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Happy birthday mister Williams !
##   Dim 21 Déc 2014 - 23:40

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Nombreux sont les vivants qui mériteraient la mort, et les morts qui mériteraient la vie, pouvez-vous la leur rendre Frodon ? Alors ne soyez pas trop prompt à dispenser morts et jugements. Même les grands sages ne peuvent connaître toutes les fins.

Je ne cite pas souvent souvent du Tolkien mais pour une fois ces mots prennent tout leur sens. Je mériterais d’être morte, je suis vivante, on peut en rire. J’ai laissé le choix à Hideko de me tuer, elle ne l’a pas fait. Elle aurait sans doute dû. Je suis un e félonne de la pire espèce, une de celles qui a communiqué des informations, non pas aux scientifiques mais à d’autres corpuscules mafieux. Et pourtant je suis là.

Je devrais être morte pour mes crimes passés, j’ai menti, volé, tué. Je ne suis pas faite pour la douceur de Terrae. Je ne suis pas faite pour la rédemption et ne puis être pardonnée. Je suis partie en mission d’espionnage pour Terrae cet été, je me suis battue pour Terrae cet été. J’ai tué pour Terrae cet été.

Mon seul don n’aura et ne sera jamais que celui-ci : donner la mort. Quel que soit mon nouvel employeur, mon job sera toujours le même. Pouvez-vous la leur rendre Frodon ? N’auriez-vous pas dû la leur laisser Ipiu Rasberry ? Ou quel que fut votre nom.

J’ai essayé à la rentrer de reprendre ce rôle que je m’étais imposée. J’ai essayé de continuer d’aller en cours. D’être la jeune fille que tout le monde s’attendait à voir. J’ai progressivement arrêté, les bavardages des enfants m’ennuyaient, les cours n’en parlons pas. Sérieusement, ils voulaient apprendre le théorème de Pythagore à une femme qui calculaient des intégrales de tête ? C’était bien cela le problème au fond. Je ne suis plus une enfant.

Alors j’ai arrêté de venir en cours. La seule chose que j’ai continué à faire c’est d’aller travailler à la bibliothèque. J’ai continué à y passer mes journées. J’y ai passé la nuit parfois. Je ne veux pas me confronter à Lucky, je ne veux pas me confronter à Akira. Je ne suis pas la fille qu’ils connaissaient, je les décevrais, et pire que tout… Je les blesserais. Ils sont jeunes, certes bien moins que je ne l’étais la première fois que j’ai ôté une vie, mais j’ose espérer qu’ils soient encore capable de cicatriser.

Je ne rentre plus le soir. Je ne dors pourtant pas à la rue, enfin pas toujours… Et depuis qu’il commence à faire froid la forêt n’est plus un refuge. Maintenant je dors chaque soir avec une femme ou un homme différent. Je peux être qui il veulent. Ne suis-je pas un fantasme ambulant ? Jeune écolière ou femme fatale ? Je suis qui tu veux baby tant que tu me laisses dormir chez toi.

C’est dans ce but que je traine chaque soir dans le quartier des bars… Dans ce but ou dans celui d’oublier qui je suis ? Peut-être que la seule chose que je désire c’est de me noyer dans l’alcool. Je ris. Trop fort. J’offre un sourire. Factice.

Ce soir je suis lasse. Et saoule. Ou peut-être plu lasse que saoule quand je vois monsieur Aaron Williams rentrer dans le bar. Mon prof de math préféré. Ou pas. Je n’avais clairement rien à faire dans son cours, mais il savait le rendre intéressant, même pour quelqu’un qui maitrisait toutes les notions dont il parlait. Un bref calcul me fait réaliser… Cet homme fête ses 26 ans aujourd’hui. Je souris amusée. Je ne dois pas être très limpide ce soir, d’habitude j’évite tous ceux qui me connaissaient sous le nom d’Ipiu. Je commande deux wisky bien dosés et je m’avance vers lui d’un pas que j’espère ne pas être trop chancelant. Je pose l’un des deux verres devant lui :

« Bon anniversaire professeur. »


Oui je connais sa date d’anniversaire, de même que je connais celle d’une majorité pour ne pas dire la totalité des masters, du même que leurs histoires. Je suis une espionne vous avez oublié ? Je me demande s’il me reconnaitra. Après tout, la Ipiu qu’il connaissait était brune pas… blonde ? Rousse ? Un mélange ambigu des deux. Elle portait des habits de gamine qui dissimulaient tout de sa féminité qui semblait toute naissante… Moi je n’en masque rien. Jamais l’Ipiu qu’il connaissait n’aurait osé porter ce genre de robe échancrée. Jamais elle n’aurait laissé apparent le tatouage de dragon qui courait sur son dos. Seul mes yeux sont restés les mêmes.

« Alors tu attends des amis, ou tu fais l’autruche ? »


Le tutoiement n'était pas non plus l’apanage de la jeune fille qu'il connaissait, la discrète et studieuse Ipiu.



