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Tonnerre et eau, court-circuit...
##   Sam 21 Fév 2015 - 17:16
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« Tonnerre et eau, court-circuit... »



Une nouvelle journée qui commence. Étendue sur son lit dans les dortoirs de Terrae, Shinobu garde les yeux clos, refusant d'affronter la lumière du soleil. Qui dit nouvelle journée dit cours or la jeune fille n'est pas encore prête à se présenter à ses professeurs. Elle ne l'a pas fait à son arrivée et elle ne compte pas le faire. Ça fait un moment qu'elle s'est habituée à sécher les cours. Et on ne change pas les bonnes habitudes n'est-ce pas ?

Shinobu sort la tête de sa couette et soupire. Elle plisse les yeux pour affronter le soleil qui l'éblouit, attrape des vêtements à l'aveuglette et sort du dortoir pour aller prendre une douche. Lorsqu'elle reviens dans le dortoir pour prendre sa guitare, elle est déjà plus réveillée. Écouteurs dans les oreilles, elle quitte l'institut. Elle n'a pas pris le temps de passer à la cafétéria mais elle ne s'inquiète pas ; elle trouvera bien quelque chose à manger en route.  

Elle passe en ville et s'arrête au café pour s'acheter de petites choses à manger rapidement. Sa journée s'illumine lorsqu'elle entame l'unique donut qu'elle a acheté. Mais elle se dit que ça ne vaut pas celui qu'elle a mangé à la fête forraine avec Marvin. Elle n'a pas eu de nouvelle de lui et elle s'est étonné de se rendre compte qu'elle souhaitait le revoir, sachant qu'elle se méfiait de tous les gens du genre masculin. C'est sans doute parce qu'elle s'est bien amusée, et qu'avec lui, Shinobu est une enfant curieuse.

Elle hausse les épaules et décide de se rendre au lac. Elle n'a jamais su comment ça fonctionnait. Peut-être qu'elle devait essayer d'entrer en contact avec le brun, mais s'il tenait à lui parler c'était peut-être à lui de le faire. Shinobu n'en sait absolument rien, mais ce n'est pas son plus grand problème. Pour l'instant, elle doit trouver un endroit où s'installer, loin de l'eau de préférence. Elle aime les grande étendues d'eau quand il fait beau, parce que ça l'inspire. Mais elle s'en méfie parce que personne ne lui a appris à nager. Alors elle s'installe loin du bord mais pas trop non plus pour regarder l'eau et jouer.

La jeune fille s'étend dans l'herbe et plisse les yeux, la tête levée vers le ciel. Elle regarde les nuages qui défilent et transforment le ciel bleu. Auparavant, elle n'avait pas le temps de l'observer ainsi. En fait, elle n'avait le temps de rien, étant donné qu'elle était trop occuper à lutter contre la vie.

Mais à présent, elle peut commencer à aporendre à en profiter de cette même vie non ? Plutôt que de se battre constamment. Elle peut prendre le temps d'apprendre à aimer les choses, d'apprendre de nouvelles choses.

Faut que je retrouve le mister arrogant...
##   Dim 22 Fév 2015 - 15:14

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Le vent remplit tes ailes, le vent remplis ton ciel et peu à peu il te porte. Le vent caresse ton visage, tantôt tendrement, maintenant il le fait avec mépris. Tu as accéléré, il t’en tient rigueur et pour te faire un instant  barrage il double d’intensité. Tu montes le son dans tes écouteurs, tu as besoin de t’oublier. De tout oublier en fait. Non, il ne s’est rien passé de grave dans ta vie. Non. Enfin si. Mais pas récemment, enfin. Pas aujourd’hui. Tu allais mieux pourtant.

Elle chante un peu voilée souple comme le vent
C'est une mélodie sans paroles hors du temps

Pourtant tu as encore cette rage qui pulse dans tes veines, ce dégout de toi-même. Tu as envie d’oublier que tu as existé et que tu existeras. Tu veux oublier. Oublier que tu continueras sans lui. Oublier qu’une autre personne te regarde comme lui te regardait. Ce jeune homme te regarde d’une façon qui te fait devenir autre. Sauf que tu es trop vieille pour lui. Et c’est la moindre des choses qui vous divise. La vie que nous avons vécu est elle aussi terriblement différentes.

Elle chante les yeux fermés en fléchissant le cou
Plongée dans un pays très éloigné de vous

Je viens de loin tu sais ? Je reviens de loin en fait. Mon monde n’avait pas de règles, le tien en avait quoi tu puisses dire. Pour toi un meurtre, n’était pas plus signifiant que je ne sais pas, boire un verre d’eau ? Alors que toi tu considères ça comme quelque chose d’ignoble. Ca ne te viendrait sans doute même pas à l’idée de t’y résoudre. Moi, c’est la première solution qui me vient, celle contre laquelle je dois luter. Je trouve le plus souvent d’autres solutions, mais je sais que je n’hésiterais pas. Alors entre nous, ça ne fonctionnerait pas. Nous sommes différents.

Alors les mots qu'elle improvise
Sont faits de violence et de couleurs
Sa voix qui était fluide d'abord se brise et se renforce
Comme les blessures de l'âme dans la profondeur de l'écorce

Puis tu sais, je ne t’ai pas oublié Julien. Je ne pourrais l’accepter. Je ne peux plus que le blesser, parce que… Je ne peux pas le laisser prendre ta place. Si je t’oublie tu n’auras pas existé. Mon amour est peut-être la dernière chose qui te fait vivre. Si je le laisser me toucher, alors je te perdrais. Et je ne le veux pas. Tu sais je me souviens de ton regard qui m’enveloppait comme un doux manteau, je me souviens du sourire que tu m’offrais quand tu me voyais apparaitre au loin. Je sais que mon regard s’éclairait quand il croisait le tien.

