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Besoin de rêver... [Pv : Ludmiiii]
##   Dim 5 Avr 2015 - 0:28

Personnage ~
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Ludmila Parker
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- Peut-être.

Tu pouvais bien faire celui qui s'en foutait Aaron, je voyais bien que t'avais autant envie que moi d'y croire. On pouvait bien y arriver non, pour une fois? Juste une.
Quand on est arrivé devant le café, tu m'as ouvert la porte et je t'ai remercié d'un regard. A l'intérieur, l'ambiance était présente puisqu'une fille pas bien plus âgée que moi chantait et animait la soirée.
Cela me rappela tellement de souvenir! Si tu savais Aaron... Moi aussi j'avais fais cela, un jour. Mon oncle était dans un groupe et très vite, il m'avait repéré, moi et ma voix un peu tremblante à l'époque. Il m'avait donné des cours et quelques mois plus tard, je chantais sur des petites scènes et dans des bars. J'avais treize-quatorze ans à l'époque et pourtant, je m'en souviens encore tellement bien! Je n'étais bien que sur scène.
Je t'ai vu les yeux plein d'étoiles Moustique, et je te comprenais. Moi, j'avais toujours côtoyé la musique et le spectacle, mais toi peut-être pas, qui sait? Je me promis d'un jour t'emmener au théâtre ou à un concert. Juste pour que tu vois ce que c'était. Juste pour revoir ce sourire qui te faisait tant défaut.

- Ça souffles, hein...

Oh oui, et ça, se n'était rien Aaron, crois moi. J'avais vu des personnes qui décoiffaient plus que cela, et tu sais, ça n'avait rien à voir. Je t'ai souris et j'ai pourtant approuvé, avant que tu ne me fasses signe qu'une table était libre.

- Hey, y a une table de libre. Go ?

On se dirigea d'abord pour commander, et je me pris un cappuccino et une crêpe au miel. Besoin de sucre. Je te rejoignis à la table et je n'ai le temps que de m'assoir avant que tu ne souffles d'un air émerveillé:

- Ça fait rêver.

Oui ça faisait rêver, parce que la musique permettait une chose que rien ni personne n'accordait jamais: La liberté. En musique, on s'exprimait et on se livrait comme on le voulait, sans prise de tête ou casse-tête. C'était naturel. Presque... Oui, comme une habitude, un prolongement de nous-même. Je sais que les artistes me comprendront. La musique était ma vie, même si je l'avais délaissé un trop long moment.

- Tu chantes, Ludmi ?

J'ai relevé la tête vers toi, les yeux plein d'étoiles et un sourire nostalgique aux lèvres. J'ai secoué la tête en riant doucement, et t'as pas dû comprendre. Mais tu m'avais juste fait prendre conscience de ma bêtise. Où était passé ma musique? Mes compositions? Mon don pour le piano? Où était passé mon besoin de musique? Toujours là, toujours présent. Et pourtant, je l'avais renié, tentant désespérément de l'oublier, comme pour me punir de ma faute.

- Depuis que j'ai des cordes vocales oui. Je chante, et je joue du piano. C'est un peu... Comme un besoin. Une envie irrépressible tu vois?

Mais non tu ne devais pas voir, car cela n'appartenait qu'à moi tout cela.

- Mais pour tout te dire, je n'ai pas osé chanter depuis deux ans. Enfin si, avec deux trois copains mais sans plus... Et toi? Une passion?


Besoin de rêver... [Pv : Ludmiiii] - Page 2 624485fgh
##   Dim 5 Avr 2015 - 11:30

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T'es assis et t'as du mal à décrocher le regard de la scène, c'est sans doute pour cela que tu remarques tardivement les étoiles dans les yeux de la rouquine et son sourire mélancolique. Oh ? En avait-elle fait un jour ? La réponse te parvient rapidement mais tu ne comprends pas vraiment. T'as jamais eu de grande "passion" dans ta vie alors avoir quelque chose comme un "besoin irrépressible" ça t'es un peu inconnu. Sauf si on excepté cette envie de toujours avoir ton frère... Tu baisses la tête alors que tes mains se referment sur ta tasse. C'est chaud, ça réchauffe, ça réconforte...
- Pas vraiment, marmonnes-tu comme honteux.

C'est honteux de pas avoir de passion, non ? C'est un peu triste à dire... Parce que pour toi, cela signifiait que t'aimais rien. Du moins, pas assez pour que ça te passionne... C'était juste des trucs pour passer le temps pendant une certaine période. T'as toujours les yeux sur ton chocolat lorsque tu approfondis.
- A un moment y avait la photo, mais avec les vieux appareils, polaroid, tout ça, mais c'est vite passé. Pareil pour la guitare et la course...

Tu relèves la tête, mais tu évites son regard. Pourquoi ? T'en sais trop rien... Peut-être que ça te dérange de lui dire une telle chose... Les gens ont tendances à prendre en pitié ceux qui n'ont aucun favoris alors bon... Tu ne sais même pas pourquoi tu lui racontes tout ça, d'un coup. Sûrement pour éviter une autre engueulade. Ton regard s'en va vers la scène puis d'un coup il revient vers la rouquine.
- Et t'as pas envie de reprendre ? J'veux dire... ça fait quand même deux ans, ça te manque pas ?

Tu demandas ça au même moment où une serveuse vous apporta vos crêpes et que les lumières s'éteignaient de nouveau pour seulement laisser la scène.


##   Dim 5 Avr 2015 - 23:06

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- Pas vraiment.

T'avais l'air honteux alors qu'il n'y avait vraiment pas de quoi. Les passions étaient plus envahissantes qu'autre chose, et pour en avoir deux, je sais de quoi je parle. D'aussi loin que je me souvienne, la musique a toujours fait parti de ma vie. Déjà toute gamine, je n'avais de cesse de chanter et à cinq ans, maman a accepté que je prenne des cours de piano. C'était mon bonheur, mon univers.
J'ai appris très vite, et quelque temps plus tard, me voilà prenant des cours de chant pour parfaire ma technique mais ça n'a pas duré trois mois que je m'en allais, trop timide pour me montrer en publique. J'étais un vrai aspirateur à musique. J'écoutai de tout, et jouais de tout. Quand mon oncle est venu me chercher, j'ai bien dû mettre ma timidité de côté. C'est ce jour-là que je suis devenue plus... impulsive, voguant au grès de mes envies, de mes rêves.

