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Une bricole et des feuilles noires. {Marvin♥}
##   Sam 20 Déc 2014 - 22:35

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J’arrive enfin dans l’atelier, frustrée de ne pas pouvoir reprendre l’arc de suite… Mon bras gauche n’est plus dans me plâtre, mais je suis encore en pleine rééducation, impossible de trop le bouger. J’en ai assez, c’est à peine si on me laisse sortir seule en dehors de l’institut, enfin, je suppose qu’ils s’en font juste un peu trop pour moi…

Bon… Alors… Que faire ?

Je m’assieds dans un coin, observant les différentes œuvres laissées ici et là. C’est dingue qu’il ai fallu que je sois blessée et diminuée pour finir ici, alors qu’il y a de quoi m’occuper et satisfaire mon envie de créer. Je prends alors rapidement une feuille blanche et un crayon de papier, bon, c’est vrai que ça fait bizarre de plus utiliser de tablette graphique, mais bon, on fait avec ce qu’on a hein.

Une bonne demi-heure plus tard j’observe les fins contours de la petite bibliothèque que j’ai eu envie de faire, peut-être pour Misao tiens, ça pourrait lui faire un rangement en plus. Enfin, ça… C’est si j’arrive à m’en sortir avec tout ce bazar une fois mon croquis terminé, parce qu’avec un bras en moins, j’irais pas loin, surtout avec le feu et l’invisibilité comme petits plus…

Bon hé bien… Faudra trouver autre chose j’imagine.

Je soupire et m’appuie contre la table, les yeux rivés sur la fenêtre et la neige qui tombe sans discontinuer dehors, ah… Comme j’aimerai pouvoir faire un peu de ski… Je me mets à somnoler et finit probablement par m’endormir sur cette fichue table, enfin, ça, jusqu’à ce qu’un bruit sourd ne me réveille en sursaut. Décidément, je déteste me sentir si faible et inutile.



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##   Dim 21 Déc 2014 - 18:07
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Une bricole et des feuilles noires.


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Rendre extraordinaire quelque chose d'ordinaire. Marvin fronce les sourcils avant de relire une fois de plus le sujet qu'il a pioché. Lui qui s'était enfui sans avoir pris la peine de le lire en cours, ça lui faisait une belle jambe. Il aurait pu user de ses piètres talents d'acteur pour convaincre sa prof de lui accorder une deuxième pioche. Rendre extraordinaire quelque chose de...merde. Il s'affale sur sa chaise de bureau et commence à se masser les tempes. C'est ça, le genre de délires qu'ont les profs de philo ? Une moue boudeuse prend place sur son visage et le brun se met à ronger ses ongles en marmonnant comme un adolescent. Il déteste la philosophie autant que le travail insensé qui l'accompagne, se demandant vaguement si c'est comme ça partout ou si c'est juste sa prof qui est un peu perchée. Décrétant finalement que ça ne changerait rien à la situation, il se lève et détale sa feuille à la main en quête d'un endroit calme où il pourrait tenter d'y réfléchir. Et surtout où la tentation de laisser tomber ne serait pas présente. C'est pas qu'il a envie de s'investir dans une matière qu'il a délaissé depuis une bonne année, mais il a rien de prévu et il a pas envie de gâcher son temps. C'était une première à vrai dire, peut-être le potentiel enterrement d'une vie de pantouflard. Il lève les yeux au ciel et s'affaire à  déambuler dans les couloir sans se casser la figure, il rase les murs vers la salle d'étude sans même y avoir vraiment réfléchi. Il laisse juste ses pieds le guider là où bon leur semble. Et faut croire qu'ils ont un instinct pourri, vu qu'elle est pleine à craquer. Ça crie, ça danse, y a pas une chance qu'il puisse se concentrer dans un bordel pareil. Ça lui fait tout drôle, il a jamais vraiment fait face à ce genre de problèmes avant.

