Terrae, Une nouvelle ère commence...

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The past can't be undone. [Misao ♥]
#   Dim 14 Déc 2014 - 21:13

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Reste concentré sur la fenêtre, Misao. Ou non, mieux, ce qu’il y a derrière la fenêtre. C’est très bien comme ça. Non c’est pas du tout qu’une fenêtre, quand il commence à faire nuit et qu’y a la lumière à l’intérieur, c’est une surface super réfléchissante, mais c’est pas grave. Je déglutis quand j’entraperçois une paire de jambes, et le fameux sous-vêtement rouge. Oh, wait, Misao, tu es pas un voyeur quand même, hein ? Un peu de pudeur, bon sang. Regarde dehors. Les gens qui passent, tout ça ! Regarde ! Ouiii, il y a plein de monde. Ce qui est un peu étonnant vu le froid qu’il fait déjà à cette période de l’année, mais c’est pas grave – on va dire qu’ils profitent avant qu’il ne fasse réellement froid. Voilà, c’est très bien de cette manière, tralalala…
Quand elle me rappelle, quelques lonnngues secondes plus tard, j’ai envie d’ouvrir la fenêtre et de sauter. Je me contente simplement de me retourner et d’essayer de ne pas trop la fixer pendant que je l’aide à s’habiller, embarrassé. Difficile de se forcer à garder un visage neutre – trop enjoué j’arrive plus et embarrassé, ben, disons que ça trahirait clairement ce que je pense. Malheureusement. Oui, bon, ok, c’est difficile de pas faire une tête bizarre quand la fille qui te plaît te demande de l’aider à refermer son soutien-gorge, d’accord ?!

- J’ai pas vraiment connu, non, mais je peux comprendre. Mais t’inquiète pas, ça passera vite ! j’essaie de l’encourager avec un nouveau sourire.

Elle se lève et je grimace en la retenant au niveau de la taille, un peu grognon qu’elle ne m’ait pas demandé de l’aider. Bon, j’avoue qu’elle aurait peut-être pas apprécié de me demander de la porter, mais je l’aurais fait. Juste pour pas la voir souffrir comme ça. Mais bon j’imagine qu’il va falloir qu’elle fasse avec pour le moment, et moi aussi, par la même occasion. Je lui laisse le temps de s’installer et esquisse un demi sourire lorsqu’elle lève le pouce.

- C’est parti ! C’est un magnifique étalon de course, tu vas voir.

Je commence à faire marche arrière vers la sortie mais me prends plusieurs fois la roue dans l’encadrement de la porte. Après trois essais et avoir beaucoup râlé, je parviens enfin à nous faire arriver dans le couloir, et déambule tranquillement jusqu’à la sortie.

- Bon, par contre, je suis un chevalier pathétique, mea culpa. J'ai eu ma licence dans un kinder surprise...

Nous passons la porte de l’hôpital et atterrissons enfin dans l’air frais – bon, ok, carrément froid. Malgré tout, j’ai un sourire alors que je me penche vers elle, pour qu’elle ne soit pas obligée de se démettre une cervicale :

- Tu as pas trop froid, ça va ? Je vais te chercher une écharpe sinon si tu veux, ou…



PLS en #b7273d.
#   Dim 14 Déc 2014 - 22:08

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Je souris en me laissant à moitié porter, autant en profiter, ce sera probablement la seule fois où j’aurai droit à un câlin hein. Non pas que si je lui demandais il m’en ferait pas mais… C’est juste que ça se demande pas, enfin, moi je le demanderai pas. C’est comme de clairement lui dire “Coucou Misa, embrasse-moi pour voir ?” Non mais franchement, n’importe quoi.

Je fait une petite moue en le sentant taper le fauteuil contre la porte plusieurs fois, j’ai presque envie de lui faire la remarque, mais il est déjà bien gentil d’avoir accepter de m’emmener me promener. Je suis relativement gênée en passant dans les couloirs, l’impression que tout le monde me regarde dans ce fauteuil… Je soupire et baisse les yeux en attendant la sortie, riant légèrement en l’écoutant.

J’espère que c’était un maxi kinder surprise alors.

Au moment où on passe la porte un violent frisson me fait mal aux côtes, putain c’est qu’il fait vraiment froid en fait… Je sursaute légèrement en sentant Misao penché juste au-dessus de moi et j’essaye de rapidement ignorer le fait que mon pull possède un joli décolleté,comme la majorité de mes vêtements. Je déglutit et hoche la tête.

Ouais, je… Je veux bien. Enfin, je suppose qu’une couverture ou un truc dans le genre fera l’affaire, t’embêtes pas trop.

On retourne à l’intérieur le temps qu’il trouve de quoi me couvrir auprès des infirmières, je lui jette un œil, le détaillant peut-être un peu trop en fait. Elle est belle la forte et déterminée Roxanne hein, et ça se dit têtue. Tu parles, au premier battement de cil elle chavire et oublie toutes les douleurs passées. Pathétique.

Misa-

Je m’interromps en voyant une de ces si jolies infirmières, qui feraient tourner la tête de tout ce qui a des yeux, lui faire les yeux doux. Ouais, bon, en même temps fallait s’y attendre hein, un gars pareil il fait tomber toutes les minettes qui passent. Et puis, elle est grande, élancée, blonde, fine. C’est pas comme si j’avais de quoi me battre avec ça, avec mes cheveux bleus, mes yeux dorés, ma taille ridicule et mon petit sur-poids parce que je peux pas m’empêcher de grignoter. Je soupire et m’arrache à leur vision, lui et ses sourires ravageurs, je me concentre sur la porte d’entrée qui laisse passer un filet de vent froid abominable.



