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Me reconnaitras-tu sans mon sourire? /Aaron.W ♥/
##   Dim 18 Jan 2015 - 0:49

Personnage ~
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Ludmila Parker
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Pourquoi suis-je sortie? Déjà cinq jours que je n'étais pas sortie de  ma chambre, pourquoi changer mes habitudes? Je soupirais dans le froid. J'étais quasi pas habillée ce jour là. J'avais juste un slim, un pull et une veste en cuir. J'avais froid faut l'avouer. Mais je voulais pas rentrer. Je voulais pas me couvrir. Je voulais mourir. Mourir? Blue était morte. Finie enterrée à jamais. Ma sœur était morte dans mes bras, moi qui n'avait pas été là. Rin avait eu raison et je ne l'avais pas écouté. Quelle conne. Imbécile.
Quand j'étais rentrée, on m'avait laissé qu'une heure de repos avant que je ne sois convoquée en salle de master. Pour tout vous dire, j'ai quasi aucun souvenir. J'écoutai pas, je m'en fichai. J'avais juste envie de m'enfuir, de partir... De fuir une réalité trop douloureuse à supporter. Blue était morte putain! J'avais perdue ma raison de vivre! Mon bonheur, mon sourire... Tout était parti. Envolé pouf! Comme ça, d'un coups d'un seul! D'un coups d'un seul? Elle vivait ce cauchemar infernal depuis un an. Elle avait tenté de me prévenir, je n'avais pas réagis. Combien de fois aurais-je pu l'appeler, lui parler? Aller la chercher? Combien de fois Rin m'a dis que je devrais l’écouter? Combien de putain de fois n'ai-je rien voulu savoir?!
Si ma sœur est six pieds sous terre, c'est ma faute. Si mon père est coffré, c'est ma faute. Si ma mère a disparu, c'est ma faute. Tout est de ma faute.  
J'avais envie de hurler depuis des jours entiers. Combien de fois avais-je pleurer? Assez pour ne plus avoir d'eau dans mon corps. Je ne dormais plus. Ne mangeais plus. Ne vivais plus. J'étais pas retournée en cours et personne n'était venu me voir. On me laissait tranquille. Je serrai contre moi mes bras engourdis par le froid. Les bandages dépassaient largement de ma veste. Quand je pense qu'une semaine plus tôt, je criais le jeune Eran de faire de même que moi à présent! C'en était pathétique.
J'allais faire une connerie. Il fallait que je sorte, que je m'en aille. Que je fuis ma chambre tâchée de tristesse et de culpabilité, de regrets et de remords.
J'étais donc partie au village, pensant qu'avec autant de monde autour de moi, je n'oserais pas me foutre en l'air. Quelle conne. J'en avais rien à battre de ces gens autour de moi.
Certains s'arrêtèrent pour me demander si ça allait. Non ça va pas. Mais le "oui" sortit avec tant de faciliter qu'ils me crurent! Pourtant, pas facile de me croire quand on regardait mon teint pâle et mes yeux rougis à force d'avoir trop pleurer. Je soupirai. J'aurais aimé vivre une autre vie. Mais à quoi bon y penser? J'étais dans ma vie et je venais de perdre jusqu'à ma raison de vivre. Blue était morte. Je n'y pensai pas. Pour moi, elle jouait à la maison, papa et maman à ses côtés. J'étais dans le déni. Je le sais. Mais je ne pouvais pas lui dire adieu. Parce que c'est pas logique. On peut pas dire adieu à sa petite sœur. C'est pas dans la logique des choses. Normalement, les parents puis la grande sœur meurent avant. Alors pourquoi elle, elle était partie avant nous? Pour une fois, j'aurais aimé qu'elle cesse d'être unique mon petit ange, qu'elle fasse comme tout le monde. Quelle meurt après moi, après nous. Mais que voulez-vous, ma sœur était un cas à part. Elle faisait jamais rien comme tout le monde.
Je m'assis sur un banc et les larmes qui ne cessaient de couler depuis une semaine glissèrent de nouveaux sur mes joues. J'avais pas écouté de musique depuis des jours. Je n'étais pas allée courir. J’avais vu personne. Je m'étais coupée du monde. je m'étais coupée tout court. En quelque sorte, moi aussi, j'étais morte. j'avais perdue l'amour de ma vie, ma petite sœur chérie. Comment vouliez vous que je me relève après ça? Comment vouliez-vous que je puisse avancer en sachant que c'était ma faute si plus jamais elle ne pourrait respirer? Les larmes roulaient sur mes joues et moi, le regard vissait au sol, je sombrai.


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##   Jeu 22 Jan 2015 - 17:56

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Enfin, le grand air. Après avoir passé plus d'un mois à attendre d'aller mieux, à larver chez moi sans être capable de grand-chose de plus que fixer la télé d'un air particulièrement torve, retrouver des élèves en cours est particulièrement ardu. Bien plus encore, retrouver la compagnie quotidienne de gens, autre que ceux appartenant à mon cercle d'habitués, me semble assez étrange à présent. Je n'ai plus l'habitude de me trouver entouré d'autant de personnes à la fois ; de les entendre parler, gigoter dans tous les sens. C'est bruyant, trop actif, un peu chiant. Mais bon sang, ce que ça fait du bien. J'ai l'impression d'être en vie. Je suis en vie, en fait.
Ça a été compliqué, ces dernières semaines. Encore plus ce matin, où j'ai désespérément tenté de faire cours sans que mon cerveau ne se mette à bouillir puis couler par mes oreilles. Difficile quand on a réfléchi aussi intensément depuis des lustres. Encore plus compliqué d'additionner deux et deux quand on est incapable de lacer ses chaussures en moins de cinq minutes. Mes élèves ont été indulgents : peut-être un peu trop. J'avoue que ça m'a fait du bien. Et en même temps, ça m'a bien saoulé. Une fois sorti, je suis allé voir Hideko. On a discuté. Je pourrais pas reprendre au même rythme qu'avant, et je voulais m'en excuser. Parce que je pense que c'est nécessaire, que ça me fera du bien d'en parler un peu avec elle. Au final, ça n'a pas changé grand-chose. Elle m'a dit de ne pas trop en faire. D'y aller à mon rythme, de prendre mon temps. Mais ça ne me suffit pas.
C'est trop chiant d'être un handicapé, sérieux. On peut rien faire tout seul, et quand on fait de la merde les autres se contentent de dire : ah, bah c'est pas très grave, faut pas trop en faire non plus. Alors évidemment, cinq minutes, on se dit que c'est cool, le monde il est beau il est gentil, tout le monde est super sympa et nous en veut pas trop ! Cool ! Mais bon, quand on te rabâche ça tous les jours, à chaque moment de la journée, tu finis par te dire que soit t'as vraiment l'air d'un attardé, soit t'en es réellement devenu un durant ce court laps de temps. Autant dire que c'est un peu casse-couilles.
Certes, pendant ma convalescence, j'ai vécu de chouettes moments : mon super Noël avec Mitsu et Cassy, mon… anniversaire aussi, même si ça m'arrache de l'avouer, avec Ipiu. Une soirée un peu spéciale si vous voulez mon avis ; mais après ça, j'étais requinqué. Ça m'a un peu ouvert les yeux sur certaines choses. À savoir qu'y avait d'autres emmerdes à Terrae que les pauvres petits soucis d'un professeur en détresse morale. (Entre autre ; je ne vais pas faire une liste de tout ce que j'ai appris ce soir-là, hein !)
Ce qui me choque un peu, c'est surtout mon adaptation, après ça. Ou plutôt les résolutions que j'ai prises. Plus de clopes. Plus d'alcool. Et on va même éviter de se rabattre sur d'autres substances plus ou moins licites pour compenser le manque ! (En attendant, je fais que bouffer ; je crois que j'ai repris deux ou trois kilos sur les six-sept que j'ai perdu après mon accident. Ce qui n'est pas plus mal. J'ai presque l'air moins squelettique !... En attendant, j'ai toujours du poids à reprendre…)
Tout ça pour dire que je sors enfin du bureau d'Hideko, et après être passé faire un câlin à la classe des petits - toujours aussi adorables soit dit en passant - je me dirige vers chez moi, pas mécontent à l'idée de retrouver un semblant de paix, de calme et de pouvoir enfin dormir. Ce n'est pas seulement éprouvant moralement, c'est aussi éprouvant physiquement ; et si j'arrivais généralement à être en forme toute la journée, maintenant, il me suffit de quelques minuscules heures - pas de quoi fouetter un chat - pour être complètement à plat.
Mains dans les poches de ma doudoune (je suis frileux et je vous emm-) et à moitié caché sous mon écharpe, je passe dans la cour en observant rapidement les alentours, un peu perturbé par un sentiment négatif qui flotte dans les airs. Mon regard accroche bien vite une chevelure rousse que je reconnais après un long moment comme étant celui de… Lud. Parce que j'arrive toujours pas à me souvenir de son foutu prénom complet.
Mais y a autre chose qui me frappe. Ses larmes.
Compatissant, je m'approche lentement et l'interpelle en posant une main légère sur sa tête, gentiment.

