Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Préfères-tu les souris aux araignées ? [Pv : Ludmila]
#   Sam 20 Déc 2014 - 19:38

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C'était stupide. C'était idiot. C'était même plus que ça. Les bras en sang et une boule dans le ventre, le garçon se plia en deux. Assit sur la dernière marche qui menait au sous-sol, il s'efforçait de reprendre une respiration normale. Il n'arrêtait pas de se traiter d'imbécile en serrant de plus en plus fort son bras contre son ventre. Non, il ne s'était pas coupé une veine juste qu'il avait rompu une promesse. Une promesse qui avait plus d'importance à ses yeux qu'une stupide veine. Les larmes se pointaient déjà alors que des frissons de douleur lui hérissait l'échine. Il avait oublié à quel point ce mal pouvait faire du bien. Le front contre les genoux il essayait de retenir ses sanglots.

Dire qu'au départ, il était seulement descendu pour échapper au fête et tout ce qui allait de paire. Pour massacrer son humeur de fond de placard et pour changer un peu de sa chambre. Pour, qu'au final, il se retrouve assit sur cette putain de marche, au bord de la crise de nerf, les bras décorés de petites rayures rouge d'où perlaient un liquide vermeille et l'humeur de fond de placard l'enveloppant comme une vieille couverture toute miteuse. S'il avait rapidement abandonné son expédition improvisée c'était uniquement à cause de vermine à six ou huit pattes -il ne retenait jamais le nombre, a quoi bon ?- avec huit yeux -ou six ? A quoi bon retenir- et qui tisse des toiles. Ce n'est pas glorieux. Pas glorieux du tout. Il avait dû être une mouche dans une ancienne vie pour avoir autant peur des araignées. On aurait dit une fillette. C'était simplement pathétique.

Malheureusement, il n'avait pas vraiment la force de retenir ces hoquets aux accents désespérés. Pas quand ils arrivaient aussi brutalement. Le heurtant comme une voiture heurterait un chaton. Cela fait tellement mal. Mais on s'habitude à l'absence de cette petite chose et les hoquets se font étouffer rapidement. Comme un chaton qu'on noie. L'adolescent pince violemment une des coupures pour arrêter ces comparaisons. Ces stupides comparaisons qui n'arrêtent pas de le ramener dans le passé. Inspirant profondément alors qu'il se redresse brutalement il se mord la lèvre pour diriger ses pensées vers la douleur et non autre chose. Mais rien à faire. Expirant doucement en posant sa tête le mur, il observe son souffle former un léger nuage vaporeux qui disparaît presque aussitôt.

Il est complètement épuisé. Tirant doucement sur les pans de sa veste, il se serre contre le mur en essayant de quêter une chaleur inexistante. Il n'aurait jamais dû sortir. Rester tranquille dans sa chambre. Un goût métallique lui envahit la bouche et il se rend compte qu'il s'est mordu jusqu'à ce que sa lèvre saigne. Super. L'adolescent soupire doucement, il ne sait plus depuis combien de temps il entend des pas dans les escaliers. Ils sont si long que ça ? Tournant la tête vers les marches qui disparaissait dans les ombres, il lança après avoir reniflé :
- Faites gaffes, y a des sales bêtes en bas. Et ce n'est pas des souris dont je parle.

S'essuyant machinalement les yeux, il se demandait déjà si ce n'était pas son imagination qui lui jouait tout simplement un tour...


#   Dim 21 Déc 2014 - 13:45

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Je courrais à travers les couloirs, apeurée et prise de panique. L'ombre que je fuyais allait me rattraper et j'avais plus peur qu'auparavant. Je courrais à en perdre haleine, les vêtements déchirés et les larmes aux yeux, fidèle à mes plus grands souvenirs. Je filai à travers les couloirs et je la vis. L'ombre était là, elle m'attendait comme si elle avait toujours été devant moi. Elle m'attrapa et me bloque contre un mur. Je hurle.
Je me réveillai. Fin du cauchemars, me voilà hurlante et en sueur d'avoir une fois de plus revécue le même cauchemar. Je me calmai avec lenteur et avisa mon réveil: 6h43. En retard comme d'habitude. Je me traînai jusqu'à la salle de bain où je pris une douche rapide. Je maquillai mes yeux afin de cacher mes cernes, mais rien n'y fît, on les voyait quand même. Rin me manquait. J'avais toujours le mouchoir de soie qu'il m'avait passé lors de notre rencontre. Lavé, je n'avais pu me résoudre à le lui rendre.
Je descendis dans les couloirs, douloureusement réveillée. Et c'est là que je le vis. Merde, merde et merde! Je ne sais pas s'il m'a aperçut mais j'ai vite filé au sous-sol. Très intelligent quand on sait que TOUTES les ampoules du sous-sol sont HS. Mais des pleurs me vinrent aux oreilles. Je descendis un peu plus.

- Faites gaffes, y a des sales bêtes en bas. Et ce n'est pas des souris dont je parle.

Je reconnus sans mal la voix mais les sanglots me surprirent. Je descendis encore un peu et reconnu...

-Aaron?! Mon Dieu mais tu saignes! Attends moi là.


Je disparus et miracle, atterrit à moins de cinq mètres de ma chambre. Je fonçai et attrapai ma trousse de secours avant de retourner au prés du jeune homme. On s'assit sur les marches (ou plutôt je l'y oblige) et je tentai de donner un peu de jus aux ampoules. Miracle, ça a marché. Je regardai la plaie. Putain... Je me rappelle avoir été à un tel point de désespoir pour en arriver là. Je sais ce que c'est quoique je ne connaissais pas l'histoire du jeune garçon.
Lentement, je passai une gaze pour nettoyer le sang.

- Je ne pensais pas te revoir dans ces circonstances mais ça fait plaisir de te voir.


