Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Happy New Year... [Pv : Marvin]
#   Sam 27 Déc 2014 - 8:34

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Le p'tit était resté longtemps dans l'observatoire. Allongé sur le sol glacé à attendre que la douleur passe. Que les points chauds meurent et laissent enfin tranquille sa peau. Les yeux tantôt fermés comme deux portes hermétiques, tantôt ouverts dans le vide. Fixant toujours un point inexistant. Soufflant comme il pouvait... Puis quand il avait réussit à se bouger, il devait deux heures du matin. Ou trois... Sa tête ne raisonnait déjà plus correctement alors qu'est-ce qu'il en avait a faire de l'heure. Il était retourné à sa chambre et avait... essayé de dormir. Sans succès. De violents frissons rappelait toujours au petit qu'il avait besoin de contact. Alors il s'enroulait dans sa couette, serrait ses oreillers contre lui et fermait les yeux encore plus fort pour... pour faire fuir les monstres de son esprit. Sans grand succès. Il avait passé toute la journée comme ça, ne pouvait se résoudre à sortir, de peur de croiser quelqu'un... Mais lorsque la température a son front était devenue insupportable, il s'était doucement glissé hors du lit pour battre en retraite vers l'infirmerie, ça devait être un ou deux jours après sa dernière rencontre avec le loup. Le temps de descendre jusqu'à la salle blanche, il avait la tête qui tournait et le cœur au bord des lèvres... Choc émotionnel qu'elle avait dit. En plus de "l'engueuler" à propos des pansements sur ses mains et ses avant-bras. Il avait fait la sourde oreille à toutes ces conneries, se renfermant dans son esprit fiévreux. Elle lui avait donné quelque chose et lui avait conseillé de rester mais il avait battu en retraire dès qu'il que l'occasion s'était présentée. Enfin, il avait passé le reste des jours dans sa chambre, à descendre irrégulier pour ne pas crever de faim ou autre chose...

~

Le 31 fut le jour le plus horrible. Il n'arrivait pas à dormir. Il n'arrivait pas à rester calme. Savoir qu'une fois, encore, il allait le passer sans lui. Qu'une fois encore il allait rester comme un con, tout seul, enfermé. Le nez enfouit dans les oreilles, les tuant d'étouffement contre lui, il essayait de fuir la petite lame grise posée sur la table de chevet. Ça le démangeait. Les anciennes brûlaient alors que les plus récentes se rouvraient sous la pression. Qu'est-ce que ça fait mal, bordel... Puis dans l'aprem quelqu'un était passé. Pas une connaissance, rien, jamais vu ce type. Ça devait surement être un gosse, qui comme lui avait fait une connerie, mais qui s'était fait prendre. Il lui avait donné un gros cadeau en précisant que ça venait de l'extérieur. Ah bon ? On pensait encore à lui là-bas. La bonne blague. La boite à l'emballage bleu pétrole finit comme le carton. Poussée du bout du pied sous le bureau.  Et il retourna dans son lit.

Mais maintenant qu'elle était là, il se demandait bien ce qu'elle contenait. De qui venait-elle ? Pourquoi pour lui ? Là, maintenant ? Elle remettait ses nerfs à l'épreuve. Les détournant d'un court instant de la lame brillante. Le faisant rager d'être trop fier, ou de trop mauvaise humeur, pour avoir envie, pour avoir l'audace, d'aller l'ouvrir. Mais la curiosité reprend toujours le dessus. Il la rejoint comme quelqu'un qui s'attendait à ce que ça lui explose à la figure mais... rien. Il a beau la pousser du bout du pied, y a rien qui indique que ce soit une bombe ou un truc a retardement. Avec un soupir, il finit par la ramener près de lui et défait l'emballage sans aucune  délicatesse. A quoi ça lui servirait puisque ça finira forcément à la poubelle ? A l'intérieur de la boite... Une autre boite. Un tic nerveux agite l'oeil du garçon alors qu'il la soulève. Qui est le con qui aurait osé faire ça ? Il sort la boite et se rend compte qu'il y a une petite lettre dedans. Pliée bien comme il faut, qui ne laisse rien apparaître. Il la tourne et la retourne entre ses doigts pleins de pansements alors qu'il s'appui contre le pied du bureau.
Cher Aaron.

L'adolescent lève les yeux vers le ciel, il savait d'où provenait le cadeau maintenant. A cette époque, ils devaient être à... New-York ? Ouais, c'est ça. Et il ne connaissait qu'une seule personne qui s'embêtait encore, à taper ses lettres encore à la machine à écrire.  Le père Rockwell. Il lit en diagonale. Joyeuse fête, blabla, espère que tu es bien où tu es, blabla, désolé, blabla, Akyro, blabla, excuses, blabla, un peu d'argent... Akyro ?! L'adolescent grimace et revient au passage qui l'intéresse.
Tu as surement pût le constater par toi moi-même qu'Akyro n'était pas vraiment mort... Que c'était une mission qui lui obligeait de se faire passer pour. Il a réussit à se libère un peu avant Noël et est passé nous voir. Il est vraiment désolé de t'avoir faire croire ça et voudrait te reparler. Je pense que vous avez tous les deux besoins de vous expliquer et c'est pour ça que je lui ai donné ton numéro. Je lui ai dis de ne pas te contacter avant que tu ne le fasses mais à mon avis, il n'écoutera pas...
Aaron ferme les yeux et froisse la feuille dans sa main. Il en a plus rien à faire. Absolument plus rien. Sa mâchoire se serre alors que le froissement de la feuille remplit l'air. Ça n'a pas d'importance... Ça n'a pas d'importance... Le petit éclate en sanglot en se pliant en deux. Bien sûr que si que ça avait de l'importance ! Ça fait si mal. C'est si horrible. Ils le savaient ! Encore une fois ils le savaient et ils ne lui avaient rien dit ! C'était écœurant ! Encore une fois c'était un PUTAIN DE MENSONGE ! Les larmes qu'ils avaient en revenant du soi-disant enterrement ! Mensonge... Putain... Il jette la feuille de papier et se rue sur la lame. Ça fait bien trop mal pour être supportable. Il donne un grand coup sur son poignet et tout frissonne. Son être en entier alors qu'il se recroqueville sur lui même en donnant des coups plus légers. Sauf qu'y a un truc qui va pas... Un truc qui continue de faire frissonner son corps et il rouvre les yeux.  Avant de les referme aussitôt en pressant les lèvres. Et merde.

Le con. Le con... Il lâche la lame pour presser la blessure. Il n'aurait jamais du donner un coup si fort. Là, la colère laisse place à une trouille profonde. La trouille qu'il ne l'ait ouverte sérieusement. La trouille qu'on lui retire les autres. Celles qui zèbrent le dos de ses doigts, de sa main et de son avant-bras. Celles qui sont tellement nombreuses à l'intérieur de son avant-bras qu'on pourrait faire une partie de morpion dessus. Celles qui se cache sur ses épaules. Là, où le brun l'avait serré si fort. Assez. Putain de frissons ! Son corps s'ébranle et il se relève vacillant. Il file vers la salle de bain et cherche des bandages. Normalement y en a... Normalement il pourrait arrêter ça en serrant assez fort... Mais y en a pas... Ou alors il les voit pas. Et ça, ça le fait flipper encore plus. Il s'efforce de contrôler sa respiration alors qu'il prend un tee-shirt qui traîne pour en faire un bandage improvisé. Serrant le plus fort possible. Il ferme les yeux et se laisse glisser contre la porte, en répétant inlassablement comme si ça allait pouvoir le sauver "Quel con..."

