Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Repartis pour un tour... [A-chan <3]
#   Dim 21 Déc 2014 - 17:28

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Le silence.
Un bip.
Encore le silence.
Un autre bip qui semble résonner dans ma tête.
Et ce silence, oui ce silence qui finira par me rendre fou.
Il y a sa respiration, lente et régulière, et la mienne, plus saccadée, plus grave. Le froissement du drap sous ma main. Un autre bip.
Mon regard se porta sur le visage endormi d'Aaron qui gardait les yeux désespérément clos. Et cela depuis bientôt une semaine. Un coma réparateur. C'est ce que m'avaient dit les guérisseurs mais il n'en savait pas plus. Les greffes sont étranges, mystérieuses mais surtout personnelles. Elles ne concernent que nous et nous évitons de les dévoiler. Il en va de même pour leurs conséquences. Nous sommes les seuls à les connaître et cela vaut aussi pour Aaron.
Lors de notre combat je ne connaissais pas l'impact que mes actes auraient sur lui. Je n'ai pas compris que sa dimension est son esprit, qu'en l'attaquant je ravageais son mental. Mais encore une fois, j'ai agi impulsivement sous le coup de la colère et Aaron en a fait les frais. Encore.
Lentement, un peu hésitant, j'attrape sa main et la serre. Peut-être que j'espère une réaction de sa part, une manière de me dire qu'il perçoit ma présence. Mais rien.
Juste le silence, le bruit du moniteur et celui de nos deux respirations.

~*~

Une chape de brouillard m'entoure et réduis ma visibilité. Je marche à l'aveuglette, allant vers une destination inconnue. Il n'y a rien, seulement le brouillard.
Et un cri.
Qui me glace.

- Gae !

Je me retourne. Le brouillard a disparu pour laisser place à un couloir blanc. Nous sommes cernés par des gardes de sécurité. Et Adriano s'écroule dans mes bras, du sang se déversant de son abdomen.
Non. Non ! Je ne veux pas. Ca ne doit pas arriver !
Je me retrouve soudainement en train de contempler la scène, comme de l'extérieur. J'aimerais courir vers mon frère, le prendre dans mes bras mais je n'y arrive pas. Je ne peux que contempler sa mort.
Je me vois crier. Une vague d'énergie pure me percute. Puis tout disparaît.

~*~

Je me réveille en sursaut, de la transpiration coulant dans mon dos, prenant conscience que je me suis assoupi. Depuis des mois je ne dors plus. Je cauchemarde constamment, revoyant sans cesse la mort de mon frère, écrasé par ma culpabilité. Et le coma d'Aaron est la goutte qui a fait déborder le vase.
Je me redresse et croise le regard d'Aaron. Mon cœur rate un battement et je retire vivement ma main de la sienne. Le silence s'est tu.

- Bienvenue parmi les vivants, je fais avec un petit sourire d'excuse.




Spoiler:
 
#   Dim 21 Déc 2014 - 17:38

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Un trou noir. Le simple clapotis du sang gouttant au sol, pulsant à mes tempes, emplissant mon esprit tout entier. La douleur, qui fuse en un éclair glacé ; tout s’effondre. Tout est détruit. Rien ne reste. Il n’y a plus que le néant. Néant vide de vie. Mort. Le sanctuaire brisé, plus rien ne peut exister ; enfermé en moi-même, confus et désespéré, la tête à deux doigts d’exploser, le cœur au bord des lèvres. Sensation inconnue de s’effondrer tout entier – je pensais pourtant connaître la souffrance. Peut-être n’y a-t-il finalement aucune limite. Même quand on s’imagine y être familier, pouvoir la contrôler et la dompter, on apprend que rien ne peut être sous notre propre domination.
Mes démons m’emportent dans un tourbillon de rouge et de noir – savant mélange entre les ténèbres et l’hémoglobine se frayant un chemin jusqu’au dallage sombre.
Plus aucune sensation ne me parvient, si ce n’est cette pression dans chacun de mes membres, entravant chacun de mes gestes ; plus aucune possibilité de sortir, il n’y a que ces dalles qui s’effondrent, tentent de se redresser d’elles-mêmes, sans succès. Plus aucun contrôle, plus rien. L’incompréhension totale. Qu’est-ce que je suis censé faire ?
Figé dans l’attente. Je Le vois au loin qui m’intime de le suivre, sans comprendre ; sa silhouette se découpant sur le fond sombre, sa main tendue. Incapable de la prendre. Mon pied recule. Et les dalles s’effondrent. Chute et désespoir. Leurs sourires qui se dessinent et s’effacent dans les airs. Atterrissage sur une surface lisse et plane ; le canon pointé entre mes deux yeux. Deux yeux bleus qui me fixent.
Et sa voix qui m’appelle.