- Ben alors, tu étais si désespérée de ne plus voir ton merveilleux prof de maths ? je lâche avec un demi sourire, dans un trait d'humour pas très drôle mais qui, je l'espère, ne la blessera pas autant qu'un minable "ça va ?" de ma part. Reste pas dans le froid toute seule, tu vas finir frigorifiée.


HRP : Et voilàààà ! J'espère que mon post te va ma grande <3



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Dernière édition par Aaron Williams le Mar 3 Fév 2015 - 19:34, édité 1 fois
##   Dim 25 Jan 2015 - 18:35

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Il faisait froid ce jour-là et pour j'en avais juste rien à faire. L'envie de me foutre en l'air était tellement présente! Celle de partir, libre, heureuse... Celle de retrouver Blue. De ne plus jamais la quitter. Dans la mort plus que dans la vie, je serai la sœur qu'elle aurait mérité d'avoir. Les larmes roulaient sur mes joues glacées.
Doucement je sentis une main dans mes cheveux et je relevai les yeux vers cette personne. Aaron. Je ne l'avais pas revu depuis la première fois. Il faut dire qu'entre ses déboires et les miens, les cours de maths, j'y avais peu participé depuis qu'il avait reprit. Il était devant moi, un main sur ma tête. J'essuyai d'une main rageuse mes larmes. Pas envie qu'il me voit ainsi. Pas envie d'en parler. Pas envie de continuer. Pas envie.

- Ben alors, tu étais si désespérée de ne plus voir ton merveilleux prof de maths ? Reste pas dans le froid toute seule, tu vas finir frigorifiée.

Son demi-sourire me tue. Parce que je sais que sa trace d'humour est pour que je souris un peu. Aaron c'est un peu le genre de personne qui vous posera pas la question en direct mais qui sera là au besoin. En revanche, il fera de l'humour parfois pas drôle, dans le seul but de réchauffer les cœurs de glaces.
Je le connaissais pas depuis longtemps, soyons honnêtes, je l'avais vu une fois. Mais il était sympa.
Je m'en veux un peu de ma réaction.

- J'ai pas la tête à plaisanter Aaron. Et je me fous bien de finir geler. C'est bien le dernier de mes soucis.

Je me suis levée du banc. J'avais envie de fuir. Envie de partir. Envie de mourir.

- T'aurais pas dû venir me parler Aaron, t'as plus important à faire. Je vais pas te retenir plus longtemps.


Et sur ce, c'est moi qui fuyais. Je voulais disparaître. Fermer les yeux pour ne plus les rouvrir. Je ne veux plus de ce mirage, de ce voyage ni de cette aventure qu'est la vie. Je voulais découvrir la mort, sa douceur et son repos. Rejoindre Blue. Ce n'était pas interdit pas vrai?
Alors que j'allais disparaître de la vue du jeune homme je ne pensais qu'à elle. A ma soeur. Je revoyais son sourire plein de sang, ses yeux pleins de joie et de peur. Elle avait peur et je n'ai rien pu y faire. J'allais finalement quitter le village quand...


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##   Lun 26 Jan 2015 - 0:02

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Visiblement, le trait d'humour, c'est un peu foiré. Enfin je dis ça, mais elle a l'air vraiment vraiment pas top la Lud. Faut pas être devin pour le remarquer, elle a les joues complètement trempées par ses larmes. Et puis son regard... complètement vide. Y a autre chose qui a changé aussi, en elle : elle est passée étoile. Je fais le lien assez difficilement. Généralement, les gens qui passent étoile vivent... pas des moments très heureux. Ça me fait d'ailleurs penser à la mienne à chaque fois. Un vrai pétage de plombs. Tomoe doit s'en rappeler aussi bien que moi je crois. Enfin bon, c'est pas le sujet actuellement...
Elle se lève, et un moment, je me contente simplement de la suivre du regard. Je me dis que je peux pas la laisser là, parce que la voir aussi mal, ça me troue le coeur, ça me fait trop mal à moi aussi. C'est stupide, mais je peux pas la laisser là alors qu'elle m'a ramassé dans la rue y a un mois et demi. Est-ce que j'aurais été capable de me relever réellement si j'avais pas croisé la route de toutes ces personnes, au sortir de mon hospitalisation ? Honnêtement, je pense pas. Ca m'a fait du bien, il faut que je l'admette. Même si c'est dur de se reposer sur les autres.
Un soupir franchit mes lèvres.

- Nan, j'm'ennuie, je fais en la rattrapant et en plaçant mon bras autour de ses épaules pour l'obliger à bifurquer. Allez viens ! J'te paie un truc à bouffer à la pâtisserie ! T'as pas le choix ; t'façon je vois pas à quoi servirait ma paie si je peux pas bouffer un truc de temps en temps hein. Au passage, si tu cries au kidnapping, je serais obligé de t'assommer et de te porter sur mon épaule ; tu obligerais pas un infirme à se taper le transport d'un sac à patates quand même ?

Oh wow mais Aaron tu veux crever en fait, c'est ça ton but dans la vie ?! Enfin bon, du coup, maintenant que c'est dit, c'est dit ; y a plus qu'à avancer en espérant qu'elle me pète pas un bras. C'est que c'est violent les gonzesses de nos jours.

- Puis franchement je m'en voudrais de te voir te transformer en glaçon, c'est triste.

Ce qui est triste, c'est surtout que je suis incapable à la fois de fermer ma gueule et de foutre la paix aux gens. Mais quand je vois les petits bandages blancs qui dépassent de sa veste, je me dis que je peux définitivement pas la laisser seule.

- T'es plutôt tarte aux fruits ou éclair vanille ?