Gribouille en #cc6666
#   Dim 14 Déc 2014 - 22:52

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Un rire m’échappe à la mention du maxi kinder surprise, et j’ajoute que non, franchement, j’ai une tête à manger ça ? C’est vrai quoi, ça se ressent direct dans les hanches, hop ! Ahah. Non mais je blague en vrai, je peux manger ce que je veux, avec ce que je fais de sport, je me débrouille pas trop mal pour : 1° ne pas ressembler à un gros tas ; 2° ne pas ressembler à un gros tas de muscles tout court, en fait. Un juste milieu ! Parce que tout de même, j’ai pas tant de muscles que ça, juste suffisamment pour ne pas tomber en rade au bout de trois mètres de course. Puis bon, faut pas oublier que je suis avant tout un scientifique aussi… Généralement, sport et sciences, ça fait pas trop bon ménage. (Ben là, je suis la contradiction-même : je suis le sport, les sciences ET le ménage ahaha. Hum.)
Avec un sourire en coin, j’acquiesce et fait demi-tour.

- T’inquiète. J’ai pas envie que tu attrapes froid, ce serait con.

Ouais, déjà qu’elle a la moitié des os du corps qui sont cassés en deux, ce serait bête, c’est sûr, huhu. Je sais même pas à quand remonte la dernière fois où je me suis cassé quelque chose ; je crois que ça m’est jamais réellement arrivé. Je fais toujours super attention de pas tomber, tout ça, alors ça explique très certainement. Alors quand je vois toutes ces personnes qui sont revenues grièvement blessées de leurs missions, forcément, j’ai un coup au cœur. D’autant plus quand je connais cette personne – eh oui, je suis humain, il paraîtrait.
Je fais un signe à Roxanne et m’éloigne pour aller parler à une des infirmières, à l’intérieur de l’hôpital, et discute avec elle pendant qu’elle cherche une couverture chauffante. J’étire un sourire poli et lui renvoie quelques banalités, essayant de ne pas sourire en coin devant sa visible tentative de drague. Ah… Désolée ma belle, t’es magnifique, mais non, ce sera pas possible entre nous !
Finalement, j’attrape la couverture qu’elle me tend et la remercie, décline sa proposition de « boire un café un peu plus tard » en lui disant que j’en bois pas – ça sent l’excuse pourrie – et retourne auprès de Roxanne pour lui poser la couverture dessus, comme à une enfant.

- Et voilà. T’as l’air d’une grand-mère comme ça, sois en fière. Enfin, une grand-mère à la petite lingerie, mais c'est pas grave !

Doucement, je lui lance un clin d’œil amusé et reprend le contrôle du bolide pour nous guider à l’extérieur. Je nous fais déambuler dans les rues, en direction du parc. Comme ça je pourrai aussi m’asseoir tranquillement, et on pourra papoter comme deux vieux. Manque plus que le pain à donner aux pigeons !

- Mon dieu t’aurais dû voir l’infirmière tout à l’heure, je savais pas où me mettre, je rigole. Enfin ça va, elle était pas trop lourdingue…

Super le sujet de conversation, hein… Mais j'ai pas trouvé mieux là...



PLS en #b7273d.
#   Lun 15 Déc 2014 - 10:27

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Je sursaute en sentant une couverture me tomber dessus. Je relève la tête pour le voir sourire et me sortir une de ses vannes stupides, mais qui me font immanquablement rire et un peu rougir, faut l’avouer quand même. Enfin, j’aimerai bien ne plus avoir à parler de ma garde-robe non plus, il bloque un peu dessus hein ? Je souris et retiens dans un coin de ma tête de la taquiner à ce propos la prochaine fois qu’il en parle, ça pourrait être assez drôle tiens.

Ouais, une petite grand-mère exactement.

Après tout, c’est un peu à quoi je ressemble en ce moment. Incapable de bouger toute seule, de s’habiller, de manger au début. Une bonne vieille grand-mère en fin de vie ouais. Enfin bon, d’ici la fin de vie, j’ai encore le temps d’être ultra tendue et angoissée en sortant. Je me rendais pas bien compte du silence qui m’entourait je pense, là ça me frappe un peu. Y a du monde partout, il fait un peu froid, y a des bruits de chutes à cause du verglas, d’autres plus sourds et venant de plus loin, peut-être un entraînement. Je sais plus si j’ai vraiment envie de retrouver tout ça, la magie un peu destructrice faut l’avouer, on crée pas avec du feu… Je sursaute à nouveau en l’entendant parler, pas non plus enchanter par le sujet qui s’engage.

Ah ouais ? Je sais pas, j’ai pas vu. Elle était jolie ?

Pourquoi chercher à se faire battre sur la place publique franchement ? Un truc de filles sûrement, un peu comme tous les trucs bizarres qu’on fait, que des trucs de filles. Je l’écoute un peu, sans le vouloir réellement, parce que c’est pas vraiment le top non plus de parler d’un truc pareil. Déjà qu’en temps normal ça me gonfle rapidement, là ça me déprime purement et simplement.

Y a l’air d’avoir du monde dans le parc.

Je sens mon cœur s’emballer quand on y arrive enfin, ma patience un peu trop mise à l’épreuve au final. Peut-être qu’on aurait pas du sortir en fait, j’aimerai bien retourner dans mon lit, au chaud, en sécurité… Je m’accroche à ma couverture, scrutant les environs, je suis vraiment trop stressée hein ? Je pousse un léger cri d’effroi quand un chien aboie à ma droite, je suis tendue comme jamais… Ça passera, enfin, en tout cas, c’est ce qu’ils disent tous. Tout ira bien, le temps que je récupère complètement, que j’oublie simplement ce qu’il s’est passé là-bas. Ce serait bien, que ça se fasse plutôt vite, parce que là j’ai l’air d’un animal en détresse, alors qu’il n’y a rien de foncièrement dangereux autour de nous…

Dis Misa… T’as déjà vu un incendie de près ?

