Terrae, Une nouvelle ère commence...

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So... What's up ? (PV : Aaron Eran)
#   Mar 31 Mar 2015 - 13:54

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La journée était passée bien trop longuement à mon goût. Parallèlement, je n'avais pas vu le temps passer. J'avais passé toute mon après-midi à lancer des algorithmes sur mon ordinateur, démontant et remontant le dernier robot que j'avais en date. Quelque chose ne fonctionnait pas, et je n'arrivais pas à savoir quoi. Mon erreur demeurait introuvable, et après avoir passé tout mon temps libre à  en démêler avec ma création, j'avais finalement décidé d'aller me changer les idées en prenant ma douche.
Lorsque j'en sortis, les idées claires et refroidies, je constatai qu'il était déjà 21h30, et la cafétéria n'allait pas tarder à fermer. Je soupirai, légèrement agacée, mais m'y téléportai tout de même. Il était impensable pour moi d'aller me coucher sans avoir tenté au moins de me mettre quelque chose sous la dent, et aller manger au restaurant ou me commander quelque chose au bar à cette heure-là... Ce n'était pas franchement ce dont je rêvais : le service serait long, les gens seraient bruyants, et je ne rentrerais finalement chez moi que vers 23h alors même que j'aurais mangé seule.
Je passai silencieusement la porte de la cafétéria et constatai qu'elle était quasiment déserte ; la moitié des employés de service étaient déjà partis, et ils ne proposaient plus qu'un petit encas avant de laisser les élèves regagner leur chambre. Je partis prendre un café, et demandai deux trois gâteaux pour accompagner ce qui serait mon repas du soir.
Servie, je me tournai et cherchai une table où m'installer avant de repérer un jeune garçon qui m'avait bien inquiétée ces dernières semaines.
Je m'approchai de lui, un peu hasardeuse, ne sachant pas réellement dans quel état j'allais le trouver.

-Je peux m'asseoir ?
demandai-je à l'adolescent avec un léger sourire.

Observant les traits de son visage, je constatai en devinant son aura qu'il avait acquis le statut d'Etoile. Les derniers événements étaient encore frais, et je savais que la mort de son frère le hantait toujours. Toutefois, je ne pouvais pas aller m'asseoir à côté. La mission de récupération que j'avais faite était ma première mission réelle. Je n'avais jamais eu de telle mission, où je partais seule et devais revenir en un seul morceau avec l'élève à rapatrier.
Bien sûr, dans mon compte-rendu à Hideko, je m'étais abstenu de dire que nous nous étions rendus à l'Ancienne Terrae avant de venir ici. Mais toujours en était-il que cette mission m'avait marqué, et que je ne m'étais pas sentie si... Utile que ça. J'avais besoin de savoir comment Aaron se sentait, de voir s'il avait tenté de tourner la page et s'il allait mieux... Et surtout, j'avais besoin de savoir si je pouvais l'aider, d'une quelconque manière, parce que la dernière fois que je l'avais laissé, il en avait besoin...

-Comment tu vas depuis la dernière fois ?



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#   Mar 31 Mar 2015 - 17:51

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Quelle a bien pu être l'idée qui t'es passé par la tête pour traîner aussi longtemps ? T'sais que tu dois manger. Que si tu sautes le repas du matin, et celui du midi, efforces toi de pas louper celui du soir. Mais non... Ça t'es encore sorti de la tête et il est un peu plus de vingt-et-une heure lorsque tu sors de ta chambre. Tu râles, et traînes des pieds, mais descend quand même. Le seul avantage que t'y vois, c'est qu'il n'y aura presque personne. Mais y aura aussi presque rien. Et ça, c'est moins un avantage. M'enfin... C'pas comme si t'allais prêt à engloutir mille-et-une merveilles gustatives. D'ailleurs, ta mille-et-une merveilles gustatives se résume à un simple sandwich et une canette coca. Ça t'es suffisant. T'avais projet de remonter manger cela dans ta chambre, mais un léger vertige te pris, et tu préféras rester en bas. Ce serait con de s'évanouir dans les escaliers, nan ?

Alors tu restes en bas. Bien tranquille à ta table. Encore un coin tranquille. Mais cette fois-ci ça te dérange un peu. C'est calme. Trop calme. T'as l'impression de gêner un peu. Il n'y a plus qu'une poignée d'étudiant et être si peu nombreux te fait bizarre. Quand t'es tout seul y a pas de problème, ni même lors que c'est "bondé", on te voit pas, tout le monde est occupé à quelque chose, mais quand il n'y a qu'une poignée... T'as l'impression d'avoir tous les regards plantés dans ton cou. M'enfin, une fois la première bouchée avalée, t'oublies un peu tout ça. Ton ventre te rappel à quel point il est resté désespérément vide toute la journée et ça te fait grimacer. Parce que ça fait du bruit et que t'as l'impression d'attirer encore plus l'impression. Et tu frémis lorsqu'on te posa une question. Alors que tu te retournes, tu te dis que la voix te dis un truc, et quand tu reconnais Mitsuki, t'as l'ombre d'un pauvre sourire qui s'esquisse.
- Yep, fis-tu simplement.

T'as pas plus à dire. T'es devenu encore moins loquace après toute cette histoire. Essayant de t'enfermer dans un silence réconfortant. Même après l'histoire de la rouquine tu continuais de le faire , parce que tu pensais toujours que tes mots seraient plus douloureux que tes silences. Alors tu tentes de l'appliquer. Et quand, tu ne peux pas le faire, et bien tu évites de dire la vérité, parce que... Ludmila avait été franche avec toi et tout ce que t'avais trouvé à faire c'était lui crier dessus, alors bon... Mitsuki te posa une question et instinctivement tu baissas les yeux sur tes mains. Elles étaient encore bandées à cause des brûlures, et douloureuse, mais c'était plutôt à cause des coupures que tu baissais les yeux. Parce que tu te souvenais de sa réaction au lac lorsque tu lui avais dis... Et t'étais pas sûr de vouloir affronter de nouvelles remontrances.
- Cha va, cha va, articules-tu en prenant une autre bouchée. Et... toi ?

Tu sais pas trop quoi d'autre lui répondre. Si tu dis que ça va mal, elle s'inquiéterait et peut-être même si tu lui disais que ça allait bien. M'enfin... t'en sais rien à force. Dès que tu penses dire un truc normal on t'engueule, et dès que tu dis une connerie, on t'engueule aussi. Alors, à force, tu ne savais plus trop quoi dire. Alors tu te contentes des questions de bases. Même si la dernière fois ça avait complètement dégénéré. Tu la laisses s'installer en prenant une autre bouchée. Finalement, t'as bel et bien une faim de loup. Ça t'apprendras à sauter les repas. Tu lui montres tes doigts bandés, bien qu'elle a sûrement dû les voir, et lui dit :
- Je ne savais pas qu'on pouvait se blesser avec nos pouvoirs. C'est normal ?