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Dernière édition par Aaron Williams le Mar 3 Fév 2015 - 19:34, édité 1 fois
##   Lun 26 Jan 2015 - 0:20

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J'allais finalement quitter le village quand... Quand je sentis un bras sur mes épaules. Et merde il voulait pas lâcher l'affaire!

- Nan, j'm'ennuie. Allez viens ! J'te paie un truc à bouffer à la pâtisserie ! T'as pas le choix ; t'façon je vois pas à quoi servirait ma paie si je peux pas bouffer un truc de temps en temps hein. Au passage, si tu cries au kidnapping, je serais obligé de t'assommer et de te porter sur mon épaule ; tu obligerais pas un infirme à se taper le transport d'un sac à patates quand même ?

Il me lâcherait pas la grappe tant que je n'aurais pas user un peu de mon temps pour le rassurer, ça au moins, c'était clair. Raaaah foutue larme. Foutue tristesse. Je voulais juste qu'on me foute la paix je demandais pas la Lune quand même!

- Puis franchement je m'en voudrais de te voir te transformer en glaçon, c'est triste.


C'était définitif, j'aurais dû rester dans ma chambre. Putain de merde.

- T'es plutôt tarte aux fruits ou éclair vanille ?

J'avais remarqué que son regard c'était posé sur mes bras. Et oui, j'avais recommencé mes conneries. C'était trop dur de supporter la douleur. Autant qu'elle soit physique plutôt que mentale. Je ne relevai même pas qu'il m'est traité de sac à patate. J'avais pas la tête à ça. Je voulais juste qu'il me foute la paix. Juste ça.

- Aaron merci mais je voudrais juste me retrouver seule d'accord? J'ai juste besoin d'être tranquille, seule et en paix!


Si mes paroles étaient claires, mon ton, lui, était carrément froid. Mes yeux vides, mon ton froid... Tout aller pour dire que non, je n'allais pas bien. Mais comment vouliez-vous que j'aille bien alors que je venais de perdre ma sœur... Par ma faute?
Je savais bien qu'il allait pas me lâcher.

- Oh et puis merde Aaron fou moi la paix!

J'étais au comble du désagréable. j'avais envie de partir mais je pouvais pas parce que cet idiot bête me retenait par les épaules. C'est de l'abus de pouvoir ça!
Pour tout avouer, si je ne l'avouerai pas devant lui, j'étais contente de voir que oui, certaines personnes se préoccupaient de mon état. Mais ça, il n'avait pas besoin de le savoir.


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##   Lun 26 Jan 2015 - 23:22

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Bla bla bla. Se retrouver seule ? Pour faire quoi de plus ? Se taillader les veines jusqu'à l'os ? Non mais sérieusement, elle s'imagine que je suis encore suffisamment shooté pour accepter de laisser ce genre de choses arriver ? J'peux comprendre qu'elle ait besoin de solitude, ou qu'elle ait besoin de calme en tout cas ; mais je pense surtout que s'enfermer dans le silence, c'est pas une bonne chose. Pas que je lui demande de me causer de ses problèmes ou quoi, mais qu'elle se mure pas dans le mutisme, c'est ça qui créé le plus de désespoir. J'en connais un rayon de ce côté-là, et je constate avec beaucoup de bonheur que sortir prendre l'air et voir mes élèves de temps à autres, ça me fait quand même vachement du bien. Même si c'est crevant. Disons que ça stimule, que ça empêche de s'enfermer sur nous-mêmes.
Malgré tout, je resserre ma prise sur son épaule alors qu'elle me répond, et je choisis d'ignorer royalement ce qu'elle me balance en pleine tête, continuant sur ma lancée en babillant joyeusement comme un môme raconterait sa journée à sa mère, le soir, en rentrant des petites classes :

- Bon, j'imagine que ce sera une tarte aux fruits alors. Fraise ? Framboise ? Ou p'tetre citron ? T'as une tronche à kiffer les tartes aux citrons, je suis sûr !

Un sourire en coin étire mes lèvres et je l'oblige à passer la porte de la pâtisserie, à s'installer et lui tend une serviette pour qu'elle puisse s'essuyer les joues et les yeux. Avec un sourire léger, calme, je m'installe et attends que l'une des serveuses nous remarque pour qu'on puisse commander. Entre temps, j'essaie de trouver quoi lui dire. Mais bon, quand quelqu'un est triste comme ça, je sais pas si lui causer aussi directement du problème c'est une bonne idée. Je vais essayer de pas paraître trop insistant. Pas qu'elle pense que j'attends qu'elle se confie, même si elle peut le faire. Juste qu'elle se sache soutenue.

- Tu sais Lud, quand tu vas mal comme ça, tu dois pas rester seule. Parfois, on se retrouve plus bas que terre, mais c'est grâce aux autres qu'on trouve la force de se relever et d'avancer.

La serveuse arrive et m'interrompt, et je réfléchis un moment avant de commander un déca et un éclair vanille, puis de reposer mes yeux sur la rouquine.

- Tu prends quoi ?

Si elle me dit "rien", j'la frappe et j'commande un truc qu'elle sera forcée de manger. Genre une tarte aux citrons !!



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Dernière édition par Aaron Williams le Mar 3 Fév 2015 - 19:34, édité 1 fois
##   Mar 27 Jan 2015 - 15:44

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Il a resserré sa poigne, m'obligeant à avancer, sans que je puisse émettre la moindre résistance. J'étais désespérée par sa patience, exaspérée par son insistance et frustrée de ne pouvoir m'en aller. Je ne voulais pas voir mes amis, je ne voulais plus les voir alors que j'étais une meurtrière. De ma propre sœur.

- Bon, j'imagine que ce sera une tarte aux fruits alors. Fraise ? Framboise ? Ou p'tetre citron ? T'as une tronche à kiffer les tartes aux citrons, je suis sûr !


Une tronche à kiffer les tartes aux citrons?! Je jetais l'éponge, il avait vraiment un grain! J'ai laissé échapper un soupire exaspéré.

- T'es vraiment chiant Aaron!

Oui c'était mon prof de maths, et ouai, il allait m'en foutre une, mais je m'en foutais pas mal. Il comprenait pas que j'avais besoin d'être tranquille? Très bien! Qu'à cela ne tienne, j'allais le dégoûter de traîner avec moi! J'allais tous les perdre comme ça et je le savais. Mais je préférais qu'ils me détestent tous plutôt qu'ils ne soient déçus par... mon départ.
Il me forçat à m'assoir et c'est pile au moment où il ouvrit la bouche, que j'eus VRAIMENT envie de le gifler.

- Tu sais Lud, quand tu vas mal comme ça, tu dois pas rester seule. Parfois, on se retrouve plus bas que terre, mais c'est grâce aux autres qu'on trouve la force de se relever et d'avancer.


J'ai préféré ne pas répondre et la serveuse arriva. Elle demanda à Aaron ce qu'il voulait, puis elle se tourna vers moi. Je ne daignai même pas lever les yeux vers elle.

- Euh... Vous désirez..?

Je plongeai mon regard dans celui d'Aaron. La colère, la peine et l'exaspération brillaient dans mes yeux mordorés.

- Qu'on me foute la paix!

Désagréable moi? La serveuse eut l'air épouvantée mais ne dit rien. Bon OK. J'avais peut-être abusé, elle m'avait rien fait cette fille. Mais je m'adressai surtout à Aaron moi! Je soupirai, exaspérée.

