Terrae, Une nouvelle ère commence...

Partagez | 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
The past can't be undone. [Misao ♥]
Dim 2 Nov 2014 - 17:25
avatar
Féminin

Messages : 239
Date d'inscription : 20/10/2012
Age : 21
Emploi/loisirs : Bavarder ♥
Humeur : Explosive ~

Je soupire une fois de plus, les yeux rivés sur la fenêtre. Je vais finir par devenir cinglée comme ça, immobile toute la journée, au milieu du silence le plus angoissant et de ces foutus odeurs d’antiseptiques… Dire que c’était parti pour être une mission toute simple, tu parles… J’ai du voir ma vie défiler devant mes yeux une bonne dizaine de fois. J’ai même pas l’esprit assez clair pour me souvenir d’autre chose que des explosions à droite et à gauche. Je frissonne en me souvenant de la violence des événements, est-ce que c’est seulement possible de mettre des horreurs pareilles sur pieds simplement pour protéger un laboratoire ? Mes migraines et la douleur diffuse de mon corps me prouvent bien que oui, c’est pas comme si j’avais seulement pu la rêver cette mission suicide.

Je ne tourne même pas la tête en entendant l’infirmier entrer, il a l’habitude de toute façon. Il vient, il change certains de mes pansements, ceux du côté droit en général à cause des brûlures plus ou moins graves. Et dire que je maîtrise le feu, tu parles, ça change rien au fait que tu puisses être calcinée ou pas hein. Je serre les dents en voyant ses mains approcher mon visage, je ne me suis pas regardée dans une glace depuis notre retour, j’ai trop peur d’y voir des différences irréparables. Je sais que j’ai des hématomes et des coupures un peu partout sur les bras et jambes, c’est normal, mais ça reste difficile à accepter sur le visage. Si ça se trouve, je suis tellement tuméfié que personne ne me reconnaît, ça doit être pour ça que personne ne vient non plus. Enfin bon, on peut pas dire que je connais grand monde non plus, à part Jun et Mis… A part Jun…

Le médecin passera en fin de journée. Si y a un problème, hésite pas à nous appeler.

Je retiens un rire mauvais que je sais douloureux à cause de mes côtés cassées. Ils sont gentils d’apaiser la douleur, ce serait mieux de dormir, vraiment, parce que là, je vois le temps passer. J’ai le temps de compter toutes les taches du plafond avant de somnoler. Avant que ma tête ne recommence à imploser, j’ai envie de pleurer, de trouver un moyen d’évacuer, mais j’ai déjà du trop le faire pour que ce soit encore humainement possible.

Qu’ils aillent au diable…

Je grimace, l’envie de me rouler en boule me renvoyant en pleine figure mon incapacité à bouger avec ce bassin catastrophé… Avoue que ça te serait pas venue en tête d’avoir une fille aussi maladroite, hein Maman ? Je laisse échapper un geignement et préfère fermer les yeux et serrer la mâchoire. Tout ça pour en arriver là, pour au final, en rentrant, ne pas avoir plus de nouvelles que ça sur la situation et le reste. Et s’il restait des petits à aider ? Des scientifiques à effrayer ? Des tricheurs à accabler....

Je soupire une énième fois, aller, un petit effort. Plus que quelques jours et je sors de là hein ? Après une semaine passée il doit plus rester grand chose de franchement cassé non ? Je ferme les yeux, épuisée, ça devient éreintant. Tu te réveilles le matin, t’arrives plus à dormir de la journée parce que t’as mal et que tu penses trop, tu te rendors par période, et tu te réveilles la nuit parce que la douleur est cuisante… Une pause ferait du bien ouais… Juste une petite sieste… Toute petite...
Voir le profil de l'utilisateur



Gribouille en #cc6666
Revenir en haut Aller en bas

Dim 2 Nov 2014 - 22:05
avatar
Messages : 345
Date d'inscription : 15/06/2013
Emploi/loisirs : Chimiste à mes temps perdus...
Humeur : Hmm... incendiaire ?

La porte est fermée devant moi.
L’hésitation, le doute. Je ne sais pas si je devrais la pousser, si j’en ai seulement le droit. Depuis combien de temps ne suis-je pas venu la voir ? Depuis combien de temps n’avons-nous pas parlé ? Depuis que toute cette histoire a commencé, je crois. Après tout, ne me suis-je pas lâchement enfermé dans ma chambre et dans les salles de science, à étudier les éléments que l’on me fournissait, sans pour autant oser mettre le nez dehors ? J’en avais assez d’être regardé de travers, assez d’être vu comme le traître. Assez de me faire insulter en passant dans les couloirs, assez de voir la serrure de ma chambre fracturée tous les deux jours, et ma chambre saccagée. Assez de ces regards de reproche, de ces Masters qui eux-mêmes ne savent pas, de cette sœur qui ne comprend toujours pas, de cette solitude quotidienne qui refuse de s’en-aller.
Quand j’ai su, cependant, je crois que j’ai couru. Je suis sorti en trombe de ce foutu labo, en leur demandant pourquoi ils ne me l’avaient pas dit plus tôt. C’est Hideko, pas vrai ? Elle a simplement « omis » de le dire ? Ou bien elle l’a simplement oublié ? C’est vrai, après tout, c’est pas si grave. C’est pas si grave d’avoir cru crever quand on m’a dit qu’elle était à l’hôpital, et que ça faisait – évidemment – plus d’une semaine qu’elle était là-bas. Quand je suis allé prendre des nouvelles à l’accueil, je me suis reçu un regard de traviole. Bien. Encore une fois, je me suis fait examiner. Cette Master, là, je sais qu’elle était là quand on est revenus de notre mission foirée, avec Aaron. Je crois que je l’avais vue dans la salle. Elle n’a rien dit, mais ses mots sont bien pires que le silence. Elle me fixe et regarde le registre. Murmure quelques mots, avant de me dire qu’elle est immobilisée. Qu’il ne faut pas trop la fatiguer, mais que ça va, elle a sûrement besoin d’un peu de compagnie. De compagnie…
Est-ce qu’elle voudrait seulement la mienne ?
Finalement, après avoir passé cinq minutes devant la porte close, je suis parti. Juste le temps d’acheter des fleurs, et de me vider la tête. Puis je suis revenu. Dans la même position. Devant cette foutue porte. Pourquoi elle ne s’ouvre pas toute seule, hein ?
Un souffle tremblant m’échappe. J’approche ma main du battant de la porte, me mordille la lèvre. Y porte quelques coups. J’ose pas ouvrir, pourtant. C’est con, dit comme ça. Mais j’ai pas envie de voir l’expression de son visage, quand elle me verra. J’ai pas envie de savoir si elle me prend aussi pour un foutu connard, traître à sa patrie – en quelques sortes.
Puis, lentement, après avoir pesé mille fois le pour et le contre, j’abaisse la poignée. Ouvre la porte, en glissant une tête par l’entrebaillement de la porte. Timidement. Un peu trop. Elle a les yeux fermés. Est-ce qu’elle dort ? Un moment, j’attends. Puis entre en refermant lentement la porte. Sa vue me serre le cœur.