Mes yeux se rouvrent.
Lumière aveuglante. Brouillard infini dans mon esprit.
Le silence de la mort troublé par un bip électronique insupportable. Mes tympans qui menacent d’exploser. Ma tête à l’agonie. Trop de bruit.
Un temps infini. Mes yeux fixés sur ce plafond trop blanc – blanc, blanc, partout du blanc ; contraste trop puissant avec l’obscurité précédente. Ma rétine s’habitue peu à peu. Pourtant, mes paupières restent à demi closes. Je reste comme abruti, un long moment sans bouger, reprenant petit à petit le contrôle sur mon corps. Avec l’impression terrifiante d’être passée sous une moissonneuse batteuse. Je sens la perfusion plantée dans mon bras, le masque du respirateur qui essaie de me maintenir un semblant vivant – quelle idée saugrenue – et perçois le bruit de l’encéphalogramme auquel je suis relié. Hôpital. Encore. Ça change pas.
Mon regard est vide. J’essaie de bouger un peu, mais aucun de mes membres ne me répond ; certainement aurais-je été démembré que je me serais senti dans le même état. Pathétiquement faible et démuni – encore. Doucement, je tente d’ouvrir et refermer mes doigts. Confusion. Intrigué par la légère pression que j’effectue sur… autre chose. Ou que cette autre chose effectue sur ma main. Lentement, presque trop, je tourne la tête dans cette direction. Avant d’observer l’homme assis à mon chevet, et qui me tient la main sans bouger, assoupi sur sa chaise. J’ai quelques secondes d’interrogation profonde durant lesquelles je tente de me demander qui il est ; cette impression de connaître ses traits. Je me surprends à imaginer ses autres expressions, sa voix, les soupirs désespérés qu’il pousse occasionnellement.
Quelques secondes de plus pour comprendre. D’autres, bien trop longues, pour essayer de reprendre le fil de mes souvenirs. Mais j’ai qu’un putain de trou noir qui refuse de se remplir. Un cerveau trop lent, trop détruit, pour pouvoir ne serait-ce qu’aligner deux pensées cohérentes.
Après un temps, trop long moment, je tente de resserrer ma prise sur sa main. Pour le réveiller. Essayer de comprendre. J’ai besoin de sortir de ce silence. Il est aussi doux qu’insupportable.
Enfin, il ouvre les yeux. Si je n’avais pas été si pathétiquement faible, sa réaction m’aurait tiré un sourire. Elle ne réussit qu’à m’arracher un regard d’incompréhension. Un de plus. Un de trop. Je le fixe sans comprendre. Tente de lui répondre. Resserre finalement ma main sur le drap.
Le masque me gêne. Je n’ai pas la force de pester. Mais tente de trouver quelque chose d’intelligent à dire pendant que je me motive à me tortiller sans énergie pour enlever le respirateur, et bataille de longues secondes qui me semblent des minutes. J’ai horreur de ces trucs. J’ai horreur des hôpitaux. J’ai horreur de ne plus sentir mon propre corps. J’ai horreur de ne pas réussir à le contrôler. J’ai horreur de ne pas pouvoir décider de moi-même quand je serai dans cet état.
Et là, je me souviens à moitié de rien.
Une goulée d’air, qui me donne envie de vomir. Les antiseptiques.

- Hey…

J’ai une légère toux ; la gorge trop sèche, la voix trop rocailleuse. Puis me concentre sur mon ami.
Sa mine est trop grave.
J’ai aussi horreur de ça.

- Dis…

Mes yeux se referment alors que je souffle, ne parvenant à parler à voix haute, et me force. Pour avoir ne serait-ce qu’un sourire.

- … j’ai toujours mes cheveux ?



Je vis en #FEA347.