- Un cappuccino et un éclair au chocolat.

La serveuse nous sourit et glissa le fameux "elle doit avoir ses règles" à sa collègue juste derrière. J'ai juste eus envie de la frapper. Plutôt que de craquer, j'ai préféré me tourner vers Aaron.

- Bon. Et tu comptes me forcer à rester ici jusqu'à quand au juste?

J'ai croisé les bras sur ma poitrine et me suis enfoncée sur mon siège, énervée. Pourquoi faisait-il ça pour moi? Pourquoi il était aussi... Gentil? Fin... Vu mon comportement, il allait pas tarder à me tuer... Je voulais qu'il me haïsse non? Alors pourquoi avais-je autant de mal à jouer les garces? Pourquoi n'en avais aucune envie? Je ne réagissais pas normalement. J'avais envie de fondre en larme, de parler, et pourtant, je faisais le contraire. Je voulais qu'il me haïsse, et là seulement, j'y arrivais.

- Je n'aurais pas dû sortir de ma chambre...

Je marmonnais et pourtant, il avait dû m'entendre.


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Dernière édition par Ludmila Parker le Mer 4 Fév 2015 - 22:56, édité 1 fois
##   Mar 3 Fév 2015 - 19:30

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Chiant, chiant, tout de suite ! Je suis un gentil prof, moi. Un peu collant, je veux bien l'admettre ; mais qui n'a jamais rêvé de passer le temps en draguant une de ses élèves, hein ?! Okay, c'est un joke, pour ceux qui doutent de ma santé mentale. Je dois probablement l'avoir répété une bonne centaine voire un millier de fois, j'essaierai jamais de me taper une nana plus jeune que ma sœur, c'est profondément sale. Ca va, vous me direz ; ça me laisse une marge de manœuvre d'environ quatre ans... Et puis, bien évidemment, je ne pense pas qu'au cul, hein. Nooon. Bien sûr que non, c'est entièrement faux. Quand je veux m'amuser je vais au bar. Ou en boîte ! (Ou dans une boîte de strip tease. Mais tout seul c'est pas aussi marrant...)
Bref, on s'installe et je commande mon petit goûter - bien que le terme me fasse probablement ressembler à un gamin de trois ans et demi, c'est pas bien grave. Les gens ont l'habitude, probablement. Ça doit pas aider à me donner une image d'adulte bien pensant hein.
La serveuse a l'air presque choquée quand Ludmila la rembarre et je fais une moue un peu contrariée, sans rien ajouter. Je m'étire alors que la femme s'en va en murmurant quelques mots pour elle-même qui me tire un demi-sourire neutre.

- Chais pas ? Jusqu'à ce que tu te changes les idées ? Vu ton état de tout à l'heure, c'est pas dans une pâtisserie que j'aurais dû t'emmener mais à l'hosto ou l'infirmerie.

L'air nonchalant, je hausse les épaules. J'en connais qui seraient encore capables de me traiter de mauvais prof. Mais bon, j'sais ce que ça fait que de rester enfermer dans une chambre aseptisée pendant plusieurs jours pour éviter un mort de plus, c'est pas très rigolo disons.

- Pour le moment on va dire que t'as bien fait de sortir, je rajoute en haussant les épaules, avant de remercier la serveuse qui nous apporte notre commande.

J'attrape machinalement une cuillère avec laquelle je joue pendant que je parle, m'amusant à la faire se balancer en la suivant des yeux.

- J'te demanderai pas de me dire ce qu'il s'est passé, parce que j'comprends que t'aies des réticences à causer à un vieux, mais bon. Tu fais ce que tu veux de ce côté-là.

Doucement, je tapote le dos de ma cuillère contre l'intérieur de mon poignet et relève les yeux vers elle.

- Pas de celui-ci, par contre.

Le message est assez clair. Si t'es pas bien à ce point-là, faut que t'ailles voir quelqu'un et c'est tout. S'il faut que je la fasse chier pour ça je le ferai. Mais bon, pour le moment, mangeons simplement hein.
Me reconcentrant sur mon dessert, j'en coupe un petit bout pour le manger.

- Enfin allez. Bon app !



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##   Mer 4 Fév 2015 - 22:56

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- Chais pas ? Jusqu'à ce que tu te changes les idées ? Vu ton état de tout à l'heure, c'est pas dans une pâtisserie que j'aurais dû t'emmener mais à l'hosto ou l'infirmerie.

J'aurais voulus le gifler. Je ne savais même pas ce que je foutais là. Vous allez me dire "pourquoi tu utilises pas la téléportation?". Pour tout avouer, je n'y arrivais pas. Ou plus. J'avais l'impression qu'en acceptant d'être étoile, je trahirais une nouvelle fois Blue. Je l'avais déjà trop fait. Hors de question que cette fois encore, je pense à moi plutôt qu'à elle.
D'un air nonchalant, Aaron susurra que j'avais bien fait de sortir, il n'eut droit qu'à un regard noir de ma part. La serveuse nous rapporta notre commande et nous lui soufflions un "merci".
Mon prof se mit à jouer avec une cuillère et moi, après avoir versé du sucre dans ma boisson, j'entrepris de faire de la sucrette... Un tas de confettis. Stressée moi? Jamais voyons.

- J'te demanderai pas de me dire ce qu'il s'est passé, parce que j'comprends que t'aies des réticences à causer à un vieux, mais bon. Tu fais ce que tu veux de ce côté-là.

Je relevai les yeux vers lui et je le vis tapoter l’intérieur de son poignet avec le dos de sa cuillère. Un instant, nos regards se croisèrent, puis je baissai les yeux sur mes mains, relevant mes manches sur mes bandages. Note pour plus tard: Le faire sur les cuisses, pour pas que ça se voit.

- Pas de celui-ci, par contre.

Le message était clair, j'avais tout intérêt à mentir si je ne voulais pas l'avoir sur le dos en permanence. Mais j'en avais assez de voir leurs airs désolé à tous. J'avais perdu ma sœur, n'avais-je pas le droit de me laisser aller, ne serait-ce qu'un instant?!

- Enfin allez. Bon app !

Il coupa un morceau de son gâteau et je vis bien qu'il faisait ça pour moi. Ma rage était retombée, laissant place à la rêverie et à la mélancolie. Prenant mon cappuccino entre mes deux mains pour les réchauffer, je regardai par la fenêtre. Il faisait frais dehors et l'on voyait les gens se presser dans les rues pavées.
Je les regardais rire et sourire, heureux ou triste, souriant ou pleurant. J'étais de ceux qui pleuraient. Une chose à savoir sur moi, je pleure rarement en publique vraiment. Néanmoins ce jour-là, une larme m'échappa et je ne fis rien pour l'essuyer.
Je bus une gorgée mais elle me parut amère. Non pas à cause du café mais bien à cause de mon humeur.
J'allais avoir 18 ans d'ici quelques temps. J'aurais dû m'en réjouir et profiter de la vie. Au lieu de cela, j'étais assise dans un café, la mort à l'âme avec mon prof qui tentait de me redonner un peu de joie de vivre. Je me croyais maudite.
Je n'ai pas décollé mes yeux de l’extérieur. Les gens. Les observer avait toujours eu sur moi un effet apaisant. Regarder le monde des autres assise sur un banc m'aider à ne plus penser au chaos qui régnait dans ma vie. Souvent je m'étais allée balader dans un parc pour ne serait-ce que voir le monde. Coups de fil, rendez-vous amoureux, nounou, pique-nique en famille, disputes... J'avais tout vu de mes yeux d'enfant autrefois, et encore une fois, ce que je vis au dehors me rassura. Un léger sourire teinté de nostalgie ourla mes lèvres. Il n'était pas plus franc qu'heureux mais au moins était-il là, c'était une première.