Bon, dans ton cas, c'était plutôt ton pouvoir ET un objet métallique, mais chut. Déjà que ce n'était pas très très brillant de te faire ça avec tes pouvoirs alors t'allais pas t'enfoncer un peu plus en disant la vérité vraie. T'es légèrement agité, en même temps... tu ne sais plus trop comment te comporter avec Mitsuki. Après tout ce qui s'était passé en Amérique... T'étais même plus sûr de réussir à te comporter normalement avec Ludmila après votre dernière discussion. Ton regard, qui était jusqu'à alors posé sur le bord de la table, dérive sur l'assiette de la master et tu t'émerveilles légèrement devant les gâteaux.
- Ooh... te tournant vers le self, tu lui demanda : tu penses qu'il en reste ?


#   Mar 31 Mar 2015 - 20:37

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Il n'était pas très bavard, mais en même temps, je ne l'étais pas tant que ça non plus. Au début, j'eus peur qu'un silence ou qu'une forme de malaise ne s'installe, mais finalement, Aaron me répondit que ça allait, même si après un coup d'oeil sur ses mains, j'en concluais que ce n'était pas totalement vrai. Par ailleurs, je n'étais pas stupide, et après si peu de temps, personne ne peut se convaincre réellement qu'il va bien. Il faut le temps de faire son deuil. Car même si ça apparaît un peu comme de la psychologie à deux balles... Mais le deuil est constitué de plusieurs étapes. D'abord le déni. Puis la colère. Le marchandage et la dépression, puis, enfin, seulement, l'acceptation. Et selon moi, Aaron n'était toujours pas à l'acceptation. Plutôt coincé dans la dépression... Selon moi, grande psychologue, comme tout le monde le sait.
Surtout une grande baratineuse qui cherche chaque jour, sans jamais flancher, à comprendre comment fonctionnent les hommes et pourquoi certains ont telle ou telle réaction. Bref.

Aaron tenta de "pimenter", dirais-je, la conversation, et de l'animer un peu en m'expliquant qu'il n'était pas au courant des risques que pouvaient représenter les pouvoirs pour leur hôte. J'arquai un sourcil, un peu prise de court. Je ne le savais pas non plus, à vrai dire. Aussi, face à sa question, je haussai les épaules, sans trop savoir quoi lui répondre.

Il changea toutefois bien rapidement de sujet car, remarquant les gâteaux que j'avais pris avec mon café, il me demanda s'ils leur en restaient encore quelques uns. Je lui souris finalement, bien que remarquant qu'il continuait à éviter mon regard. Je hochai la tête.

-Il en reste oui, mais je peux t'en donner si tu veux ; je ne mangerai pas tout.

Je lui en tendis un avec un sourire, espérant qu'il oserait enfin me regarder.

-Dis voir Aaron, comment est-ce que tu t'es blessé avec ton pouvoir, exactement ? Je ne savais pas qu'on pouvait se blesser soi-même... Normalement, les pouvoirs ne font qu'un avec nous, et notre corps étant leur réceptacle, il n'est pas logique que, volontairement, ils cherchent à le mutiler -en considérant que les pouvoirs seraient une entité active à séparer de notre conscience.


Je ne devais probablement pas être très claire, aussi tentai-je de simplifier mes mots :

-Enfin, je veux dire... Comme nos pouvoirs font partie de nous, ça me paraît étrange qu'ils soient capable de nous blesser... C'est un peu comme si de l'eau noyait de l'eau, ou du feu brûlerait du feu ; tu vois ce que je veux dire ?

Je réalisais dans le même temps que j'étais déjà en train de le harceler de question... Mon caractère un tantinet trop bavard et curieux reprenait sans cesse le dessus, pour le meilleur et pour le pire. Et là, il avait probablement tout prévu sauf de tomber sur moi et sur mon côté parfois bien trop agaçant, notamment lorsqu'on déprime... Aussi, je décidais de me taire, histoire de ne pas trop l'embêter.



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#   Mer 1 Avr 2015 - 12:16

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- Oh... Fis-tu surpris en relevant la tête. Euh... merci.

Tu ne savais pas vraiment comment prendre son action. C'était super sympa et à la fois... un peu étrange. Tu croisas son regard et déjà elle entamait une nouvelle question. Oh... Que c'était fourbe. Très fourbe d'attirer ton attention de cette manière. Mais bon, c'était sûrement l'une des façons qui marchaient le plus. La question te met mal-à-l'aise et tes yeux piques de nouveau vers le sol. Pourquoi te poses-t-elle cela ? Elle était Master, elle devrait le savoir, non ? T'avais la fâcheuse tendance à croire que les gens connaissaient tout dans leurs domaines. Qu'importe le fait qu'ils y soient depuis deux, trois jours, t'avais cette sale manie de croire qu'ils savaient tout. Alors, bien évidemment, quand quelqu'un te disait qu'il ne savait pas quelque chose, t'as dû mal à le croire et cherche la petite bête. La p'tite raison. Sauf que cette fois... Cette raison, tu ne veux même pas en entendre parler et continu ta collation pendant qu'elle tente de se simplifier.

Ça te paraît bizarre ce qu'elle te dit. Ça te parait franchement bizarre et t'as du mal à y croire. Y a un ''pourquoi pas ?'' qui tente de s'y glisser sournoisement. Pourquoi l'eau ne pourrait pas noyer l'eau ? C'est vrai... ça faisait bizarre mais pourquoi pas ? C'était tiré par les cheveux, tu le savais, mais tu te pris à l'imaginer. Vraiment... T'avais vraiment des pensées bizarres parfois. Tu avales ta bouchée en secouant la tête.
- Pas vraiment, fis-tu en relevant la tête.

Tu cherches tes mots, les yeux sur le plafond.
- Pourquoi cela ne serait-il pas possible ? J'veux dire... pourquoi les pouvoirs ne chercheraient pas à faire ça ? Y a...

Tu t'arrêtes. T'hésites à lui dire. Après tout, tu l'avais suffisamment soûlée avec tes problèmes au lac et à l'Ancienne Terrae... Ton regard retombe et tu lui réponds prudemment, comme si t'étais en train de marcher sur des œufs.
- Depuis qu'on est rentrés, mes pouvoirs faisaient n'importe quoi... J'voulais pas me téléporter dans le bureau et pourtant... C'était comme s'ils faisaient le contraire de ce que je voulais... et... et parfois ils explosaient d'un coup et a ces moments j'avais eu un objet dans les mains.