Le p'tit rouvre les yeux brusquement. Écarquillés comme s'il venait de voir un monstre, il ramasse son corps contre la porte en frisson. Il est glacé. Plus que glacé. Il sent quelque chose de gluant contre ses doigts. Quelque chose de collant comme... Et merde... Il se mord la lèvre en se rendant compte qu'il s'est évanouit. Combien de temps ? Aucune idée, la petite salle de bain n'a rien pour le lui dire et son tel trône toujours dans son lit. Alors qu'il souffle doucement, reprenant peu à peu pied avec la réalité, avec la situation, il se met doucement à bouger les doigts. D'abord ceux de la main sauve, puis prudemment ceux de l'autre. Ça fait mal. Ça tire. Ça arrache de pitoyable gémissement. Et là, il se remet à flipper de plus belle alors qu'il défait le tee-shirt. Grave ? Pas grave ? Ça saigne encore ? Ou ça s'est arrêté ? Il le soulève avec précaution. On aurait dit une grosse éponge sombre maintenant... Il le jette dans la douche. Tant pis, il s'en préoccupera plus tard. La découverte le tétanise et le fait frissonner. C'est pas beau à voir. Pas du tout... Les autres font pitiés à côté de celle-là. Le sang semble à moitié coagulé alors qu'il prend une teinte noir et une sorte de gros caillot s'est formé... Trop gros pour espérer pouvoir retourner dans le système. Mais il a mal... Son index est plus blanc et plus glacé que les autres doigts. Comme si le caillot empêcher le sang de circuler. Il inspire doucement et tire un autre tee-shirt. Alors que l'autre était gris, celui-ci était blanc. Juste pour mieux lui faire comprendre qu'il a été con alors qu'il commence à se teindre de rouge.

L'adolescent se lève en s'appuyant du mur. Il a besoin de foutu bandage et il est hors de question qu'il aille voir l'infirmière. Alors qu'il fuit vers la porte, son regard dérive jusqu'au petit réveil. 20h... Il ne sait même plus à quelle heure il avait ouvert le cadeau qui le nargue dans son coin maintenant. En sortant, il a l'impression de se prendre une claque tellement l'air est frais. Son regard passe de porte en porte avec un frisson dès qu'un nom lui parvient. Ludmila ? Elle l'étranglerait ou quelque chose dans le genre si elle voyait ça. Tahia ? Même chose mais en prenant son temps... Et Aoi et Mitsuki il n'avait aucune idée si elles étaient dans les parages... Ah non, c'était le 31 Décembre, ils devaient surement tous se changer les idées... Sauf un... Le p'tit se mord la lèvre en y repensant.  Il a pas tellement d'autre choix que d'aller le voir... Y a toujours quelqu'un pour rattraper les conneries. Ouais. Il espère juste que l'autre soit pas parti manger.

Aaron vacille jusqu'à la porte du brun. Il a la tête qui tourne et à l'impression d'avoir la tête en feu. Lâchant deux secondes sa main, il toque à la porte.
- Marvin ?

Sa voix tremble comme jamais. En même temps, il était presque terrifié. Voilà ce que ça fait d'être con. Il frémit en appuyant sa tête contre la porte.
- S'cuse de te déranger mais...

Il ne sait pas comment le dire. Il veut pas nommer ça comme les autres le nomment. Parce que... Parce que ça reviendrait à... à plein de chose horrible. Un léger rire nerveux et pathétique s'enfuit en repensant à ce que lui avait dit le brun.
-... je crois que j'ai pris un peu trop de chewing-gum en marchant...


Sa voix pue la peur et la douleur. Il ne sait vraiment pas quoi le dire. D'ailleurs, qu'est-ce qu'il vient foutre ici ? Chercher des bandages ? Bah dis le... Dis le... Ça voix lui fait défaut alors qu'il tente de garder pied.  De refouler les tremblements et les sanglots. Il sait qu'il a fait le con. Que là, c'est vraiment grave. Il est pathétique.Vraiment. Il devrait arrêter d'aller mendier au près d'un ami qui ne peut rien faire, et aller voir les grands... Sauf que... Sauf qu'il a la trouille des grands. Seul le grand loup lui fait pas peur. Mais le grand loup est aussi incapable que lui dans son cas là...


#   Sam 27 Déc 2014 - 14:30
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feat. Eran




Il s'est plus d'une fois demandé comment il était parvenu à enjamber le paillasson sans même accorder un regard à ce qui se trouvait derrière lui. La guitare autour du cou, le brun se sentait redécouvrir le véritable air, celui de l'extérieur. Là où respirer ne coûtait pas à sa fierté. Loin de cet observatoire à qui il ne rendrait probablement plus jamais visite, car il peut bien se passer des frissons qu'il y retrouverait, et des souvenirs des reflets dans les mèches du pt'it sous la lumière blafarde. Il resserre ses paumes sur un morceau de son pull grisâtre et se concentre fort sur la sensation du tissus entre ses doigts, juste assez pour faire abstraction des longs picotements qui se promènent, à leur guise sur sa chaire. C'est désagréable, c'est languissant, ça lui arrache une grimace ennuyée qui traîne un moment sur sa face, déformant ses lippes encore rouges et gonflées par son désir. Et le loup grogne. Il peste que la réalité lui ait éclatée en pleine tronche, juste avant de piétiner son égo à grands coups de langue. Foutus Américains, tiens. Ils s'étaient bien foutu de sa gueule. Le brun secoue la tête comme pour foutre dehors toutes ses mauvaises idées et faire un ménage dans son esprit. Il va se barrer comme un voleur pour continuer sa vie d'adolescent frustré sans jamais rien impliquer de trop grand, sans jamais arrêter de se plaindre que les surprises de la vie ne sont que de vieilles conneries. Et c'est sur cette idée pleine de positif qu'il referme sa porte, laissant l'obscurité engloutir sa silhouette sans l'once d'un remord.

-

L'Allemand se laissa glisser le long de son matelas jusqu'à ce que ses fesses se posent sur le carrelage froid. Il a oublié quelle heure il est, il en a rien à foutre, se contente juste de se rappeler que quand le soleil pointera le bout de son nez, une nouvelle année aura                 commencé. Une semblable aux autre, il priera juste rapidement pour faire plaisir à son paternel et pour éviter les emmerdes. C'était une tradition de son pays, un heimat où tout le monde est croyant et où personne ne se pose plus de questions. Pt'être qu'ils avaient raison, au moins tout le monde était " heureux ".  Il fronça un peu les sourcils et s'affaira à rouler son filtre, juste après l'avoir soigneusement humidifié. << Franchement, j'aurai jamais cru que mon meilleur coup serait un Allemand. >> Ses yeux sombres quittent un instant sa clope pour aller chercher ceux de la belle rousse occupée de comater entre ses oreillers, non loin derrière lui. Ses lèvres s'étaient étirées en un sourire amusé. Pour dire vrai, il n'aimait que très peu la réputation que s'était fait son patrimoine. On disait trop souvent que les allemands étaient des brutes qui font trop la fête et qui sont trop coincés. Mais il ne nie rien, se contentant de laisser son regard couler sur les cuisses de celle qui est en train de lui piquer son mégot. << Tsk, bats les pattes ! >> Il lâche un demi-rire et grimpe à quatre pattes au dessus d'elle en faisant courir ses doigts sur son ventre. La jeune fille pouffe et se tortille en l'implorant de battre en retraite. Mais Marvin est trop amorphe pour lui tenir tête, il cède donc son trésor à la rouquine et tente de sortir du lit sans se prendre les pieds dans le drap.

Son regard balaye la pièce et le sol en bordel, il cible son pantalon et l'attrape au vol pour le glisser sur ses hanches en se relevant doucement. Bien entendu, il n'a encore rien prévu pour la suite de sa soirée, il ira surement faire une virée dans les rues de Tokyo, à moins de se laisser s'écrouler sur son matelas comme un enfant bien sage. Un grand enfant. C'est tout ce qui effleure son esprit quand il croise son regard dans le miroir. Pour une fois bien rasé, il est cerné jusqu'aux joues et ses yeux noirs semblent ne pas s'être fermés depuis des nuits. Ses mèches cuivres se battent en duels dans sa coiffure d'après-baise, surement un peu plus longes que d'habitude. Il se baisse pour attraper sa chemise et sans se presser, il se concentre sur les boutons, se demandant pour la énième fois s’il faut commencer par le haut ou le bas. Un soupire trahit son ennui naissant. Il a encore attaché lundi avec mardi. Dépité, il regarde mollement le bout de tissu, comme s’il espérait qu’ils allaient se remettre en ordre tous seuls. Et ce n'est que quand la rousse le frôle pour se rendre à la salle de bain qu'il met fin à ce combat de volonté, ne se gênant pas le moins du monde pour rincer son œil trop curieux au passage. Il culpabilise à peine de glisser son regard le long de son échine. Cramé, celle-ci  lui fait un clin d’œil tout en se rhabillant. L'Allemand hausse les sourcils, c'est qu'elle semble vraiment pressée. Peut-être qu'elle a froid ? Il lui envoie son sweat sur la tête et elle marmonne de vagues remerciements, trop occupée à dompter sa chevelure devant la petite glace.