- Dis Aaron... Tu crois que la douleur disparaît un jour? Qu'on arrête de se sentir coupable pour un fait passé?

Question bête mais j'avais besoin d'y croire. Il ne me restait que ça, même si j'avais décidé de partir. Quoiqu'il advienne.


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##   Sam 14 Fév 2015 - 19:39

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Elle s'énerve un peu toute seule. Honnêtement, je peux comprendre. Dans son état, on rêve plutôt d'être tranquilles et pas d'avoir un pot de colle accroché aux basques – ou, pour faire une meilleures comparaison, une chewing-gum aplati sur la semelle de ses chaussures. Disons que j'imagine que c'est pas réellement contre moi, mais plutôt parce qu'elle ressasse ; et ressasser devant les autres, c'est pas cool. Ça nous gave vite. On aime pas se montrer faible ; alors forcément ! Quand on se montre sous notre jour le plus pitoyable, on aimerait mieux aller envoyer paître ailleurs les pauvres moutons qui peuplent le monde. Mais que voulez-vous ; j'aime bien faire le black sheep et aller à contresens du troupeau. Pour faire chier le plus de mon possible, peut-être ?
Ouais, nan. Dis comme ça, alors que je l'ai embarquée pour qu'elle se change les idées, ça tire plus de la mauvaise blague qu'autre chose.
Ma remarque ne lui plaît pas vraiment. Ça ne m'étonne pas cela dit ; mais au moins a-t-elle la présence d'esprit de remonter ses manches. D'un côté, je me dis que c'est déjà ça de gagné. Elle avait l'air de s'en foutre. Là, elle comprendrait peut-être ce que ça implique. Ou peut-être qu'elle fait juste ça pour qu'on lui foute la paix... ça marche aussi.
Je commence à manger et elle à boire, dans le silence le plus complet. Lud perd son regard à l'extérieur, l'amertume se battant avec la nostalgie, un peu plus douce. La nostalgie est moins douloureuse à porter...
Lorsqu'elle reprend la parole, elle ne me regarde toujours pas. Pensif, j'appuie mon menton dans ma main. C'est l'histoire de ma vie, ça. On nous dit qu'une fois master, on arrive à dépasser cette tristesse, cette culpabilité, cette souffrance. Je ne sais pas si c'est totalement vrai. Être master, c'est simplement s'offrir une chance de se dire qu'on arrivera à surmonter tout ça. La chance ultime. Tout comme celle qu'on nous présente, en nous emmenant à Terrae. Quand on ne la saisit pas, on ne peut pas reculer. Mais il n'est jamais trop tard pour que nous nous en remettions... pas vrai ?
Un soupir m'échappe.

- Je ne sais pas.

Un sourire léger se glisse sur mes lèvres, mais cette fois, il est assombri par la mélancolie.

- Dans un moment comme celui-là, j'aimerais mieux te mentir pour te rassurer. Mais je pense que ce n'est pas ça que tu veux entendre. Je me trompe ?

Mon regard se plonge dans ma tasse de café et j'en prends de longues gorgées qui me brûlent la langue et l’œsophage.

- Pour être honnête, je pense pas qu'elle parte. Ni l'une, ni l'autre, au passage. Ne plus ressentir de douleur, ce serait oublier ce pourquoi on est là. Moi, je refuse d'oublier ceux qui sont partis. C'est de ma faute, mais je sais aussi que, quelque part, ceux qui restent ont toujours des regrets. Même si je n'avais pas causé leur souffrance indirectement, je sais que je me serais aussi tout senti coupable et criminel. C'est certainement la même chose pour toi.

La tasse produit un tintement lorsqu'elle est reposée dans ma coupe. Peut-être que je ne devrais pas en parler, mais simplement lui donner des conseils, ça ne sert à rien. Ce qu'il faut faire, c'est lui apporter des preuves.

- Tu sais Lud, je continue, je ne sais pas ce qu'il s'en passé. Tu en souffres et tu n'arrives pas à ne pas y penser. Ce que je comprends, c'est normal. Mais saches que tout se surmonte. Toutes les épreuves, aussi dures soient-elles, sont surmontables.

Un nouveau sourire. Triste.

- Sinon, je ne serais pas là pour t'en parler. Il faut te laisser le temps... Alors oui, parfois tu auras mal. Parfois tu auras envie de pleurer. Mais tu ne dois pas oublier le reste. Le positif. Ni ceux que tu aimes. Ils sont là pour toi, tout comme toi tu seras là pour eux s'ils en ressentent le besoin.



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##   Sam 14 Fév 2015 - 20:12

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Sa première réponse fût brève et teinté de vérité à demi voilée. Aucun doute, Aaron avait perdu un être cher lui aussi.

- Dans un moment comme celui-là, j'aimerais mieux te mentir pour te rassurer. Mais je pense que ce n'est pas ça que tu veux entendre. Je me trompe ?

Non Aaron, tu ne te trompais pas. J'avais besoin d'un peu de vérité, d'un peu d'espoir mais aussi et surtout d'une prise de conscience, même si j'étais trop aveugle pour le voir. Son regard ses plongée dans son café et j'ai croqué une demie bouchée de mon éclair au chocolat. Si j'avais eu le cœur à rire, j'aurais apprécier la friandise, mais c'était trop en demander.

- Pour être honnête, je pense pas qu'elle parte. Ni l'une, ni l'autre, au passage. Ne plus ressentir de douleur, ce serait oublier ce pourquoi on est là. Moi, je refuse d'oublier ceux qui sont partis. C'est de ma faute, mais je sais aussi que, quelque part, ceux qui restent ont toujours des regrets. Même si je n'avais pas causé leur souffrance indirectement, je sais que je me serais aussi tout senti coupable et criminel. C'est certainement la même chose pour toi.

Le tintement de la tasse me fît prendre conscience de ses paroles. Il avait vécu la perte lui aussi, aucun doute n'était possible, mais pourquoi avais-je l'impression qu'il ne pouvait pas comprendre? Parce que tu avais eu envie de te battre Aaron. Moi non.

- Tu sais Lud, je ne sais pas ce qu'il s'est passé. Tu en souffres et tu n'arrives pas à ne pas y penser. Ce que je comprends, c'est normal. Mais saches que tout se surmonte. Toutes les épreuves, aussi dures soient-elles, sont surmontables.


Il eut un autre sourire, triste et plein de souvenirs.

- Sinon, je ne serais pas là pour t'en parler. Il faut te laisser le temps... Alors oui, parfois tu auras mal. Parfois tu auras envie de pleurer. Mais tu ne dois pas oublier le reste. Le positif. Ni ceux que tu aimes. Ils sont là pour toi, tout comme toi tu seras là pour eux s'ils en ressentent le besoin.

Ses mots eurent raison de moi, je pleurai. A chaude larme, je n'émis cependant aucun sanglot, me mordant la lèvre, la tête baissée , les yeux fermés et le cœur brisé. J'étais inconsolable et ce jour-là, j'aurais tout donné pour avoir droit à un peu de réconfort, un instant de paix. Mais c'était trop demandé pas vrai?