De toute façon, si c’est pas maintenant, on en parlera un autre jour, peut-être demain…



Gribouille en #cc6666
#   Jeu 15 Jan 2015 - 23:36

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Tu pouvais pas t'en empêcher Misao, avoues-le. En fait, pour tout dire, je sais pas si c'est parce que ça m'est venu naturellement ou parce que j'avais envie de voir la tête qu'elle ferait ; peut-être un bon mélange des deux. C'est un peu vache, je me dis. Mais dans un sens, j'ai aussi besoin de savoir, avant d'essayer de lui envoyer des signaux de fumée, comme on dit. Même si c'est pas trop le moment, là, puisqu'elle est encore alitée. Et assez mal en point. Je me vois mal lui faire une déclaration romantique sous les étoiles après lui avoir dit qu'elle était une p'tite vieille arthritique aux sous-vêtements sexy, sérieux. Ça passerait tellement pas... Ou alors elle rougirait comme une tomate en rigolant nerveusement et changerait de sujet. Tu parles d'une discussion, hein. Non mais non. Tout de même pas. Faut pas rêver quoi...
Nous sortons dans le froid et je souris en coin à l'entente de sa réponse, et de son ton visiblement pas super enjoué. Bon, je peux comprendre que ça la saoule, mais y a du progrès ! Oui ? Non ? Je sais pas ! Allez, pour une fois, on va dire que j'ai du bol et que j'ai raison d'avoir un peu d'espoir, ok ? De toute manière, c'est bien connu : tant qu'y a d'la vie, y a de l'espoir. (Mais sachant que l'espoir c'est la vie, ben, on est censé être immortels ; y a comme une couille dans le potage, je crois bien. Mais après tout, c'est peut-être aussi ça, la relativité dont nous parlait Einstein !)

- Pas autant que toi voyons, Darling, je lâche avec un rire sans lâcher le fauteuil.

Je gare ledit fauteuil à côté d'un banc et m'installe tout au bord pour pouvoir être assez près d'elle quand même, et qu'elle se sente pas mise à part. J'ai pas envie de la mettre plus mal à l'aise qu'elle ne l'est déjà ; suffit de voir la tête qu'elle fait, ses yeux qui furètent à droite et à gauche comme si elle avait peur de quelque chose. J’hésite à poser ma main sur la sienne pour la rassurer – mais perdue sous les couvertures, je ne sais pas trop ce que ça donnerait. Et je n’ai aucune envie de poser ma main trop haut sur sa cuisse ; elle est déjà assez perturbée comme ça, là.

- Ouais, ils profitent encore un peu du temps, avant que ça ne baisse trop. Enfin j’imagine. C’est ce que je fais aussi, mais j’ai peur de me choper la crève, parfois… je lâche en souriant faiblement, un peu critique envers moi-même.

Je sursaute légèrement lorsqu’un chien aboie et qu’elle pousse un petit cri, et pose ma main sur son épaule pour la rassurer.

- Hey, t’inquiète… c’est qu’un chien, il te fera rien.

Le silence s’étire un moment. J’ose rien ajouter de plus. Y a rien à dire, de toute manière. J’attends juste. Parce qu’elle a l’air de vouloir parler. Pas de choses anodines, de choses plus douloureuses. Ses yeux le montrent.
Lorsqu’elle reprend la parole, je fais la moue. Secoue doucement la tête, et enlève finalement ma main de son bras. Un peu gêné. Sans trop comprendre pourquoi elle me pose la question.

- Pas vraiment… Tu... en as vu un, toi ? je l’interroge finalement après avoir pesé de longues secondes le pour et le contre, me mordant presque la langue. Ça doit être impressionnant...

Mes yeux se fixent au sol. Non, Roxanne. Je suis désolé. J’ai pas vécu de tragédie, moi.
J’en ai été la cause.



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#   Ven 13 Fév 2015 - 16:42

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Est-ce que ça reste longtemps les traumatismes ? Parce que je sens bien quand Misao me répond que j’ai l’air totalement idiote avec ce chien. Avec cette peur et cette tension qui empêche les douleurs de partir trop longtemps. Enfin, d’après les médecins de toute faon, après les douleurs ce seront les fantômes, ces douleurs qui n’existent pas mais qu’on ressent quand même, comme des pic d’électricité de ce que j’en ai retenu. La vie n’a plus l’air si belle qu’avant vu comme ça.

Ma mâchoire se serre quand je l’écoute, évidemment, suis-je bête. J’aurai demandé ça à Sasuke par exemple il aurait forcément répondu oui, il y était. Mais Misao… Je souris faiblement en essayant de fixer mes yeux sur autre choses que la couverte sur mes mains. Pour éviter d’avoir à revivre ces images venues de l’Enfer.

Ouais. C’est impressionnant.

Ah, que je hais cette voix distante, presque froide. Mais c’est le plus facile pour raconter parait-il, prendre de la distance, faire comme si on racontait l’histoire d’un autre. Après tout, c’est bien ça ou devenir fou hein ? Je choisis passer pour la méchante insensible alors. Je soupire légèrement et jette un coup d'œil aux adolescents un peu plus loin qui ont l’air de bien rigoler ensemble.

C’est comme être dans une cheminée géante. La chaleur en moins, merci Terrae. Enfin, la chaleur oui, les brûlures non. C’est pas parce qu’on est feu que celui-ci devient un ami.

Je regarde à nouveau mes mains, sorties de la couette, et les siennes. Je n’arrive plus du tout à faire sortir la plus petite flamme du bout de mes doigts.. Moi qui me targuait d’arriver à les faire danser comme ça. Mes mains se remettent rapidement à trembler, alors je ferme juste les poings et lui lance un petit sourire, t’en fais pas va, c’est juste une passade. On passe tous par là un jour où l’autre.

Le plus effrayant c’est d’y être coincée. Du feu, tout autour. Normalement, ça aurait pas dû être possible. Une fois les murs tombés, ils n’auraient pas dû prendre feu tu vois ? Moi, je soupçonne avoir perdu la tête à ce moment-là et y avoir mis le feu moi-même. Parce que c’était pas plausible que le feu se propage comme ça. Mais j’étais déjà bien assommée, alors je faisais plus trop attention. J’essayais juste de suivre et de marcher. C’était --

Ma voix se bloque dans ma gorge. Je ne raconte même pas la moitié, il ne comprendra rien, c’est stupide. J’inspire et expire doucement, une unique larme roule sur ma joue, que j’ai tôt fait d’effacer. C’est bon, assez de pleurnicheries, il a certainement pas besoin de ça.