Mais d'où lui vient cette infinie douceur
Cette sensualité mélangée de pudeur
Ses belles mains quand elles se pose
Sur une épaule ou sur mon bras


Ma main sur ton bras remontant pour frôler ton cou. Je te découvrais avec avidité, recherchant ton contact. J’avais besoin de ce dernier, il me rassurait toujours. J’avais besoin de ton amour mais surtout de ton amitié. Tu me pensais enfant et en tant que telle je découvrais le verbe aimer. Tu sais tu me manques, souvent j’aimerais te retrouver, que tu me racontes ta journée. Ou simplement en silence tenir ta main. J’étais heureuse pour la première et peut être la dernière fois. Mais j’ai tout foutu en l’air. Et tu es mort par ma faute.

Tout se métamorphose
On oublie la mort on s'en va


J’accélère. Je pousse mes forces au maximum. Je me focalise sur mes muscles qui se tendent et se relâchent je ne pense plus. Je cours. Après quoi ? Après qui ? Je cours pour moi. Pour oublier l’ennui, pour oublier aussi que tout va mieux. Ou presque. Que j’ai recommencé à vivre. A être heureuse malgré tout. A vivre et à profiter de chaque souffle. Malgré la culpabilité chaque instant grandissante. Je prends plaisir à sentir chaque coup que me rend le sol ; je suis vivante et la douleur en est le pendant.

Elle chante la terre rouge la sèche la stérile
Elle chante les hommes proscrits les sans terre dans les villes

Je n’ai pas d’origine et je le vis bien. Enfin mieux, je ne cherche plus à trouver celle que j’aurais dû être mais à définir celle que je suis. Je suis une jeune femme, peut-être pas ce qu’il y a de plus banal, avec son histoire et son absence d’histoire. Mais je vis plante, vivace, je prends plaisir à la lumière de ce nouveau jour qui m’éclaire.

Les jeunes filles en noir et tous les enfants dans les rues
Les longues années sans pluie et ceux qu'on n'a jamais revus
Jamais je ne retrouverais ce que j’ai perdu et sur cette fracture j’aspire à nouveau à me reconstruite. A rebâtir, à repartir. Je me sens libre de rêver à nouveau tout en sachant que je resterais à jamais prisonnières des cauchemars de mon passé. Je n’ai pas le droit d’oublier, mais je peux continuer sans chercher en chaque instant ce passé. Pouvoir profiter de se rai de lumière. Pouvoir encore apprécier le vent qui me fouette. J’ai le devoir d’avancer, et de créer un monde où je n’existerais plus. Ou je serais celle que je dois être, et non celle que j’aurais du devenir.

Elle a ce don cette lumière pour chanter des mots à sa terre
Le rêve qui la berce devient un grande vent ravageur
Et puis innocemment parle d'amour et de chaleur

Toute cette douceur dont tu sembles te souvenir, tout ça n’est qu’un rêve. Le désert qui semble vivre en ton cœur tu ne le connais pas l’oasis de bonheur, tu l’as perdue. Les yeux de cette femme, la chaleur de cet homme, les rires de cet enfant, ceux qui constituaient ta famille, tu n’as plus d’eux qu’un vague souvenir. Alors pourquoi tu cours après eux ? Quel besoin malsain as-tu de toujours rouvrir cette plaie ?

Mais d'où lui vient cette infinie douceur
Cette sensualité mélangée de pudeur
Ses belles mains quand elles se posent
Sur une épaule ou sur mon bras
Tout se métamorphose
On oublie la mort on s'en va


Maman. Pourquoi malgré tout ce que j’ai vécu je ne garde toi que cette sensation d’être aimée. C’est après cette sensation que je cours, c’est après vous que je cours. J’aimerais vous retrouver un jour. J’aimerais savoir que vous allez bien… Même si connaissant le centre, vous devez tous être morts. Alors j’aimerais au moins retrouver votre souvenir et votre histoire, pour me sentir un jour peut-être moins incomplète.

Elle chante des mots qu'elle improvise
Venus de loin des profondeurs
Sa voix qui était fluide d'abord se brise et se renforce

Les herbes hautes fouettent tes jambes et tu cours. Bien loin de là où tu es partie. Bien loin de là où tu arriveras, tu découvres des lieux déjà maintes fois explorés. Ta course t’éloigne et te rapproche de toi-même. Tu t’oublies et te ne concentre plus que sur ton souffle. Tes pas. Ton être physique prend le pas sur ton être mental…

Elle est la vie la mort la fragilité et la force
Elle est la vie…


« MERDE ! »


Tu sautes pour éviter la jeune fille allongée dans les hautes herbes. T’as failli lui tomber sur la gueule. Non mais genre elle dépasse pas, et elle est arrivée ici par un autre angle… Et ouai okay t’étais ailleurs, t’aurais du la voir. Donc tu sautes et tu le survoles. Par contre tu manques de te ramasser à l’atterrissage. C’est pas du grand art et ça manque d’harmonie, mais au diable tu te retournes vers la gamine. Celle là tu l’as jamais vue à la bibliothèque.

« Tu vas bien ? »



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##   Sam 21 Mar 2015 - 21:17
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Mais j'peux bien me reposer un peu nan ?

Il est reposant ce lac. Étonnamment agréable même. Jamais Shinobu n'a eu l'occasion de s'installer au bord d'un lac pour profiter de sa journée. Oui, parce qu'entre les bas quartiers puis les voyages entre Los Angeles et Boston, pour sa soi-disant éducation et vie, elle n'avait pas le temps. Mais la vie, ce n'était pas faire semblant et se trimbaler un paquet de pauvres filles à papa. Non, la vie c'était ce qu'elle avait vécu, et ce qu'elle voulait vivre.