L'Allemand s'oriente donc vers une autre option : l'atelier. C'est surement pas réservé qu'aux gens qui ont un sens artistique. Du moins il l’espère, il tient pas à se faire virer direct. Pourtant c'était bien un dessin qu'elle avait demandé. Y avait toujours possibilité de faire plus original, une peinture, une sculpture. Mais il sait pas faire. Donc il fait pas. Il va lui rendre une oeuvre digne de celle d'un gosse de trois ans avec un petit sourire qui lui intimera qu'il est désolé. Ou du moins qu'il en a l'air, assez pour pas se prendre un zéro pointé et des remarques dont il peut bien se passer. Il va falloir que tu t'appliques sur ton dessin, Wolf. Le brun pousse maladroitement la porte qui est indiquée sur le plan et projette de s'asseoir à la table la plus reculée, histoire d'être sûre que personne n'ait idée de l'emmerder. Mais son projet se casse la gueule en même temps que lui, il trouve le moyen d’emmêler son pied dans l'autre d'une manière qui lui échappe. Et c'est à quatre pattes qu'il atterrit dans le fameux  atelier, dans un grand vacarme qui sait refléter toute sa délicatesse. Son cœur rate un battement alors que son cerveau étudie immédiatement chaque parcelle de son corps, à la recherche d'une potentielle douleur. Mais rien, faut croire qu'il est bien retombé.

Les yeux noirs du germanique se relèvent timidement malgré son air impassible. Il a prié à sa manière pour que personne n'ait assisté à sa chute ridicule, comme si on pouvait le sentir et détourner les yeux prit par la pitié. Pourtant y a bien quelqu'un dans la pièce. Ses lèvres se tordent en une grimace intriguée, il pince les lèvres fort pour rester de marbre. Une fossette s'est creusée dans sa joue et ses sourcils se sont froncés . Il se dit que cette fille ne croira probablement pas qu'il essaye d'attirer son attention, déjà parce qui a moyen de le faire sans se faire mal. Ça le rassure et réconforte un peu son ego. Il ne choisit pourtant pas de s'attarder plus par terre et se redresse, analysant juste en quelques coups d’œil la réaction sur son visage. Elle a l'air endormie, et ça l'aurait surement fait piaffer si il n'était pas aussi mal à l'aise. Son teint est pâle, elle a un visage rond, des traits fins et de petits yeux dorés qui le scrutent avec étonnement. Mais c'est sur sa longue chevelure bleutée que son regard s'attarde, se demandant vaguement comment il avait pu rater ça, rien que dans les couloirs. Il sait pas si ça lui plait, il aime juste l'idée de se démarquer par un détail amusant. Ses doigts triturent nerveusement le bout de son tee-shirt, tic qu'il stop à la seconde où il s'en aperçoit. Son air est toujours impassible, toujours sans rien laisser le trahir. << J'ai rien de cassé. >> Et ça aurait pu le faire, si sa voix n'avait pas tremblé. Il lui fait un sourire neutre, peut-être plus froid qu'il l'aurait voulu, et commence à se mouver silencieusement jusqu'à la table qu'il l'attend.  << Pardon pour le bordel. >> Toujours en finesse.


Dernière édition par Marvin Wolf le Ven 16 Jan 2015 - 14:40, édité 1 fois
##   Sam 3 Jan 2015 - 22:13

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J’observe avec une certaine curiosité le petit brun allongé au sol. C’est lui qui a fait tout ce bruit ? Enfin, c’est possible, c’est même probable vu sa position là. Je n’ose pas vraiment me lever, persuadée que les douleurs fantômes reviendront encore, comme à chaque fois que je me lève. Les médecins m’ont prévenu que ça durerait un petit moment, des restes de mes traumatismes et autres blessures. C’est comme si j’étais toujours blessée, même si tout est complètement guéri, l’esprit n’arrive pas à décrocher, comme une drogue. L’habitude hein…

Je m’amuse intérieurement à le voir tordre son t-shirt dans ses doigts, c’est tellement… Innocent. Et alors ça me frappe, je n’ai rencontré personne depuis un bout de temps au final, je restais dans mon coin, avec les rares personnes que je connaissais et qui acceptaient de me fréquenter, Misao la plupart du temps. Peut-être que ça me ferait du bien de voir de nouvelles têtes, de discuter et de découvrir d’autres choses. Peut-être oui.

Je souris aimablement, sûrement avec plus de douceur que je ne l’aurai voulu, autant à cause de la fatigue que de l’attendrissement. J’avais perdu l’habitude de voir ces enfants là, qui n’en étaient plus, mais qui restait pas mal plus jeune que moi. Un peu comme des petits frères et sœurs. C’est vrai, je ne m’y suis jamais vraiment intéressé, leurs petites vies, et pourtant, c’est mieux d’avoir un mentor à cet âge non ?