Le Brun profite de son absence pour repérer son paquet de clope perdu dans le fouillis du sol et pour lui en taxer une. Comme à sa sale habitude. Il tire une taffe et savoure tandis que la rouquine revient se poser non loin de lui, ses yeux dorés le dévisagent avec...admiration. Son regard s'assombrit et il souffle sa fumée vers le plafond, sa tête tirée en arrière laisse à son amie le bon plaisir de nicher son nez dans son cou. Le bruit dur et strident qui résonne derrière sa porte lui arrache un sursaut, et il doit se tordre en deux pour vérifier qu'elle est encore fermée. Rassuré, il jette un coup d’œil complice à sa voisine et se lève après avoir déposé un baiser chaste sur ses lippes. La distance qui le séparait de la porte est rapidement engloutie alors qu'il s'appuie sur le chambranle et l'entrouvre à moitié. Son sang se glace quand il découvre Eran sur son paillasson, et si ses jambes n’étaient pas si cotonneuses, sûrement qu’il lui aurait claqué la porte au nez pour ne pas avoir à rester une seconde de plus. Mais elles le tiennent cloué au sol, l’obligent à affronter les conneries qu’il a semé. Le petit semble d'ailleurs vachement mal en point, son regard le fuit et de violents tremblement courent sur sa peau. Trop déstabilisé pour répondre, il fronce les sourcils et récupère au dernier moment sa clope qui manque de se casser la gueule sous le choc. Il était prêt à faire face aux regards, aux interrogations et même aux sentiments, mais soudainement tout se casse la gueule, son cœur est serré par la culpabilité. Qu'est ce que t'as fait, bordel ?

Et puis ses yeux tombent sur son bras, à moitié planqué dans un pull mouillé de rouge. La panique, le doute enflamme ses sens et il écarquille les paupières, comme s'il venait de voir un fantôme. C'était quoi son problème ? Pourquoi ? Le mot fait onduler ses lèvres mais aucun son ne s'élève autour de lui. Il déglutit difficilement, tente de retrouver un semblant de calme, c'est raté : la lueur d'horreur luisante dans ses pupilles le trahit. << Mais qu'est ce que t'as foutu ! >> Il n'attend pas de réponse, et le pousse à l'intérieur d'une simple pression sur l'épaule, se rappelant trop tard qui est pas seul dans sa piaule. Mais c'est pas grave, il lui jette pas un regard et traîne l'Américain à travers la pièce, jusqu'à la petite salle de bain. C'est le bordel total, des fringues, du maquillage et des serviettes mouillées trahissaient les ébats de son début de soirée. Mais le Brun ne se laisse pas dépasser, il balaye de son avant bras tout le bazar qui vole dans la cabine de douche. Seul le bandage garde sa place au coin du lavabo, et c'est avec une infime précaution qu'il écarte son pansement improvisé pour le mettre à tremper. Ses sourcils se froncent, c'est pas beau, c'est vraiment moche et il doit faire preuve d'un slef control immense pour pas lui claquer la joue. Mais il en fait rien, il a surement déjà assez mal. Il rassemble toute sa délicatesse et nettoie les plaies avec un bout de gant humide. C'est qu'un con. Il est fou de rage, autant contre lui que contre le petit. Quand il estime que la plaie est propre, il prend le bandage et l'applique maladroitement autour de son bras. C'est pas aussi propre que si ça avait été fait par l'infirmière, mais si le pt'it était venu jusqu'ici c'était surement car il voulait pas la voir ni entendre ses remarques. La rousse passe rapidement la tête par la porte et fait de petits signes pour indiquer qu'elle s'en va, et qu'elle viendra chercher ses affaires plus tard. L'Allemand marmonne et acquiesce, il a pas envie d'y penser , et Eran n'en avait pas besoin maintenant. Son sang boue dans ses veines, ses yeux lancent des éclairs lorsqu'il relève le menton pour croiser ceux du gosse. << Tu m'expliques ce qui t'es passé par la tête !? >>


Dernière édition par Marvin Wolf le Sam 7 Mar 2015 - 21:24, édité 2 fois
#   Sam 27 Déc 2014 - 15:55

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Non, non et non... C'est complètement con. Il ne devrait pas mêler l'Allemand à tout ça. Il devrait faire demi-tour et ne jamais revenir. Mais ses jambes sont cotonneuses, ils n'arrivent pas tourner les talons... Puis ça prendrait trop de temps et déjà il entend la porte s'ouvrir. Il baisse les yeux alors que les frissons se font plus violents. Il ne veut rien voir. Il ne veut pas se prendre l'énervement et la peur du brun en pleine figure alors, qu'il n'était même pas capable de gérer sa propre peur. Le p'tit se crispe lorsque l'Allemand élève la voix. Faisant frémir ses tympans et sa chair. Il sait même pas ce qu'il a foutu alors comment il pourrait l'expliquer. Il essaye de se recroqueviller sur lui-même, de fuir l'Allemand, mais il est entraîné dans la chambre. Son coeur s'emballe encore plus que d'habitude. Il sait qu'il est mal. Qu'il est plus mal que d'habitude. Pourquoi est-il parti voir l'Allemand alors qu'il craint ses fureurs ? Il ferme les yeux et essaye de se faire encore plus petit lorsqu'un immense bruit se fait entendre. Comme si on envoyait balader tout ce qui se trouvait sur un meuble. Il essaye de reculer, de fuir, mais il est ramener à la réalité par la douleur. Il rouvre les yeux et fait un mouvement ridicule pour essayer de fuir. C'est con...  Vraiment très con. Il vient voir l'Allemand pour ça mais dès qu'il se retrouve confronté à lui, il veut... il veut battre en retraite.

Lorsqu'il voit le brun approcher un gant humide de la blessure, le p'tit ferme les yeux et serre les dents. Son corps se prépare déjà à la douleur, se tordant d'avance alors qu'il essaye de rester le plus loin de cet infirmier improvisé. Il a autant mal qu'il est effrayé. Il plante ses ongles dans la paume de sa main pour s'empêcher de repousser le gant. Ça fait mal. Ça fait trop mal. Son corps entier vibre sous les coups de cette nouvelle douleur. Il a beau serrer les dents autant qu'il peut, il ne peut empêcher les gémissements de s'enfuir. Il n'arrive vraiment pas à rester immobile et ça, ça doit agacer le brun. L'énerver encore plus qu'il ne l'était. Il aurait surement dû lui en mettre une. Ça l'aurait calmé, un moment. Mais rien ne vient et il reste à trépigner sur le carreau.

Il frémit lorsque le gant humide s'en va. Rouvrant les yeux et essayant d'expirer lentement pour se calmer, mais rien à faire. Son coeur bat toujours aussi vite et ses nerfs sont à fleurs de peau. Provoquant d'horrible frisson au moindre contact. Son ventre se soulève et il a envie de crier à l'Allemand de serrer plus fort lorsqu'il le voit faire le bandage. Mais il ne fait rien. Se mordant la lèvre. Il n'arrive pas à relever son regard. Il a trop peur... L'Allemand se charge pour lui de le faire. Lui levant le menton avec brusquerie. Et là, il croise ses yeux. Ces yeux sombres qui lui lancent des éclairs comme s'il aurait voulu le faire disparaître. Et c'est bien ce qu'à envie de faire le p'tit. De disparaître. Son coeur se serre lorsqu'il l'engueule et il ne peut s'empêcher de répliquer sur le même ton.
- J'en sais rien ! J'en sais foutrement rien !

Aaron se dérobe brusquement de la prise. Reculant comme un animal effrayé jusqu'au mur. La gorge serrée et l'impression que le monde se mettait à tourner. Il est ingrat... Pas un merci, pas un geste de remerciement. Mais il ne sait plus vraiment ce qui se passe. Il a le front brûlant et les idées qui partent en vrillent. Aussi brusquement qu'elle était apparue, la colère laisse place à l'abattement. Il renverse la tête en arrière et se laisse glisser le long de ce mur glacé. Le corps secoué de tremblements, de sanglots.
- J'en sais rien, répète-t-il la voix secouée.