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##   Lun 22 Déc 2014 - 1:11

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21 décembre. Encore une fois. Pourquoi il faut que cette date revienne tous les ans ? Parfois je me pose la question, quand je regarde le mur de mon salon d’un air légumisé. Ma télé est allumée toute la journée en ce moment – et mon appartement est totalement silencieux. C’est vide, vide et j’en peux plus de ce mutisme assourdissant de tous ces objets électroniques autour de moi. Certainement parce que j’ai un peu trop déconné avec mes pouvoirs. Il faut bien que je sois puni à un moment ou à un autre, pas vrai ? Après tout, on ne peut pas toujours demander à tout recevoir d’un seul tenant. Parfois, je me plaignais de la présence trop encombrante de ces pauvres choses inanimées et pourtant dotée de tout ce qu’un humain pourrait posséder à mon simple contact ; je me rends simplement compte qu’ils ne sont qu’un reflet de ma propre identité, une part de moi un peu sauvage, indomptée, sur laquelle je ne peux exercer aucun contrôle. C’est triste à dire, mais c’est comme ça. Je me sens bête, parfois. De souhaiter à ce point me voir disparaître.
Souvent, je l’ai pensé. Je me demandais ce que serait ce 21 décembre si je n’avais pas foulé cette terre – et c’est ce qui me pousse encore maintenant à me sentir totalement étranger à cette fête que l’on nomme anniversaire. Pour moi, c’est pas une fête. Tout juste une occasion d’aller au bar pour picoler un coup, et oublier quelle année merdique on vient de passer. Aujourd’hui, certainement, ne déroge pas à la règle ; je suis seul, comme toujours, et j’attends que le jour veuille bien cesser d’exister. Pour me dire que, peut-être, dans un autre monde, je suis pas là pour voir la lune monter dans le ciel.
Mais bon. C’est trop demander, hein. Toujours quelqu’un pour venir déranger nos plans. Toujours quelqu’un pour venir faire chier quand on en a le moins envie. Mon très cher morphe vient me voir, pour prendre des nouvelles, me souhaiter un bon anniversaire en me gratifiant d’un « Tu deviens vieux, mec. » ; j’ai juste envie de répondre d’aller se faire foutre. Je me contente de sourire et de papoter cinq minutes. D’écourter un peu la soirée, en lui disant que je me sens fatigué. Alors il comprend et il part. Sa venue ne m’a qu’à peine fait plaisir. C’est déjà ça.
J’en demande sûrement trop. Qui sait ?
Alors j’attrape de quoi me couvrir et je sors, comme un adolescent ferait le mur pour retrouver sa petite amie. Je me balade un moment, avant de me décider à passer par le bar. J’ai pas envie de réfléchir. J’ai envie d’oublier, comme tous les ans ; d’oublier et de mourir un petit peu plus, puisque c’est devenu ma spécialité ces derniers mois. J’entre et m’approche d’une table où je m’assois. Pas près du bar, étrangement, comme j’en ai l’habitude. Une sorte de distanciation qui me fait du bien. On peut mieux observer d’ici. Mais surtout, on est invisible.
C’est en me perdant dans la contemplation des petits caractères sur la carte que je me rends compte que j’ai encore oublié mes lunettes sur la table du salon. De toute manière, ce n’est pas comme si elles me servaient beaucoup, ici d’autant plus. Simplement, c’est un réflexe. Poser les yeux sur quelque chose. Essayer de se vider l’esprit. Mais rien que le bruit – cet affreux brouhaha qui me donne un mal de crâne terrifiant – me permet de me calmer.
Je sursaute lorsqu’un verre se pose devant moi. Et qu’une voix me souhaite un joyeux anniversaire. Avec un petit temps de retard, comme toujours, je lève les yeux vers la jeune femme debout près de moi, dans une robe un peu trop ouverte. Saoule, et probablement aussi désemparée que lasse. Je n’essaie même pas de replacer son visage – j’y arriverai de toute manière pas.

- Hum. Merci ? (J’ai un sourire neutre. Tente de cacher le soupçon d’amertume qui essaie de s’y glisser. Comment sait-elle ?) Disons que je fais l’autruche. En attendant que la journée se termine.

Je lorgne un instant le verre de whisky posé sur la table. Fais plusieurs fois l’aller-retour entre lui et son visage. Son regard me perturbe.

- C’est pas commun qu’on connaisse la date de naissance d’un Master, je continue. Tu t’appelles ?

Doucement, je m’étire. J’imagine qu’elle voulait rester ?

- Tu peux t’installer si t’as envie. J’mords pas, contrairement à ce qu’on dit.

La soirée promet…



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##   Lun 22 Déc 2014 - 2:51

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En fait je ne m’attendais pas à ce qu’il me reconnaisse, mais je suis tout de même peinée qu’il ne le fasse pas. Je n’ai donc plus rien de l’élève assidue du premier rang qui était tellement discrète qu’elle n’osait presque jamais lever la main. Bon en même temps elle ne le faisait pas car elle maitrisait le cours, mais bon c’est pas une excuse. Les rares fois où elle levait la main c’était pour sauver ses petits camarades d’un contrôle surprise. Elle ne bossait pas les cours mais tout de même la géométrie plane et les équations à une inconnue ce n’était pas le bout du monde…

De cette gamine que restait-il ? Trop peu. Rien ? un souvenir des sensations qui frôlent parfois la surface de mes pensées. Elle aimait bien ce prof, elle le respectait.

Je souris cependant amusée de la tournure que prennent les choses. Je sens que le sujet de son anniversaire n’est pas un sujet sur lequel s’étendre… Bien que… Je pourrais lui offrir des choses qu’il ne soupçonne pas désirer… Je ne vais pas m’appesantir sur ce sujet. Il semble prêt de faire une crise de la quarantaine alors qu’il n’a pas trente ans. Je le classerais dans ma classification personnelle dans la catégorie : homme presque mature. Il fait encore trop jeune pour avoir ce charme viril qu’ont presque naturellement tous les hommes grisonnants qui s’entretiennent.

Pourtant il ne fait plus jeune premier. Il est beau sans doute. Baisable certainement. Je crois que je ne devrais pas m’arrêter à ce genre de détail… mais finalement pourquoi pas ? Après tout qu’est-ce que ça change ?

« Sois rassuré, il ne reste que quelques heures à égrainer avant que la journée ne s’achève. Le pire est derrière toi, le meilleur devant. Comme toujours. »


Cet optimisme est tout Ipiuesque. Mais parfois ça fait du bien à attendre que demain sera moins pire qu’aujourd’hui. Seulement ce ne sont que de vaines paroles de réconfort, on se retrouve toujours plus seul. Le temps n’efface pas la solitude mais l’alourdie. Je fais tourner le liquide ambré dans mon verre, aujourd’hui aucun d’entre nous ne porte les siens. Mes yeux n’ont en réalité pas besoin de lunettes, donc j’ai arrêté de les porter. Tu m’étonnes qu’il ne me reconnaisse pas, il laisse une gamine en septembre et retrouve une femme en décembre.

« Mon prénom… c’est une bonne question, j’admets que je serais curieuse de le découvrir. »

Ouai okay, il a touché un point sensible. Mais merde. Je sais qu’il ne l’a pas fait exprès. Je suppose que le fait qu’il y ait une espionne (enfin ex espionne) dans nos rangs n’est pas de notoriété publique… Après les évènements de cet été j’me serais déjà faite lyncher sans ça.

« Disons que tu me connaissais sous le nom d’Ipiu Raspberry. »


En lâchant ça j’ai-je dirais 30% de chances que son comportement change avec moi, qu’il me prenne pour une mineure et me fasse poser mon verre reste une option non négligeable. J’en rigole par avance en me hissant sur la table. Car non je ne fais pas comme tout le monde moi messieurs dames. Il m’a proposée de m’installer, une chaise ? un tabouret ? que néni ! Je suis tellement mieux assise sur le bord de la table les jambes croisées, l’échancrure de ma robe dévoilant juste assez pour que cela soit impudique et juste trop peu pour que cela reste tout public…



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##   Lun 22 Déc 2014 - 14:08

