Terrae, Une nouvelle ère commence...

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[Fini] Serait-ce le destin ? [privé]
#   Sam 17 Jan 2015 - 18:36

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Un jour comme un autre, un jour de plus pour Nathanaël qui comme à son habitude bossait ses cours à la bibliothèque. Enfin, ses cours, il fallait plutôt dire qu'il anticipait sur la matière de l'année suivante en l’occurrence. Cela faisait à présent un peu plus de cinq mois qu'il était à Terrae et tant de choses s'était déjà passées ! Il y avait eu son initiation, le conflit avec les scientifiques et de nombreuses rencontres hautes en couleur. Il leva les yeux de son livre de physique avancée. Rien d'intéressant dans celui-là. Il balaya les tables qui l'entouraient d'un regard par réflexe. Il soupira. Pourquoi gardait-il cette stupide habitude ? Il espérait toujours rencontrer ce visage disparu parmi les élèves, Ipiu...

Cela faisait plusieurs mois qu'il ne l'avait pas revue. Après leur escapade nocturne dans les souterrains, il l'avait bien rencontrée quelques fois, mais il l'avait trouvée de plus en plus distante à mesure que les jours  passaient. Le Terre avait appris qu'elle avait passé son étoilisation, une Tonnerre Sensitive... c'était bien sa veine. Il s'était d'ailleurs demandé si l'attirance qu'il ressentait alors pour elle avait été la cause de cette disparition. Il n'avait pas su quoi faire. Il lui avait bien posé des questions pour savoir ce qui n'allait pas, car quelque chose avait changé, il l'avait senti. Le Titan n'avait reçu que de vagues réponses sans intérêt. Le problème était ailleurs et il ne pensait pas en être la cause. Il sentait qu'il y avait une autre raison à son comportement. Et du jour au lendemain, il ne l'avait plus revue.

Nathanaël ne s'était bien évidemment pas contenté de cette situation. Il avait mené sa petite enquête. Il était allé voir son copain Lucky... qui s'était avéré ne pas être son petit-ami et d'aucune utilité, puisqu'elle le fuyait aussi. Au début, il revenait tous les jours à la bibliothèque, étant persuadé qu'il finirait bien par la croiser là-bas, mais ce ne fut pas le cas. Il lui avait bien semblé la voir de temps en temps, mais à chaque fois qu'il se rendait à l'endroit de sa vision, il n'y avait personne. Le Terre avait fini par abandonner. Il était persuadé qu'elle était toujours là, mais que, tant qu'elle ne l'aurait pas décidé, il ne la reverrait pas. Quel gâchis ! Il l'appréciait beaucoup et même si, au fond, cette situation était sans doute mieux pour lui, il ne l'acceptait pas. Il aurait préféré souffrir un peu de développer des sentiments pour elle, mais de la savoir en bonne santé et heureuse, plutôt que de vivre cette situation et de s'inquiéter pour elle. Son attirance pour elle avait peu à peu disparu. Au début, il pensait très souvent à elle, maintenant c'était fini. Il avait encore certains mauvais réflexes, mais il savait que d'ici peu, tout serait oublié. Loin des yeux, loin du coeur, comme le dit le proverbe.

Il chassa les images qui lui venaient à l'esprit pour se concentrer sur un autre livre qu'il avait pris : Physique Moderne. Cela promettait d'être un peu plus intéressant que le précédent ouvrage. Il tourna quelques pages de physique quantique.

Après une heure passée à côtoyer Plank et ses collègues, Nathanaël referma son manuel. Il s'étira et, à nouveau, son regard balaya l'assembler sans même qu'il ne s'en rende compte. Il avait besoin de prendre l'air à présent. Après avoir rassemblé ses affaires dans son sac à dos, il empila les trois livres qu'il avait pris et se balada entre les rayons pour les ranger quand, soudain, à un croisement, il se retrouva nez à nez avec Elle. La bouche à moitié ouverte, il resta figé. Était-il en train de rêver ?



Merci Aa-chan <3


Dernière édition par Nathanaël Lancer le Dim 18 Jan 2015 - 16:17, édité 1 fois
#   Sam 17 Jan 2015 - 19:07

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Le silence de la bibliothèque. J’ai toujours trouvé que les bibliothèques étaient des endroits magiques. Je crois que j’ai toujours vécu près d’une bibliothèque. Je n’en suis pas sûre. Mes souvenirs me reviennent au compte goute mais je me souviens maintenant que ma mère me lisait des histoires. Je ne sais plus de quoi elles parlaient, je ne me souvient plus de la voie ou du visage de ma mère, mais j’ai cette sensation de l’avoir écoutée.