Au début, on avançait simplement, calmement. Y avait personne. Et puis, on a découvert pas mal de pièges par-ci par-là. La majorité, Sasuke s’en est occupé. Enfin, avant que je vienne tout compliquer avec ma maladresse. Après, tout est parti en couille. Ahah, tu te souviens la lampe dans ta chambre ? C’était un peu ça en fait. Je marche, je trébuche et boum.

Je ris un peu, ce qui doit me faire ressembler à une folle échappée d’un asile. Mais là, je peux rien faire d’autre, au final, quand j’y pense, c’est un peu ça ouais, une mauvaise chute et une poisse à toute épreuve ensuite. Je me demande encore comment j’ai fait pour sortir de là vivante et en un seul morceau. Peut-être que quelque part j’ai eu de la chance. Je regarde Misao, un léger sourire aux lèvres, lui aussi, il a eu de la chance non ?

On a de la chance hein ? Enfin, toi plus que moi, mais je rectifierai ça tu verras.

Je jette un œil aux alentours, toujours un peu tendue mais moins préoccupée. Il va avoir pas mal de questions en fait. Je soupçonne qu’il ne les posera pas, qu’il fera comme si ça lui suffisait, pour m’éviter de quelconques douleurs inutiles. Ce que je trouverai aussi stupide de mon côté, puisque si c’est pas lui qui me les pose, ce seront les autres, et je préfère lui en parler à lui, parce que c’est juste… Misao. C’est pas comme s’il y avait une explication, là, même si j’ai mal un peu partout, même si j’ai envie de pleurer, même si je voudrais dormir pour oublier. Je suis avec lui, donc tout va bien, et tout ira bien n’est-ce pas ?



Gribouille en #cc6666
#   Sam 14 Fév 2015 - 19:42

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L'ambiance est lourde, malgré la fraîcheur extérieure et le vent qui s'engouffre sous nos vêtements. J'essaie de ne pas adopter une expression peinée, ni même trop inquiète, de peur de paniquer mon amie plus que nécessaire ; mais visiblement, elle n'a pas besoin de ça pour sembler au bord des larmes. Sa voix est faible, puis étranglée. Je la laisse parler sans rien dire, l'écoutant simplement, glissant ma main sur la sienne pour la rassurer lorsqu'elle les extrait de sous sa couverture. Ces missions, qu'ils ont proposées aux élèves, cet été... La colère tord mon cœur mais mon visage reste impassible. Je m'en veux d'avoir lancé ces idées stupides avec l'aide d'un abruti congénital. Mais je crois que je m'en veux encore plus de ne pas avoir dissuadé Hideko de le faire. De ne pas avoir dissuadé Roxanne d'y aller. Parce que je n'étais pas là – et ce qu'elle me raconte me paraît autant une tentative d'explications qu'une accusation à demi-mot, discrète, qu'elle tente de cacher derrière un ton plus froid qu'à l'ordinaire. Mais je l'ignore, entrelace simplement mes doigts aux siens en décrispant son poing. C'est bête, hein ? Mais j'aurais mieux aimé être là-bas, avec elle. Aussi inutile que j'aurais pu être. Enfin, peut-être qu'elle se serait faite tuer à cause de moi, hein ? J'aimerais autant ne pas y penser. Ça me donne le tournis.
Son discours est un peu difficile à suivre, mais j'imagine assez bien ce qu'elle tente de me dire. Elle me parle des flammes et je pince les lèvres. On contrôle un élément dangereux. Parfois je me demande si ce n'est pas simplement lui qui nous contrôle, et nous utilise à sa guise. Parce qu'il ne vient bien que quand il en a envie, hein. Et après... il fait clairement ce qu'il veut.
Puis elle se tourne légèrement vers moi et m'offre ce sourire qui me tord les tripes. Je resserre doucement ma prise sur sa main.

- De la chance, ouais peut-être, je lâche, mal à l'aise. Disons plutôt que j'ai acheté la chance, hein.

Mes dents se mettent à mordiller mes lèvres, nerveusement, sans que je ne puisse les en empêcher. C'est pas comme si ça pouvait servir à quelque chose.

- Je regrette de ne pas avoir été là, je déplore d'un air attristé, avant de soupirer. J'aurais pas servi à grand chose, mais j'aurais au moins pu te rassurer un peu, là. Tu vois, je suis aussi un boulet.

Pensivement, je laisse mon pouce tracer de petits cercles sur le dos de sa main. Je sais pas si c'est pour elle ou pour moi, mais bon.

- Le feu, c'est malsain. C'est pas pour autant que c'est de ta faute. Il faut pas que tu penses à tout ça. Ce qui est arrivé ne changera pas, et ça ne doit pas te mettre dans cet état pour autant. On laissera jamais ça arriver ici. D'accord ?

Un sourire. Un peu forcé, certainement. Je ne sais pas quoi lui dire pour la rassurer, ça doit se voir. J'ai l'air d'un gros abruti. Même pas capable de rendre le sourire aux autres. C'est de plus en plus pitoyable. Où est-ce que tu vas, Misao ? Tu vas vraiment finir par mal tourner, mec...

- Tu sais que si tu as besoin de moi, je serai toujours là. Mais je veux pas que tu te reproches quoi que ce soit. On fait tous... enfin, tout le monde peut être maladroit, faire des erreurs. C'est pas de ta faute si tu es dans cet état, Roxanne... Ces missions étaient dangereuses. Je comprends toujours pas pourquoi Hideko les a-...

Je m'interromps. Cette boule au ventre, encore une fois. Celle qui me rappelle à quel point je ne mérite pas de lui parler, que je ne mérite même pas de vivre ici. Pour toutes ces personnes blessées, tuées, je porte la culpabilité de tous les scientifiques sur mon dos. Autant dire que c'est plutôt insupportable.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé, après ça ? C'est là que l'incendie a démarré ? je consens finalement à lâcher, pas du tout à l'aise, comme pour éviter les questions sur mon intervention précédente.

