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[Libre.] Une séance en plein après-midi ?
##   Ven 20 Fév 2015 - 11:09

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Roxanne Tessier
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Un soupir de plus dans le silence de ma chambre, j’ai beau me dire qu’il faut que je me lève, que je dois me bouger, rien à faire. C’est plus facile de rester allongée là, dans le noir, le silence, le calme… Ça faisait un sacré bout de temps que j’avais pas aussi mal dormi, un cauchemar où j’étais incapable de maîtriser mon feu et qu’il venait lécher les corps de mes parents, de Misao, le mien… Je fixe mon réveil à ma droite qui m’indique qu’il est quinze heures passées. Je finis par me lever avec la lenteur d’un bon vieil escargot.

Et maintenant ?

Je laisse mes yeux dérivés sur la paperasse qui a recouvert mon bureau, dire que tout était si bien rangé avant… Je soupire et attrape le programme du cinéma, merde, c’est celui du mois dernier. Je le jette à nouveau sur la pile, préférant de loin prendre un bon bain pour me détendre et traînasser encore un peu. Je manque d’ailleurs de me noyer en m’endormant dedans,bon, le bain, pas bonne idée, vraiment.

Je trouve rapidement une robe légère dans mon armoire, rose pâle avec quelques motifs blancs, un peu comme des flocons, enfin, c’est l’impression que ça donne. Plus qu’à enfiler des collants pour pas mourir de froid avec ce temps horrible et un bon gilet prune. Je soupire en me regardant dans le miroir, j’ai une tête à faire fuir le premier gamin qui passerait par là. J’essaye vainement d’arranger mes cheveux avant de simplement en faire un chignon lâche pour pas être trop dérangée, un petit coup de rouge à lèvre clair et on dire que ça fait l’affaire hein…

Je sais même plus où on trouve les programmes…

Je descends dans la salle commune, c’est encore le plus simple, y a de tout là-bas. Une fois arrivée, le brouhaha continue me donne l’envie de fuir aussi rapidement, mais je fais un effort et entre pour attraper un programme que je feuillette rapidement. Y a l’air d’avoir des trucs intéressants, autant y faire un tour pour voir ce qui est susceptible de passer à 16h.

Je pense qu’il doit y avoir un bon truc vu le monde qui se presse dans le cinéma. J’entre en haussant les épaules, on verra bien ce qu’il y a d’autres, les salles bondées, très peu pour moi, et il me semble qu’il y en a deux. Bon, j’ai un très grand choix dis donc… Un bon Blockbuster ou un bon Drame… Je suppose que tout le monde n’ira pas voir un film tout juste fait pour les faire pleurer et leur donner des envies de suicides hein.

Une glace et une bouteille de thé froid s’il vous plaît.

Une fois mes petites sucreries en main, je file discrètement vers la salle, espérant trouver la place idéale avant que le film débute.


[Libre.] Une séance en plein après-midi ?  IEfwWlgpjpz_Roxanne-2019-signa
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##   Ven 20 Fév 2015 - 13:44

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Afya Soubagamousso
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Une plume tombe et le monde s’effondre, l’enfant crie et à jamais le silence se brise. Tu ouvres les yeux encore émerveillée des étoiles qui brillaient dans ton ciel intérieur. Petite fleur d’Afrique tes yeux blancs s’ouvrent sur le monde extérieur et à ton esprit s’ouvre à nouveau la réalité. Tu sais que ce monde est bien plus sombre que celui dans lequel tu évolues, mais pourtant tu te lèves en silence. Partant en quête de la lumière du jour.

Ta peau tu l’exposes aux larmes qui sortent de la douche, tu ne comprends pas comment on peut gâcher tant d’eau, mais tu sais maintenant que tu ne peux remplir une bassine et te laver avec un gant sans que ces regards ne t’agressent. Alors tu fais comme les autres non sans regret, pensant au gâchis de cette eau potable, à la maladie qui emporte nombre des tiens, celle que l’eau croupie transmet.