#   Dim 21 Déc 2014 - 18:48

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Le souffle encore saccadé par l'émotion, l'adolescent se forçait à essuyer ses larmes avec sa manche. Recouvrant son avant-bras du tissus noir qui lui servait de veste. Mais trop tard, il n'eut même pas le temps de voir la personne, ou de reconnaître la voix que cette dernière s'écria des idioties. Mais non, c'était de la confiture de groseille qu'il avait sur les bras ! Levant les yeux vers le plafond qui disparaissait dans les profondeurs des ténèbres, il soupira. Vue la réaction de la personne, il y avait fort à parier qu'il passerait un mauvais quart d'heure donc autant s'en aller le plus loin et le plus rapidement possible de cet endroit. Un nouveau soupire s’éleva alors qu'il se levait. La petite lame serrée dans une main et la torche dans l'autre. Mais à peine avait-il monté quelques marches que la personne revient. Du moins, il pensait que c'était elle puisqu'elle était avec une trousse de secoure. Super... Il ne put s'empêcher de lever les yeux vers le plafond alors qu'il essayait de l'éviter. Rien à faire. La crinière rousse de la demoiselle lui disait quelque chose...

« - Hey demi-portion ? T'es encore vivante ?
- Courir ? Aller avance !
- Tu vas réagir ou, t'attends qu'ils te collent une balle entre les deux yeux !
- Le choupi leur a balancé un bon gros voltage pour les calmer...
- T'es qu'un froussard !
- Et... Oh putain ! Regardes pas !
- Je t'avais dis de pas regarder !
- C'est ouvert, princesse !
- Depuis quand tu te prends pour pikachu, choupi ?

- T'es sérieux là ? Aaron, on ne s'excuse pas de mettre hors jeu des meurtriers !
- Regardes pas Choupi, si tu t'évanouis, personne te portera.
- S'il reste des petiots là-dedans, on ne peut pas les laisser...

- Ca va Aaron ? C'est très courageux d'accepter une mission aussi périlleuse.

- Laissez moi tranquille ! Laissez moi tranquille !
- On a trouvé 31...
- Viens... On remonte.
- On avait trouvé le gosse... un certain 31... ils lui ont tirés dessus.

- ça va aller ?
- Aaron tu peux me passer quelques compresses ?

-... autant éviter que Choupi ne vomisse dans la voiture.

- Ca va, Aaront ? Excuse moi pour tout à l'heure.

- Et fait pas gaffe aux cris, c'est Yuuna qui soigne nôtre princesse.
»


Un frisson d'horreur lui parcourt l'échine et il ne peut s'empêcher de soustrait vivement son bras au soin. Le frisson continu doucement son parcourt, refroidissant chacun de ses membres alors qu'il détournait vivement la tête. Autant pour éviter de se souvenir de cette horrible journée que pour éviter de croiser le regard de Ludmila. Il se fiche qu'il soit plein de bonté, de bonnes intentions, ou de pitié, il n'a tout simplement plus envie de croiser le regard de quelqu'un.
- Une mission correspondrait-elle plus aux circonstances auxquelles tu t'attendais ? Souffle-t-il agaçait en dérobant ses bras pour éviter toutes autres tentatives de soin.

L'adolescent se relève un peu brutalement. Il déteste qu'on prenne soin de lui. Il déteste qu'on le regarde de cette façon. Il déteste les souvenirs que ces actions font remonter. Le cœur gros, l'humeur de fond de placard était la plus détestable d'entre tous mais c'était rare qu'elle fasse surface. Par malheur, il avait fallu qu'il rencontre la rouquine à ce moment là. La remarque acerbe ne tarda pas à se former alors que son regard se posait enfin sur elle.
- Le plaisir n'est absolument pas réciproque donc merci de garder ton kit d'infirmière chez toi et de te mêler uniquement de ce qui te regarde.


Les remords viendraient plus tard et ça il le savait bien et bien que pour le moment ses yeux étaient aussi froids et inexpressifs que de la glace, dans sa tête c'était comme un d'habitude. Une véritable tempête de pensée et de souvenir qui ne s’arrêtait jamais.


#   Lun 22 Déc 2014 - 16:14

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- Une mission correspondrait-elle plus aux circonstances auxquelles tu t'attendais ?

Souffla-t-il  en dérobant ses bras pour éviter toutes autres tentatives de soin. Il m'avait reconnu. Et ça n'avait pas l'air de lui plaire. Merci moustique, ça fait toujours plaisir; Merde je suis en train de prendre sur moi!

- Le plaisir n'est absolument pas réciproque donc merci de garder ton kit d'infirmière chez toi et de te mêler uniquement de ce qui te regarde.

Il se releva un peu brutalement et je ne tarda pas à faire de même. Il n'était pas dans son état habituel, j'en était presque certaine. Lors de notre mission, il n'était pas aussi froid, aussi odieux ni même aussi distant. J'ai soupiré. Que pouvais-je bien y faire? Et puis j'ai repensé à Blue, sans le vouloir bien sûr.
J'avais eu une dispute un jour, un peu similaire. Elle venait d'avoir douze ans et c'était un an avant le début des emmerdes. Elle était en pleine crise d'adolescence d'après mes parents. Je la voyais mal. Elle avait même commencé à fumer et si je l'avais de nombreuses fois suivie, jamais je ne m'étais réellement confronté à elle. Sauf un jour. Le jour où je me suis aperçus que ce n'était pas une cigarette qu'elle avait entre les lèvres. Elle ne m'a pas vu arrivée et elle parlait avec des amis. Je lui retirais la clope et l'ai ramener de force avec moi. On a finit par aller dans le parc. On s'est disputé assez violemment avant qu'elle ne craque et me dise qu'elle en avait juste marre du collège. On l'avait frappé à cause d'une histoire à la con pour des casiers ou je ne sais plus quoi d'autres. Et ça avait continué. Elle en a pleuré contre moi durant des heures. Le lendemain, mes parents sont aller voir la directrice et moi, les fameux bourreaux. J'avais beau être une fille, je peux vous assurer qu'ils doivent être stériles à l'heure qu'il est.
Blue avait fait n'importe quoi par détresse et besoin d'évacuer. Aaron faisait exactement la même chose si ce n'est à un degrés différent; Restait plus qu'à savoir pourquoi.