T'es tellement égoïste, Misao.



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#   Dim 15 Fév 2015 - 14:56

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Je me doute que c’est difficile à entendre, à comprendre aussi. Peut-être même que c’est pire pour lui, toute cette culpabilité. Pourtant, j’ose à peine ouvrir la bouche en l’écoutant, parce que je ne saurai pas quoi lui dire, parce que je ne suis même pas certaine que ma voix soit assez assurée en ce moment. Probablement parce que j’ai peur de ce qu’il pourrait interpréter dans ma petite voix. Parce qu’il y a encore pas longtemps je lui en voulais tellement, je lui tenais rigueur de tout ça, tout était sa faute, parce qu’il avait merdé, parce que honnêtement, j’ai jamais vraiment cru qu’il avait trahi Terrae et sa sœur. Je pense même que, si j’ai l’impression de ne plus autant lui en vouloir, c’est juste parce qu’il est là, parce qu’il m’a manqué, parce que je ne veux pas le perdre encore, parce que ça fait si mal quand ça arrive et que j’ai pas envie que ça recommence.

Peut-être… Mais un boulet sacrément canon.

Je pouffe de rire de mon jeu de mots sacrément stupide et nul. Il me fallait bien ça. J’ai l’impression d’avoir constamment les larmes au bord des yeux, j’ai envie de le serrer contre moi, mais c’est inutile, de toute façon, avec mes gros bobos ça se fera pas. Alors je baisse les yeux sur nos mains, son pouce, et je la serre encore un peu plus contre la mienne. Elle est chaude, ça fait du bien.

Jamais oui.

Je me sens mal, vraiment, j’ai l’impression de l’entendre s’excuser des milliards de fois, chaque fois qu’il tente de m’expliquer quelque chose, de me déculpabiliser, j’ai la sensation qu’il tente lui même de se faire pardonner. Ça me brise le cœur de le voir si mal, de ne rien pouvoir y faire, parce que ce serait stupide de lui dire d’oublier, que chacun fait au moins une bêtise ou deux dans sa vie, ça servirait à rien, ça lui retirerait pas le poids qu’il a sur les épaules. Je couvre nos mains jointes de mon autre main, caresse doucement la sienne, ridicule soutient que j’essaye de lui donner. La vie sera toujours une sale chienne, surtout avec ceux qui ne le méritent pas hein…

Non, pas tout de suite. On a continué de marcher sur peut-être… cinq cent mètres de couloirs identiques. Et d’un coup, sans signe avant-coureur, ça explose. Je sais toujours pas comment, pourquoi, ni où. Mais la force de l’explosion avait fait céder le mur à ma droite. Si ça avait juste été ça… Le souffle m’a juste jeté contre le mur, paf, comme une mouche. C’est… Pas longtemps après que le feu a commencé à arriver. J’avais chaud, c’était dingue, alors, bêtement, alors que Xiao tentait d’accrocher mon regard, j’ai fait la sourde et j’ai regardé mon flan droit… C’était… Les flammes me léchaient, mes vêtements déjà consumé. Alors… Bah, tu te doutes, jsuis une nana hein, j’ai hurlé comme une fillette. Et après… C’est noir. Juste… Noir.

Je m’arrête et lâche sa main pour essuyer mon visage, ah… Je hais pleurer, vraiment. Et ça contribue certainement pas à me donner ma superbe allure forte habituelle hein. J’ai l’air pathétique, c’est… Déprimant. Je finis par relever la tête vers lui, les larmes et ma jolie grimace défigurant mon beau visage, j’avais tellement, tellement envie qu’il me prenne dans ses bras. J’avais besoin de lui, de son soutient, c’est putain d'égoïste oui, mais… C’était Misao. Je lui tends timidement mes bras, j’en ai marre de ce siège, j’en ai marre de l’hôpital, de l’indifférence des médecins, de la solitude, du froid.

On… On avait presque fini. Xiao et Sasuke m’avait difficilement mené jusqu’au centre informatique. C’était fini tu vois ? On avait tout récupéré. Et… J’étais déjà complètement sonnée. Xiao qui m’aidait a marcher est tombé. J’ai suivi et paf... Une dernière bombe. Je sais pas trop comment on s’en est sorti, je sais juste que j’ai fait une rencontre assez violente avec le sol et… Noir. Encore… Peut-être… Je sais même pas d’où elle venait, alors… Peut-être qu’ils nous observaient, qu’ils s’amusaient, qu’on était là que pour les divertir… C’est… C’est fou hein ? Je pense que c’est stupide mais ça me sort pas de la tête.

J’essaye, vraiment, de pas craquer. J’essaye de penser à autre chose. J’essaye de retrouver quelque part les souvenirs de nos journées ensembles. Mais j’y arrive pas, j’y arrive pas. J’essaye de me calmer, parce que je sais que si je continue je vais paniquer et c’est franchement pas le bon truc à faire maintenant. Je le fixe, j’essaye de trouver sur son visage alors, des marques de ces si jolis sourires, pas cette fatigue, cette culpabilité. Dire que je venais d’arrêter de pleurer…

On… On retrouvera tout ça tu penses ? Ces… Ces journées si jolies. J’ai peur Misao. J’ai peur de pas pouvoir y retourner, de rester bloquée comme ça, aussi bas. Est-ce qu’on va réussir à remonter ?

