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La rose fanée porte toujours ses épines même pour son deuil.. [Rp libre d'entrée]
##   Jeu 5 Mar 2015 - 18:42

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Alexander MacDowel
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Encore une journée fade et sans rebondissements. Je reste là, dans mon lit. Sans bouger, à peine à respirer. Le silence m'assourdit, même Sugar préfère rester dans sa cachette bien au chaud. Depuis ces longs jours, j'ai l'impression que l'on tourne tout les deux au ralentis. Plus rien n'a de sens. Je n'entends presque plus mon cœur battre comme s'il avait lui aussi décider de se taire. Je ferme les yeux et je me sens m'éteindre comme une flamme vacillante. La faim me tiraille et m'affaiblis de plus en plus. Je ne compte plus les jours depuis le moment où j'ai arrêter de manger. Non, en fait, je les ai compté. J'ai compté les minutes, les heures et les secondes. Je compte depuis que le monde s'est arrêté. Je compte pour ne pas sombrer dans la folie. Je me sens comme prisonnier de mon propre corps tout en en étant le maître.
Soudainement, mu par un instinct de survie, je me lève en précipitation puis sort sans prendre la peine de fermer à clef. Dans les couloirs, je croise quelques personnes aux visages plus ou moins familier. Mais je ne les regarde pas, je cours. Comme si le diable était derrière moi. Je suis déchaîné dans cette course sans but ni raison.  Je cloisonne mon esprit à toutes ses personnes, je rompt tout contact avec elles. Je suis enfin seul dans ma tête tandis que mes jambes me portent toujours vers un endroit inconnu.
Les rues sont enneigées et le froid est prenant. Peu de personnes sont de sorties et les seules présentes ne cherchent même pas à essayer de m'interpeller. Je cours tandis que le froid mord mes bras nus. Mon simple t-shirt et mon jean ne suffisent pas à couper mon corps de la température. Mes membres s'engourdissent tandis que les rougeurs apparaissent. Pourtant, je continue à courir, pieds nus. Mes yeux rouges et bouffis n'arrivent toujours pas à pleurer malgré la violence avec laquelle le vent me fouette le visage. Au bout de plusieurs longues minutes, mon corps ralentis sa course jusqu'à arriver devant l'endroit où tout à commencé. Je me fige dans le spectacle du lac gelé. A la fois si grand et fragile à la fois. Au loin, j'aperçois le creux reformée causé par le déracinement de l'arbre durant Son étoilisation. De l'autre côté, je regarde les buissons que j'avais créé afin de nous accueillir pour parler. Je me vois le regarder, l'embrasser des yeux.
Venu de nul part, un hurlement de détresse me sort de ma torpeur. Un hurlement long et désespéré. Comme celui d'une bête acculée et blessée. Le mien. Je hurle toute ma peine et ma souffrance à cette étendue qui était encore le berceau de ma raison de vivre il y a quelques jours. Je tombe à genoux tandis que mon cris meure dans ma gorge. La nature elle-même se soulève pour ralentir ma chute, l'arbre proche se penche légèrement tandis que pour la première fois depuis.. Je pleure. Mes sanglots d'abord silencieux finissent par exploser tandis que mon corps est pris de soubresauts. Je ne comprend pas. Pourquoi n'ai-je pas le droit de vivre heureux. Pourquoi dois-je toujours finir seul. Pourquoi moi.
Le froid me prend encore un peu tandis que mes forces semble s'évaporer à une vitesse alarmante. Mon don de télépathie m'échappe et à nouveau, je les entends tous. A nouveau, je suis seul mais dépassé par leur nombre. Et puis, une voix s'éteint. Subitement, plus rien. Pas un rêve ni une pensée. Plus rien, le néant. Cette voix m'avait toujours énervé. La voix de quelqu'un qui, malgré son caractère et notre rencontre, avait attiré mon attention et à qui je m'étais attaché. Je n'entendais plus Michigan, plus un bruit. Lui qui avait, sans le vouloir oblitéré toutes les autres pensées par la force des siennes. Le néant s'était emparé de lui en si peu de temps que ma tristesse l'avait totalement camouflée.
Mon bras tomba mollement, pendant sur mon corps qui peinait à se relever et à tenir debout. Ma tête restait penchée en avant sans que je ne puisse la bouger. Mon corps ne m'obéissait plus à nouveau mais je m'en fichais. Plus rien n'avait de sens. Pourquoi lui. Pourquoi mon premier amour est mort. Pourquoi Sergueï est-il partit. Pourquoi Michigan est-il....