- Salut, je souffle maladroitement, sans oser avancer.
Voir le profil de l'utilisateur



PLS en #b7273d.
Revenir en haut Aller en bas

Dim 2 Nov 2014 - 22:48
avatar
Féminin

Messages : 239
Date d'inscription : 20/10/2012
Age : 21
Emploi/loisirs : Bavarder ♥
Humeur : Explosive ~

Je me tends légèrement en entendant la porte s’ouvrir, retenant une grimace au mouvement d’ailleurs. Une visite, au bout d’une semaine au moins… Je sais que ça ne sera pas Jun, parce qu’il serait venu plus tôt s’il avait pu. Je déglutis au moment où il ouvre la bouche, affreusement consciente que toute cette angoisse qui me pesait auparavant vient de filer. Il est revenu, il n’est pas vraiment avec eux alors non ? J’ouvre les yeux, à moitié parce que la lumière est plutôt violente en fait, et me tourne vers lui. Je me déteste un instant en le voyant, lui et son visage de bébé. Je déteste ce qu’il me fait aussi, ce qu’il chamboule.

Salut.

Je prends une inspiration, pas trop grande pour éviter de me faire mal, ce serait con. Je tente un sourire un peu bancal, un peu tremblotant, et me force à ravaler les larmes qui menacent de couler. Il est toujours aussi beau hein, perché sur ses grandes guibolles, avec ces… Fleurs ? Mais qu’est-ce qu’il fout avec ça ? Il compte pas me les laisser hein ? Elles n’ont pas du tout la couleur adéquate, ça va faire tâche… Quoi que, ça apporterait une couleur dans ce monde aseptisé.

Tu vas te prendre un interne dans le dos à rester planter là. Assieds-toi.

Je tousse un peu, plus vraiment habituée à parler. Un comble pour la pipelette que je suis à la base hein ? Garder le silence ou presque pendant plus d’une semaine ça fait pas que du bien… J’appuie sur le bouton à ma droite pour relever mon matelas, hors de question que je sois allongée à côté d’une visite, même lui, surtout lui je suppose… Je grimace un instant du mouvement que j’inflige à mon bassin, on est pas foutu d’avoir des os aussi fragile en tant qu’humain hein. Est-ce que c’est possible d’en casser plus en une ou deux chutes seulement ? Je pense qu’un jour je serai détentrice du record tiens.

Comment va Daisuke ? Ça fait un bail que je l’ai pas vu cette fripouille.

Je sais que je fais tout pour repousser le moment, les questions et réponses trop sérieuses, ou bien trop douloureuses, au choix. J’ai envie de savoir, de comprendre aussi, mais c’est pas comme si je pouvais me venter de le mériter. Je risque un coup d’œil vers la porte, partagée entre l’envie de la voir s’ouvrir pour être sauvée de toute cette culpabilité et de toute cette colère que je sais bouillir en moi, et l’envie de la voir rester close pour être tranquille et avoir du temps avant… Avant de devoir retourner dans mon monde de silence et de solitude hein…
Voir le profil de l'utilisateur



Gribouille en #cc6666
Revenir en haut Aller en bas

Dim 23 Nov 2014 - 20:11
avatar
Messages : 345
Date d'inscription : 15/06/2013
Emploi/loisirs : Chimiste à mes temps perdus...
Humeur : Hmm... incendiaire ?

Elle est là. Elle me regarde. De ce regard si désespérément douloureux, troublé, déchiré entre la joie, la colère, la peur. Inconsciemment, je reste là, devant la porte close, à la fixer sans rien dire. La saluer a été difficile ; j’ai la gorge nouée. Répondre, ne pas répondre ? J’aimerais lui demander comment elle va, mais tous ses bandages, les tubes qui sont plantés dans sa peau, tout m’empêche de parler. Elle doit avoir tellement mal. C’est… pourquoi on a fait tout ça ? Pourquoi elle y est allée ? J’ai envie de lui poser la question, de l’engueuler, de lui dire qu’elle n’aurait pas dû se mettre en danger comme ça. Mais mes mots se perdent dans ma tête, et mes yeux se fixent sur le silence de la chambre.
Si faible. Si fragile.
Ses yeux dorés qui continuent à me transpercer.
Lentement, je baisse les miens vers le sol. Pas vraiment embarrassé, mais clairement coupable. J’ai tellement envie de la serrer dans mes bras. De lui dire que je suis désolé. Que j’aurais pas dû la laisser partir. Ou au moins partir avec elle. Mais comment j’aurais pu la protéger de toute manière ? Je sais pas me servir d’une arme, mes bras savent qu’utiliser une batte de baseball, et mon cerveau n’est pas adapté aux situations de combat. Alors franchement, à quoi j’aurais pu servir… ?
Je sursaute. Sa voix me ramène sur terre. Et j’esquisse un faux sourire, tremblant et troublé. J’aimerais pouvoir lui faire ce sourire, celui que j’ai l’habitude de lui faire, très doux, toujours amusé. Sincère. Mais c’est tellement difficile, là, dans cette situation. Elle grimace en redressant le dossier de son lit. Lentement, je m’approche et m’assois. Ses mots pourraient me tirer un sourire, mais ils n’y parviennent pas. J’ai trop mal de la voir comme ça.

- Daisuke va bien… Il est toujours aussi actif. Un vrai futur petit tonnerre, hein. Quoiqu’il tient beaucoup de sa mère, alors bon… On sait pas trop quoi attendre au final !

Un petit silence s’étire pendant lequel je ne sais pas quoi lui répondre, quoi lui dire. Alors je rebaisse les yeux, fixe les fleurs que je tiens toujours dans mes mains. Les fleurs…

- Ah ! Désolé, je les avais amenées pour toi, j’ai--, je commence en me levant, un peu brusquement.

Avant d’affaisser mes épaules. Étirer un nouveau sourire. Me laisser secouer par un rire nerveux. Mes yeux courent dans la chambre, à la recherche d’un vase. En attrape un et va mettre de l’eau dedans, dans la pièce d’à côté, avant de revenir le poser sur sa table de chevet.

- C’est pas grand-chose mais je me disais… que ça te rendrait un peu le sourire.