Ses yeux se sont fermés presque tout seuls, et elle ne s'est pas rendue compte qu'elle s'était endormie. Dormir en pleine nature, ça aussi c'était une première. Mais depuis qu'elle est à Terrae, beaucoup de chose sont nouvelles pour elle. Comme les gens qui lui passent au-dessus et la réveillent sans l'avoir vue. Elle se redresse, et l'une de ses main passe sur son visage pour finir sa course dans son épaisse tignasse où quelques bruns d'herbe sont allés se loger. Elle entend un juron et une question, mais comme elle vient à peine de sortir de son sommeil, elle ne comprend pas bien. C'est à elle qu'on parle ? Elle regarde autour pour s'en assurer et ne voit personne d'autre qu'une fille en basket. Shinobu se relève, s'étire, repère sa guitare et penche la tête. Pourquoi est-ce qu'elle n'irait pas bien ? Oh, c'est sans doute l'air morose ou colérique qui se plaque sur son visage. Mais quoi de plus normal, elle ne s'est pas réveillée, quelqu'un l'a réveillée et elle n'aime pas qu'on la tire de son sommeil. Ce n'est pas tous les jours qu'elle parvient à s'endormir aussi facilement, et pour une fois, elle ne faisait pas de rêve. Alors oui, elle va bien, seulement, elle est de mauvaise humeur maintenant.

- Ouais, ça va, répond-elle sèchement.Merci de m'avoir réveillée hein, j'étais pas du tout en train de faire une putain de sieste.

Elle soupire et se penche sur sa guitare. Elle replace l'instrument sur son dos et farfouille dans le petit sachet qui contient le peu de choses qu'elle a acheté avant de venir, histoire d'avoir quelque chose dans l'estomac. Elle sort un petit paquet de biscuit, regardant la sportive du coin de l'oeil. Quoi ? Pourquoi elle reste là ? Elle a pourtant eu une réponse à sa question, alors elle aurait pu partir non ? Et la voir là comme ça, ça énerve un peu plus la blonde, parce qu'elle sait qu'elle ne retrouvera plus le sommeil de sitôt et que tout ça, c'est la faute de cette fille. Il est bien vite revenu son côté blasé et acariâtre. Il n'y a pas si longtemps, elle était encore en extase devant des manèges, et d'une humeur euphorique lorsqu'elle était rentrée chez elle. Ah mais oui, l'euphorie, c'était un peu comme tout dans la vie : éphémère.

- Tu devrais penser à regarder d'vant toi, il parait que ça aide. J'dis ça, j'dis rien hein.

Elle provoque, espérant la voir partir. Et puis elle réfléchit. Oui parce que Shinobu agit avant de réfléchir. Si cette fille est là depuis longtemps, elle peut sans doute l'aider non ? Sur ces histoires d'affinités et peut-être même pour retrouver Monsieur l'Arrogant. Oui, mais bon, si elle lui parle ainsi, elle ne risque pas d'obtenir grand chose de sa part n'est-ce pas ? Elle devrait laisser sa rancune de côté un moment et faire un effort.

- Bon, c'est bon, c'est rien. T'es qui toi ? J'connais pas grand monde ici.
##   Dim 12 Avr 2015 - 13:10

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« Désolée d’avoir gâché ta sieste. »

Les yeux de la femme montent vers un ciel qu’elle sait pourtant vide. Oui personne n’est là pour maîtriser les hommes qui massacrent leur terre comme ils massacrent les pairs. Elle ne dit rien de plus parce qu’elle sait pertinemment qu’elle t’a réveillée, et finalement elle ne trouve pas que ce soit un mal. Dormir dans l’herbe est une chose agréable, mais être réveillée par la pluie ne l’est pas nécessairement. Le ciel est encore bleu, et peut-être que le beau temps durera encore une heure, voire peut-être deux, le temps largement suffisant pour finir sa petite course. Par contre pour ta sieste…

Elle sent l’orage venir. C’est un doux frétillement sur le bord de sa peau, une infime caresse sur ses terminaisons nerveuses, mais d’ici quelques heures le temps va tourner. Elle sent que les éclairs illumineront le ciel toute la nuit, cette sensation est là entre
ses deux reins. Elle sent l’exaltation de la tempête en formation. C’est sucré et azoté, et tellement indistinct. Elle sait que sans l’affinité qu’elle développe peu à peu à l'égard de son élément, elle ne serait pas capable de le savoir, même avec ses connaissances plus ou moins approfondies en météorologie… Elle ne l’aurait jamais sentie… Elle l’aurait devinée une heure plus tard en regardant le ciel, mais pour l’instant il était d’un bleu immaculé.

Le calme avant la tempête.

Ce soir elle sortira. Aucun refuge ne sera assez robuste pour lui résister, car elle a en elle cette tempête. A l’instant calme il suffirait d’une étincelle pour qu’elle se déchaîne. Ce soir elle dansera dans la tourmente. Elle n’est que vent et énergie, chaleur et glace. Elle est unique et multiple. Elle est… sauvage. Lionne prisonnière d’une cage aux barreaux de ses pensées. Elle boue à l’intérieur… Pourtant, elle pose sur toi son regard d’améthyste, son regard qui devrait être triste mais se perd dans une neutralité sans bornes. Elle sent que tu veux la provoquer, que tu es de mauvaise humeur… Et tes sentiments glissent sur elle.

Elle est calme, trop calme, et c’est un mal, une fois que ses yeux quittent le firmament ils n’expriment plus d’émotions particulières, le masque est retombé sur ce visage d’albâtre. Ses longs cils se rencontrent sans trouver de vie, elle ne se soucie plus de toi, elle s’est perdue dans la contemplation de ce ciel azuré. Pourtant, elle se force encore une fois à tendre vers toi, petite fille aux longs cheveux d’or. Elle se force ça se voit, alors que tu la provoques, mauvais poil matinal ? Elle laisse passer, t’as les nerfs qu’elle t’ait réveillée, elle s’en est excusé, tu n’obtiendras pas d’elle qu’elle se sente en prime coupable. Elle n'hausse même pas les épaules pour donner une convenance sociale à ses paroles.