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Mon regard se perd dans mon verre un instant, alors que je réfléchis. Tente de me remémorer son visage. Certes, je reconnais parfois mes élèves quand je navigue à l’extérieur de l’institut ou dans les couloirs. Visiblement, elle s’attendait à ce que je le fasse avec elle. Mais non, pas moyen de coller un nom sur ce visage. Je n’étais même pas certain d’avoir un jour eu affaire à elle ; mais son comportement continuait à me laisser entendre le contraire. Ahh… Peut-être que je suis un mauvais prof en fait. À ne jamais me souvenir des noms et des visages. Ils s’effacent de ma tête immédiatement – comme si j’avais peur de reconnaître ceux sur les dossiers que je monte parfois. Ces dossiers qui contiennent le cœur de Terrae, le cœur de ses habitants : leur passé. L’oubli est sûrement une bonne chose. Même si elle peut être due à tout autre chose. L’indifférence ?
Puis, je retourne sur elle. Fais la moue en apercevant son sourire mutin et son regard déstabilisant. Peut-être qu’en temps normal, j’en aurais ri ; lui aurais payé un autre verre, aurais cherché à profiter de sa compagnie. Mais là, je suis las. Ce doit être l’âge. J’ai plus l’envie de baigner dans toutes ces conneries. Il est sûrement temps que je me trouve moi-même, avant de chercher à aider les autres de ce côté-là, hein.
Lentement, j’étire un sourire. Un peu fade, mais aussi amusé. Le pire est derrière, le meilleur devant, hein ? Qui est-ce que ça rassure, ce genre de bêtises ? Sûrement les grands enfants comme moi, qui rêvent et fuient à la fois. Quoique c’est bien le propre des rêveurs de fuir. Ils fuient parce que c’est le seul moyen qu’ils ont de garder les pieds sur terre.

- Sûrement. Personnellement, j’ai tendance à me dire que ça peut toujours être pire. Mais ce soir je vais tenter de suivre ton conseil.

La jeune femme s’installe sur la table, jambes croisées, et je reste là à la regarder faire, un peu perdu. Quelle détestable sensation, pas vrai…
Ses mots m’intriguent. Un instant, je me demande comment on pourrait ne pas connaître sa propre identité ; puis je me souviens. Moi-même, je ne devrais pas avoir droit de m’appeler mister Williams. Alors je ne dis rien, me contente de comprendre. Après tout, je ne veux pas savoir. On se porte tellement mieux lorsqu’on ne sait pas. Lorsqu’on ne se souvient pas.
Et pourtant, même l’oubli est un fardeau.
Elle se présente. Ipiu Raspberry. Je ne réagis pas vraiment, mais mon regard parle sûrement pour moi. Quelques élèves – les plus capables – retiennent mon attention. Parfois aussi parce que je n’arrive pas à oublier ces foutus dossiers. Mais là, quelque chose me bloque. Il y a cette femme, et la gamine un peu rousse au premier rang, qui se fait oublier derrière ses lunettes trop grandes. Mettre un visage sur l’autre me prend un temps incommensurable – pourquoi mon cerveau continue à marcher au ralenti au juste ? Cette situation me dépasse.

- Oh. En effet. Tu es passée chez le coiffeur ? je lance d’un ton ingénu.

Maigre réaction face au bug qui aurait certainement dû arriver – mais plus rien ne m’étonne. Terrae est un bien trop grand mystère.
J’attrape mon verre et lorgne à nouveau sur son contenu, certainement pour m'éviter de la reluquer elle. Je suis presque dégoûté par l'odeur d'alcool qui s'en échappe, mais je le lève tout de même. Regarde cette jeune femme plus tout à fait elle, aussi lasse et amère que je le suis. Mais après tout, est-ce qu'on est vraiment nous-mêmes ici ?

- Trinquons à cette longue soirée d’hiver, miss Raspberry, je lance avec une conviction que je ne possède pas. Qu'elle soit le début de belles choses.

Les plus belles d'entre toutes.



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##   Lun 22 Déc 2014 - 14:48

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C’est tout à fait le genre du professeur, se préparer au pire, en même temps à sa place je pense que je serais pareille. Même sans avoir à digérer toute la bêtise du monde, toute la cruauté des hommes qui emmènent les gens à Terrae. Même en n’étant que prof, au bout de quoi ? il a vingt-six ans allez, on va prendre large 5 ans d’enseignement ? Il y a de quoi être lassé. Des visages tous semblables, tous in intéressés tous fatigués d’écouter des professeurs qui enseignent des matières tellement moles.

Qui apprend réellement la vie dans une salle de classe ? Qui nous dit que grandir c’est réaliser et réaliser c’est souffrir ? Qui nous apprend à gérer la perte ? Qui nous apprend à gérer l’amour ? Les professeurs ne servent à rien, voilà ce que pensent un bon nombre de collégiens.

Et pourtant enseigner c’est le plus beau métier du monde tu ne penses pas Henri ? Enseigner c’est donner des ailes. Enseigner enseigner c’est offrir une possible liberté, c’est donner tellement mais recevoir tout autant. Enseigner est le propre de l’homme. Tu as donc oublié ? Tes rêves tes envies, tes aspirations ton futur, ils t’auront tout volé.


Je souris plus qu’amusée par la faible réaction de l’enseignant. Au moins on ne me demande pas de sortir ma carte d’identité. Vous sentait la drôlerie de la chose ? Sortir une carte d’identité pour moi qui n’en ait aucune ? Que représenterait ce papier des plus faux qu’il n’existe, un faux mais de grande qualité. Tout comme moi. J’avais un instant imaginé la scène, le prof rageant et me dénonçant. Mineure qu’ils m’auraient appelée, mais la majorité changerait-elle quelque chose ? Être adulte irait-il de paire avec le franchissement d’un certain âge ? Etre enfant ne serait-ce qu’une question d’années ?

« Il fait des merveilles, tu veux l’adresse ? »


Se faisant je lance une main vers son visage remettant une mèche lui tombant sur les yeux en place le frôlant à peine. Me penchant vers lui sans gêne, lui mettant mon décolleté sous le nez. Je n’ai pas une poitrine exceptionnellement développée, mais j’ai appris au fil des ans à la mettre en valeur. Enfin au fil des ans… Je pense que je l’ai toujours su. Maintenant que je l’observe je me rends compte que lui aussi a changé, il a perdu du poids, son teint est plus maladif que celui que je lui connaissais. Il a toujours été pâle, presque fragile, mais là il fait malade. Une partie de mon esprit me dit que boire n’est pas une bonne chose pour lui. Tant pis il est grand. Déjà vingt-six ans. Le pire est passé. Je retire ma main, me redresse et reprends mon verre pour trinquer avec lui.

« Que nous n’oublions jamais cette nuit ! »


Cette épitaphe semble parfaite pour moi. Je finis mon verre d’un trait. Son miss Raspberry me fait mal, son miss Raspberry me fait chaud au coeur.

« Tu danses professeur ? »


Le professeur mêlé au tutoiement me semble bien insolent. A des lieux de celle que j’aurais du être. A des millénaires de celle que je voudrais être. Je suis celle que je suis sans contrefaçon, sans artifice. Pour le meilleur mais surtout le pire.