C’était il y a bien des années, mais encore aujourd’hui ces lieux sont pour moi des cathédrales où la connaissance est élevée à un rang supérieur. Je m’y sens bien, sans doute parce qu’ici les gens ne font pas attention à moi. Je fais partie des meubles dira-t-on.

C’est le seul endroit où je puisse vainement tenter de m’oublier. Je ne suis plus triste. Ou peut-être si un peu. Je ne suis plus en colère contre quiconque d’autre que moi-même. Le temps est le seul remède qui saura apaiser mes blessures. J’en ai la conviction, ou du moins j’essaie de m’en convaincre. Comment réussir à oublier qu’on est un monstre ? Comment avancer. Toujours comme n’importe quel élève de cet institut. Seulement, je ne puis plus être une élève.

La page se tourne tout doucement. Les mots s’envolent. Le livre est fermé. Terminé. Pendant un instant j’ai retrouvé celle qui m’a donné le nom par lequel on m’appelle encore aujourd’hui. Ipiutinelle tu as été mon amie, tu as été celle que j’aurais du être. Je ferme le livre presque sereine. Presque apaisée. Je m’en vais le reposer.

Quand soudain je manque de rentrer dans quelqu’un. Mes yeux se lèvent vers le visage de l’homme qui me fait face. Ce n’est pas un homme mais un garçon qui me fait face. Mon cœur rate un battement.

La douleur me submerge en un instant. Comment ai-je pu l’oublier. Tendre compagne elle reprend ses droits sur mon cœur. Un nom.

Nathanaël.

Je l’ai connu. Je l’ai apprécié en tant qu’Ipiu. Il fait partie de ces gens chers à mon cœur. De ces gens que je veux protéger. Il fait partie de ceux qui m’ont faite rester. Il est un de ceux que j’ai blessé. Je sais qu’il m’a cherchée, au combien de fois je l’ai évité disparaissant dans une ombre pour ne pas le rencontrer. Il était sans nul doute le seul capable de me retrouver car il savait où  chercher.

L’un de ceux à qui la vérité ferait trop mal. L’un de ceux que je ne veux affronter. Je l’ai déjà trop fait souffrir. Un sourire gêné se peint sur mes lèvres.

« Excusez moi. »


Je m’écarte pour le laisser passer. Je ne suis pas la fille qu’il a rencontrée. Il a laissé une enfant il retrouve une femme. Mes cheveux ne sont plus sombres, ils sont blonds. Je ne porte plus de lunettes. Les habits fleuris et larges ont disparu de ma garde-robe, laissant leur place à des affaires plus féminines. Plus près du corps. Jamais ipiu n'aurait songé à se maquiller, mes yeux sont cernés de noir. La gamine n’existe plus.

Ne me reconnais pas. S'il te plait.





#   Sam 17 Jan 2015 - 20:32

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La jeune femme en face de lui s'écarta pour le laisser passer tout en s'excusant. Nathanaël ne broncha pas, trop surpris pour esquisser le moindre mouvement, pour souffler le moindre mot. Il ne pouvait s'empêcher de la dévisager. Elle avait tant changé depuis la dernière fois. Presque tout dans son apparence physique était transformé : cheveux, vêtements, maquillage, ... Pourtant, malgré toutes ces modifications, il l'avait reconnue instantanément. Son regard avait accroché le sien et cela avait suffi. Son attitude aussi avait changé. Elle semblait ne pas le reconnaître ou plutôt faisait-elle semblant de l'avoir oublié. Elle afficha un sourire gêné. Était-ce de la douleur qu'il décelait dans ses yeux. Qu'avait-elle bien pu traverser pour changer à ce point ? Il lui sembla que l'Ipiu qu'il connaissait n'était plus là. La jeune femme en face de lui avait mûri. Elle paraissait plus âgé, une adulte. Le Titan ne comprenait plus rien. Tant de questions se bousculaient dans sa tête, mais aucun mot ne parvenait à s'aligner pour former une phrase. Il était devenu muet.

