Terrae, Une nouvelle ère commence...

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D'une branche cassée peut parfois renaître un bourgeon.. [Suite-Lac feat Ipiu]
#   Dim 8 Mar 2015 - 11:15

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Un courant d'air doux me caresse les joues, mon corps est lourd et mes yeux restent clos. Le froid ne me mord plus le corps, je suis recouvert d'une couverture douce et chaude. Je sens sa lourdeur sur moi sans pour autant qu'elle m'écrase. J'ai du mal à comprendre et à me rappeler ce qu'il s'est passé. Des images me reviennent tandis que les sons autour me moi se font moins sourds. Je parviens enfin à discerner des voix au loin sans pouvoir comprendre ce qu'elles se disent. J'aurais aussi très bien put activer ma télépathie, mais j'avais compris où je me trouvais et pour mon rétablissement, il était surement mieux que je me repose. La fatigue me reprend et sans même avoir ouvert les yeux, je détends les muscles et me rendors.

Cette fois-ci, je suis réveillé par une sensation de tiraillement au niveau de mon bras. Comme si quelque chose s'y trouvait et était bougé. Faisant le lien avec l'hôpital, je me permet à croire que c'est une transfusion. De quoi, je ne sais pas, mais en tout cas, cela y ressemble. Au bout de quelques minutes, la sensation disparaît tout comme la sensation de présence. Je ne sais pas si je suis seul dans ma chambre et j'ai presque envie de continuer à l'ignorer. J'ai les paupières trop lourdes pour les ouvrir. Je ne sais pas si c'est par paresse, par réelle fatigue ou tout simplement parce que je n'assume pas. Qu'est ce que j'avais fais là-bas.. J'avais mis ma vie en danger et la sienne. Je ne connaissais même pas son nom. Je n'avais pas été suffisamment vigilant et j'avais trop intériorisé ma peine. En même temps, à ma décharge, je n'ai désormais plus personne à qui parler et à qui me confier. Tomoyo est portée absente, Sergueï est parti et désormais Michigan est en état de mort cérébrale. Je suis seul et pourtant, il faut que je tienne. Je n'ai pas le droit de gâcher la chance qu'il m'est donnée d'aider les autres et empêcher que cela se reproduisent. Pour n'importe qui.
Difficilement, j'ouvre mes paupières. Doucement, lentement, je les laisse papillonner pour essayer de rendre ma vision moins floue. Seuls les murs me sont perceptibles, toutes les autres formes sont encore trop floues pour moi. La convalescence et la belladone n'y étant pas pour rien. Je regarde mes mains et mes bras puis mon torse, ceux-ci étaient recouvert de bandages. Je ne mettais vraiment pas loupé. Un vague sourire me prit lorsque je m'observais, j'avais encore pris des muscles, j'étais bien loin de la silhouette de petit garçon de mes débuts ici.
Ressentant une présence, je racle ma gorge et parle d'une voix enrouée.

- C'est.. C'est toi qui m'as récupéré ?


#   Dim 8 Mar 2015 - 15:08

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Le sable ondule sous tes yeux ouverts. Peut-être sont-ils fermés à la réflexion. Le froid t’atteint malgré le paysage aride. Tu vois les vagues de chaleur qui font onduler le sable. Mer de poussière. Le soleil t’éblouit. Tu le fixes pourtant jusqu’à ce que tout s’assombrisse. Tu vogues sur le voilier de tes rèves. Bientôt te voilà nouvellement petite filles aux lourdes boucles blondes, tu joues dans la cours de terre de ta demeure. A l’aide d’un baton tu dessines les contours d’une maison, puis ceux d’une école, et enfin ceux d’une bibliothèque, les endroits que tu préfères du haut des trois petites années.

« TOUMAÏ A TABLE ! »

Tu lâches le crayon improvisé et quittes le monde de tes rêves d’enfants pour rejoindre le chaleureux cocon familial. Les rires et la joie te nourrissaient plus surement que la nourriture sur cette table. Toi petite fille tu n’aspirais qu’à ne jamais quitter la chaleur de ce foyer qui t’avais vu grandir.

***

Tes yeux s’ouvrent sur le plafond blanc. L’odeur te permet de te situer. L’hôpital. Un frisson de dégout remonte le long de ta colonne vertébrale. Tu as envie de prendre la fuite, mais fuir ne t’apportera rien. Tu refermes tes paupières lourdes. Poison. Tu connais ces effets, et tu devras attendre que ton corps s’en purge… Ta respiration est douloureuse, tu sens les contours d’un masque à oxygène. Au moins ne t’ont-ils pas intubé.

Belladone. La ciguë aurait été pire… plus efficace, plus définitive. Vous avez eu de la chance. La toxine botulique aurait été plus douloureuse aussi. Heureusement n’y a-t-il pas songé. Tu grimaces quand tu n’arrives pas à te redresser. Ouai t’as été habituée aux poisons à plus ou moins forte dose… Mais pas aux poisons tchités des terres. Ca fait mal. Ta tête cogne. Non, tu n’as pas bougé.

« Merde. »


Tu serres les dents. Combien de temps es-tu restée inconsciente ? Ca va être la bérézina à la bibliothèque si t’as été absente trop longtemps. A la réflexion, ça le sera de toute manière, tu ne vas pas être capable d’y retourner avant plusieurs jours. Et même après. Tu te souviens des profondes lacérations faites par les ronces sur tes mains. Pas douloureux, mais en te concentrant tu sens les pansements sur tes doigts. Ouai… Etiqueter les livres c’est mort. Tenir un stylo c’est mort aussi. MERDE.