« Le temps va tourner. »


Ce n’est même pas un conseil, juste une remarque. Elle pourrait te conseiller de rentrer mais n’en ayant pas elle-même l’intention cela ne serait pas crédible. Elle t’informe, à toi de prendre tes décisions ma grande. Elle passe une main dans ses cheveux les repoussant en arrière, ils ont poussé récemment, ils lui arrivent un peu en dessous des épaules, mais elle ne les coupe pas. La flemme dira-t-elle. En réalité elle est tellement perdue qu’elle ne sait plus qui elle veut être. A quoi bon soigner son apparence quand on ne sait plus même celle que l’on veut se donner ? Elle choisit donc la simplicité, ce qui lui est utile de porter, d’une main assurée elle se saisit de l’élastique qui scindait son poignet et attache ses cheveux en une minuscule queue. Les mèches de devant, celles qui faisaient sa frange à son arrivée sont encore trop courtes pour être retenues, elles retombent sur son visage dans un mouvement souple. Elles rebiquent un peu, on sent qu’elles veulent onduler, mais elles ne sont pas encore décidées à le faire, peut-être un jour la lionne récupérera-t-elle sa crinière ?

Elle remarque ton instrument mais n’y prête pas plus garde que ça, elle en a vu souvent des musiciens de talent. Elle se souvient vaguement d’avoir dompté un jour un instrument, mais elle n’a plus touché une corde depuis des années. Prendrait-elle encore plaisir à jouer ? Elle ne le sait même pas. Elle soupire en son fort intérieur, va vraiment falloir qu’elle apprenne à se connaitre. Parce qu’au fond elle ne sait pas qui elle est, et la question que tu lui poses est celle à laquelle il lui est le plus mal aisé de répondre. Alors le mensonge perpétuel franchit tes lèvres, tu n’y crois même plus toi-même, pourtant tu le prononces encore :

« Ipiu Raspberry, bibliothécaire. Et toi ? Je ne t’ai pas encore croisée, nouvelle arrivante ? »



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##   Sam 20 Juin 2015 - 2:22
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« Tonnerre et eau, court-circuit... »



Shinobu hausse les épaules. Les excuses elle s'en fiche pas mal. Même les plus franches n'ont aucune valeur. C'est tellement simple de s'excuser : « Pardon », « Je suis désolée » et tellement d'autres mots encore. A ses yeux, ils n'ont pas de sens. Lorsqu'elle entend des excuses, elle ne comprends pas, elle ne sait pas, elle ne sait plus ce que ça signifie. C'est abstrait, oui, abstrait. Un sens pour la personne qui les dit, et parfois insensé pour celle qui les reçoit. Alors elle hausse les épaules et ne retourne rien, rien puisqu'elle n'a pas compris.

Le silence s'installe et elle regarde du coin de l’œil la sportive qui observe le ciel. Par réflexe, elle lèvre la tête elle aussi. Comment peut-elle savoir que le temps va changer ? Le ciel est si bleu. Tellement bleu que c'en est presque lassant. C'était probablement pour cette raison que la blonde s'était endormie d'ailleurs. Elle se lassait vite. La vie la lassait trop vite. Enfin, la fille en face d'elle avait préféré s'intéresser au ciel plutôt qu'à ce que Shinobu lui disait. L'adolescente fronce les sourcils, frustrée, faisant taire les souvenir qui voulaient remonter, lui donnant envie de s'en aller sans un regard de plus. C'est vrai, elle était en train de s'énerver, et elle mourrait d'envie de l'insulter dans toutes les langues qu'elle connaissait, mais pas parce qu'elle l'avait réveillé, plutôt parce que la coureuse ne semble pas l'écouter. Or cela fait partie des choses dont Shinobu a horreur, qu'elle répugne plus que tout. Négligence. Elle réprime un soupir et mord dans son biscuit. Tant de désagréables souvenirs. Pourquoi n'étaient-ils pas éphémère comme tout le reste ? Pourquoi devaient-ils la hanter sans arrêt ?

Cette fois-ci, elle soupire sans retenue. Pourquoi est-ce que la mémoire était-elle si opérationnelle chez certaines personnes et si peu chez d'autres ? Pourquoi celle de Shinobu marchait-elle définitivement bien, trop bien même ? C'est parfois si douloureux de se souvenir, et elle aimerait tellement éviter cela. Au moins une fois sans sa misérable vie. Perdue dans ses pensées, c'est la voix de la coureuse qui résonne dans l'air qui ramène Shinobu à la réalité. Qu'a-t-elle dit déjà ? Ah oui, elle se présentait.

« Hum... Shinobu Heaven Yamada. Actuellement paumée. Je suis là depuis pas très longtemps ouais... »

Le sol parut soudain très intéressant aux yeux de la jeune fille et elle se mit à l'observer. Elle n'était pas à Terrae depuis très longtemps, et pourtant, elle avait l'étrange impression d'être à sa place. En restant hors des salles de classes bien sûr. Mais c'était comme un pressentiment, quelque chose qui lui disait qu'ici elle allait découvrir des choses qu'elle ne soupçonnait absolument pas. Une question traversa alors soudain l'esprit de la jeune fille.