- J'ai perdu ma petite sœur Aaron, tu m'expliques comment je peux faire pour m'en relever? J'ai tuer Blue avec ma naïveté et ma lâcheté. Je l'ai tenu dans mes bras alors qu'elle rendait son dernier souffle. Chaque jour je me bats contre son souvenir, espérant m'en remettre un jour, mais ça fait si longtemps que je ne l'avais pas vu, que la seule image que j'emporterai dans ma tombe, se sera son dernier sourire alors que la mort me l'arrachait.

Je me suis mordue la lèvre, morte intérieurement de culpabilité et de douleur. Oublié l'air glacial et la colère, je ne ressentais plus que le vide et le manque, la culpabilité et la douleur.

- Tu dis qu'on se relève de tout, mais pour ça, faut-il encore le vouloir Aaron. Or la différence entre toi et moi, c'est que toi, t'as eu la force de la volonté. Moi je ne l'ai plus. Ça fait deux ans que je perds tout. Et je viens de perdre la seule chose qu'il me restait.  Pourquoi me battre contre du vent? Contre une vie qui m'a tout pris et contre un monde qui m'a tout enlevé? A croire que le bonheur n'est pas pour moi, que la paix ne me sera jamais offerte, je peux plus Aaron. J'ai plus envie. J'ai envie de la retrouver elle et d'assumer le titre de "grande sœur" qu'un jour, j'ai eu l'honneur d'avoir. Je l'ai délaissé trop de temps, et aujourd'hui, c'est trop tard.

Je pleurais ne levant jamais les yeux vers lui, ne voulant pas voir sa déception ou son dégoût. J'avais avoué ma faute et j'en paierai le prix. Un jour. Pour le moment, je voulais juste m'enfuir. Pourtant, aussi fou que cela puisse paraître, j'étais incapable de bouger.

- J'ai tout perdu Aaron, jusqu'à ma raison de vivre et ma raison d'être. Je devrais être à sa place. Elle allait avoir 16 ans cette année et elle ne les aura jamais alors que moi d'ici une semaine, j'aurais 18 ans. C'est injuste! Terrae était une erreur monumentale. Je l'ai abandonné à son propre sort dans l'espoir d'une vie meilleure pour elle et moi mais à la vérité, je n'ai pensé qu'à moi.


Je m'en voulais comme jamais. Alors je restai là, à pleurer silencieusement, sans émettre une plainte. Je ne pouvais plus me refermée sur moi-même, j'avais besoin d'aide. Besoin d'être sauvé. Je n'avais pas conscience que la seule qui pourrait me faire entendre raison, c'était moi.

- Je l'ai tué. J' ai tué ma sœur.  


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##   Dim 22 Fév 2015 - 18:17

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Évidemment. Évidemment qu'elle n'a pas envie de m'entendre mentir. Elle n'a besoin que de vérité pour le moment. La vérité fait mal. Elle est toujours douloureuse, parce qu'elle n'a aucun tact. Mais parfois, malgré ses notes catégoriques et un peu trop dramatiques, elle laisse entrevoir un soupçon d'espoir. C'est cet espoir-là que je veux faire voir aux autres. Cet espoir qui nous fait comprendre qu'on peut - non, qu'on doit - faire face à tout ça. Tout ce qui arrive peut être surmonté. Même si c'est dur, même si ça nous semble même impossible. Mais c'est en dépassant tous ces événements qu'on parvient à avancer. Ça ne veut pas dire que ça nous rendra meilleur, ou plus sage, ou plus fort. C'est simplement qu'on arrivera, toujours, à avancer. Parce que c'est ça la seule nature de l'homme. Décider s'il veut avancer, reculer ou stagner toujours au même point. Dans son cas, je sais que le choix est difficile à faire. Mais une fois qu'il est fait, on a pas d'autre choix que de se dire qu'on doit faire avec. Que c'est autant une perte de temps qu'un irrespect total pour ceux qui n'ont pas eu la chance de continuer à vivre. Parce que ouais, vivre, c'est dur. Mais c'est aussi, peut-être, ce qui fait qu'on arrive à savourer les plus petits instants. Être capable de passer du bon au mauvais, du mauvais au bon. On y peut rien. C'est comme ça. Les choses qui doivent arriver arriveront ; bien que je ne sois pas spécialement adepte de toutes ces choses comme le destin ou je sais pas quoi. Disons que quand sa meilleure amie est voyante, ça aide un peu à se remettre en question. On peut l'éviter ; mais l'éviter ne nous amènera-t-il pas toujours à notre perte ? Il ne faut pas perdre de vue l'essentiel…
Lorsque je me tais, j'observe son visage longuement. Elle met un petit instant pour reprendre la parole, la voix brisée et les larmes roulant sur ses joues. Mon premier réflexe est d'aller chercher sa main pour la serrer dans la mienne. Autour, personne n'a remarqué son mal-être et je ne souhaite pas attirer l'attention sur elle en me levant pour la consoler. J'espère que ce simple contact lui ira. Je me sens un peu maladroit, je suis pas très doué pour consoler les gens. Surtout sur des sujets pareils.
Ses mots me font mal. J'ai l'impression de me revoir, moi, il y a sept ans de ça. Presque huit en fait. Huit ans que je vis avec la mort de ma sœur sur la conscience. Je ne dis pas que je n'y suis pour rien. Je ne dis pas non plus que je l'ai oubliée, ou que je m'en fous. Mais j'ai appris à vivre avec, parce que je n'avais pas d'autre choix.

- Tu ne l'as pas tuée, Lud.

Étrangement, ma voix est posée. J'arrive à garder un visage calme malgré la tristesse qui tire mes traits vers le bas. Très honnêtement, j'ai l'impression que mon cœur ne va plus faire long feu. J'ai tellement mal, si vous saviez. J'ose à peine parler, peut-être parce que ce que je m'apprête à dire me disculperait moi-même de mes torts.
C'est stupide de penser à sa propre histoire quand quelqu'un nous raconte la sienne. C'est égoïste, tout du moins. Mais est-ce que j'en ai le droit ?
Doucement, je serre sa main dans la mienne, comme pour l'inviter à me regarder. Ne pleure pas, petite Lud. Ne pleure pas…

- Tu ne pouvais pas savoir ce qui allait se produire…

Cette fois, ma voix se brise. Je mets quelques secondes à tenter de reprendre la parole. C'est plus dur que prévu.

- Tout le monde n'est pas le frère ou la sœur qu'il voudrait être. On veut protéger sa famille, mais il y a parfois des choses contre lesquelles ni toi ni moi ne pouvons lutter. Personne ne mérite de mourir, pas plus toi qu'elle. Elle a donné sa vie, mais tu ne dois pas abandonner pour autant.

Je me retiens de me mordre la lèvre.

- Tu ne crois pas qu'elle s'en voudrait de te voir dans cet état ? Tu ne peux pas songer à mettre ta vie en péril parce que tu te sens coupable. Tu n'es et ne seras jamais coupable, Lud, je te le répète. Dans ce monde, il y a des gens qui t'aiment et qui seraient aussi anéantis que toi, maintenant, si tu venais à cesser de te battre.

Mes yeux se baissent, humides. Je serre encore sa main dans la mienne, presque désespérément.