Je dois avoir l’air pitoyable. Je me fais de la peine…
Hésitant, j’avance ma main vers son visage pour dégager une mèche de cheveux de son visage.

- Ils t’ont mise dans un état, je souffle, tout penaud.
Voir le profil de l'utilisateur



PLS en #b7273d.
Revenir en haut Aller en bas

Dim 23 Nov 2014 - 21:36
avatar
Féminin

Messages : 239
Date d'inscription : 20/10/2012
Age : 21
Emploi/loisirs : Bavarder ♥
Humeur : Explosive ~

J’essaie réellement de ne pas m’attarder sur son visage, son air affreusement coupable, de peur d’en comprendre la raison. Ça me blesse aussi, sans que je ne le montre, ce sursaut, cette tension dont il est victime, comme s’il avait peur. Je suis certaine que ça n’est pas le cas, mais c’est l’impression que ça me donne, et je n’ai pas la force de la repousser, de lire à travers ses gestes. Pas même à travers son sourire que je sais faux, parce qu’il tremble, à peine, mais je le vois. C’est comme s’il en souffrait autant voire plus que moi, et ça paraît un peu fou…

Le silence qui s’installe après sa réponse me met trop mal à l’aise. J’ai envie de crier, de bouger, d’exploser, ça colle pas. C’est pas l’atmosphère qui devrait nous entourer, pas quelque chose d’aussi tendue, douloureux. J’ai envie de retrouver nos discussions légères, nos taquineries, pas ces hésitations là, pas ce silence… J’ai l’impression d’étouffer, c’est si difficile de me regarder hein ? J’ai l’air aussi horrible que ça ? J’ai probablement bien fait de refuser de me voir alors, je suppose que le choc aurait été celui de trop.

Je sursaute en l’entendant et le voyant se relever aussi vite. La douleur que ça engendre me fait grimacer et geindre, j’en ai marre, marre d’avoir mal à chaque mouvement que je fais qui implique mes côtes. J’étire un sourire en entendant son rire, il sonne tellement faux, tellement différent… Est-ce que ça sera toujours le cas maintenant ? Je le déteste pour me faire autant de mal rien qu’avec cette simple pensée, pour me donner autant envie de pleurer juste en le voyant et en constatant notre état à tous les deux. C’est encore pire quand il ouvre la bouche d’ailleurs, s’il pouvait juste se taire, ou alors, non, mais juste… Stop.

C’est finalement ses doigts fins et frais sur la peau de mon visage qui font céder mes dernières barrières, bien qu’elles aient été assez faibles dès le départ. Je lève la main droite et attrape sa manche, la gorge nouée de sanglots contenues, les yeux brouillés de larmes.

Misa…

J’ai l’impression d’être pitoyable, à pleurer comme ça, comme une vulgaire petite fille, comme la petite fille que je suis au final. Celle qui a besoin qu’on la rassure, qu’on lui explique, qu’on soit avec elle, qu’on la soutienne, mon dieu comme j’ai besoin de lui… Je me souviens aussi pourquoi j’ai arrêté de pleurer, pour la douleur, dans ma poitrine, mes côtes, mon estomac… Ma main a réussi à parvenir jusque son épaule, miraculeusement, pour la serrer si fort que j’en ai mal aux doigts. Misao, je t’en prie, dis-moi que c’était faux, que tu es juste gentil, toi aussi, qu’on était pas un vulgaire jeu.

Misa… Misa j’ai eu si peur…

Et c’est vrai, maintenant, je n’ai plus peur, c’était le cas jusqu'à ce qu’il arrive, avec sa tête de bébé, son corps de baguette, son sourire colgate et sa voix. Mon dieu comme il m’a manqué… Je ne sais même pas comment j’ai fait pour essayer de le détester aussi longtemps. C’était fatiguant, occupant, mais incroyablement fatiguant. Mais maintenant, ça ira mieux n’est-ce pas ? Il ne va pas juste se relever et me dire qu’il part hein ? Il ne partira pas, il ne peut pas…

Pars pas… S’il te plaît…

Je me calme, tout doucement, épuisée d’avoir autant pleuré, parce que la dernière fois ça devait être juste au moment de sa mission à lui, quand tout à dégénéré…
Voir le profil de l'utilisateur



Gribouille en #cc6666
Revenir en haut Aller en bas

Dim 23 Nov 2014 - 23:37
avatar
Messages : 345
Date d'inscription : 15/06/2013
Emploi/loisirs : Chimiste à mes temps perdus...
Humeur : Hmm... incendiaire ?

Son visage se tord de tristesse, ses yeux s’emplissent de larmes. Et sa main, sa minuscule main d’artiste, qui enserre ma manche à s’en briser les doigts. Mon cœur se fend en deux. Je déteste voir les autres pleurer – je déteste la voir pleurer. Ça n’est jamais arrivé. Mais je me jure, là, maintenant, tout de suite, que ce sera la dernière fois qu’elle le fera. Rien n’a le droit de la rendre triste. Rien n’a le droit de lui faire du mal. Rien. Rien du tout. Encore moins si c’est moi.
Doucement, ma main attrape la sienne ; je l’enserre avec délicatesse, pose encore mon autre main dessus, mes lèvres sur ses doigts. Je pense à toute sa tristesse, à toute sa douleur ; je pense à ma culpabilité. Me dis qu’elle n’a pas le droit de prendre le dessus, alors que Roxanne a réellement besoin de soutien. De présence. Que je la rassure. Je sais qu’elle est au courant de tout ça. Je sais que ça lui a fait du mal. Mais j’espérais tellement qu’on n’en parlerait pas…

- Chht… Roxy, ça va. Tout va bien. Je suis désolé. Pour tout.

Le surnom est sorti de lui-même. Naturellement. Comme quand nous nous voyions, avant ; il ne manque que les sourires, les rires ; son rire que j’aime entendre résonner dans mes oreilles. Son humour un peu vache, ses blagues adorables. Ses yeux emplis de joie, d’amusement. Pas cette douleur qui prend le pas sur tout le reste. Cette terreur qui refuse de s’en aller. Est-ce que c’est vraiment moi qui lui fait ressentir tout ça ? Peut-être aussi que c’est le contrecoup de la mission, de… Je sais pas. J’aurais voulu être là pour la soutenir pendant ce temps… Pourquoi elle a été blessé, hein ? C’est aussi à cause de moi ?
Comment j’ai pu ne pas venir la voir ? Comment j’ai pu ne pas être au courant plus tôt ? J’ai envie de me détester pour ne pas avoir été près d’elle alors qu’elle en avait si désespérément besoin. Ou du moins… j’aimerais croire qu’elle a eu besoin de moi. Mais que je la vois me supplier de cette manière, quand je la vois si triste, je me dis que j’ai le droit de le penser. Que ce n’est pas mal.