- A un moment y avait la photo, mais avec les vieux appareils, polaroid, tout ça, mais c'est vite passé. Pareil pour la guitare et la course...

La course. Ma deuxième passion. Je l'ai développée quand j'avais huit ans. Ma grand-mère maternelle venait de mourir et j'en étais très proche. Suffisamment pour avoir du mal à m'en remettre. Alors un jour, ma mère m'a proposé d'aller courir. On a commencé ensemble elle et moi, pour se défouler. Si une semaine plus tard, elle jetait l'éponge, moi, je n'ai jamais pu.
Plus je courais, plus je me sentais libre. Plus je me sentais libre, plus je chantai. Plus je chantai, plus je me sentais vivre. Plus je me sentais vivre, plus je courais. Un doux cercle vicieux. J'avais eu besoin de ça pour avancer. J'en avais toujours besoin.

- Et t'as pas envie de reprendre ? J'veux dire... ça fait quand même deux ans, ça te manque pas ?

Oh si ça me manquait, tu ne savais même à quel point j'avais envie de me lever pour aller chercher le micro. Une envie irrépressible et loin d'être passagère.
Je t'ai fixé et j'ai réfléchis. Je n'aurais jamais dû arrêter de chanter, mais entre mon père, le viol, Blue, mon départ pour Terrae... J'avais pas vraiment eu le temps ni l'envie. Je n'avais pas pu arrêter la course car si j'arrêtais, autant m'enterrer. Mais le chant, la musique... Je n'aurais jamais dû cesser car c'était ça qui me maintenait en vie, heureuse. J'aurais dû le comprendre plus tôt.
Je remarquai alors qu'une nouvelle fille s'était glissé sur scène et que les lumières s'étaient éteintes. Je l'ai regardai, l'envie dans les yeux tendis qu'elle nous chantait là un air rock. Je t'ai fixé et j'ai bien vu que tu avais les yeux qui brillaient Aaron. Nos crêpes étaient arrivaient, mais je ne la fixais même pas. Je regardai cette fille qui chantait comme si jamais de sa vie elle ne pourrait s'arrêter. Un jour j'avais été à sa place. Un jour j'avais été à ma place.
Alors que la musique s'achevait, je me tournai vers toi et l’œil plein d'envie et d'étoile j'ai soufflé.

- Crois-moi, il n'y a pas un seul jour qui ne passe sans que je ne regrette d'avoir arrêté. Mais j'arrive pas à reprendre. C'est comme... Un blocage.


Je te parlais de blocage, mais n'avais-je pas là l'envie d'aller chanter, là maintenant? Bien sur que si. J'aurais tout donner pour y arriver une nouvelle fois. Encore une. Une bouffée d'air frais, un brin de liberté, juste un moment de rêve et de douceur dans cette vie d'amertume et de douleur.
Si seulement tu savais Aaron, combien la musique me hantait. Mais au fond, si je ne chantais plus c'était pour Blue.
Quand la fameuse nuit fût passée, Blue fût envoyée en pension. Sans elle, se n'était plus pareille, car quand je chantais, je chantais pour elle. Pour nous. Alors après, quand je suis partie à Terrae, pourquoi retenter, puisque je l'avais abandonnée? Et puis elle est morte quelques mois avant cette soirée que nous avons passé au café toi et moi, et je n'ai pu me résoudre à chanter.
Quelques fois oui, j'avais repris, mais si j'avais pu touché du bout des doigts le bonheur, je n'avais pas su l'attraper car en vain j'espérais retrouver ma sœur. Or cela, il m'était impossible de l'acquérir.

- Mais je donnerai tout pour pouvoir rechanter un jour. Et je souhaite de découvrir un jour ta passion Aaron, car si je suis certaine d'une chose, c'est qu'il n'y a que lorsque l'on vit par passion que tout prend sens.


Besoin de rêver... [Pv : Ludmiiii] - Page 2 624485fgh
##   Lun 6 Avr 2015 - 20:33

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Aaron Eran
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La fille chante. Elle chante et toi tu restes complètement émerveillé. Ça t'as toujours émerveillé la musique, le chant... Toujours calmé. Mais c'était pareil pour tous le monde, non ? Gosse on s'endormait avec des berceuses, ado c'était les fêtes où les watts pétaient, adulte, mariage et encore fête, vieux, l'orge. A croire que les humains avaient faits en sorte que chaque moment de leurs vies soient ponctués par de la musique. Mais là, t'y songes simplement pas, tu profites. Tu rêves tranquillement. Le temps d'une chanson. Tu fermes les yeux et savoures les notes. Elles te disent rien, t'es pas un pro de la musique, mais elles sonnent si biens... T'es déçu lorsque vint la fin et baisses les yeux sur ta crêpe. Maigre réconfort... mais qui a l'air tellement bon. Ça te surprend de penser un tel truc. Comment était-ce possible... ? La rouquine te souffle d'amère parole et toi tu les écoutes. Un blocage... Un blocage... Cette sensation dérangeante de se trouver en face d'une foule et de pas être capable de prononcer le moindre mot ? De s'affoler tout en étant incapable d'esquiver le moindre geste ? Tu n'étais pas sûr que ce soit le même blocage mais déjà tu frissonnais. T'avais eu cette sensation en Amérique. Lors de la c... Lors de la...

Tu te mords la lèvre, baisses la tête et attaques la crêpe. Ne pas y penser. Simplement pas... Même la saveur sucrée du plat n'arrive pas à chasser ton atterrement. Mais pourquoi... Pourquoi y avais-tu pensé ? Maintenant tu revoyais le cercueil glisser vers l'immense brasier, la chaleur qui s'en émanait... Merde, merde... T'as un rire bref et glacial lorsqu'elle te fait part d'un "souhait".
- Faut par rêver, marmonnes-tu amères en relevant la tête. Je ne suis pas quelqu'un de passionné.

