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L'art et la manière de se faire pardonner ? [Pv : Ludmila] | Terminé.
##   Dim 11 Jan 2015 - 18:24

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Aaron Eran
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L'année avait, semble-t-elle, bien commencé pour l'adolescent. Si l'on mettait à part les deux, trois jours qu'il lui avait fallu pour se calmer après le nouvel an. En même temps... Il avait finalement trouvé le courage d'ouvrir le carton et le cadeau. Le carton contenait, comme il se l'était attendu, les affaires de son frère. Un autre carnet -qu'il n'avait même pas prit la peine d'ouvrir cette fois, des cds, deux ou trois livres ainsi qu'une espèce de broche. Ce fut la broche qui attira le plus son attention. Quatre étoiles bleues avec un petit soleil derrière... ça lui disait quelque chose mais comme il n'arrivait pas à s'en rappeler quoi, il l'avait mise de côté avec toute les affaires. Elles rejoignirent le carton qui se retrouva de nouveau sous le bureau. Quand au cadeau, il contenait simplement la lettre, une carte de visite et de l'argent. Beaucoup d'argent... Deux ou trois milles dollars... Aaron s'était empressé de les remettre dans les enveloppes car il connaissait bien cette attitude. Le pater voulait quelque chose de lui et il le comprit quoi, quand il regarda la carte. Il y avait simplement une adresse dessus. Il la tapa sur internet et elle le mena dans un quartier du Mexique. Et ça l'avait fait tiqué. Mais tout cela, c'était dans les premiers jours de l'année. Depuis, il avait eut le temps de digérer cette nouvelle et de s'y faire.

Il vivait dans une famille de menteur qui ne semblait pas près de le laisser, alors autant l'accepter et la supporter. Il avait repris les cours qu'il avait momentanément stoppé et tout se passait pour le mieux. Il ne croisait pas Marvin, il avait presque envie de se dire tant mieux. Et Ludmila non plus. Mais va savoir pourquoi... Il avait envie d'aller s'excuser. Parce que c'était con ce qu'il avait fait et qu'elle voulait juste l'aider... C'est sans doute à cause de ce foutu sentiment qu'il ne put s'empêcher de lui parler alors qu'il s'apprêter à quitter la file d'attente du café.
- Je peux te payer ce que tu veux pour tenter de me faire pardonner ?

Il indiqua légèrement la direction de la caisse avec son café à emporter pour lui faire comprendre qu'il ne plaisantait pas. C'était con, mais c'était sa manière de faire. Et tant pis si le bout de ses doigts apparaissaient derrière les bandages qui remontaient jusqu'à ses coudes. Tant pis s'il ça lui faisait comprendre qu'il avait continué. Après tout, on est comme on est et on ne change que pour sa pomme. Il avait trouvé le café le jour même et par pur hasard. Parce qu'il faut reconnaître, il devait bien y être passé un dizaine de fois devant sans s'en rendre compte. Et comme il cherchait un endroit pour lire tranquillement, c'était mieux qu'un banc glacé de l'extérieur ou que la salle silencieuse de la bibliothèque. Un léger sourire gauche sur le visage, il espérait ne pas se faire jeter. Même s'il le méritait largement.




Dernière édition par Aaron Eran le Mer 21 Jan 2015 - 18:22, édité 1 fois
##   Dim 11 Jan 2015 - 18:47

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On dit parfois qu'il faut savoir prendre de bonnes résolutions pour la nouvelle année. C'est complètement con. Qu'est-ce-que cela changera au fait que personne n'a respecté celle de l'an dernier? Tsss. Voila comment je me retrouvais devant un mail imprimé à la main. Blue cherchait toujours à me joindre. Il y avait à la fois son message, celui de ma mère et comble du désespoir, un mot de mon père. Il y avait en vérité deux mails. Un plein de tendresse et d'amour de mon age de petite sœur. Et un de mes idiots de parents. Ma mère me disait simplement que j'étais la honte de la famille et que je n'étais qu'une lâche pour avoir fui mes responsabilités, délaissant ma pauvre mère souffrir à ma place. Mon père, lui, fût beaucoup plus dur. Vous allez me dire que ça change pas, je vous répondrais que ça fait toujours aussi mal. Un message de haine. De colère. De dégoût. De honte. J'ai pas eu le courage de lire ces messages toute seule enfermée dans ma chambre. J'ai donc décidé de filer droit au café. J'avais déjà pris un premier café. Assise à une table reculée, j'avais lu ces mots déchirant de Blue, et ceux, cruels et avides de douleurs, de mon père et de ma mère.
J'avais besoin de m'en remettre là. Il me fallait un cappuccino. Un peu de douceur dans ce monde de brute. J'ai refais la queue. Et d'un coups je reconnu la tignasse en pagaille devant moi. Le jeune homme commandait. Je n'avais aucune envie de lui parler, vu la dernière fois, merci mais non! Mais il se tourna vers moi.

- Je peux te payer ce que tu veux pour tenter de me faire pardonner ?


Bonjours aussi non? Tsss. J'ai soupiré et l'ai toisé. Oui ou non? Allais-je accepter. La vendeuse nous demanda s'il y aurait autre chose.

- Un cappuccino en plus oui.  

Je lui indiquai. Elle me tendit nos commande et je laissai Aaron payer avant de lui filer sa boisson.

- Ne crois cependant pas qu'il suffit d'un café pour que tu sois tout pardonné.
Oui c'était pas gagné. Je lui indiquai une table afin que nous ne soyons plus en plein milieux et on s'y assit. Maintenant, à lui de savoir ce qu'il voulait, je n'étais pas prête à lui tendre une nouvelle perche, comme la dernière fois. Conne mais pas maso.


L'art et la manière de se faire pardonner ? [Pv : Ludmila] | Terminé. 624485fgh
##   Dim 11 Jan 2015 - 19:51

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Heureusement, elle ne l'envoyait pas balader. Il y avait bien crû pendant deux secondes lorsqu'il l'avait vu soupirer. En même temps... Pas de bonjour, ni de ça va, mais bon... C'était tout con mais ça lui était passé par la tête. ça commençait bien... Elle ne prit qu'un simple cappuccino et le garçon s'en étonna presque. M'enfin. Alors qu'il prenait le café, il frémit en entendant sa remarque et un soupire appuya son avis sur le sujet alors qu'il la suivait.
-  Si seulement ça pouvait être aussi facile.

Son ton était un peu las, mais... en même temps, c'est vrai que si c'était comme cela, le monde serait meilleur. Ou du moins un peu mieux. Il se glissa sur la chaise en face de celle de la rouquine en laissant tomber son sac à bandoulière sur le côté. Il leva la tête et observa l'endroit. ça avait l'air d'être un coin chouette. Ou hibou. Cette stupide remarque lui tira un léger sourire et il lâcha le plafond du regard. Qui retombe sur la rouquine. Ses coudes sont déjà posés sur la table et il appui mollement le menton sur le dos de ses mains.
- Ça va, sinon ?