- Je partirai pas. Je resterai autant que tu me demanderas de le faire. C’est une promesse Roxy. C’est une promesse.

Je ne partirai plus.
J’ai tellement envie de la serrer dans mes bras, mais elle est dans un tel état que je crains d’empirer son état rien qu’en l’effleurant. Lentement, je me penche et l’embrasse sur le front, tout doucement. Parce que je suis bien trop lâche pour faire quoi que ce soit d’autre.

- S’il te plaît. Ne pleure pas. Tout ira bien… Je reste près de toi. S’il te plaît... Tu… tu vas encore te faire mal.

J’attends qu’elle se calme, longuement. Continue à caresser le dos de sa main. N’ose pas lui demander si elle m’en veut encore. Je dois encore être un peu lâche.
Voir le profil de l'utilisateur



PLS en #b7273d.
Revenir en haut Aller en bas

Lun 24 Nov 2014 - 9:38
avatar
Féminin

Messages : 239
Date d'inscription : 20/10/2012
Age : 21
Emploi/loisirs : Bavarder ♥
Humeur : Explosive ~

Je pense que je craque oui, il fallait bien que ça se fasse à un moment hein. Bon, j’aurai peut-être pu éviter de le faire devant lui, elle est loin maintenant la belle et forte Roxanne. Pourtant, la chaleur de ses mains sur la mienne, et sa voix, même si elle a l’air d’avoir du mal à sortir, m’aident. J’ai envie d’y croire, vraiment, envie de faire confiance à ses excuses, à ses promesses. Parce que, de toute façon, il les a toujours tenue, à chaque fois.

J’ai tellement envie qu’il me tienne dans ses bras, même en sachant que mes côtes se vengeront probablement, les sales petites garces jalouses, même pas le droit à un moment de répit avec elle. Je me calme, un peu, enfin, je m’épuise surtout ouais. Mais ça fait du bien, se laisser aller, craquer, céder. Parce que, de toute façon, il amortira la chute non ? Enfin, c’est un peu ce qu’il fait là, avec ses mains chaudes et son bisou de bébé sur mon front. Je suis pas un bébé, enfin, pour le moment on fera comme si, parce que je pleure clairement comme un bébé, mais j’arrive plus à m’arrêter, j’ai envie de rire tellement c’est stupide.

C’est toujours moi qui me blesse. La maladresse hein…

Je retiens un rire, mon souffle s’apaisant. J’ai le visage humide, c’est désagréable, je n’ose même plus le regarder en face. Je me sens soudainement stupide et honteuse, parce que lui aussi, après tout, il souffre. Et moi, j’expose ça comme une martyre alors qu’il a subit pire que ça s’il est rentré depuis le départ. Faut pas croire, mais avec ce qui se disait déjà avant son retour, je n’imagine pas ce qu’il a du prendre en revenant.

Pardon.

J’ai envie de pleurer, tellement envie, à sentir mon cœur se fendre comme ça, en me rendant compte des bêtises que j’avais pu faire ou penser. Je m’en veux… D'avoir cru les autres, de ne pas avoir suffisamment réfléchis, d’avoir cru des ignominies pareilles juste par manque de confiance en moi, par peur peut-être de m’être encore fait duper. Pour ma défense, il n’a pas non plus couru pour venir me voir, que ce soit après sa mission, ou entre les miennes, ou un peu avant aujourd'hui. Enfin, il faut dire qu'Hideko doit y être pour quelque chose hein, ça m’étonnerait pas.

Je dois avoir l’air assez affreuse maintenant hein. Les yeux tout rouges, tout ça. C’est le moment de prendre une photo dossier voyons, tu perds le rythme Misao !

J’étire un fin sourire, la volonté y est, il ne me manque que la force et l’envie d’en faire un réellement beau. Un de ceux qu’il mérite, même s’il faut avouer qu’en ce moment il mérite juste une bonne claque, mais je suis pas en mesure de le faire alors… Sortons juste de cette atmosphère un peu lourde, j’ai pas envie de me prendre la tête avec lui, pas maintenant, pas quand il promet de rester, quand il dit que tout ira bien. J’ai juste envie… De profiter oui, profiter de lui, sa présence, de pas être toute seule. Je sais que ça va être putain de difficile, parce que je suis épuisée, je vais avoir envie de pleurer, de bouger, de râler. Et il s’en veut, pour tout ça, pour rien. Un peu comme un petit garçon qui fait une bêtise sans réfléchir et à qui on montre ensuite les conséquences, le reste, pour lui faire comprendre. On a l’air de deux gros gamins empotés ouais… Je ris un peu à cette pensée avant de grimacer légèrement, va falloir éviter ça pour le reste de la journée hein.
Voir le profil de l'utilisateur



Gribouille en #cc6666
Revenir en haut Aller en bas

Mar 25 Nov 2014 - 22:58
avatar
Messages : 345
Date d'inscription : 15/06/2013
Emploi/loisirs : Chimiste à mes temps perdus...
Humeur : Hmm... incendiaire ?

Doucement, je serre sa main entre les miennes. Caresse le dos de sa main lentement, la porte encore à mes lèvres. Un sourire tremblant se glisse dessus, pourtant je ne détourne plus le regard. Je sais que je n’en ai plus le droit. De toute manière, je ne suis pas certain d’en avoir envie. Allez, souris ma belle Roxanne. Souris. Fais le pour moi. J’en suis incapable si je ne vois pas ton visage rayonner en face de moi. Un rire étranglé s’échappe d’entre ses lèvres et m’apaise immédiatement. Tout va bien… allez, Misao, tout va bien, pour toi aussi. Aies un peu confiance en toi ; aies un peu confiance en elle.
Je lâche une de ses mains pour effleurer sa joue. Sèche ses larmes comme je peux – en essayant de pas lui mettre un doigt dans l’œil, ça le ferait pas.

- C’est vrai, tu te blesses tout le temps… À croire que tu t’aimes vraiment pas, hein…

Encore un peu, je la laisse se calmer. Continue à lui sourire comme je le peux. Sa voix me serre le cœur. Comment c’est possible de se sentir aussi coupable, sérieusement ? Je sais que j’aurais dû aller la voir, je sais que j’aurais dû lui dire quelque chose, au moins chercher à m’expliquer. Et là, même sa plaisanterie ne me fait pas rire, même s’il s’agissait de détendre l’atmosphère. Pourtant, je fais semblant d’étirer un semblant de sourire en coin.

- J'avoue que j’aurais pu faire d’excellents clichés. Je les aurais affichés partout dans ma chambre, va. Tu en aurais fait une overdose, je suis sûr.