Sauf que tu ne regrettes pas. T’as fait ce qu’il fallait. Peu importe les conséquences. Ta conscience s’égare rythmée par les gouttes de la perfusion qui dilue ton sang.

***

Tes yeux s’ouvrent pleinement cette fois. Alors tu te redresses, tu reprends progressivement le contrôle de tes membres. C’est avec plaisir que tu les sens répondre à ta volonté. Tu regardes l’étendue des dégâts. Bon. Ca laissera quelques cicatrices, mais ça ne seront pas le premières, tu n’oses plus t’exposer au soleil depuis longtemps de peur de révéler celles qui constellent déjà ton corps. Alors ce ne sont pas ces nouvelles qui changeront ta façon d’être ou de te percevoir. Tes yeux se posent enfin sur le gamin.

Enfin… Gamin, faut peut-être pas abuser non plus sans vouloir vexer personne. Il te dépasse largement, comme nombres de personnes. Toi la petite femme, enfin. Non. Personne ne te qualifiera de petite, mais il est certain qu’on te dépasse plus souvent que tu ne dépasses les autres. Il a l’air paisible comme ça. Rien à voir avec le visage déformé par la peine et colère qu’il affichait quelques temps plus tôt. Ouai. Michigan avait vraiment semé la merde…

Et être à l’hôpital c’était vachement insupportable. Parce que tu sentais encore l’incompréhension des terraens. Ici, on te donnait plus ou moins la chance d’être heureux et de te reconstruire. Ce suicide était la fin de l’utopie. Comme si en fait tout le monde revenait à la réalité après une inspiration ; un moment où l’on avait cru que tout pouvait s’arranger ici. Comme si on avait tous pensé que tous pouvaient être réparés. Sauf que non. Lui, il ne l’avait pas été, et peu à peu s’effilochant il s’était rapproché de la fin. Alors ici, à l’hôpital tout était sans dessus dessous. Ils n’étaient plus habitués à l’échec, ils n’étaient plus habitués à la mort. Pas comme ça du moins. Bien sûr une fois de temps en temps un membre de la communauté mourrait en mission, ou par « erreur, » avec de tels pouvoirs, fallait pas s’étonner que certains se grillent… Mais le suicide était un échec de tout un groupe. Une communauté qui n’avait besoin que de vivre pour continuer d’exister. Alors ouai, tout le monde se questionnait. Quel avenir pouvait-on encore se bâtir ? Qu’est-ce qu’était réellement Terrae, si ce n’était pas un endroit où l’on pouvait tout arranger ? Si l’échec existait pouvait-on continuer à croire ?

Et toi t’étais juste un petit récepteur à sentiments qui se mangeait tous les doutes, toutes les souffrances, la déception, la colère et la peur dans la gueule. Oui l’hôpital ça craignait d’une manière générale… Mais là ça craignait plus que d’habitude. Tu sens l’éveil d’une conscience quand ses traits se crispent à nouveau. Non mon beau, pas question que tu fasses pousser des ronces dans l’hosto. J’ai d’jà donné. Alors ton esprit encore un peu lent se tourne vers ton pouvoir… Tu crées une onde de calme. Pas genre tu le forces au calme… Non juste s’il dépasse un certain niveau de panique ou colère, tu lui feras faire marche arrière avec ton petit pouvoir et ta grande détermination. Ouai. T’es butée.

Les mots s’élèvent distinctement… En même temps que tu ressens son regret, sa confusion. La solitude. C’était ça le truc que l’utopie ne prenait pas en compte… Le sentiment de solitude. Comment peut-on réunir tous ces loups solitaires ?

« Non ceux qui t’ont ramené gamin, c’est les médecins, moi j’ai juste essayé de t’empêcher de claquer l’temps qu’ils débarquent. Et franchement, j’ai failli pas réussir. Désolée, pour ta mâchoire au passage. »



#   Mer 11 Mar 2015 - 19:16

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Je l'observe tandis qu'elle me parle. Un vague sourire me prends lorsque je ressens son pouvoir caresser mon esprit en même temps que ses pensées. J'avais visiblement été particulièrement violent pour qu'elle prenne autant de précautions. Un léger rire m'échappe à l'écoute de la dernière phrase. Avec difficulté, je me relève en grimaçant. Mes blessures me tiraillant encore malgré la perfusion devant surement mêler le produit contre le poison ainsi qu'au moins un dérivé morphinique. Soupirant, je passe les jambes nues sur le bord du lit et m'assoie. Pris d'un doute, je vérifie que je porte effectivement bien quelque chose en dessous. Une fois rassuré, je lève mon regard vers elle tout en écoutant ses pensées sans vraiment le vouloir. Une sensitive est forcement dans le même embarras que moi. Trop de sentiments et de pensées néfastes nous entourent. Trop de personnes semblent être prises par des tourments en ces temps sombres.

- Ne t'en fais pas, j'ai déjà pris des coups d'un titan alors c'est pas encore trop grave pour ma mâchoire. Je suis vraiment désolé de ce qui est arrivé. Je ne perds que très rarement le contrôle mais.. Comme tu as du le sentir, mon pouvoir est lié à mes émotions et quand je les retiens trop et que j'en ressent des particulièrement fortes, je perds le contrôle. Tu sais.. Je les ressent aussi. Toutes ses effusions de doute ou comme ça.. Même si je les perçois pas comme des émotions mais comme des paroles ou des images.. C'est vraiment dur en ce moment. C'est rare de trouver des personnes qui comprennent cette "douleur".