« J'ai rencontré un type, genre il faisait des étincelles, ce genre de chose. Un mister ou je sais plus trop quoi, arrogant comme pas possible. tu sais comment il a fait ? Il faut que j'apprenne pour lui montrer et lui fermer sa gueule... »
##   Mer 24 Juin 2015 - 23:22

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Si la femme s’est excusée, elle ne t’a pas demandé pardon. Sans doute confondras-tu, mais ton avis n’a pas de réelle importance, il existe mais ne l’atteint guère. Elle reconnait ses torts sans s’en dédouaner, c’est là la véritable porté d’une excuse, la reconnaissance d’avoir eu tort. Rien de plus, rien de moins aux yeux d’améthystes. Elle ne demanderait jamais ni ta miséricorde ni ton pardon, elle était la seule à pouvoir s’accorder cela, et si nombre de ses actions ne les mériterais jamais à ces yeux, elle aurait vite oublié votre rencontre.
Hypocrite, elle l’était, elle s’excusait sans pour autant ressentir de culpabilité, pourquoi l’aurait-elle fait ? Réveiller une gamine avant la pluie à la réflexion semblait plutôt être une bonne action, ne pas la laisser passer inutilement ses nerfs sur soi en s’excusant semblait être le comportement approprié. Au fond, elle s’en foutait un peu tu sais ? Au jeu de gueule le plus fort, elle n’était pas la meilleure, elle se devait de le reconnaître, elle pouvait se défendre sans crier. Le silence l’entourait étrangement, si certains y voyaient une sage, elle voyait un univers à peupler.
Bien sûr, elle avait toujours eu du répondant, un art de la rhétorique à toute épreuve… Pourtant sa langue ne serait jamais la plus dangereuse de ses lames. Elle souriait ce jour-là, calme. C’était l’un des rares jours où complètement ouverte sur le monde, elle ne sentait plus peser les sentiments de ceux qui l’entouraient sur elle. Au contraire tes sentiments la traversaient sans réussir à saisir la moindre prise, glissants. Ta colère elle la sentait croitre, mais le calme qui s’était emparée d’elle était trop profond pour être corrompu.

Trop de noms pour une si petite femmes, tu ne penses pas ? Quoi que la croissance n’a sans doute pas finie d’exercer ces droits sur toi. Cependant, tes parents étaient-ils sérieux quand ils te donnèrent ce prénom à rallonge ? elle n’en comprend que mieux la colère refoulée qui s’épand en ton sein… à ta place sans doute aurait-elle gardé quelques rancunes envers l’univers tout entier d’avoir du écrire tant de lettres… Et si ton prénom était la faille originelle, celle par laquelle était entrée la colère, elle ne pouvait que comprendre et sourire.
Elle souriait tout le temps à cette époque, d’un sourire vide et impersonnel. Il était là, il était froid, n’avait pas de sens. Parfois pourtant alors qu’elle ne le maitrisait guère, de la chaleur s’y insinuait, trouvant un quelconque chemin pour parvenir sur son visage. Parfois son émotion devenait vraie, parfois elle laissait apparaitre à celui qu’elle considérait comme son ami, ces choses que devant tout autre elle refoulait.
Tu confirmas aussi que tu n’étais pas là depuis bien longtemps, pourtant à ton intonation — ou peut-être était-ce un pressentiment ? — elle devina que ce n’était pas pour cela qu’elle ne t’avais jamais croisé sur son domaine. Trop libre pour suivre les chemins tracés, tu ne respectais pas l’ordre établi. Pouvions nous cependant nous laisser aller jusqu’à vous imaginer similaire, nullement. Elle avait été exclue de ce monde quand toi tu avais décidé de ne pas en faire partie, en marge de la société, vous l’étiez toute deux, choix pour l’une conséquence pour l’autre. Si les cours avaient eu la moindre leçon à lui apporter, alors elle s’y serait rendue sans faute… Seulement aller en cours était un mensonge pour elle, faire semblant d’avoir quelque chose à apprendre quand on maitrisait déjà les matières générales bien au-delà de l’enseignement prodigué dans le secondaire.

Un mister ? cela eu pour effet d’allonger le sourire de la femme qui te faisait face… Tu t’étais tellement éloigné des autres que tu ne connaissais même pas le titre que l’on donnait aux enseignants de cette école « master. »
Tout comme tu ne semblais rien connaître des pouvoirs qui siégeaient à Terrae.
Elle écarte sa main, et des étincelles bondissent à sa surface, minuscules, elle est à côté d’une zone neutre, cette étendue d’eau ne lui permettrait pas de décharger un éclair… Il faudrait plus de de pouvoir que la femme n’en possède, elle n’est pas puissante, elle connait les éléments et la physique… Il lui suffit d’agir peu mais en quelque endroit judicieux pour laisser la réalité reprendre ses droits.

« Si tu commençais par aller en cours, sans doute que tu aurais plus de chance de lui clouer un jour le bec. »


C’est un constat, pas un reproche, et ne nie pas… En les nommant « misters » tu as montré la profondeur des dégâts.

« As-tu été initiée ? Non… Sais-tu seulement ce qu’est l’initiation ? »


Avant d’attaquer une explication, il faut savoir à quel niveau la donner. On ne parlera pas de quarts à quelqu’un qui ne connait pas les atomes. Il faut de la logique en ce monde. Elle le sait.



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##   Sam 4 Juil 2015 - 0:06
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Shinobu fronce les sourcils, et ses dents viennent torturer l'intérieur de sa bouche pour l'empêcher de dire quelque chose de stupide ou qu'elle pourrait regretter. Non pas qu'elle ait de réels regrets cependant. Elle fixe la femme, et au sourire qui se dessine sur son visage, elle peut deviner sans mal que la bibliothécaire est en train de penser à son prénom. Il n'y a rien de drôle. Shinobu ne l'a pas choisi. Et elle ne le changerait pour rien au monde, mis à part son deuxième prénom qui la rattache directement à son paternel, chose qu'elle ne veut pas. Quoi qu'il en soit, ses prénoms avait une signification, et même si ça la fait chier d'avoir un nom à rallonge, elle le porte fièrement. Finalement, elle finit par ouvrir la bouche, parce qu'elle ne supporte pas qu'on se moque d'elle.