Nathanaël  cligna des yeux, conscient de paraître totalement stupide debout comme ça, la bouche ouverte. Il réfléchissait. Que lui dire ? Il l'avait reconnu, mais elle ne semblait pas le vouloir. Il n'avait jamais vu des yeux qui exprimaient autant de choses en même temps. Son attitude aussi exprimait la retenu. Oui, Ipiu ne souhaitait pas le voir. Elle ne voulait pas le reconnaître, faire comme si de rien n'était, deux parfaits inconnus. Le Terre sentit un léger pincement au cœur à l'idée d'être rejeté de la sorte. Il était partagé entre deux sentiments bien distinct : la colère et la compassion. Il était énervé d'avoir été abandonné par une personne en qui il avait confiance et qui n'avait pas donné de signes de vie pendant des mois, mais cela était trop facile. Or la vie n'était pas simple. Il savait que si elle fuyait, c'était pour cacher quelque chose. C'était une évidence. Et tous ces changements exprimaient aussi un mal-être, du moins c'était souvent le cas. C'est pour cela qu'il ressentait de la compassion, pas de la pitié, mais bel et bien de la compassion, car elle souffrait.

Es-tu prête à t'appuyer de tout ton poids sur mon épaule ?

Cette question, étonnamment, était sortie toute seule, en écho à ses pensées. Pourtant, il se dit qu'elle comprendrait, qu'elle n'aurait pas oublié.

Le Titan s'était imaginé de nombreuses fois leur rencontre après cette longue absence. Lui qui n'était pas trop porté sur l'imaginaire avait laissé libre court à ses idées. Il avait cherché des raisons à cette disparition. Il avait tout passé en revu, le meilleur comme le pire, mais cela n'avait rien changé, rien du tout. Et maintenant, elle se trouvait là devant lui, mais ce n'était plus vraiment elle, et il n'était pas sûr d'avoir un jour les clefs pour comprendre ce qui s'était passé. Tout ne dépendait que d'elle.



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#   Sam 17 Jan 2015 - 22:31

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Ne me reconnais pas. S’il te plait. Si tu me reconnais je vais devoir te blesser. Te blesser profondément. Je ne suis pas quelqu’un de bien. Pas quelqu’un de fréquentable. Tu mérites mieux. Tellement mieux.

Moi j’ai tué trop de monde pour être pardonnable. J’ai tué encore et encore et encore. Je me sens tellement sale devant ses yeux. Tellement peu ragoutante. La fille de lumière s’est consumée. Elle est morte quand je le suis née. Alors je ne veux pas qu’il me reconnaisse, parce que je ne veux pas qu’il l’oublie elle. Je veux que le souvenir de cette enfant reste pour lui celui qu’il est pour moi.

Garde le souvenir de celle que j’aurais voulu être.

Je sens avant que tu ne le dises. Je le sens que tu m’as reconnue. Je sais que tu sais. Ca fait mal. Profondément. Parce que maintenant il va oublier qui elle était mon souvenir remplacera celui de l’enfant. J’ai envie de disparaitre. Vraiment. Me cacher là où il ne verrait plus ma médiocrité. Il m’a vue et mon cœur se brise.

Ses mots simples me rendent ce que je vais faire tellement plus dur. Tellement plus… complexe. Ces mots me touchent et je vacille. J’ai envie de me poser sur lui. De tout lui raconter. De lui dire qu’elle l’aimait et qu’il est important pour moi de ce fait. C’est justement parce que j’en ai envie que je n’en ai pas le droit.

Il est jeune. Bien trop pour avoir à supporter le poids de mes erreurs. Bien trop pour que je m’appuis sur lui. Bien trop pour que je le brise. Parce que oui me supporter c’est se détruire. J’ai tellement de souffrance, de regrets mais surtout de crimes dans le cœur. Je n’ai pas le droit de tout lui révéler. C’est aussi simple que ça. Pourtant… Je vais essayer la douceur, je ne veux pas gâcher totalement le souvenir qu’il a d’Ipiu.

« Je suis désolée Nathanaël, Ipiu est morte. Je ne suis pas la jeune fille que tu connaissais. Elle n’existe pas en moi et n’y existera jamais. Tu ne me dois rien, comme je ne te dois rien. Excuse moi. »


Je le dépasse. Me retourne pour ajouter quelque chose. Les mots me manquent. Je ferme les yeux et j’inspire lentement, profondément. Me calmant avant de prononcer ces mots. Ces mots aussi durs à entendre qu’à prononcer.

« Tu étais important pour elle, elle avait confiance en toi. »


Je repars car tout a été dit.