Le p'tit sait très bien pourquoi il a fait ça, mais s'il voulait en parler, ça ne sortirait. Ça ne sort jamais... C'est bien pour ça que la lame est la seule solution. Sa main intacte passe dans ses cheveux, les tire pour faire sortir cette soudaine bouffé de terreur. Le p'tit, il ne sait pas comment gérer ce trop plein d'émotion et ça, ça ne fait que le terrorise encore plus. Il sanglote comme un con dans son coin, essayant désespérément de se calmer. Alors que la blessée est laissée pour compte à côté. Les doigts inanimés au sol, trop douloureux pour être bougés, semblaient mourir lentement.
- Désolé, finit-il par souffler alors que la crise se calme brutalement.

C'est tout ce qu'il est capable de lui dire. Un putain de désolé. Sans arriver à lever les yeux en plus. Qu'il est chiant ce gosse... Choc émotionnel qu'elle disait l'infirmière. Ben voyons. Qu'est-ce que ça aurait été s'il était parti la voir. Séisme émotionnel ? Tsunami émotionnel ? Quel con... Il renifle en se relevant prudemment. Ça sentait le roussit. Le grillé même. Son regard tombe sur quelque chose derrière les jambes du brun. Des... sous-vêtements de fille ? Ses sourcils se froncent alors que son regard se relèvent pour aller se poser sur la face de Marvin. Il a l'air d'un déterré... Ou alors de quelqu'un qui a passé la nuit a... Ok ! Il pique du nez alors que d'une petite voix il marmonne.
- Désolé de te déranger...


#   Mar 30 Déc 2014 - 11:49
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La rage de Marvin ne fait que décupler tandis que le petit brun se dégage de ses griffes pour aller se planquer contre le mur. Il hurle, il plaide, il nie tout en bloc lorsque les larmes se mettent brusquement à déferler le long de ses joues rouges. Ses yeux fuient dans tous les sens comme une bête prise au piège, on peut sentir la peur et certainement autre chose qui lui échappe. Mais rien ne sait plus attendrir le cœur du Germain. Il reste de marbre et s'approche alors que l'autre gémit des excuses, le membre blessé pendant sur le carrelage comme s'il était en train de mourir. Rien ne doit le faire flancher, il ne doit pas prendre le temps de se demander s'il vaudrait mieux lui jeter un saut d'eau froide sur la tronche ou se barrer en courant. Et même si la première option est tentante, il préfère se baisser pour le hisser entre son épaule et la cloison, balayant de ce gestes toutes ses idées farfelues. Cet endroit ne ferait que lui foutre encore plus le cafard, et Marvin, lui, ne lui ferait pas le plaisir de lui fournir un alibi. Et c'est difficile lorsqu'on est vraiment en colère de ne pas laisser notre rage nous échapper par dessous nos doigts. Car lui broyer les os restait le dernier de ses plans. Pour le brun, la punition corporelle restait la solution des faibles et de ceux qui en ont pas assez dans la tête.

Cette idée crée un contraste plutôt absurde avec la situation initiale mais il n'y accorde pas une pensée et le laisse tomber sur le matelas dépourvu de couverture : celle-ci a depuis un moment volé, écrasée en boule du côté de la fenêtre. On ne voit presque rien dans la petite chambre uniquement éclairée par la lampe de travail posé sur un coin du  bureau. Toutes les autres avaient été pétées sur des coups de colère du brun, aussi rares paraissent-ils. Être un initié tonnerre coûtait certes un gros budget en ampoules. L’Allemand  tente de retrouver son calme et se pose à côté du petit en l'effleurant à peine. Ses yeux sombrent le cherchent sans trace de reproche, il espère que ça suffise à l'amadouer mais en vain. L'océan semble s'être fait la malle en même temps que sa pseudo-arrogance, et si le Germain avait pu la troquer contre un bout de sa fierté, il y aurait même pas réfléchis à deux fois. Lassé de se débattre dans le vide, il laisse un soupire s'échapper d'entre ses lèvres et relève le menton. Il se donne un champ de vision sur la totalité du souk qu'il peut apercevoir sous ses yeux. Y en a de partout. Les classeurs de cours se sont mélangés, certaines fiches se sont détachées, les objets jusqu'ici rangés se sont échappés de leurs boîtes, les dosettes à cafés sont éparpillées et certaines sont ouvertes, pareil pour les sachets de thé et les objets inconnus qui s'offrent à son regard interrogateur.

Ce regard, il le retourne avec inquiétude vers Eran, puisque ça doit entraîner de drôles de suppositions sur ses dernières activités avec la rouquine. Mais rien, il guète au cas où celui ci déciderait de soudainement s'expliquer même si Marvin n'a ni de diplôme d'infirmier, ni de diplôme de psy. Il se rassure, se dit que ça doit pas valoir grand chose pour lui s'il avait pris la peine de venir jusqu'ici ce soir, le bras charcuté à grands coups d'on-ne-préfère-pas-savoir-quoi. L'Allemand resserre ses poings posés de chaque côté de ses cuisses. Le silence est trop pesant pour sa patience de môme de cinq ans. << Tu m'expliques ? >> Sa voix est trop insistante, trop agressive. Il pourra pas lui reprocher de s'inquiéter un peu à son sujet, pas après avoir déboulé de la sorte. << Tu t'es dit quoi ? Que t'en avais marre et que t'allais t'flinguer ? >> Il serre la mâchoire et se tourne plus franchement vers lui. C'est pas le carrelage qu'il est en train d'interroger - ou de sermonner . Ses yeux se remettent malgré lui à lancer des éclairs. << Si tu t'attendais à ce que je te demande rien t'aurais dû réfléchir avant de te pointer à ma porte. >> Il pose timidement sa main sur sa jambe pour pas qu'il insinue qu'il est en train de le foutre dehors, même si son air ne s'en radoucit que très peu. Il est trop curieux et trop en colère, il veut des réponses, quelque chose de concret. Ce qui est sûr c'est qu'il avait pas l'intention de le laisser s'en tirer comme ça, et il avait pas intérêt à essayer de se foutre de sa gueule.


Dernière édition par Marvin Wolf le Sam 7 Mar 2015 - 21:24, édité 2 fois
#   Mer 31 Déc 2014 - 5:59

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Il eut à peine le temps de se relever que déjà, l'Allemand revenait à la charge. Ne tenant absolument pas compte de sa dernière remarque. Le p'tit étouffe un cri de surprise lorsque ses pieds décollent du sol. Il se détend légèrement quand, il se rend compte qu'on l'amenait loin de cette petite pièce froide et glaciale qu'était la salle de bain. La rage qu'il avait vu s'agiter dans les yeux du brun, juste avant qu'il quitte la terre ferme, lui faisait redouter le pire. Pourquoi avait-il peur de Marvin? Il aurait eut bien plus d'intérêt à craindre le coupure au niveau de son poignet, que la rage du brun. C'était sûrement à cause de ce qui c'était passé dans l'Observatoire qu'il le redoutait. Pourtant... Il n'avait aucune de le craindre. Si vraiment son ami lui en avait voulu pour ça, il ne lui aurait jamais ouvert la porte. Non... ? Au fond de lui, la petite voix pessimiste de la réalité lui susurrait que, c'était simplement à cause de ce stupide principe d'aide aux personnes en danger et au fait qu'il n'aurait pas voulu retrouve sur son paillasson un p'tit vidé de son sang. Cette idée lui serra le coeur alors que son regard s'obscurcissait. Il était tellement abattu par la nouvelle, qu'il n'y avait plus aucune voix pour lui crier que c'était faux. Que s'il avait fait ça, c'était peut-être car il tenait un peu à lui. Que ses idées et ses jeux débiles en étaient sûrement pour quelque chose. Cette stupide nouvelle l'abattait tellement qu'il ne fit pas attention lorsque le brun le déposa sur le lit. D'ailleurs il ne bougea pas d'un pouce. Trop sonné par la nouvelle, les soins et les changements  brutaux d'humeur pour faire un geste. Son regard n'errait même pas dans la pièce, il restait perdu... quelque part entre le mur et le plafond. Il n'avait même plus conscience d'être dans la chambre du brun. Pour lui, les seuls choses qu'il avait sous les yeux, étaient les mots de la lettre.
《 Je suis désolé de t'avoir mentis à ce propos mais...》

Un nouveau frisson de colère traversa son corps. Le sortant de son étrange transe... sa main s'avance, pour prendre la lame qui se trouve sur sa jambe et la serrait fort dans sa paume. Comme un gamin tenant son précieux doudou pour faire fuir les monstres. Mais... ce n'est pas la petite chose glacé et dur qu'il y trouve. Au contraire : c'est chaud et un peu moite... Il cligne des yeux, chasse les larmes de colère qui s'y trouvent et reprend brusquement pied avec la réalité. Son poignet est en feu, son coeur bat la chamade et ses sens se remettent brusquement en alerte. Son regard glisse jusqu'à sa jambe. A l'endroit où la lame aurait dû se trouver. Son coeur accélére en voyant des doigts et il loupe quelques battements en remontant. Le p'tit aimerait bien lâcher la main. Fuir de nouveau mais... Comme la première, il n'y arrive pas. Il a la touille de replonger dans son cauchemar réel.