J’ai honte, honte de lui dire tout ça, honte de le confronter à tout ça, je suis cruelle, abominable. Vraiment, je sais même pas pourquoi il reste encore là, je suis persuadée de lui faire plus de mal que de bien…



Gribouille en #cc6666
#   Sam 21 Fév 2015 - 0:17

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Le sujet de conversation qu'elle a abordé est plutôt difficile, autant pour elle que pour moi. De son côté, son choc est encore très récent. J'essaie de lui montrer que je suis là pour elle, serrant sa main dans la mienne. Mais là encore, j'ai l'impression que je ne peux pas faire grand-chose de plus pour elle. Ce n'est même pas que je ne le souhaite pas ; bien sûr que je le veux ! Voir son visage assombri par la tristesse ne me met pas spécialement de bonne humeur non plus. C'est simplement… que j'ai du mal à raisonner clairement. C'est difficile de rassurer quelqu'un quand toi-même tu es mort de trouille. Le pire, c'est que j'ai vraiment l'impression que je suis en train de la stresser davantage, sans le vouloir, simplement en lui transmettant mon malaise que je n'arrive pas à contenir. Elle ne m'a posé aucune question. Ne m'a pas demandé d'explications. Et honnêtement, maintenant qu'on est sortis de cet hôpital, j'ai vraiment peur de pas réussir à me focaliser sur autre chose.
Sa petite réplique me tire néanmoins un faible sourire, pas vraiment amusé mais un peu rassuré. J'espère tellement qu'elle m'en veut pas, en fait. Parce que c'est aussi à cause de moi que tout ça est arrivé, dans un certain sens. Alors… Non, vraiment, je ne sais pas. Dans le même temps, Roxanne dépose sa main sur les nôtres, les enveloppant d'un geste rassurant. Avant de se remettre à me raconter. J'aimerais pouvoir haïr ces scientifiques qui lui ont fait tellement de mal ; et en même temps… En même temps quoi ? Je suis aussi coupable qu'eux. Est-ce que j'ai le droit de faire comme si je n'étais pas l'un des leurs maintenant ?
Elle s'interrompt le temps de sécher ses larmes. Avant de relever les yeux vers moi, et de tendre les bras, comme une enfant. Avec un sourire triste, je me glisse sur le bord du banc et tourne un peu le fauteuil, juste ce qu'il faut pour que je puisse la serrer contre moi et lui dire quelques paroles rassurantes. Enfin serrer. J'enroule mes bras autour de son corps et l'attire simplement à moi, penché sur elle pour qu'elle ne se fasse pas mal. Manquerait plus que je lui casse une côte. On sait jamais ce qu'un criminel peut faire, pas vrai ?
Je passe une main dans son dos pour la calmer, avant de la glisser sur sa nuque. La caresse est légère, pas vraiment appuyée. Pendant qu'elle termine son récit, je joue un peu avec ses cheveux, pour me forcer à ne pas répondre à ses questions indirectes. Ils ont encore poussé, non ?...
Sa voix est remplie de trémolos. Elle se recule un peu pour me fixer, avant de m'interroger. Encore une fois. J'acquiesce lentement, avant de poser mon front contre le sien sans rompre le contact visuel.

- On les retrouvera.

Un sourire naît sur mes lèvres. Pas aussi large que d'habitude, mais c'est un début.

- Même si ça met du temps, on les retrouvera. Je te laisserai pas tomber. Tant que je serai là, je t'aiderai à remonter. Alors essaie juste… de me faire confiance, ok ? C'est tout ce dont j'ai besoin pour le moment.

C'est un mensonge. Ou du moins, en grande partie. Rien ne dit que j'arriverai moi-même à me maintenir la tête hors de l'eau. Mais j'aimerais pouvoir y croire, ne serait-ce qu'un peu. Faire semblant au moins, pour pouvoir la sortir de là. C'est un peu pitoyable, hein. Mais bon, j'pense qu'à quasiment trente piges, on peut arrêter de penser à son cul pour s'intéresser à celui des autres. Sans mauvais jeu de mots, hein.

- Et toi aussi, j'pense que t'en as besoin…

Je me recule un peu maladroitement, puis soupire.

- Ce sera difficile de mettre tout ça derrière, mais… Je sais qu'on y arrivera. Ça doit pas être si compliqué nan ? On l'avait bien fait jusqu'ici...



PLS en #b7273d.
#   Sam 21 Fév 2015 - 0:44

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On est pathétique. Ridicule. On frôle le bas de l’armoire franchement. Là, tous les deux, un banc, dans le parc et nos yeux pour pleurer. Je savais même pas que j’avais encore assez de larmes à faire couler après tous ces jours de pleurs en silence dans la froide couleur de ma chambre d’hôpital. Chambre que je n’ai pas envie de retrouver, vraiment. Surtout pas maintenant que je suis bien là, certes, des sanglots dans la voix, mais ses bras juste là pour moi, ouvert et accueillants. J’ai du mal à me souvenir quand était la dernière fois qu’on s’est pris dans les bras l’un et l’autre, ça a l’air si loin…

J’ai peur qu’à force d’entendre tout ça, mes doutes, mes peurs, la douleur, il ait envie de fuir. Et pourtant, il relève la tête, il accepte et son front qui se pose contre le mien me force presque à fermer les yeux. J’essaye vraiment de tenir plus de quelques secondes, mais au final, je finis par les fermer, quelques larmes encore au coin des yeux, et mes mains remontées jusqu’à ses avant-bras que je sers presque aussi fort que je le peux, juste pour le garder un peu plus longtemps.

J’ouvre les yeux quand il se met à parler, un léger sourire sur les lèvres. Je ne fais que boire ses paroles, j’ai besoin de ça, besoin de le croire, de lui faire confiance, de tout laisser entre ses mains. C’est égoïste puisque lui aussi à besoin de mon soutient, de moi, enfin, j’espère que c’est le cas.

Tu sais… Même si ça se voit pas, même si j’ai eu l’air de douter… J’ai pas arrêté de te faire confiance hein, même quand ils étaient tous contre toi. Promis.

J’essaye d’ignorer mes joues qui doivent légèrement se colorer sans fuir son regard, j’ai pas envie de le détourner maintenant, ce serait clairement pas le bon moment. Mes mains glissent jusqu’à retrouver les siennes quand il recule et je hoche la tête. On y arrivera. C’est ce qu’on fait de mieux, se tirer tous les deux hors du trou.

On le fera.

Je sers ses mains entre les miennes et lui offre le plus beau des sourires que je suis capable de faire pour le moment, il doit être un peu bancal, un peu faible, mais vraiment, j’ai envie d’y croire, j’ai envie qu’il y croit. J’ai envie que ça aille.

Un chocolat ça te va ?