#   Sam 17 Jan 2015 - 23:19

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Attends !

Nathanaël l'attrapa par la main, comme il l'avait fait par le passé. Elle ne pouvait pas partir, pas comme ça, surtout pas après ce qu'elle lui avait dit et la manière dont elle avait prononcé ces mots. La stupeur était passée, à présent il était dans l'action. Son cerveau fonctionnait à la vitesse turbo. Il devait comprendre ce qu'elle lui avait dit, mais aussi lire entre les lignes, déceler la moindre information. C'était primordial. Il ne pouvait pas la laisser comme ça, c'était au-dessus de ses forces. Elle lui avait dit qu'Ipiu était morte et que, de ce fait, elle avait changé irrévocablement. Que s'était-il passé alors ? Était-ce dû à son étoilisation ? Il avait entendu de nombreuses histoires à propos de ce passage, souvent catastrophique, à l'étape supérieure dans la maîtrise des pouvoirs, mais rien au sujet d'un changement de personnalité. Il s'agissait donc d'autres choses. Oui, c'était forcément autre chose. Le Terre avait remarqué lors de cette fameuse nuit qu'elle était différente des autres filles qu'il connaissait, c'est d'ailleurs ce qui l'avait séduit. Elle était intelligente, compétente dans bien des domaines et possédait de nombreuses connaissances, plus que lui ce qui n'était pas une mince affaire, avouez-le ! Était-ce lié ?

En tous les cas, il était sûr que ce changement radical avait un rapport avec son passé, sa vie avant Terrae. Tous les élèves avaient vécu des traumatismes, tous étaient venus ici pour une bonne raison et elle ne dérogeait pas à la règle. Cependant, si c'était bien le cas, il ne se sentait pas le droit de la forcer à parler. C'était à elle de prendre cette décision. Mais alors, que pouvait-il faire ? Il devait attendre qu'elle soit prête et ce n'était manifestement pas le cas. Il n'allait pas la contraindre à quoi que ce soit, ce serait totalement contre-productif, mais il n'abandonnerait pas, pas cette fois. C'était peut-être arrogant, mais elle avait besoin de lui, il en était convaincu. Elle ne se débarrasserait pas de lui si facilement cette fois-ci.

Tu n'es pas prête, tu ne souhaites pas encore me parler. Très bien, je respecte cela. Mais je ne vais pas t'abandonner, pas cette fois. Tu n'es peut-être plus vraiment Ipiu... je ne sais pas si c'est un rôle que tu jouais, si tu rejettes la partie de ta personnalité qu'elle incarnait ou je ne sais quoi d'autre, mais elle est toujours là, à quelque part. Et si, comme tu le dis, elle m'appréciait et me faisait confiance, alors je dois au moins me battre pour ça.

Nathanaël se permit une courte pause, mais enchaîna tout de suite, de peur qu'elle ne l'interrompe.

Je sais... qu'au fond tu n'as jamais été seulement Ipiu et c'est toi que j'ai envie d'apprendre à connaître. Parce que... si j'ai pu apprécier Ipiu, je suis sûr que je peux t'apprécier toi.

Il se tut et lui lâcha la main. Il était un peu sonné parce qu'il venait de dire. D'où cela sortait-il ? Il se rendit compte qu'il ressentait à nouveau cette attirance qu'il avait eu quelques mois auparavant. Il croyait s'en être débarrassé, mais non. Il savait qu'elle allait le sentir et que cela la ferait fuir, mais comme il l'avait dit, cette fois il n'abandonnerait pas. Il ne la forcerait pas à parler, jamais. Il attendrait simplement le jour où elle serait prête à se confier. Il ne savait pas ce qui s'était passé et ce devait être très grave vu son état et son comportement, mais il n'avait pas peur. Il se sentait fort, mais il se savait fragile. Elle était Tonnerre Sensitive. Si elle le souhaitait, elle pourrait faire ce qu'elle voulait de lui, le réduire en miette. En retour, Nathanaël n'avait que la force pour riposter et cela, il se le refusait.



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#   Dim 18 Jan 2015 - 0:57

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La main attrape le poignet de la femme. Elle se retourne avec plus de calme qu’elle n’en ressent vraiment elle ne veut pas de cette confrontation. Elle a peur de sa faiblesse. Elle sait que ce qu’elle veut n’est pas ce qu’elle doit faire. Elle se force au calme. Elle serre contre son ventre le livre qu’elle était en train de lire. Se donner une contenance. Toujours.