Ton oeil n'étant pas assez vif, t'étais pas capable de dire si tes pouvoirs avaient frappé la porte avant que tu poses ta main dessus ou après. Alors... dis de cette manière, tu faisais une sorte de compromis entre les deux. Tes doigts glissent sur le rebord de ta canette alors que tu ne sais plus trop quoi dire. Alors t'ajoutes simplement :
- Et quand je suis partie voir la directrice elle m'a dit que c'était à cause du sceau. Ou quelque chose comme ça...


#   Lun 6 Avr 2015 - 17:49

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J'écoutai Aaron dans le silence de la cafétéria. Je devais avouer que même moi, ça me gênait qu'il y ait si peu de monde. On se sent beaucoup plus vulnérable, c'est comme si tout le monde pouvait suivre nos conversations personnelles. On se sent alors violé dans notre intimité lorsqu'un lieu est déserté.

Je trempai un gâteau dans mon café et le portai à ma bouche pour y crocher de bon coeur, sans détacher mon regard de mon jeune ami qui m'expliquait sa situation. Je posai mes mains tout autour de ma tasse qui était encore un peu trop chaude pour que j'ose y tremper mes lèvres. Je hochai la tête à plusieurs intervalles, lui assurant que je suivais toujours la conversation, et finalement, lorsqu'il termina, je souris doucement. Je comprenais nettement mieux comment il avait pu se blesser lui-même. Il lui avait suffi de tenir dans ses mains un objets métallique pour que son pouvoir l'attaque. Pourtant, j'avais encore du mal à admettre que ses pouvoirs aient pu le blesser d'eux-même.

Toutefois, et il me l'avait bien rappelé, un sceau brisé peut entraîner beaucoup.

-Oui. J'imagine que c'est probablement ça... Lorsque le sceau est brisé, les pouvoirs sont instables, c'est ce qui génère cette grosse dépense d'énergie au moment de la révélation du potentiel d'étoile.

Niveau électricité, croyez-moi ou non, je suis dans mon élément, et ce n'est pas seulement parce que je suis Tonnerre. Si vous avez bien en tête mon CV, vous vous rappellerez que la robotique et moi, ça fait un. Par conséquent, j'ai souvent eu tendance à rapprocher l'anatomie et le fonctionnement du corps humain à celle des robots. Ca peut paraître superflu et idiot, mais pourtant, c'est ce qui m'a permis d'apprendre à mieux me connaître.

-Enfin bon... J'imagine que ce n'est pas le sujet de conversation qui te rendra le plus bavard ce soir, je me trompe ?


Je tentai de lui adresser un sourire doux, et je renchéris :

-Depuis que tu es rentré, tu as vu un peu de monde ?

Je levai ma tasse jusqu'à ma bouche et bu quelques gorgées.

-Oh, et tu sais, si jamais tu as besoin d'aide, si tu as des questions sur tes pouvoirs ou ce genre de choses, n'hésite surtout pas à venir me demander, d'accord ?

Je souris délicatement. C'était amusant, en quelques sortes, mais malgré son âge, je me sentais parfois face à lui comme face à un enfant. J'avais ce besoin d'être sûre qu'il allait bien, qu'il ne me mentait pas, qu'il ne cachait pas ce qui l'ennuyait. J'imagine que cela était dû au fait qu'il s'agissait de ma... Plus ou moins toute première mission en solitaire, qui vise à aller chercher et sauver un élève. Hors cadre des scientifiques, c'était effectivement ma première mission, et même si elle était officiellement finie, je savais que dans le fond, ce n'était pas le cas. Alors je voulais être là, pour la mener à bien, pour être sûre qu'Aaron irait bien et ne ferait pas de bêtises.
Oh, et pour sûr... Je ne considérais pas Aaron comme le simple objet de ma mission. Il était un humain qui, finalement, avait attiré ma sympathie, et même si nous n'étions pas très proche, je ne me sentais pas mal en sa présence.



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#   Mar 7 Avr 2015 - 19:10

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Mistuki confirme ton semblant de souvenir. La faute au sceau... La faute au sceau... Tu te demandes qu'est-ce que c'est vraiment que ce sceau. T'avais un très, très vague souvenir d'avoir brisé un truc pendant que t'étais en Amérique mais sans plus... Ou du moins, d'avoir sentit un truc se briser. C'en était étonnant... T'étais en mille morceau et t'as quand même trouvé le moyen d'avoir l'impression d'être encore plus brisé. Bravo, Aaron, bravo. Tu te mords la lèvre et gardes les yeux baissés. Pourquoi fallait-il toujours que tu casses ce qu'on t'offrait ? Ce pouvoir était bien la dernière chose que tu avais reçu et tu l'avais complètement détraqué... La phrase de Mitsuki sonne creux à tes oreilles et tu ouvres ta canette le temps d'occuper tes doigts. Du coca à vingt-et-une heure n'était peut-être pas la meilleure des options si tu souhaitais dormir, mais tant pis. Ça gaze, ça pétille, ça te réveille légèrement. Tu te laisses tomber en arrière et étires tes jambes. T'as l'impression d'être rouillé de partout et c'est juste horrible comme sensation.
- Un peu, lui réponds-tu sans vraiment y croire.

C'était même moins qu'un peu, mais qui s'en souciait ? T'avais vu la rouquine et ces quelques jours avaient été juste effroyable. Tu n'en gardais que peu de souvenir, encore une fois, mais de sale sensation te faisait frisonner rien qu'à y penser. Tu regardes tes doigts et les refermes. Ça fait un mal de chien, mais c'est tellement peu... T'as plus le moral pour manger. Ta dernière bouchée avait le même goût que du carton et le coca avait une étrange saveur... Franchement... Dire que tu pensais pouvoir manger un peu sans retrouver cet infâme goût...
- C'est normal ? Demandes-tu en levant prudemment les yeux de la table. Que ça ait déconné à ce point ? Ou c'est juste moi qui ait fait une connerie... ?

Tu retiens de peu le "encore" en baissant de nouveau les yeux. T'avais fais la connerie de sortir de Terrae. La connerie de l'avoir ouverte à l'hôpital. La connerie d'avoir levé les yeux face à ton père... et maintenant quoi ? Quelle connerie t'avais bien pu foutre pour que ton pouvoir déconne ! Tu rouvres ta main qui est maintenant douloureuse à souhait et reprends ta canette de coca. T'avais pas envie de piquer une crise. Pas une nouvelle fois... Alors tu gardas longtemps les lèvres contre l'aluminium glacé la tête vide. Pas vraiment vide... Juste lente... Très lente à traiter la moindre idée, et ton regard vague le confirme. Tu t'attardes encore sur des petits détails insignifiants pour finalement t'en détacher quelques secondes plus tard en soupirant et en te frottant le visage de tes mains. Aïe. Mauvaise idée, tu grimaces sous la douleur et les recules. Mauvaise, mauvaise idée. Tu inspires et tentes de prendre un air moins... désespéré, abattu.
- De l'aide, répètes-tu en tentant de changer de sujet. J'en aurais besoin un peu partout... Mais surtout pour les cours, je crois...