- NOOOOOOOOOOOOOOOOOON

Ma voix déchira le silence du lac enneigé. Une boule se forma dans mon ventre tandis que mon cri continuait de percer le calme de la nature. Petit à petit, celui-ci se transforma en grognement guttural tandis que mes yeux se mirent à me brûler. Ceux-ci se teintèrent d'une couleur noisette et quelque chose en moi se libéra. A nouveau, un flot de puissance se mit à couler sans que je ne puisse le contrôler.

- J'aurais pu le sauver si j'avais... Si seulement...

Petit à petit, corrompues par ma souffrance, mes doutes et ma colère, la nature avoisinante se mit petit à petit à noircir et à se parsemer de ronces de plus en plus grosses et charnues. L'arbre lui-même se figea dans sa pose comme mort prématurément ou simplement figé dans le temps.
Si seulement je n'avais pas sombré dans la tristesse, je l'aurais entendu. J'aurais su ce qui allait se produire. J'aurais put le sauver. J'aurais put empêcher ça. Pourquoi... A quoi tout ça sert. A quoi cette puissance sert si on ne peux pas garder ceux que.....
Mon esprit libéra une onde mentale, sans réel but, comme juste pour extérioriser ce surplus de puissance qui me rognait désormais. Peut-être était-ce un S.O.S, je ne sais pas. Je n'en avais rien à faire. Plus rien de comptais. J'avais envie de tout arrêter, de disparaître pour que tout cesse.
Les ronces se mirent à grossir et à m'enserrer petit à petit, s'enroulant autour de moi en me griffant. La nature tout autour se mit à grossir et à noircir encore un peu plus tandis que je m'enfonçais dans mes doutes et dans mon vide. Terrae.... C'était de sa faute. C'était de leur faute. Ils l'ont fait partir... Ils ont tué Michigan. Je ne leur pardonnerais jamais. JAMAIS !

Les épines grossirent encore un peu plus, lacérant ma peau et obstruant tout le champ comme une aire de damnation tandis qu'à certains endroit, le sol se craquela pour laisser sortir racines et ronces.


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##   Ven 6 Mar 2015 - 17:27

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PETIT CON.

Petit con égoïste.

Enfoiré. Non pas de peine, mais de la colère envers ce môme, ouai, une très, très sainte colère. Genre le truc qui dévaste tout. Qui te donne envie de gueuler et de frapper. Mais tu ne fais rien. La nouvelle est tombée comme un cheveux sur la soupe. Tu cherchais Ludmila, tu avais peur pour elle depuis un moment… Alors ne la trouvant pas, tu t’étais résolue la mort dans l’âme à faire un tour à l’hôpital… C’est là que ton oreille aguerrit avait entendu les murmures de la disparition de celui qui avait été le protégé d’Ipiu.

Ton âme déjà éparpillée avait à nouveau volé, et tout ne s’était reconstitué que dans la chaleur d’une sourde colère. La haine dont tu avais toujours eu tant peur t’avait rattrapée.

PETIT CON.

Ouai. Parce que y avait c’te môme en pleurs. Parce que depuis que c’était arrivé tu ne pouvais pas te balader dans Terrae sans sentir la détresse des gens. L’incompréhension qui t’assaillait quelques jours plus tôt se lisait sur de nombreux visages. Ouai. Ce gamin était un enfoiré. Egoïste. Incapable de juger du mal qu’il faisait. Parce que ouai. Il avait fait du mal à de trop nombreuses personnes…

Et le connaissant c’était intentionnel. Genre il devait se dire où que son esprit soit passé « han en fait vous m’aimiez et pas moi bande de con, pleurez et adulez mon souvenir. » Ou un truc de ce genre. C’était… Tellement exaspérant. Et tous ces gens qui le pleuraient, t’avais envie de les foutre en rogne. Parce que ouai, au moins toi tu pleurais pas. Toi t’étais juste en colère.