Il a bien oublié le "bonjour" autant ne pas oublier ça. Même si c'est tout con. Il n'est pas vraiment embarrassé mais en même temps... il ne sait pas trop quoi dire après ce qu'il lui avait balancé la dernière fois. Pour occuper ses mains, il se met à tourner doucement la cuillère dans le café. Va savoir pourquoi il avait prit un café... D'ordinaire, il déteste ça, le goût amer mais là, ça ne semblait pas lui poser de problème.
- J'dis ça parce que t'as l'air un peu..
. il lève les yeux de son café pour poser ses yeux bleus sur la rouquine et souffle, secouée.

Il reposa doucement le gobelet sur la table en soufflant. C'était brûlant. Il savait qu'il s'engageait dans un terrain dangereux mais... Il avait envie de faire quelques efforts. Parce que, quand il y repensait, il ne connaissait presque personne. Surtout envers ceux qui l'avait aidé, ou tenté de l'aidé. Alors... C'était un peu la moindre des choses. Maintenant, comment ne pas se faire jeter quand on avait jeter l'autre ? Bonne question. Il inspira profondément et appuya son dos contre le dossier de la chaise.
- Qu'on voit du même point de vue...
déclare-t-il avant qu'elle ne prenne la parole. J'ai été un véritable connard la dernière fois et je m'en excuse. Du moins, j'essaye de m'excuser alors...

...si tu veux m'envoyer balader, dis le immédiatement qu'on ne fasse pas comme à la patinoire. Voulu-t-il dire mais il n'en eut pas vraiment le courage. Alors il se contenta de ne rien dire. De refermer la bouche en plein milieu de sa phrase. Bon... Il allait devoir faire un peu plus d'effort que ça, mais il pouvait bien s'en contenter. Puis, pour le moment, il n'avait été en aucun cas froid ou méchant. Juste que sa voix hésitait entre des teintes neutres et joyeuse. Un peu comme son mental. Après ce qu'il s'était passé, il ne savait pas dans quel sens il devait prendre les pincettes.


##   Dim 11 Jan 2015 - 20:42

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Le "Ça va" me tira de ma réflexion et je lâchai enfin les deux feuilles que j'avais dans les mains. Elles étaient toutes froissées. Noël. Le jour de l'an. Je les avais encore passé seule. Mon seul cadeau fût ces trois lettres. Je soupirai mais il ajouta autre chose.

- J'dis ça parce que t'as l'air un peu... il lève les yeux de son café pour poser ses yeux bleus sur la rouquine et souffle, secouée.

Je désignai d'un regard mes deux mails.

- Il est vrai que cette année, j'ai plus reçu les charbons du père fouettard que les cadeaux du père Noël. Toi en revanche, tu m'as l'air aussi lassé que la dernière fois. Et tes bandages me le confirment.

Mon regard devait être glacial. J'avais pas l'intention d'être gentille, après tout, quand je lui avais tendue la main, il m'avait rejetée, pourquoi cette fois encore, aurais-je eu le devoir de lui tendre de nouveau la perche? Y a pas écrit "cruche" sur mon front. Je bus une gorgée de mon café avant de porter de nouveau mon attention sur les lettres. D'un geste rageur, je rangeais les papiers dans ma veste avant de fermer les yeux, accablée par les souvenirs. Ma veste remontait juste assez pour laisser entrevoir les cicatrices d'une ancienne vie. Papa, s'il ne m'avait pas frapper sur le visage, ne s'était pas priver de me cribler le corps et les membres de blessures qui resteraient à vie.
Je rouvris les yeux quand le jeune homme parla.

- Qu'on voit du même point de vue... déclare-t-il. J'ai été un véritable connard la dernière fois et je m'en excuse. Du moins, j'essaye de m'excuser alors...

Alors quoi Aaron? Alors je dois te pardonner? Te dire que ce n'est rien et tout accepter parce que tu vas mal? Je ne suis pas de ce genre. J'ai pris mon temps avant de répondre. Son regard me confirmait bien ces paroles. Il était sincère. Que faire? Je fermai les yeux avant de le fixer, lui parlant d'une voix calme.

-Un connard? C'est peu de le dire. Je ne m'énerve que rarement, je ne suis pas du genre  à en arriver aux mains. Tu m'as poussé à bout avec ton comportement de gamins capricieux. Je suis pas là pour te faire la morale. En fait, je sais même pas pourquoi je suis là. Seulement, tu t'excuses et je vois bien que t'es sincère. Y a peut-être quelque chose à faire de toi finalement.

Je soupirai et bu une gorgée de ma boisson, me délectant de sa douceur.  

- Je t'ai offert mon aide et tu l'as refusé? Très bien, je ne reposerais pas la question. Après tout, tu fais ta vie. Si tu veux continuer à te détruire à petit feu, c'est ton droit.

Je n'avais rien à ajouter. Seulement, si on lisait entre les lignes, on pouvait voir que si le besoin s'en ressentait, le jeune homme pourrait venir me parler. Je l'aiderais. Que voulez-vous! Trop bonne trop conne comme on dit.  


L'art et la manière de se faire pardonner ? [Pv : Ludmila] | Terminé. 624485fgh
##   Lun 12 Jan 2015 - 5:41

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Les pincettes semblaient, visiblement, déconseillées vue comme elle lui répondit la première fois. Faut dire qu'en charbon, lui aussi il avait été gâté. Mais on arrive toujours à trouver quelques diamants si on fouillait bien. Leurs éclats étaient peut-être ternis par celui sales du charbon, mais ils n'en restaient pas moins des diamants. Il savait pertinemment qu'essayer de se défendre était vain alors il croisa les bras et attendit. La suite fut tout aussi glacial et lui fit bel et bien comprendre qu'il avait merdé. Une fois de plus. Il haussa un sourcil lorsqu'elle lui annonça qu'il y avait peut-être quelque chose à faire de lui. Va savoir pourquoi, cet remarque lui arrache un léger sourire nerveux. Il n'aimait pas quand les gens essayaient de le changer et ça finissait généralement comme c'était finis leurs rencontres à la patinoire. Il ne peut s'empêcher de pencher la tête sur le côté comme s'il allait soupirer lorsqu'elle fit de nouveau allusion à la lame. Pourquoi les gens n'avaient-ils que ça en tête une fois qu'il la voyait ? Il finit par baisser la tête en se massant maladroitement la nuque. Comment pouvait-il lui dire sans paraître trop brusque... ? Les relations c'est vraiment trop compliqués pour lui. Surtout lorsqu'il faut rester sérieux.
- Hey, doucement, fit-il en relevant la tête. Je sais que j'ai merdé mais là tu me donnes l'impression d'avoir fait mille fois plus que ça...

Sa voix n'était pas agressive, au contraire, on aurait dit qu'elle tentait de réconcilier deux partis. Ses mains étaient légèrement levés comme pour vouloir apaiser la demoiselle. Exposant tranquillement les bandages qui arrivaient jusqu'au bout des ongles. Bordel... Il lui suffisait de faire pivoter la main gauche et il verrait clairement la marque qu'avait laissé le coup du nouvel an sur le bandage. Dire qu'il avait espérait que ça partir en deux semaines comme les autres...
- Je suis vraiment désolé pour la dernière mais c'est juste que...