Le p'tit frissonne en ramenant ses genoux contre lui. Son regard fuyant celui du brun tandis que sa main essaye de ne pas trop broyer l'autre. Il a froid... Il se tord, prêt à piquer la couette pour s'enrouler dedans mais... y a pas de couette. Juste le vide. Il évite de peu de, s'étaler mollement sur le lit. Son regard continue d'éviter celui de Marvin alors qu'il se met en quête du précieux tissu. Sauf que, dans la chambre on n'y voit pas grand chose. Les rideaux sont sûrement tirés et la seule source de lumière, provient de la lampe du bureau qui laisse apercevoir, un bordel pire que monumentale dans la pièce.  Une odeur âcre de fauve et de transpiration y règne. Cette odeur fait frémir le petit qui ne sait plus vraiment où se mettre alors que les souvenirs du 25 décembre remontaient. Des frissons désagréables s'amusent à le narguer en courant le long de son bassin.

Il ne peut s'empêcher de soupirer de dépit. Dépité de ne pas avoir trouvé la couverture. Dépité   d'être harcelé par ce cauchemar réel. Dépité de devoir donner des explications... Parce que, c'est bien d'aller demander de l'aide à ceux qu'on considère comme ses amis mais... ça l'est moins de ne leur donner aucune Explications. Surtout qu'il connaît bien le désintérêt du brun. Et, raconter sa vie faisait sûrement parti de la catégorie ennuyant. Son regard n'arrive pas à se détacher de sa main. Il a peur qu'il le foutte dehors. Ou qu'il l'amène à l'infirmerie... Il lui a peut-être deja posé la question mais il était simplement trop amorphe et obnubilé par la lettre qu'il avait lu pour y prêter attention. Mais il fallait bien qu'il le dise à un moment ou à un autre.
- Je... non...

C'est encore trop embrouillé dans sa tête  . Lui, il aimerait simplement se rouler en boule pour ne plus se réveiller. Il ne sait vraiment pas par où commencer et ce n'est pas sa voix hasardeuse et enrouée qui va l'aider. Il renifle en essuyant ses yeux avec la main blessée. Ça fait mal de la bouger. Vraiment mal. Elle est bien trop anesthésié par la douleur pour sentir le froid des larmes.
- J'ai reçu une lettre de mon tuteur qui...

Il ne sait pas comment le dire. Il ne sait vraiment pas. Ça gorge se serre à cette évocation et décide de ne plus fonctionner. Il ferme les yeux en essayant de ne pas broyer la main de Marvin mais... c'est trop dur, il a bien trop peur.
- Mes... c'est toujours plus dur de le dire les yeux ouverts car on peut voir les réactions des autres. Ma famille entière se fout de moi. Ils passent leurs temps à me mentir et ça finit toujours par m'exposer à la gueule...

Il inspire profondément et fait un effort pour ne pas se recroqueviller et abandonner le brun.
- Et... et j'en ai marre... j'en ai marre parce que même sur des truc hyper important ils me mentent et ils attendent que j'ai découvert le truc pour me le dire...

Ça voix se casse et, abat les principes il cache la tête contre ses genoux alors que la douleur a  anesthésié tout son corps.


#   Dim 4 Jan 2015 - 11:01
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L’esprit embourbé dans les méandres de ses pensées, le brun ne cilla pas tandis que le petit vidait son sac, la voix éraillée par des sanglots enfantins et douloureux. Il peut se douter qu'il veut pas de sa pitié, qu'il pourrait l'envoyer chier juste pour assombrir encore le brasier qui se déchaine dans ses yeux noirs. Mais la vérité c'est que Marvin est paumé, et il ignore à quel point l'Américain peut être capable de le haïr. Il nie pas, il sait qu'il a que ce qu'il mérite et qu'il devrait se sentir flatté de cette visite imprévue. Qu'il ait le droit à encore un minimum de confiance. Mais les questions le tiraillent et c'est dur de les mettre de côté pour se concentrer sur lui et sa santé. Il va pas se plaindre, bien sûr qu'il est inquiet. Et fallait pas être dieu pour voir dans ses iris comment il voulait le serrer contre lui, assez fort pour que sa peur foute le camp en même temps que ses potentiels remords au sujet de leurs derniers ébats. Même si l'Allemand n'avait aucun regret, - il avait retourné la question dans tous les sens durant les quelques jours qui les séparaient maintenant de noël - il n'avait pas une seconde envisagé le revoir de si tôt. Peut-être que c'était de temps qu'ils manquaient. Tout avait été trop précipitamment, peut-être un peu trop pour la perspicacité du germain. Il relève le menton alors que la moiteur de la main du petit envoie un long frisson courir sur son échine. Ce n'était même pas affectif, on aurait dit qu'il essayait de lui broyer les phalanges.

Ça lui pince le cœur de le voir si mal, recroquevillé en larmes à quelques centimètres à peine de sa cuisse. Les événements le dépassent trop vite, il n'arrive plus à gérer et commence à sentir son pouls s'affoler. C'est que monsieur tient à son contrôle, et c'est surement pas volontairement qu'il se relève brusquement et s'arrache à son contact qui fait déjà picoter sa paume. Il a l'impression d'étouffer et cherche quelque chose pour s'occuper tandis qu'il fait les cent pas dans la petite pièce, passant ses deux mains dans ses cheveux cuivrés. C'était surement les vieux néons de sa piaule qui leur donnaient ce drôle d'éclat. Il réfléchit à tout allure avant de finalement jeter son dévolu sur la bouilloire pleine d'eau juste chaude posée sur son bureau plein de bordel. Il faut la verser dans une tasse sans se cramer les paluches, et déposer un sachet dans le fond. C'est difficile, il a les doigts qui tremblent et qui frôlent l'eau une bonne dizaine de fois. Mais il croit dur comme fer que ça va l'aider, il va prendre une grande gorgée avant de s'excuser du dérangement et de foutre le camp avec un immense sourire qui lui dira qu'il va mieux, qu'il a pas plus besoin de ses soins que de sa pseudo-attention. L'Allemand grimace et pose la tasse entre ses deux pieds après avoir vérifier qu'elle était plus trop chaude. << Tiens, c'est chaud. >>

Ça lui a pris un effort conséquent, d'aligner ces quelques mots-là. De faire comprendre à Eran qu'il n'a plus besoin de se voiler la face et qu'il est là, près de lui, il l'écoute à sa façon même si on sait bien que c'est pas la meilleure. Que malgré son désintérêt flagrant il est encore en mesure de faire un effort, juste pour lui. C'est juste plus dur pour certains que pour d'autres de trouver les mots qu'il faut. Marvin pose ses fesses sur le matelas, reprenant la place qu'il a laissé en prenant garde à tenir sa main hors de porté. C'est presque aussi dur que de doser entre le sérieux et la compassion, il a jamais été bon à ce jeu là. << Si ils te font du mal, t'as qu'à les sortir de ta vie.  Ils pourront rien de reprocher si tu veux juste plus les voir. >> Résoudre un problème en se débarrassant du problème. Du Marvin tout craché, lâche et pt'être un peu égoïste. C'était pas à lui qu'il fallait poser ce genre de questions existentielles. L'Américain pourra toujours l'envoyer chier et décamper, c'est pas lui qui essayerait de le retenir.