Mais au font, t’étais aussi en colère contre toi. En t’éloignant de ceux qui te connaissaient avant t’avais genre… Contribué à ça ? Non. Oui. Certaines personnes ne veulent pas être sauvées t’avais dit Nathanaël. C’était typiquement le genre de Michigan, à mordre la première main qui se tendait. A chercher à être malheureux même quand des gens l’aimaient. Ouai. C’était ça en fait.

Sauf que quand Ipiu l’avait rencontrée elle s’y était attachée, il l’avait faite changer un peu, devenir comme toi je veux dire. Il t’avait appelée sans le savoir. Alors ouai, t’étais en colère, mais la colère servait aussi à masquer la douleur. La haine plutôt que les pleurs. C’était plus facile. Vraiment. Et puis, on va avouer que malgré ta fucking colère, t’arrivais encore à être claire. T’avais même rien cassé. Même ta main nouvellement libérée de son attelle était encore entière. Ouaip. Self contrôle.

Sauf que tout le monde cherchait à te pousser à bout. Genre les gens, vous savez que vos pensées de dépressifs sur une sensitive ça fait vite des dégâts ? Non parce que ouai, y’en a des pensées douloureuses depuis deux jours. Genre ça s’est répandu comme une épidémie. Et tout ça c’est SA faute. Petit enculé. Petit con qui ne sait pas profiter de ce qu’il a, qui passe sa vie à blesser les autres… Et sa mort aussi.

Alors t’en as eu mare. Ouai comme ça. Avant de frapper quelque chose, tu t’es cassée. Parce que ouai si ça continue comme ça tu vas frapper quelque chose. Vraisemblablement un corps sous respirateur artificiel, d’ailleurs tu serais presque prête à le débrancher toi-même ce con. Comme ça, ça ne serait plus un suicide mais un meurtre… Et les gens ils seraient moins malheureux et plus en colère. Ouai. Sauf que tuer les gens tu t’es promis de pas l’faire. Enfin à moins que ce ne soit vraiment indispensable, et là tu peux t’en dispenser. Là, t’as juste qu’à attendre que le temps passe.

Tu t’es barrée, t’as laissé tous ses cons pleurnichards, pleurer la légumitude d’un type qui les aimait pas assez pour rester en vie… Et tu es partie dans l’endroit le plus infréquentable de Terrae en ce moment. Le lac, espérant y trouver enfin un peu de repos. Genre, tu espérais n’y trouver pas d’âmes du tout. Pas de sentiments qui te volent dans la face. T’avais juste besoin de ça, une ou deux heures de tranquillité… Sauf que ça s’est vite transformé en une dizaine d’heures. Ouai une  dizaine d’heures qui tu enchaines les passes, et les mouvements fluides dans ce paysage recouvert de sucre glace. Tu n’as même plus besoin de l’immense manteau qui te permettrait de prendre trois personnes avec toi. Nope, celui-ci a fini la nuit sur une branche savament déneigée.

Tu cours, tu sautes, tu roules parfois. Tes gestes sont soubles et fluides, unique danse, unique élan. Depuis des heures. Gymnastiques pour certains, exutoires pour toi. Tu continueras vraisemblablement jusqu’à ne plus réussir à aligner deux pensées cohérentes, parce que ouai. T’as besoin d’arrêter de réfléchir. Alors tu te concentres sur le mouvement suivant. Tu te concentres à court terme pour te voiler l’essentiel. Tu as besoin de vivre et la souffrance t’en as mare.

Ca marchait assez bien, la nuit était passée pour toit d’une traite. Sauf qu’évidemment la paix tu connais pas, et il y a toujours quelqu’un pour venir t’emmerder. Un cri brise la quiétude que tu avais réussi à gagner au fil des heures. De l’autre côté du lac un homme se tient. Ton regard se pose sur lui. Il est trop loin pour sue ses sentiments ne t’atteignent. Un truc ne va pas avec lui… Peut-être l’absence de manteau ? Tu plisses les yeux. Non. L’absence de chaussures en fait. GOD.