C'est vrai ça... Ou alors tu ne l'es que pendant un court moment. Un moment tellement infime qu'une fois passé, il ne semble être plus qu'une misérable poussière. Tes yeux sont glacials, ils trahissent ta douleur et tu ne sais plus comment la cacher. Tellement longtemps... Ça va dégénérer, tu le sens. Et cela serait encore de ta faute. Encore et toujours. Tu reposes doucement ta fourchette, sentant que tu serais capable de faire une connerie avec, et tu t'empêches de poser ton regard sur la rouquine en fixant la scène.
- Tu pourrais me faire tester milles choses, y en aura qu'une ou deux qui me "passionnerons" et après un ou deux mois j'en aurai plus rien à faire. C'est toujours comme ça...

Ça sonnait comme une fatalité, mais c'était vrai. C'était toujours comme ça. Qu'importe l'activité, c'était toujours toujours comme ça. Tu finis par baisser les yeux alors que tu t'affaissais légèrement . Les épaules voûtées, les coudes sur la table... Tu t'entendais encore lui dire qu'elle ressemblait à une vieille qu'avait déjà mis un pied dans la tombe, et voilà que tu jouais le même rôle... Pour un peu plus ça t'aurais fais rire de désespoir. Tu poses de nouveau tes mains autour du chocolat chaud, toujours aussi brûlant, et ça te console un peu. Mais rien qu'un peu. Tu te baisses encore un peu et tu te retrouves le nez presque dans ta tasse. T'oses pas affronter son regard de reproche, ou de dégoût de la rouquine. T'oses plus affronter tes paroles... Mais merde... pourquoi tu l'avais encore ouverte ? ça ne te suffisait pas ? Apparemment non...
- Désolé, articules-tu alors que tes mains sont crispées sur la tasse.

Désolé de quoi ? Tu ne sais même plus... Désolé de parler. Désolé de tes propos. Désolé d'existé. Rien, rien de tout cela ne serait arriver si t'étais pas venu au monde. Tu fermes les yeux et appuies ton front contre le bord de la tasse. Te demandant encore pourquoi ils avaient eut un autre gosse alors qu'ils t'avaient laissé sur le bord du chemin. Stop, stop, stop... Tu relèves la tête mais pour la détourner aussitôt. Tu ne veux pas qu'elle voit tes yeux embrumés, tu ne veux pas qu'elle te demande si cela allait ou autre chose... Tu presses le dos de ta main contre tes yeux et d'un coup tu paniques. Ce genre de panique qui te fait dire n'importe quoi, pourvu que tu n'ais plus à penser. T'as la voix qui tremblote :
- Mais ma demi-soeur est complètement passionnée par tout ce qui est rose. Du rose partout, partout. Elle a que sept ans mais je suis presque sûr que quand elle découvrira qu'on peut se teindre les cheveux, elle voudra rendre toute rose sa chevelure de feu... A moins qu'elle n'ait déjà testé sur le golden retriever des parents...

Là, tu craques et tu t'affales sur la table. La tête tournée vers le mur, pour qu'elle ne voit pas tes larmes, et tu serres fort tes doigts. Fort, fort, fort. Tu veux stopper ces tremblements qui secouent tes épaules et ton souffle. Pourquoi tu lui as déballé tout ça... ? Sûrement parce que ses cheveux roux te la rappelait sans cesse. Qu'avoir pensé à tes parents étaient si douloureux... Ton ventre se serre, et la boule dans ta gorge si familière revient. Tu fermes les yeux, t'enfermes dans ton monde de noirceur et t'as le souvenir de t'être recroquevillé sur ta chaise, le front au bord de la table et les mains enserrant ton ventre... Tu te souviens aussi avoir demandé à la rouquine, si ce n'est supplié...
- Même si ce n'est qu'une fois... j'aimerai bien t'entendre chanter...


##   Lun 6 Avr 2015 - 22:02

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- Faut par rêver. Je ne suis pas quelqu'un de passionné.

Rooooh comme t'étais chiant Aaron! Mais je voyais bien que t'étais pas bien. Je ne sais pas pourquoi, mais tu refusais de croiser mon regard, t'avais l'air un peu paniqué à un moment donné, et comme si cela ne suffisait pas, tu semblait désorienté.

- Tu pourrais me faire tester milles choses, y en aura qu'une ou deux qui me "passionnerons" et après un ou deux mois j'en aurai plus rien à faire. C'est toujours comme ça...

Rien n'est jamais acquis Aaron. Rien du tout. Tu devrais le savoir plus que quiconque. J'ai rien dis, j'ai pas fait un geste, je suis restée là, à te regarder t'enfoncer comme si tu voulais rentrer six pieds sous terre.

- Désolé.

Pourquoi l'étais-tu? Je ne l'ai jamais su. Je ne voulais pas le savoir, car tu n'avais rien fait. Tu ne me regardais pas Aaron, tu fuyais ma présence, mon regard... Tu fuyais le monde qui t'entourait. Pourquoi...?

- Mais ma demie-soeur est complètement passionnée par tout ce qui est rose. Du rose partout, partout. Elle a que sept ans mais je suis presque sûr que quand elle découvrira qu'on peut se teindre les cheveux, elle voudra rendre toute rose sa chevelure de feu... A moins qu'elle n'ait déjà testé sur le golden retriever des parents...


Je souris tendrement, parce que Blue aussi avait été obnubilé par une couleur: le bordeaux. Elle adorait cette couleur. Une fois, je me souviens, elle avait pris notre hamster et l'avait teint en bordeaux grâce à un feutre. Ce jour-là, on avait bien rit.
J'ai pas compris Aaron. Tu t'es effondré sur la table et je ne savais pas quoi faire. A chaque fois que je l'ouvrai avec toi, j'avais l'impression de dire une connerie. Alors je suis restée là à t'observer, sans savoir quoi faire, ni quoi dire.

- Même si ce n'est qu'une fois... j'aimerai bien t'entendre chanter...


Une idée à germé dans ma tête mais ce blocage que j'avais m’empêchait de la concrétiser. Alors je suis restée là, sans un mot.
Tu étais tellement mal Aaron, j'avais le cœur en charpille de te voir comme ça! Alors j'ai pris mon courage à deux mains. J'ai posé ma main sur ta tête, t'ai ébouriffé les cheveux et me suis levée, un petit sourire tendre aux lèvres.

- Ça peut peut-être s'arranger. Reste là.

