Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Tu as de la chance. Je ne frappe pas les estropiés. [Huo ♥]
Mer 28 Jan 2015 - 16:23
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Je le déteste. Je le déteste vraiment profondément.
Le fait que mon meilleur ami s'est enfui il y a plusieurs mois dans une obscure aventure, sans nous donner de nouvelles, nous dire où il s'en est allé, ou ne serait-ce que nous faire comprendre qu'il était en vie, me met déjà dans un état assez proche de la crise de nerfs. Oui, bon, je l'admets : déjà tout ça, ça fait beaucoup. Ça me rend excessivement nerveuse, pour changer. Mais je peux vous assurer que je l'ai été plus encore quand j'ai constaté qu'il n'était pas le seul à manquer à l'appel.
Pour être honnête, je pensais d'abord qu'il me fuyait. Ou que je n'arrivais simplement pas à le croiser. Quand j'ai interrogé ses voisins et qu'ils m'ont dit qu'il n'était pas rentré depuis environ une semaine, j'ai flairé un problème. Et pas un tout petit. Alors que je suis allée voir Hideko, parce que c'était bien la seule chose que je puisse faire. Que j'étais morte de trouille, et que je ne savais pas ce qu'il se passerait. Ce qu'il avait pu se passer. Tremblante et terrorisée à l'idée qu'il puisse être retourné chez lui, avec ce flingue que j'ai déjà eu l'occasion de voir dans sa chambre, régler un conflit dont je ne savais rien.
La directrice m'a rassurée. M'a dit qu'elle ferait ce qu'elle peut, mais que je devrais me reposer. Alors je suis rentrée. Me suis effondrée sur mon lit, et j'ai attendu. J'ai attendu tellement longtemps en fixant ce fichu plafond que j'ai cru que j'allais finir timbrée. Finalement, je me suis endormie, avec des pensées toutes plus ou moins tournées vers le glauque et l'absurde.

Le lendemain, je me réveille, l'esprit au ralenti et le moral dans les chaussettes. J'imagine qu'il me faudra attendre. C'est tout ce que je peux faire, actuellement…
D'une lenteur insupportable, je me lève et m'habille, cherchant à estomper mon inquiétude derrière une mine plus neutre. Difficile, mais pas infaisable, heureusement. Un petit déjeuner rapide, et je sors pour me diriger vers l'hôpital, comme chaque matin. Aujourd'hui plus que jamais, je rêve de pouvoir me changer les idées. Ne penser à rien, agir mécaniquement. Jusqu'à ce qu'il rentre. Jusqu'à ce qu'il rentre, vivant.
Arrivée à l'hôpital, je me change pour enfiler ma blouse - ce qui me fait toujours aussi bizarre, sachant que je ne suis ni médecin ni infirmière - et sors dans le couloir, avant de me faire interpeller par l'une de mes collègues. Une vraie infirmière, pour sa part. Elle me prend le poignet pour me tirer un peu plus loin, la mine soucieuse.

- Aoi, ils l'ont ramené hier soir.

Lydie connaît un peu Huo, il venait souvent m'attendre après le boulot. Aussi je comprends immédiatement de qui elle parle. Je me fige. Le cœur battant. Ma bouche forme malgré moi un petit "oh" de surprise, avant que mon visage ne reprenne cette expression inquiète. Je crois que je vais mourir tellement j'ai peur.

- Comment il…
- Il est assez amoché, mais il s'en sortira. L'épaule, la cheville. Et une intoxication au monoxyde de carbone. Les filles l'ont rafistolé toute la nuit, maintenant il se repose. Il est dans-- hé mais…

Son regard saute par-dessus mon épaule et semble suivre quelqu'un du regard. Aussi, je me tourne, lentement.
Bon, il me faut à peu près trois secondes pour capter que le boulet brun qui a une béquille et un bras en écharpe et qui essaie de se carapater discrètement derrière nous est cet abruti congénital. Et à peu près trois secondes de plus pour rattraper cet être pitoyablement claudiquant, le traîner sur plusieurs mètres dans un couloir désert, le plaquer brusquement contre un mur en appuyant sur son épaule valide et lui asséner mon regard le plus haineux. Pas de rictus amusé. Je ne le suis absolument pas. Juste mes yeux qui oscillent entre le noisette et l'argent, humides, partagés entre la colère et la douleur.