Non mais. NON. Sans ça p’t’être que tu aurais laissé ce con dans son délire de pleurnicheries. OUAI. Parce que c’est con de pleurer un CON. PARFAITEMENT.  Tu te saisis du manteau abandonné sur la branche et tu pars en courant. Vite. Genre le plus vite que tu peux. Quand t’arrives devant lui genre, cinq minutes plus tard, t’es en sueur malgré la température. Tu pues sans doute, et tu pourrais aussi bien sortir de l’eau vu ton état. Faut avouer que le petit con te donne du fil à retordre, des ronces qui sortent de nulle part ça fait jamais du bien.

« T’AS FINI TES CONNERIES ? »


Tu beugles espérant le faire réagir alors que tes mains se saississent des ronces et par des mouvements précis arrivent à les éloigner des zones dangereuses. Carotide, jugulaire, trachée, yeux… ‘fin tout ce p’tit monde. Le type il a l’air en trainde clampser là. Sauf que le cotas de suicide est dépassé pour ce mois-ci. NON ET RENON. MERDE. Du sang coule de tes mains, t’en as rien à foutre, et puis c’pas comme si tu pouvais avoir mal pour si peu.

Il bleuit. Petit con. Alors tu fais ce que tu n’as jamais fait. Tu uses de ton pouvoir sur lui comme tu en uses souvent sur toi. C’est plus dur, et tu maitrises mal… Alors ça doit pas être super, et tu le réchaufferas moins vite que tu ne te réchauffes. Surtout que tu oses pas réchauffer certaines zones au dira. Sa peau devient une résistance dans laquelle passe le courant de ton pouvoir. Elle chauffe, le réchauffe.

« ARRETE ! »


S’il ne t’écoute pas, tu le court-circuite. PARFAITEMENT.



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##   Sam 7 Mar 2015 - 19:45

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Alexander MacDowel
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Comme un appel au loin, j'entends une voix qui crie sans pour autant que je ne comprenne ce qu'elle me dit. Je sens un esprit proche du mien sans pouvoir le discerner. Ma propre puissance m'aveugle, m'empêchant de comprendre ce qui m'entoure. Ma peau me tire, les lames qui me déchiraient semble s'ôter difficilement une à une tandis que l'esprit s'écrase au mien. Je ne comprends pourquoi cette personne se met en travers de ce qui m'arrive. Qui pourrait m'aider. Toutes les personnes qui m'ont aidé m'ont blesser. Je ne veux plus souffrir. Je veux qu'ils souffre autant qu'il m'ont fait souffert. Je veux qu'ils comprennent tous qu'ils sont tous hypocrites.
La colère me ronge, surmontant le doute et la peur. Mon pouvoir change de forme, faisant germer une multitude de boules noires le long des ronces. Une forte odeur désagréable commence à se dégager tandis que mon corps continue d'échapper à mon contrôle. J'ai comme l'impression d'être le spectateur de mes propres actes, engourdis dans ma propre enveloppe charnelle. Externe tout en étant interne, je vois mon corps se tendre tandis qu'une ronce se meut silencieusement, se préparant à frapper l'élève de plein fouet dans le dos. Rassemblant mes forces, j'essaie de dépasser mes sentiments par ma raison et lance un appel télépathique, lui criant de ma voix étouffée.