Comment le dire... ? Personne n'était au courant de cette promesse alors...
- que... Je ne suis pas doué pour parler et encore moins pour exprimer ce que je ressens. Et... comme chez moi, mon frère n'avait pas besoin de ces mots, bah j'ai faisais sans... Et maintenant c'est la merde parce qu'il est plus là.

Il eut un rire sans joie. Presque nerveux. Faire passer le truc par des euphémismes qui l'avaient toujours énervé en était presque pitoyable. Sa gorge se serra alors que lui revenait le souvenir. Celui où il avait vu les militaires entrer. Un drapeau américain avec des plaques posés dessus. Puis la bouche du jeune officier prononcer ces mots. Instinctivement, la main blessé alla cherche le métal froid mais ne trouva que ses contours à travers la veste. L'autre, d'un geste un peu plus mécanique amena le café jusqu'à sa bouche. Non. Il n'aimait vraiment pas ce goût. Ça le réveillait beaucoup trop. Et ça fit revenir une autre remarque de la demoiselle. Tu n'es pas le seul à souffrir. Oh... Il sentait que ça allait être compliqué d'expliquer tout ça. Il inspira et finit par lâcher.
- Je sais que ça n'excuse rien du tout l'attitude mais... il était le seul à se soucier de moi là-bas alors, j'ai pris l'habitude de n'accepter que son aide.


Un soupir s'enfuit. Comment expliquer quelque chose qu'il ne comprenait même pas ? Il s'affala légèrement sur la table en soupirant.
- De toute façon... On m'a fait comprendre que ça pouvait plus continuer comme ça. Et sinon... ça s'est amélioré avec ceux qui voulaient t'aider ?


Terrain dangereux et surement mortel...


##   Lun 12 Jan 2015 - 23:02

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- Hey, doucement, fit-il en relevant la tête. Je sais que j'ai merdé mais là tu me donnes l'impression d'avoir fait mille fois plus que ça...

Il comptait peut-être que je m'excuse? J'ai doucement rit, amèrement. Il se foutait du monde, c'était incroyable. Mais sa voix, que javais connu dure, ne l'était pas ce jour-là, au contraire. Lui pardonner? On me connait rancunière.

- Je suis vraiment désolé pour la dernière mais c'est juste que... que... Je ne suis pas doué pour parler et encore moins pour exprimer ce que je ressens. Et... comme chez moi, mon frère n'avait pas besoin de ces mots, bah j'ai faisais sans... Et maintenant c'est la merde parce qu'il est plus là.

J'ai fermé les yeux un long moment. Je ne savais que trop ce qu'était la perte de notre point de repère. Notre bonheur et notre vie. J'avais perdu cela il y avait presque un an plutôt, par des faits accomplis trois ans auparavant. J'ai soupiré un instant, et maintenant?

- Je sais que ça n'excuse rien du tout l'attitude mais... il était le seul à se soucier de moi là-bas alors, j'ai pris l'habitude de n'accepter que son aide.


- Ce n'est pas une bonne habitude mais je peux la comprendre facilement.


Après tout, n'ai-je pas toujours fait de même avec ma cadette? Blue... Son mail était bouleversant. J'en avais pleuré, alors même que je ne pleure pas. Sauf pour elle. Elle et mon passé. Deux choses que je hais me remémorer.

- De toute façon... On m'a fait comprendre que ça pouvait plus continuer comme ça. Et sinon... ça s'est amélioré avec ceux qui voulaient t'aider ?


Accepter ou refuser ses excuses? Et si je m'étais trompée. Si Rin avait tord. Si les hommes étaient tous les mêmes. J'ai soupiré, hésitant encore. Oh et puis merde! J'ai finis par relever le regard vers lui. Je me suis levée sans un mot et suis allée demander deux chocolats chaud. J'avais finit mon café. Et j'étais suffisamment secoué pour ingurgiter une énième boisson. Revenant à table, je posais les deux mug.

- Je me suis permise de t'en prendre un. Le café n'a pas l'air de te convenir. Le chocolat m'a toujours aider à me sentir mieux. Sûrement un rapport avec l'enfance ou je ne sais pas. En tout cas, ça vaut le coups d'essayer non?

Je lui ai souris doucement, gentiment. J'ai bu une gorgée de ma boisson, me délectant de la douceur sucrée glissant sous mon palais.

- Et sinon pour répondre à ta question... Disons que les périodes de fêtes furent... Éprouvantes de ce point de vu là. Mais oui, ça s'est arrangé. On s'aide mutuellement à avancer et ça fait du bien de se sentir moins seuls.

Bien sûr, je repensais à Misaki. Pauvre gamine, elle n'avait pourtant rien demandé. Mais je pensais aussi à Rin. Il m'avait beaucoup aidé. Je bus une autre gorgée. Il faisait bon dans le café et il flottait une odeur de brioche à la cannelle. Miam. Si j'avais fermé les yeux, je crois que j'aurais pu me retrouver, enfant de cinq ans, quand j'allais chez ma grand mère, morte il y a six ans. C'était la même odeur, la même ambiance... Mais pas les mêmes conditions.

- Et toi? Comment vas-tu? Tu ne m'as rien dit.


L'art et la manière de se faire pardonner ? [Pv : Ludmila] | Terminé. 624485fgh
##   Mar 13 Jan 2015 - 13:20

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Il n'arrivait pas à déchiffrer la lueur qu'il avait vu dans son regard avant qu'elle ne s'en aille. Et ça l'énervait. Parce qu'il ne savait pas si elle était encore plus en colère contre lui ou s'il était dans la bonne voie. Un soupir s'enfuit alors qu'il finissait le liquide amer. Pourquoi c'était aussi difficile de s'entendre avec les autres ? Pourquoi il n'y avait pas une méthode universelle qui fonctionnerait à chaque fois ? Quel poisse... Il s'affale de nouveau sur la table tendant les bras comme pour les étirer. Et après son frère passait son temps à lui demander pourquoi il ne sortait jamais. Tss. L'adolescent se redresse à moitié lorsqu'une nouvelle tasse vient rejoindre la première. Son regard remonte vers la rouquine. Interloqué. Il ne retient même pas le long sourire qui s'étend sur son visage lorsqu'elle reprend la parole. Des petites étoiles éclairent ses yeux bleus quand elle lui annonce que c'est du chocolat. Comment reste de marbre face à ça ? Il ne peut s'empêcher de garder le sourire alors que l’arôme sucré chasse celui amer du café.
- Pas fan du tout du café, fit-il en reposant sa tasse, mais vu qu'il faut que j'arrête de faire le gosse autant commencer par ça.

Surtout quand ça dégénérait comme au Nouvel An. Un gosse qui veut pas lâcher l'affaire, ça finit par taper sur le système. Puis, s'il avait continué dans sa lancé, il aurait surement payé plus cher le contre coup. Ce n'était pas la mort quelques jours de crises après tout ça. Le menton dans la main, il l'écouta. Il était presque content que ça aille mieux pour elle et un léger sourire le prouvait mais... Il y avait toujours un mais. Il ne savait pas trop s'il devait vraiment se réjouir pour elle. Après tout, il n'avait aucune idée de ce qu'elle avait du traverser pour en arriver à là, alors...
- C'est car tu ne m'as rien demandé.