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Dernière édition par Aaron Williams le Lun 16 Fév 2015 - 22:26, édité 1 fois
#   Lun 29 Déc 2014 - 21:56

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Le regard d'incompréhension qu'il me jette me serre un peu le coeur. Que suis-je censé faire ? Ou dire ? Comment suis-je censé réagir alors qu'il se trouve dans ce lit par ma faute. Encore une fois. Une fois de trop.
Ça ne devait pas aller aussi loin. J'aurais du m'arrêter avant de le blesser aussi gravement. Je ne comprend pas pourquoi j'ai perdu le contrôle. Comme si... Comme si j'étais redevenu mon ancien moi. Celui d'avant Terrae. Celui que j'ai abandonné à Naples.
Un goût amer se répand dans ma bouche. Primo avait raison. Quand on a été tueur à gage, on ne cesse jamais de l'être.

Je le vois serrer le drap entre ses doigts faibles, surement face au sentiment d'impuissance qu'il ressent. Puis il bataille pour enlever son masque. Je m'apprête à lui dire de se ménager, et de faire attention mais décide de me taire lorsqu'il prend la parole.
J'éclate d'un rire jaune à l'entente de sa question. Puis le ricanement s'étrangle dans ma gorge tandis que des larmes se mettent à couler sur mes joues. Je prend ma tête dans ma main las.
Je n'ai même pas envie d'empêcher mes larmes de couler.
Je n'en peux plus de cette culpabilité qui me ronge sans arrêt. J'en ai assez de commettre erreur sur erreur, de ne pas tenir mes promesses. Assez de blesser ceux qui me sont cher.

- Je suis désolé Aaron, je murmure. Je...

Je me lève un peu brusquement et fait quelques pas dans la chambre, tournant le dos à mon ami. Un peu tremblant je m'allume une cigarette.
Je me revoit, pointant mon beretta sur Aaron.
Un frisson de dégoût profond me parcours.

J'expire lentement tentant de me calmer.
Je ne comprend plus rien.




Spoiler:
 
#   Mar 30 Déc 2014 - 0:04

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Il rit. Mais son rire ne me procure aucune satisfaction. Aucune joie. Pas la moindre once de sérénité. Pas la moindre once de fierté. Son rire se contente de résonner dans le vide à la manière d'un sanglot. Je ne comprends pas. Ne comprends pas sa réaction, sa tristesse, ses larmes. Il pleure ? Pourquoi il pleure ? Dans mon rêve un peu brumeux – ça ne peut qu'être un rêve, après tout – cette réaction semble ne pas coller. Il y a un problème... Sûrement, quelque part. Ça me fait mal. Mais je ne comprends pas. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Pourquoi tu te mets dans cet état ? J'essaie de me souvenir, mais c'est flou. J'ai de la peine à faire le lien avec quoi que ce soit. Combien de temps je suis resté là ?
J'essaie de redire quelque chose. Mais ma gorge est bloquée. Ma voix ne sort pas. J'ai l'impression que l'air non plus ne veut pas passer ; que ce soit dans un sens ou dans l'autre. Malgré tout, j'esquisse un geste vers lui. Geste qui se révèle inutile. Il se lève avant que je n'arrive à toucher son bras. S'éloigne vers la fenêtre. En silence, je le suis du regard.
Lentement, je remets mon masque sur mon visage alors qu'il se lève. J'ai déjà le souffle court, et mes yeux papillonnent. Mais je veux rester conscient encore un peu. Je lutte pour. Parce que j'ai trop peur de replonger dans le noir complet. Dans le silence.

- Désolé ...? De ?

Ma voix est étouffée par le masque. Peut-être qu'il n'a même pas compris ce que j'ai dit. J'en sais rien. Mais j'aimerais savoir. Ce qu'il s'est passé. Peut-être pas tout de suite. Mais là, je veux juste pas finir seul.
Regarde-moi. Tu as pas le droit de pleurer. Toi, t'es un mec, nan ?
J'attends un peu avant de répondre. Le temps de me remettre ; de réussir à articuler. À organiser mes pensées, déjà.

- C'est... moi qui te met dans cet état ? Faut pas... j'vais bien.

J'essaie de rire. Ne parviens qu'à souffler profondément en fermant les yeux. 'tain, je suis fatigué... Gae s'te plaît, pars pas. Et éteins ta clope. Ça schlingue...