« Mais appelle moi Heaven. T'as l'air de sourire à cause de mon nom. Alors fais comme tous les autres abrutis que j'ai rencontrés et appelle moi Heaven, pas autrement. »

La jeune fille croise les bras sur sa poitrine, les sourcils obstinément froncés et une moue sur le visage. Ça lui donne peut-être un air gamin, mais ce n'est jamais bon signe lorsque Shinobu fait la moue. C'est juste qu'elle essaie de se retenir d'exploser. Elle ne le fait jamais d'habitude, une fois qu'elle est énervée, tout le monde s'en rend bien compte, sachant qu'elle a la langue bien pendu et qu'elle est tout sauf diplomate. Elle a plutôt tendance à régler les choses avec ses poings, c'est très efficace. Mais elle veut profiter du fait que personne ne la connaisse encore bien à Terrae pour changer, ne serait-ce qu'un tout petit peu.

Lorsque Shinobu voit le sourire d'Ipiu s'étendre encore plus, elle soupire, se retourne pour attraper sa guitare et avance, prête à partir.

« Okey, j'ai compris, je... »

Mais quelque chose la coupe dans son élan. Comme la première fois, lorsque le mister lui a montré, elle ne laisse rien paraître de sa surprise. Elle regarde la main de la femme où sont apparues des étincelles. Pourquoi se sentent-ils tous obligés de lui faire une démonstration ? Quoiqu'il en soit, elle veut savoir faire ça aussi. Elle vient de découvrir quelque chose d'anormal, ou plutôt, d'extraordinaire, qu'elle ne connait pas, et elle a compris que si elle est là, c'est parce qu'elle aussi pourra apprendre à faire ça. Deux fois qu'elle croise la foudre, deux fois qu'elle est aussi captivée. Comme si c'était fait pour elle. La voix de la bibliothécaire la tire de son admiration.

Aller en cours ? Shinobu ? Elle n'avait pas besoin de retourner dans une salle de classe pour apprendre ce qu'elle savait déjà. Pour cela, elle devait bien remercier son père et tout ses professeurs particuliers, et sa capacité à retenir ce qu'elle apprenait aussi bien visuellement qu'en écoutant. Lorsqu'elle vivait avec sa mère, elle avait déjà de l'avance sur les autres élèves, ce qui expliquait qu'elle était dans une classe avec des enfants plus vieux qu'elle. Quand elle avait rejoint, ses professeurs avaient d'abord été surpris, mais ils avaient su s'adapter à ses connaissances, et à présent, elle en sait suffisamment pour ne pas avoir besoin d'aller s'enfermer dans une salle de maths, si sa mémoire était bonne, pour entendre le prof parler de théorème qu'elle connaissait déjà.

« J'ai appris ce qu'il y avait à savoir déjà. J'ai peut-être pas le physique de l'emploi mais j'suis pas si stupide que ça. J'ai de l'avance sur ceux de mon âge, mais personne n'a à le savoir. C'que j'veux savoir moi, c'est c'qui s'passe ici. Un truc que j'connais pas. »

Les maths, la physique, les sciences... Elle sait ce qu'elle doit savoir. Ce qu'elle ne sait, c'est comment produire ces étincelles. S'il y a un cours pour ça, elle ira, sinon, il n'y a aucun intérêt.

Shinobu finit par hausser les épaules et soupirer. La bibliothécaire lui pose une question à laquelle elle a déjà une réponse, obligeant la blonde à se répéter.

« J'viens de te dire que j'étais complètement paumée. On m'a rien dit su cet endroit, alors comment tu veux que je saches ce qu'est ton ini-je-sais-plus-quoi ? rétorque-t-elle un peu sèchement. »

Si c'est le moyen de faire ces étincelles, alors elle ira chercher la personne qui peut l'initier ou elle ne savait quoi. Elle a peut-être une réaction un peu puérile, mais les gens qui on été privés de leur enfance ne le sont-ils pas un peu plus que les autres en grandissant ? Shinobu découvre quelque chose nouveau, qu'il l'intrigue et l'attire, comme un nouveau jouet qu'on donne à un enfant. Elle, elle a grandi trop vite, mais elle a toujours cette part enfantine en elle qui fait qu'elle veut tout tout de suite, et qu'elle jubile devant une nouvelle distraction. Elle n'y peut rien.


Dernière édition par Shinobu H. Yamada le Dim 5 Juil 2015 - 0:38, édité 1 fois
##   Sam 4 Juil 2015 - 17:36

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Dans d'autres circonstances la femme aurait simplement tourné les talons. Fuyant la colère qu'entraîne l'immaturité. Ne nie pas tu t'énerves pour ce que tu penses qu'elle pense... Mais la connais-tu assez pour pouvoir en présumer ? Non bien sûr que non. Ipiu, Toumaï, ou quel que soit le nom qu'elle puisse porter t'es inconnue. Alors tu lui prêtes les masques que tu as déjà vu porter. Alors la colère monte. Insidieusement elle voile peu à peu ton esprit, tout est moins clair. L'essentiel devient trouble et tu te focalises sur le subsidiaire.
Elle ne se moque pas de toi, loin s'en faut, elle ne fait que constater. Si elle sourit pourquoi cela serait-il par moquerie ? Devrait-elle pleurer ? Afficher une sainte absence de sentiments sur son visage ? Non elle sourit simplement car c'est son masque habituel. Pourquoi ternir un peu plus le moral des gens en les mirant d'une mine renfrognée ? Un sourire ne coûte plus rien lorsque l'on n'a rien à perdre et tout à donner.
Pourtant ce sourire t'énerve. Il t'agace par sa simple existence faisant monter le thermostat de ta colère. Tu as besoin d'un prétexte pour déclencher l'affrontement, tu as besoin d'un exutoire. Elle t'en offre un de bonne qualité restant calme quand tu veux t'enflammer. Tu ne l'en détestes que plus sans doute. Tu préférerais qu'elle prenne la mouche et que le ton monte. Tu aimerais mais elle n'a pas envie de s'énerver... C'est rageant n'est-ce pas ?