Elle ne doit pas montrer ce qu’elle ressent. Son visage de marbre ne laisse aucune prise au jeune homme. Un masque d’albâtre ne lui en aurait pas appris plus. Parce qu’au final, c’est bien ça le pire. Elle n’a pas le droit de le laisser l’atteindre. Pas le droit de lui laisser un espoir. Elle doit l’éloigner, même si elle en souffre et qu’il en souffre. Elle doit être impassible.

Chacun des mots du jeune homme est un coup dans ses résolutions. Sa gentillesse était ce qui avait attiré Ipiu, plus que sa connaissance. Elle l’avait senti gentil. Alors elle s’était approchée. Elle l’avait considéré comme un ami. Et l’autre, l’autre elle comprenait elle avait la preuve sous les yeux du sentiment de celle qu’elle avait été. L’autre elle a mal. Elle sait qu’il a raison. Elle sait ce qu’elle devrait faire pour aller mieux. Elle sait qu’elle pourrait tout lui balancer. Elle sait à quel point il serait facile à briser.

Son regard se fait froid et elle le plante dans celui du garçon. Pense-t-il qu’elle ignore ce qu’il ressent. Erreur de sa part. Il lâche sa main elle le regarde avec… Indifférence.

Elle pose le livre sur une étagère. Elle s’approche du jeune homme. Trop proche elle rompait son cercle d’intimité se collant presque à lui assez proche pour qu’il sente sa chaleur à travers leurs vêtements. Elle ne le touche pourtant pas. Elle s’y refuse.

Son regard froid dans celui du jeune homme. Elle lui parle d’une voix calme. Basse et dangereuse.

« Non tu n’as aucune envie de me connaitre. Tu es attiré comme n’importe quel ados par une femme plus âgée. Désolée mon choux, je fais dans le dix ans de plus. »


Son souffle percute ses lèvres autant que ses paroles le blessent. Du moins c’est ce qu’elle espère. Elle espère le dégouter. La haine est un sentiment beaucoup moins dévastateur que l’inquiétude. Déteste moi. Voilà ce qu’elle cherche. Elle cherche son mépris. Qu’il se dise que non elle n’était pas si bien que ça. Que ce qu’il a entrevu était une erreur. Parce que quoi qu’il ne voie en elle il se trompe.

Elle n’est pas une de ces âmes perdues qui souffre. Elle ne doit pas être protégée et choyée. Elle mérite les tourments qu’elle subit. Elle a tué, volé, menti. Elle n’a pas le droit à ce qu’on s’apitoie sur son sort. Elle n’en a pas le droit. Elle doit payer pour ce qu’elle a fait. Lui n’a pas à supporter ses crimes. Lui il est droit. Lui il a un avenir.





#   Dim 18 Jan 2015 - 12:25

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Pendant tout son discours, la jeune femme en face de lui n'avait pas bronché, un visage impassible, un regard froid, puis indifférent. Elle s'était ensuite approchée, trop sans doute, oui beaucoup trop près. Elle le regarda à nouveau avec froideur et sa voix s'exprima presque comme une menace. Nathanaël ne bougea pas. Il ressentait la peur, car il savait qu'elle pouvait le faire souffrir, mais aussi la douleur d'être à nouveau rejeté. Sauf que, cette fois, c'était différent. Elle avait changé et il n'avait plus cet espoir fou que, peut-être, elle pourrait s'intéresser à lui. Ipiu n'avait pas voulu de lui, pourquoi cela serait-il différent pour elle ? Non, il n'attendait pas ça. Il ne lui demandait rien. Lorsqu'il avait parlé d'apprendre à la connaître, à l'apprécier, il ne pensait qu'à de l'amitié, mais une amitié sincère. Être l'ami dont elle avait besoin, le confident si elle le souhaitait, l'épaule sur laquelle s'appuyer dans les moments difficiles. Il ne souhaitait rien d'autres, car il savait que c'était impossible. Un fossé s'était creusé entre eux deux. Alors, au final, ce ton froid et dur, c'était peut-être ce qu'il lui fallait, mais le Terre ne savait pas si son attirance pour elle disparaîtrait. Ça ne se commandait pas, ce genre de choses.