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Dernière édition par Aaron Williams le Lun 16 Fév 2015 - 22:26, édité 1 fois
#   Jeu 8 Jan 2015 - 19:42

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Inspiration.
Expiration.
Inspiration.
Je tente de regagner mon calme.
Expiration.
D'un pas plus posé je me dirige vers la fenêtre que j'ouvre, jette ma cigarette à peine entamée, referme le battant. On ne fume pas dans une chambre d'hôpital.
Je retourne m'asseoir à côté d'Aaron.
Mes larmes ont cessé et mon souffle a retrouvé un semblant de calme.
Tout bien réfléchi cette situation me semble pathétique. Aaron qui peine à respirer sans un masque, qui peine à aligner deux mots et moi, rongé par la culpabilité.
J'ai détruit son esprit en ravagent sa greffe.
Je ne comprends toujours pas la raison de mes actes. La brutalité et la sauvagerie dont j'ai fait preuve me paraissent incompréhensible. J'étais en colère et frustré, certes, mais pas au point de manquer de le tuer. J'ai des soupçons quant à la responsabilité d'Aaron lui même dans cela. Peut-être ses pouvoirs de sensitifs ont-ils exacerbés mes émotions au point que je perde tout contrôle... Après tout, ce ne serait pas une grande nouvelle de dire que je suis infoutu de me gérer.
Mais même. On n'agresse pas son meilleur ami. Peu importe que ce soit lors d'un entrainement.
Je crois bien que je ne me pardonnerais pas d'avoir pointé mon beretta sur lui.

Je soupire puis relève la tête lorsqu'il baragouine difficilement quelques mots. Il semble confus. Et tellement fatigué... Et me voir pleurer ne va sûrement pas en arrangeant le choses.
Je lui fait un petit sourire, un peu triste mais qui se veut tout de même sincère.

- Tu sais bien que c'est pas mon genre de pleurer pour les autres pourtant non ?

Un de ces jours mon sentimentalisme finira par me perdre si ce n'est pas déjà fait.




Spoiler:
 
#   Sam 17 Jan 2015 - 20:15

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Doucement, je ferme les yeux. Ahhh... je suis tellement crevé. Je crois que si mon crâne me rappelait pas aussi fort qu'il existait, je serais déjà reparti dans les vapes. C'est difficile de se battre contre le sommeil quand tu es dans cet état, cela dit. Mais j'ai pas envie de sombrer. Parce qu'il a l'air vraiment mal en point. Et que j'ai l'impression qu'il le sera encore plus si je me rendors. Ce qui m'amène à la question suivante. La même que celle qui s'est imposée à mon esprit, quelques mois plus tôt. Je sais même plus ce qu'il s'était passé. Je me souviens juste des antiseptiques. D'une perfusion dans mon bras. Mon esprit brumeux. Des mots, et ma colère. Mais c'est tout.
Je crois que ça a un rapport avec les scientifiques. Mais même ça, j'en suis pas certain. J'ai pas envie d'y réfléchir. C'est trop compliqué.
En attendant, je l'entends bouger, se réinstaller. Je m'apaise un peu. Il ne partira pas, c'est bon. J'ai pas encore envie d'être tout seul. C'est égoïste, peut-être. Mais là, j'ai juste besoin que quelqu'un me dise qu'il est là. D'ailleurs, je lui suis reconnaissant d'avoir éteint sa clope. L'odeur reflue peu à peu. C'est bien. C'est bien... merci.
Ses mots me tirent un rire étouffé. Je rouvre les yeux et les pose sur lui. Un sourire. Léger. Un peu faible. Mais présent.
Un nouveau geste, très lent, pour retirer mon masque, le temps de parler.

- C'est vrai.

Et de le remettre, quand je sens mon souffle se couper. Je peux rien dire de plus, là.
Le temps passe très vite pour moi, mais certainement trop lentement pour lui.

- Ca va, toi ?

Certainement dois-je trop parler. Quelque part, c'est pas faux, et ça me ferait presque rigoler si j'étais dans mon état normal. On me refait pas. C'est comme ça. Mais j'ai pas envie que le silence s'éternise. Même si le bruit me donne l'impression d'avoir un crâne au bord de l'implosion.
Un temps passe encore. J'attends. Sans le quitter des yeux, battant parfois des paupières quand je me sens repartir.

- 's'est passé quoi ?