"Si tu préfères Heaven."


Heaven, c'est comique en un sens, ce mot ressemble tellement à Ève. Pourtant il signifie paradis. Deux histoires se mélangent, celle que la femme imagine et celle que la religion propage. Pour elle chaque femme pourrait être un paradis ... Pour d'autres chaque femme porte le crime d'Ève la pécheresse. La culpabilité au lieu de la vénération de ces corps pouvant donner la vie... Mais elle s'égare dans ses pensées. Comme souvent mais que voulez-vous c'est bien le seul domaine où elle puisse encore s'échapper.
Elle est pas mal arrangeante aussi, elle ne te connait ni ne t'apprécie suffisamment pour prendre du plaisir à t'emmerder avec un surnom. Tu es l'une de ces nombreuses inconnues qui ne l'ont pas atteinte. Elle n'est qu'une égoïste et une hypocrite, ça la rend arrangeante. Elle ne te considère que quand elle est capable de te faire chier. C'est bizarre non ? En  même temps c'est tellement elle. Tellement Toumaï... elle aime sans doute, ne le montre pas, ne se permet pas de le montrer, ne se permet pas de se le montrer. C'est terrible à vivre et pourtant elle ne s'en rend pas encore compte, elle vit autant qu'elle peut le faire.

Te voilà qui me sors ton laïus comme quoi les cours ne te servent à rien. Prétentieuse. Et idiote avec ça.  Parfaitement, c'est lorsque l'on pense tout savoir qu'on n'apprends plus. Elle t'expliquerais bien qu'en cours ce n'est pas tellement ce qu'apprend le professeur qui est intéressant mais la façon dont il l'enseigne. Celle qui aurait voulu être institutrice même lorsqu'elle allait encore en cours et savait maîtriser les leçons qu'on lui enseignait à un niveau bien supérieur, continuait à aller en cours. Pas parce qu'elle apprenait mais parce qu'elle apprenait différemment. Elle était insatiable de  connaissances et à tout les niveaux.
Elle étudiait par elle même ne se contentant jamais de ce qu'elle pensait savoir, elle déconstruisait, trouvait les failles dans ses réflexions puis les approfondissait. Apprenait toujours plus. On arrête d'avancer quand on refuse de voir ce qu'il y a plus loin.

" Si tu sais déjà tout ce qu'il y a à savoir alors... "
Elle n'a rien à t'apprendre.

Je crois que tu as réussi à énerver l'espionne. Non juste à l'agacer en réalité ; elle ne se met pas en colère pour si peu. Ce qui reste D'Ipiu pourtant la rappelle à l'ordre. L'élève n'est élève que parce qu'il fait des erreurs. Tu n'apprendras rien tant que tu seras persuadée de tout savoir.
Pourtant elle se calme aussitôt et sourit à nouveau comme si de rien n'était.

" Aller en cours ce n'est pas seulement écouter les professeurs. C'est aussi rencontrer les élèves. Enfin puisque tu ne l'as pas fait sache que nos pouvoirs nous sont donnés lors de l'initiation. On ne choisit ni la date ni le lieu où elle se déroulera. Lors de cette dernière on nous laisse le choix de partir ou de recevoir nos pouvoirs. Si l'on accepte cette responsabilité on accepte aussi de ne plus quitter librement l'enceinte te Terrae jusqu'à les maîtriser. Au début on est initié on a quelques bribes de pouvoirs qu'on contrôle assez difficilement... Un jour un événement quel qui soit brise l'un des sceaux que l'on a posé sur toi lorsque tu a accepté tes pouvoirs. Cet événement quel qu'il soit est déclenché par un sentiment fort. Un choc... Souvent il n'est qu'un échos du vide que tu as ressenti. Tu deviens alors étoile, tu as de vrais pouvoirs peu contrôlables... Et peu puissants. Mais avec de l'entraînement on y arrive. "


Un éclair perce le ciel bleu et vient frapper la surface du lac, comme s'il annonçait ce qui allait suivre dans la soirée. Il n'est pas immense et elle a du forcer et réfléchir pour le créer. Elle a lentement inversé la polarité des dizaines d'atomes tout en veillant à ne pas modifier de ce fait la météo à grand niveau... C'est un équilibre fragile qui régit la nature. Elle sait que le moindre éclair peut perturber tout le système et elle est presque étonnée que les catastrophes n'arrivent pas plus souvent dans le monde maintenant que les jeunes tonnerres s'amusent à modifier le temps... Mais peut-être à la réflexion qu'elle est la seule à le faire ainsi... Je veux dire par là que si les autres font inconsciemment les choses alors peut-être que la nature elle-même n'a pas conscience d'eux ? Si elle modifie le temps c'est qu'elle sait ce qui doit être modifié et peut-être change-t-elle la magie en physique ?

" Et un jour tu deviens tellement bonnasse avec tes pouvoirs qu'on t'appelle Master. Des questions ?"



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##   Ven 7 Aoû 2015 - 22:28
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« Tonnerre et eau, court-circuit... »



La jeune fille se mit à se balancer sur ses pieds, écoutant attentivement, aussi surprenant que ce la puisse paraître, la bibliothécaire en face d'elle. En fait, ce qu'elle lui disait l'intéressait sincèrement, et même si elle avait grimacé lorsqu'elle l'avait appelé Heaven – elle ne méritait pas encore de l'appeler autrement aux yeux de la blonde – celle-ci avait trouvé un réel intérêt dans ce qu'elle lui avait dit ensuite. Bon mis à part la partie concernant l'école. Elle ne prétendait pas tout savoir ; Shinobu savait parfaitement qu'elle avait encore beaucoup de chose à apprendre, mais ce qu'elle avait besoin d'apprendre, ce n'était pas en assistant aux cours pour les gens de son âge qu'elle l'apprendrait. Elle savait résoudre des équations, elle connaissait les propriétés et les tests d'identification de certains élément chimique. Elle voulait apprendre des choses qu'elle ne savait pas, ce n'était pourtant pas compliqué à comprendre, et c'était parfaitement logique non ?