T'avais essayé de dire ça sur le ton de la plaisanterie mais ça sonnait un peu faux. Alors t'as pensé à tous les cours que t'as loupé. Des tas et des tas... T'étais le genre de gosse à n'y aller que si on t'y traînais, alors autant dire que le nombre de cours ne volaient pas eux. Surtout en math... T'as un légère rire nerveux, vraiment nerveux. Tu marmonnes en t'affalant un peu sur la table :
- Math, SVT et Physique ça me paraît foutu...

Bon tu t'attends à aucune aide de sa part, mais c'est toujours un début de conversation. Ou pas. Puis tes pensées se mettent à vagabonder. Et d'un coup tu t'affoles en te redressant.
- Euh... J'espère que je ne t'ai pas causé d'ennuis, fis-tu brusquement. Parce que le master qui était venu me chercher avait une cape noire du coup j'ai pas du tout vu son visage mais toi, t'avais pas de cape du coup tout le monde à pu voir ton visage, et peut-être qu'ils te prennent pour une kidnappeuse et que ça...

Tu ne finis pas ta phrase, étranglé par le manque d'air... Arrivant à souffler doucement, tu baisses de nouveau les yeux sur ta canette et n'ose plus vraiment les lever. Pendant quelques secondes tu avais eu l'impression d'être avec Aoi... ça remontait à tellement loin, et tu te souvins à quelle vitesse tu lui parlais et les idées que t'oubliais alors que t'avais à peine commencée à les formuler...


#   Jeu 9 Avr 2015 - 19:59

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J'entourai ma tasse de mes mains, un peu mal à l'aise dans le silence ambiant qui régnait dans la cafétéria. Il n'y avait déjà pas grand monde, mais le peu qu'il y avait commençait petit à petit à disparaître. Je levai les yeux vers Aaron et secouai finalement la tête négativement.

-T'as pas déconné. Toute étoilisation se passe... Malheureusement dans des conditions spéciales. Le sceau se brise toujours.

Pendant un instant, je repensai à Kakeru, mon cousin, et réalisai que dans son cas, ça avait du être encore plus douloureux. A cause de moi -car j'avais fini par réalisé que c'était de ma faute- il avait été obligé d'aller briser le sceau lui-même. Détruire l'aspect naturel de ce passage était dangereux, et après l'avoir brisé, Kakeru s'était retrouvé dans le pire état possible. Il avait fallu rentrer le plus rapidement possible à l'Institut, l'amener à l'hôpital. Les infirmières avaient tenté d'apaiser sa douleur jusqu'à ce qu'Hideko intervienne et répare le sceau. L'étoilisation était dangereuse... Pour moi, elle avait failli lui coûter la vie : il aurait pu devenir fou et perdre entièrement la raison ; ce qui n'aurait plus fait de lui un homme mais une forme d'animal sans âme. Détrompez-vous, je ne déteste pas les animaux. Au contraire, ils ont toujours fait partie intégrante de ma vie et je les aime. Mais la philosophie veut qu'ils n'aient pas d'âme ou de conscience. Et en cela, la philosophie les réduit à une coquille vide guidée uniquement par l'instinct.

-Après, lorsque le sceau est brisé, il faut réagir de manière assez rapide. Gardé le sceau brisé, ce n'est pas bon... Et c'est pour cela que la directrice et quelques Masters interviennent et le répare, tout en réduisant son emprise sur les pouvoirs. Notre puissance est alors moins bridée ; car si le sceau était tout bêtement réparé, il se briserait très vite une nouvelle fois et tout cela recommencerait encore et encore, une forme de cercle vicieux.

Je soupirai légèrement, consciente de ne pas être forcément très claire.

-Enfin, c'est ce que j'ai pu comprendre...

Suite à ma proposition d'aide, Aaron m'avoua alors que c'était surtout en cours qu'il avait du mal. Je souris légèrement.

-Ca tombe bien, les maths et la physique, c'est ma spécialité ! En ce qui concerne la SVT, ce n'est peut-être pas forcément une matière où j'excelle, mais je me débrouille.

Je lui adressai un léger clin d'oeil avant de reprendre une gorgée de mon café. Soudain, Aaron s'emporta et je sursautai, manquant de renverser du café partout. Je reposai ma tasse, ne l'ayant toujours pas fini, et répondis, un léger sourire amusé sur les lèvres :

-Ne t'en fais pas. Je risque rien ! Et de toute façon, tu sais, pour essayer de me faire quelque chose, ils vont devoir s'y mettre à plusieurs ! je ris légèrement.

Après tout, qui peut se vanter d'avoir une greffe qui la rend immortelle à part moi ? Cela étant, je reste toujours consciente des risques : à trop l'utiliser j'en perds des années de vie. Ce serait bête de mourir à 30 ans, n'est-ce pas ? Alors autant me réserver pour les cas difficiles.

-En tout cas, te fais pas de souci ! Hideko s'est occupée de tout, et puis l'homme qui était avec toi... Je suis désolée, je ne connais pas son nom. Mais j'ai cru comprendre qu'il savait qui nous étions, et surtout qui j'étais. Il ne m'arrivera rien, ne t'en fais pas.

Mon sourire devint plus doux, et j'ajoutai :

-Pense à toi avant de penser à moi.

Je terminai ma tasse, et cherchai un sujet de conversation qui pourrait être plus agréable.

-Qu'est-ce que tu penses de ce beau temps qui revient ? J'ai envie de faire plein de choses depuis que le soleil est revenu, jusqu'à avoir envie de faire du jardinage ! Il y a des choses que tu aimes bien faire ? Tu as des passe-temps particuliers, des activités ? Parle-moi un peu de toi !



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#   Sam 11 Avr 2015 - 18:57

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Tu as écouté Mistuki d'une oreille assez attentive, mais ses explications ne t'ont pas vraiment rassurés. T'as quand même l'impression d'avoir déconné. ça devait sûrement être interdit de partir comme cela, non ? Juste de sortir sans prévenir personne, sans autorisation... Si t'avais juste respecté le "réglement" jamais tu ne serais parti embêter ton frère, et jamais cela ne serait arriver... Tu regardes tes mains, enfouis sous les bandages, c'est ça le prix à payer ? T'as un serrement au coeur. T'avais déconné... T'aurais voulu t'enfouir le visage entre tes mains, mais non... ce serait trop douloureux et puis y avait Mitsuki. Tu ne voulais pas lui offrir un autre spectacle désespéré.