Je m’appuie sur le lit, la tête sur mes bras. La regarde longuement, perdu dans mes pensées. Sans trop y faire attention, je me mets à jouer avec ses doigts. Les tripote un peu pour m’occuper, le temps de me décider à lui parler. Sérieusement. Mais pour lui dire quoi ? Que j’ai jamais voulu les trahir ? Que je voulais pas qu’elle se mette dans cet état-là pour moi ? Que j’ai juste envie de la voir se rétablir ? Je pense qu’elle le sait. Que je n’ai pas besoin de le lui dire. Alors faire quoi ? Attendre, dans le vide, comme ça ? La situation risque vite de devenir tendue.

- Tu es pas fatiguée ? Tu peux dormir si tu veux. Je reste là. Et on pourra discuter à ton réveil, si tu—en as envie, j’hésite.

Est-ce que j’en ai réellement envie ? Je sais pas. Quand je vois le regard d’Hideko, celui des gens que je croise, de mes voisins du couloir Feu… peut-être que je le mérite, au final. Mais pour le moment, j’ai vraiment pas envie d’y penser. Quelques secondes de plus passent, avant que je n’ajoute dans un léger rire, un peu faiblard :

- Tu sais… c’est de ma faute. Alors t’excuse pas. S’te plaît. Sinon je vais me sentir encore plus coupable. T’as pas envie de me rendre triste, hein ?

Taquin, je lui tire la langue.
Voir le profil de l'utilisateur



PLS en #b7273d.
Revenir en haut Aller en bas

Mer 26 Nov 2014 - 11:09
avatar
Féminin

Messages : 239
Date d'inscription : 20/10/2012
Age : 21
Emploi/loisirs : Bavarder ♥
Humeur : Explosive ~

Un fin sourire étire mes lèvres, faut dire que d’imaginer sa chambre recouverte de photos de moi reste assez amusant. Enfin, c’est surtout la tête des gens qui entreront ensuite qui me donne envie de rire. Surtout celle de sa sœur, ça lui ferait probablement un choc tiens.

J’avoue que ce serait plutôt perturbant.

Le calme que je redoutais plus tôt est en fait assez agréable. Enfin, le seul truc un peu embarrassant c’est son regard, clairement il ne me fixe pas non plus hein, mais… J’ai fini par regarder nos mains, caresser le bout de ses doigts de mon pouce pendant qu’il s’amuse avec les miens. Je sais qu’on viendra à en parler, qu’inévitablement ce sera un de nos sujets de discussions. Le soucis c’est tout ce qu’on va devoir évoquer. Parler de sa mission, des rumeurs, ce qui mènera forcément à mon étoilisation, parce que je doute qu’il soit au courant. Et franchement, le plus tard sera le mieux.

Pas du tout non. Tout va bien.

Je me raidis légèrement, j’ai pas envie de dormir non, parce qu’imaginons un instant que ça ait été qu’un rêve. Peut-être qu’en me réveillant, j’apprendrais juste que j’ai eu un épisode hallucinatoire et puis voilà. J’aurai juste craquer même dans ma tête, je serai clairement foutue en fait. J’ai pas envie de le voir partir, pas maintenant…

Toi ? Triste ? A cause de moi ? C’est un peu un paradoxe hein ?

Je repose ma tête sur mon oreiller, jetant un œil au plafond. Il a finit par me faire sourire hein, bravo, je suppose qu’en ce moment il n’y a que lui pour réussir un truc pareil. Je serre sa main au creux de la mienne, c’est agréable au final, un peu comme quand il me traînait partout. Enfin, surtout si on oublie la furieuse idée d’entrelacer nos doigts qui me vient et qui commence à m'ôter toutes autres choses de la tête. Ce serait un peu… Déplacé je suppose, c’est pas comme si on était réellement… Enfin, pas comme si… Bref.

T’aurais quand même pu emporter du chocolat plutôt que des fleurs hein, tu sais que les plateaux repas sont moins bons que la cafette ?

Je souris et le regarde, il a l’air complètement ailleurs, mais c’est agréable. Je ferme les yeux un moment, somnolant, un peu assommée par ma crise de larmes, puis il faut dire que les médicaments jouent pour beaucoup là dedans. Mais je ne tiens vite plus en place, j’ai envie de m’asseoir, de me lever, de bouger…

Si j’avais envie de… bouger un peu, tu m’aiderais ?

Et puis, il faut dire que si ça aide à ce qu’on s’amuse un peu, ce sera plutôt cool. Ca fait une semaine que je suis là, faudra bien que je bouge à un moment où un autre, mon bras gauche fracturé ne sera pas d’une grande aide hein, mais au moins, le reste devrait fonctionner correctement. C’est pas une entorse à la cheville qui me tuera de toute façon.

Tu sais… Tu es le seul qui est venu me voir pour le moment. C’était un peu… Vide hein.

J’étire un fin sourire, je sais pas pourquoi, mais, au final, je n’attendais probablement que lui.
Voir le profil de l'utilisateur



Gribouille en #cc6666
Revenir en haut Aller en bas

Mer 26 Nov 2014 - 14:20
avatar
Messages : 345
Date d'inscription : 15/06/2013
Emploi/loisirs : Chimiste à mes temps perdus...
Humeur : Hmm... incendiaire ?

La chambre est silencieuse. Très calme. Ça m’apaise un petit peu, fait refluer la culpabilité au fin fond de son pauvre trou à rats. Elle est bien mieux là-bas que dans ma tête, hein, faut quand même l’avouer. Le contact de Roxanne aussi me rend un peu plus serein. Ça me rassure de savoir qu’elle est là, et qu’elle est pas restée dans ces laboratoires. Même si j’avoue que je sais pas quel genre de mission elle a pu avoir, pour qu’elle ait fini dans cet état, il s’est forcément passé quelque chose. J’ose pas vraiment lui demander, par peur de lui rappeler de mauvais souvenirs – et puis, elle vient juste de sourire, je vais pas la déprimer, non plus !
Penser à sa mission me rappelle la mienne. Un peu suicidaire, je suis bien d’accord. Mais en même temps… Aaron m’avait bien dit que j’avais le choix de ne pas y aller ; que lui, de toute manière, le ferait tout de même. Je l’ai trouvé con, sincèrement. Mais en même temps, il avait cette volonté d’aider Terrae. Il ne tenait plus en place, au fur et à mesure que le temps passait. C’est vrai. Je crois qu’on a un peu précipité notre départ – et que c’est ce qui explique pourquoi tout s’est aussi mal déroulé. Mais si lui a gardé des séquelles de son séjour là-bas – je ne l’ai pas revu, je ne peux même pas le dire ; mais quand on voit tout ce qu’ils… ce qu’on lui a fait, je doute qu’il ait encore toute sa tête – j’ai, moi aussi, gardé ces souvenirs ancrés dans un coin de mon esprit. Coin qui finit souvent par prendre toute la place. Ça fait combien de temps que j’ai pas dormi correctement, hein ? Sérieux… J’ai pas envie d’avoir à lui raconter tout ça, moi non plus. Tout ce que j’ai fait. Même si ce n’était pas dans le but de nuire à Terrae. Il ne vaut mieux pas qu’elle sache. Elle me haïrait probablement.
Un rire m’échappe malgré moi.