Tu devais pas comprendre mon pauvre, car même moi je ne savais pas ce que je foutais. Un coups de tête probablement. Je suis allée voir le patron du café et je lui ai glissé deux mots, qu'il a approuvé. Alors je me suis dirigée vers la scène, où je me suis installée au piano. Je ne savais pas dans quoi je m'engageais, je voulais juste que ton sourire revienne.
J'ai pas réfléchis et le silence s'est fait dans la salle. Les premières notes ont coulés sur le piano, et je me concentrai sur mes émotions. L'air de Pieces de Red retentit sans que je me sentes capable de le jouer pleinement. J'ai pensé à Blue et j'ai su comment me retrouver, malgré mon blocage. Blue était là, je n'étais pas seule. Je le savais.
Alors ma voix s'éleva et je chantai comme jamais je ne l'avais fais. Je pensais à elle, je ne m'étais jamais sentie aussi proche d'elle qu'à cet instant. J'avais l'impression qu'elle était là. Non, elle était là. Avec moi. Comme depuis toujours. J'ai gardé les yeux fermés tout du long, pour ne pas perdre mon instant, ma liberté, mon moment. Mon bonheur. Aucune larme ne vinrent me gêner et pourtant, je savais bien qu'elles étaient présentes. Six minutes plus tard la dernière note claqua sur le piano et j'essuyai mes larmes d'un revers de la main. Alors que la salle applaudissait, je n'attendais que ta réaction à toi Aaron, parce que si j'avais pris sur moi, c'était pour toi, pour que tu souris. J'avais envie que tu souris. J'avais envie que pour une fois, tu sois heureux. Bien. Avais-je réussis?


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##   Mar 7 Avr 2015 - 20:32

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Tu relèves doucement la tête en sentant un poids dessus, comme une main et tu te prends à croire encore que ce soit celle de ton frère. Encore et encore... Mais il n'en est rien, c'est celle de Ludmila et tu ravales ta déception en détournant la tête lorsqu'elle ébouriffa tes cheveux noirs. Pourquoi... Pourquoi ça n'aurait pas pu être ton frère... T'as la gorge serrée, t'es encore sur le point de pleurer lorsqu'elle te demande de rester là. Que ça peut s'arranger... Alors tu relèves brusquement la tête et la cherche du regard. Qu'est-ce qui peut s'arranger ? Qu'elle puise te ramener ton frère ?! Tu paniques, intérieurement. T'oses pas te lever, de peur d'attirer le regard... Et quand enfin le tien retrouve la rouquine, elle est sur scène. Alors toi, tu restes bouche-bée à écouter les notes s'élevaient peu à peu.
Vraiment... ?
Vraiment ?

Tu lâches les bords de la table, et te laisses aller contre le dossier de la chaise.
Vraiment.
Vraiment vraiment.

T'as un sourire tout doux alors que tu fermes les yeux et écoutes juste.

Six minutes. Courte éternité au yeux de certain, longue éternité pour toi. Aaron ne penses plus à rien... Ne se soucies plus de rien... Il reste là, assit, à écouter la rouquine. Pas besoin de traducteur, c'est de l'anglais, un anglais qu'il comprend. Alors même quand il n'y plus une seule note qui s'élève, que le silence prend place pendant quelques secondes, lui, il ne bouge pas. Encore dans sa rêverie... Quand il rouvre les yeux, des applaudissements pour la rouquine s'élèvent mais il n'y prend pas part. D'un part car il doutait qu'avec ses mains bandées il ferait beaucoup de bruit, et d'une autre car il n'était pas très tenté par la douleur que cela lui aurait procuré. Lorsqu'il rouvre les yeux humides, il voit la rouquine. Mais il n'a pas le courage de s'approcher.
Tu restes sur ta chaise, hésitant.

Pourquoi irait-il la voir... ?
Pour rien au monde tu n'aurais voulu être vu par toutes ces personnes.

Pourquoi...
... souris-tu ?

T'oses pas t'approcher, t'oses pas te défaire de ton sourire, car celui-ci est vrai. Vrai de vrai. Mais faut lui dire quelque chose, non.. ? T'es es incapable, alors tu lèves un pouce en signe de : bravo, t'as gagné ! Et t'arrives à lui faire un véritable sourire...


##   Mer 8 Avr 2015 - 13:58

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Je l'avais retrouvé. L'espace d'un instant, aussi futile soit-il, j'avais retrouvé Blue. Elle avait été avec moi. Je me rendis compte de combien la musique m'avait manqué, de combien c'était grisant de chanter de nouveau, de retrouver ma vie, ma sœur.
Je t'ai vu Aaron, et tu avais l'air... un peu absent. Ailleurs. Et puis tu as souris, mais pas comme avant. Pas un sourire triste non, un vrai. Celui qui exprime la joie et la fierté, le remerciement et le bonheur. Celui qui respire la sincérité pure. C'était la plus belle récompense qu'on est pu me faire, et je n'entendais déjà plus les applaudissements du public. J'avais remporté mon parie, je t'avais fais sourire, et ça, c'était ma victoire.
Intimement, j'ai alors demandé à ton frère de te laisser le temps, de faire en sorte que tout aille mieux.

Doucement, je suis descendue de scène et à ce moment là, tu as levé un pouce en l'air, comme pour me dire "bien joué". Alors j'ai sourie moi aussi, parce que ton sourire me rendait heureuse. Pour une fois, j'avais su faire de tes larmes un instant de bonheur. Il avait été cours c'est vrai, mais j'avais réussi à t'offrir ça.
D'une autre part, j'avais aussi réussi à chanter, comme avant. Sans penser à cette fameuse nuit, ni même à mon père. Non j'avais juste pensé à Blue, pour qui j'avais joué, en plus de toi Aaron.

Je t'ai rejoins et me suis rassise, sans un mot mais avec un sourire léger aux lèvres. Je t'ai regardé avant de boire un peu de ma boisson. Je savais pas trop quoi te dire, ni même trop quoi faire. Alors j'ai seulement soufflé:

- Le sourire te va mieux que les larmes moustiques.

J'avais la voix légère, un brin taquine. Et ce soir-là, au milieu d'un café remplie de monde, avec toi et le micro qui me rappelait presque, je me promis que jamais plus je ne mettrais de côté la musique. Car l'espace d'un instant, d'un moment, aussi court est-il pu être, j'avais étais heureuse. Mais aussi et ce pour la première fois depuis bien des mois, je m'étais sentie vivante.