L'entendre te dire qu'elle ne risque rien, te rassure plus que ses explications. Parce qu'avec les derniers événements à Terrae, tu te sentirais affreusement mal si cela recommençait à cause d'une toute petite intervention. T'as le regard perdu dans ta canette lorsqu'elle t'interroge. Sur le temps, sur tes activités, tes passes-temps... sur toi. Alors tu lèves la tête et cherche de l'aide du regard. Parce que t'as jamais qu'on t'interroges de façon aussi direct et aussi brusque. Du coup, tu paniques un peu. Et tente vainement de cacher cette panique en bafouillant des choses à demi-incompréhensible.
- Euh... c'est... Bah... Vert !

Tu t'arrêtes soudainement alors que t'oses enfin poser ton regarder sur Mistuki. Vrai... Vraiment ? T'avais vraiment osé dire ça ? Voire crier... T'as un air penaud qui se dessine doucement sur ton visage alors que tu le réalises. Petit à petit... Lentement... Et puis t'as comme un gémissement de désespoir mêlé à la honte qui s'enfuit alors que ton regard s'abaisse et que tu caches ton visage entre tes mains. Pris au dépourvu, fallait bien que ça t'arrives à un moment. Ta réaction devait sûrement être hilarante et t'espérais que personne d'autre n'ait entendu cette humiliation gratuite. Finalement t'inspires en ignorant la douleur de tes doigts et t'éclaircis légèrement la gorge avant de tenter de te sauver la face. Même si au fond de toi, tu savais que ça servait à rien.
- Je... J'pense qu'il fait encore un peu froid pour le jardinage, m'enfin c'est du point de vue d'un frileux.

T'avais toujours froid. Toujours, toujours, excepté lorsque tu te retrouvais sous une couette ou dans les bras de quelqu'un. De quelque de pa... Tu détournes le regard et observes le paysage nocturne alors que tu te mords la lèvre pour pas trop y penser. T'as un frisson alors que tu reprends la parole.
- Baaah... je sais plus si je te l'ai dis la dernière fois, mais faut plutôt me secouer pour que je fasse quelque chose...

Comme la course, te relever. Mais pas pour te couper, ou te foutre dans la merde, hein, ça tu te débrouilles très bien tout seul. Tu reprends quelques gorgées de coca, et le liquide te semble un peu moins infâme que tout à l'air.
- J'ai bien pensé à prendre un p'tit boulot, mais je pense qu'avec mes mains, c't'un peu foutu.

En même temps, tu lèves tes mains pour confirmer tes dires. Tu serais plus manchots qu'autre chose. Puis avec ton humeur vide, ça serait sûrement pas trop la joie... Mais bon, ça aurait pu te donner une raison de te lever tous les matins et d'essayer de reprendre un rythme "normal". Tes manches glissèrent lâchement jusqu'à tes coudes, révélant ainsi les bandages qui descendaient jusqu'à la même hauteur. Révélant tes gestes lâches... Tu les baisses rapidement, espérant qu'elle n'aurait rien vu, et te mets à mordre le bout de ton pouce. T'as les yeux qui la fuit et tu t'enfonces un peu sur ta chaise. Légèrement nerveux, embêté, tu sais pas pourquoi mais t'as peur de te faire engueuler. Tu ne sais vraiment pas pourquoi... Alors tu tentes de changer de sujet.
- L'idée de faire un jardin a l'air d'être la dernière chose que tu voudrais faire, marmonnes tu sans aucune intention de la vexer. Si tu le faisais y aurait quoi dedans ?

C'était nul. Très nul.


#   Dim 12 Avr 2015 - 11:15

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Est-ce qu'il n'avait pas l'habitude de parler de lui ? Ou bien l'avais-je pris au dépourvu avec ma question ?
Malgré moi, un petit sourire naquit sur mes lèvres, sourire que je réprimai assez vite en constatant que Aaron était honteux. Il n'y avait pourtant pas de quoi... S'il avait la moindre idée de ce dont j'étais capable, moi. Je suis le genre de nana à ne même pas remarquer lorsque quelqu'un est triste ou heureux, quand il est amoureux ou énervé. Et bien sûr, c'est pas uniquement de l'innocence ou de la naïveté, comme certains aiment l'appeler : c'est plutôt et surtout du manque d'expérience dans les relations humaines. Je radote ? Bien sûr, et je le sais très bien ! Mais ce n'est que la vérité. Et même si Aaron parfois me rappelle un peu moi-même, je pense que dans certains cas, je peux être bien pire.
Mon ami se pressa ensuite de reporter la conversation sur moi, et m'annonça qu'il était encore probablement un peu tôt pour le jardinage. En soi, il n'avait pas vraiment tort : il fallait encore attendre car les jours n'étaient pas tous joyeux et ensoleillés.
Il répondit finalement à ma dernière question, me rappelant qu'il fallait le secouer pour qu'il fasse quelque chose. Je souris doucement.

-Oui, ça je m'en souviens, mais ça n'empêche pas d'avoir d'autres activités où peut-être tu n'as pas besoin de te lever !

Je lui adressai un clin d'oeil, encourageante.

-Le dessin, l'écriture, la musique, ce genre de chose. Ou la lecture aussi ! Peut-être que tu es un grand lecteur.

Je pris un air plus songeur.

-Bon, on peut aussi citer les jeux vidéos comme passe-temps, mais fait surtout faire attention à ce que ça ne dépasse jamais le stade du no-life !

Je souris à Aaron alors qu'il m'expliquait qu'il avait bien pensé à prendre un travail d'étudiant -on pourrait appeler ça ainsi- mais qu'avec ses mains... Il me les montra, et je remarquai que ses bandages descendaient bien plus loin que ce que j'avais imaginé ; moi qui pensait qu'il s'était brûlé seulement les mains. C'est alors que je repensais à notre rencontre, au lac, et je me mordis la lèvre. Il m'avait expliqué qu'autrefois, quand il était gosse, pour attirer l'attention de son frère il... Se mutilait. Mais je n'étais pas folle, non ? Son frère, c'était bien celui qui était mort ? Celui dont nous avions répandu les cendres à Terrae...?
Je détournai le regard, préférant ne pas voir ça, et dans le même temps, Aaron baissa les bras. Il me relança sur le jardinage, mais je n'avais plus l'esprit à ça.

-Tu... Oui, enfin... Je ne sais pas trop ce que j'y mettrais. Je ne suis pas assez patiente pour avoir un jardin, je n'y ai jamais songé plus que ça au final. Mais je pense que j'y ferais surtout pousser des trucs bateau : salades, tomates, fraises...