- T'es vraiment un connard, j'articule avec difficulté, la gorge serrée et la main tremblante. T'es content maintenant ? T'es fier, c'est ça ? T'es fier ?! Réponds-moi ! Il t'est passé quoi par la tête ?!
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Mer 28 Jan 2015 - 16:58
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J'aimerais dire que je regrette... Mais je mentirais. Je ne suis pas fier de ce que j'ai fait c'est sûr. Vu mon état ce serait difficile. Pourtant je ne regrette pas. J'ai fait ce que je devais faire c'est tout. Je n'y ai pas pris de plaisir, si c'était le cas je crois bien qu'il faudrait s'inquiéter pour ma santé mentale. Je ne me sens pas vide comme je m'y attendais. Juste... Je ne sais pas. Résigné ? Comme si j'avais fait une connerie indépendante de ma volonté. Peut-être que je ne réalise juste pas.
C'est pourtant pas la première fois que je me retrouve sur un lit d'hôpital mais là c'est différent. Parce que je savais dès le début que ça finirait comme ça. J'ai entendu les infirmières dans le couloir. Elles ont réussi à me rafistoler mais j'ai le bras et l'épaule en sale état et la cheville cassée. Ha et le joli masque à oxygène bien sûr ! L'intoxication avec la fumée de l'incendie j'aurais dû y penser. Bon sang j'ai de la chance que Aoi travaille pas de nuit, si j'étais arrivé alors qu'elle bossait je crois que j'aurais pris cher.
Je retire mon masque de ma main libre et regarde par la fenêtre. Il fait déjà bien jour, elle va surement venir me voir en arrivant. C'est pas que j'ai pas envie mais... Enfin si vous avez déjà eu envie de vous faire enguirlander une fois dans votre vie donnez moi votre truc. Je suis pas masochiste même si on pourrait se poser la question.
Je jette un oeil autour de moi pour inspecter rapidement la chambre. Rien de bien utile, juste une béquille pour m'aider à aller dans la salle d'eau à côté du lit. Bon... On va dire que je voulais juste aller marcher hein. c'est pas comme si je pouvais aller loin de toute manière. Je me déteste d'être aussi faible franchement. Là j'ai juste envie de rentrer à ma chambre et de rester tranquille pour dormir pendant une semaine minimum.
Je sors du lit doucement, avec précaution pour ne pas risquer un vertige. J'attrape la béquille et la cale avec mon bras valide. Au moins je n'ai pas de problème pour respirer sans le masque c'est un point positif. Je commence à marcher lentement vers le couloir, sans vraiment savoir où je vais. J'ouvre doucement la porte et jette un oeil dans le couloir. Bon personne en vue, tant mieux. Je me dirige lentement vers les escaliers où je sais que je trouverais aussi l’ascenseur.
Je tourne à un couloir et me fige. Ok... On va faire demi-tour discrètement avant qu'elles me remarquent et- Bon... J'aurais dû me douter que ça marcherait pas.
Je grimace quand elle m'attrape avant de m'entraîner vers un couloir désert. Je pince les lèvres alors qu'elle me plaque contre un mur sans aucune douceur. Ouais faut croire que c'est pas mon jour. Je relève doucement les yeux vers elle. Ce que je vois ne me surprend pas, elle est furieuse.
Je ne l'ai jamais vu comme ça. Même la fois à la salle d'entraînement. Je réalise que j'avais besoin de ça, de la voir. Pour réaliser que je suis vraiment rentré. Elle ne hurle même pas. Je ne sais pas quoi dire. Que je suis désolé ? Ca changerait quoi ? J'ai encore agit de manière totalement égoïste sans penser une seconde aux conséquences.