Les doigts du garçon se crispent alors qu'il se rend compte de ce qu'il vient de dire. Le ton légèrement froid. Hé merde...
- Euh... enchaîne-t-il presque instantanément. Excuses ! C'est une habitude !

Habitude qu'il avait avec son frère. A chaque fois qu'il rentrait des missions, ce dernier se moquait du fait qu'il ne l'avait pas prévenu qu'il avait encore grandit, alors, il avait prit l'habitude de lui dire ça au nez. Une expression gênée et un peu nerveuse remplaça le sourire. Alors que ça commençait enfin à se détendre un peu, il  venait tirer de nouveau sur la corde.
- Baah, fit-il en essayant de chercher un échappatoire. Noël s'est plutôt bien passé, j'ai réussi à le passer avec quelqu'un et quant au Nouvel An...

Que dire du Nouvel An ? Foireux ? Merveilleux ? Tss... Y avait tellement de qualificatif qu'il ne savait même pas quoi dire. Et ça se voyait sur son visage. Cette expression ennuyée qu'il avait à chaque fois qu'il ne parvenait pas à trouver les mots.
- Il était particulier, finit-il par dire après avoir finalement lâché le plafond des yeux. Étrange et particulier.

L’ennui laisse place à un sourire calme. Il était sûr que ce 31 Décembre avait été particulier et étrange. Mais ça, a part pouvoir lire dans ses pensées, personnes ne saura pourquoi. Alors qu'il a le nez dans la tasse, il se souvient d'une chose. Il la dépose rapidement et l'annonce comme un gosse qui aurait vu la petit souris.
- Et j'ai eu dix-sept ans ! Mais ça on s'en fout un peu.


Il laisse échapper un léger rire amer avant de replonger le nez dans le chocolat. C'est tout con mais il ne peut s'empêcher de se dire que ça n'a pas d'importance. Surtout en sachant qu'il n'avait jamais été voulu. Alors pourquoi se réjouir d'un truc pareil ? Parce qu'ils n'avaient pas eu le cran de le tuer avant ? Ou alors ils s'en étaient aperçu trop tard. Comme à chaque fois qu'il repensait à cela, son moral devient un peu plus sombre et il laissa son sourire se tarir dans l’arôme sucré. Seule une flammèche de tristesse brillait au fond de ses yeux. Pour essayer de changer de sujet, il tenta maladroitement.
- Il a l'air sympa ce café... Toi aussi tu es venue pour lire ?



##   Mar 13 Jan 2015 - 17:34

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Je souris quand Aaron me fît part de son aversion pour le café. Moins quand il me dit qu'il commençait par ça pour devenir mature. Il avait les yeux brillant devant la tasse de chocolat. J'avais marqué un bon point je crois.
Quand je lui demandai comment il allait, une remarque sèche sortie de sa bouche. J'ai levé les yeux vers lui, sans rien montrer. Et il s'est si vite excusé que je n'eus pas le temps de répliquer. Un petit rire m'a échappé.

- J'admets que j'ai manqué de répondre aux règles de politesse! Promis, je ferais plus attention dorénavant.

Je ne suis pas du genre à m'énerver pour si peu et je voyais bien que le jeune homme faisait des efforts .

- Baah, Noël s'est plutôt bien passé, j'ai réussi à le passer avec quelqu'un et quant au Nouvel An...


Le Nouvel An? Ah ouai. Nouvelle année j'avais presque oublié. Moi, le miens, je l'avais passé seule. Je n'avais eu envie de voir personne car beaucoup de souvenir étaient remonté. C'était un jour de l'an que ma mère m'avait annoncé l'arrivée futur de ma petite sœur. Dieu comme j'avais été heureuse! C'est dur quand on y repense, de supporter l'absence. Le manque. La culpabilité. Aaron avait une expression ennuyée et réfléchis. Pour tout vous avouez, sur le moment, j'ai pas vraiment capté.

- Il était particulier. Étrange et particulier.

J'étais curieuse mais ne voulais pas me mêler de ce qui ne me regardait pas. Alors je n'ai rien dit. Parce que c'est tout simplement pas utile. J'ai bu une gorgée de mon chocolat. Ca me remontait un peu le moral, même si en opposé, je repensais beaucoup à mon enfance. Je n'aimais plus ces périodes de fête depuis des années. Depuis trois ans en vérité.

- Et j'ai eu dix-sept ans ! Mais ça on s'en fout un peu.

J'ai entendu 17 ans. Alors ça y est, monsieur prenait un an de plus? J'avais seulement un an de plus que lui, j'allais avoir mes 18 ans d'ici peu, moi. Bientôt majeure.

"Quand tu seras majeure, on partira en Australie, comme tu en rêves!
- C'est vrai?!
- Oui. Et je te paierais le cadeau que tu voudras. Les 18 ans, on ne les a pas tous les jours! Regarde moi, j'ai oublier de compter depuis combien temps je ne les ai plus! Alors dans quatre ans on part tous les quatre fêter ton anniversaire en Australie!"


Ce voyage, je l'ai tant rêvé que j'en avais décoré un mur entier dans ma chambre. Papa me l'avait promis le jour de mes 14 ans. Dire que quelques mois plus tard, il a oublié m'avoir un jour aimé. On était une famille unie et nous voilà chacun démunis, ruminant notre malheur et accusant l'autre pour les méfaits de notre douleur.

- Joyeux anniversaire Aaron. J'espère que tu as su en profiter, ce n'est pas tous les jours qu'on peut fêter notre anniversaire.

Si ma remarque était dite d'une voix douce et presque douloureuse, elle n'en restait pas moins franche et j'étais sincèrement contente qu'il est pu fêter son anniversaire.
Si je ne l'avais pas remarqué tout de suite, le jeune garçon avait l'air aussi amère que moi.

- Il a l'air sympa ce café... Toi aussi tu es venue pour lire ?

J'ai souris tristement, repensant à ma venue ici.

- Disons plutôt que je suis venue ouvrir mes cadeaux de Noël... Mais le café est très sympa oui.

J'étais perdue dans mes pensées, le regard vague et la voix traînante, soulevée par les souvenirs. La gorge nouée et la tristesse me prenant en son antre.

- Je dois avouer que je ne m'attendais pas à te recroiser de si tôt. Mais ça fait plaisir de te voir. Surtout que j'ai eu droit à un sourire.

Comme pour appuyer mes dires, j'ai souris timidement. J'étais contente que nos liens s'apaisent. Aaron n'était pas méchant, seulement perdu. Ça m'aurait embêté de ne pas savoir comment lui parler, ni même comment l'approcher.