*Derrière-toi !*

A peine quelques secondes plus tard, j'entend le fracas de la ronce sans pouvoir voir ce qu'il se passe. A nouveau, je perds tout contrôle, y compris sur mon deuxième don, me coupant totalement du monde qui m'entoure, me laissant seul avec mes sentiments. Comme se retournant contre moi, mon cerveau se retrouve matraqué d'hallucinations et de visions me montrant toutes les fois où j'aurais put garder Sergueï, toutes les fois où j'aurais put aider Michigan, parfois, je vois même le métro où j'aurais du attendre et le laisser partir plutôt que de courir après. Un vide encore plus grand se créé en moi, toute la culpabilité et la souffrance semble se cristalliser et ravager mon esprit. Les ronces se font plus épineuses tandis que les petites boules noires éclosent parfois, l'une d'entre elle s'ouvre sous mes yeux figés. La terreur me prend alors que je comprend leur nature. Nous allions mourir. Pire, j'allais la tuer sans qu'elle ne comprendre. La peur s'installe en moi comme portée par mon sang, faisant parcourir un souffle froid dans mon corps. Les ronces autour de moi se resserrent tandis que leurs épines se remettent à caresser ma peau.
Cependant, je commence à ressentir une fatigue, comme si mes forces me quittaient. Paradoxalement, je commene à retrouver le contrôle de certaines choses, devenant non plus le spectateur mais presque l'acteur de mes gestes.

- Be.. Bella..... Belladone.

Ma voix enrouée par le froid et la fatigue n'arrive pas à exprimer plus et meurt dans ma gorge. La chaleur de mes yeux commença à partir, je compris enfin que l'état de déchaînement d'étoile était partis. Je sens le désespoir monter en moi, je n'ai plus la force de rien. Les épines sont surement déjà en train de percer la Belladone en même temps que ma peau. Je vais mourir là et l'emporter avec moi. Il faut que j'appelle à l'aide, mais je n'ai plus de force. Je me sens vide. Tant pis, quitte à tomber sans force, je ne la tuerais pas.
Rassemblant mes dernières forces, je lance un appel de détresse télépathique, un des plus forts que je n'ai jamais envoyé, je n'ai plus qu'à espérer. Et à attendre. Mes yeux se ferment doucement, le monde se brouille, la belladone commence à m'endormir.
J'ai froid.



Spoiler:
 


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##   Sam 7 Mar 2015 - 23:00

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Ipiu Raspberry
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Si tu paniques vous êtes morts.

Quand un terre perd les pédales, il ne fait pas les choses à moitié. On va dire que c’est un peu le problème. Les pouvoirs c’est top, mais sans self contrôle c’est vachement dangereux. Même avec self contrôle c’est vachement dangereux en fait. Il gueule. Non. Attends. Ses lèvres n’ont pas bougé. Un télépathe. MERDE. Ceux que t’aiment le moins. Ils te foutent la trouille. Ils pourraient voir au travers du masque, et découvrir ce que tu n’admets pas toi-même. Alors en leur présence, comme en la présence de sensitifs, tu te forces à croire en certaines choses, à ne penser qu’à certaines choses.

Sauf que là penser t’as pas vraiment le temps. On va dire heureusement que c’est sur toi qu’il est tombé cet abruti. T’es habituée à agir. Derrière toi ? Tu jettes un regard. A ouai... Ton esprit se tend vers ton pouvoir, tu n’as pas d’autre choix. Il se tend et l’éclair nait de nulle part calcinant en l’instant la plante qui quelques secondes plus tard aurait fendu ton dos. Pas le premier fouet qui l’aurait fait soit dit en passant.

Tu réfléchis. Vite. Le plus vite que tu peux. Il n’y a aucun bon choix en fait. Si t’arrêtes de le chauffer il va perdre un doigt ou deux. Si t’arrêtes te cramer les ronces qui t’attaquent tu vas perdre un membre ou deux. DANS QUELLE MERDE TU T’ES FOUTUE ? Surtout que t’es sans doute pas la plus puissante des tonnerres, genre en fait tu as aucune force brute. Tu compensent en te reposant sur tes connaissances physiques, changeant la polarités de petits groupes de particules, bien placés et les éclairs se créent de presque rien. Tu compenses par la précision.

DE LA BELLADONE. MERDE.

Ouai, t’as pas besoin qu’il te le gueule pour découvrir l’origine de cette plante. Elle t’as souvent été utile. Enfin. Tu sais la doser pour en faire un psychotrope, ou un poison. Un peu de confiture de mures conseiller ? La belladone cachée dedans, tu n’en parlais pas. Ouai. Tu connais cette plante, tant que vous n’en ingérez pas vous avez une chance. Sauf que les nombreuses plaies ouvertes ne semblent pas une bonne initiative. Tu es habituée à une certaine dose de poison… Mais… Pas du poison renforcé par les pouvoirs d’un terre perturbé.