Dernière édition par Marvin Wolf le Dim 4 Jan 2015 - 22:53, édité 1 fois
#   Dim 4 Jan 2015 - 18:49

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La main fuit. Elle fuit si vite que ça rappelle au p'tit l'épisode de la patinoire et là, il flippe encore plus. Il a peur qu'un téléphone se mette à sonner ou une autre connerie de ce genre. Il a peur de découvrir un truc encore plus... Encore plus horrible que le précédent. Mais y a rien qui pourrait être plus horrible que ça. Rien a part tout ce qui s'est passé dans cette foutu année ! Sa gorge se serre alors qu'un nouveau sanglot fait sauter ses épaules. Il veut se réfugier sous une couette. Sous quelque chose de chaud. Sous quelque chose où plus rien ne pourrait lui tomber dessus. Il ne veut pas pleurer mais en même temps c'est si dur. Sa main revient vers lui pour le protéger. Pour échapper à toute autre tentative de réconfort. Mais le réconfort n'arrive pas du côté prévu, ni sous la forme attendu.
Pas de chaleur humaine...
Pas de câlin, après tout ce qui s'était passé à l'Observatoire, c'était logique.
Juste la chaleur impersonnel d'une petite tasse et d'une simple phrase. Qui pourtant, lui réchauffent le cœur.

Aaron inspire et crispe brutalement les doigts sur ses bras. Il faut se calmer. Se calmer parce que piquer une crise, ça sert à rien. Ça sert simplement à rien. Quand il arrive enfin à se calmer pour de bon. Que les hoquets partent et que sa tête arrête un instant de travailler, il relâche la pression. Mais à peine une seconde. Les doigts délaissent la chair pour aller criser contre la tasse. Se raccrocher à quelque chose. Comme un putain de parasite. Il inspire et sent son souffle trembler. Pas craquer. Ses lèvres se posent contre le bord alors que le brun reprend sa place. Il a l'impression qu'il est beaucoup plus loin. Qu'il se tient à distance comme si... Le petit ferme les yeux pour ne plus y penser et renverse légèrement la tête en arrière afin de prendre une grand gorgée du breuvage.

Problèmes.
C'est du thé.
C'est chaud.
Et le brun lui parle en même temps.
A partir du moment où il a commencé à boire et celui où l'allemand a commencé à parlé jusqu'à celui où il s'arrête, son cerveau, focalisé sur les paroles n'avait pas fait gaffe au fait que c'était chaud et qu'il avait prit une grand gorgé.

Résultat ?
Le p'tit s'étouffe en revenant brutalement à la réalité et en recrachant presque la moitié de ce qu'il avait bu dans la tasse. Il s'est brûlé la langue, la gorge et est en train de s'étouffer parce qu'il a avalé de travers. C'est con. Ça brûle et il doit avoir l'air minable. M'enfin... Ça, ça change pas d'habitude. Il se relève brutalement en posant la tasse sur le coin du lit. Va savoir comment il fait, mais il arrive à ne pas se prendre les pieds dans quelque chose au sol et il se plante devant le brun.
- Sert à rien. Essayé et re-re-re-essayé ! Ça finit toujours par me revenir en plein figure. Comme un foutu boomerang de merde !


Comme si le thé l'avait réveillé, l'avait secoué, d'un coup, le p'tit semble beaucoup plus vivant. Sa voix s'élève. Prend une autre teinte que le pathétique pour glisser un peu dans l'énervement. Ou l’agacement. Une étrange étincelle brûlait dans ses yeux bleus. Bleus comme le ciel. Qui devait surement être noir comme le pétrole à ce moment. Ça le déprimait vaguement de savoir cela. Qu'il n'avait plus aucun bleu pour rappeler la couleur de ses yeux qui plongent dans ceux de Marvin. Va savoir pourquoi, il adore ces yeux sombres. Ça lui fait plaisir à chaque fois qu'il le voit, comme s'il pouvait retrouver son obscurité tant aimé dans ces deux orbites. Puis d'un coup l'étincelle s'éteint et il se laisse tomber au sol. Ou plutôt essaye de s'asseoir d'un coup. Ça réussit pour une fois. Assit en tailleur, il dévisage le brun, la tête légèrement penchée sur le côté avant de laisser tomber le rester de son corps en arrière. Ça le saoule. Ça le saoule telleeeeement d'être cette putain de pile électrique alors que tous les autres sont calmes. Il soupire bruyamment  et ramène ses bras au-dessus de ses yeux en grognant.
- Vous êtes tous des putains de glaçons de merde...

Y a comme de l'amertume dans sa voix. Après tout, il en a bien le droit. Les  Rockwells étaient des glaçons -sauf la fillette mais ça, c'était une autre histoire- il se souvenait parfaitement avoir fracassé plusieurs vases onéreux au pied du père à cause d'une crise et la seule chose qu'il avait reçu était une bonne paire de gifle et pas une fois le ton n'avait été élevé. Ça lui avait foutu les jetons. Pas une seconde le père avait perdu son calme. Et ça, ça lui avait fait froid dans le dos. De voir ces putains de yeux gris rester calme. Ne pas y voir une étincelle de colère. Putain qu'est-ce que ça lui avait fait froid dans le dos ça. Puis d'un coup, il revoit l'observatoire. Les étoiles, la lune, la pluie et son jeu stupide. Et les yeux de Marvin. Ces putains d'yeux qui lui disaient de faire gaffe. BEWARE OF THE WOLF. Brusquement le p'tit se redresse et avec un grand sourire, il ne peut s'empêcher de demander en faisant un mouvement vers la salle de bain.
- Hum hum... A ce que je vois t'sais vraiment pas te contrôler.

Du reproche ? De l'ironie ? De la jalousie ? Ça pue à des kilomètres à la ronde. Oui, il n'avait pas si bien digéré que ça le coup de l'Observatoire. Puis, s'il avait plus le droit de faire chier le monde... Et quand à la jalousie, elle était tout à fait justifié. Un nouveau soupir s'enfuit alors qu'il se calme brutalement. Il déteste ces moments de folies lorsqu'une étrange excitation monte et qu'il n'est pas capable de se débarrasser de son sourire à la con. Il tend le bras pour reprendre la tasse et trouver un truc sur quoi se calmer. Sur quoi se concentrer mais y a une tache rouge au niveau de son poignet qui attire l'attention.

Fallait s'y attendre. Avec des conneries pareilles. Comme un gosse qui aurait brutalement trouvé un truc sur quoi se concentrer, il se déconnecte presque du monde. Posant la tasse entre ses pieds, il s'affaire à défaire rapidement le... bandage -si on peut qualifier ça de bandage- que Marvin à fait. C'est encore moins beau à voir maintenant que ça s'est remis à saigner. Pas un soupir ne s'échappe et il se dépêche de le refaire. Plus serré cette fois. Pas question que ça se remette à saigner. Et pendant ce temps, il ne jette pas un regard au brun. Concentré sur cette stupide tâche, comme si elle représentait son univers en entier. Puis d'un coup il redresse la tête. Fuyant cet univers bien glauque qui s'agite entre son poignet et son bras.
- Hésites pas à le dire si tu veux que je dégage.

Franchement. Il HAÏS ces changements d'humeurs... Il finit de bandage en calant la bande entre deux tours sans quitter du regard le brun.