Elle comme moi devait souffrir de ce manque de personnes possédant elles-aussi le don cérébral. Autant chez les élèves que chez les Masters. Il était bien plus simple de trouver un titan ou un téléporteur. A croire que nous étions des perles rares. Soupirant, je masse mon épaule puis ma tête. Celle-ci me faisant encore un peu mal, pris de petite céphalées. Regardant mon unique habit résidant dans mon boxer, je relève la tête puis regarde Ipiu, l'air un peu paumé.

- Je suis vraiment à côté de la plaque en ce moment... Tu sais où sont mes vêtements ou ils sont complètement hors d'usage ?
Spoiler:
 


#   Sam 14 Mar 2015 - 15:43

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NON.

Clairement c’est hors de question, cherche pas à m’analyser mec. T’en as ni le droit ne la permission. Donc concentre-toi sur autre chose. Quoi que non, continue si ça t’amuse de lire dans mes pensées… Mais j’vais te donner un petit secret, j’ai passé une année à tromper tout le monde ici. Je connais la recette pour tromper les sensitifs et les télépathes, et c’est assez simple finalement. Il suffit de se convaincre que ce que l’on pense est la vérité et d’enfouir en soi la réalité.

Ouai, et la conviction je sais tellement bien la stimuler. Continue malotru à chercher à savoir et je te promets que t’en feras des cauchemars longtemps. Sauf que c’est absolument pas mon but ultime dans la vie de briser un gamin. Ouai dans ma tête y a pas mal de choses et de choses à oublier… Mais je te ferais pas l’honneur de visiter. Je te ferais pas l’honneur de voir la faiblesse qui siège derrière cette façade dure.

Alors je me force à ne pas imaginer ce que c’est que de prendre des coups d’un titan, ça doit être du même acabit que de prendre des coups d’un adulte quand tu n’es qu’enfant… En pire. Sauf que ces souvenirs mon cher, tu n’y auras pas accès. Ces images je me force à les refouler. Pas touche, c’est pas précieux, mais tu n’as pas à chercher. Je me concentre sur tes paroles et non. On ne va pas devenir copains, même pas en rêve.

JE NE VEUX PAS D’UN GAMIN TELEPATHE COMME COPAIN. No way. Les titans je gère, les télépathes j’peux pas. Surtout si tu te maitrises pas l’môme. Mes pensées sont… A moi. C’est pas que ça me dégoute sur le principe de communiquer par la pensée hein ? Non. En fait ça permettrait d’éviter pas mal de mal entendus, et ainsi de guerres j’pense… Mais… En pratique, j’ai trop de choses à cacher. Trop de choses dégoutantes derrière ce visage affable et souriant. Ce qui serait dégoutant serait d’exposer ce qui m’empêche de dormir au grand jour.

« Oui. Le petit con a bien foutu la merde. Mais ça finira par aller mieux… Terrae est plus forte que ça…»


Je reste vigilante, s’il pète un câble à cause de mes paroles, je le calme direct. Je me concentre sur ça parce que ça n’est pas tellement personnel. Le visage du blond me revient, première rencontre, jeux vidéos. Ca avait mal fini… comme chacune de nos rencontres. J’me souviens encore de son regard quand il sait qu’il te fait faire quelque chose que je n’ais pas envie de faire. Quand il se sent vainqueur et conquérant. Ce regard de petit con qui semblait lui redonner un peu de vie. PUTAIN.

Il avait l’art de m’foutre en boule et en même temps j’arrivais pas à l’envoyer se faire foutre. Dès notre première rencontre il avait éludé ma question quand je lui avais demandé s’il voulait mourir. CONNARD. Je… J’aurais du savoir. PUTAIN. Non. Je ne suis pas fautive, et cet enfoiré de manipulateur où qu’il soit serait tellement heureux que je désespère pour lui. Il aurait gagné notre dernière joute. J’ai la rage de nouveau, je me force à respirer et retire définitivement le masque à oxygène, je n’estime plus en avoir besoin.

Redressée sur mon lit je te regarde te redresser à son tour, après une petite vérification oui tu as des sous-vêtements. Si tu crois que j’en avais quelque chose à faire. Tu serais nu que ça ne changerait rien pour moi. Je tape pas dans le mineur désolée. T’es un gamin à mes yeux, et tes réactions me l’ont prouvé. Laisser ses émotions te contrôler, quelle connerie. Faiblesse peut-être pas, mais connerie c’est certain. Si je faisais ça… Alors… Je tuerais à nouveau. Je m’en voudrais à nouveau. Je disparaitrais et redeviendrais celle que j’étais avant tout ça…

« T’avais pas nécessairement beaucoup d’habits quand je t’ai trouvé, les ronces les ont bien attaqués aussi, faudra voir si quelqu’un pourrait t’en ramener ou si on t’en prêtera ici. Et pareil pour moi d’ailleurs. »


Je me mors la joue alors qu’une idée germe dans mon esprit. MERDE JE DIS. Petite conne qui a totalement ZAPPE d’appeler la bibliothèque… Bon s’il faut on est là depuis des jours… Mais… Ca doit être la merde à la bibliothèque. J’espère qu’elles se dépatouillent pas trop mal. Mon portable… T’es où ? La dernière fois où j'avais fini à l'hosto ils avaient tout foutu dans l’armoire à côté. Je me lève difficilement après avoir renoué non moins difficilement mon pyjama d’hôpital dans mon dos. Déjà qu’il laisse de larges ouvertures, je compte pas en rajouter. J’ai pas honte de mon corps mais ça ne veut absolument pas dire que je compte l’exhiber.