- C’est ça, tout va bien. Et la marmotte emballe le chocolat dans le papier alu, hein.

Un sourire en coin. Amusé. Je ne réponds pas à sa déclaration suivante – pas la peine. Elle sait que ouais, j’aurais été triste. Ou peut-être qu’elle le sait pas… Hum. C’est mieux qu’elle le sache pas non plus, ça, non ? Enfin, on est amis, donc j’ai le droit... AMIS, Misao. Amiiiiiis.
Rah fuck.

- Ah bah pardon. Madame fait sa difficile ? Jamais contente celle-là, hein.

Mes yeux se posent sur le bouquet de fleurs, et je ris encore.

- Si ça se trouve, elles sont comestibles. Qui sait ? Tu as pas envie d'essayer ?

Doucement, je joue de mes doigts sur le dos de sa main. Reste quelques secondes comme ça, à l’écouter, alors qu’elle ferme les yeux. Ça me rend un peu triste que personne soit venue la voir. Une semaine toute seule, hein…

- Je suis désolé, je fais en tirant une petite moue. J’ai été mis au courant tout à l’heure. Par contre, n’essaie pas de profiter de ma bonté pour t’aider à te lever ; je suis pas sûr que tu sois en état…

Cela dit, je pourrai toujours voir pour la transporter sur une chaise roulante. Bon, elle va vraiment pas aimer, mais ça lui fera sûrement du bien de prendre l’air, non ? Je penserai à demander aux médecins, un peu plus tard. Enfin, peut-être qu’ils ne voudront pas qu’elle bouge, hein, j’en sais rien. Je sais même pas ce qu’elle a de cassé.
Voir le profil de l'utilisateur



PLS en #b7273d.
Revenir en haut Aller en bas

Mer 26 Nov 2014 - 15:47
avatar
Féminin

Messages : 239
Date d'inscription : 20/10/2012
Age : 21
Emploi/loisirs : Bavarder ♥
Humeur : Explosive ~

J’ai l’impression de sourire sans arrêt depuis un petit moment maintenant, un peu comme avant, comme si tout avait disparu d’un coup, comme si on était revenu à ce que c’était avant. Et ça fait énormément de bien, plus que tout le repos auquel j’ai eu droit depuis mon arrivée. Je suppose même que ce repos et ce silence ont du encore faire empiré mon état psychologique hein. Enfin, on verra bien la prochaine fois que je dormirai, en espérant ne pas faire de cauchemars.

A part mon bras et mes côtes y a plus grand chose à surveiller de toute façon. Je sortirai vite.

J’avais envie de sortir prendre l’air, parce que bientôt on serait en hiver, et sortir l’hiver c’était pas franchement le truc que je préférai. Bon, j’avoue que parfois, faire un bout de chemin dans le neige et s’amuser avec me faisait du bien, mais ça devenait rare de pouvoir le faire, tout le monde favorisait un peu les sorties calmes en arrivant à un âge comme le mien, alors Misao… Certes, il passait pas mal de temps dehors mais en faisant du baseball c’était un peu nécessaire hein.

De toute façon, le médecin ne tardera plus, je lui demanderai si je peux sortir un peu. Il est cool, alors je suis certaine qu’il dira pas non, et puis, je suis pas chiante non plus.

Ce serait l’occasion de voir l’extérieur depuis le temps, un moment un peu comme avant. On pourrait discuter sans que l’atmosphère lourde de la pièce ne vienne nous empêcher d’être à l’aise. Je suppose que j’aurai plus de facilités à lui raconter un peu tout ce qu’il ne sait pas et ce qu’il veut savoir dehors. Ce sera toujours mieux de faire semblant de regarder le parc plutôt que de regarder les murs.

J’y pense mais… Tout à l’heure ? Ça fait une visite rapide alors hein ?

J’ai envie de lui montrer que ça me ferait plaisir mais pas trop non plus, c’est juste que… Ouais, il est vite venu alors, peut-être qu’au final c’est un bon signe hein ? Je ris bêtement, un peu rouge et retiens l’envie de retirer ma main des siennes, ce serait stupide. J’évite un instant d’imaginer qu’il ne soit jamais venu, pour éviter de me faire du mal pour rien, parce que de toute façon, il est là, et ça reste le plus important.

Un bon quart d’heure après, la porte s’ouvre, et je sais rien qu’au son des chaussures contre le sol que le médecin vient d’arriver. J’appréhende un peu en fait de devoir répondre à ses questions, le laisser m’examiner et lui poser la fameuse demande. Je ne le pense pas capable de me refuser une sortie, lui qui essayait tant bien que mal de me faire réagir depuis quelques jours, mais j’ai peur quand même en fait. J’ai vraiment envie de passer plus de temps avec Misao que là, qu’on soit plus à l’aise, et on le sera forcément dehors.
Voir le profil de l'utilisateur



Gribouille en #cc6666
Revenir en haut Aller en bas

Ven 5 Déc 2014 - 14:26
avatar
Messages : 345
Date d'inscription : 15/06/2013
Emploi/loisirs : Chimiste à mes temps perdus...
Humeur : Hmm... incendiaire ?

Quand je l’entends me dire qu’à part son bras et ses côtes, ça va, j’ai juste l’impression qu’elle est en train de me dire « Je suis pétée de partout, donc à part la moitié de mon corps qui tombe en lambeaux et l’autre moitié qui agonise platement, y a pas grand-chose à surveiller ! T’en fais pas Misa ! »… Ça m’aide à relativiser ? Non, ça ne m’aide pas à relativiser !! Du tout ! Elle croit que je vais acquiescer et dire « oui oui, je sais, tu vas super bien, prenons-nous la main et allons courir dans un champ de fleurs pour fêter l’événement » ? Bon, j’en serais capable, mais là n’est pas la question, hein… J’ai encore une once de sérieux en moi. Parfois ? Là, oui, en tout cas.
Bon, finalement, je me contente d’acquiescer. Parce qu’y a pas grand-chose de plus à faire pour le moment, je me vois mal lui faire la morale sur le fait d’être plus prudent. Surtout quand on sait ce que j’ai foutu de mon côté. Le passage de notre fuite me revient en mémoire, une fois de plus, et laisse un goût amer sur ma langue. Dire que j’ai pas été capable d’utiliser mes pouvoirs pour nous aider… C’était pitoyable.

