bouffe, tout serein. La vie est belle. Il a même oublié qu'il est pas tout seul. Mais déjà y a la sonnerie qui vient le déranger, le prévenir qu'il est pas à l'heure, que déjà il est midi. Et c'est con, qu'à chaque fois qu'il se décide à être ponctuel tout ce casse la gueule. Allez savoir pourquoi aujourd'hui ça lui tenait à cœur, il voulait se pointer en cours et fixer le prof avec un sourire narquois qui veut tout dire. Tu me vois vieux con, j'suis à l'heure. Pour pouvoir embrayer sur des plans foireux qui le feront chier toute l'heure. Aujourd'hui il aurait aucune raison de l'envoyer balader. Il se gratte la nuque. Rien allait l'empêcher de manger au fond de la salle, certainement pas le vieux chargé de faire cours. Il se lève et après avoir rangé tout ce qu'il s'était fatigué à sortir pour son déjeuner, fait deux pas vers l'Américain. Faut pas oublier qu'il doit passer prendre ses pompes et, si il lui restais deux minutes, tenter de dompter sa tignasse brune. << J'file en cours. On se croisera pt'être, un de ces quatre. >> Et lui sert un sourire affable avant de se détourner. Personne viendra dire que c'était pas sincère.

-Fin.-


Dernière édition par Marvin Wolf le Mer 15 Oct 2014 - 11:18, édité 1 fois
##   Sam 11 Oct 2014 - 23:00

Personnage ~
► Âge : 17 ans
► Doubles-comptes ? :
► Rencontres ♫♪ :
Aaron Eran
Aaron Eran
Etoile Tonnerre Lunaire
Messages : 335
Date d'inscription : 23/02/2014
Age : 20
Emploi/loisirs : Lire et écrire.
Humeur : Je larveeee ~


Le haussement d'épaule de Marvin lui tire une bouille agacée. Ça l'énerve un peu qu'il ne fasse pas gaffe à ce qu'il dit... M'enfin, il doit surement être autant fatigué que lui. Soupirant, il suit l'Allemand d'un pas lent. Il se rend compte qu'il était encore dans les vapes. La balade et l'air frais n'ont pas eut beaucoup d'effet sur ses neurones. Va savoir pourquoi... Il étouffe un nouveau bâillement. Décidément... Marvin est un bien meilleur guide que lui. Il ne sait pas combien de temps ça lui prend, mais ça à l'air de lui en prendre beaucoup moins que lui, pour les guider jusqu'en haut, que pour arriver à la cafétéria. La faute à la fatigue... Il le sent bien qu'il n'arrive pas à se réveiller. Il bâille toutes les deux minutes, se frotte tout le temps les yeux, avance à l'allure d'un zombie... La prochaine fois, il reste au lit, qu'importe les supplications de son ventre.

Aaron se glisse tranquillement dans la cafétéria. Il n'en a rien à faire de se faire coincer par un pion. Après tout, il suffisait de le regarder pour comprendre qu'il était à plat. Et que ses seuls moyens pour se recharger étaient, sûrement comme la plupart des gens, de manger et de dormir. Ses gestes étaient lents mais pas pour autant imprécis. Il se prit un truc tout con pour manger. En l'occurrence, un sandwich. En plus c'est rapide à manger... Heureusement qu'il a toujours des pièces qui traînent quelques parts, sinon il aurait été obligé de monter dans sa chambre où il n'aurait surement pas retrouver le courage de redescendre. Son regard parcourt pendant quelques secondes l'immenses pièces vide d'âme. Les grandes baies vitrées laissent passer beaucoup trop de lumière, il est obligé de plisser les yeux... Pourtant, il se résigne quand même à aller s'installer près d'une vitre. C'est pas qu'il cherche de la chaleur, jusqu'il a un peu l'impression d'embêter Marvin. Puis c'est jamais vraiment agréable de manger avec quelqu'un ; soit l'un des deux parle, tandis que l'autre mange, puis il échange, soit aucun ne parle et un silence pesant s'installe. Hors là, étant donné qu'ils sont tous les deux complètement crevés, la seconde proposition aurait surement lieu. 

Alors il s'installe un peu en clochard, dans le coin entre le comptoir et la vitre. La tempe appuyée contre le verre froid, il mange mécaniquement alors qu'il fixe un point dans le vide. Il se sent si fatigué... C'est affreux. Même le geste de lever le bras pour amener la nourriture à sa bouche lui semble atrocement pesant. C'est presque s'il ne mangeait pas en dormant. Même le peu de chaleur n'arrivait pas à le réveiller. Il marmonne un vague Ok quand Marvin lui dit qu'il a des cours et que peut-être qu'ils se reverraient peut-être. Il aurait peut-être dû dire un autre truc, mais il était tellement crevé qu'il ne saurait même pas dire ce qu'il avait sous les yeux pendant toute la dégustation du sandwich. Il finit par filer de la cafétéria dès qu'il a finit son sandwich. Longeant les murs pour rejoindre sa chambre, il s'enfouit sous sa couette et dans ses oreillers, humant l'odeur laissée...
- Fin -

Note > Bon on est tout les deux en train de dormir pour nos derniers posts... Heureusement que c'est la fin fin, parce que sinon j'aurai honte... Vraiment pardon pour les fautes, je suis complètement pétée... 


##   
Contenu sponsorisé

 

Changement de programme. feat Eran ( terminé )

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1Terrae, Une nouvelle ère commence... :: Aux alentours de Terrae.
 :: Champ de fleur.