Et rencontrer des élèves... La jeune fille avait eu envie de lâcher un rire sec. Rencontrer des élèves pour quoi faire ? Des amis ? Pitié ! Elle avait eu le temps d'essayer, et ça n'avait servi à rien. Elle préférait largement détester le monde et que le monde la déteste, si c'était synonyme de tranquillité. Les seuls amis qu'elle ait jamais eus était ses frères. Or ses frères étaient morts devant ses yeux. Fin de l'histoire. Elle ne voulait personne d'autre et n'avait besoin de personne d'autre. Elle avait bien vu ce qu'étaient les soi-disant amis par la suite : des gosses de riches qui se plaignaient du fait que leurs papas adorés ne leur donnaient pas assez d'argent pour aller faire du shopping quand elles avaient parfois vingt fois plus que ce que Shinobu et sa famille gagnaient en plusieurs années de dur travail avant que la Faucheuse ne frappe et que son père ne décide d'avoir la bonté – notez l'ironie – de la récupérer. Alors à quoi bon chercher à rencontrer d'autres personnes ? Elle en avait vu assez pour devenir acariâtre et songer à finir ermite dans une vie future. Bon, peut-être pas jusque là quand même.

Shinobu se fit rage pour se re-concentrer sur Ipiu et ses explications avant que ses fichus souvenirs ne l'emportent. Donc elle obtiendrait ses pouvoir une fois initiée. Elle se doutait bien qu'elle ne pouvait pas décider du moment où elle aurait lui, sans quoi elle serait déjà partie en courant, ordonnant plus ou moins immédiatement que quelqu'un s'en occupe pour elle. Mais cette histoire de sceaux... Tout ça lui paraissait si invraisemblable. Comme pour lui prouver le contraire, un éclair s'écrasa à la surface de l'eau du lac, brisa son calme. Et puis le discours de l'Arrogant remonta par bribes dans la tête de la jeune rebelle. Son arrivée à Terrae était déjà invraisemblable, alors tout le serait probablement aussi par la suite. Tout l'était déjà d'ailleurs. Il suffisait peut-être qu'elle arrête de se poser trop de question, et qu'elle accepte enfin.

« Oui, j'en ai une. Ton truc d'étoile là, t'as dit que c'était un choc, un truc par rapport au vide... Donc les pouvoirs, ils viennent du vide ? Ils sont censés nous aider à le remplir ? Ou on le gardera jusqu'à la fin ? Non parce que... Être hanté tous les jours par ce qui l'a provoqué ce vide... »
##   Lun 26 Oct 2015 - 22:42

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Question intéressante que celle-là. Nos pouvoirs viennent-ils du vide ? Cela pourrait être intéressant, mais au final je ne sais pas. Je ne le formulerais pas comme ça, les pouvoirs ne viennent pas du néant. Ils ne l'entretiennent pas, ce n'est pas comme si être vide créait les pouvoirs, j'ai l'impression qu'ils existent chez tous à plus ou moins forte dose, même chez les autres. Ces gens qui sont encore "pleins" et qui n'entendront jamais parler de Terrae.

« Je dirais plus qu'il faut faire place nette pour découvrir les pouvoirs qui sommeillent en tout un chacun, qu'il faut raser pour reconstruire. Je ne sais pas si cela peut se comprendre sans l'avoir vécu. »


Certaines choses ne sont pas faites pour être décrites, certaines choses ne sont pas livrées avec un mode d’emplois. Les pouvoirs sont ainsi. Tu te couches un soir et un matin tu te réveilles avec eux… et tu te rends peu à peu compte qu’ils font partie de toi aussi surement que tes deux mains, tes jambes et ta vessie. Pourquoi ta vessie ? J’ai sérieusement une tronche à savoir ce que je dis ?

Donc un jour tu te réveilles et ils sont là. Tu sais en gros ce qui t’attends, non tu crois savoir. Tu ne sais que lorsque tu l’as vécu, c’est sans doute un peu comme l’accouchement en somme. Tout l’monde en parle mais avant d’avoir subi une péridurale et de t’être remise d’une épisiotomie, tu n’as qu’une très vague idée. Je sais de quoi je parle.

Si j’étais partie tout à l’heure c’était pour faire le point avec moi-même et je me retrouve là, à expliquer à cette fille pourquoi la terre est ronde. C’est un peu frustrant dans le fond, expliquer quelque chose de si naturel que les pouvoirs c’est comme expliquer la force de gravité, le goût du citron ou comment respirer. C’est naturel… Bien que j’en ai une vision très scientifique entre nous soit dit… Toujours est-il qu’à la base je voulais être seule, et que je le veux encore. J’ai pas le courage d’être gentille encore longtemps, j’ai besoin de courir… pour je ne sais pas, passer à autre chose ?

Penser ou arrêter de penser ? Créer des endorphines, aller mieux. Je dois courir tout s’implement, après quoi, après qui ? Après la vie elle-même j’imagine.

« Tu m’excuseras, mais le meilleur conseil que je puisse te donner à ce sujet est d’attendre et de voir. Ce que je te raconte tu ne le comprendras réellement que lorsque tu le vivras. »
Tu souris, te force un peu mais plus tant que ça. Tu es déjà ailleurs.

« Sur ce, ne tarde pas trop à rentrer. »

Et tu t’en vas comme tu es venue… courant pour oubllier, courant vers ton avenir.

[HRP : vraiment désolée j’arrivais pas à répondre alors je me suis forcée pour donner une fin. Encore pardon.]



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