- On lui demandera, oui. Ça te fera du bien. Mais faudra t’habiller correctement, il commence à faire plus froid dehors, je rajoute avec un sourire un peu faible, incapable d’en faire plus.

Sa question suivante laisse un léger blanc dans la chambre, et elle rit un peu, les joues rouges. Un peu embarrassé, j’hésite à répliquer. Ça me ressemble pas de chercher mes mots, mais qu’est-ce que je peux lui répondre ? Que j’aurais pu être à l’autre bout du monde que j’aurais tout de même cherché à venir la voir le plus tôt possible ? Ça aurait stupide, bien que pas tout à fait faux. Aussi, je ne fais que hausser les épaules. Mon éternel sourire aux lèvres, et sa main toujours enfermée dans la mienne.

- Je voulais voir comment t’allais. Et j’avais peur qu’ils me laissent pas te voir si je venais plus tard, j’essaie bêtement de me justifier, joignant mon rire au sien.

Tu parles d’un feu, hein. Des handicapés des sentiments, plutôt.
Un peu plus tard, le médecin vient. Et je lâche doucement la main de Roxanne le temps de le laisser faire ses vérifications, détournant pudiquement les yeux. Pour ne pas donner l’impression de trop surveiller ce qu’il lui fait. J’ai eu ma dose de blouses blanches pour toute une vie.
Avant qu’il ne sorte, je me lève et le suis dans le couloir après avoir fait un signe à Roxanne. Nous discutons quelques minutes le temps de le convaincre de me laisser l’emmener. Aussi, il m’emmène jusqu’à une petite salle pour me donner une chaise roulante, que je ramène jusqu’à la chambre de Roxanne. Toquant doucement à la porte avant de l’ouvrir, je lui lance un sourire espiègle.

- Votre limousine est avancée, mademoiselle Tessier. Le grand chef refuse catégoriquement de te laisser sortir sans, alors c’est ça ou rien…

Je rapproche le siège près du lit, et fait la moue en me tripotant les mains.

- Je t’aide ?
Voir le profil de l'utilisateur



PLS en #b7273d.
Revenir en haut Aller en bas

Mar 9 Déc 2014 - 22:17
avatar
Féminin

Messages : 239
Date d'inscription : 20/10/2012
Age : 21
Emploi/loisirs : Bavarder ♥
Humeur : Explosive ~

Je redescends sur terre avec sa réponse. Avec l’idée que le temps passe plus vite dans ce lit que dehors, en mission. C’est vrai, il n’avait pas fait si froid à ce moment-là. Enfin, sûrement que notre location dans le Sud de l’Asie a joué un rôle dedans. Il faut dire qu’il faisait encore bon à cette période là-bas. Et vu l’état dans lequel je suis revenue, je ne m’étonne même pas de ne pas m’en souvenir, ni d’avoir ressentit les différences de températures et de climat entre ici et là-bas.

L’arrivée du médecin coupe court à mes taquineries. Tant pis. Une autre fois. Si je m’en souviens tiens. J’apprécie d’ailleurs qu’il ne me fixe pas bêtement pendant que le médecin vérifie rapidement l’état de ma cheville, qui s’avère aller beaucoup mieux qu’il y a quelques jours, et vient fouiller ses les bandages recouvrant les brûlures pour y envoyer un peu de sa jolie lumière magique même si les tissus bien brûlés et déchiquetés auront besoin de plus que ça pour se remettre sans traces. Honnêtement, je pense que si des cicatrices persistent, je serai incapable de me regarder dans un miroir.

Je m’étonne quand Misao se lève, il va vraiment aller lui parler de ma sortie hein ? J’ai le cœur qui s’emballe, un peu anxieuse. Ça va être comment dehors ? Et pourquoi il ne revient pas de suite d’abord ? Il serait pas juste parti comme ça, comme un voleur hein ? Enfin, c’est pas son style, même si ces dernières absences tendent à prouver le contraire, il avait juste pas le temps de prévenir, enfin, c’est pas comme s’il me le devait, c’est juste… Plus poli ? Ouais, même moi j’y crois pas. Je commence alors à jouer avec mes pouvoirs, à jongler plus ou moins maladroitement avec des petits boules de feu, faut bien s’occuper hein… Je m’arrête et les fait disparaître en entendant quelqu'un, Misao sûrement, toquer. Ce qui s’avère juste quand il entre avec… Il se fout de moi là ? Un fauteuil ? Je poserai jamais mon doux fessier là-dedans hein.

Vraiment ? Tu me fais pas une mauvaise blague là ? J’espère au moins que le chauffeur saura s’occuper de cette… Limousine sans heurts, n’est-ce pas monsieur Honda ?

Je pouffe un instant, Honda c’est aussi une sacrée marque de voiture. Et ça donne un petit jeu de mot affreux mais drôle. Je soupire et redresse mon matelas au maximum pour finir pratiquement assise. Mon bassin est toujours un peu douloureux, probablement des restes de la brusquerie utilisée pour le démettre et le replacer, c’est dingue ce que les ostéo sont brutaux, ou alors c’est juste avec moi.

Volontiers. Je dois avoir quelques vêtements dans l’armoire, j’espère que ça suffira pour sortir.

Je rougi furieusement quand je pense à ce qu’il va y trouver et m’aider à enfiler. Seigneur non.

T’es pas obligé de t’ennuyer avec ça hein… C’est pas marrant de m’aider à enfiler tout ça comme à un bébé, je peux comprendre que tu veuilles pas t’embêter à devoir tout faire ou presque… Je peux appeler une infirmière hein…

J’ai la méchante impression de bégayer comme une lycéenne et c’est immonde. Je n’arrive même plus à le regarder dans les yeux, face à face. J’ai le visage probablement aussi rouge que la petite culotte qui se cache dans l’armoire. Celle que je ne porte pas et qu’il va plus que probablement m’aider à mettre. Parce qu’avec leur vieille robe en faux papier, faut pas exagérer, ce serait gênant. Enfin, ça c’est qu’eux disent, ça se voit qu’ils ne la portent pas hein. Ils ne s’imaginent même pas se lever, le dos à l’air, les fesses pas du tout cachées par leur vieux slip en cordon de pèche là ? C’est indécent à porter et encore plus à faire porter. Les vieux voyeurs…
Voir le profil de l'utilisateur



Gribouille en #cc6666
Revenir en haut Aller en bas

Mar 9 Déc 2014 - 23:17
avatar
Messages : 345
Date d'inscription : 15/06/2013
Emploi/loisirs : Chimiste à mes temps perdus...
Humeur : Hmm... incendiaire ?