- Aaron. J'en ai strictement rien à cirer que tu ne sois pas ravie de me voir ni même que tu ne veuilles pas que je m'occupe de tes conneries. Mais tu ne m'en empêcheras pas. Aors que tu ne veuilles pas me dire pourquoi tu fais ça, je respecte totalement. Mais au moins, évite de finir avec une infection parce qu'un jour t'a été trop con pour en parler!

Oui j'étais dure. Aaron aurait toutes les raisons de partir. Mais intimement, je savais qu'il ne le ferait pas. Comme Blue ce fameux jours. Quand on a mal, quand on a des problèmes, qu'on fait des conneries pour oublier ou ne serait-ce qu'un instant se soulager.... Quand quelqu'un le remarque enfin, la première des réactions est toujours la colère. La colère contre nous même, contre la cause de notre malheur. Mais si la main reste tendue, parfois, on est assez intelligent pour la saisir.

- Tu pourras dire ce que tu veux Aaron. Mais tu ne pourras pas cacher éternellement que tu vas mal. Le mieux se serait encore d'en parler à quelqu'un en qui tu as confiance.


#   Lun 22 Déc 2014 - 19:01

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- Aaron.

Le garçon perdit pied immédiatement. Une panique extrême souffla toute ses pensées comme si elles n'étaient que de misérables fœtus de paille. Pourquoi ? Pourquoi fallait-elle qu'elle commence comme lui... BORDEL ! BORDEL DE MERDE ! Cette panique explosa à travers ses yeux qui se mirent à regarder les solutions qui s'offraient à lui. POURQUOI ?! Remonter ? Impossible, il aurait fallu la bousculer et puis endurer ces stupides festivités. Aller à droite, aller à gauche ? Aller dans le noir ? Vers les araignées... S'il vous plais...Plutôt crevé en endurant ce stupide discours. Les couleurs avaient désertées son visage et il se retrouvait dos au mur poussiéreux du sous-sol. Et tout cela en a peine une demi-seconde.
- J'en ai strictement rien à cirer que tu ne sois pas ravie de me voir ni même que tu ne veuilles pas que je m'occupe de tes conneries. Mais tu ne m'en empêcheras pas.

TAIS-TOI ! Pourquoi n'arrivait-il pas à lui crier de se taire ? Pourquoi restait-il comme un idiot à l'écouter. Ce stupide discourt, il l'avait déjà entendu. Encore et encore. Y a trois putains d'années. TE RAPPELLE PAS ! TE RAPPELLE PAS ! Il aimerait se saisir la tête et appuyer dessus le plus fort possible pour faire taire cette affreuse douleur. «Tu ne m'en empêcheras pas.» Cette phrase tournait en boucle. Encore et encore.
«Tu ne m'en empêcheras pas. Que tu le veuilles ou non, je vais rester planté ici jusqu'à ce que tu te décides à parler et que tu me laisses m'occuper de tes conneries ! Toi qui te moquais de ces grèves de la faim que faisait les gens, on verra bien si tu t'en foutras autant dans pas longtemps. Je t'assures que même les infirmières n'arriveront pas à me faire dégager de ta chambre sous prétexte que t'es fatigué. On est tous fatigué ici. De nos conneries, de tes conneries ! Franchement Aaron... regardes l'état de tes bras... A un moment ça finira plus que mal.»
Le regard complètement calfeutré, il affrontait celui de la rouquine.
- Alors que tu ne veuilles pas me dire pourquoi tu fais ça, je respecte totalement. Mais au moins, évite de finir avec une infection parce qu'un jour t'a été trop con pour en parler!


Un rire amer arrive à s'échapper alors qu'il croise les bras. Protégeant ses stupides blessures. Ses horribles souvenirs. A lui.
- Bah tant mieux alors, fit-il en l'affrontant du regard.

Non. TAIS-TOI. Simplement tais-toi. Ses lèvres se pincent alors qu'il se rend compte de sa gaffe. Pourquoi en parle-t-il toujours ? Pourquoi ça continue de sortir comme ça... ? Il n'a pas besoin d'être sauver. Pas besoin... Son regard se détourne pour se perdre dans l'obscurité. Que ce serait-il passé s'il n'avait vraiment pas besoin de ce secours... ?
...
- Tu pourras dire ce que tu veux Aaron. Mais tu ne pourras pas cacher éternellement que tu vas mal. Le mieux se serait encore d'en parler à quelqu'un en qui tu as confiance.

...
Silence total. Que ce soit dans sa tête ou dans le sous-sol, le silence est total. On n'entend même pas les joyeuses plaintes d'en haut. Une sorte d'endroit hors du temps, hors de tout.
...
- Ça... sert à rien. Absolument à rien.

Sa voix s'élève dans ce silence. L'absurde hésitation n'est dû qu'au fait qu'il cherchait les bons mots. Les mêmes mots qu'il avait dit cinq mois plus tôt à une autre fille. Sauf que cette fois-ci, sa voix ne tremblait. Il n'était pas sur le point de pleurer, ou de faire une crise. Non, il était simplement dominé par ce qu'il avait. Par ce vide. Ses yeux se lèvent et se plantent dans ceux de la demoiselle.
- Ça ne sert à rien, répéta-t-il encore sans avancer, ni reculer. Parler ne sert à rien. Les gens vont et viennent. Quand tu penses enfin trouver quelqu'un sur qui t'appuyer, cette personne disparaît. T'en n'entends absolument plus parler. Alors... Ne vient pas me parler de confiance.