Leur proximité le troublait un peu. Il sentait sa chaleur corporel, son parfum. Il ne lui aurait fallu qu'un geste insignifiant pour la toucher, effleurer ses vêtements, mais il ne bougea pas. Il n'en avait pas le droit. Elle ne l'obligerait pas à commettre un impaire. Au lieu de ça, il se força au calme et à la concentration. Elle jouait avec lui, car elle savait ce qu'il ressentait. Elle essayait sans doute de le déstabiliser et de le confronter à cet abîme qu'il y avait entre ses sentiments et les mots qu'elle venait de prononcer. Cependant, les yeux du jeune homme ne quittèrent pas les siens et il lui sourit, paisible et doux. Elle n'atteindrait pas son but de cette manière.

Ce n'est pas ce que je te demande et tu le sais.

À nouveau, il ne s'exprima pas avec une grande clarté, mais elle était intelligente. Il savait qu'elle comprendrait. Car, au fond, il était persuadé qu'elle cherchait à le faire fuir, comme elle l'avait fui ces derniers mois. Il avait toujours cru que leur rencontre serait son initiative, mais, au vu de la tournure que prenait la conversation, il devait se rendre à l'évidence et conclure que ce n'était pas le cas. Certains parleraient de hasard, d'autres de destin.

À présent, il ne chercherait pas à la retenir. Il lui avait dit ce qu'il avait à dire, qu'il serait toujours présent pour elle, en résumé. C'était elle qui restait, parce qu'elle n'acceptait pas cela sans doute, mais il ne comprenait pas trop pourquoi. Dans le fond, pourquoi cherchait-elle à le faire fuir ? Elle cachait quelque chose, il en était persuadé, mais il lui avait dit qu'il ne la forcerait pas à parler, qu'il serait patient, alors de quoi avait-elle peur ? De ses sentiments ? Cela ne paraissait pas très plausible. Au moins, il l'aurait aussi rassurée sur cet aspect-là.



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#   Dim 18 Jan 2015 - 13:16

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Le cœur saigne des larmes de feux, le regard devient vitreux. Elle baisse les yeux, ne lui laissant pas attraper une parcelle de son humanité. Les larmes disparaissent et le froid grand et immense l’étreint dans une valse insensée. Pantin désarticulé dans son propre tourment elle recule doucement.

Elle se saisit du livre qui un instant l’a faite oublier la cruauté de sa condition. Qui un instant lui a permis de recommencer à rêver. Ipiutinelle devenue Elana disparait de ses pensées. Elle n’aurait jamais été marchombre, elle n’est ni le calme ni l’harmonie. Elle est le désordre et la destruction. Elle serait un mercenaire du chaos.

Cette révélation ne l’ébranle même pas. Elle sait qui elle est, elle sait ce qu’elle est et ce qu’elle a fait. Elle sait que ce qu’elle va faire est d’une grande lâcheté. Elle sait que ce qu’elle va faire va la blesser plus profondément qu’elle ne blessera le garçon. Pourtant a-t-elle encore le choix ? Elle a peur.

Elle sait que ce qu’elle va faire est mal. Au-delà de toute la cruauté qu’elle n’a jamais eu. Mais elle sait qu’elle n’a le droit de lui laisser de l’espoir. Elle sait qu’elle ne peut le laisser souffrir par sa faute. Alors… Alors elle fait un choix. Sachant que c’est le mauvais. Sachant qu’elle le regrettera. Sachant que ce n’est pas à elle de le faire.

« Je suis désolée. »


Elle s’éloigne et ferme les yeux. Doucement, un sourire triste apparait sur ses traits. Elle ne sait pas exactement comment s’y prendre. Elle a toujours laissé les sentiments des autres l’atteindre. Elle a toujours laissé tout ça rentrer en elle. Elle n’a jamais essayé de le faire sortir. Elle n’a jamais osé chercher à modifier les sentiments d’autrui.

Pourtant aujourd’hui elle n’a pas le choix. Une larme solitaire coule sur sa joue emportant avec elle une nuée de maquillage noir. Elle n’y prête attention et se concentre. Elle se tend vers le jeune homme qui lui fait face. Son esprit telle une flèche effleure la conscience du jeune homme qu’elle aurait pu aimer si elle n’avait pas été elle. Si tout cela n’était pas arrivé.