Je commence à légèrement trembler à cause du froid et j’avoue que mes os encore fragiles et à peine ressouder se rappellent à moi. Allez, debout mon bel étalon, fais-nous rêver. Et puis, accessoirement, emmène-moi au chaud, parce que là, j’ai un peu froid, et je pense que si mes mains ne me font pas encore mal c’est parce qu’il les tient au chaud en fait.



Gribouille en #cc6666
#   Ven 27 Fév 2015 - 18:31

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Ses mots manquent d'ouvrir les vannes. Mon cœur se serre et je me contente de lui lancer le sourire le plus beau que je sois en mesure de lui faire en cet instant. Pourtant, je n'ai ni le cœur à rire, ni à sourire. Elle me fait plus de mal que de bien. Pourquoi elle na pas douté, hein ? Je suis censé le prendre bien. C'est censé me faire plaisir. Mais savoir qu'elle peut me faire si aisément confiance, alors que j'avais réellement été à deux doigts de les trahir, à deux doigts d'oublier ce pourquoi j'étais parti, ça me rend malade. Une nausée me prend et j'ai le tournis un moment. Heureusement que je suis assis. Elle ne remarquera rien, je crois. J'espère. Je prie.
Doucement, je serre ses mains dans les miennes. Essaie de garder un visage rassuré, bien que gêné. Malgré ma folle envie de partir en courant.
Tu ne devrais pas être si proche de moi, Roxanne.

- Évidemment ! je finis par répondre en me levant. Allez, viens, j'ai une idée. T'as envie de faire le mur ?

Pitié, je ne rêve que de ça ; ne pas la redéposer dans cet hôpital, simplement l'entraîner à la cafétéria de l'institut, papoter comme des gonzesses pendant des heures et des heures. Je lâche ses mains et vais me positionner derrière le fauteuil pour le pousser hors du parc.
J'essaie de faire la conversation pendant le trajet, mais c'est assez difficile quand on a la tête pleine à craquer de reproches et de culpabilité.
Nous entrons dans le hall et je bifurque pour pénétrer dans la cafet'. Y a assez peu de monde, aussi je reviens rapidement près de Roxanne, que j'ai garée (quel étrange mot…) près des distributeurs. Je lui tends un gobelet fumant de chocolat chaud et lui demande avec un sourire si elle peut me tenir le mien.

- On va dans ma chambre ? Ce sera plus sympa. Puis c'est pas aussi blanc que ta chambre d'hôpital. Et moins peuplé qu'ici.

À vrai dire, la présence de toutes ces personnes me donne l'impression d'être épié. Ce n'est sûrement qu'un coup de paranoïa, comme assez souvent ces derniers temps. Mais depuis cet été, depuis que je suis revenu, j'ai l'impression… ouais, j'ai vraiment l'impression de plus avoir ma place ici. Que même elle, là, qui est blessée, qui a beau être mon amie, qui a beau ne pas avoir douté de moi, me dit que je ne mérite pas d'être à Terrae. Que je suis un monstre. Que c'est à cause de moi si elle est dans cet état. Uniquement ma faute…
Je reprends les poignées du fauteuil en main, priant pour qu'elle ne lise pas dans mes yeux.



PLS en #b7273d.
#   Mer 11 Mar 2015 - 17:12

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Je hoche la tête en l’écoutant, faire le mur, ça me rappelle bien des années avant, cette petite formule que Martin adorait utiliser. Alors, dès qu’il lâche mes mains je les repose sous la couverture, essayons de garder un minimum de chaleur jusqu’à ce qu’on arrive à destination, ce serait bien. Et puis, je me sens tellement idiote maintenant, avec mes mains dans les siennes, à lui dire des choses si embarrassantes sans même y penser. Surtout quand je sais comme il doit se sentir mal par rapport à tout ça. J’ai vraiment envie qu’il puisse sourire comme avant rien qu’une fois encore, qu’il s’énerve sur des choses aussi futiles que la couleur de ses polos, ou bien qu’il râle en perdant à Mario et qu’il se venge en me battant au Baseball.

On arrive plus vite que je ne le pensais à l’intérieur, près des distributeurs de la cafét’ où il m’a laissée. J’en profite pour fixer les cochonneries à l’intérieur, et la jolie bannière prônant l’alimentation équilibré. Quelle belle hypocrisie que celle-ci. Je relève les yeux dès que mon gobelet de chocolat arrive dans mon champ de vision et retire la couverture de mes mains pour saisir nos deux chocolats. Bon hé bien, au moins une bonne chose de faite.

Avec plaisir Misao.

Je me rends compte d’un coup que ça fait longtemps que j’ai pas prononcé son prénom en entier. Enfin, peut-être que si en fait. Je sais plus vraiment, j’ai l’impression d’être à côté de mes pompes. Je renverse la tête en arrière pour lui offrir un sourire qui s’arrête en pleine course pour me manger les joues quand je tombe sur ses yeux. Il a l’air d’y avoir tellement de douleur, de tristesse peut-être. Je sais pas trop mais… C’était les yeux de Papa quand on a apprit la vérité. Culpabilité de pas avoir compris plus tôt. Douleur de comprendre que tout ça n’était qu’un vicieux mensonge. Tristesse de tout voir partir en éclats. J’ai pas envie de voir Misao avec ces yeux-là. J’ai envie de les voir pétiller…

Dis… C’était comm-- On va monter comment jusque là-haut ?

Je repose ma tête sur le dos d’une de ses mains, c’est franchement pas très confortable comme position, mais tant pis. Je reste comme ça un moment, en me fustigeant intérieurement de ma stupidité, de mon avidité, mon envie de tout savoir, toujours. C’est destructeur comme défaut, et ça va nous faire du mal à tous les deux si j’y fais pas attention. Parce qu’il a certainement pas envie de parler de ça maintenant, et que de toute façon, j’ai pas envie de l’entendre aujourd'hui, une autre fois peut-être, un jour… Ouais, un jour, si on oublie pas d’ici là… Je soupire et attend de pouvoir entrer pour boire une gorgée de chocolat, éviter de poser des questions gênantes et montrer que je commence vraiment à être fatiguée.