Mes muscles répondent après une hésitation et je tiens stablement sur mes jambes. AHAH. Pas que j’en eu douté, mais tout de même. Faudrait voir la gueule de la bavure, je ressemble limite à une momie. Non en fait je ressemble à une momie totalement. Je me saisis de mon portable dans l’armoire avec difficulté, les mains bandées c’est pas le top…

Qui prévenir ? Nath ? Non. Il se ferait trop de soucis, notre dernière visite à l’hosto ayant déjà dégénéré… Mais s’il l’apprend de quelqu’un d’autre… Je ne compte pas trahir sa confiance. De toute manière il n’a pas de portable… Mais. Enfin. Bon. Qui ? Une personne s’impose mais je n’apprécie pas l’idée outre mesure. Sauf que j’ai entre personne et personne d’autre à qui demander. Je me rassois sur mon séant, histoire de pas m’épuiser inutilement.

Ronron chéri ? Je suis à l’hosto et j’ai pas vraiment de quoi me mettre sur le dos pour sortir, serait-ce trop te demander de m’apporter le sac que j’ai laissé chez toi la dernière fois que j’ai squatté ton canapé ? Il doit être dans un coin de ta penderie, c’est un sac de sport bleu… S’il te plait ! Je me débrouillerais pour te rendre la pareille dès que possible ! ><
PS : si tu croises Nathanael Lancer dans un de tes cours peux-tu lui dire que je suis à l’hosto et que tout va bien ?


Ouai ça prend un temps incalculable de taper ça quand on n’a qu’un doigt de free sur ses dix disponibles… Et bien entendu pas l’index, je me suis flinguée les mains en arrachant les ronces, fallait pas s’attendre à autre chose. FUCK. J’hésite à lui balancer le téléphone mais vu l’état de mes mains, j’ai pas mal de chance de louper mon coup. Je me relève lentement et j’vais lui poser le téléphone sur le coin de son lit :

« Joint qui tu peux, si tu trouves un nom connu et susceptible de t’apporter des affaires dans le répertoire hésite pas. Je m’appelle Toum… Ipiu Raspberry. »


Mes yeux s’écarquillent, pourquoi ? quel est ce nom que j’allais prononcer ? Mon cœur se serre et une odeur familière me revient en mémoire. Une odeur du passé qui m’échappait jusqu’alors… Cette odeur de sable chaud et de poussière. Cette odeur… Celle de mon enfance, volée et éparpillée. Toumaï. Ce prénom me brûle et ravit, raniment une flamme que je croyais éteinte à jamais. La source tarie laisse à nouveau s’écouler un mince filet d’eau claire. Une délivrance, une souffrance. Je ne sais plus. Violence et douleur balayent tout.

Ce filet devient flot violent et capricieux. Je me retiens à l’arbre à perfusions que je traine derrière moi pour ne pas chuter. Ce n’est pas le moment de m’effondrer. Pas devant un télépathe. Alors je reprends mon sourire railleur et me force à nouveau à redevenir celle que je dois être.

« Je dirais pas enchanté de te rencontrer au vu des circonstances… Mais gamin, si tu veux parler je sais écouter. »



#   Mer 18 Mar 2015 - 17:50

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Je l'observe tandis qu'elle parle. Quelque chose ne va pas chez elle, non pas que je la traite de folle.. Mais quelque chose m'intrigue. Comme si ses paroles disaient une chose mais que tout son corps hurlait l'inverse. Peut-être était-ce une façade ou n'importe quoi d'autre, non méchamment mais je m'en fichais. Chacun a le droit à ses failles de toute manière moi le premier. Je sens son esprit se barricader contre moi comme si elle s'attendait à une attaque ou à une fouille. A défaut d'être intelligent, ce geste était plutôt vexant. Mais je ne peux pas vraiment lui en vouloir après ce qu'il s'est passé. Alors comme ça je ne suis plus qu'un télépathe voyeur et gamin qui ne contrôle rien et laisse éclater sa colère. Où étais ma vague notoriété d'antan lorsque je faisais partie de la "dream-team". Plus personne ne me connait désormais. Je ne suis plus qu'un electron libre dont plus personne ne se soucie.
J'observe la jeune femme, me rendant compte des pensées et des émotions qui montait en moi. Comme un geste pour lui montrer que je peux moi aussi me protéger, je ferme hermétiquement mon esprit rompant les liens de toute sortes avec ce qui m'entourent. Plus aucune voix ne fais irruption et aucune effluve de sentiment ne m'atteint. L'épreuve est plus ou moins dure mais je m'en fiche un peu. J'ai aussi le droit d'être seul avec moi même et mes émotions. Et prenez ça pour de l'égo, mais je n'aime pas qu'une gamine plus jeune que moi, institut parlant, se pense plus forte et plus douée que moi. Sa barrière, je la fais voler en éclat si je veux. Moi aussi je peu-...
Mon esprit s'interrompt de lui même, comprenant l'idiotie de mes idées. Déposant un léger regard sur le téléphone, je me lève en lâchant un léger gémissent en sentant mes jambes s'étirer. Je l'observe alors en la surplombant sans réellement le vouloir et lâche d'une voix douce mais blasée.

- Je n'ai plus tellement le luxe d'avoir des amis ou même des connaissance.. Tu peux reprendre ton portable, je n'ai plus personne à appeler. Je vais juste attendre qu'un du personnel passe pour lui demander s'il peut m'aider à trouver voir à acheter un jogging, n'importe quoi..