Tahia, Nariwen, Aoi et peut-être même un peu Marvin... C'est con de s'attacher aussi vite. C'est con de vouloir garder autant de lien. C'est con de les perdre de vue. C'est con de croire qu'on tient à eux... Qu'on compte pour eux. C'est con d'espérer encore de revoir la lumière. Son poing était fermé sur le petit bout de métal qui entaillait ses phalanges, alors qu'une envie revenait peu à peu. Combler le vide par le sang. Il ferma les yeux deux secondes puis il soupira. Sa voix ne tremblait pas, elle ne vibrait plus, elle n'était ni froide, ni chaude. Simplement neutre... Presque sans vie.
- Si toi, t'as réussie à trouver des amis, des gens sur qui compter, ici, ben c'est tant mieux...

La main qui tient la lampe se crispe conte l'autre bras. Tirant de violente douleur sur la chair entaillée. Ravivant peut-être l'écoulement. Mais il s'en fichait.
- Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Continua-t-il en regardant le sol. Bravo ? Félicitation ? T'arrives à surmonter ton vide. Ça fait de toi une grande fille, une grande personne, quelqu'un capable de se reconstruire. De vivre de nouveau. De recommencer à voler avec des ailes maintes et maintes fois détruites.

Ses paroles étaient amères et méchantes, mais que pouvait-il y faire. Il le pensait vraiment et cette idée lui avait traversé plus d'une fois la tête. Il releva la tête, gardant les larmes bien enfouis derrière les restes de sa vie. Celle où il croyait qu'il était mort. Que ses parents aussi. Que tous les mondes étaient morts et que personnes ne faisaient semblant. Une sale boule lui torturait la gorge. Ses yeux bleus ciel se posèrent de nouveau sur Ludmila. Brillant d'une lueur triste.
- Mais pourquoi je te dirais cela ? C'est faux. On ne revole pas après être tombé. On se contente de ramper pour les plus forts. D'essayer de se remettre debout pour rejoindre un stupide idéal. Mais ceux qui n'ont plus cet idéal ? Qui ont perdus toutes lumières ? Dis moi... Comment on est censé faire ?

Étrangement... Il a l'impression qu'il n'arriverait plus à pleurer. C'est con comme impression, mais bon... Peut-être que dans quelques minutes cette impression se confirmera ? Non... Pas peut-être, sûrement. A chaque fois, qu'il parle comme cela, ça finit toujours de la même façon. Le cœur gros et l'âme torturée.


#   Lun 22 Déc 2014 - 20:45

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Aaron me semblait perdu, ne sachant pas où se mettre. Il voulait me fuir et fuir la réalité, ça se voyait dans ses yeux bleus. Je le vis mal quand je parlai et plus j'avançais mes reproches, plus il détournait le regard. J'hésitai à lui en foutre une pour lui remettre les idées au clair je vous jure. Mais non.
Et il parla. Et plus il parlait, plus je me sentais conne. Aaron mon Dieu non... Je ne connaissais pas son passé ni qui il était. Je ne savais de lui que ce qu'il avait bien voulu à savoir un jeune homme fragile mais sachant se contenir.
Enfin, son regard se porta sur moi. Ses yeux bleus me rappelaient... CHUT! C'est pas le moment!

- Mais pourquoi je te dirais cela ? C'est faux. On ne revole pas après être tombé. On se contente de ramper pour les plus forts. D'essayer de se remettre debout pour rejoindre un stupide idéal. Mais ceux qui n'ont plus cet idéal ? Qui ont perdus toutes lumières ? Dis moi... Comment on est censé faire ?

On est censé faire avec et pas faire mon erreur de se refuser un quelconque bonheur. Et je remarquai sa main. Sa main tenant la lame. La lame qu'il s'enfonçait encore dans la peau. Je lui pris la main, lui arracha cette lame et la jeta au loin avant de me rendre compte que je m'étais coupée.

- Ah ça non! Aaron... Je vais pas te dire que c'est facile de se reconstruire parce que c'est faux. On a tous eu nos doutes quand à savoir qui sera là aujourd'hui et demain!

Je respirai un grand coups.

- Je te dis pas que tout le monde est digne de confiance. Loin de là. Mais... Mais si besoin en tout cas... Moi je reste là OK. Et arrête de te couper. Ça réglera rien du tout.


#   Lun 22 Déc 2014 - 23:44

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Complètement à l'ouest, l'adolescent tourne la tête lorsqu'un tintement aiguë envahit l'espace. Rebondit, une, deux, trois fois. Lui vrillant les oreilles et ce n'est qu'en sentant la douleur au niveau de sa main qu'il se rend compte qu'il manque quelque chose. Un petit bout de fer tranchant. Le regard toujours perdu dans l'obscurité, il n'écoute que d'une oreille la rousse lui faire la morale. Il le sait. Il sait très bien ce qu'elle lui dit. Se reconstruire, faire confiance, voir quelqu'un le lendemain. Il le sait tout ça. Pourtant il ne bronche pas. Il ne répond pas. Son regard n'arrive toujours pas à se détacher de l'obscurité. Là-bas... Y a une petite chose qui lui appartient. Une petite chose tellement destructrice mais qui semblait le réclamer. Comme certain ont besoins de cigarettes ou d'alcools lui, c'est de ce stupide morceau de fer.
- Moi je reste là OK. Et arrête de te couper. Ça réglera rien du tout.