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##   Mar 13 Jan 2015 - 19:40

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Le sourire était presque amère lorsqu'elle lui fit une remarque. Mais elle avait raison au fond. Ce n'est pas tous les jours qu'on naissait et ce n'était pas tous les jours qu'on pouvait fêter ce jour. Même lorsqu'il n'était pas désiré. Une petite moue inquiète essaya d'émerger lorsque la voix de la demoiselle semblait vibrer sous la tristesse. Ouvrir ses cadeaux de Noël. A quel point pouvaient-ils être horrible ? Aussi horrible que le sien ? Son regard se glisse lentement jusqu'à son poignet où le trait rouge apparaît à travers les bandages. Heureusement que Marvin était là... Son bras retombe, presque inerte sur la table, avec une mollesse habituelle. Mais le sourire revient rapidement lorsqu'elle lui fait la remarque. Le genre de sourire qui dévoile ses canines et une légère fossette. Le genre de sourire qui apparaît lorsqu'il est mi-amusé, mi-captivé.
- Je dirai même deux ou trois ! fit-il en parlant des sourires.

Il s'était redressé comme pour vouloir faire fier, mais son regard parcourut rapidement l'endroit pour s'arrêter sur la scène. Pas de quoi en être fier, ça avait plus d'une estrade que d'une scène. Elevée d'une trentaine de centimètre par rapport au sol, elle dominait sans être trop pesante la salle. De leur coin, ils la voyaient parfaitement sans être vu par ceux qui s'y trouvaient. Mais pour le moment, elle était vide. Délaissée.
- Oh, fit-il étonné, il y a des représentations de temps en temps ?

Puis comme lorsqu'il était arrivé, son attention repartit dans une autre direction. Intéressant à autre chose. A un autre sujet. En l’occurrence, les cadeaux de Noël.
- Bah... J'imagine que c'est mieux de le faire dans un endroit plein de monde où tu ne risques pas de faire de connerie que dans ta chambre où t'as mille choses pour en faire...


Son ton était légèrement froid, comme une voix raisonnable. Avec un sourire amer, il leva son poignet gauche et le montra à Ludmila.
- J'en ai pas eu des très sympa non plus, et arrivés en retard qui plus est ! M'enfin... J'ai compris la leçon.

Il le laissa tomber sur la tasse en retenant du bout des lèvres un soupir. Le chocolat ramène de vieux souvenirs. Autant heureux que sale. Il se demande lesquels sont vrais et lesquels sont faux. Pendant lesquels son frère et les Rockwells jouaient la vérités et ceux où ils lui mentaient impunément. Quel bordel... Il s'affale de nouveau sur la table, le nez caché dans la manche. La voix est légèrement mélancolique, triste, amère et énervée.
- J'aimerai bien retourner en Amérique, fit-il. Juste pour avoir leurs versions...


##   Mer 14 Jan 2015 - 19:52

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Aaron me fit un autre sourire et un rire doux et tendre sortie de ma bouche suite à sa remarque. Oui. Pas qu'un.  Son regard dévia sur la scène et je regardai aussi. Une scène. Ou plutôt une estrade. Pour les musiciens amateur ou pro, le café était l'un des meilleurs endroits pour se représenter et voir ce qu'ils valaient. Qui sait, peut-être un jour y serais-je aussi, sur cette scène?
Il revint alors sur notre conversation précédente. Je le compris à son changement de ton.

- Bah... J'imagine que c'est mieux de le faire dans un endroit plein de monde où tu ne risques pas de faire de connerie que dans ta chambre où t'as mille choses pour en faire...

- C'est sûr... Il faut savoir se montrer raisonnable. Même si c'est pas ce dont on a envie.

Depuis gamine, j'ai toujours tentée de réfréner mon impulsivité. Allez savoir pourquoi je n'ai jamais su le faire. Alors aujourd'hui, pour éviter de sauter du 3ème étage après avoir lu mes mails, j'ai décidé de venir ici. Ma famille était bien mieux sans moi. J'en étais certaine. Si seulement j'avais su! Et si seulement j'avais écouter Rin... Il avait raison depuis le début. Mais tout ceci est une autre histoire.
Aaron me montra son poignet et je fronçai les sourcils. Grrrr.  Il m'expliqua son Noël et ses bêtises. Je souris tristement et hochai la tête.

- C'est l'essentiel alors.

Il s'affala alors sur la table et je le regardai, un peu surprise.

- J'aimerai bien retourner en Amérique.Juste pour avoir leurs versions...

Je ne savais pas de quoi il parlait mais sa voix en disait long sur sa pensée. J'ai seulement tendu la main et caressé ses cheveux. Je ne savais pas s'il aurait un mouvement de recul ou non. Je me rappelais seulement que ça avait le dons de calmer Blue  quand nous étions encore réunies.  

- Aaron... Je sais qu'on se connait pas ni rien, et on est franchement partie sur de mauvaises bases mais... Si t'as besoin... Enfin... Je suis là quoi.

Psy Ludmila Parker, à votre service.

- Et si tu me rétorque que j'ai tout intérêt à calmer mes angoisses avant celles des autres, je te renverse mon chocolat sur la tête.


J'essayais d'être un brin taquine. Parce qu'il vaut mieux sourire que pleurer.


L'art et la manière de se faire pardonner ? [Pv : Ludmila] | Terminé. 624485fgh
##   Mer 14 Jan 2015 - 22:20

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Aaron Eran
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Les yeux de l'adolescent se levèrent lorsque la main de la rouquine se posa dans ses cheveux. Il y brillait une lueur et de surprise et d'incompréhension. Avant de finalement disparaître derrière quelque chose qui ressemblait vaguement à de la joie. Un léger sourire traînait sur son visage alors qu'il tournait la tête pour la voir.
- Aaron... Je sais qu'on se connait pas ni rien, et on est franchement partie sur de mauvaises bases mais... Si t'as besoin... Enfin... Je suis là quoi.


Psy Ludmila Parker, de retour. Il se retient de lever les yeux vers le plafond. Décidément, il ne comprendrait jamais ce besoin de tout savoir. M'enfin, il allait peut-être devoir faire un effort vue qu'il avait parlé le premier. Il s'apprêta à répliquer quelque chose lorsqu'elle reprit. Là, un immense sourire de gamin insolent revient sur son visage. Il a presque envie de le dire pour voir s'il allait vraiment le faire mais il ne le fait pas. Il se contente de lui faire un sourire malicieux avant de se redresser. Il se cale contre la chaise et avec le tact qui lui est naturel, il balance tout d'une voix légèrement ennuyé. Comme s'il en avait marre.
- Baaah c'est assez compliqué... On m'a toujours dis que mes parents étaient morts : Ok, là, j'arrive à suivre. Sans problème. Je suis arrivé à Terrae parce qu'on m'a dit que mon frère était mort : Ok, je veux pas l'admettre, mais je suis toujours le truc. Après quelques semaines, j'apprends qu'il est pas mort, que les parents sont pas morts non plus et qu'il leurs court après. Là, je suis absolument plus.