Elle se tend et cherche à tâtons à transformer sa sincérité, son amitié, son inquiétude en indifférence. Elle se tend pour écraser les prémices de son amour. Elle cherche puise dans ses réserves les plus profondes pour ne pas tout lâcher. Pour ne pas s’effondrer face à sa propre cruauté. Elle cherche du courage là où tout n’est que douleur. Elle se blesse plus profondément qu’elle ne l’a jamais fait. Peut-être s’en veut elle aujourd’hui plus qu’elle ne s’en voulu alors quand par sa faute son amour mourut. Elle s’en veut car elle sait au fond d’elle qu’une autre voie pourrait exister mais qu’elle se refuse de l’arpenter. Qu’elle ne peut lui laisser le choix de la pardonner quand elle-même ne peut se pardonner. Elle n’a pas le droit au pardon.





#   Dim 18 Jan 2015 - 16:01

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Humeur : ça va plutôt bien, merci

Elle baissa les yeux pour cacher son trouble, mais trop tard pour que cela échappe à Nathanaël. Il sentit alors son cœur se serrer. Pourquoi luttait-elle ainsi ? Pourquoi refusait-elle son aide ? Il n'était pas pressant. Il était simplement là. Il ne pouvait rien faire de plus, mais il savait que c'était suffisant. Pourtant, elle recula, à nouveau cette froideur dans le regard. Il retint un soupir, déçu et frustré de ne pas comprendre. Ses yeux suivirent son mouvement lorsqu'elle reprit le livre qu'elle avait posé un peu plus tôt sur l'étagère. Il reconnut la couverture qui, pour une fois, n'était pas en cuir, mais en carton : Ellana, Le Pacte des Marchombres. Ce n'était pas le genre de littérature qu'il lisait, littérature fantastique, mais il avait vu de nombreux élèves lire cette saga dans son ancienne école. Il y avait eu une mode « Pierre Bottero » : L'Autre, La Quête et les Mondes d'Ewilan et bien entendu l'histoire d'Ellana.  Le Titan n'avait lu aucun de ses ouvrages, mais, le fait que son interlocutrice semble s'y intéresser, le décida. Peut-être allait-il enfin comprendre quelque chose ? Peut-être qu'inconsciemment elle lui donnait une clef ? Et peut-être pas... peut-être n'était-ce que de la littérature pour passer le temps. Mais de cela, il s'en fichait. Il venait de trouver une piste et il n'allait pas abandonner. Fallait-il être désespéré pour avoir ce genre d'idée ?

Le regard du Terre se posa, à nouveau, sur elle, toujours impassible et froide. Il avait un mauvais pressentiment. C'était peut-être quelque chose dans son attitude ou plutôt dans ses yeux qui exprimaient sans doute plus de choses qu'elle ne le souhaitait. Elle s'excusa alors et recula encore, les yeux fermés cette fois. Un sourire triste se dessina sur son visage. Elle pleurait ? Nathanaël eut le réflexe de faire un pas en avant dans l'intention de la prendre dans ses bras pour la consoler, mais soudain, il se sentit bizarre et arrêta son geste. Il ne ressentait plus cette compassion qu'il avait pour elle, il n'avait plus cette envie de la consoler, de comprendre ce qu'elle vivait, ce qu'elle cachait. Il était indifférent à son malheur. Au final, il était vrai qu'il ne la connaissait qu'à peine. De plus, ce n'était pas elle qu'il avait rencontré, mais une autre personne aujourd'hui disparu, enfui au plus profond d'elle. Alors, pourquoi se soucierait-il d'elle ? D'autant plus qu'elle ne voulait pas de son aide. Il avait pourtant essayé, patiemment, de l'apprivoiser, mais elle préférait rester un animal sauvage. Tant pis pour elle, ce n'était pas comme s'il était attaché à elle après tout.

Nathanaël avait reculé d'un pas, comme s'il souhaitait passer à autre chose, comme s'il avait oublié le fondement de sa démarche, mais cette dernière pensée avait déclenché une alarme en lui et il s'était figé. Ce qu'il ressentait n'était pas normal. Il était attaché à elle ! Alors pourquoi était-il soudain si indifférent ? Il se concentra pour réfléchir. Il ressentait des émotions en totale contradiction de ce que sa raison lui hurlait. Il était un être doué d'intelligence, raisonné et raisonnable. Il se devait de réfléchir et faire fi de ses émotions. La situation n'était pas normale, pas logique. L'instant d'avant, il allait la serrer dans ses bras pour la consoler et à présent il s'en fichait complètement de son sort ? Avouez que c'est tout de même étrange !