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##   Jeu 9 Avr 2015 - 15:21

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Ton sourire s'effrite légèrement à la remarque et pendant quelques secondes tu patauges. Parce qu'elle vient de rouvrir la porte des souvenirs en te disant cela, et parce que t'as pas non plus envie de pleurer a nouveau... Alors tu fermes les yeux et lui lâche un rire gêné en te massant la nuque. Un rire légèrement nerveux, mal-à-l'aise. Tu sais pas trop que ressentir alors tu rouvres les yeux pour tenter de te rattacher à quelque chose de réel. Et tu éclates de rire. Brusquement, soudainement. Tu mets ta main sur ta bouche pour étouffer ton rire, mais cela se voit. Tes yeux rieurs, ton sourire qui dépasse... Tu arrives tant bien que mal à dire :
- Sympa le pop-corn dans les cheveux...

Tu trembles d'hilarité et te réfugies au fond de ta chaise, conscient que les grains de maïs étaient de ta faute, mais tu peux pas t'empêcher de sourire comme un gosse qui vient de faire une connerie. C'est bas, tu aurais dû la prévenir qu'elle en avait encore dans les cheveux avant qu'elle n'aille sur scène, mais tu n'avais jamais pensée qu'elle y irait ! Tu pouffes doucement derrière ta main, et rapidement t'as mal aux joues à force de sourire. C'est d'une main tremblante que t'attrapes ta tasse et que tu l'amènes jusqu'à tes lèvres. Juste avant de boire, tu lèves les yeux vers la rouquine et lui demande :
- Même mieux quand je râle ?

T'es taquin... Ça fait bizarre, mais t'y penses pas. T'oublies juste. Pour le moment, c'est juste du rêve. La musique a beau s'être arrêté, le rêve non. T'sais que le lendemain, quand tu reviendras sur terre, t'auras mal. Extrêmement mal... Mais pour le moment, tu continues de rêver. Un grand sourire aux lèvres, des étoiles dans les yeux et surtout, une bonne humeur exceptionnelle. Tu te prends une part de crêpe et alors que t'as la fourchette dans la bouche, tu repenses à un truc. Tu lèves les mains, paumes vers la rouquine et t'inclines en marmonnant comme un croyant.
- Là, respect l'aînée, c'était incroyable !

Puis tu te redresses et lui souris encore, en riant un peu. Tu ne sais pas ce qui te prends. T'as une sale bonne humeur qui te colle à l'esprit et qui t'empêches de te défaire de ton sourire. Tu glisses les mains sous tes jambes et les balances. Comme un gosse surexcité qui ne sait plus où les mettre.
- J'espère que tu comptes continuer à chanter ! Parce que je t'assure que c'était juste incroyable !


##   Jeu 9 Avr 2015 - 19:28

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J'ai pas compris. T'étais là, le regard perdu et d'un coups tu as eu un fou-rire. J'ai pas compris. Mais ça faisait tellement plaisir de te voir sourire comme ça, de te voir rire, que je me suis contentée de sourire, sans rien dire. Néanmoins, t'as vite éclairé ma lanterne.

- Sympa le pop-corn dans les cheveux...

J'ai ouvert de grands yeux et portant ma main à mes cheveux, j'ai sentie du maïs collé dedans. Non t'avais pas osé me laisser aller sur scène comme ça quand même?! Ah ben... Si. J'ai retiré les grains qu'il me restait et je t'ai maudit. Sale gosse!
Je t'ai lancé un pop-corn.

- Sale gosse tu m'as laissé y aller comme ça!

- Même mieux quand je râle ?

J'ai ris et j'ai approuver de la tête. Ça faisait du bien de te voir comme ça Aaron. Je découvrais une facette de toi que je n'avais jamais vu: Toi. Heureux, rêveur et insouciant. Je ne t'avais jamais vu ainsi et crois bien que je fus satisfaite d'avoir réussi à te faire sourire et rire, quoique bien malgré moi.
T'as levé les mains devant toi et t'as fais comme les croyants. J'ai ris. Je ne crois pas avoir passé meilleurs moment que celui-ci en ta présence. Tu souriais nom de Dieu! Aaron, si tu savais à quel point j'étais heureuse de te voir ainsi! Je savais que tout était éphémère, mais je m'en fichai. Demain, j'aurais bien le temps d'y penser.

- Là, respect l'aînée, c'était incroyable !

T'avais l'air d'une pile électrique, impossible de te stopper. Tu m'as souris, et tu sautais sur place limite.

- J'espère que tu comptes continuer à chanter ! Parce que je t'assure que c'était juste incroyable !

J'ai dû un peu rougir et j'ai souris. Tu voulais que je répondes quoi Aaron? Qu'est-ce-que je pouvais répondre à cela? Les "merci" me semblaient d'un banal!

- Compte sur moi Aaron. Plus jamais je ne m'arrête de chanter je te le promets!

Et cette promesse, je la faisais à Aaron, à moi mais aussi et surtout à Blue. Car mon inspiration, c'était elle, et personne d'autre. S'il fallait que je chante pour la retrouver, alors je chanterai. Plus que jamais, je chanterai comme si ma vie en dépendait. Mais n'était-ce pas ça finalement?
Je t'ai souris, pleine de malice et j'ai bu une gorgée de mon cappuccino avant de manger ma crêpe par petit morceau.

- Et merci moustique, c'est gentil.


Besoin de rêver... [Pv : Ludmiiii] - Page 2 624485fgh
##   Jeu 9 Avr 2015 - 22:00

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Tu lui accordes un immense sourire. Vraiment. Tu te sens magiquement bien. T'as tout oublié. Vide, frère, tuteurs. Tout, tout, tout. Seul les lumières du café compte et la musique qui s'élève. T'avais oublié à quel point ça pouvait être grisant. De juste profiter du moment, simplement. Mais rapidement tu te calmes. Les mains autour de la tasse pour se réchauffer, et appuyé contre le mur. T'es presque en train de somnoler alors que tu regardes la scène. Il manquerait juste de la pluie et une chaude couverture et ce serait le paradis. Et p't'être un peu moins de monde. Tu sais pas trop quoi dire. Le silence se réinstalle entre vous deux, et toi t'es perdu dans la contemplation des lumières de la scène et malgré le fait que ton ventre proteste, tu ne touches pas trop à ta crêpe. Va savoir pourquoi... Sur le coup ça t'avais fait envie, mais là... là, pas du tout. Puis tu repenses à ce qu'elle t'a dit et reporte un peu ton attention sur elle :
- Promettre c'est promettre, fis-tu d'un ton taquin. Fais gaffe, les représailles seront affreuses si tu ne la respectes pas.