Doucement, je hausse les épaules avant de finalement m'installer dans le fauteuil près de mon lit. Grimaçant encore un peu suite à l'acte, je dépose mon regard à nouveau sur elle avant de reprendre.

- Alexander MacDowel. Je suis encore désolé pour ce qu'il s'est passé.. Et je te remercie encore de m'avoir sauvé. Et..

Ma voix se rompt dans ma gorge tandis que mes yeux se plantent dans les siens. Cette fille qui, malgré son assurance extérieure, semble vraiment mal elle aussi. Ses gestes, sa posture.. Tout me crie presque au malaise. Je me racle la gorge pour éclaircir ma voix. Ma respiration se calme, perdant l'agitation du mouvement précédent. J'affiche une mine plus ou moins sereine.

- C'est gentil de ta part de me proposer ça. Mais tu sais.. C'est réciproque. Si jamais tu as envie de parler de quelque chose, tu peux m'en parler aussi. Je ne te connais pas mais je ne te jugerais jamais. Et sache aussi une chose.. Je m'introduis pas dans l'esprit des gens comme ça pour tout voir. J'entends juste leurs pensées. Un peu comme dans un hall de gare. Ne le prend pas comme une intrusion, vu les patients qu'il y a, tu n'es qu'une voix parmi tant d'autre si je ne me focalise pas et.. Sans ton accord, je ne me focaliserais pas.


#   Sam 21 Mar 2015 - 23:14

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Le tout avec vos pouvoirs jeunes gens c’est qu’ils sont vachement soumis à la subjectivité. C’est-à-dire que d’un point de vue purement logistique, si la personne que vous observé est persuadée d’avoir raison, vous ne pouvez accéder à la véracité des actes et des faits. Elle sent les choses telles que les ressentent les gens et toi tu les voies telles qu’il les pense. Elle le sait, elle a l’expérience de la chose. Elle s’est convaincu pendant plus d’une année qu’elle était une autre, alors, pendant plus d’une année personne n’a su lui rappeler qui elle était. Ce qu’elle était, car avant d’arriver à Terrae elle n’était pas une personne mais une chose. Un objet qui passait de mains en mains.

Elle ne protégeait pas ses pensées, elle les dirigeait juste de sorte à ne pas lui montrer de choses trop… Dégueulasses ? Oui, elle avait en réserve des séances de tortures infligées et reçues, des sévices, des meurtres. Des choses pas cool quoi, et si elle ne peut pas en jurer ne te connaissant pas depuis assez longtemps, elle serait prête à parier que tu n’as pas vécu le dixième de ce qu’elle a vu. Senti aussi. Oui, en fait souvent les gens peuvent avoir une idée de ce qu’elle a vue, certains films sont très… Proches de la réalité, et les metteurs en scène très créatifs… Cependant les films ne reflètent pas la réalité. Il manque les odeurs, les bruits, la sensation poisseuse du sang… tout ça les films ne le rendent pas.

Alors ouai, elle maitrise ses pensées, parce que le gamin n’a pas besoin d’être traumatisé. Elle ne supporterait vraisemblablement pas de voir de la pitié dans tes yeux. Elle est fragile, au-delà de tout ce qu’elle ne te laissera voir. Elle fragile et déjà tant de fois brisée. Elle sent un changement chez toi, autant qu’elle le voit. Tu es en colère et tu te renfermes sur toi. Bien entendu elle ne peut deviner les raisons exact de ce changement.

« Tu sais je n’ai pas besoin d’être agressée par tes émotions pour les deviner, mon pouvoir au final ne fait que confirmer que ce que j’observe… Je suis désolée si je t’ai mis en colère ou offensé de quelque manière que ce soit, ce n’était pas volontaire. Ne te force pas à te couper du monde, repose toi, c’est vraiment le mieux à faire. »


Il te dit qu’il n’a personne à joindre et de récupérer ton portable… Portable qui vibre en réceptionnant un message.

« Désolée pour toi. Vraiment, j'imagine que tu vas recommencer... Encore et encore... Mais si il y a un endroit où c'est possible c'es bien ici. »


Parce que ouai la donzelle sait ce que c’est que d’être seule, elle l’avait elle-même choisi. Elle avait décidé de ne pas se lier pour ne pas blesser les gens. Elle se considère encore et toujours comme quelqu’un de dangereux. Quelqu’un qui peut vous blesser. Même sans le vouloir surtout sans le vouloir. Elle se sentait dégoutante, et même si elle pouvait continuer à vivre, même si elle s’acceptait ainsi, elle n’avait que mépris envers ce corps et cet esprit qui étaient les siens. Pourtant elle avançait, toujours droite.

Elle s’assit sur le rebord de ton lit, pas vraiment de manière envahissante en fait. Elle se sentait juste fatiguée alors qu’elle n’avait même pas parcouru la chambre en entier. Je devrais peut-être aller ramasser quelques baies, elles pourraient un jour m’être utiles. Elle se donne envie de vomir. Elle se concentre donc sur le message.

Je suis pas ton boy, j’t’apporte tes fringues point barre, et tu m’en dois une énorme.

Elle sourit à l’écran. Ouai. Il a beau râler, Aaron c’est un type sur qui on peut compter. Il se dévalorise souvent, manque de confiance en lui, mais quand on a besoin de lui il est là. Tu souris aussi car tu connais l’ampleur de la connerie que tu vas lui répondre.