Y a pas de mal.

Je le regarde un peu plus, il a l’air d’avoir pas loin de la vingtaine, mais aujourd'hui, c’est pas comme si on pouvait réellement se fier aux apparences. Il se dirige vers le fond, c’est un peu gênant, je m’attendais à ce qu’il vienne s’asseoir ici, c’est ce à quoi j’avais été habitée ces deux dernières années. Mon dieu, deux ans… On se fiche de moi hein ? C’est pas vrai…

J’essaye de dessiner autre chose, de créer, de me mettre dans le bain mais y a pas moyen. Mes yeux reviennent sans arrêt sur le petit brun au fond, des cheveux qui me font penser à ceux de Misao, évidemment. Misao qui me couvait d’attention sans être trop pesant, un juste milieux je suppose, enfin, de toute façon, c’est pas comme si sa présence me dérangeait, c’est même tout le contraire. Mais j’apprécie qu’il me laisse ma liberté, enfin, je sais, je suis une épine dans le pied hein, maladroite à souhait, et avec ce séjour à l’hôpital, je sais que mon père aurait fait une crise de protectionnisme et ne me lâcherait pas. Enfin, je sais même plus comment j’en suis venue là. Bref.

Dis heu… Roxanne, enchantée. Tu… voudrais bien me donner un petit coup de main ? Enfin, si t’es pas trop occupé hein. Je voudrais pas déranger, c’est juste que… J’ai quelques petits soucis moteurs pour le moment. Désolée. Je parle trop. Tu es… ?

Un. Boulet. Un vrai. Boulet. Alors déjà, engageons la conversation, c’est fait. Présentons nous, c’est fait. Montrons à quel point on est inutile et stupide, fait aussi. Bon ben, il reste plus qu’à l’entendre ronchonner et fuir et ce sera le combo parfait hein ? Je soupire et me retourne sur ma feuille, une douleur fantôme provenant de mon bras droit me forçant à faire la grimace. Je crois que je suis quand même heureuse que les guérisseurs aient pu empêcher des cicatrices de persister, même si certaines marques restent visibles sur mon côté droit… Une sorte de rappel du cauchemar.



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##   Ven 16 Jan 2015 - 14:50
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Bravo. Il a réussi à atteindre sa place tant convoitée sans s’aplatir. Madame-avec-les-cheveux-bleus avait déjà eu droit à assez de spectacle. Il grogne et une fois assis, sort son cahier et sa trousse qui a l'air vielle d'un centenaire. Mal ordonnée, pleine de trucs inutiles histoire de s'occuper les doigts quand l'autre grogne ses leçons. Y a quand même un stylo planqué sous des vieux papiers, ça la rassure de savoir qu'il aura pas besoin de revenir vers sa voisine lointaine pour quémander de quoi écrire. Assez de tapage de honte pour aujourd'hui. Pourtant il peut deviner que c'est pas l'envie de l'aborder qui lui manque, ou juste de le mater, rien que pour les nombreux regards qu'elle lui lance en moins d'une minute. Il irait bien s'asseoir près d'elle pour lui demander ce qu'elle fout là, pis pour mieux voir ses iris brillants et ses cheveux pète-z'yeux qui l'intriguent. Mais non. Il s'force à garder le visage tourné sur sa feuille, digne d'un je m'en foutiste qui se fait désirer. Faudrait pas passer encore plus de temps ici sous prétexte qu'il aura passé l'heure à se rincer l’œil, surtout sur des cheveux. Le pensionnat était pas le plus mal fourni. Le brun soupire et se masse la paume, aïe. Et merde. En fait il s'est joliment écrasé sur le sol tout à l'heure. Pire que ce qu'il croyait.