Toi-même tu ne comprenais pas pourquoi tu y accordais autant d'importance. Après avoir été déçu autant de fois, tu aurais dû les détester... Tu les as bien sûr détesté, mais... voilà... Tu ne savais pas trop comment prendre la chose. Elles représentaient tout et rien pour toi. Tu les aimais comme tu aimes les jeux. Quand elles sont respectées, que ça marche, t'es aux anges, au paradis... Mais dès qu'elles sont rompues, ou que tu perds, tu deviens un véritable petit démon, l'enfer quoi... Tu continues de repenser à ce qu'elle t'a dit, et d'un coup, tu lui accordes un immense sourire :
- Mais je suis toujours gentil !

Ça pue la fierté et l'ironie mais, ça te fait rire. Parce que tu sais que c'est complètement faux, mais l'air supérieur et fier avec lequel tu l'as dis, sort tellement peu souvent que c'en est marrant. Pour un peu plus tu t'étoufferais dans ta modestie.


##   Ven 10 Avr 2015 - 19:45

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Tu m'as fais un immense sourire et ça m'a comblé de joie de te voir ainsi. Je t'avais jamais vu comme ça. Pour une fois Aaron, tu faisais ton âge et heureux. C'était un miracle.
J'aurais aimé être capable de faire sourire Blue ainsi. Mais faut croire que non, j'avais pas eu la capacité, ni le temps de le faire. Elle était morte triste et démunie alors que moi je reprenais peu à peu espoir en l'avenir. En la vie. En l'humanité. J'ai soupiré, mais j'ai gardé le sourire, sans rien montrer de mon trouble.

- Promettre c'est promettre. Fais gaffe, les représailles seront affreuses si tu ne la respectes pas.

J'ai souris et un rire à traverser mes lèvres. OK Aaron. Il n'y aurait pas de représailles. Je l'avais promis à ma sœur. Et j'avais faillis à ma promesse. C'était finit maintenant. La vie reprenait et moi, j'avançais.
Tu avais toujours ce sourire aux lèvres, qui refusait de te quitter et moi, je voulais pas t'inquiéter. T'as même pas du voir que la magie était retombée pour moi, et heureusement, car je m'en serais voulu.

- Mais je suis toujours gentil !

- Toi gentil?! Tu m'as laissé aller sur scène décorée avec du maïs dans les cheveux sale moustique!

J'ai ris, prenant par à ton bonheur maladif. C'était contagieux faut croire. C'est alors qu'une gamine c'est approcher de notre table. Elle devait pas avoir dix ans. Elle s'est arrêté devant moi et m'a tendu un bracelet. Son bracelet. Le bracelet de Blue. J'ai immédiatement regardé à mon poignet pour voir qu'il n'était plus là. Je n'avais même pas fais gaffe. Idiote. J'ai remercié la petite et j'ai tenté de rattacher la babiole à mon poignet, sans y arriver. Zut!
J'étais rassurée qu'on l'ai retrouvé.

- Dis Aaron.. Tu voudrais bien m'aider? S'il te plaît.

Je t'ai tendu le bracelet, renonçant à le mettre seule et je t'ai laissé faire. Et puis ton téléphone, gâchant la magie du moment. Oui c'était ton téléphone j'en suis certaine. Parce que le mien, il était dans ma chambre en train de charger. Ben oui. J'avais oublié de le prendre.


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##   Sam 11 Avr 2015 - 20:12

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Ton sourire s'agrandit encore plus et tu rigoles un peu. Avec la rouquine. Tiens, c'est drôle ça, t'as l'impression que c'est la première fois que tu l'entends rire. Du moins, vraiment rire. Pas juste un rire de circonstance, genre ton rire nerveux un peu glacial de tout à l'heure. Mais un vrai de vrai ! Et ça, ça te fait sourire encore plus. Tu te prends une nouvelle bouchée de crêpe quand arrive un gamine. T'es pas sûr de son âge ; t'as toujours étais nul pour deviner l'âge des gens. Elle tend un truc à Ludmila, et t'y fais pas plus gaffe. Car tu sais que tu vas penser à ta demi-soeur et... c'est déjà la cas. Mais c'est pas assez pour briser le rêve. Ou alors, ça l'effrite un peu. Et ça te calme. Vraiment. Le changement d'attitude est flagrant : tu passes d'un gosse surexcité à une personne de posé, calme.
- Pas d'problème, marmonnes-tu la fourchette dans la bouche.

Par flemme de la poser surtout. Tu te penches au-dessus de la table et attrapes son bracelet. Tu le trouves sympa même si pour toi, ce n'est qu'une simple babiole. Une babiole qui a sûrement de l'importance aux yeux de la rouquine... Après tout, toi aussi t'avais une babiole. Mais elle était autour de ton cou. Cachée sous ton t-shirt. Il te suffisait de la voir pour que tu t'effondres. Parce que c'était ce qu'il te restait de ton...
- 'chier, grognes-tu lui attachant son bracelet.

Tu te recules un peu précipitamment, reposes la fourchette alors que tu chercher ton téléphone. Et d'un coup le rêve se brise et tu tombes de haut. Tu restes abasourdi à regarder le numéro, le nom, qui s'affiche. Akyro. C'est... pas possible, hein ? C'est possible, pas vrai... ? Ton coeur s'affole, et t'y crois. T'y crois vraiment pour vraiment. Tu reviens à toi, une brasier d'espoir dans les yeux que tu relèves vers la rouquine.
- Excuses, lâches-tu prestement en fuyant le bruit du café pour te précipiter dehors.

Tu décroches en faisant quelques pas. En t'éloignant de la porte, du rêve. T'y crois.
- Akyro ! te retiens-tu de crier. C'est bien toi ?! T'es où ?!
- Euh... non...