- Tu sais quoi ? La seule raison pour laquelle je me suis battu c'est que je me refusais à l'avoir laissée partir en vain. Que je me refusais à voir ceux que j'aimais dans l'état pitoyable dans lequel je me trouvais. Je n'ai pas non plus été un grand frère parfait, tu vois…

Un sourire s'étire sur mes lèvres, tremblant et loin de communiquer la joie. Oh non. Vraiment, j'ai été très loin de l'être. C'est dur de se rattraper, maintenant. Mais moi aussi, j'ai fui. Moi aussi, je l'ai abandonnée. Pourtant, Cassi a trouvé le courage de vivre après la mort de sa jumelle. Elle est bien plus forte que moi... mais ça c'est pas une nouvelle.
À nouveau, je plante mes yeux dans les siens.

- Pourtant, je suis là. Je ne le mérite pas non plus, mais bon. Il paraît que j'ai pas fait le mauvais choix. C'est pas que moi. C'est aussi tous les autres, tous ceux qui sont ici. T'es pas toute seule, tu le seras jamais.

Je lâche sa main pour passer la mienne dans ses cheveux. Elle me rappelle Cassidy. Impertinente, mais tellement, tellement triste. Diana aussi, en certains points...

- Tu tueras ta sœur si tu cesses de te battre. Alors que tant que tu seras là, elle vivra. Même si ce n'est plus qu'à travers tes souvenirs et tes rêves. La volonté de vivre, ça ne tient plus qu'à toi de la trouver.

Peut-être qu'elle n'acceptera pas ça si facilement. Et je sais que c'est dur à entendre, même de cette manière. Mais… j'espère que mes paroles feront leur chemin. Quitte à ce que ce soit plus tard.

- Le plus important maintenant, c'est de ne pas t'isoler. Je sais que tu en as besoin. Mais crois-moi, ça ne t'apportera rien de bon. Même si tu trouves que les gens sont des cons et que t'as pas envie de traîner avec, c'est toujours une occupation de se dire qu'ils sont chiants. Tu dois juste... te laisser le temps.



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##   Dim 22 Fév 2015 - 21:39

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Je l'ai tué. C'est fou comme certaines vérités peuvent vous achever. J'aurais pu me relever alors pourquoi ne pas l'avoir fait? Une simple culpabilité à demi voilée, un mensonge qui nous hante dans nos songes les plus profonds. C'est tout un monde qui s'écroule quand celle-ci nous frappe de plein fouet, sans demander si oui ou non, nous sommes prêt. Mais peut-on l'être un jour? Cela mériterai réflexion mais pour tout vous dire, je ne crois pas en avoir le cœur ni le courage.
Ce jour-là, dans le café, j'aurais eu envie de tout envoyer péter. De tout abandonner. Découragée, désespérée, accablée, je n'avais plus la force que de pleurer. Les vannes étaient ouvertes et c'est Aaron qui découvrait ce spectacle pitoyable.
Loin de partir, celui-ci ma prit la main. Étonnée, j'ai regardé ce geste à travers mes larmes. Je n'ai pas levé les yeux vers lui. J'ai regardé rapidement les clients, qui n'avaient rien remarqué. Rassurant.

- Tu ne l'as pas tuée, Lud.

Ces mots firent écho en moi. Aaron, jamais tu n'aurais dû me les dire car jamais je n'y aurais cru. Toi-même, tu n'y croyais pas, car alors, perdu dans tes propres pensées, on voyait dans ton regard à quel point tu restais marqué par ton passé.
Il a serré ma main, m’incitant à lever les yeux vers lui. Je l'ai fixé, comme demandé, le regard vide et voilait. Trop tard pour les larmes, j'étais déjà une vrai madeleine!
Aaron m'a glissé tellement de mot que je n'ai pas tout retenue. Ça me paressait faux, dénué de sens. La mort de Blue avait finit de me briser. Pourquoi vivre sans raison? Elle était ma raison de vivre, alors que me restait-il? Rien.
Aaron avait baissé les yeux et ce fût à mon tour de serrer sa main. Comme pour dire "eh! mon histoire doit pas te mettre dans un état pareil". Je voulais pas le faire aller mal. Surtout quand je vis son regard humide.

- Tu sais quoi ? La seule raison pour laquelle je me suis battu c'est que je me refusais à l'avoir laissée partir en vain. Que je me refusais à voir ceux que j'aimais dans l'état pitoyable dans lequel je me trouvais. Je n'ai pas non plus été un grand frère parfait, tu vois…


Sa main tenait la mienne, désespérée, et son regard se gonflait de mélancolie. Il eut un triste sourire et j'en eus le cœur serré. Pardon Aaron de t'avoir rappelé des souvenirs douloureux. Mais j'étais inconsolable. Quand bien même je l'aurais voulu, je n'aurais pu m'arrêter de pleurer. Des clients avaient d'ailleurs commencé à se tourner vers nous, alertés par mes larmes. Ils regardaient Aaron de manière étrange. Coupable. Oops.
Il a lâché ma main un instant, la passant dans mes cheveux.

- Tu tueras ta sœur si tu cesses de te battre. Alors que tant que tu seras là, elle vivra. Même si ce n'est plus qu'à travers tes souvenirs et tes rêves. La volonté de vivre, ça ne tient plus qu'à toi de la trouver.


J'ai retenue un sanglot. Désolée Aaron, d'avoir un jour osée te montrer une telle image de moi. Notez bien que cette image de moi, je ne l'avais montré à personne depuis des années. Depuis trois ans.

- Le plus important maintenant, c'est de ne pas t'isoler. Je sais que tu en as besoin. Mais crois-moi, ça ne t'apportera rien de bon. Même si tu trouves que les gens sont des cons et que t'as pas envie de traîner avec, c'est toujours une occupation de se dire qu'ils sont chiants. Tu dois juste... te laisser le temps.


J'ai relevé les yeux vers lui, et j'ai penché la tête, surprise par ses nombreuses paroles. On aurait dit une enfant. J'ai inspiré pour me calmer, comme une gamine. C'était le dernier de mes soucis.
Ne m'en veut pas Aaron, si ce jour-là, tes paroles n'ont eu aucun impact.

- Me laisser le temps? Pour cela, il me faudrait avoir la patience. Je ne l'ai jamais eu, ne l'aurais jamais. Aaron tu n'étais pas là. Je savais ce qui allait se passer. Mais j'étais trop aveugle pour le comprendre! J'ai refusé le bonheur et la vie à ma cadette pour avoir une vie et un avenir plus clément pour moi. Quel genre de sœur suis-je pour avoir fait quelque chose d'aussi égoïste? Tu dis que je ne suis pas responsable, mais si je n'étais pas partie, mon paternel n'aurait jamais levé la main sur elle! Si les coups je ne les ai pas porté, j'en ais été la source! J'aurais mieux fait de mourir ce soir-là plutôt que de survivre pour détruire ainsi chacune des personnes qui m'étaient chères!

Les larmes m'aveuglaient et pourtant, si mes propos pouvaient être plein de colère, ma voix en était dépourvu. Je parlais d'un ton calme, plat, vide. Le pire.

- Terrae était synonyme d'espoir Aaron. C'est vrai. Mais j'ai tout perdu il y a trois ans. C'est finit. J'arrête.