-Tu me fais mal Aoi, je fais en détournant les yeux.

Je n'arrive même pas à soutenir son regard, c'est pathétique. Je suis pathétique. Putain je me déteste pour la faire ressentir ça et pour me sentir comme ça. Je suis vraiment trop con.

-Je sais que t'en as pas grand chose à faire mais je suis désolé.

La belle affaire ! J'ai pas dit de quoi j'étais désolé. De l'avoir mise dans cet état certainement. Mais d'avoir fait tout ça... Non je suis certainement pas désolé d'avoir enfin tué cette ordure de Tao ni d'avoir foutu le feu au manoir. Je suis un beau salaud y a pas à dire.
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Mer 28 Jan 2015 - 23:31
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"Tu me fais mal."
Les mots résonnent quelques secondes, et je ne peux que pincer les lèvres en le relâchant, m'éloignant d'un pas ou deux. Immédiatement, je glisse ma main dans la poche de ma blouse. Pour cacher mes tremblements, mais aussi pour m'empêcher, certainement, de lui envoyer une baffe bien méritée en pleine tête. J'inspire longuement, garde mon regard planté dans le sien, qui me fuit. Je manque de serrer le poing alors qu'il s'excuse. Je recule encore un peu. Mâchoire crispée.
Ma réaction m'étonne un peu. À dire vrai, j'ai réagi de manière totalement impulsive. Je regrette un peu de l'avoir traîné comme ça derrière moi. Sa grimace de douleur me restera probablement en tête pendant un moment. Mais quand je le vois, là, encore appuyé au mur, avec sa béquille, son bras, j'ai du mal à ressentir la moindre compassion. La moindre compréhension.
Je ne sais pas vraiment la raison pour laquelle je me sens aussi en colère. Parce qu'il ne m'a pas mise au courant ? Parce qu'il s'est retrouvé dans cet état-là, sans avoir fait preuve de la moindre prudence ? Ou parce qu'il n'a pas l'air de penser le moindre mot de ses pitoyables excuses ?
Il sait probablement à quel point je lui en veux. Mais peut-être pas à quel point j'ai pu être inquiète, à quel point ça me fait mal de le voir dans cet état. Comment peut-on avoir aussi peu de respect pour son propre corps ? Pour ceux qu'on aime ? Me passant une main sur les yeux pour en chasser l'humidité, je renifle un petit peu.

- T'as pas répondu à ma question. Tu te défiles.

Pourquoi tu es incapable de me faire confiance ? J'en suis si peu digne, c'est ça ? Mais alors pourquoi t'es infoutu de demander de l'aide à qui que ce soit ? Tu dois vraiment être con, en fait. Quelque chose comme ça. C'est tout ce que je vois. Ou alors tu es masochiste, je sais pas ? Non mais, je me demande ce que j'ai loupé. Si j'ai fait quelque chose de mal. J'ai peut-être pas été capable de le retenir, de l'écouter suffisamment ? C'est de ma faute, alors ? C'est sûrement pour ça, que je me sens aussi furieuse. Parce que j'ai été littéralement inutile.
Et il s'est fait blesser.

- Et au cas où tu te poserais la question, j'en ai effectivement rien à faire de tes excuses.

Puis, je détourne les yeux. Plisse le nez. Son état... J'ai pas envie de discuter. Non, j'en ai même pas envie.
Finalement, je croise les bras, les serrant contre ma poitrine.

- Tu sais quoi ? Laisse tomber. J'veux pas savoir ce que t'es allé faire. T'es juste trop con. Va te recoucher.