Le regard de l'adolescent glisse lentement jusqu'à la rouquine. Qu'est-ce qu'elle venait de dire ? Un frisson glacé lui parcourt l'échine alors qu'il enregistre l'information. Avant d'arriver au visage de la demoiselle, son regard tombe sur ses mains. Il ne sait pas si le sang qui se trouve dessus est le sien, ou celui de la demoiselle qui se serait coupée... Qu'est-ce que ça pourrait bien lui faire ? Il s'appuis contre le mur par envie de se dérober.
- Si ça réglera quelque chose, chuchote-il en donnant un coup sec afin de récupérer sa main. Ça a bien réglé quelque chose la dernière fois.

Il ferme de nouveau les yeux, les lèvres pincées. Qu'est-ce qu'il pourrait faire ? Qu'est-ce qu'il pourrait dire ? Faire comprendre à la rousse qu'elle ne lui était d'aucune aide. Que seule une personne aurait pu l'aider mais que cette dernière courrait après des fantômes. De nouveau un léger soupir s'enfuit. Un soupir lasse, épuisé.
- Va plutôt rejoindre ceux qui t'ont aidés à t'en sortir, chuchote-t-il en la repoussant à bout de bras, détournant le regard vers l'endroit où était la petite lame. Va plutôt leurs faire comprendre que tu tiens à eux au lieu de t'occuper d'un type à qui t'as adressé à peine quelques mots lors d'une mission catastrophique.

La petit voix, qui d'ordinaire, lui aurait crié d'arrêter de faire son gosse, d'accepter cette main tendue était de nouveau étouffée par les voix de la douleur.
- Parce que ça ne sert à rien, ajouta-t-il.


#   Mar 23 Déc 2014 - 0:15

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- Si ça réglera quelque chose, chuchota-il en donnant un coup sec afin de récupérer sa main. Ça a bien réglé quelque chose la dernière fois.

J'ai jamais supporté la tristesse des gens, surtout celle de ceux que je connais. J'ai toujours voulu aider et le métier que je voulais faire, c'était psy ou dans l'aide humanitaire. Depuis gamine.
Aaron ferma les yeux.

- Va plutôt rejoindre ceux qui t'ont aidés à t'en sortir, chuchota-t-il en me repoussant à bout de bras, détournant le regard vers l'endroit où était la petite lame. Va plutôt leurs faire comprendre que tu tiens à eux au lieu de t'occuper d'un type à qui t'as adressé à peine quelques mots lors d'une mission catastrophique. Parce que ça ne sert à rien, ajouta-t-il.

Je lui souris tristement.

- C'est pas parce qu'on se connait pas que je vais te laisser couler. Après tout, ce jour-là, si on s'en est sortie, c'est bien parce que tout le monde a été mis à contribution. On était une équipe non? Qui te dis qu'on ne peut pas faire de même en revenant de mission?


Je ne savais pas vraiment quoi faire à ce moment-là. Comment lui dire de faire face quand moi-même je n'y arrivais pas?

- Tu sais... Je te connais quasi pas c'est vrai. Mais de ce que j'en ai vu, t'es beaucoup plus fort que ce que tu veux admettre. Et t'as pas besoin de cette lame pour t'en sortir. T'as juste besoin d'une personne sur laquelle t'appuyer un moment. Et d'ici peu, je suis presque certaine que t'en auras même plus besoin. Il suffit de le vouloir Aaron. D'y croire. Tout par de là: La volonté.

Et comme pour lui prouver mes arguments, je lui ai souris. La lame était loin, et dans le noir, le jeune homme n'avait quasiment aucune chance de la retrouver. Ça me rassurait un peu.


#   Mar 23 Déc 2014 - 6:54

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- C'est pas parce qu'on se connait pas que je vais te laisser couler. Après tout, ce jour-là, si on s'en est sortie, c'est bien parce que tout le monde a été mis à contribution. On était une équipe non? Qui te dis qu'on ne peut pas faire de même en revenant de mission?

Aaron ferma les yeux. Il ferma les yeux comme il aurait voulu fermer son esprit, ignorer ces paroles. Mais tout ce qu'il pouvait faire c'était la tenir à bout de bras pour l'empêcher d'avancer. Va savoir pourquoi mais, il avait l'impression que si elle lui faisait un câlin ou quelque chose du genre, si elle s'approchait encore de lui, il allait complètement craquer... Ce qui lui dit que ça ne peut pas être comme pendant la mission, c'était la situation. Ils ne manquaient pas de se faire étriper à chaque pas. De se recevoir une balle et de finir attaché à une table aseptisée pour ensuite être découpé en morceau... Non, ici, ils étaient tranquilles. Il n'y avait ni scientifique, ni traître. Juste des gosses complètements paumés et laissés pour soient.
- Tu sais... Je te connais quasi pas c'est vrai. Mais de ce que j'en ai vu, t'es beaucoup plus fort que ce que tu veux admettre. Et t'as pas besoin de cette lame pour t'en sortir. T'as juste besoin d'une personne sur laquelle t'appuyer un moment. Et d'ici peu, je suis presque certaine que t'en auras même plus besoin. Il suffit de le vouloir Aaron. D'y croire. Tout par de là: La volonté.


L'adolescent se mord la lèvre. Pourquoi il avait l'impression qu'elle lui disait la même chose ? «Il suffit de le vouloir Aaron. D'y croire... même un peu.» «T'as pas besoin de cette lame» Ses doigts se crispent sur les bras de la rouquine alors que sa tête se vide à nouveau. La baissant pitoyablement. Qu'elle essaye seulement de s'approcher.
- C'est faux, chuchote-t-il.