Le Titan planta son regard dans celui de la jeune femme. Il avait espéré que voir son trouble, sa confusion le ramènerait à la réalité, mais rien. Tout n'était qu'indifférence... et il se haïssait pour cela. Il avait l'impression que son cœur était devenu aride. Comment ne pouvait-il rien ressentir en ce moment ? Même une personne qu'il ne connaîtrait pas attirerait son attention dans ce genre de situation. Il était bon de nature. Il n'y pouvait rien. Lorsque quelqu'un était triste, il se devait de faire quelque chose, alors pourquoi ne ressentait-il rien ? Le Terre remarqua alors qu'il serrait les poings à cause de la colère qui se développait en lui. Une colère sourde contre lui-même, contre ce manque de compassion soudain, contre son égoïsme. Il n'était pas comme ça ! Il avait envie de hurler au monde qu'il n'était pas comme ça, pour se rassurer sans doute et pour se défouler. Nathanaël se mit à inspirer profondément pour se calmer. La colère était l'une de ses pires ennemis, il le savait et devait s'en méfier. Quelque chose clochait, mais la tumulte de ses émotions l'empêchait de réfléchir correctement. Il avait l'impression que toutes les choses bonnes en lui s'étaient soudainement éteintes et qu'il ne restait plus que le mauvais. Il ne parvenait pas à se calmer et il avait peur, peur que son pouvoir de Titan ne se libère tout à coup. Il avait peur de perdre le contrôle.

Soudain, son visage s'illumina, car il avait enfin compris. Il était là le problème ! Il avait déjà perdu le contrôle ! C'était elle qui l'empêchait d'éprouver cette compassion. C'était évident, pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt ? Il la regarda, toujours indifférent, puisqu'il ne pouvait rien ressentir d'autres, rien de bons envers elle, mais sa raison l'informait qu'il ne l'était pas. Il n'avait encore jamais dû se battre contre une Sensitive. Il ne savait donc pas trop comment s'en sortir, si ce n'était en écoutant sa raison. C'était son arme. Il était content qu'elle ait choisi l'indifférence et non la colère ou la peur, car il est bien plus facile de gérer cette émotion qu'une autre. En tous les cas, les réactions sont moins violentes, mais plus sournoises. Cette fois-ci, il laissa s'échapper un long soupir. Il était soulagé de ne pas être le monstre qu'il s'était imaginé être quelques instants plus tôt. La colère l'avait quitté. Il était las. Toutes émotions l'avaient quitté, puisque la seule chose qu'il pouvait ressentir lui était interdite. Il fallait à présent qu'il trouve quelque chose à dire ou à faire pour qu'elle comprenne qu'elle ne pourrait pas se débarrasser de lui. Que quoi qu'elle fasse, quoi qu'elle en pense, il serait toujours là pour elle. Il attendrait le temps qu'il faudrait qu'elle le veuille ou non.

Nathanaël eut un doux sourire. N'était-ce pas étrange de raisonner ainsi alors que ce qu'on ressent s'apparente à l'attirance qu'on pourrait avoir pour un rocher ? Il devait s'avouer vaincu pour le moment, mais il n'abandonnerait pas. Elle ne pourrait pas le fuir indéfiniment et il savait faire preuve de ténacité.

Enfin en paix avec sa conscience, il s'approcha d'elle et la prit dans ses bras, comme il aurait enlacé une colonne en pierre, sans émotions, mais il savait ce qu'il faisait.

Ne t'excuse pas. J'attendrai que tu sois prête.

Puis, il recula. Ce n'était pas sa gentillesse qui s'était exprimée, mais il savait que c'était ce que son cœur lui aurait dit s'il avait pu. Il n'aimait pas ce moi calculateur et manipulateur qui ressortait en ce moment-même, mais s'il n'avait pas existé, il n'aurait pas su quoi dire.

Après cela, le Titan offrit un sourire un peu faux à la jeune femme. Puis il se retourna pour partir. Elle n'était pas prête. Cela ne lui servait à rien de rester, juste à les faire souffrir un peu plus tous les deux. Alors, pour le moment, il préféra la laisser tranquille, respecter son silence et son choix, même s'il n'approuvait pas. Il n'avait pas toutes les cartes en main. Il ne pouvait pas comprendre le combat qu'elle se livrait à elle-même. Il ne pouvait qu'attendre et espérer, qu'un jour, elle accepte son amitié.



Merci Aa-chan <3
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