« Petit con. »


Tu rages entre tes dents.Tu hésites. Tu pourrais lui faire un électrochoc mais… T’aurais pas mal de chances de lui griller le cerveau. CONNARD. Je ne te tuerais pas. On a déjà assez de morts ici. ESPECE D’ENFLURES. Petites TAFIOLES. Vous croyez qu’on joue avec la mort ? Qu’on a le droit de renoncer comme ça ? Que la vie est un jeu. MAIS MERDE LES MOMES. Réveillez-vous. Si le monde vous plait pas, changez le. NE CREVEZ PAS.

Ton poing s’arme et tes phalanges percutent la mâchoire du gamin avec une grande vélocité. Ouai. C’est mieux que de lui griller ses derniers neurones. Sa mâchoire s’en remettra, sans doute plus rapidement que tes phalanges. Tes métacarpes à peine consolidés en prennent un nouveau coup mais ne volent pas en éclat te semble-t-il. CONNARD. Tu vas encore décevoir Nathanaël… Ou du moins te décevoir dans la vision que tu veux lui offrir de toi.

Enfin. Ton coup porte ses fruits. Le petit con perd conscience. Presque. Un autre coup l’achève. Désolée chéri, ta belle gueule compte moins que ta vie. Au moment où il perd connaissance les ronces arrêtent de pousser et baies de faire couler leur poison sur vos plaies. Sauf que le mal est fait. Putain ta vision se dédouble. PUTAIN. Alors tu fais la seule chose de logique à faire. Tu chopes ton manteau et fouille dans la poche sortant ton téléphone portable. T’appelles le SAMU. Ouai. Parfaitement tu vas finir de ton plein grès à l’hosto. C’est tellement ironique.

« On est sur le bord droit du lac, près de la plage de galets. On est deux, un terre de vingt ans pour soixante-dix / quatre-vingts kilos max j'dirais et moi, il a pété un cable et nous a attaqué avec des ronces… Et de la belladone. Prévoyez l’antidote. Et un calmant. S’il se réveille on est dans la merde. J’l’ai assommé à coup de poings. Il a transformé tout le champ et friches, il y a des ronces partout genre la belle au bois dormant… Et ouai, il est pieds nus et en état de choc, prenez des couvertures, j’vais essayer de le réchauffer, mais j’vais pas rester consciente longtemps j’pense. J’laisse le téléphone allumé hein ? Vous venez.  Hein ? Le laissez pas crever s’il vous plait. »


La voix rassurante monte du haut parleur, tu l’as mis en quit main libre. Tu retires une à une les ronces retenant le gamin au sol puis tu te couches contre lui vous recouvrant de ton chiche manteau. Tu essaies de ne pas perdre connaissance. Vraiment j’veux dire. Tu parles en continu mais tu ne dis plus des choses très cohérantes.

« Le vieux jardinier avait deux filles, elles avaient reçu d’Hator la beauté et la compassion. Un jour Pharaon voulut les faire entrer dans son harem, mais le jardinier refusa qu’on lui enlève ses deux plus belles fleurs.

Peu de temps plus tard, la crue ne vint pas, alors les prêtres décidèrent d’offrir au dieu Khnoum une jolie fille. Il revint à leur mémoire l’existence des deux filles du jardinier. Ils vinrent chercher la plus jeune. L’ainée, que la souffrance étouffait reçu la permission de suivre sa sœur jusqu’à l’hôtel sacrificiel.

A la fin de la prière des prêtres, deux âmes s’étaient envolée. Khnoum avait accepté le sacrifice. La crue fut abondante cette année aussi. Le vieux jardinier enterra ses filles dans son jardin… Le lendemain matin une fleur blanche avait poussé sur la tombe de la cadette et une arbuste à la couronne de feuilles sur la tombe de l’ainée. »


Ta voix se perd dans les souvenirs d’un temps que tu avais oublié.

Spoiler:
 



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