Il stoppe deux minutes pour permettre à Ludmila d'encaisser tout en se frottant d'un air agacé une de ses tempes. S'il faisait traîner ça, ça l'agacerait et il aurait encore plus mal à la tête ce qui l'irriterait encore plus. Et Ludmila avait bien vu ce que cela donnait une fois qu'il était agacé.
- Puis dans le même temps j'apprends que ce sont des trafiquants de drogues et que j'étais pas voulu : ça je comprends et limite j'en ai un peu rien à faire. Ensuite, lors de la mission de diplomatie, qui est-ce que je vois ? Mon frère. C'est à partir de là que j'ai complètement arrêté de vouloir comprendre un truc et ça a donné ce que tu as du supporter la dernière fois. Hum, d'ailleurs c'était lui que j'avais eu au tel à la patinoire. Son anniv est le trente-et-un et ça m'a agacé qu'il appelle à ce moment et pas avant...

Il y avait une sorte de de résignation dans sa voix. Comme s'il avait fini par s'y habituer.  Mais c'était faux. C'était surement le fait d'apprendre qu'il n'avait jamais été voulu qu'il l'avait le plus amoché. Mais ça, il ne pouvait rien y faire... Il sentait le sang recommencer à battre contre ses tempe. Un peu trop fort... D'un geste nonchalant, il montra les bandages avant de continuer.
- Et enfin... Ses yeux se lèvent vers le plafond alors qu'il secoue doucement la tête pour retrouver le mot. Wui... Le trente-et-un, j'ai reçu un "cadeau" de Noël de la part de mon tuteur. Simple lettre dans laquelle il me disait que depuis le début il savait que mon frère n'était pas mort et qu'il l'avait vue pour Noël. Et ça a donné ça...

Il fait un vague geste de la main en direction de son poignet gauche pour montrer le reste de sang et puis d'un coup, il soupire. Comme si ça avait été l'une des choses les plus horribles au monde de raconter sa vie. En même temps qui s'en souciait vraiment ? Il croise les bras et s'appuis contre le mur. Ça lui fait tout drôle maintenant... Pas comme si lui avait fait du bien mais... Un drôle d'impression de... il n'avait pas vraiment les mots pour décrire cette impression et tant pis.
- J'sais, j'devrais me réjouir qu'il soit en vie et tout ça juste qu'apprendre qu'on vous a menti pendant tout une vie... Bah c'est dur à digérer. Ah ! Et mon frère était militaire. Était parce que maintenant il travaille pour un truc contre la drogue. Ou un truc du genre. Et, je t'avais bien dis que c'était compliqué.


Cette fois-ci, il hausse les épaules en reportant son attention sur sa tasse. Vraiment embêtant. Il finit le peu qu'il restait en une seule fois et la repose presque déçu.
- Voilà, c'est tout. C'est surement pas ce qui y a de plus horrible ici, mais... voilà quoi. Rien d'impressionnant.

Il ne sait pas quoi dire d'autre. D'ajouter. Comparé à d'autre, ce n'était rien. C'était presque le bonheur mais... Voilà. Il avait le coeur légèrement pincé en sachant cela. Que comparé à d'autre ce n'était rien. Et si Ludmila faisait parti de ces "autres" comme il le pensait ? Si elle était comme Tahia. Tss... Réalité affreuse. Il en avait mal à la tête. Un soupir s'échappa et il ferma les yeux en se massant les tempes. Les coudes sur la table et la tête courbée.
- Maintenant au lieu de me couper, j'me prend des gentils maux de tête.

L'ironie puait dans sa voix alors qu'il s'étalait de nouveau sur la table.
- C'est beaucoup trop compliqué.

Comment passer de la nonchalance et l'envie de déprimer en moins de deux minutes...


##   Jeu 15 Jan 2015 - 14:29

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Aaron ne me repoussa pas quand je posai ma mains dans ses cheveux. Ils étaient doux, comme ceux des enfants. Quand ma remarque parvint à ses oreilles, il me retourna un sourire malicieux avant de se redresser. Je lui rendit un sourire complice. Seuls nous deux pouvions comprendre cette allusion. Et puis il me dit tout d'une manière bien étrange: Sans émotions. Nada. Comme s'il était plus ennuyé de la situation que mal.
Il me permit entre autre d'intégrer ce qu'il me disait et je voyais parfaitement le genre d'enfance qu'avait dû avoir Aaron, bien que je ne l'ai pas vécu.
Comme s'il était résigné à accepter son histoire, Aaron reprit, des explications s'expliquant de plus en plus. Je comprenais son état l'autre jours. Bien que ça n'excuse pas tout, je savais ce que c’était que d'avoir droit à un appel servant de "piqûre de rappel". Ça faisait mal.
Il finit par me lançait à la figure que son cadeau de Noël était aussi merdique que le mien finalement, bien que cela ne soit pas dit comme ça. Il me montrait ses bandages et j'eus de la compassion pour cet enfant qu'avait du être Aaron. Attention. De la compassion, pas de la pitié. Il prit sa tasse et me lança, toujours aussi lassé:

- Voilà, c'est tout. C'est surement pas ce qui y a de plus horrible ici, mais... voilà quoi. Rien d'impressionnant.

Je ne répondis pas. Que voulez-vous répondre à cela? Il avait tord et raison à la fois et lui comme moi en étions conscient. Je le vis alors se massais les tempes. Mal de tête? Mon interrogation eut rapidement une réponse puisqu'il m'expliqua rapidement ce qu'il se passait. Après, il s'affala sur la table.

- Eh bien, voilà là une histoire peu commune... Je ne vais pas te dire que c'est l'une des pires choses que j'ai jamais entendu parce toi comme moi savons que se serait mentir. Mais si tu es là c'est qu'elle a eut sur toi les répercutions de certains passé macabres d'autres. Tu as mal vécu ton passé, ce que je peux facilement comprendre au vu de ce que tu m'as dis. La seule chose que je peux te dire, sans t'y obligé mais en temps que simple amie, se serait d'essayer d'en parler avec un des membres de ta famille.

Je marquais une pause, attendant de voir une quelconque réaction, puis continua.

- Crois-moi, je sais ce que c'est que de ne pas avoir envie de recevoir des nouvelles de sa famille, et je ne suis pas la mieux placé pour te dire de les appeler. C'est con mais c'est vrai. Tu devrais, mais je n'ai rien à te dire là dessus, parce que toi au moins, quand il t'a appelé, tu as répondu.

Je soupirai. Moi, je n'avais jamais répondu à Blue. Et je n'y répondrais probablement jamais.

- Quand à te dire que t'as jamais été voulu, faut pas que ça te ruine la vie. Tes parents ont pas voulu de toi? OK mais et après? Crois-moi Aaron, je suis certaine qu'ici, toi aussi tu as des gens qui veulent t'avoir dans leur vie en temps qu'ami ou plus peut-être pour certains qui sait? Il ne faut pas que tu t'en fasses pour ça. Si tes parents t'ont eu mais que ce n'était pas prévu... Sache qu'ici, certaines personnes sont heureuses de connaître ton existence.

Moi je commençais à l'apprécier, mais ça, jamais je ne l'aurais avoué. Je m'attendais qu'à une chose, son départ, furax.