Tu suffoques et te laisses tomber sur le banc. C'était pas vrai...
-... Je... j'étais sa... sa fiancé.

Tu bouges plus. Suffoqué, interdit, éberlué. Tu fixes bêtement le sol à tes pieds, alors que ton coeur loupe et reloupe des battements.
- Pa... pardon ? Articules-tu à contre-coeur.
- Tu... tu dois être Aaron... non ?

T'as l'impression que la personne qui te parle est aussi effondré que toi. Et brusquement tu te mets à trembler, trembler...
- Oui,  oui, répètes-tu stressé, pourquoi ? Qu'est-qu'il y a ? Qu'est-ce qui se passe encore ?!
- Il...

Tu serres et desserres le poing. Tentes de te calmer. Pourquoi t'énerves tu contre elle ? Tu la connais même pas. Et t'as l'impression que c'est ça le problème. Akyro avait une fiancé et il t'as rien dis ! Il t'as ENCORE laissé de côté ! Tu te passes une main tremblante sur le visage alors que t'as envie de pleurer, de crier.
- Il... Il a laissé des... des affaires pour toi.

T'as envie de lui crier de se les garder. Que t'en as pas besoin. Mais rien ne sort, absolument aucun son.
- Sauf... Sauf qu'il n'a...

T'as l'impression que la personne suffoque aussi, qu'elle est aussi sur le point de pleurer. T'es pas le seul à souffrir, t'avais balancé la rouquine et t'en avais une belle preuve là. A des milliers de kilomètre, à l'autre bout d'un simple fils. Mais quand t'avais même plus envie de vivre comment faire pour donner son goût à d'autres personnes ?
- Pre... prenez un autre téléphone si vous voulez m'appeler, arrives-tu à dire en réalisant peu à peu, ne me faites pas de telles fausses-joies...
- Déso... désolée.

La voix est étouffée de sanglot et tu détournes la tête comme si elle avait été juste à côté de toi. Tu voudrais juste en finir avec cet appel. Retourner rêver... Mais c'était pas possible, hein. Tu te lèves et tentes quelques pas, les jambes en cotons...
- Euhm... Envoyait les à l'agent Smith, vous voyez qui c'est ?
- Oui, oui !

Nouveau détournement de tête, tu te sens mal à l'aise.
- Il me les fera parvenir... du moins je pense...
- Me... merci... Désolée pour...
- C'est pas grave, lâches-tu en ayant l'impression de connaître la suite. ça me le fait aussi.

T'as l'impression que ça la réconforte un peu puisque tu crois entendre un léger rire par derrière. Un rire pauvre, triste, malmenée...
- Juste... plus sur ce numéro...
- D'accord...

Le silence s'installe et aucun d'entre vous deux n'ose parler. Toi, t'es mal-à-l'aise, tu fais les cent pas, et finit par te laisser tomber sur le banc. Et elle... elle te parait simplement effondrée. Comme toi quand t'étais revenu de Terrae, non... ? Tu sais pas... Tu sais pas et t'as pas envie de savoir. Vraiment pas. T'inspires et rallies ton peu de courage pour raccrocher.
- Désolé...
- Désolé...

Ta main se crispe à cause de cette étrange synchronisation et t'oses plus bouger. T'oses plus respirer... T'es effrayé qu'elle se trouve juste à côté de toi. T'es effrayé qu'elle partage cette même douleur, parce que c'est pas possible hein. C'est pas possible que deux douleurs soient identiques !
- Je... je vais raccrocher, lâches-tu sans vraiment y croire.
- Oui, oui, désolée... Euhm, je t'envoie un message avec mon numéro au cas où tu...

De nouveau t'as l'impression qu'elle s'écroule alors t'ajoutes en te mordant la lèvre, les yeux aux bords des larmes.
- Au cas où, oui...

Et tu raccroches. Parce que tu sais que si t'entends une seconde de plus sa voix, tu pleurerais. Tu t'effondrerais au sol en pleurant comme un nouveau-né. Ce qui était tout bonnement inacceptable... Alors tu t'effondres sur toi-même, coudes sur le genoux, le téléphone menaçant de tomber, la tête basse touchant les bras... T'essayes de protéger ta maigre construction de la douleur et du chagrin, mais c'est bien trop difficile... Tu trouves pas la force de te lever, de retourner dans le café et de continuer la soirée. Tu la trouveras pas... Parce que tout aura cet arrière goût fade, infâme, sans intérêt, sans saveur... Et que ça sera un véritable supplice. Alors tu restes sur ce banc glacé, à retenir tes larmes, la gorge serrée... T'as plus le courage de faire semblant. De te relever. De vivre... Plus le courage et l'envie à rien... Y a même plus de larme qui coule, t'sens même plus la douleur de ton cœur, de ton ventre, du froid... T'es juste... perdu.


##   Sam 11 Avr 2015 - 21:08

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- Pas d'problème.

Tu m'as aidé à attacher mon bracelet, que j'ai observé. Blue... Pourquoi fallait que je pense à elle maintenant?
J'ai soupiré et j'ai rien dis. Et puis ton téléphone a sonné. Pourquoi fallait-il que ça gâche tout? Tu as regardé le numéro et ton regard a changé. Un regard plein d'espoir, plein de surprise. j'ai compris sans même avoir besoin de te demander.

- Excuses.


T'es sortie précipitamment. Je t'ai laissé partir, parce que je savais que ça servait à rien de te retenir. Tu m'aurais pas écouté. Sauf que t'avais oublié ta veste. Et ça, je l'ai remarqué au bout de quelques minutes.
Je me suis levée et j'ai mis ma veste, attrapant la tienne au passage. Je suis sortie et je t'ai vu sur un banc, à pas dix mètres. T'étais plus au téléphone. Tu étais ramassé sur toi même. J'ai eu de la peine pour toi. J'ai rien dis, et me suis approché de toi, posant son manteau sur tes épaules, avant de m'assoir à côté de toi. J'ai posé ma main sur ton dos.

- On s'en remet Aaron. Même si c'est dur, on s'en remet.