Tu te sens coupable du luxe dans lequel tu évolues aujourd’hui, un lit, de l’eau, de la nourriture. Tout ça en des quantités gargantuesques. Tu as de tout ça bien plus qu’il n’en faut, et tu penses aux gens de ton village qui en manquent. Tu sais cependant que la pente est glissante, alors tu ne t’y aventures pas. Tu ne peux vivre en t’en voulant continuellement, et tu ne peux te laisser mourir. Voilà les réponses que tu as trouvées avec le temps, tu te sens grande maintenant. Libérée en quelques sortes.

La maladie ne plane plus sur toi, et encore une fois c’est dégueulasse, ici, il y a des médicaments et pas de malades, là d’où tu arrives il y a des malades mais pas de médicaments. Tu es passé dans l’autre camp. Tu t’habilles, tu ne te résignes pas à arrêter de porter tes pagnes bigarrés, tu le noues sur tes hanches à ton habitude, et tu passes un pull bien trop grand pour tes frêles épaules, il dégouline sur toi mais tu ne t’en préoccupes pas, tu ne supportes les habits trops serrés. Ceux dont l’étreinte t’emprisonne.

Tes cours se finissent trop tôt à ton gout, tu es de celle qui pensent qu’aller en cours est une chance, tu as du retard sur ceux de ton âge, mais tu essais peu à peu de le rattraper. Aujourd’hui c’est mercredi, tu te décides à sortir. Aujourd’hui tu as de la chance tu as fini tôt, monsieur Sarutobi, pour une fois a décidé qu’il était las. Tu te sens un peu coupable, tu ne comprends rien à son cours, ce n’est pas faute d’essayer, mais tu ne connaissais même pas l’existence de ce pays avant d’y mettre les pieds.

Tu as envie de bouger, et envie de liberté. Tu regardes tes maigres économies, et tu souris. Tu as assez pour te payer l’entrée. Alors tu pars vers la ville de ton pas nuancé, tu te montres impatiente, de voir les images qui dansent. Tu as toujours aimé cela, le cinéma.

Des histoire que tu ne conterais pas, mais qui te racontées, d’une manière tellement complète. Tu souris en regardant le panneau d’affichage, tu es en retard la plupart des films ont déjà commencé. Alors tu hésites un peu, mais au final peu importe le film tu te laisseras entrainer. Dans la salle silencieuse tu avances à pas de loup.

« Je peux m’assoir ici ? »
demandes tu à une jeune fille qui, elle, ne te fais pas peur.


[Libre.] Une séance en plein après-midi ?  Fyfy10
##   Ven 20 Fév 2015 - 15:17

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Roxanne Tessier
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Le peu de pubs avant le film m’avait réjoui, faut dire qu’avant, ils en mettaient toujours énormément, je suppose que ça a commencé à faire fuir à un certain moment. Je m’assieds confortablement, ma veste sur un des sièges vide à côté de moi. J’essaye de me détendre, d’oublier mes épaules douloureuses et de simplement profiter du spectacle. Pourtant, ça semble juste impossible, j’ai l’impression que le moindre bruit est capable de me retirer ma concentration. Déjà que celle-ci était difficile avant, maintenant j’ai l’impression d’être impossible de pouvoir me focaliser plus de trente secondes sur la même chose, alors suivre un film…

Le film évolue lentement, je ne sais plus si nous en somme au début ou plus loin, j’essaye de suivre et de comprendre, vraiment. Mais je finis par regarder l’heure, à peine peut-être une dizaine de minutes en fait. Je sursaute alors en entendant une voix et tourne la tête vers une jolie jeune fille. Je hoche la tête et retire précipitamment mon manteau.

Oui. Oui, bien sur. Assieds-toi.