Une voix lui fait lever le nez. Les boules, il avait tout juste rassemblé assez de courage pour attraper le stylo qui faisait le mort. A croire qu'il était prêt à se mettre enfin à bosser. Mais il n'l'interrompt pas, la laisse bredouiller ce qu'elle veut pour finalement lui servir un sourire neutre. C'est pas sa faute, il a pas tout de suite capté ce qu'elle lui veut, faut le temps que son cerveau reprenne ses fonctions. Des problèmes moteur, hin. Le germain pince des lèvres. Il est pas certain de ce que ça veut dire. Du coup il voit pas trop quoi faire pour la dépanner. Faudrait pt'être déjà que tu te rapproches, du con. Allez juste un petit effort, il pousse sur ses jambes en faisant gaffe à rien se manger et commence la migration. Voilà, ses fesses sont posées sur la chaise prêt d'elle et il peut s'permettre de la dévisager de ses deux yeux noirs. C'est pas déplaisant, pis ça se voit que même si son regard est sombre il a pas une once de méchanceté. Il se souvient tout juste qu'elle lui a demandé comment il se nomme, ça devrait pas être trop dur de répondre.  << Et toi t'es peut-être calée en philo. Si tu m'aides, t'auras le droit de savoir. >> Marvin se redresse contre le dossier pour la zyeuter. Un regard neutre, peut-être avec une touche de raillerie mais ça, c'est du domaine du non voulu. Plutôt de l'habitude. Il se dit que c'est qu'un échange de bon procédé, et que même si Rox' est pas douée ça sera toujours pas pire que ce qu'il fera de lui même. Y aura toujours moyen de faire ami-ami ensuite, elle a pas l'air méchante. Faut aussi dire qu'il a pas réussi à décrocher son regard de ses mèches bleues. Il a bien envie de découvrir si elle a une personnalité aussi originale que sa couleur. << Alors ? >> Il insiste avec enthousiasme tandis qu'il a jeté son dévolu sur la partie blanche sous son sujet. Ça ressemble à un gribouillis sans intérêt. Du genre fait à la va vite sans réfléchir. C'est que que ça lui correspond bien.  Mais il repasse sur ses traits, les sourcils froncés par la concentration, on peut commencer à voir apparaître des formes plus précises. Une tête, un petit corps, des oreilles. Puis des moustaches viennent s'ajouter au tout pour que ça soit plus mignon. Il y ajoute toutes sortes d'ombres et de relief, trouve le sens du vent pour que tous les poils se dirigent au même endroit et que ça fasse pas aussi fouillis que ses affaire et trouve même un collier à coller dans la fourrure de son félin. Il se félicite intérieurement de pas avoir laissé son outil à l'abandon avec le reste. Allons-y pour troquer le dessin. De toutes façons, il a déjà décidé qu'il prendrait ce qu'elle aura à lui donner. L'Allemand relève le menton. << Pis t'auras même le droit d'avoir mon œuvre d'art ensuite. >> Un sourire. Un poil plus sincère. Ses doigts font glisser la feuille pour lui permettre de jeter un œil au thème en même temps qu'à la potentielle récompense.

Hrp : Désolé pour le retard, j'étais pas mal occupé en ce moment. Je te promets pas que ça ira plus vite à partir de maintenant, faudra attendre que je reprenne les cours.


Dernière édition par Marvin Wolf le Lun 9 Mar 2015 - 9:40, édité 1 fois
##   Jeu 19 Fév 2015 - 14:49

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Il s’approche en silence et d’un coup je me demande si c’était une bonne idée… Avant que je n’y pense plus longtemps, mon flanc droit me lance atrocement, je sers les mâchoires sous la douleur, douleur inexistante d’ailleurs et qui donc ne peut être atténuer par de pauvres médicaments. Je deviens folle n’est-ce pas ? De toute façon, un peu plus ou un peu moins, je suis plus à ça près… Les cauchemars sont plus rares, donc je peux me reposer, mais certaines nuits ça revient encore plus fort et c’est vraiment, vraiment épuisant…

Je sursaute légèrement en le voyant apparaître face à moi. La douleur disparaît d’ailleurs aussi, mon esprit focalisé sur quelque chose d’autres. Je souris en coin, la philo hein… Une question d’introspection et de bavardage depuis toujours, suffit de réfléchir, raconter des bêtises et ça devrait le faire. Enfin après, en ayant fait ça à l’époque de mes examens, ma note s’est fait ressentir hein, méchamment.

Ok, ça marche.