Mon regard se posa sur les avant-bras d'Aaron, qu'il avait replié devant lui. Ma gorge se noua, mais je savais que je ne pouvais pas rester sans rien faire. Déjà parce que ce n'était pas bon pour lui. Ensuite parce que dans tous les cas, je devais bien évoquer le sujet pour être sûre de ne pas faire fausse route. Et puis, enfin, parce que désormais j'étais Master, pas vrai ? Alors ça faisait partie de mon travail... Même si je pense que sans cette dernière raison, j'aurais tout autant réagi.

-Aaron, est-ce que tu as recommencé à te mutiler ? Réponds-moi franchement. J'ai besoin de savoir.


Franche, directe, sans détour. Je pouvais parier des cents et des milles que la réponse ne serait pas aussi directe.



Merci Ronronnn ♥️
#   Dim 12 Avr 2015 - 12:55

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Ta diversion semble fonctionner et pour un peu plus tu soupirerais de soulagement. Mais, rapidement, tu te rends comptes que t'as question n'amène à rien. Que, une fois répondue, voilà, c'était tout. Y avait pas vraiment moyen d'aller plus loin avec une telle question... Des salades, des tomates et des fraises... Uh, tu te traitais d'imbécile alors que ton pouce en faisait les frais. A chaque fois c'était la même chose. A chaque fois que tu stressais en présence de quelqu'un, fallait que tu te mordes le pouce... Finalement la question claque. Tu détournes un peu plus la tête, le regard et tente de te faire le plus petit possible. Parce que tu sais pas quoi lui répondre alors que la question est toute simple... T'as pas envie de lui répondre. A quoi ça lui servirait de savoir ? Elle ne pourrait rien y faire ! Absolument rien... Parce que tout ce qui aurait pu te calmer n'est plus que cendre au vent ! Tu te mords un peu plus fort le pouce, les pensées errantes. Fallait de débarrasser de la question, parce que t'avais pas l'impression que Mitsuki était du genre à abandonner alors...
- J'ai pas arrêté.

C'était trop froid, trop sec, pour être un mensonge. Et ce n'en était pas un. En Amérique, si tu ne l'avais pas fait, c'est juste car tu savais que t'allais retrouver ton frère, qu'il t'aurais massacré s'il avait pu mais... mais maintenant il était plus capable de rien. T'as l'air loin, t'as l'air complètement perdu... Tu lui as lâché ça en regardant dehors. En regardant la nuit, espérant y voir surgir ton frère... Comme si ça aurait pu le faire revenir ! T'as pourri l'ambiance. Vraiment... D'un coup cet endroit te semble beaucoup moins accueillant, tellement impersonnel, tellement froid... Et tu sais plus quoi dire... T'as pas envie de t'étaler là-dessus. Pas envie d'en parler, d'y penser. Au départ, tu voulais juste manger un morceau... en aucun cas penser à ton frère et tout.
- A quoi ça te servirait de le savoir ? Lâches-tu froidement. C'est pas parce que tu me feras la moral que j'arrêterais pour autant.

Ton intonation clamait très clairement que t'avais pas envie d'en parler. Mais cette même intonation aurait bien mérité une ou deux claques pour insolence. Parce qu'il faut dire, que c'était un peu ce que tu tentais de faire. Peut-être qu'en partant sur cette voie, elle mettrait de côté le sujet ? Tu l'espérais alors que ton regard était de nouveau posé contre ta canette.


#   Jeu 16 Avr 2015 - 14:43

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HRP : Je réponds un peu en retard, désolée >< *la nana qui a enchaîné les exams*

Sa réponse est froide. Je pourrais même dire blessante. Pour être franche, je ne m'attendais pas à une telle réponse de sa part. Je ne l'ai jamais connu comme ça. Je ne le pensais pas... Agressif, en quelque sorte ? Pourtant, devrais-je en être si surprise ? Il est d'affinité Tonnerre, n'est-ce pas. Il ne fait qu'agir tel qu'il le devrait. De manière impulsive.

Je me mordis légèrement la lèvre inférieure, sentant ma tête se secouer de gauche à droite en signe de négation. Je ne savais pas quoi lui répondre. En un sens, il n'avait pas tort. Que pouvais-je y faire, à part rien ? Je cessai de me mordre la lèvre pour ouvrir la bouche, mais aucun mot n'en sortit, aussi me contentai-je de refermer la bouche.

Je n'étais pourtant pas quelqu'un qui faisait la morale aux gens. Il avait tort sur ce point-là. Je n'allais pas l'engueuler, peu importe la réponse qu'il me donnait. De toute façon, ma question était rhétorique : j'avais vu les bandages. Je n'étais pas stupide. Mais alors pourquoi étais-je incapable de répondre ? Si je n'avais pas prévu de lui faire la morale, ou de le disputer, qu'avais-je réellement prévu de faire ? Est-ce que je voulais simplement me renseigner ? Obtenir une information et puis c'est bon, basta, on passe à autre chose ? C'est stupide, et je le sais. Pourtant, je coinçais. J'étais incapable de renchérir. Mes mots s'étaient perdus dans ma gorge.

Finalement, quelques minutes plus tard, je répondis enfin :

-Ca ne le fera pas revenir, tu sais.

Je baissai les yeux. Cette fois, c'était moi qui ne voulait pas croiser son regard. Ce que je venais de dire était affreux. Mais que pouvais-je faire d'autre.

-Il est mort. C'est fini. Tu n'attireras plus son attention comme ça.

Je me pinçai les lèvres, hésitante.

-Essayer de te donner la mort est stupide. Tu ne le respectes pas en faisant ça. Au contraire, tu lui fais honte...


Je fixai l'intérieur de ma tasse vide, au fond de laquelle le café avait laissé quelques traces. Une boule se forma dans mon estomac. J'étais vraiment monstrueuse.



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#   Sam 18 Avr 2015 - 19:00

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Tu finis par fermer les yeux, épuisé. Épuisé par ton histoire. Épuisé par ta vie minable... Et épuisé par tant d'autres choses si insignifiantes aux yeux des autres. T'as pas cette impression d'être plus vieux que le monde et d'avoir déjà tout vu... non, non... t'as l'impression que t'as pas finis de t'en prendre plein la figure, et que ça va jamais, ô jamais, s'arrêter. Alors te laisser porter par ce courant te semble être la meilleure des solutions. Même si, pour le supporter, il te faut tes petites entailles. Toujours, toujours... Quant tu rouvres les yeux, tu n'arrives toujours pas à regarder Mitsuki alors, tu gardes le regard baissé sur tes mains. Tu te dis à quel point c'est stupide. De te prendre la tête pour ça, de te braquer si facilement... Alors quand elle te dit que ça ne le fera pas revenir, tu relèves les yeux et la regarde, interdit. Le vide s'étant fait brutalement dans ta tête, tu n'es plus capable de lui répondre et t'encaisses ce qu'elle te dit. Ça fait mal... Parce que c'est la vérité : il est mort. Mort, mort et mort. Rien de plus qu'un mort et des cendres au vent. On attire pas l'attention des morts. Ce qu'elle te dit t'effrayes comme un gosse. Parce que t'as peur du monstre Vérité. Parce que tu veux pas le voir, que tu veux l'éviter à tout prix.
- T'en sais rien ! Te souviens-tu de lui avoir hurlé quand le mot Honte était venu esquinter tes oreilles.