#   Dim 4 Jan 2015 - 23:03
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Une pile électrique, c'est la seule image qui vient secouer son esprit endolori lorsque le petit bondit hors du lit pour aller se planter en face de lui. Énergétique. C'était peut-être le seul aspect des Tonnerres avec lequel il ne collait pas, et y avait pas de quoi en faire une montagne quand on voyait ce que ça donnait chez les autres. Il en était plusieurs fois ressorti avec le tournis. Cependant satisfait que sa petite potion magique improvisée lui ait redonné un coup de fouet, il ne le stop pas, ne l'interrompt pas quand celui ci se met à partir en vrille. Il a élevé la voix et de sombres lueurs animent ses beaux yeux bleus. Le brun n'a malheureusement pas le temps de s'y attarder car déjà sa perception s'affine, elle ébranle ses sens. Il arrive à sentir sa colère, puis sa peur, et tout s'étouffe pour ne laisser place qu'à un vague sentiment de fatigue. Y a plus de mer, comme si un paquebot d'essence lui avait bouffé la gueule. Ça lui arrache un soupire tandis qu'il frotte ses yeux cernés en se retenant de bailler, la nuit promettait déjà d'être longue et ses précédentes veillées avaient déjà été bien remplies. C'était pas sûr qu'il tienne, et encore moins sans clope. Ses doigts vont en repérages entre les coussins, puis au bord du lit. Il ne jette que de brefs regards successifs à Eran qui est apparemment concentré sur le plafond. Des glaçons, qu'il disait. Il a pas tord, bien sûr qu'il sait qu'il fait pas parti de ces gens hyper actifs, ou qui ont le cœur dans la paume. C'est pas sa faute, selon lui. Il a jamais su faire autrement.

Instantanément, il stop ses recherches quand le petit lui lance des piques à peine camouflés. A quoi il jouait là ? L'Allemand n'eut même pas besoin de ses atouts de sensitif pour ressentir la jalousie à 657485958 km. Il se redresse et un sourire arrogant vient prendre possession de ses lippes. Pourquoi il aurait à répondre à ça ? En même temps flatté dans son ego, il marmonne comme un adolescent avant de finalement mettre la main sur son paquet de clope. Il est comme un enfant affamé devant un buffet garnis, y a trop de choix et vu qu'il ne peut pas tout manger il évalue la grandeur de ses poches pour en ramener le plus possible. Le son strident qu’émet son briquet le fait tressaillir. << Chacun son truc. Moi je baise... >> Il tire une taffe et souffle sa fumée en même temps que ses murmures. << Et toi tu t'ouvres le bras pour attirer l'attention. >> Il se giflerait, il se collerait la tronche contre le mur cent fois pour avoir pu dire de telles conneries. Faut pas attaquer Marvin, ça sert à rien, il a trop peur pour laisser passer en baissant les yeux. Non, lui il va rendre le coup, plus fort. Même si celui en face est plus faible ou qu'il est blessé, il s'en fou, faut surtout pas qu'il soit celui qui fini à la plus mauvaise place. Et pourtant rien ne le trahit dans le sourire désagréable qui vient découvrir ses canines luisantes, alors qu'il relève sur son pote des yeux sombres et brillants.

Le silence s'est refait une place plus imposante, le brun observe calmement le petit refaire son bandage non sans une légère moue dépitée. Il s'était franchement appliqué pour le faire tenir, surtout que le petit s'était pas emmerdé à se blesser symétriquement. Cette pensée lui arrache un sourire malsain qu'il s'efforce de cacher derrière une énième taffe, qui va marquer un peu plus l'odeur du tabac déjà bien présente dans la pièce. Mais c'est pas une odeur désagréable, rien à voir avec des vielles clopes industrielles. Ça apaise et détend les nerfs de l'Allemand qui s'amusent à l'agacer de plus en plus successivement maintenant que le petit avait fait son entrée. Il serre même la mâchoire quand celui ci lui propose explicitement de le mettre dehors. Faudrait pas qu'il dise une connerie après avoir déraillé comme un connard. << Mais la porte est là. >> Putain de merde, il réalise trop tard qu'il a pas dosé la méchanceté de ses propos. Et ça va super vite dans son esprit, il voudrait décider à l'arrache de foncer en laissant sa peur du contact juste de côté, aller le prendre contre lui pour passer deux doigts dans ses mèches brunes. Pas qu'il en crève d'envie, il veut voir si elles sont démêlées. Parce qu'elle brilles pas trop de là où il est.

Fait chier, il est déjà debout. Son mégot est tombé sur le carrelage, il a juste capté qu'il était assez loin de ses pieds pour qu'il ait pas besoin de s'en soucier. Et quelques secondes suffisent largement à boucler tout ce qu'il entreprend ; il a éteint la petite lampe et a tiré les rideaux en grand pour laisser la lumière lunaire inonder la pièce. Ses froids rayons lui glacent le sang, comme si c'étaient les mêmes que la précédente nuit, celle de l’observatoire. L'Allemand s’assoit en tailleur derrière Eran et tire sur ses épaules pour l'obliger à s'allonger, de façon à ce que sa nuque repose sur ses chevilles. Il veut comprendre, il a besoin de savoir pourquoi il veut pas l'écouter, pourquoi il veut pas se méfier et se barrer loin de lui et de ses canines affamées. Bien sûr qu'il était pas du genre à tout précipiter, mais cette histoire le rendait dingue maintenant que l'autre revenait mettre une couche. Marvin boue. Il boue d'émotions, de désir et de rage. Ça fait étinceler ses pupilles et efface son sourire comme toute trace d'amusement. Il envoie ses doigts courir sur sa nuque avant de remonter jusqu'à son front pour en écarter les quelques mèches qui se battent en duel. L'océan est juste là, de nouveau à l'implorer, ça risque de le rendre dingue avant qu'il ait pu lui demander ce qu'il veut. Mais son air impassible ne faillit pas, le brun place ses paumes de chaque côté de sa tête et commence à masser maladroitement le bord de sa nuque. << Pourquoi tu cries au loup, Eran ? Tu pourras pas toujours te contenter de signaux pour exprimer ce que tu ressens. >> Son regard noir dérive un instant sur ses poignets pour revenir rapidement se planter dans le pacifique. Non, c'est la mer du Nord. Celle qui est grise-noire et qui se déchaîne en des rouleaux puissants, assourdissants. Y a jamais personne qui met ses pieds dedans. Le germain plisse des paupières et inspire un grand coup. << Si c'est du cul que tu veux, y auras jamais de souci. Mais j'commence à capter comment tu fonctionnes. T'es pas un de ces connards, Eran. Et c'est pas un gars comme moi qui te donneras ce dont t'as vraiment b'soin. >> Pas qu'il aurait pas voulu, et ça c'est certain. Il esquisse un sourire mi-désolé, mi-foutage de gueule et va pincer son nez, comme pour détendre un peu l'atmosphère. De la maladresse et un bon paquet de conneries, c'est tout ce qu'il est. Il doit se dire qu'on se refait pas et garder son calme pour soutenir son regard avant qu'il ne décide de se barrer. Cette fois-ci assez loin pour se passer de l'envie de revenir.


Dernière édition par Marvin Wolf le Sam 7 Mar 2015 - 21:25, édité 1 fois
#   Lun 5 Jan 2015 - 7:49

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Si le p'tit s'était brutalement déconnecté de la réalité, ce n'était pas sans raison. La pique de Marvin avait touché juste. Un petit point tout sensible de rien du tout. Pour attirer l'attention... P'tain, dire que c'était la vérité pure et horrible... Quand casser des pots onéreux, crier, pleurer et s'attirer tout pleins d'ennuis n'avaient plus suffit, il s'était tourné vers ça. Parce qu'il savait que ça, ça attirerait à tous les coups l'attention... Mais ce n'était pas parti d'une mauvaise intention. Lui, tout ce qu'il voulait c'était que son frère revienne. Qu'il arrête de se consacrer aux autres et qu'il revienne vers lui... Et là ? C'était à peu près la même chose. Sauf qu'il courrait après les parents. Ils comptent autant pour moi que je comptais pour toi. Putain. Il s'arracha brutalement de ses pensées en serrant un bon coup le pansement. Fuyant l'univers et les souvenirs bien glauques que créaient la coupure.