L'art et la manière de se faire pardonner ? [Pv : Ludmila] | Terminé. 624485fgh
##   Jeu 15 Jan 2015 - 15:57

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Le nez contre son bras, la chaleur de son souffle semblait apaiser la douleur qui battait ses temps. Rien de bien curatif, mais suffisamment pour être plus supportable. La lueur dans ses yeux bleus était posée sur Ludmila. Qu'allait-elle répondre maintenant qu'elle savait ? Il n'arrivait pas à savoir si c'était de la compassion ou de la pitié qu'il lisait dans ses yeux. Peut-être les deux... ? Mais qu'est-ce qu'il en avait vraiment à faire... Il ferma les yeux pour chasser immédiatement ce mode de pensé. Ce n'était pas maintenant qu'il avait réussi à le chasser qu'il allait revenir ! M'enfin... Comme on dit : chassez le naturel et il revient au galop. L'indifférence laisse rapidement place à la curiosité lorsque la rouquine prend la parole. La seule réaction quand elle lui dit qu'il serait bien qu'il essaye d'en parler avec un membre de sa famille, fut un sourire triste. Pour quoi faire ? Se prendre encore des mensonges... ? Mais c'est vrai que ce serait bien. Quand elle lui parle de l'appel, il se redresse en précisant un détail qu'il avait écarté.
- Oh non ! Si j'ai répondu ce n'est pas parce que c'est lui qui a appelé, à vrai dire je n'ai même pas regardé qui c'était, j'ai répondu juste parce que ça me donnait un moyen de m’éclipser ! J'aurai jamais répondu sinon.

Il lâche un léger rire nerveux en se massant maladroitement la nuque alors que la rouquine soupirait. D'après ce qu'il avait compris, elle ne voulait pas avoir des nouvelles de sa propre famille et que son frère -ou sa soeur ?- l'appelait mais qu'elle ne répondait jamais. Il avait un léger pincement au coeur. Et s'il avait regardé avant de répondre, est-ce qu'il aurait vraiment prit l'appel ? Et s'il avait insisté... Mais le pincement était surtout dû que depuis, c'était silence. En même temps... "Je lui ai dis de ne t'appeler que lorsque tu le feras... Mais le connaissant" Les mots lui tournaient dans la tête alors que Ludmila reprenait. Le pincement remonta dans la gorge alors qu'il l'écoutait. Et merde... Pourquoi s'était-elle penchée sur ce point ? Le pincement devient subitement un étau alors qu'un simple sourire triste montre son trouble. ça fait un moment qu'il ne pleure plus alors c'était tout à fait normal que les larmes restaient au fond de ses yeux. Ne se pressant même plus pour rejoindre leurs bordures. Un simple sourire triste comme s'il avait du mal à y croire lui même. Un simple sourire triste qui essaye de dire merci d'une façon maladroite.
- Je le sais tout ça, fit-il doucement en baissant les yeux sur la tasse vide. Je l'sais tout ça, qu'il y a des gens qui veulent que je reste et peut-être qu'il y en a d'autre qui aimerait que je parte mais... Mais... C'est pas trop ça en fait. J'ai pas du tout mal vécu mon passé. Au contraire c'était plutôt sympa... Mais c'est le fait d'apprendre qu'on m'a menti depuis le début que j'ai pas trop bien pris.

Sa voix est tranquille, ni amer, ni colérique. Après tout, il a fini par l'accepter. Ses doigts jouent sur le bord de la tasse alors qu'il continue sans lever le regard.
- J'aurai sûrement jamais répondu si j'avais regardé qui s'était et j'aurai passé le reste des jours à m'ouvrir les veines parce que j'n'aurai pas eu le courage de répondre ou de rappeler. C'est tout con, mais moi je souffre si je revois pas ceux que j'aime, souvent. Et parce que je suis trop fier, trop égoïste et trop plein de chose, j'ai pas le courage de rappeler.

Un soupir s'enfuit et il relève les yeux.
- Mais ouais... Ce serait bien de lui en parler... Ce serait p't'être mieux en face à face alors...


Son sourire revient alors qu'une idée germe. C'est vrai ça, ce serait beaucoup mieux en face à face. Au moins là, il ne pourra pas se dégonfler ! Puis, il avait l'argent pour se payer le billet, il n'y avait donc pas de problème ! Il se retient d'en faire part à Ludmila, peut-être qu'elle arriverait à aller au bout de son idée et essayerait de l'en empêcher ou quelque chose dans le genre. Ssa voix change pour redevenir amicale.
- M'enfin... Et toi ? Qu'est-ce qui t'es arrivé pour que tu ne veuilles plus parler à ta fratrie ? Je t'ai bien fais confiance donc tu peux avoir confiance en moi... M'enfin, tu n'es pas non plus obligé de le faire.


Va savoir d'où lui venait cette envie d'être solidaire. Mais elle était belle et bien là et il respecterait parfaitement qu'elle refuserait d'en parler alors pour lui laisser le temps de réfléchir il se leva et lui dit d'un ton calme.
- Je vais nous chercher quelque chose à boire...


Il y avait un peu de monde et il dû patienter avant de pouvoir commander. Une fois fait, il revient à la table et déposa la boisson de Ludmila devant elle et s'assit sans lâcher la sienne. Il ne dit rien, attendant simplement qu'elle se décide.


##   Jeu 15 Jan 2015 - 19:10

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Aaron me montrait une facette de lui que je n'avais jamais vu: celle du jeune homme perdu et vide. Rare sont les personnes qui ici, nous permettaient de le voir. Moi même, je mourrais plutôt que de le montrer.
Il eut un triste sourire et j'eus presque envie de le prendre dans mes bras tant je le trouvais touchant. J'ai dis presque. Je lui souris avec encouragement. On se relève de tout m'a-t-on dit un jour. Peut-être. Mais on traîne toujours la patte, les souvenirs accrochés tels des boulets à nos chevilles.

- Oh non ! Si j'ai répondu ce n'est pas parce que c'est lui qui a appelé, à vrai dire je n'ai même pas regardé qui c'était, j'ai répondu juste parce que ça me donnait un moyen de m’éclipser ! J'aurai jamais répondu sinon.


Il eut un rire nerveux mais j'eus un sourire joueur.

- Eh! Méchant va! Je vais presque finir par croire que tu ne peux pas me supporter!

Je savais bien que c'était à demi vrai. J'en riais. On m'avait toujours dit qu'il fallait rire de ses propres erreurs. Ne jamais en pleurer. Et ne jamais tout garder. Je ne respectais que la première des trois consignes. Je n'étais pas du genre docile. Encore moins réfléchie. J'étais impulsive et changeante. Je ne savais pas me poser cinq minutes et réagissais au quart de tour. Peut-être pour ça que j'avais du mal à contenir mes émotions en ce moment.
Je pus presque déceler les larmes dans les yeux d'Aaron, comme s'il ne pouvait plus pleurer. Comme s'il l'avait trop fait par le passé.
Je me reconnus en lui quand il dit qu'il ne pouvait appeler son frère. Moi non plus, je ne pouvais pas revoir ma sœur. Blue...

- Mais ouais... Ce serait bien de lui en parler... Ce serait p't'être mieux en face à face alors...