Un rire m’échappe devant sa mine boudeuse, et je m’empresse de lui faire un clin d’œil en lui annonçant qu’évidemment, je suis un conducteur hors pair. Mademoiselle n’a donc aucun souci à se faire – après tout, c’est vrai, je suis un bon conducteur ! Même si bon, j’ai pas encore passé mon permis fauteuil roulant. Je suis sûr que ça demande une licence spéciale, ou une connerie du style… Ben oui, imaginez ! Vous pouvez aller super vite avec ça. Enfin, si on rajoute des moteurs plus puissants, tout ça. Pour faire des courses ! Non, pas de course ? Oh, dommage. Ça égaierait leur vie… et la nôtre ! Vous imaginez voir ça dans la cour de Terrae ? Joli spectacle non ? On devrait organiser des spectacles, d’ailleurs.
Je l’observe se redresser du coin de l’œil et acquiesce lorsqu’elle désigne l’armoire, vers laquelle je me dirige avec un sourire.

- Mais nan, ça me gêne pas. Je suis ton infirmier perso, ok ? je souris en coin, histoire de la dérider un petit peu.

Mon dieu, mais pourquoi elle rougit comme ça ? J’veux dire, c’est bon, je pense pas qu’on ait dit des trucs affreusement gênant, non ? Pas tant que ça, tout du moins. C’est bon, je suis habilité à lui enfiler un t-shirt et éventuellement un pantalon…
Cela dit, c’est en ouvrant l’armoire, avec ses vêtements parfaitement pliés (enfin parfaitement, parfaitement, c’est vite dit, mais y a du progrès !), avec ses sous-vêtements tout en haut de la pile. Ah oui. Ah bah oui. Logique. Ahah. Je dois retenir un rire. De nervosité ou d’hilarité, cependant, je ne suis pas sûr de le savoir. J’attrape délicatement la pile et referme l’armoire d’une main, avant de mes tourner vers elle avec un sourire vivement amusé. Très large. Hum. Pense pas à des choses bizarres Misao, elle va te lancer une boule de feu en pleine tête. Et tu sais à quel point elle peut être dangereuse avec ces trucs !

- Je suppose que t’auras pas besoin d’aide pour ça, hein ? je lâche en me rapprochant à nouveau du lit.

À la dernière seconde, je me retiens d’ajouter qu’elle avait bien dû y penser, vu la couleur de ses joues. Mais ahem. Ne rien dire. En même temps, c’est super tendancieux. Mon dieu chuuut Misao ne pense pas.

- Enfin bon, si tu veux, je suis toujours dispo, suffit de m'appeler !

Bon, d’accord, je vais me faire frapper si je continue comme ça, mais c’est tellement drôle de la voir se mettre dans tous ses états. Avec un nouveau sourire taquin, j’ajoute en me penchant vers elle pour lui déposer ses vêtements sur le bord du lit :

- Jolie couleur sinon.

Oh Misao. Tais-toiiii. La situation est déjà assez space pour que tu viennes pas empirer le truc ! (Oui ma phrase est très japonaise, everything is okay.)
Je me recule et lui lance le sourire le plus innocent de la terre avant de me mettre dos à elle, m’approchant de la fenêtre le temps qu’elle se change. Dis plus rien, dis plus rien…
Voir le profil de l'utilisateur



PLS en #b7273d.
Revenir en haut Aller en bas

Dim 14 Déc 2014 - 20:10
avatar
Féminin

Messages : 239
Date d'inscription : 20/10/2012
Age : 21
Emploi/loisirs : Bavarder ♥
Humeur : Explosive ~

Rien de le voir sourire me fait rougir plus que nécessaire, et je sais que ça l’amuse, mais je peux pas faire autrement ! Ah bah oui, c’est marrant hein, rigole rigole va. Rira bien qui rira le dernier. Je m’étouffe en l’écoutant me proposer son aide, non mais… Il est cinglé non ? Je fronce les sourcils et râle un peu en attendant qu’il me dépose mes vêtements, mes sous-vêtements sur le haut de la pile évidemment, sinon c’est clairement pas drôle.

C’est ça, rigole bien.

Je grommelle, les joues affreusement rouges autant par sa proximité que par ses paroles et ce que ça sous-entend. J’attend qu’il se retourne avant de pousser la couverture au loin… Enfin d’essayer, parce qu’avec une main c’est galère. Je soupire et finis par m’asseoir au bord du lit, une légère grimace sur le visage. Putain ça fait mal au final… J’essaye de retirer cet affreux truc que j’ai sur moi pour le remplacer par mes propres vêtements. Finalement, j’arrive seulement à me débrouiller avec ma culotte à la “jolie couleur” rouge, et encore ce fut fastidieux. Par contre, enfiler mon soutien-gorge est impossible… J’essaye tant bien que mal de le passer sur mes bras, mais l’accrocher sera impossible avec mon bras cassé.

Misa… Tu… J’arrive pas à fermer mon soutien-gorge…

J’ai les joues brûlantes, la tête basse, j’ai même pas envie de voir sa tête. Je pourrais d’ailleurs fermer les oreilles que ça m’arrangerait, j’ai pas envie d’entendre ses remarques et ses blagues. Je me sens déjà assez mal comme ça… D'ailleurs, il s’en occupe rapidement à mon grand soulagement, je suppose que ma tête défaite doit aider. Du coup, je termine rapidement de m’habiller avec son aide pour mon pull, je crois que je ne le remercierai jamais assez…

J’ai l’impression d’être totalement dépendante des autres. T’as déjà eu à tester une sensation pareille ? Moi j’aime pas.

Je lui lance mon plus beau sourire avant de descendre difficilement de mon lit, tout ne s’arrangera pas aussi vite hein ? Je m’appuie sur lui sans le lui avoir demander pour arriver jusqu'au siège et m’y asseoir. Des gémissements de douleur franchissent mes lèvres bien que j’essaie de les retenir, parce que j’ai pas envie qu’il ait pitié, qu’il soit différent, ou qu’il culpabilise. Je soupire et souris une fois bien assise et lève mon pouce en l’air.

Allons-y Chevalier ! Montre-moi le monde avec ton beau cheval… noir !

Je ris un peu et penche la tête pour le voir, ouais, bon ça, ça va être chiant.
Voir le profil de l'utilisateur



Gribouille en #cc6666
Revenir en haut Aller en bas

 

The past can't be undone. [Misao ♥]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Terrae, Une nouvelle ère commence... :: Terrae Village. :: Hôpital.
Aller à la page : 1, 2  Suivant