J’ai vraiment pas envie d’y retourner maintenant, c’est malin.

Je ris un peu, mais pourtant, c’est vrai, j’ai envie de rester là, dans cette chambre que j’ai appris à connaître et apprécier. Elle m’apaise pour le moment, et je pense qu’à un moment ou un autre, je finirais par m’endormir sur ce foutu siège, même si c’est pas l’idéal avec mes bobos. Mais tant pis, tout pour rester un peu plus avec lui, et pas être seule dans mon lit.



Gribouille en #cc6666
#   Mer 8 Avr 2015 - 23:12

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L'ambiance n'est plus tout à fait la même. C'est de ma faute et je le sais, parce que je suis incapable de faire face à mes actions passées. C'est stupide, certainement. Parce que j'étais bien avec elle, là, tout à l'heure. Ça mettra du temps pour qu'on retrouve notre complicité, qu'on oublie les missions suicides de cet été. Les tortures que j'ai fait subir à ces gens. Parce que c'est ce que j'ai fait, au final. J'ai fait partie de ceux qui ont voulu nous détruire. Et ça, je sais pas si je serai capable de me le pardonner. C'est toujours plus facile de pardonner aux autres ce qu'ils vous ont fait que de vous pardonner vous-mêmes. Mais avec le temps, peut-être que j'y arriverai. Pour le moment, c'est juste le désespoir qui reste. Parce que j'ai fait du mal, à toutes les personnes que j'aime. À Hideko, à Roxanne. Pour leur avoir menti, pour avoir participé à ces opérations. Pour ce qu'il s'est passé lorsque nous nous sommes rendus sur l'ancienne Terrae, aussi…
Je lui tends nos gobelets de chocolat chaud et tente un sourire - comme toujours, sourire comme un bouclier. Une défense pour ne pas qu'elle voie en moi. Ce serait la pire des choses, je crois. J'ai peur que… je ne sais pas. Peut-être peur qu'elle ne veuille plus me voir lorsque je lui aurai dit tout ce que j'ai fait. Pas que je le mérite pas. Mais j'ai pas envie de la perdre. J'ai pas envie de la perdre, parce que…
Ses mots me transpercent. Je reste coi quelques secondes, incapable de prononcer le moindre mot, avant de hausser les épaules et de reprendre les commandes de son fauteuil roulant.

- L'ascenseur, je pense.

Je peux pas lui dire. Je peux vraiment, vraiment pas lui dire. Même si elle le veut, je sais que c'est que de la curiosité. Mais sa curiosité est maladive. Elle lui fera du mal, si elle continue.
Lentement, en silence, je nous entraîne à l'étage en nous faisant entrer dans l'ascenseur. On ressort et avançons dans les couloirs, jusque devant ma porte que j'ouvre.

- Je te ramène dans ta chambre après, si tu veux. Pas à l'hôpital, hein. Ici. Ça me dérange pas.

Incapable de la fixer dans les yeux pendant que je lui parle. Mais c'est pour son bien. C'est vraiment pour son bien.
Le verrou saute et j'ouvre la porte, la fait entrer. Puis lui prend les deux gobelets, lui propose de la déposer sur le lit, où elle serait plus à l'aise. Je me laisse ensuite tomber sur le lit, prend mon chocolat en hésitant un peu.

- Rox…

Je me mords la lèvre. Baisse les yeux.

- Désolé. J'ai pas vraiment envie de parler de tout ça. C'est pas-- j'en suis pas fier.

Mon sourire se fait faible. J'embrasse sa joue doucement.

- Il se fait tard. On en rediscutera une autre fois, ok ?

J'espère que ce jour viendra jamais. Ce sont des choses beaucoup trop tristes.



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#   Jeu 7 Mai 2015 - 13:04

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L’idée de poser mes petites fesses sur son lit m’enchante à vrai dire, ce sera forcément plus confortable que ce fauteuil. Bon, ça n’est pas la seule raison, évidemment, parce que, ouais, j’ai peut-être un truc avec les odeurs, d’ailleurs je me demande si y a un pouvoir en rapport avec ça tiens, ce serait marrant. Quoiqu’il en soit, une douce odeur s’envole de ses draps quand il me dépose dessus, juste un peu comme celle qui émane toujours de ses vêtements si impeccables.

Je bois une gorgée de mon chocolat qui a eu le temps de refroidir et le regarde s’installer à côté de moi. J’ai l’envie de fermer les yeux et de me dire que rien de tout ça n’est vrai, que c’était vraiment juste un cauchemar, et que tout va bien. Mais ce serait un super gros mensonge en fait, et c’est vraiment pas beau. Un peu comme ma curiosité qui le force à se souvenir de choses vraiment pas belles. On fait tous des erreurs, ça arrive, et c’est un peu cruel d’appuyer dessus à chaque fois que j’ouvre la bouche hein ?

Je hoche la tête et baisse les yeux, un peu honteuse de pas pouvoir contrôler ça, je sais que je finirai par vraiment me faire du mal à cause de ça un jour, quelque chose de sérieux dans lequel je serai tombé juste à cause de ma putain de curiosité maladive…

" Ouais. De toute façon, on a tous nos petits secrets. Un jour peut-être hein ? "

Je sens mes joues légèrement chauffer après son baiser et me cache derrière mon chocolat. Bon, j’avoue que là, je résiste vraiment plus à l’appel du sommeil, je pense que si je continue de le faire d’ailleurs je vais finir dans un sale état, ahah. Bon allez, je suis contre un bon coussin, assise sur un fabuleux matelas, avec Misao. Une petite sieste ne me fera rien de mal non ?

" Je ferme les yeux juste trente secondes hein, promis. "

Je baille et lui tends mon gobelet vide avant de fermer les yeux pour ce que j’espère être quelques secondes ou au maximum deux trois petites minutes. Bon, on ne se ment pas hein, j’ai du dormir bien plus que ça sur son lit, et probablement bien mieux qu’à l’hôpital.



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