Qu'est-ce que je pouvais dire d'autre? Je savais ce que c'était, à un mois près, j'avais ressenti la même chose. Je ressentais toujours la même chose. Alors pourquoi lui mentir et lui dire que c'était facile? On avance avec ça, c'est tout. On apprend à vivre avec, à supporter ce fardeau. On apprend à apprécier la vie malgré tout. On apprend juste à vivre. On apprend juste à serrer les dents et à avancer. Pour ne pas tomber. Ne pas flancher. Pour ne pas craquer.

- Tu es quelqu'un de courageux Aaron. Tu verras, un jour, tu y arriveras.

Je me voulais rassurante, au fond, n'étais-je pas juste compatissante? Je connaissais sa douleur, j'avais la même. On fait juste avec. On fait juste comme on peut. Pas comme on veut. On est pas tout seul. Partir, c'est renoncer, c'est faire du mal aux autres. Alors on reste, et on fait face, avec un poids plus lourd que nous sur les épaules. Et on avance, même si c'est dur, même si ça fait mal. On fait comme si tout allait bien, on sourit et la vie continue. On a pas le choix de toutes manières.
La vie vaut la peine d'être vécue Aaron, j'en étais convaincue. A toi de l'être à présent. Ça, il ne tenait qu'à toi d'y croire, moi, je pouvais pas t'y forcer.


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##   Sam 11 Avr 2015 - 21:58

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Aaron n'écoute pas. Les mots de Ludmila ne l'atteignent même pas. Une seule évidence lui tourne dans la tête : son frère est mort. Mort. Mort. Mort. Des cendres, tout ce qu'il reste de lui. Des cendres perdues dans un océan quelques parts sur une grande île... Une île qui hante ses rêves, qui hante sa vision. Son regard claquemuré, perdu vers ses pieds ne voit que la dernière vision de l'île. La master en  bout de falaise avec l'urne, les cendres au vent, le soleil couchant... ça aurait fait un magnifique souvenir, n'est-ce pas ? S'il n'avait pas été aussi morbide. Mort. Mort. Mort.

Aaron s'enferme. Dans un mutisme glacial. Plus un mot... Plus un regard... Il se haït d'y avoir cru. Il... aimerait... juste... avoir une lame. Pour continuer sa macabre oeuvre sur ses bras. Oh... ses pauvres bras qui sont en charpie. Il n'a pas réussi à arrêter. Bien trop faible. Bien trop lâche. C'est comme ça qu'était l'adolescent. Faible et lâche. Qu'importe ce qu'on lui chuchotais avec empathie au creux de l'oreille, les marques sur ses bras le prouvait. Faible et lâche. Pleurant encore et encore un mort. Juste. Un. Mort.

Aaron savait. Il savait qu'il y avait pire. Y a toujours pire. Toujours, toujours, toujours... Il savait aussi que ses réactions étaient démesurées. Insensées. Mais c'était ses réactions. La rouquine lui avait dit : t'es pas le seul à souffrir. C'est vrai. Tous le monde souffrait ici. Tous le monde... même hors de Terrae. Mais... S'ils étaient tous "unis" par la même douleur... pourquoi se sentait-il si seul ? La rouquine avait beau être juste à côté de lui, il avait l'impression qu'elle se trouvait à des lieux de lui...

Aaron revient à la réalité. La "vision" s'éclipse et l'adolescent ne voit plus que ses doigts et le bout de ses chaussures. Mort. Mort. Mort. Il se crispa. Mort. Mort. Simplement mort. De froid, de douleur. Il ne voulait pas revenir à la vie quand son frère était mort. Purement et simplement mort. Il ne voulait pas ressentir tous ça... Cette chaleur sur son dos, cette haine, ce dégoût... Il ne voulait plus de tout ça. Mais il aurait bien été incapable de le crier. Trop faible. Trop lâche. Trop mort. Un seul crispement d'épaule comme réponse, c'était bien peu non ? Bien, bien trop peu...


##   Dim 12 Avr 2015 - 0:22

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Ludmila Parker
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T'as pas réagis. Peut-être parce que tu pouvais pas. T'avais eu un espoir vain, un mensonge que tu t'étais fais à toi même. T'en avais besoin. Tu étais dans une phase de déni. Tu refusais de croire que ton frère était mort. Bientôt viendrait la colère et enfin, l'acceptation. Cela prendrait peut-être des jours, des semaines, des mois ou même des années. Tout dépendait des gens. Mais ça arriverait. Tu finirais par accepter. Parce que t'aurais pas le choix.

Doucement, je me suis relevée et je t'ai fais signe d'en faire de même. J'ai pas regardé plus longtemps si tu m'avais écouté ou non. Peut importait au fond, je te forcerai pas. Se n'était pas là mon rôle. Moi, j'étais juste là en soutien, quand tu aurais besoin de tomber et qu'il faudrait te rattraper. Parce que ça sert à ça les amis. C'est pas ceux avec qui tout est toujours tout beau tout parfait. C'est pas ceux chez qui on va tous les jours non plus, pour passer du temps ensemble quand on s'ennuie. Non. C'est juste ceux qu'on peut appeler à trois heures du mat' pour dire qu'on va pas bien tout en sachant qu'ils seront là, frais et disponibles dans la minutes qui suivra.

J'ai regardé vers l'institut, sachant très bien que moi, j'allais rentrer. Besoin de réfléchir, de me poser? Effectivement. Toi aussi tu devrais rentrer, pour te calmer ailleurs qu'en plein froid hivernal. Je me suis agenouillée et j'ai relevé ta tête pour te regarder.

- Écoute, je vais pas te dire de rentrer si t'en as pas envie. Alors je vais seulement te laisser tranquille pour que tu puisses réfléchir posément à tout ce foutoir que doit être ta tête en ce moment même. Seulement...


J'ai désigné tes poignets, dans un dernier conseil, un dernier avertissement.

- Seulement ça, c'est pas une solution. Ça ne ramènera pas ton frère et crois moi, ça ne résout pas le sentiment de solitude, d'abandon ni même celui de culpabilité ni de peine. Ca résout rien du tout.

Je me suis relevée et j'ai commencé à marcher en direction de chez moi. Tu voulais que je te dises quoi de plus? Tu savais déjà que j'étais là si besoin, et mon avis sur la question. Maintenant, les clés étaient entre tes mains.


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