Malgré le fait qu'il ait chuchoté, le mot faux semble se répercuté à l'infini. Lui torturant l'être plus que cette petite lame.
- C'était un mensonge, continua-t-il sans relever la tête. Rien qu'un mensonge. Je ne suis pas fort. Je n'ai jamais été fort, simplement faire semblant. Parce que je ne suis qu'un parasite.

Le mot fait mal. Le reconnaître pour de bon fait horriblement mal. Il écrase les ruines de son ancienne vie avec lui dedans.
- Je ne sais que m'attacher à quelqu'un et pleurer lorsqu'elle part.


Il lâcha prudemment Ludmila sans pour autant baisser les bras. Il ne voulait pas qu'elle s'approche. Il ne voulait plus rien. Plus rien sauf la petite lame.
- C'est pour ça que tu devrais partir, murmure-t-il, parce que tu as déjà trouvé quelqu'un pour t'aider... Relèves toi d'abord avant de vouloir relever les autres.

Il voulait qu'elle parte. Qu'elle le laisse tranquille. Non, il ne s'était jamais plaint de n'avoir personne. Il s'était simplement plaint de ne pas avoir son frère. Chargeant des petites décharges au bouts de ses doigts au cas où elle déciderait d'avancer. Mais ses pieds étaient déjà prêts à piquer un sprint. Partir dans les profondeurs obscures du sous-sol. Fuir une possible étreinte...


#   Mar 23 Déc 2014 - 9:44

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Aaron se mordit la lèvre et ferma les yeux et je ne savais pas quoi faire. Il refusait mon aide. Il refusait l'aide de tous le monde. Ses bras m'empêchaient d'avancer. Ses yeux étaient froid et glacials.

- C'est faux, chuchota-t-il.

Il a baissé la tête. Aaron... Non.

- C'était un mensonge
, continua-t-il sans relever la tête. Rien qu'un mensonge. Je ne suis pas fort. Je n'ai jamais été fort, simplement faire semblant. Parce que je ne suis qu'un parasite.

Un parasite? Non c'est faux! Mais je respectais trop son besoin de s'exprimer pour le lui dire.

- C'est pour ça que tu devrais partir, murmure-t-il, parce que tu as déjà trouvé quelqu'un pour t'aider... Relèves toi d'abord avant de vouloir relever les autres.

Il me lâcha avec prudence et je pu déceler des étincelles chargées en électricité au bout de ses mains.

- T'as raison Aaron, j'avais bel et bien trouvé cette personne qui m'a aidé à me sentir moins coupable. Mais par bêtise et terreur, je l'ai abandonné. Et je sais que jamais il ne me pardonnera et que je le regretterais toujours. Mais c'est pas une raison pour que toi tu fasses pareil. Ne fais pas l'erreur de te refuser la vie et le bonheur parce qu'un jour t'a eu un passé foireux. Aaron je suis sûr que je n'ai pas été la seule à te le dire. Et pense bien que ceux qui ont compté pour toi. Ceux pour qui tu as compté... Ils n'aimeraient pas te savoir ainsi.

J'avais abandonné toutes chances d'une étreinte. Aaron n'était pas en état.

- Et tu sais... Confidences pour confidences... Les parasites c'est chiant parce qu'on les tue pas facilement. Ils reviennent toujours plus fort. Alors quitte à en être un comme tu penses si bien l'être... Soit le entièrement. Et prouve à la vie que tu as su te relever plus fort que tu ne l'étais.


Je ne partirais pas. Aaron ne pourrais pas me forcer à le laisser ans un tel état. Il avait aussi droit au bonheur. Comme nous tous.


#   Mar 23 Déc 2014 - 11:26

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Pourquoi ne pouvait-il pas devenir sourd ? Pourquoi devait-il écouter ces paroles ? Pourquoi les comparait-il à celle de son frère ? Ils n'aimeraient pas te voir ainsi... Bien sûr qu'ils n'aimeraient pas le voir dans cet état mais... mais c'est le seul moyen pour qu'ils reviennent.
«Aaron ! T'as vu l'état de tes bras ?! Tu vas réagir, bordel ?! Aaron... Je suis là maintenant... Arrêtes de faire ça, je suis là. Arrêtes. Arrêtes... Promets moi que tu feras plus ça. Parce que t'es mon p'tit frère. Mon seul frère. Ma seule famille, alors s'il te plait, arrêter de te tuer à petit feu...»
Menteur.
Le sanglot fut étouffé alors que ses bras venaient le protéger. Il garde la tête baissée. Au fond, elle est un peu comme son frère. Elle veut juste qu'il aille mieux. Qu'il ne martyrise plus son corps... Juste pour avoir bonne conscience.
Menteur.
Si son frère n'était pas venu à l'hôpital ce jour-là, il n'aurait surement jamais eu envie de reparler. Il aurait surement continuer... Encore et encore jusqu'à ce qu'il revienne. Ou qu'il ne puisse plus rien faire.
Menteur.
Il savait bien que pour s'en débarrasser, il fallait aller dans leurs sens. Leurs faire croire qu'on renonçait. Il l'avait fait... Un moment. Puis il avait vraiment finit par y croire. Parce qu'il restait à ses côtés. MENTEUR. Qu'il s'occupait de lui. MENTEUR. Et tout ça... Pour déserter comme eux...
LÂCHE.
Sauf que cette fois-ci, il n'est plus là. S'ouvrir les veines ne servira plus à rien puisqu'il ne sait même pas qu'il est là. FAUX. C'est... vrai. Il était là-bas. Lors de la mission de diplomatie. Ce blond suspect. Ce blond occupé avec la mission Eran. Ce blond au même yeux que lui. Ce blond qui avait surement rédigé le carnet qu'il n'aurait jamais dû avoir. La gorge bloquée, l'adolescent se souvenait du carnet. Jeté dans un carton avec les autres affaires de son frère. Il n'avait jamais prit la peine de fouiller dedans. Après tout c'était ses affaires... Quel con. Mais c'est surement parce qu'il en avait peur. Peur de découvrir d'autre atrocité.
Faible...
L'adolescent soupire alors que ses bras retombent le long de son corps. Ça ne sert à rien. De parler. De nier. Ça ne sert à rien. Il faut juste faire semblant... Après tout, on l'avait élevé dans un immense mensonge pour qu'il vive tranquille... Maintenant, c'était à lui de recréer un mensonge.