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##   Dim 28 Déc 2014 - 17:21

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HRP : Pardon pour le temps de réponse, j'ai été retardée par les fêtes !


Probablement ai-je l'air stupide. Mais est-ce qu'on a pas tous l'air stupides, quand on vient noyer sa vie dans un bar ? Difficile ici de parler de chagrin ; qu'est-ce qui nous chagrine quand tout est morne ? Quand on ne comprend pas ? Même Terrae n'a plus de sens, quand on y réfléchit bien. Elle est là pour nous apprendre et nous conseiller, mais n'est-ce pas à la vie de le faire ? Quand on est ici, ce n'est peut-être pas pour rien. C'est le mensonge qu'on profère partout, en ramenant les élèves, en leur promettant la lune et bien plus encore. Mais au final, à part un toit sous lequel s'abriter, c'est quoi Terrae ? Je ne comprends plus.
En face, Ipiu se contente de sourire et de répondre à ma plaisanterie qui n'avait pas lieu d'être. Mais là, maintenant, je suis fatigué. Difficile de se souvenir de la raison pour laquelle je suis sorti, ni de celle qui m'a poussé ici. L'habitude, probablement. Ne pas avoir à subir les regards de mes proches, de ma sœur, sûrement.
Je regrette le temps où je n'étais pas simplement un étudiant anonyme parmi d'autres, endormi contre un mur en attendant que le cours se termine. Je regrette tellement de choses. Et pourtant, je sais que je n'ai jamais été aussi bien qu'ici...
Nous trinquons, et je porte mon verre à mes lèvres. Évinçant le dégoût, priant pour l'oubli. Ce sera la dernière fois. Son verre se repose sur la table. Je finis le mien. Me lève et lui prends la main pour l'entraîner vers le centre de la pièce, l'attirant à moi pour une danse.
Ma main se pose sur sa hanche. Autour, je sens les regards. Je m'en fous, je crois. À vrai dire, je crois ne jamais m'en être autant foutu du monde que ce soir. Parce que ce soir, j'ai vingt-six ans. Et que pour moi, comme tous les ans, c'est un peu la fin du monde, le point culminant de cette année de calvaire. Alors je m'en fous. Si je pouvais ne pas me réveiller demain, ce serait probablement un soulagement.
Pourquoi me suis-je réveillé ? Réflexion de mélomane, mais je me pose la question depuis un bon mois maintenant.

- Et toi, pourquoi es-tu triste, miss Raspberry ?

Le surnom ne semble pas vouloir partir. Il fait distingué ; ça ne me correspond pas. Peut-être prend-elle ça pour de la moquerie. À dire vrai, je l'ignore moi-même.
La musique se perd en un air de jazz entraînant ; nous ne sommes même pas réellement en rythme, et ça me fait sourire.

- Une peine de cœur ?

Question stupide, une fois de plus. Mais à voir les réactions des gens, on peut parfois deviner. S'ils rient, c'est souvent pour cacher leur regard triste. Et j'imagine. Tente de savoir. La curiosité se fait parfois maladive.
Mais après tout, c'est de sa faute : on ne se transforme pas comme ça parce que son chat s'est égaré dans la nature.

- Ou bien autre chose ?



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##   Lun 29 Déc 2014 - 11:04

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Ma robe c’est un peu un piège à con. En effet le dos nu s’il révèle mon immense tatouage a un autre énorme avantage elle met les gens mal à l’aise. Je m’explique, quand je me mets à danser avec quelqu’un il n’a que deux possibilités soit il accepte de poser sa patoune sur ma peau chaude, soit… El cherche un bout de tissu et atterrit sur mon cul. Ce qui donne toujours une réaction des plus intéressantes.

Et oui ma peau est toujours chaude, j’ai depuis mon  étoilisation où j’ai failli en mourir, essayé de maitriser cet aspect de l’électricité qui fait de mon corps une résistance, je m’entraine continuellement pour le maitriser, et je dois avouer que cela à l’avantage de me réchauffer malgré le peu de tissus que je porte. Et d’éventuellement me faire progresser dans la maitrise de cette arme qui seule me reste.

Le professeur de math en fin calculateur pose sa main se ma hanche qui n’est pas trop découverte. La géométrie de cette robe est des plus intrigantes. C’est bien pour cela que je la porte non ? Nous nous retrouvons sur une piste de danse ou personne ne danse vraiment. Mais personnellement je m’en contre fiche. Les gens pensent ce qu’ils veulent et ce n’est pas un problème, car on peut les amener à penser ce que nous voulons qu’ils pensent sans difficulté.

Par exemple ceux qui connaissent le professeur s’ils le croisent se diront « il avait rendez-vous avec une jolie femme. » Ceux qui me connaissent penseront « le pauvre. » Qui a tort ? Qui a raison ? qui devinerait que nous trompons seulement l’ennuie qui nous étreint tout deux sans prendre de réel plaisir à la compagnie de l’autre ; enfermés que nous sommes dans nos douleurs respectives. Fatigués des vies dans lesquelles nous nous sommes emprisonnés.

« Pourquoi es-tu triste miss Raspberry ? »


La question fuse, venue de nulle part. Me faisant presque sourire. Je m’attendais à quoi petit étoile rejoignant un master solaire ? Si je sens sa lassitude, que sent il en moi ? Si je vois sa fatigue sur son visage, sa douleur dans la retenue de ses gestes, dans leur lenteur. Je savais déterminer les signes d’une déprime avant même de recevoir mes pouvoirs, mais aujourd’hui je peux confirmer le diagnostic. Si je peux faire ça, que peut-il faire lui ?

Une peine de cœur, il a raison… en quelques sortes. C’est toujours le cœur qui prend cher. Je croyais être une  enfant et je me retrouve avec le cœur d’une adulte, trop de vécu pas assez de recul. Ou alors c’est l’inverse ? J’ai toujours je cœur d’une enfant mais le corps d’une adulte sans savoir ce qui m’est arrivée pour que je change autant. Sans plus pouvoir retrouver celle que j’ai été.

Je calle mes pas dans les siens. Le rythme s’accélère, et sans le suivre vraiment nous continuons sur notre propre tempo.

« Et si tu devinais ? Je te propose un jeu. Je répondrais à tes questions si tu réponds aux miennes ? Ca te va ? Je suis magnanime on dira que c’était ma première question. »


Je lui souffle en me rapprochant (trop ?) de lui, puis en m’en écartant à nouveau le sourire aux lèvres, comme toujours.



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Dernière édition par Ipiu Raspberry le Ven 2 Jan 2015 - 20:20, édité 1 fois
##   Ven 2 Jan 2015 - 19:09

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Humeur : Aha ! ... Attendez, c'était une vraie question ?