Finalement, je m'en veux peut-être un peu de ma brusquerie. Même s'il mériterait mille fois de se prendre une bonne volée de gifles.
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Jeu 29 Jan 2015 - 21:11
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Elle me relâche et se recule un peu. Elle tremble, de colère surement. Ha j'en ai marre, pourquoi ça doit toujours être aussi compliqué ?! Qu'elle me frappe au moins, ça lui ferais pas de mal de se décharger. Je recale ma béquille maladroitement et lui jette un regard rapide. Je me doute de ce à quoi elle pense. Je n'ai pas envie qu'elle croit encore que c'est de sa faute. Pour une fois c'est entièrement de la mienne. J'ai provoqué cette situation sans vraiment chercher à la fuir. Je me fous un peu d'être blessé après tout, ça a toujours été comme ça. Si je devais avancer en pensant à chaque fois aux conséquences je ne ferais jamais rien. Elle renifle doucement et je lui fais une grimace d'excuse. Je ne veux pas encore la faire pleurer, pas cette fois. Je préfère encore qu'elle soit furieuse contre moi plutôt que de pleurer sur mes blessures. Je ne le mérite pas.

-Je ne me défile pas, je grogne en pinçant les lèvres.

J'ai pas envie d'avoir cette conversation, tellement pas. Ou en tout cas pas maintenant, pas alors que je suis dans cet état, aussi instable. Je suis lucide sur comment je me sens, j'ai rarement eu autant envie d'exploser. Mais pas sur elle ça m'avancerais à rien. Je pince les lèvres, me retiens de la fusiller de regard. Je déteste savoir qu'elle pense ça de moi. Pourtant je sais qu'elle a raison. Et j'en ai aussi tellement marre de moi et de cette situation.

-T'as raison... De toute façon ça ne regarde que moi.

Je me décolle du mur et la défie du regard. Qu'elle me frappe, ça se voit qu'elle en meurt d'envie et moi je rêve juste que cette conversation se finisse. J'aurais dû rester dans ma chambre et faire semblant de dormir. Au moins j'aurais été tranquille.

-Je... Je baisse les yeux, incapable de la regarder. Je vais retourner dans ma chambre excuse moi.

J'avance un peu ma béquille et me tourne vers le couloir. Je voulais pas que ça se passe comme ça. Je voulais tout lui raconter en rentrant, je me l'étais promis mais... Pas comme ça, elle ne pourra jamais bien le prendre de toute manière, mais j'aimerais faire ça correctement. Elle va me détester de toute façon mais je préfère qu'elle soit calmée quand on en parlera.
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Ven 30 Jan 2015 - 16:03
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De longues secondes s'écoulent. Ma mâchoire se crispe, mon poing se serre. Non. Juste non. Pourquoi il réagit comme ça ? Pourquoi quand on aime quelqu'un on s'inquiète, et quand on s'inquiète on finit forcément par se faire remballer comme une pauvre cloche dès qu'il se passe quelque chose ? Ça me fait mal. Ça me fait mal qu'il me pense incapable de l'écouter, de le comprendre, de l'épauler. Mais il ne me dit jamais rien, il se cache derrière ses sourires et ses plaisanteries, évite les discussions de ce type. Et maintenant, c'est encore pire. J'ai juste envie de lui lancer un truc en plein visage. De lui dire d'aller se faire foutre et de partir. Et de plus voir sa tête pendant un bon moment. Mes lèvres se pincent et je sens mes yeux piquer. La colère monte encore, et c'est de plus en plus difficile de la contenir.
Je prends une inspiration tremblante, essaie de reprendre contenance pour éviter à ma voix de chevroter. Huo, je te déteste quand tu es comme ça. Je te déteste tellement profondément, tu n'imagines pas.
Il se tourne et avance dans le couloir. Mon poing se serre encore.
Tu es lâche, Huo. Tu es vraiment lâche. Je sais pas comment tu fais pour rester aussi indifférent. Peut-être qu'au final, Allen a raison de dire que tu ne penses qu'à toi.
Immédiatement, je sens mon cœur se serrer. Allen. Et Huo. Au final, ils nous mentent tous les deux. Pourquoi c'est jamais simple ? On ne pourrait pas simplement être honnêtes les uns envers les autres ?...