Y croire dur comme fer et...
- T'as raison... Souffle-t-il en rouvrant les yeux.

... se briser de nouveau...
-... je vais arrêter ça, il relève doucement la tête.

Mais en silence cette fois.
- Parce que ça serait trop con de continuer...

L'adolescent se force a sourire. Un pauvre sourire. Encore sans sentiment. Ça fait immensément plus mal que de faire la gueule. Il inspire doucement et se force à faire un pas. Aller de l'avant. Faire semblant. Ses mains rencontrent le poignet de Ludmila et le serre doucement.
- Aller... Chuchote-t-il. Faudrait remonter ça fait trop peur ici...

Le garçon s'avança le premier. Vers les escaliers. Vers cette foutu lumière. Vers ces horribles fêtes. Il se tourne la tête pour voir le visage de la rouquine.
- Et en plus y a des araignées, ajoute-t-il avec un léger sourire crispé.


#   Mar 23 Déc 2014 - 13:34

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Le jeune homme finit par baisser les bras, renonçant. Il soupira et je me demandai bien s'il avait vraiment renoncé ou s'il mentait.

- T'as raison... Souffla-t-il en rouvrant les yeux.

Il sourit, d'un sourire bien faux. Il mentait. J'en étais certaine. Il fit un pas vers moi et serra mon poignet où mes propres cicatrices se voyaient encore. j'avais arrêté il y a quelques temps déjà. Quand Blue avait commencé à chercher à me joindre, sans jamais y parvenir. La plus à plaindre, c'était elle. Pas moi.

-... je vais arrêter ça, il releva doucement la tête.Parce que ça serait trop con de continuer...

Il prit le chemin des escaliers et deux marches au dessus de moi, je dû lever les yeux pour accrocher son regard.

- Aller... Chuchota-t-il. Faudrait remonter ça fait trop peur ici...

Oui c'était vrai. Mais il mentait. Il se mentait à lui-même comme à moi. "Je vais arrêter" combien de fois en deux ans l'ai-je dis cette phrase à la con? De nombreuses. Je l'avais promis à Blue. Aujourd'hui seulement, je tiens ma promesse.

- Et en plus y a des araignées, ajouta-t-il avec un léger sourire crispé.

Tu te moques de moi Aaron où tu crois vraiment que je suis assez conne pour tout avaler? Mais il avait pas envie d'en parler et je respectais. Mais puisqu'il vaut mieux prévenir que guérir... Autant lui changer les idées.

- Bon. J'accepte ce mensonge pour cette fois cher Aaron. Mais à une condition: Quitte à sécher les cours, que dirais-tu d'aller se changer les idées? On en a besoin tous les deux et je te laisse pas tout seul après le sketch que tu viens de me faire.


Je lui souris et montai les marches jusqu'à être une marche au dessus de lui. Je lui ébouriffai les cheveux et lui tendis la main.

- Bon alors? Tu me suis?


#   Mar 23 Déc 2014 - 15:10

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Y croire encore et encore. Toujours plus fort. Comme un gosse qui ne veut pas croire ses grands-cousins lorsqu'ils, lui disent que le Père Noël n'existe pas, ou, que l'argent qui arrive sous l'oreiller après une dent de perdue provient des parents et, non de la Petite Souris. Faire les taire les petites remarques assassines pour éviter de tout casser... Mais qu'est-ce que ça importe ? Si ça casse une nouvelle fois, il n'aura qu'à recommencer. Encore et encore. Il essaye d’esquisser un sourire nerveux lorsqu'elle lui ébouriffer les cheveux mais... rien à faire. Ça ne sert à rien, et ça ne servira surement plus jamais à quelque chose. Il ne saisit pas sa main et se contente de grimper la marche tout seul. S'il la saisirait ça finirait surement comme avec Marvin. Il n'arriverait plus à la lâcher et passerait la journée avec. Le garçon essaye de s'exclamer alors qu'ils montent les marches.
- Qui te dis que j'allais sécher ? J'ai simplement pas cours.

Ça, c'était vrai. Le matin, du moins pas avant midi, il n'avait jamais cours. Faut dire qu'il était tombé sur un bon emploi du temps. Son ton était suffisant avec presque une pointe de fierté. Fierté à la con. Les autres sentiments se chargèrent de l'enfouir de nouveau. Plus profondément, plus violemment. On arrive rien à rien avec de la fierté. Sauf à être deux fois plus con.
- Mais je suis pas contre l'idée de se changer les idées. Tant que ça reste loin d'un gros bonhomme rouge et de petits êtres verts aux oreilles pointus.


En plus d'avoir peur des araignées, l'adolescent n'avait jamais réussit à supporter ces gens qui se déguisaient en mythe. Ça faisait peur. Et ça décevait à chaque fois... La porte n'était plus très loin. Déjà la clameur de l'approche des fêtes leurs parvenaient et irritée de nerfs déjà bien secoués. Il eut un bref rire nerveux et se colla contre le mur pour laisser Ludmila passer. Va savoir pourquoi mais... être le premier ne lui plaisait. Ça lui faisait même peur.
- Dis Lud... T'en penses quoi de Noël, toi ?