La musique nous entraîne. À vrai dire, je ne suis pas certain de réellement l'écouter. Je navigue déjà entre deux eaux. Il ne me faut pas beaucoup pour quitter la terre, ces derniers temps. Quelques instants suffisent généralement pour que mon esprit s'égare. Alors, aidé d'un peu d'alcool, je ne vois pas vraiment comment je pourrais faire pour réussir à être à ce que je fais. J'ai vraiment l'impression que ce pauvre verre contenait le double ou le triple de sa dose. C'est pitoyable. Pitoyable, et à la fois assez amusant. Si quelque chose peut réellement être amusant ces derniers temps.
Mes mots la laissent pantoise un instant. Quelque chose comme l'ombre d'un sourire semble se dessiner sur ses lèvres. Visiblement, elle trouve un quelconque amusement à ma compagnie. Tant mieux sans doute - tant mieux ou tant pis, je ne saurais pas réellement le dire. J'ose imaginer, vu sa réaction, que je ne suis pas si loin de la vérité. Cela dit, je ne comprends pas non plus. Je ne le cherche pas réellement, je crois. Et en même temps, j'ai besoin de m'y intéresser. Ne serait-ce que pour focaliser mon attention sur quelque chose. Quitte à ce que ce soit son maigre sourire mutin, ses yeux, sa robe, la musique, notre danse, ou que sais-je encore. J'ai besoin de rester sur terre. Et j'en suis totalement incapable.
Alors je la laisse s'amuser un peu - peut-être me prendrai-je au jeu. On ne trouve pas souvent des compagnes aussi délicieuses et joueuses. Elle s'approche pour me faire part des règles. Ces règles qui me font hausser un sourcil de circonspection, et me tirent un sourire cynique. Si je devinais ? A-t-elle donc tant besoin de se confier ?

- Je saurai si tu mens, je lui dis avec ce même sourire détestable, presque amusé. Mais ça, tu le sais.

Elle aussi le saura, par ailleurs. J'imagine. Je ne suis pas un très bon menteur je crois, sauf lorsqu'il s'agit de ce genre de choses. Parce qu'elles sont importantes. Tout est toujours à la fois si important et si anodin. Pourquoi je rêve encore ?

- Ça me va.

Un temps passe, durant lequel nous continuons à danser. Je ne cherche même pas à comprendre ce qu'elle cherche à faire. Sûrement à passer le temps. Comme nous tous.
Est-ce que Terrae n'est pas seulement un passe temps, au final ?
Un instant de plus, je l'observe le temps de trouver une question à lui poser. La détaille. J'ai l'impression d'être face à une personne que je ne connais pas. Mais alors vraiment pas.

- Tu te sens seule, pas vrai ?

À vrai dire, ce n'est pas réellement une question. Mais pour commencer, c'est une idée, le temps de trouver autre chose. Peut-être trouverai-je quelque chose dans ses mimiques, ses sentiments. Ceux qui sont tassés au fond d'elle, presque roulés en boule. Qui se cachent comme ils le peuvent à ma vue.



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##   Ven 2 Jan 2015 - 21:22

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Tu sauras si je mens ? Vraiment. Mon sourire est de plus en plus amusé. J’ai passé une année à visser mon cul tous les lundis de 10 à 12h devant tes beaux yeux sombres… Et jamais tu n’as vu en moi autre chose qu’une élève assidue. Le problème avec notre pouvoirs vois-tu, c’est qu’il ne nous montre que ce que ressentent les gens…

Hors le mensonge n’est-ce pas une question de perspective ? Si je crois ce que je dis, je ne mens pas. C’est bien là que s’arrête notre « don. » Tu ne peux savoir que je mens si je ne sais pas que je mens… vois-tu je suis assez forte à ce petit jeu. Vraiment forte en fait. Tellement forte que j’ai oublié pas mal de vérités au cours de ma vie.

Je danse sans y prendre plaisir, cette danse est trop lente, ce rythme trop domestique les pas sans les laisser libres de s’exprimer. Pourtant je suis un chat domestique ce soir, je le suis et parfois même le guide. L’alcool a énormément d’effet sur lui. C’est presque touchant. J’aimerais être à sa place. J’aimerais être à la place de n’importe qui plutôt que la mienne.

C’est quelque chose d’absurde, pourquoi est-ce que je continue à boire en fin de compte ? J’ai été entrainée à ne pas ressentir les effets de l’éthanol. J’ai appris à paraitre plus bourrée que je ne le suis en réalité. L’alcool me fait de l’effet qu'à des doses… Trop nocives et pas assez efficaces. Perdre le contrôle n’est pas une bonne idée pour une espionne, n’est-ce pas ? Toujours tout contrôler, même maintenant où j’aimerais perdre totalement  le contrôle pour me retrouver.

Il accepte mes conditions mais à vrai dire qui à part Hideko peut se vanter de m’avoir refusé ce que je désirais. Ceci est une autre histoire, pour l’instant je me concentre sur un autre master. Peut-être un peu moins sexy, mais j’ai sans doute cette impression car je n’ai pas vu ses sous-vêtements. Il gaspille sa première question…

« Tu doutes de ta capacité à me tenir compagnie, c’est… Surprenant. »


Non je ne pose pas de question. Je ne suis pas une débutante à ce jeu. Pourtant il veut la vérité. Alors je la lui donnerais. Enfin celle que je prends pour vraie.

« Je suis seule, est-ce que c’est un sentiment ou un constat ? Je suppose que je me sens seule mais que je ne suis pas prête à l’accepter. »


Savoir ce que pensent les gens est pour moi plus facile que de savoir ce que moi je ressens. A moi de réfléchir à ma question, pas trop vite.  Je me laisse un instant de réflexion. Puis elle fuse naturelle.

«  Pourquoi es-tu entré dans ce bar ? »


Une question commençant par pourquoi laisse toujours de nombreuses interprétations et de nombreuses interprétations laissent une grande marge de réponse. Et me donnera des idées pour mes prochaines questions. Deux coups une pierre. Ou un truc comme ça.

[HRP : la prochaine fois que je te ponds un truc avec autant de fautes de grammaires que mon précédent post, tu as le droit de m’engueuler et de ne pas répondre tant que je ne me suis pas corrigée ! Pardon !]



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##   Sam 17 Jan 2015 - 16:33

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Humeur : Aha ! ... Attendez, c'était une vraie question ?