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Dernière édition par Aaron Williams le Lun 16 Fév 2015 - 22:27, édité 1 fois
#   Lun 2 Fév 2015 - 14:50

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La culpabilité peut-elle tuer un homme ? Sûrement. Après tout c'est l'un des motifs qui peut pousser un homme au suicide.
C'est étonnant lorsque l'on y réfléchit. Etonnant que je n'ai jamais songé à cette solution. ce serait tellement plus simple. un saut dans le vide, une balle dans la tête, un coup de couteau, du poison... il y a tellement de manières diverses et variées de mettre un terme à sa vie. seulement je n'ai pas se courage. Je suis bien trop lâche pour me donner la mort. Trop égoïste diraient certains. Sûrement.
Même après la mort d'Adriano j'ai songer plusieurs fois à tout laisser tomber mais j'ai jamais eut le courage de le faire. Parce qu'il y avait Aaron.
Etonnant encore une fois de constater qu'une seule personne, pas forcément en meilleur état que moi m'a "maintenu" en vie.
Un rire sarcastique franchi mes lèvres.
Quelle situation pathétique.
Mais qu'est-ce qu'on est cons tous les deux ! Toujours à s'engueuler à se blesser pour des motifs passablement stupides et pourtant toujours là. J'ai un peu du mal à y croire quand je vois l'état d'Aaron.
Je me fait pitié.

Je soupire.
Sa respiration est laborieuse mais je le laisse enlever son masque pour prononcer quelques mots.
Si je vais bien ?
Encore une fois un petit rire m'échappe. Qu'elle question stupide si je peux me permettre...

- Je vais déjà mieux que toi...

Je m'appuie contre le dossier de la chaise. le silence me paraît pesant et son regard me met mal à l'aise. J'avale un peu de travers lorsqu'il me demande ce qu'il s'est passé. Je n'ai pas envie de lui dire. Pas envie d'en parler, mais je suppose qu'il faudra bien que je lui dise.

- Je sais pas exactement. J'ai...

Je passe une main sur mon visage avant de plonger mes yeux dans les siens.

- J'ai essayé de te tuer.

Je marque une pause laissant mes paroles faire leur chemin dans l'esprit brumeux d'Aaron avant de reprendre.

- Je comprends pas ce qu'il s'est passé. On était à l'arène pour s'entraîner mais j'étais en colère et j'ai... Je sais pas. J'ai complètement pété les plombs. Peut-être que ton pouvoir de sensitif a trop amplifié mes émotions. On s'est battu puis tu nous a emmener dans ta greffe pour essayer de me calmer. mais je crois que tu as pas réussit à contenir toute mon énergie et j'ai ravagé ta greffe. Après tu t'es évanouit en nous faisant sortir et je t'ai emmené à l'hosto.

Je reprend ma respiration pour tenter de me calmer.

- Tu es resté deux semaines dans le coma Aaron.




Spoiler:
 
#   Lun 16 Fév 2015 - 22:26

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Encore ce rire. Sans trop savoir pourquoi, il m’énerve. Me blesse. C’est pas vraiment à cause de ce qu’il dit. Mais il a l’air mal. Et je m’en veux. Je m’en veux parce qu’en général, c’est de ma faute. Parce qu’en réalité, je ne sais pas ce qu’il s’est passé. Que ce serait logique que je me sois fourré dans une merde sans nom, une fois de plus. Et parce que je refuse de croire qu’il soit coupable alors qu’il est dans cet état. Combien de fois je l’ai vu pleurer, au juste ? Quelques fois, certainement. Très peu. C’est déjà trop. L’image de ce type en train de verser des larmes, même si elles n’ont rien de sanglots déchirants, c’est suffisamment difficile à supporter.
Sa réponse m’aurait tiré un roulement d’yeux particulièrement exaspéré si j’avais été en état de le faire. Mais je ne le suis pas. Aussi je me contente de le fixer stupidement, un peu hagard, la tête complètement dans le coltard. Tenter de respirer. Fermer les yeux. Reprendre pied.
La main qui enserrait faiblement mon masque retombe mollement sur ma poitrine. Durant de longues secondes, pendant lesquelles le regard de mon ami navigue entre mon masque, mon visage et le mur, je tâche de lutter contre le sommeil. Ou l’évanouissement. Je sais pas bien. Mais je sais que ça me prend toutes mes ressources, aussi bien physiques qu’attentionnelles. J’arrive à capter quelques mots, le gros de son message. Mais ça me paraît tellement aberrant que je me demande si ce n’est pas simplement un mensonge.
Puis ses yeux. Ceux qui me disent clairement que non, il ne cherche pas à me dissimuler la vérité. Qu’il a effectivement levé son arme sur moi. Qu’il a cherché à me… nan. C’est non. J’veux pas savoir.
Mon cœur se serre douloureusement et je referme les yeux face à la vague de malaise qui vient de m’éclater en pleine tête. Mes pouvoirs. C’est à cause de mes pouvoirs. C’est certain. Cette culpabilité-là, elle ne me trompe pas. En fait, je crois que je suis même pas capable de lui en vouloir. Peut-être parce que je ne comprends pas. Ni le sens de ses mots, ni leur portée. Ni cette tristesse, ni cette culpabilité.
Je ne veux pas savoir. Je veux juste oublier.
Le silence s’installe petit à petit dans la chambre. J’ai un peu de mal à croire que j’étais inconscient deux semaines. Il me semble m’être déjà réveillé. Avoir des bribes de conversations entendues qui me reviennent. Je ne sais pas.
Je ne veux pas savoir. J'aurais préféré qu'il ne soit pas aussi honnête.
Mes yeux se détournent – ça me fait mal. Mais pendant un instant je me sens incapable de croiser son regard.