Je la regarde un moment, elle a l’air d’avoir la peau si douce… Je baisse les yeux sur mes propres mains, si rêches, et retourne au film avant de commencer à penser à ma peau, ma peau calcinée, ces stries immondes que j’ai pourtant refusé d’effacer à l’hôpital quelques semaines plus tôt. Ce sont les seules marques que je garderait de ce passage horrible, mais ce passage quand même de ma vie. C’est trop facile de tout faire partir d’un coup de poignet magique, ça marche pas comme ça partout hors de cette petite bulle, j’ai pas envie de tricher comme ça, j’ai juste envie… De vivre normalement, comme tout le monde, de plus avoir ces cauchemars, ces soucis qui semblent se multiplier.

Je reprends pieds avec la réalité en entendant un bruit de chute, tiens, Grégoire, le héros du film il me semble, vient de chuter. Je suppose que sa maladie commence à s’aggraver, c’est tout de même un peu glauque comme film non ? Suivre l’évolution d’une maladie comme ça, être témoin de tout ce qui en découle… Je me sens vraiment plus si à l’aise que ça au final, un peu comme une voyeuse, contente de ne pas être à sa place au final.

Horrible…

Je regarde autour de moi rapidement, essayant de voir si quelqu’un m’a entendu ou non, c’est pas forcément le moment de déranger le reste du monde. Alors je focalise simplement ma vue sur l’écran géant, sur ce qui s’y passe, ce qui s’y passera dans les prochaines minutes… Ma cuillère recouverte de glace s'amusant à faire l'aller-retour entre le pot et ma bouche. De toute façon, il va mourir non ? Les miracles, en vrai, ça existe pas.


[Libre.] Une séance en plein après-midi ?  IEfwWlgpjpz_Roxanne-2019-signa
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##   Sam 21 Fév 2015 - 23:34

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Afya Soubagamousso
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La jeune femme dont la peau luit dans l’obscurité te laisse le droit de t’assoir. Alors en silence tu prends cette place. Tes yeux accrochent l’écran et se perdent dans le flot des images elles t’accrochent et t’aspirent. Tu aimes voir ce mouvement, même si tu dois admettre ne rien comprendre à l’histoire.

Bien entendu tu comprends les mots, la puce que tu as sous la peau se charge de traduire les paroles… Mais tu ne comprends pas pour autant. Peut-être parce que tu as loupé le début. Peut-être parce que tu ne sais pas ce qu’est la cosmologie. Si faut c’était super bien indiqué dans les premières minutes. De même que ce qu’est la maladie de Charcot. ‘fin ça tu le comprends un peu. Enfin juste un peu.

Parce que la maladie ça tu connais. La maladie t’en mange matin midi et soir. La trithérapie ils appellent ça, et t’es pas sûre que ça te guérisse. T’as plus l’impression que ça te rend malade, mais de l’extérieur. Malade à l’intérieur t’as compris que tu le seras toute ta vie. Ca on te l’a bien expliqué, tu n’avais jamais entendu le mot vagin avant d’arriver ici, ni celui sodomie d’ailleurs. Préservatif si tu connaissais, mais t’avais pas la moindre idée de ce à quoi ça ressemblait.

Depuis qu’t’es arrivée tu es passé du stade « je suis condamnée. » A celui « je dois protéger les autres si j’ai des rapports sexuels avec eux. » Seulement tu n’en veux pas de rapports sexuels. Tu ne veux pas qu’on te touche. Pourtant tu compaties à la douleur de cet homme quand les médecins le dépossèdent de son corps, quand ils le tâtent pour confirmer que oui ça va mal. Quand ils le profanent de leurs aiguilles. Oui tu sais ce que c’est que de ne plus se retrouver dans les mains du corps médical.

« Horrible !
- Pourquoi ? »


Bah oui, il va mourir il le sait tomber ce n’est rien. Tomber tant qu’il trouve la force de se relever ce n’est pas important. Et puis s’il tombe et qu’il a mal c’est qu’il est vivant. Tes yeux n’ont pas décroché de l’écran depuis que tu es arrivée. Tes yeux volent d’un détail à un autre, accrochant ce qui pour les autres n’existe pas. Une lampe, un coussin. Une fleur, un arbre. Le vent. Tout est pour toi fascinant.


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