Hrp : Oh mais nan, dis pas ça >< C'était très bien comme ça, je t'avoue que je fais même pas attention aux fautes tellement je suis crevée en ce moment... xD Au passage je suis désolée si y a des incohérences par rapport à ce que j'ai dit dans mes précédents RP, où j'ai essayé de rester vague par rapport à ce qu'Aaron savait d'Ipiu >< Mais Hideko nous a envoyé un message pour dire que les Masters sont au courant des derniers événements, tout ça !
Et désolée pour le retard + la médiocrité du post, j'espère qu'il te convient quand même :(
 
 
Je n'aime pas son sourire. Moqueur. La raison qui la pousse à réagir de cette manière m'échappe. Alors j'essaie de comprendre. De mettre en lien son comportement de ce soir et celui qu'elle a toujours montré jusqu'ici, en cours - et ne peux définitivement pas croire que les événements de cet été n'ont rien à voir. Se moque-t-elle de ce que je viens de dire ? Elle ne me croit pas, visiblement. Pourtant, c'est vrai, je sais quand les gens mentent. J'ai jamais réellement eu besoin de mes pouvoirs pour ça. Ca ne voulait pas dire que je les comprenais, cela dit. Et ça, ça n'a toujours pas changé, à vrai dire. Allez, petite Ipiu ; dis-moi pourquoi tu as ce regard. Est-ce que je suis si pathétique aux yeux des autres ? Même dans sa danse, je le sens. Cet ennui.
Hideko nous a parlé d’elle, du Centre. Malgré tout, j’arrive pas à effacer l’image que j’avais d’elle. Après, c’est pas comme si son comportement me choquait réellement. C’est pas non plus comme si j’avais envie d’être méfiant – si elle peut me détruire, elle n’a qu’à le faire, ça soulagera du monde, à commencer par moi. Je me dis que, peut-être, je suis suffisamment désintéressé des autres pour ne pas remarquer quand quelque chose cloche chez un élève. Pourtant, chez elle, il n’y a rien qui clochait. Et maintenant, elle est étoile, et je ne comprends qu’à peine la lassitude profonde qui l’anime. Par la tristesse qui gigote dans son cœur. C’est ça qui me choque le plus. Qu’on puisse changer de visage aussi simplement.
Quelque part, les sensitifs sont tous les mêmes. Ils ressentent chez les autres ce qu’ils sont incapables de ressentir. Ou ce qu’ils ne comprennent pas. Ce qu’ils ne veulent pas.
Un masque constant. C’est l’histoire de ma vie…
Sa réponse immédiate me tire un rire franc. Ouais, ouais j’en doute, en effet ; mais tu sais que ce n’est pas la question petite Ipiu. Ce n'est pas ce que j'aimerais savoir. Alors n'esquive pas : c'est toi qui a souhaité jouer à ça. Moi, je ne fais que suivre, me prêter à un jeu qui finalement ne m'amuse pas. Disons simplement qu'il est distrayant. Il offre quelques opportunités d'en savoir plus - c'est mon petit côté curieux, celui qui veut tout savoir, tout connaître sur les autres. Et en même temps… Eh bien, disons que ça égaye la soirée ?
Un sourire léger, bien qu'un peu faible, naît sur mes lèvres. Je la laisse m'entraîner à un rythme un peu plus rapide, essaie de suivre celui de la musique. Allez Aaron, un peu de nerfs.

- Personne n'est jamais prêt à accepter la solitude, je crois bien.

Certains plus que d'autres, cela dit.
La question qu'elle me renvoie me tire un sourire grimacé. Pourquoi ? Pourquoi… Une seule question, beaucoup trop de réponse.

- Je ne sais pas, je lâche finalement, après un long temps de réflexion.

Quelle éloquence.

- J'devais me sentir seul. J'imagine. Et j'avais pas envie de passer la soirée à déprimer dans mon appart', je réplique en ricanant.

Honnêtement, je crois que je serais même pas attristé par mes propres propos. Et ça, c'est bien plus triste encore.
Un temps passe.

- Pourquoi cette transformation soudaine, miss Raspberry ? Tu avais de si jolies lunettes.

Un nouveau sourire. Mon ton laisse transparaître une fausse déception. Mais au fond, ça m'intrigue peut-être plus que je ne voudrais l'avouer.
Un léger tournis et je vacille. L'alcool, c'est vraiment pas bon pour moi.



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##   Sam 17 Jan 2015 - 17:53

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Ce que je ressens me fait mal. Lui aussi souffre. Il est las, et cela me chamboule. Mais ce qui fait le plus mal c’est cette petite pensée « Je ferais mieux de n’avoir jamais existé. » J’ai envie de le frapper. Le frapper car… Au final il pense comme moi. Au final… Nous sommes tous les deux le reflet disharmonieux d’une même vérité. La vie nous fait souffrir mais nous ne nous résignons pas à la quitter. J'ai envie de le frapper comme j'ai envie de me frapper.

J’ai envie de le frapper et en même temps de le prendre dans mes bras. De lui dire « c’est bon va t’en fais pas. » De lui dire que demain tout ira mieux. De lui dire que le ciel peut être bleu. Mes paroles seraient vaines. Parce qu’il sait, parce que si je sais ce qu’il ressent il doit savoir ce que je ressens. Je ne crois plus avoir le droit à un ciel bleu.

Je ne crois plus que je puisse être heureuse. Je ne crois plus que j’y ai droit.

Il cherche à entrer dans mon rythme et à quitter le sien. Nos pas s’accélèrent, je suis à l’aise, il l’est moins. Je ralentis. Pas besoin d’être rapide. La danse nait de l’harmonie entre deux êtres, peu importe comment on nous regarde on ne peut être de bons danseurs murés que nous sommes dans nos douleurs respectives.

Alors je ferme les yeux me laisse guider un instant. J’écoute sa réponse et prend ma décision. Cette décision. Toujours la même. Celle qui aurait été la tienne petite Ipiu. Je décide que je vais prendre soin de lui ce soir. Parce qu’il a voulu sortir. Parce qu’il a voulu s’offrir une chance d’être heureux. Cette chance je ne pourrais peut-être pas la lui offrir, mais ce soir il ne sera pas seul. Je veillerais sur lui. Si j’en suis encore capable.

J’ouvre les yeux à moitié surprise de sa question. Je souris par habitude. C’est dommage au fond, j’aurais p’t’être pu être une chouette fille sans tout ça. J’en ai conscience que j’ai été gâché. Cela n’excuse en rien ce que j’ai fait.

« C’était comme rentrer dans des fringues trop étroites. Je ne suis pas cette gamine qui s’asseyait devant toi tous les lundis matin, je ne suis même plus une gamine. »


J'inspire.

« J’étouffais. Je ne pouvais plus prétendre être elle dès lors que je me suis souvenue que je ne l’étais pas. Je n'ai même pas besoin de lunettes ! »


Je me presse un peu plus contre lui le sentant vaciller. Je bande… mes muscles (/PA N) et le soutiens. Il ne tombera pas il n’est même pas lourd. J’arrête de danser et quand il est stable je me glisse sous son épaule tout simplement.