Il posa sa question avec l'assurance de quelqu'un qui est sûr de lui. Qui ne craint plus rien... Mais c'est faux. Au fond de lui, il a peur. Peur que Marvin le foute à la porte et qu'il se retrouve seul. Encore. Alors quand il lui balance ça... Sa bouche s’entrouvre pour dire quelque chose alors que son regard fuit le grand. Ses yeux s'assombrissent étrangement. Un frisson douloureux  prend tout son temps pour le parcourir alors qu'il se tourne lentement vers la porte. Merde... Ça fait mal d'entendre ça. Vraiment mal. Il perd de nouveau pied. Il ne veut pas s'en aller. Il ne veut pas se retrouver seul. Dans le noir. Dans le froid. Parce que y aura personne pour le sauver cette fois. Parce qu'il aura merdé comme un con à ne pas pouvoir être plus sérieux. Il ferme la bouche et se mord la lèvre. Il ne veut pas partir. Son regard se tourne vers Marvin comme pour l'implorer de ne pas faire ça, mais Marvin n'est plus à sa place. Il n'y a plus de lumière, non plus. Et en un clin d'oeil, les rideaux s'ouvrent en grand. Laissant la lumière de la lune passer. Et ça, ça captive le petit. Ses yeux s'emplissent d'étoiles et il cherche à voir la lune.  Ça le calme comme un gosse à qui on aurait rendu son doudou.

Mais cet ébahissement ne dure pas longtemps. Rapidement le ciel pâle laisse place au plafond sombre sans qu'il ne comprenne vraiment. Sa lune... Ses étoiles... Elles se sont toutes envolées pour ne lui laisser qu'un horizon sombre et morne. Il prend peur et essaye de se redresser mais un mouvement régulier au niveau de sa nuque le calme. Il lève les yeux et croise le regard de Marvin. Putain... Un long frisson le calme, le fait frémir. Les yeux sombres du brun pétillent. Ils pétillent d'un truc qui captive le p'tit. Et bien que son visage ne reflète que cette foutu neutralité, il est complètement émerveillé. Parce qu'il se retrouve de nouveau près du brun. Que son odeur l'entête et le calme. Il souffle doucement en laissant tomber ses mains sur son ventre.

Le p'tit ferme les yeux en inspirant profondément lorsqu'il lui demande pourquoi il crie au loup. Pourquoi... Il déteste lorsqu'on lui demande des vérités. Il déteste lorsqu'on lui balance les siennes à la figure. Parce que ça fait mal. Parce que ça prouve à quel point il a merdé et qu'il serait temps de changer. Mais le p'tit n'arrive pas à changer. C'est bien impossible avec ce vide sous ses pieds. Il a besoin de stabilité, mais à chaque fois qu'il trouve un truc... un autre vient le briser tout en le détruisant avec lui. Il rouvre les yeux pour ne pas rester plus longtemps dans son vide. Pour ne pas tomber de nouveau... Sa gorge se serre et son regard reste sombre lorsque, le brun prend de nouveau la parole. Le sourire du brun ne fait que mettre ce masque de neutralité, qu'il haït tant, sur son visage.

Il ne sait pas quoi répondre. Parce qu'il ne comprend. Il n'arrive pas à comprendre. Il n'est pas comme qui ? Il le sait très bien que le brun préfère surement les aventures d'un soir sans lendemain qu'aux longues relations qui finissent souvent mal. Le coeur du p'tit se serre alors qu'il martèle déjà fortement sa poitrine. Il veut juste le foutre dehors... Lui passer l'envie de revenir. Parce qu'il doit surement foutre le bordel dans ses repères. Et ça, ça lui tire un rire triste. Le masque se brise et il ramène sa main blessée au-dessus de ses yeux pour cacher les larmes. Pour leurs voler ceux du brun.
- Ch'ui pas comme eux, fit-il dans un hoquet en essayant de contenir ses tremblements. Tu as raison. Moi, je ne suis qu'un parasite. J'ai besoin des autres pour vivre et... et cet endroit c'est la mort.

Aaron inspire profondément afin de se calmer tout en pressant sa main plus fort sur ses yeux.
- Parce qu'on est tous perdu. Parce qu'ils nous laissent nous débrouiller seul. Comme des grands...

Il aimerait se réfugier contre le brun mais il a l'impression que chacun de ses membres pèsent des tonnes. Il est complètement cloué du sol avec des putains de sanglots silencieux qui soulèvent à un rythme déréglé son torse. Sa voix se fait triste presque amère.
- Tu l'as dis. Je crie au loup et je m'ouvre les bras pour attirer l'attention. Parce que ce sont les seules choses qui fonctionnent. Parce que les crises de larmes et de hurlement ça fonctionne plus à mon âge. Les gens n'y croient plus... T'es grand, t'as plus le droit de pleurer. T'es grand, tu dois te comporter comme un grand. Faire ce qu'on te dit de faire. Te taire quand il le faut et n'agir que si on te le dit. Sauf que... Quand y a plus personne pour te dire quoi faire ? Que plus personne ne se soucie de toi, parce qu'on est tous concentré sur son petit problème... Comment faire ? S'ouvrir les bras, provoquer et ne rien écouter... Y a que ça qui fonctionne.

Y déglutit difficilement alors que les ongles enfoncés dans ses côtes se retirent doucement. Il déteste lorsqu'il fait ça. Lorsque de grand discourt à la con et sans intérêt sorte. Qu'ils exposent ses idées, sa façon de penser. Tout ça... Personne n'en a rien à foutre. C'est mieux que ça reste à l'intérieur. Il inspire profondément et lève sa main. Pour une fois, son regard est calme. La preuve de la maturité comme le disait le père Rockwell. La main posée sur le ventre rejoint l'autre et toutes les deux se glissent sur le visage du brun. Relevant ses cheveux emmêlés afin de laisser libre vue sur ses deux yeux noirs. Son esprit se vide. Sa laissant simplement plonger au fond de ces deux puits sombres. Pour en ressortir aussi rapidement. Glissant jusqu'à ses lèvres. Mais pas un frisson n'agite le petit.
Faut le dire...
Faut que ça sorte.
Mais il a pas le courage. Il a pas le courage de balancer ça. Parce que ça lui ferait trop mal d'entendre la réponse. Si il ferme les yeux, il n'aura plus jamais le courage de le dire alors... Un sourire triste se glisse sur son visage alors que ses doigts retiennent toujours les cheveux du brun. La neutralité de son regard disparaît pour laisser place à une sorte de résignation et de douceur. Mêlée à une once de peur.
- J'en ai rien a faire... Rien a faire que ça ne soit qu'une fois de temps en temps. Je te l'ai dis : ne rien écouter et provoquer y a que ça qui fonctionne... Même là.


Parce qu'au fond, il sait très bien que quand on a sa petite liberté, on fait tout pour la garder... Sauf que là, il n'a pas très envie de lui laisser cette liberté. Il a les nerfs à fleur de peau. Épuisés par des changements brutaux d'humeurs et des retournements inutiles de situations. S'il était un peu plus lucide, il se serait crû dans une de ces téléréalité complètement idiote où le seul moyen pour s'attirer les faveurs du public, ou leurs haines, étaient de couchés avec quelqu'un. De dire des phrases qui deviendraient "cultes" pour une génération complètement accro à ces conneries... Mais le p'tit n'était plus tellement lucide. Il avait les nerfs à fleurs de peau, le front bouillant et par-dessus tout, l'envie de faire taire ses bras douloureux. Ses doigts glissent lentement le long du crâne de Marvin pour s'accrocher à sa nuque.
L'impulsivité des tonnerres finira vraiment pas lui attirer des ennuis.
Le p'tit se redresse habillement et va chercher les lèvres du brun. Sa position n'est pas confortable du tout, il suffirait d'un rien pour le renverser. D'un rien pour tout détruit de nouveau... M'enfin. Ça, il a l'habitude. Il lui suffira juste de construire. Encore et encore dans un vide immense pour tout voir s'écrouler un jour où l'autre. Il essaye de le faire durer le plus longtemps possible. De se dire que si c'était le dernier et ben... Qu'il parte avec quelque chose de bon. Le souffle court, presque haletant, il se recule. Faire la sourde oreille et provoquer. Y a que ça qui fonctionne. Son corps est brûlant. Son souffle tremblant se heurte aux lèvres du brun. Il est fébrile et pourtant il plante ses deux iris bleus dans celle du brun. Comme quelqu'un qui est fier d'avoir gagné une bataille. Il sait qu'il va être jeté. Il sait que ça sert à rien... Mais vu qu'il n'a déjà plus rien à perdre, autant réduire en miette ce qu'il reste.
- T'as qu'a le dire, et tu ne me verras plus jamais,
murmure-t-il dans le silence de la chambre.  


#   Lun 5 Jan 2015 - 18:45
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