Il ne baissa pas la tête, se contentant de regarder la lumière se découper à travers la forme de la porte.
- Je veux dire... Chuchote-t-il. Si pour toi c'est juste une occasion d'avoir des cadeaux, ou de retrouver des gens proches, ou de se faire plaisir, ou d'autre raison...


#   Mar 23 Déc 2014 - 17:42

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Le jeune homme ne broncha même pas et monta les marches sans même daigner prendre ma main. Il allait commencer à me saouler.

- Qui te dis que j'allais sécher ? J'ai simplement pas cours.

Je ne sais même plus si j'avais cours ce jour-là... Je m'en foutais. J'avais croisé Rin et j'avais foncé me réfugier ici.

- Mais je suis pas contre l'idée de se changer les idées. Tant que ça reste loin d'un gros bonhomme rouge et de petits êtres verts aux oreilles pointus.

C'est vrai que c'était Noël. Cette fête à la con qui revient chaque année comme une mauvais blague. Tout comme mon anniversaire et les autres occasions de réunir la famille autour d'un bon repas en faisant croire à tout le monde qu'on s'entend bien. En mentant aux gosses à propos d'un père Noël qui arrivera une fois que le sommeil les aura emporté. C'était un ramassis de conneries tout ça. Je hais Noël. Ça fait plus de deux ans que je hais cette fête. Et comme toujours, celui-là comme les autres, je crois que j'allais le passer dans ma chambre devant un bon film. Pas de fête, pas de cadeau, pas d'amis, pas de famille, pas de Noël.

- Dis Lud... T'en penses quoi de Noël, toi ?


Je passai devant lui et ouvrit la porte. Je ne savais pas vraiment ce qu'on allait pouvoir faire... Et si on allait... A la patinoire? Après tout, ça pourrait nous changer les idées et on pourrait apprendre à se connaître.

- Je veux dire... Chuchota-t-il. Si pour toi c'est juste une occasion d'avoir des cadeaux, ou de retrouver des gens proches, ou de se faire plaisir, ou d'autre raison...

- C'est une fête inutile et hypocrite. Personnellement, je pense plutôt que c'est un prétexte pour réunir les familles soient disant parfaites le temps d'une soirée. Mais en vérité c'est surtout une fête commerciale et sans intérêt. T'en penses quoi toi?

On était dans le couloir. J'avais décidé de ne pas dire à Aaron où je l'emmenais, il avait plus qu'à me suivre. On passa dans nos chambre récupérer nos vestes et on se dirigea vers le village. Alors Aaron, derrière ton air énervé et lassé, te laisseras-tu arracher quelques confidences? Me laisseras-tu t'apprécier?


#   Mar 23 Déc 2014 - 18:37

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La réponse ne tarda pas à fuser. Il lui semblait presque deviner de l'énervement et de l'agacement dans la réponse. Fête inutile, hypocrite, commerciale, sans intérêt et ben... Vue comment elle lui en parlait, il se demandait si un jour elle l'avait appréciée. Cette fête inutile, hypocrite, commerciale et sans intérêt. Ou alors... Rien. Ses pensées divaguèrent quelques instants. Complètement anéanties par la lumière trop forte du hall. Toutes ces lumières qui clignotaient le mettait mal à l'aise. Il enfouis les mains dans les poches de sa veste et ne lui répondit que lorsqu'ils posèrent le pied sur la première marche qui menait au chambre. Plus que trois étages...
- Moi ? Je l'aimais bien. Parce que, comme tu le dis, c'était un prétexte pour réunir la famille et faire semblant d'être heureux le temps d'une petite soirée. M'enfin, ça c'était avant.


Gravir trois étages, les mains dans les poches et en respirant peu, ça met bien à mal le corps. Enfin, surtout les poumons. Il va récupérer sa veste dans sa chambre et pendant deux secondes, il se dit qu'il pourrait fermer à clé. Rester dedans. Se réfugier sous la couette et dormir. Sauf que Ludmila est téléporteuse. Il ne sait pas quel est son niveau et ne préfère pas se taper un autre sermon, alors il se contente de sortir avec sa grosse veste sur les épaules. Son téléphone enfouis au fond d'une poche.

Alors qu'ils descendent pour aller on-ne-sait-où, l'adolescent sent ses écouteurs dans une poche. Il suffirait de les sortir et de les poser sur ses oreilles et il serait tranquille. Sauf que... Sauf qu'elle se mettrait immédiatement à flairer un truc et ce serait repartit pour un nouveau sermon. Fait chier... Toutes ses solutions habituelles aboutissent à un sermon. Si bien qu'il n'ose même plus soupirer de peur de devoir en endurer un. Les trajets en silence, ce n'est pas son truc. Il a toujours l'impression qu'il y a quelque chose qui va pas. Qui gêne. Qui prend une place qu'elle ne devrait pas prendre et ça, ça l'énerve. L'adolescent crut vaguement reconnaître un champ de fleur, mais son sens de l'orientation pourri ne l'aidait pas.
- On va où ? Finit-il par demander de but en blanc. Parce que si c'est les magasins je t'assure que tu n'auras pas le temps de me voir partir.

Non, il n'essaye pas de faire de l'humour. Il est juste un tout petit peu réaliste. Noël approche, et Ludmila est une fille. Et les filles sa aiment forcement le shopping... Certes peut-être pas pour des vêtements et du maquillage mais pour autre chose aussi. Jeux vidéos, livres, tout ce qui était possible d'acheter quoi... Et bien qu'elle lui avait dit qu'elle trouvait que Noël était une fête commercial, il n'empêche qu'en allant vers le village, ils tombaient forcément sur les boutiques...
Raisonnement de merde.
Ses pensées s'envolèrent alors qu'il baissait la tête. S'il n'arrivait même plus à raisonner correctement...


 

Préfères-tu les souris aux araignées ? [Pv : Ludmila]

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