- Dans ce cas j'espère que tu prendras grand plaisir à t'occuper seul de tes problèmes, puisque visiblement personne n'est assez bien pour que tu daignes les partager.

Puis j'avance moi aussi, dans la même direction que lui, et le dépasse en lui accordant un sourire neutre, particulièrement hypocrite.

- Au passage, si j'apprends que t'as quitté l'hôpital avant qu'on t'en ait donné l'autorisation, je viens mettre le feu à ta chambre.

Ça me fait mal, ça me fait tellement mal d'agir de cette manière. Mais j'en ai assez de subir, d'être constamment une gentille fille qui attend que les autres veulent bien me mettre au courant de leurs problèmes. D'attendre qu'ils se fassent tous descendre pour qu'on me dise qu'en effet, je suis juste une pauvre cruche qu'on ne veut mêler à rien, qui ne mérite pas de savoir, qui est trop faible pour pouvoir gérer la moindre situation. De comprendre. Je suis incompréhensive, c'est ça ?
Je me dirige vers les escaliers et les descends quatre à quatre, me retenant de renifler alors que je repasse par l'accueil.

- Je prends ma journée.

Puis je sors et m'envole jusqu'aux appartements, fébrile, espérant y trouver Mitsuki.
Pitié. Pitié, dis moi que t'es là, j'en peux plus de ces mecs.
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Ven 30 Jan 2015 - 16:27
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Je sais que j'aurais pas dû réagir comme ça, céder à la facilité. Mais honnêtement elle était clairement pas en état d'entendre ce que j'aurais pu lui dire et moi pour l'instant j'ai envie d'en parler à personne. C'est comme... De faire mon deuil en quelque sorte. J'ai pas envie de lui dire des trucs que je regretterais. Quoi que si je m'écoutais je lui dirais rien. Le problème n'et pas que je la juge digne ou pas de savoir. C'est pas une question de confiance même si je sais qu'elle le voit comme ça. Je sais bien qu'elle n'ira pas raconter ça à qui que ce soit si je lui demande. Mais pourtant je ne pourrais pas supporter qu'elle me regarde avec ces yeux. Ceux de quelqu'un qui sait. Je ne veux pas qu'elle me méprise. Je lui ai jamais menti, juste pas dit ce qu'elle veut savoir.
Je m'arrête au milieu du couloir et la laisse me dépasser. Son sourire me fait pincer les lèvres. Ha, je crois qu'elle me déteste vraiment pour le coup. J'aurais dû m'y attendre. Mais ça fait mal quand même. Comme quand Jun ne voulait plus me parler après qu'on ait rompu. Enfin que je l'ai largué plutôt. Ha, mauvaise idée de penser à ça maintenant.

- Au passage, si j'apprends que t'as quitté l'hôpital avant qu'on t'en ait donné l'autorisation, je viens mettre le feu à ta chambre.

Je grimace à l'idée. Génial ! Parfait ! Me manquait que ça, devoir rester à l'hosto pendant au moins une semaine ! Je resserre ma poigne sur la béquille. Je vais finir par foutre le feu à quelque chose si je trouve pas le moyen de me défouler. J'en ai carrément marre. Je clopine jusqu'à ma chambre et claque la porte violemment. Je balance la béquille à travers la pièce en poussant un cri de rage.
Pourquoi ça doit toujours se passer comme ça ?!! Putain ! Jun, Xiao, et même elle. Pourquoi je suis aussi con ? J'aimerais être sincère, vraiment. Mais je peux juste pas. Je suis même pas sûr qu'il y ait une vraie raison à ça autre que le fait que je refuse d'assumer mes conneries. Autre que mon putain d'ego mal placé. Je balance mon poing valide dans le mur. Ca fait mal mais au moins ça me réveille. J'en peux plus. Il faut que je fasse quelque chose pour que ça change, je me supporte plus.
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