« Je te ramène. On jouera plus tard. »


Ce n’était pas une question. C’était une constatation, un ordre s’il essayait de se débiner. Je nous entraine vers la sortie tout en pianotant sur un portable dont je n’expliquerais pas la provenance… tout ce que je peux dire c’est qu’il regagna sa place dès lors que j’eu appelé un taxi. L’air frais dans la rue sembla ranimer quelque peu le professeur.



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##   Sam 17 Jan 2015 - 19:47

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Son cœur se tord, et le mien avec. Foutu sensitif. T'aurais pas pu être téléporteur, comme tout le monde ? T'aurais pas pu te tenir loin de tes congénères ? T'aimes pas les gens, Aaron. Alors pourquoi tu continues à essayer de te rapprocher d'eux, d'essayer de les comprendre alors que t'es pas foutu de capter ce qui se trame dans ta propre tête ? Depuis le temps, t'aurais quand même dû t'y faire. Aux hommes comme à ton pouvoir. Mais tous les jours, tu t'étonnes de voir les deux, jusqu'où ils sont capables d'aller. Pas vrai, Aaron ?
Ahhh... J'suis bête, sérieux.
Là, ça me fait mal et en même temps beaucoup de bien. Peut-être parce que je sais qu'elle comprend mon sentiment aussi bien que je comprends le sien. C'est ça notre malédiction. Et c'est peut-être aussi pour ça que j'évite les autres sensitifs comme la peste. Peut-être que si Mitsuki avait été sensitive, je ne l'aurais pas entraînée. Peut-être que je l'aurais juste ignorée, comme tous les autres. Parce qu'elle est pas capable de sonder mon cœur directement. Enfin, je crois que c'est ça. C'est un peu flou, dans ma tête, 'faut pas m'en vouloir.
Elle est gentille, Ipiu. Elle dit qu'elle n'est pas celle que j'ai eu l'occasion de voir ; pourtant je crois le contraire. Ses mots me tirent un sourire triste. Elle me rappelle un peu moi, avant. En plus aimable. Pas vraiment naïve. Mais ça se voit qu'elle veut le bien des autres. Sinon elle ne suivrait pas mon rythme. Sinon, elle ne me retiendrait pas contre elle, comme elle le fait lorsque je vacille.
Elle est gentille. C'est comme ça. C'est en elle. Peu importe ce qu'elle dit.

- Je pense que tu te trompes, je lâche finalement après avoir recouvré de mon court malaise. T'es pas elle. Mais elle fait partie de toi. Ça devrait suffire, non ?

Aaron, tais-toi. Tais-toi. Tu la connais pas. Tu peux pas dire. Même si t'as l'impression que c'est le cas.
Elle ne répond pas et me dit qu'elle me ramène. J'ai pas vraiment le cœur de lui dire que j'ai pas envie de rentrer, parce que mon appart' est trop vide, que je suis trop seul, et que toutes les personnes à qui je tiens m'en veulent ou se détestent. Je me sens mal quand j'y suis, encore plus depuis mon passage à l'hosto. J'ai l'impression de plus avoir de chez moi. Mais ça m'empêche pas de m'y enfermer en attendant que le temps passe, et que je sois à nouveau capable d'affronter ce qu'y a dehors.

- Ouais...

Elle me retient et m'entraîne dehors en pianotant sur un portable pour appeler un taxi. J'ai un soupir. Fais un peu la moue.

- Je peux marcher tu sais. Je suis pas handicapé.

Pourtant c'est l'impression que tout le monde me donne, en ce moment. J'avoue que ma tête de zombie ne doit pas arranger les choses. Mais bon. C'est pas comme si j'habitais loin.

- J'ai le droit de te demander pourquoi tu fais ça, ou tu considères que ce n'est pas encore à mon tour ? je reprends avec un demi sourire en coin.



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##   Sam 17 Jan 2015 - 20:53

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Les mots partent doux amer. Il a raison et il a tort. Elle ne fait pas partie de moi, je faisais partie d’elle. Ce n’est pas tout à fait vrai. Mais ce n’est pas faux. Ô combien j’aurais aimé être elle. Combien cette enfant était merveilleuse. Elle était intelligente… Et surtout très forte. Plus que moi. Elle voyait toujours le bonheur là où il se trouvait. Malgré toute la douleur qu’elle avait endurée, malgré toute la détresse qu’elle endurait elle était capable de profiter de la vie. Elle était capable d’aimer de tout son cœur, d’aimer sans retenue.

Alors que moi je la subi. Je ne la supporte bien plus que je ne l’aime ma vie. Je continue cependant car c’est mon devoir. Car c’est ma pénitence. Je suis présomptueuse mais je dois les protéger. Tous, autant que je peux au vu de mes faibles moyens. Parce que je les ais tous mis en danger.

« Si seulement ça pouvait être vrai. »


Ma voix est calme. Elle ne transmet pas ma détresse. Je sais qu’il la sent. Alors je me force à penser à des choses joyeuses. Je sais que ce que je ressens l’influence. A défaut de pouvoir être joyeuse je me force à la sérénité. Le calme je suis entrainée à l’attendre en toute situation. Même si souvent ce n’est qu’un calme apparent d’habitude. Je suis forte pour virer les pensées parasites.

Il me dit ne pas être handicapé. J’ai eu cette discussion il y a quelques mois avec une autre personne de terrae. J’ai eu cette conversation avec un ami. Un de ceux que j’évite aujourd’hui. Je sais bien qu’ils se font du souci. Je le sais et pourtant… Je ne peux aller les voir. Je n’en ai pas le droit. Je souris amusée, quel que soient leurs âges, les hommes restent les hommes.

« Tu n’es pas handicapé, tu es bourré. Mais c’est pas grave. Ca passera. »


Comme tout. Il pose une question. Encore une. Une dont la réponse est tellement simple qu’elle ne la formulera pas. Parce que c’est tellement évident. Si elle fait ça c’est parce qu’il en a besoin. Tout simplement. Je le pousse dans le taxi et donne son adresse au conducteur. Oui encore une chose que je connais.

« Je fais ça dans l’espoir de dormir sur ton canapé cette nuit. Enfin si tu acceptes bien entendu. »


Ce n’est pas un mensonge. C’était son plan en début de soirée. Ses motivations ont juste changées. Elle ne le fait plus pour elle, mais pour lui. Elle sent qu’il ne veut pas rentrer dans ce logis où il devra seul supporter sa solitude. Alors je ne le laisserais pas seul, mais il ne doit pas s’en sentir redevable. Alors je le présente comme si je lui demander une faveur.

De toute manière je lui en demande une. Je n’ai pas envie de dormir dehors ce soir. Et… Peut-être que je n’ai pas envie d’être seule non plus.



