Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Et d'une pointe de bleu, elles effacèrent les nuages du ciel [clos]
Lun 11 Mai 2015 - 19:48
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 ❝Continue d'essayer de t'envoler vers les étoiles
Si tu regardes l'aube comme un grand commencement
Si tu ressens l'envie d'aller vers de nouveaux rivages
Tu seras portés par une merveilleuse symphonie
Une lumière bien au-delà de la mer, des nuages❞


Un sourire doux naît sur tes lèvres ô combien féminines, elle ne le sait pas mais elle te rappelle quelqu’un que tu as bien connu. Oh, ce n’est pas tant le physique qui la rapproche de la jeune fille qui occupe tes pensées, elles sont bien dissemblables, l’enfant aux cheveux sombres, si elle aussi se parait de belles couleurs semblait beaucoup plus timide. Elle ne savait se faire d’amies que malgré elle. Elle était solitaire aussi… Mais si ce n’est le caractère ou les traits, qu’est-ce qui t’intrigue tant chez la petite blonde et te rappelle tant l’enfant à la peau de lait qui arpentait jadis ces couloirs ? C’est plus… Ce quelque chose, cette joie de vivre ? Cette énergie qui pulse dans ses veines. Est-ce vraiment toi qui es là pour elle, ou l’inverse ? L’équation est complexe, insolvable à tes yeux, tu es trop prise dans cette toile d’araignée qu’est devenue ta réalité pour trouver la réponse et prendre le recul nécessaire. Sinon, tu verrais ce qui devrait être vu. Ce qui devrait être normal dans toute rencontre. Tu donnes autant qu’elle reçoit et si tu as pris l’initiative d’allumer des étoiles dans ses yeux, tu as en échange reçu un flot de bonne humeur…

Si la vie pouvait toujours être ainsi…

Elle sait donc monter aux arbres, ce qui oriente ton choix inéluctablement vers le parc… En fait, c’est tant mieux. Tu adores le parc comme l’enfant l’adorait. Elle aimait grimper dans les arbres et passer des heures à lire entre leurs branches. Sous leurs couverts elle se sentait à l’abri loin des hommes et de leur folie, parfois il lui prenait l’envie de vivre ainsi toute sa vie, pendue entre les branches. Elle pouvait passer des heures à discuter avec des oiseaux… Elle pouvait passer des heures à regarder le ciel. Cette petite te manque, mais tu sais qu’elle n’existe plus.

Elle n’a jamais existé ailleurs que dans le cœur des gens qui la miraient. Pourtant dans ton cœur elle a laissé un vide. Elle t’a permise l’espace d’un instant de te croire libre. Erreur, tu n’en es tombée que de plus haut. Pauvre chose. Comment trouves tu encore la force de sourire à Abée ? Tu devrais t’écraser.

« Alors direction le parc. »


Tu l’entraînes à ta suite.

***

Les talons comme bien souvent ont valsé dans l’herbe. Pourquoi t’obstines tu à en porter alors qu’ils ne conviennent pas à tes habitudes ? Mais on va dire que la jupe fuseau n’est pas non plus prévue pour tes acrobaties. Que diantre. Tu remontes la dite jupe à un niveau qui semble indécent, et qu’il l’est sans doute de par les dessous que tu portes. Rien à foutre, que les gens pensent bien ce qu’ils veulent, tu assumes tes actes et leur répercussion. Si les gens te traitent de salope qu’ils fassent, cela ne t’atteindra guère. Ce n’est pas toi qui les force à regarder à ces endroits indécents, tu n’as pas encore le cul à l’air que tu saches…

« Par ici ! »


Tu désignes un arbre au large tronc noueux. Il ne devrait pas être si grand, il n'a été planté que l'été dernier... mais les Terres se sont amusés. Ils ont augmenté la vitesse de croissance de cet arbre… Ce n’est pourtant pas cela le plus merveilleux, au sommet de ce dernier se dresse une plateforme végétale d’où l’on peut voir tout l’institut et le village alentours=.  Cependant d'abord il faut grimper, tu luis réserves les meilleures prises, veillant toujours à ne pas être loin. Tu veux être capable de la rattraper. Tu es prudente, mais n'oublie pas c'est toi qui a perdu en dextérité durant ces dernières semaines où tes doigts étaient immobilisés.
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Dernière édition par Ipiu Raspberry le Lun 6 Juil 2015 - 0:42, édité 1 fois
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Mar 12 Mai 2015 - 18:21
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Elle avait déjà oublié la fatigue de la fin de journée. Si fatigue il y avait; c'était plutôt une sorte de mollesse; une torpeur qui survenait durant les longues heures passées en classe. A présent, Abbée débordait d'une énergie toute nouvelle. Cet entrain qu'elle avait toujours lorsque l'on s'amusait avec sa curiosité. Désormais, il n'était plus question de partir dessiner seule! Elle comptait bien suivre cette demoiselle! Mais, dans le doute, elle prit toute de même avec elle son carnet. Après tout, Ipiu n'avait-elle pas dit qu'elle l'emmenait dans un "endroit génial" ? Elle aimait immortaliser ce qu'elle trouvait agréable à regarder, alors si cet endroit était aussi bien qu'elle le disait, elle aurait besoin de son carnet...