- Ah… ben j’suis réveillé maintenant…

Comment je suis censé réagir ? J’ai pas les capacités mentales pour peser le pour et le contre. Savoir si je dois lui en vouloir ou non. Alors je me contente de changer de sujet. Parce qu’au final, c’est tout ce que je sais faire.

- J’ai rien loupé, j'espère...

Il faut que je dorme.
Le silence, une fois de plus. J'essaie d'accrocher son regard encore une fois.

- Tu restes ? je soupire dans un murmure inaudible.



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Dernière édition par Aaron Williams le Dim 22 Fév 2015 - 21:26, édité 1 fois
#   Dim 22 Fév 2015 - 20:55

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Je me renfonce un peu plus dans ma chaise avec un soupir. Peut-être qu'avec un peu de chance je vais me fondre dedans et disparaître. Comme ça je ne me sentirais plus coupable et je n'aurais plus honte de mes agissements si stupides ! Non mais c'est vrai quoi ! Il paraît que les eau sont de fins stratèges. Ah bah il est beau le stratège ! Il a bien réfléchit ! Il a bien pesé le pour et le contre avant de pointer un flingue sur son meilleur pote et de tirer. C'est sûr !
Putain mais qu'est-ce que je peux être con parfois !
Au vu de sa réaction et de son malaise, j'aurais souhaiter ne rien dire. Peut-être aurait-il était préférable qu'il ne le sache pas. Mais alors je m'en serais encore plus voulu si c'est possible. Je ne me serais pas pardonné, je me serais encore renfermé et j'aurais fini par m'éloigner de lui par culpabilité.
La culpabilité.
Quel beau mot pour un sentiment si gênant. Je me demande d'ailleurs si elle a des limites. je commence à en douter.

Lorsque ses yeux se détournent mon coeur se serre. Oui. Je n'aurais pas dû lui dire. Il ne se souvient pas de se qui s'est passé, cela me semble évident et ça n'a d'ailleurs rien d'étonnant quand on sait que ce que j'ai détruit n'était pas seulement sa greffe mais aussi son esprit. Je m'estime d'ailleurs chanceux qu'il ne soit pas devenu un légume.
Je crois que ça aurait été encore pire que s'il ne s'était pas réveillé. Je ne me le serait jamais pardonné.
C'est vraiment agaçant de constater que peut importe toutes les bonnes résolutions qu'on peut prendre on refait toujours les mêmes conneries au final.

J'ai un petit sourire qui se veut un peu rassurant.

- T'en fait pas. T'as rien loupé mis à part le savon que m'a passé Hideko...

Nos regards se croisent encore une fois avant qu'il ne ferme les yeux épuisé, me demandant de rester. Ma gorge se serre puis je hoche la tête.
Ça fait deux semaines que je viens le voir tous les jours. Je peux bien rester encore un peu. Au moins maintenant je vais arrêter de me demander s'il va se réveiller ou rester simplement dans le coma. C'est bien la seule consolation dans tout ça.
Sa respiration se fait plus régulière et je devine qu'il s'est enfin endormi, vaincu par la fatigue. Doucement je viens loger ma main dans la sienne, comme je l'ai fait si souvent durant ces deux dernières semaines.
Plus jamais. Je me promet que ça n'arrivera plus jamais.
Je ne veux plus jamais blesser Aaron ou qui se soit qui m'est proche, je me le promet.




[Hrp : Et voilà ! Tu peux clore le rp ! ;) ]




Spoiler:
 
 

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