CMB chéri, CMB.
Merci, vraiment. Je corrigerais tes copies pendant tout le temps que tu voudras. On sait tous les deux que tu sais que je suis capable de le faire. Tu le savais même quand tu me prenais pour une élève de 14 piges…
Dis Aaron, j’me suis souvenue de mon prénom. J’m’appelle Toumaï en vrai.


Oui elle avait besoin de le dire, besoin de le marquer dans l’esprit de quelqu’un d’autre pour ne jamais plus l’oublier, et elle avait une putain de confiance en ce master. Elle lui faisait sans doute plus confiance qu’il ne se faisait confiance.

Tu te reconcentres sur le jeune homme. Ta tête tourne un peu. Tu l’écoutes pourtant avec toute ton attention disponible.

« Je ne t’ai pas sauvé Alexander, encore une fois. Ce sont les soignants qui t’ont sauvé, il n’y aurait eu que moi on serait morts tous les deux. Si tu veux plus d’infos j’te repasse ça en mode accéléré dans ma tête. Je vais pas dire que ça m’enchante que tu puisses regarder dans ma tête, mais j’admets que ça a son utilité. Le prends pas mal hein, mais je pense que tu n’es pas psy et que tu n’as pas l’expérience nécessaire pour prendre le recul adéquat face à ce qui se trouve dans ma tête en général… Non mais en fait ton don doit vraiment être trop chiant, on est tous détraqués à Terrae, tu dois avoir entendu et vu des choses… HORRIBLES ! »


#   Jeu 23 Avr 2015 - 13:56

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Le dernier monologue de la jeune femme m'arrache définitivement un rire franc. Pas gonflé d'orgueil ni de moquerie. Juste un rire. Comme je n'en ai pas eu depuis quelques temps déjà. Au fond, elle a plus ou moins raison sur pas mal de choses. Mais c'était la manière dont son esprit s'était rendu compte de l'épée à double tranchant qu'est la télépathie qui m'a fait remonter cette émotion. Sa réaction est naturelle, sans fioritures ni filtre. Cela me change des rares personnes que je croise au quotidien, qui me regardent mornement et qui ont pitié de ma situation.
Bêtement, je lui souris avant de m'installer sur le lit, lâchant un bref soupir après avoir grimacé sous la douleur. Je ne veux pas lui dire que j'ai déjà regardé ce que j'ai fais et ce qu'il s'est passé tout à l'heure. Je souris en regardant le plafond en sachant très bien qu'elle va sentir ma peine et ma culpabilité enfouies au fond de moi. Mon sourire se fane au bout de quelques minutes de silence avant que je n'ouvre la bouche pour lui répondre.

- Tu ne m'as peut-être pas sauvé au sens médical du terme. Mais sans toi, je serais surement mort à l'heure qu'il est. Ou j'aurais très bien put tuer quelqu'un. Alors désolé si ça te dérange. Mais pour moi, tu m'as sauvé.

Je prends une respiration, tâchant de rester sobre sur mes émotions et de me contenir.

- J'ai vu et j'ai vécu pas mal de choses tu sais. Je ne dis pas que ton histoire n'est rien.. Non. Je ne me permettrais pas. Mais crois moi, j'ai vu beaucoup de choses. J'ai vu le passé d'un grand nombre d'élèves, d'enseignant et même.. D'un couple complètement fêlé.. Et puis.. A partir du moment où tu as put lire dans l'esprit de Michigan.. Je considère que tu peux faire face à tout..

Cette phrase est sortie toute seule. Je ris légèrement à ma propre remarque. Un rire sarcastique et triste à la fois. Je me surprend moi même à rire de cela mais.. Finalement, je crois que je préfère en rire plutôt que d'exploser à nouveau.

- Si tu as envie de partir, tu peux tu sais.. Ne te sens pas obligée de rester à mon chevet. Je vais bien. Tu peux retrouver tes connaissances.

Après un vague soupire, je me surprend à lâcher une phrase malheureusement pleine de vérité.

- Et puis, il n'est pas très bon pour toi de rester proche de moi. Toutes les personne que j'ai fréquenter sont mortes ou disparues. J'entends même des surnoms dans les esprits et les bouches de ceux que je croise..

Ma tête se relâche et se tourne à l'opposé d'Ipiu, regardant le mur sans réelles émotions apparentes. Je ne suis plus en ébullition d'émotion. Je suis juste là sans vraiment être présent. Mes pensées vagabondes vers les visages que je ne verrais plus. Une unique larme coule le long de ma joue. Je ne suis pas triste, je ne suis pas en colère. Pourtant, un froid s'empare de mon dos et perce mon ventre. Je suis juste seul.

Spoiler:
 


#   Jeu 23 Avr 2015 - 21:41

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L’idée de l’avoir sauvé était dérangeante dans la vision que tu avais de toi-même. T’étais persuadée de ne pouvoir que détruire, sauver les gens ça faisait absolument pas partie de tes capacités. Toi t’étais de celles qui broyaient tout, qui cassaient tout ; t’en étais persuadée. Jamais je ne serai quelqu’un de bien, de ce dégoût profond de toi-même, de cette haine qui te rongeait pourtant, je ne voyais rien. Aveugle à moi-même je ne m’étais pas trouvée. Alors je regardais le monde à travers un voile de folie et de confusion, alors je me forçais toujours à transcender ma petite vision, à oublier ma personne pour ne pas exister.