En te levant brusquement, tu avais fait tomber ta chaise qui tinta au sol avec un bruit métallique. Le colère avait plus fait vibrer ta voix que la terreur. Ça t'horripilais lorsque les gens parlaient pour d'autre. Et encore plus lorsqu'ils étaient morts. Qu'ils croyaient savoir sur leurs pensées, leurs envies... Puis, te donner la mort était tout à fait stupide. Depuis ton petit tour à l'hôpital, tu y pensais beaucoup moins, même si cette pensée était devenue plus forte lors de... lors de ton tour en Amérique que t'avais presque envie de la faire taire en l'exécutant, mais la rouquine t'avais dissuadé depuis. Tu reviens doucement à toi alors que tu sentais le regard des derniers occupants peser contre toi. En même temps...
- Non, non, non, geins-tu en secouant la tête et en enfouissant ton visage entre tes mains, tu ne comprends pas.

Ce qui te désespère, c'est qu'elle pense que t'aurais le courage de le faire. La dernière fois, avec la rouquine, c'était pas exprès. Enfin si... mais non ! Tu lui avais balancé ça comme une provocation, t'avais jamais pensé qu'elle le ferait ! Tu finis de gémir misérablement et relèves la tête en te désignant.
- Franchement... regardes moi, tu crois vraiment que j'aurais ce courage ?

C'est vrai, ça... Tu voyais plus un pauvre froussard devant ton miroir qu'un type prêt à sauter. Non, non... Un peu perdu, tu te tournes pour relever ta chaise et t'y laisses presque tomber. Tu demandas d'une petite voix enfantine sans oser la regarder.
- Puis... pourquoi ça ne fonctionnerait pas ?

Tu relèves un peu les yeux et continues en mordillant ton pouce.
- Les pouvoirs c'est pas censés exister et pourtant...

Suffisait des regarder Terrae pour en avoir la preuve.
- Alors pourquoi ça pourrait pas le faire revenir ?

Tu savais pertinemment que t'aurais dû abandonner l'affaire. T'y résigner. Mais... tu n'y arrivais tout simplement pas. Tu voulais ton frère, quitte à t'inventer des histoires abracadabrantesques.


#   Dim 3 Mai 2015 - 21:57

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Sa voix résonna dans la pièce à moitié vide. Sa chaise tomba au sol avec fracas alors qu'il se dressait devant moi. Je sursautai, le fixant avec surprise. Que dire ? Que faire ?
Ses paroles vinrent frapper mon tympan avec dureté. Les regards étaient tous tournés vers nous -pour le peu de regard qu'il y avait. Je me pinçai la lèvre. J'avais été loin. Mais je n'avais pas le choix. C'était mon rôle maintenant. C'était mon rôle...
"Tu crois que j'aurais ce courage ?"
Ces mots résonnèrent dans ma tête comme l'écho dans la montagne. Ce "courage". Etait-ce du courage ? Non. Non, et juste non. Le suicide est quelque chose de lâche. Ca détruit les autres. Un décès est déjà suffisamment dur à supporter. Alors un suicide... N'en parlons pas.
Je ne dis rien. Je ne trouvais pas mes mots de toute façon. Il se calma. Le désespoir l'emporta. Il était mort après tout. Pourquoi croire que ça le ferait revenir ? Les pouvoirs viennent de nulle part. C'est improbable. Et pourtant c'est là. Alors en y croyant, il ne pourrait pas revenir ?
Non.
Aaron avait ramassé sa chaise. J'ai croisé son regard, tandis qu'il se mordillait le doigt. Le stress. Ou autre chose. La déception. L'espoir qui s'enterre. Je me pinçai la lèvre.

-Parce que la mort est irréversible,
déclarai-je après quelques longues secondes de silence.

Je me levai à mon tour, lentement, calmement. J'ancrai mon regard dans le sien.

-Je sais que c'est dur à encaisser. Je sais que c'est dur à supporter. C'est même insupportable, en fait. Mais pourtant on n'a pas le choix. On doit vivre avec. Et même si ça prend du temps, même si ça paraît insurmontable... Un jour on s'y fait. Un jour on recommence à avancer. Lentement, sûrement.

Je n'avais jamais connu son frère. Même si j'avais deviné qu'ils étaient proches, je n'avais aucune idée de ce qu'ils vivaient. Je n'allais pas prétendre connaître l'amour fraternel ; j'étais fille unique. Mais la mort, elle, pour le coup, je la connaissais. Je la connaissais et je la fréquentait régulièrement. Les missions ont apporté leur lot de décès. Matthew, que j'avais rencontré plusieurs années auparavant, avait disparu, après avoir tenté de se suicider. Je ne suis pas stupide. J'ai deviné ce qu'il s'était passé. Cette fois, il n'était pas arrivé à temps dans ma chambre. Cette fois, je n'avais pas pu le sauver. Cette fois-là, ça a été trop tard. C'était irréversible.
J'ai senti mon poing se serrer et je me suis calmée pour poser ma main à plat sur la table.

-La mort fait partie de la vie. Ce n'est que parce que nous avons conscience d'elle que nous pouvons profiter de la vie. Pour l'instant, tout ça te paraît bien abstrait. Tu as l'impression que jamais plus tu ne pourras être heureux... Mais c'est normal. Ca prend du temps. Il faut juste tenir le coup. Et après, petit à petit, ça ira.

Parler de la mort... Parler de la mort, c'est le comble d'une immortelle. Pourquoi a-t-il fallu que ma greffe soit celle de ne pas pouvoir mourir, hein ? N'est-ce pas injuste ? Si. Mais la vie est probablement injuste. Du début à la fin. C'est en se battant contre cette injustice, en continuant à être heureux, à sourire et à rire, que finalement, on vit notre vie, et on brave la mort.