Je jette un oeil à son petit dessin avant de prendre son sujet… Ah, oui, là, forcément… Rendre extraordinaire quelque chose d’ordinaire. Ça sonne un peu comme dans un rêve, une phrase que l’on verrait dans un beau livre d’amour. Parce que faut le dire franchement, l’amour c’est un peu comme ça, tu vois quelqu’un de banal, et hop, quand l’amour arrive il devient incroyablement beau et parfait. Bon, ou bien à la limite l’innocence. Parce qu’on gosse, ça trouve tout incroyable. Je dois avoir perdu tout ça depuis un sacré bout de temps quand même, avec Terrae et… Cette mission, cette… Catastrophe.

Je pense que définir les termes aiderait à trouver vers quoi s’orienter.

Je prends mon crayon de papier et commence doucement à noter les premiers mots qui me viennent à l’esprit, essayant de réfléchir au maximum à ces deux simples mots pour trouver un bon plan. Seigneur, ça a jamais été mon truc la philo en fait… Et je constate que c’est toujours pas le cas d’ailleurs, je m’étonne pas de mes résultats merdiques des années avant. Je doute même que ce pauvre gosse arrive à quelque chose de bien avec moi. Je le plains en fait, il aurait mieux fait de demander à quelqu’un d’autre…

Je sais pas si je vais t’être d’une grande aide en fait…

Un léger sourire d’excuse étire mes lèvres, je me sens vraiment inutile du matin au soir...



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##   Lun 9 Mar 2015 - 9:46
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Rox a l'air partante pour lui filer un coup de main. Il marmonne quelque chose pour lui donner son approbation, comme quoi elle peut y aller sans l'attendre et qu'il viendra pas râler si ça lui convient pas. Grogne pas Marvin, t'auras l'air con si elle décide de te lâcher maintenant. C'est qu'il est de nouveau absorbé par son œuvre, après avoir vite fait rattrapé sa feuille en supposant qu'elle avait eu le temps de garder le sujet en tête. Ses doigts sont occupés à affiner ses traits, ça commence à ressembler à quelque chose. Et puis ça ne peut être qu'une réussite pour motiver autant sa nouvelle pote. Il finit par se demander si il aurait pas soudainement des talents de dessinateur hors pair. Mais il baisse les yeux sur son gribouillage et ça le convainc que non.
Les paroles de sa voisine cassent ses pensées délirantes alors qu'y nageant, il finissait doucement son dessin. C'est un petit chat, tout discret et tout clair sur le coin de la page. Il ressemble bien à ce qu'il est censé être mais si jamais elle le gagne, elle pourra pas l'encadrer et l'accrocher au dessus de son lit. C'est dommage. En échange du dessin, il aurait pu le lui faire promettre. << Genau. >> Il commençait pourtant à soigneusement déchirer autour de son œuvre. Du genre, un découpage à l'arrache faussement bien fait. Il allait le lui tendre, mais il met finalement son idée de côté. Il relève simplement la tête vers sa camarade, tout sourire. << Mais ce serait dommage que tu loupes l'occas' de gagner une de mes brillantes œuvres. >> Et de contempler son gribouillage. Il le peaufine légèrement, enfin c'est surtout pour occuper sa main puisqu'il boycott le devoir. Ça avait pourtant pas l'air de trop tourmenter sa coloc de table.
Son dessin mis de côté, il commence à se tortiller sur sa chaise pour trouver une position pour dormir. Avec un peu de chance il arrivera même à finir sa nuit sur cette table. Faut dire qu'il aurait bien été capable de transformer n'importe quel cours en pause sieste. Il doit avoir un don pour ça. Finalement, il se rabat sur la classique position du visage écrasé entre les bras. Comme ça il sera abrité de la lumière et planqué au cas où quelqu'un serait tenté de se payer sa tronche, c'est tout bénef. Et puis la technique, c'est que si un surveillant passe, tu dis que t'es malade, que tu reviens de l'infirmerie et que ça va, c'est bon, tu vas bientôt retourner dans ta piaule. Pas besoin de râler. Et puis Roxanne aura qu'à le secouer quand ce sera fini, ou quand elle en aura sa claque de se faire mener en bateau, au choix. Mais Marvin ne s'interroge pas, convaincu de la valeur incroyable de ce qui lui promet en retour, sans parler de la bonté de sa nouvelle pote. Quand ça l'arrange, le monde peut bien crouler sous les licornes.
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