Oui, l’idée de l’avoir sauvé m’ébranlait car elle était hors de la définition que je me faisais de moi-même. J’étais un monstre, même si je me forçais à avancer et à arrêter de l’être. Sauf que c’était trop rapide pour moi. Enfin, j’allais juste faire comme si j’avais pas entendu, comme si il ne s’était rien passé. J’étais pas assez forte pour ébranler un peu plus mes certitudes. Pas assez forte pour regarder ce que je pourrais être et dépasser ce que j’avais été. C’était ridicule et en même temps, je n’étais pas assez forte pour être autre chose que ridicule.

Oui, il s’en passait des choses à Terrae. C’était genre asile de fou organisé. J’me demande bien qui a pensé un jour « TIENS ET SI ON PRENAIT LES GENS CASSES QU’ON LEUR COLLAIT UN POUVOIR MAGIQUE ET ILS SERAIENT REPARES. » Même Hideko pouvait pas avoir d’idées aussi connes, non elle avait juste hérité d’un principe très con, et elle essayait de faire avec. Sérieusement, réunir des gens cools, sains de corps et d’esprit et leur filer des pouvoirs ça aurait pu être une bonne idée non ? Non en fait. Ils auraient pété un boulon, autant prendre des épaves de base, elles avaient moins à perdre.

Michigan. Je serre les dents à l’évocation de se type. J’lui lance un regard, je ne sais pas trop, colère ? Ouai, sans doute. Ta gueule, parle pas de lui. Pas envie. Pas l’courage d’affronter ça. Pas maintenant. MERDE. Juste TA GUEULE. Et pourtant j’réponds comme si de rien était.

« Ouai, lui c’est un cas à part, il y a une connerie à faire il la fait, j’imagine que c’est un foutoir dans sa tête pour réussir à toutes les trouver. »


EST. PARFAITEMENT. EST. Merde. Non, juste pas envie d’y penser. Petit con égoïste. J’y arrive pas à réaliser que c’est fini. Qu’jamais plus il m’entrainera dans ses conneries. Ou l’inverse. J’sais pas, merde j’l’aime même pas ce CONNARD. C’était un type qui m’fout les nerfs en pelote à peine il articule trois mots. On s’aime pas, on s’fout sur la gueule verbalement dès qu’on se croise. On s’invectivait, se cherchait, se trouvait. MERDE. JUSTE MERDE.

Alors encore une fois j’me force à me concentrer sur ce qui se passe autour de moi et pas en moi. Si j’commence à péter un plomb on est mal barrés. J’dois juste rester moi. J’me concentre sur le brun, on va mettre les choses au clair direct.

« Même si j’avais envie d’me casser, je n’en ai pas la forme. J’reste pas par charité, désolée, si tu voulais te débarrasser d’moi c’loupé mon grand. Essaie d'me supporter un peu tu trouveras le temps moins long. »


Je soupire. Je force mes jambes à se remettre à me porter. Allez les girls j’chuis pas si lourde. Allez. J’me rapproche du grand brun à un rythme de tortue tétraplégique. Je lève ma pate couverte de bandage vers sa tête qu’est vachement trop haute. Putain mec t’es assis et t’es aussi grand que moi, si c’est pas d’l’abus carabiné. Je caresse ta tête comme si t’avais cinq ans si j’veux, je paris mes billes que je suis plus vieille que toi-même si je n’en entre aucune et aucune certitude.

« Allez, mon grand, t'as d'la chance j'chuis à l'épreuve de balles, j'arriverais à t'résister un moment. »


Spoiler:
 


#   Mar 5 Mai 2015 - 18:33

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Je l'observe alors qu'elle s'approche lentement, mais surement, de moi. Son allure et sa démarche me ferai surement fait éclater de rire dans d'autres circonstances.. Mais étant donné que je sais que je vais surement avoir la même dégaine en me levant, si ce n'est pire, je préfère garder profil bas et juste sourire, amusé. Ses phrases aussi me tirent le sourire. Elle fait la dure-à-cuire. Mais elle oublie qu'on est tous des brisés ici. Alors, on a beau faire les coqs et se pavanant en faisant croire aux plus crédules qu'on est sans accroches, on reste des brisés. Pourtant, malgré le fait qu'on sache que plusieurs personnes sont lucides sur notre état de santé, on continue notre manège. On dorlote notre secret de polichinelle. C'est toujours mieux que d'admettre à tous qu'on a mal. Je l'observe quelques instants avant de lui déposer doucement ma main sur son front.

- Tâchons de rendre la récupération plus agréable..

Je ne prend pas la peine de faire attention à si elle se tend ou non. Je ferme mes yeux et je laisse mon esprit inonder le sien, saturant ses défenses et les faisant céder sans aucune douleur. Je laisse mon don s'écouler en elle comme un ruisseau sur les pierre. Nos deux esprits sont liés, nos yeux sont clos.

Au loin, on entend la mer. L'océan peut-être. Les vagues viennent s'allonger mollement sur la plage de sable fin. Nos pieds nus sont chatouillés par la chaleur des grains tandis qu'une légère brise fait bouger nos cheveux. Le soleil est éclatant sans pour autant nous éblouir. La vue est magnifique, paradisiaque et.. Irréelle. L'hallucination est palpable de part le changement radical de lieu et pourtant.. Ce n'est pas gênant. Comme si nous étions dans un rêve éveillé. Les esprits savent qu'ils rêvent, peuvent interférer avec celui-ci mais ne l'interrompent pas parce qu'il reste agréable.
Mes lèvres bougent et tu m'entends te parler sans pour autant que tes oreilles ne captent de sons. Je te dis que je rêve souvent de cette plage sans me souvenir d'elle. Je t'explique que j'ai perdu mon passé suite à un accident. Tu comprends que cette plage est un refuge hors du temps. Un songe, une pensée, une idée qui n'est là que pour prendre une bouffée d'air. Pour ralentir sur le train de vie instoppable. J'avance de quelques pas dans le sable chaud et te tends la main pour t'inviter à avancer. Ma voix te propose de quitter ce songe ou d'y rester encore un peu. Cette plage est une parenthèse, pas une prison, tu le ressens au fond de toi.