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##   Dim 22 Fév 2015 - 22:30

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Ses sanglots ne tarissent pas. Les gens autour commencent à nous regarder avec insistance, et je comprends à leur regard qu'ils s'imaginent que je suis la cause principale de sa tristesse. Je leur jette un regard noir, malgré mon visage un peu déconfit, et leur lance une légère vague de désintérêt en pleine face pour les déstabiliser. Bon, ça ne marche qu'avec la majorité des novices, initiés et quelques étoiles de bas niveau, mais au moins, la plupart d'entre eux a stoppé leur œuvre voyeuriste. Je déteste que les gens se mêlent de ce qui ne les regarde absolument pas. Surtout dans ces situations-là.
En face de moi, Lud tente désespérément de reprendre son souffle. Malgré tout, il y a la culpabilité qui grandit en elle - et immédiatement, je m'en veux un peu de m'être montré si faible. Elle n'a pas besoin de ça, pas vrai ? Aussi je me contente de prendre un visage plus fermé, plus conciliant, tout en chassant toute trace de sentiment négatif en moi. Mes pouvoirs m'aident un peu et je me sens rapidement apaisé. Qui a dit qu'on ne pouvait pas utiliser nos pouvoirs contre nous-mêmes ? Ça mérite réflexion, hein.
Disons qu'elle n'a pas l'air très réceptive. Honnêtement, je m'en doutais. Elle comprendra probablement quand elle devra faire un choix entre vivre et mourir ; le même auquel j'ai été confronté il y a plusieurs années de ça. À la place, j'ai accepté cette main tendue, puis toutes les autres qui ont suivi et sans lesquelles je ne serais pas présent aujourd'hui, ni en tant que Master, ni en tant qu'être humain.
Elle me parle d'égoïsme, mais je ne vois qu'une fille qui se reproche d'avoir voulu vivre. On ne peut pas toujours réussir à protéger les autres. Mais est-ce que c'est toujours notre rôle de le faire ? Est-ce qu'on ne peut pas simplement se dire que si quelque chose est arrivé, ce n'est pas forcément de notre faute ? On souhaite tellement tout contrôler qu'on en vient même à penser que tout est contrôlable, même notre avenir. Il l'est, jusqu'à un certain point. Et la variable inconnue, dans l'histoire, ce sont les autres. Ces autres que je n'ai jamais compris, que j'aime autant que je méprise. Ils sont cruels et si candides à la fois. Ils font du mal parfois sans s'en rendre compte, et subissent le mal des autres. Mais quand on est confronté à l'un ou à l'autre, à celui qui blesse et celui qui est blessé, on ne peut pas toujours réagir. Celui qui blesse, on ne peut pas toujours le surveiller. Celui qui est blessé, on ne peut pas toujours le protéger. C'est comme ça. Si tout le monde agissait de cette manière, le monde irait probablement mieux. Mais honnêtement, je pense que le monde va si mal qu'on ne peut pas nous reprocher cette faiblesse. Ça m'arrange peut-être, mais peut-on vraiment dire que j'ai tort ?

- Terrae brillera toujours pour toi, je finis par lâcher. Même dans le noir le plus insondable. Il faut juste ouvrir les yeux.

Je tente un sourire qui ne consolerait pas un clown.

- C'est jamais fini. Et arrêtes de dire que c'est de ta faute. De ce que tu me montres, ce n'est pas une personne égoïste que je vois. Tu laisses la colère parler.

Je me mords un peu la lèvre, poing serré.

- J'ai vraiment envie que tu t'en sortes. Faut arrêter le défaitisme. Que tu te remettes debout pour faire face. Tu n'es pas toute seule dans cette histoire. J'sais que t'as pas envie d'écouter mes discours moralisateurs, mais tu peux pas te morfondre toute ta vie. Et tu peux pas non plus décider de stopper la tienne aussi facilement. Ce serait une injure à ta sœur…

Avec un soupir, je me passe une main sur le visage.

- Plutôt que de penser à ce que tu aurais dû faire, pense à ce que tu vas faire pour te remettre sur les rails. Ça t'aidera plus que tu ne le crois. S'il te plaît, Lud. Je veux pas te voir faire de conneries.

Honnêtement, je ne sais pas comment je réagirais si elle tentait de se faire du mal. Une chose est sûre, va falloir la surveiller de sacrément près. Ça me fait tellement mal de la voir comme ça, sans savoir quoi faire pour la rassurer. J'suis vraiment quelqu'un de pitoyablement inutile, en fin de compte.



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##   Dim 22 Fév 2015 - 22:53

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Ludmila Parker
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Date d'inscription : 08/02/2014
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Emploi/loisirs : Faire chier le monde et être un vrai petit diable ;)
Humeur : Ca vous regarde? Non mais sérieux laissez moi tranquille!

On dit parfois qu'il faut du temps pour que les blessures cicatrisent. Mais elles restent. Si les plaies ne sont plus à vif, il suffit d'une seule phrase pour tout vous retirer, cicatrice et courage. Espoir et bonheur.
J'avais espoir pendant cette année de retrouver goût à la vie. De retrouver sourire et rire. Si les rencontres furent toutes parmi les plus belles, je m'en veut d'être parti ainsi en quête de bonheur, abandonnant ainsi sœur et parents, amis et ancienne vie.
Aaron avait recommencé à parler mais j'en avais assez. Assez. Stop. Ca suffit. Il y a toujours pourtant cette phrase, ce mot qui vous fera craquer. Celui dont vous vous souviendrez.

- J'ai vraiment envie que tu t'en sortes. Faut arrêter le défaitisme. Que tu te remettes debout pour faire face. Tu n'es pas toute seule dans cette histoire. J'sais que t'as pas envie d'écouter mes discours moralisateurs, mais tu peux pas te morfondre toute ta vie. Et tu peux pas non plus décider de stopper la tienne aussi facilement. Ce serait une injure à ta sœur…


"Ce serait une injure à ta sœur". Il avait raison. Mais j'ai craquer. J'ai du péter un plomb car quiconque m'aurait connu ne m'aurait pas reconnu.

- Plutôt que de penser à ce que tu aurais dû faire, pense à ce que tu vas faire pour te remettre sur les rails. Ça t'aidera plus que tu ne le crois. S'il te plaît, Lud. Je veux pas te voir faire de conneries.

Mon regard s'est vrillé au sien et on y lisait déception et colère. Navrée Aaron. Tu n'aurais jamais du prendre. Jamais.

- Ca suffit!


Deux mots. Les clients nous ont regardés d'une telle manière que j'en eus presque les frissons. Je me suis levée, furieuse et j'ai toisé mon ami du regard.

- J'en ai ras le cul que tout le monde trouve telle ou telle raison de me faire rester mais passe encore! Mais qu'on me dise que ma tristesse ou mon défaitisme soit une injure à Blue, ça jamais! Tu peux penser ce que tu veux de moi Aaron mais jamais cela!

Et j'ai fuis. J'ai fuis des mots criant de vérité et un ami qui voulait simplement m'aider. Je m'en voulais déjà alors que je fuyais parmi les ruelles sombres d'un institut arrosé par la pluie. Mais tout me semblait fade alors que je repensais à mon ami, laissé seul  et étonné dans un café noir de monde, sûrement déçu par mon départ et inquiet. Navrée Aaron. Désolée.


Me reconnaitras-tu sans mon sourire? /Aaron.W ♥/ 624485fgh
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Me reconnaitras-tu sans mon sourire? /Aaron.W ♥/

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