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##   Sam 17 Jan 2015 - 21:57

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Elle ne semble pas croire en ce que je lui dis. Pourtant, j'en suis persuadé. C'est l'impression qu'elle me donne encore maintenant, malgré sa transformation physique. Changer d'apparence ne veut pas dire qu'on changera dans notre tête. Pourquoi se forcer à être ce que l'on est pas, hein ? Ou se forcer à croire que l'on est pas tel qu'on s'est présenté aux autres ? Parfois, dans les rôles que l'on joue, il y a une part de vérité, une part de nous qui ressort plus forte encore qu'habituellement. Cette moquerie, ce cynisme, ils font partie de moi maintenant. Tout comme cette inquiétude pour les autres que je tente de réprimer constamment. On a des côtés contradictoires. Mais ils sont tous là. Et c'est ça qui nous rend humains, non ? Autrement, ne serions-nous pas simplement des personnages de roman, à la face soit sombre, soit immaculée, et qui se complaisent parfaitement dans leur vie totalement fade ?
"Si seulement ça pouvait être vrai."... Rien que le fait de le souhaiter, est-ce que ça ne te rapproche pas un peu plus d'elle ? Pas sûr qu'elle apprécie, si je lui dis une chose pareille. Pas sûr qu'elle ne me rie pas au nez, plutôt. Mais après tout, elle pourrait bien faire ce qu'elle veut ; je m'en fous un peu.

Nous sortons et l'air frais me vivifie un peu. Je râle cependant lorsqu'elle appelle son taxi, et sa réponse me tire un nouveau ricanement.

- Je ne suis pas bourré avec un verre, je finis par répliquer en lui tirant la langue. Et ne crois pas pouvoir abuser de ma bonté si facilement.

Je dis ça en rigolant à moitié. Si elle a envie de se taper mon canapé pas confortable, elle peut toujours le faire hein. D'un côté, ça me fait aussi plaisir. De me dire que je serai p'tetre pas seul tout le reste de la soirée. Est-ce qu'elle se sent vraiment si désemparée ?
Le taxi arrive et nous nous installons dedans - ou plutôt, elle me pousse dedans et je la suis en ronchonnant comme un vieux. Cependant, je hausse un sourcil quand elle lui donne mon adresse. Ça me fait un peu flipper. Tout ce qu'elle sait. J'essaie de me rassurer en me disant que j'ai fait le ménage sur le net. Qu'il y a peu de chance de trouver des informations sur moi, des informations sur avant Terrae. Et qu'elle ne sait sûrement pas. Je ne suis pas sûr de savoir si j'ai raison ou pas de lui offrir ma confiance. Même maintenant. Même l'esprit embrumé. Même complètement désespéré, au point d'accepter de me faire raccompagner chez moi une fois de plus par une élève. N'as-tu donc aucun amour propre, Aaron ?

- Tu m'as l'air bien renseignée.

Les mots m'ont échappés. Je ne rajoute rien et lui offre un sourire neutre. Bien vite, nous arrivons à destination, et je sors de la voiture en poussant la portière comme un empoté. Je remercie le taxi et m'occupe de payer - ouais c'est elle qui l'a appelé, mais c'est pour me ramener et ça me fout mal. J'en ai marre d'être un assisté bordel.
Naturellement, je me dirige vers mon appartement et cherche longuement mes clés, avant d'ouvrir la porte. Puis de jeter un œil à Ipiu, avant de me pousser pour qu'elle entre.

- Fais comme chez toi ?

Je rajoute de justesse un "Evite juste la porte du fond, c'est mon bureau." Pas que je ne lui fasse pas confiance. Mais j'aimerais éviter de la laisser voir à l'intérieur. Ma carte. Les labos. Mes notes. Toutes mes recherches. C'est privé. Personnel. Et surtout trop dangereux. Qu'est-ce que je suis en train de faire ?



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##   Sam 17 Jan 2015 - 23:47

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Il tire la langue et je lève les yeux au ciel. J’aurais pu être beaucoup moins correcte en le lui proposant. Je souris tout de même face à tant d’enthousiasme. Il pense que je vais profiter de sa gentillesse, il a raison. S’il n’était pas gentil il m’aurait fait dégagée. Il me supporte et ça me rend heureuse. Un peu.

« Tu es bourré d’antalgiques, je n’y avais pas fait attention. Je n’aurais pas dû t’offrir de l’alcool. Désolée. »


***
Assise dans le taxi à l’arrière elle regarde l’homme à ses côtés. Professeur qu’elle l’appelle un peu avec ironie, beaucoup avec provocation. Elle le regarde amusée. Sa main se pose sur le menton de l’homme, il ne s’est pas rasé aujourd’hui il pique. Pourtant en se penchant elle sent l’après-rasage. Elle sourit et s’approche un peu plus près lui, frôle ses lèvres dans un sourire. Pas vraiment en baiser.

« Je ne suis plus ton élève, je ne le serais plus jamais. Dis-toi que je suis une femme intéressée. »

***

Le taxi s’arrête. J’avais prévu de payer mais le master décide de s’en charger. Il pense me devoir cela alors qu’il ne me doit rien. Il galère un peu avec ses clefs, j’hésite un moment à lui proposer d’ouvrir pour lui… Je suis certaine de ne pas avoir besoin de ses clefs pour entrer. Je sens qu’il n’est pas à l’aise. Pourtant il me dit de faire comme chez moi. Ce que je fais illico, j’me dirige vers la cuisine et fouille dans le frigo. Il demande de faire comme chez moi je fais. Je sors des œufs et du gruyère. Je cherche une poêle et me met à faire des œufs brouillés. La recette d’Ipiu est toujours ce qu’il y a de mieux.

« Tu vas manger, ça t’aidera à diluer l’alcool. »


En trois minutes montre en mains il se retrouve devant une assiette conséquente.

« Aaron Williams, nait le 21 décembre 1988 à Boston, enfant illégitime de madame Williams mais reconnu par son mari. Soit dit en passant ton père biologique était très banal, mais c’était un bon informateur. T'es doué avec les ordi, p't'être trop pour ton propre bien. Deux sœurs. Une morte l’autre en vie, à Terrae, à croire qu’on accueille que des familles ici. Au moins on dira que ça donne raison à Freud comme quoi tous les maux viennent des parents. Tu fais des recherches dans cette pièce où tu ne veux pas que j’entre sur différents laboratoires, je pourrais chercher à savoir pourquoi, surtout après ce qui s’est passé cet été mais ça te regarde. Oui j’ai beaucoup d’informations, oui je suis dangereuse mais non je ne les utiliserais pas contre toi. Je les connais et je n’en parlerais à personne à moins que cela mette en danger Terrae. »


Je lui tourne le dos en disant ça, commençant la vaisselle.



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