HRP : Excuse-moi pour le retard >O< En plus, ma réponse n'est pas tip top ><



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#   Mer 6 Mai 2015 - 20:31

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La réponse te désespéra plus que tout et tu te contentas de ferme les yeux. De te ferme au monde. De ne plus rien entendre d'elle. Non, non et re non. Tu ne voulais pas sombrer plus. Mais tu ne voulais pas non plus voir la vérité. Alors tu dérivais dans tes ténèbres en étouffant chaque petites lueurs qu'on t'offrait de peur qu'elles ne te plongent plus profond. T'avais pas peur des ténèbres, oh non, c'était la Vérité qui te faisait peur. Qui te terrifiait et te rendait gamin. Chaque fois... Chaque fois elle avait tout détruit. Tout, tout, tout. Alors, tu ne voulais plus l'entendre. T'avais le vague souvenir d'avoir isolé tes oreilles avec tes mains afin que plus aucuns mots ne t'atteignes. Tu ne les voulais pas. Non, non, non. Tu ne les voulais plus. Qu'ils se les gardent leurs foutus vérités ! Tu secouais même doucement la tête. T'en voulais plus. Tu t'étais suffisamment blessé avec. Et des blessures qui faisaient si mal...

Tu fermais fort, fort, fort les yeux dans l'espoir que cela puisse atténuer tes peines, tes douleurs mais rien. Tu suffoquais, la gorge comme ceinte d'un étau et la poitrine compressée par une enclume. Mais, il n'y avait rien, tu le savais. Juste ta peur. Tu savais qu'il fallait lui répondre, pour qu'elle te laisse tranquille, mais t'en étais incapable. T'avais la trouille qu'on te le dise. Que cela recommence comme l'année dernière. Que Mitsu joue le rôle de l'officier et qu'il n'y ait personne pour jouer le père Rockwell. T'savais que si ça recommençait, tu t'effondrerais. Et que cette fois, y aurait personne pour te soutenir. Qu'importe ce qu'elle disait la rouquine. Ton silence, et ta posture en disaient plus qu'aucun mot n'aurait réussi à le traduire. Tu te fichais de tout ça ; que la mort soit irréversible, qu'il faille se relever. tu voulais juste ton frère. Il représentait tout pour toi : ordre, sécurité, paix, joie, alors quand il disparaissait... T'étais pas capable de gérer ça, vraiment pas. T'avais pris l'habitude de laisser courir ton pouvoir sous ta peau lorsque tu tombais dans de tel état, de sorte à ce que personne ne puisse te toucher sous peine de se faire électrocuté et qu'ainsi, tu puisses oublier dans le sommeil toutes ces choses... Mais ça ne marchait que rarement.

Tu desserres doucement les dents. Tentes de reprendre un peu pied avec la réalité. Tu veux juste rentrer dans ta chambre. Fuir dans ton lit et mettre de côté tout cela .
- Pourquoi ? C'était censé aller mieux...

N'était-ce pas ce que t'avait promis la personne qui était venue te chercher ?
- Pourquoi vous partez dès que vous ramenez une nouvelle personne ? Pourquoi vous la laissait se débrouiller toute seule dans un nouvel endroit sans aucun repère...

Tu savais que c'était lâche de s'orienter vers ce sujet alors qu'elle ne semblait pas s'y connaître beaucoup mais ça te semblait être ton seul échappatoire. Tu ne voulais plus entendre parler de la mort, et encore moins de la vérité, c'était sans doute pour ça que tu ne comprenais pas tes propres questions. T'savais que tu n'écouterais pas la réponse et que c'était juste pour t'esquiver plus rapidement. Tu rouvres les yeux et malgré ton cœur affolé tente de te calmer. Gardes le regard sur tes genoux.
- A quoi... servent-ils... ? S'ils ne sont incapable de me rendre mon frère.

C'est des pouvoirs. Juste des pouvoirs d'électricité et de téléportation, Aaron. Tu le savais, alors pourquoi continuais-tu ? Tu savais aussi qu'il serait plus facile de se la boucler et de juste attendre. Le silence était si facile...

Hrp > Pas de problème, pas de problème ~


#   Jeu 7 Mai 2015 - 14:01

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Ces paroles que j'avais prononcées n'avaient pas été simples à sortir. Mais j'imagine que c'est ce qu'il fallait... J'imagine.
Aaron se porta ses mains sur ses oreilles. Il ferma les yeux, comme refusant la réalité. En silence, je l'observai, sans rien ajouter, sans rien retirer. J'attendis juste qu'il se calme. L'attente fut plus longue que je ne l'aurais cru. J'imagine que j'aurais du être moins... Agressive. Mais avais-je le choix ? J'avais cru bien faire...
Finalement, Aaron reprit la parole. Un frisson me parcourut l'échine à l'entente de sa voix torturée. Sa première question me frappa. Ce fut comme lorsqu'on se jette tout entier dans une eau gelée. Ses mots me firent du mal. Est-ce que je faisais ça, moi aussi, maintenant que j'étais devenue Master...? Est-ce que j'abandonnais les nouveaux...? Non. Non, pas encore. Je n'avais encore ramené qu'un enfant. C'était le premier aussi... Allais-je changer ? Allais-je les traiter comme de simples personnes qui, une fois arrivé à Terrae, n'ont plus besoin d'aide ?
C'était idiot, stupide comme principe. Nous étions censés aider ces personnes et au final, nous les laissons se débrouiller. Nous les plaçons uniquement dans un nouvel environnement où ils devront tout autant vaincre leurs démons. Est-ce normal de faire ça ? Ou bien sommes-nous, nous aussi, une certaine forme de scientifiques, là à attendre de voir à quoi aboutira chaque nouvelle "recrue".
Je frissonnai. A quoi servions-nous ? Finalement, ce fut l'image de Tomoe qui s'imposa à moi, suivie de celle de Yuuna. Aoi surgit elle aussi, ainsi que Norah, et tous ces autres Masters si calmes et si doux avec les autres... Je me mordis légèrement la lèvre inférieure, avant de secouer finalement la tête.
Je tendis une main dans sa direction, mais je n'attendis pas qu'il la prenne pour agir. Avec douceur, je saisis ses doigts, glissai ma main dans sa paume. Mon sourire se dessina délicatement sur mes lèvres.

-Ca passera. Ca passera, Aaron. Tu n'es pas seul. Tu n'es plus seul. Nous sommes là. Je suis là...


Je penchai légèrement la tête sur le côté.

-Je suis là, mais je ne suis pas seule. Toutes les personnes que tu as rencontrées sont là. Nous ne t'abandonnerons pas,
soufflai-je.

Je serrai tendrement sa main dans la mienne, et me servis de mon autre main pour lui faire relever la tête vers moi.

-Tu ferais mieux d'aller te reposer un peu. Je vais t'accompagner jusqu'à ta chambre.

Un ange passa.

-Aaron, je te promets de rester là. J'ignore quel Master était venu te chercher. Mais désormais, je resterai là. Je t'accompagnerai jusqu'à ce que tu ailles mieux. Je me porte garante de toi.




Merci Ronronnn ♥️
 

So... What's up ? (PV : Aaron Eran)

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