Je lui souris. S'il m'en avais plus dit, et s'il avait décidait d'y aller, je l'aurais soutenu, peut importe les illégalités. Les liens du sang et la famille prime sur le règlement. Alors qu'est-ce-qu'il nous empêchait tout deux de partir? Rien. Pourquoi restions-nous alors? On avait peur. Peur de leur regard. Peur de les revoir. De les affronter. D'un au revoir déchirant et d'une déception que l'on pourrait lire dans leurs yeux qui sait?
J'avais baisser la tête. Que répondre à cela?

- M'enfin... Et toi ? Qu'est-ce qui t'es arrivé pour que tu ne veuilles plus parler à ta fratrie ? Je t'ai bien fais confiance donc tu peux avoir confiance en moi... M'enfin, tu n'es pas non plus obligé de le faire.

Hein? J'ai posé mon regard sur lui. Un regard perdu et triste, un regard demandant du temps. Lui dire? A lui? Je n'en avais parlé qu'à Rin, mon copain. Pourquoi en parler à Aaron? Parler ça fait du bien à ce qu'il paraît. Alors? Oui ou non?

- Je vais nous chercher quelque chose à boire...

Il se leva et parti nous chercher à boire. Je savais bien qu'il me laisser réfléchir. Oui, non, peut-être, je sais pas... On oublie trop souvent qu'il y a trop de réponse que l'on peut donner. Si je dis oui, il me jugera, si je dis non, il se vexera. Alors que faire? J'ai soupiré et le voilà revenue. Un café vint à me faire sourire et je le remerciai.

- Disons... Qu'une de mes erreurs a été durement accepté -voir même carrément refusé- par ma famille. J'ai supposé qu'en disparaissant, ils seraient capable de se remettre du drame. Mais je sais aujourd'hui que j'avais tord. Et j'ai bien trop peur pour oser répondre aux appels de ma tendre petite sœur.

Je n'avais rien dit c'est vrai. Mais parler de ma soeur m'était difficile et j'espérais qu'Aaron comprendrait.

- Mon cadeau de Noël est en fait... Deux mails. Un de mes parents et un de Blue, ma cadette. Ne fait pas la même erreur que moi Aaron. Si je n'ai plus le courage d'appeler ma sœur, toi tu peux encore l'avoir en te raccrochant à ton dernier appel avec ton frère. Fait en sorte de pouvoir être heureux.


J'étais sincère. J'apprendrais quelques jours plus tard la terrible erreur que j'avais faîtes. On ne se rend jamais assez compte de la chance qu'on a avant de la perdre. C'est toujours pareil. Si seulement j'avais su...


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##   Jeu 15 Jan 2015 - 19:56

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Ludmila parla d'elle-même. Il ne l'avait guère forcée pourtant... il en avait comme l'impression. Comme si elle aurait craint une mauvaise réaction de la part de l'adolescent si elle n'avait pas voulu en parler... C'était dommage que les gens ne comprennent pas que, parfois, ceux qui leurs tendent la main ne veulent pas forcément les manger. Ironie du sort qu'il pense cela alors que trois semaine auparavant il faisait la même chose. Il avait bien vue son regard avant de partir. Perdu et triste. Et ça, ça avait fait écho quelque part en lui. Va savoir où mais il eut l'impression de se le reprendre en plein figure lorsqu'il tourna la tête et croisa son reflet dans la glace. Bordel, qu'est-ce qu'il a l'air crevé... Avec la rouquine on aurait dit qu'on venait de leurs apprendre une sale nouvelle vue leurs têtes. Tous les deux abattus par leurs passés.

Il ne comprend pas. Il ne comprend pas, lui a qui on a toujours pardonné ses actions quand il était gosse parce qu'il était tout le temps capable de faire pire pour se faire pardonner... Logique illogique mais ça fonctionnait alors pourquoi arrêter ? Il n'arrivait pas à saisir le fait qu'on ne puisse pas accepter que son enfant face une erreur et le traîner dans la boue à cause de cela. Mais, il arrivait à comprendre qu'on veuille fuir en espérant obtenir quelque chose et qu'au final, le résultat était tout le contraire. Et il pouvait aussi comprendre cette peur qui noue les entrailles et la gorge lorsque le téléphone sonne et qu'on a pas le courage de répondre. Mais il la laisse finir. Les mails de la rouquine sont comparés à la lettre du père Rockwell et cela provoque un frisson dans le dos du p'tit. Si sa soeur cherche à la joindre, ça veut donc dire qu'elle lui a pardonné mais si c'était les parents qui n'avaient pas pardonnés ça... Awhn c'était beaucoup trop compliqué. Le cerveau de l'adolescent décrocha et pour calmer le mal de tête il amena le chocolat chaud à ses lèvres. Il s'en fichait que c'était le second, c'était tellement bon qu'il pourrait en boire toute la journée. Il réfléchit deux secondes après qu'elle ait finie avant de balancer.
- Hey... A t'entendre parler on dirait une vieille !

Le ton n'est ni moqueur, ni gentil. Juste sévère. Il est le mieux placé pour savoir que lorsqu'on est dans un mode de pensé pareil, il faut balancer les choses comme elles sont, quitte à choquer.
- Une vieille qui aurait déjà acheté son cercueil et choisit l'emplacement de sa tombe.

Il n'a aucune idée si les mots touchent juste ou font mouches mais il continue. Les bras croisée et son regard bleu posé sur la rouquine. Oh, il ne la juge pas. Il ne la prend pas non plus de haut. Il essaye juste de la bouger.
- Mais à ce que je sache t'es à peine plus vieille que moi. Alors parles pas comme ça !


Y a comme une sorte de détresse dans ses yeux alors qu'une étrange émotion fait vibrer sa voix. Il a pas envie de voir quelqu'un d'autre se détruire. Il a pas envie de rester là, à rien faire, alors que son... amie se morfond.
- On est pas tous des courageux. On est pas tous complètement cons et rancunier et pour l'instant personnes n'est vraiment un vieillard. Même dans l'âme. Qu'importe à quel point elle fait mal.

Ce qui fait vibrer sa voix et surement ce trait de caractère qu'on les gens qui sont habitués à diriger. Croire en ses propos. Mais pour l'adolescent c'était plutôt pour se convaincre lui même aussi.
- Alors, on est jeune et on a le droit de faire des conneries. Et je peux t'assurer que moi j'vais en faire une bientôt juste pour retrouver mon imbécile de grand frère !

Y a cette lueur de folie due à l'impulsivité des tonnerres qui brille dans ces yeux bleus comme les ciel. Un grand sourire sur le visage, l'adolescent à le menton sur le dos des mains et scrute la rouquine.
- Et toi ? T'as pas envie de faire une connerie pour retrouver ta soeur ?

Il n'espérait pas qu'elle dise oui, mais il n'espérait pas non plus qu'elle dise non. On n'est libre de faire ses propres choix et ce n'est pas parce qu'elle refuserait qu'il la considérerait comme une froussarde. Pour lui, la rouquine était une battante qui insistait un peu trop et qui avait l'air de se dédier aux autres pour faire que son petit monde soit heureux. Et vue que cette rouquine faisait maintenant partie du p'tit monde de l'adolescent, il était bien décidé à faire n'importe qu'elle connerie en espérant qu'elle soit heureuse.


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