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#   Sam 9 Mai 2015 - 0:01

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Ma main retombe je ne pourrais pas la laisser levée encore bien longuement de toute manière. Je n’ai pas menti, quoi qu’il semble en penser. Je suis à l’épreuve des balles, même si mon cher tatouage masque vachement bien les dernières preuves de cela. Je suis une mauvaise herbe, je survis toujours. Malgré moi parfois, le plus souvent ce n’est que par habitude. Pourquoi mourir ? Je n’ai pas la réponse à cette foutue question… J’admets que je n’ai pas non plus celle de la question « pourquoi vivre ? » J’ai même plus d’arguments en faveur de la première option, mais dans l’doute hein ? Des fois que j’me trompe… Je survis par habitude.

Non. Mourir ce n’est pas pour moi. J’chuis trop conne pour ça… Et j’m’en voudrais trop de faire de la peine aux quelques personnes que j’aime et qui m'aiment en retour… PAS COMME L’AUTRE CONNARD. Pardon ça m’a échappé. Merde. NON. Juste NON. TOUMAI NON. La main du gamin, de l’homme ? Non quand on pète un câble comme ça on est un gamin, no way. Bref, sa main dans un geste similaire à celui que je viens de faire de pose sur mon front. C’est alors que je me sens tomber. Blague ? Non. Il n’a pas osé ? Que fait-il ? Ah. NON. J’AI PEUR. Fuck. Je suis terrifiée. Pétrifiée. Non. Ne m’entraine pas. NON NE CHERCHE PAS A VOIR. TU AS DIT QUE TU NE LE FERAIS PAS. NE MENTS PAS. SI TU MENTS JE TE PROMETS QUE JE NE T’AURAIS PAS SAUVE POUR LONGTEMPS.

ARRETE. J’AI PEUR.

Le paysage s’ouvre devant moi et s’étend sous mes pieds. Ce n’est pas un paysage de mon passé, mais du sien. Je le sens plus que je ne m’en souviens, alors je décide de ne pas laisser mes pensées divaguer vers ce qui nous blesserait tous deux. Mon passé est moins calme que les vagues paresseuses qui viennent s’étendre amoureusement sur le sable fin. Eprises d’embruns ; une odeur iodée frôle ce qui doit allumer mes neurones olfactifs. Je sens que je ne suis pas prisonnière de ce paysage mais que je peux l’arpenter à ma guise et le quitter en une pensée. Merci.

J’apprends que tu ne sais pas où ce lieu est situé, et ça vrille quelque chose en moi. Je comprends, je me sens proche de ce que tu vis… Moi aussi une étendue de sable chaud frôle mes souvenirs… Mais je ne t’y emmènerais pas. Je… Je ne peux pas partager cette étincelle qui seule réchauffe encore mon cœur. Je suis désolée. Alors j’observe. Ce que je vois à travers tes souvenirs, la position du soleil à l’horizon ne m’est pourtant d’aucune aide. Derrière nous une falaise immense nous met dos au mur nous rapprochant des vagues. Je les étudie attentivement, elles sont constituées de strates successives, à peine éboulées... Leur couleur… Je touche le sable, observe la flore…

Je sais où se trouve cette plage. Enfin à peu près.

Oui j’ai beaucoup de connaissances et si je ne connais pas exactement l’endroit, je peux à la condition que tes souvenirs soient exacts, situer à peu près l’endroit. Pour le simple, très simple fait que cette zone géographique est étudiée dans de très nombreux articlles de paléontologie. La littérature sur le sujet est vaste. C’est vachement intéressant.

Ta plage doit se situer sur le littoral du Dorset, à l’est du Devon en Angleterre. Par contre je ne suis pas souvent allée sur ces plages donc je ne sais pas où exactement… mais ça réduit la recherche à cent cinquante kilomètres à peu près… C’est pas mal …

Et puis je réalise. Je n’aurais sans doute pas dû. Je le sais mais... J’aimerais bien moi… Savoir d’où je viens. Alors j’ai pensé trop vite avec ma vivacité de crétine. Je suis une idiote.


C’est froid et dur. Ah ? Le sol ? Pourquoi ? J’étais sur la plage l’instant d’avant… Et… Et j’étais debout quand nous avons commencé notre échange sans paroles… Sauf que je n’étais tout bonnement pas assez en forme pour tenir debout encore longtemps. Je suis donc "assise", pour ne pas dire "étalée", sur le sol… Cool. Et je fais comment pour me relever… J’y arrive pas. Alors je reste là comme une conne…

« Tu m’en veux ? »


Je n'avais pas à m'en mêler... même si c'était lui m'y avais mêlée. Oui, concrètement ça serait à moi de lui en vouloir. J’aurais du comprendre plus tôt… avant qu’il ne me touche. Ce contact avait été… Trop intime. Je m’étais préservée en partie… Peut-être pas totalement.

Spoiler:
 


 

D'une branche cassée peut parfois renaître un bourgeon.. [Suite-Lac feat Ipiu]

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