 « Alors direction le parc. »

-Allons-y!

Ce fut avec un grand entrain que la jeune fille suivit son aînée dans les couloirs. Le parc ? Elle-même avait hésité à y aller, et par une si belle journée ça promettait d'être agréable. Rien de mieux que décompresser des cours dans un endroit comme celui-ci!

Elles marchèrent pendant quinze minutes avant de se retrouver dans le parc. La demoiselle suivait gaiement son aînée en jetant des coups d'œil autour d'elle. Elle avait hâte de le découvrir, cet endroit génial. Peut-être le connaissait-elle déjà... Quel genre d'endroit ça pouvait être? A moins qu'elle ne parle du parc, tout simplement... Mais elle n'aurait pas eu tort, le parc à lui-seul était un endroit merveilleux, où elle-même adorait passer du temps.
Ce qui était sûr, c'était que les vêtements de la jeune femme qui la guidait n'étaient pas taillés pour l'exploration. Cette dernière avait dû remonter un peu sa jupe, et ça semblait compliqué de marcher avec des talons. C'était la raison pour laquelle la blondinette n'avait jamais aimé les talons. Trop peu pratiques pensait-elle... Lorsqu'elle en mettait, elle ne se sentait plus libre de courir et de sauter comme elle aimait le faire. Aujourd'hui, elle n'avait pas trop de problème pour partir à l'aventure; elle vêtue de l'uniforme obligatoire qui n'entravait pas trop les mouvements.

Ipiu désigna un arbre qui se trouvait un peu plus loin. Un arbre noueux et grand. En levant les yeux, la jeune fille aperçu, au sommet de celui-ci, un endroit assez grand où l'on pouvait poser les pieds sans trop de risques; une plateforme donc... Une plateforme sur laquelle la vue devait sûrement être magnifique...

-A l'attaque!

Abbée avait dit ces mots en riant et en se dirigeant vers l'arbre.  Quelques instants plus tard, elles montaient déjà! Le tronc était noueux, non pas lisse, ce qui facilitait la montée; les prises étaient abondantes. La jeune fille savait se débrouiller, ce n'était pas le première fois qu'elle escaladait un arbre! Elle devait toutefois avouer que l'uniforme, qui ne l'empêchait pas de bouger correctement, n'était cependant pas pratique pour ce genre de choses, ce n'était pas la première fois qu'elle s'en apercevait. La jupe du moins, pour faire des acrobaties de ce genre ce n'était pas trop recommandé... Mais ça lui importait peu, et elle imaginait qu'Ipiu devait galérer mille fois plus qu'elle. Elle jeta un œil à cette dernière, lui fit un sourire et se mit à parler:

-Courage! On y est presque!

Puis elle se remit à grimper.
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Dim 17 Mai 2015 - 2:03
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Je fais partie de celles dont la tenue importe peu. Les talons ne me gênent pas d’une manière générale pour courir. Ils sont je dirais un moyen de se faire passer pour faible. Non, enfin je veux dire, bien entendu que les talons, surtout s’ils sont élevés, donnent une impression de domination… mais d’un autre côté, personne ne s’imagine que l’on puisse courir avec ces escarpins. Erreur. Les talons amoindrissent l’impact que nous avons sur les gens. Sous-estimer une femme en talon, est une erreur… Les talons bien utilisés sont des armes… De séduction et de morts… Mais ce n’est pas les propos d’aujourd’hui.

Lointaine la plateforme n’est que peu visible du sol, pourtant tu sais que la gamine l’a vue. Elle l’a peut-être seulement devinée, le feuillage touffu de l’arbre est le meilleur camouflage, mais l’imagination est la meilleure des armes, elle peut faire tomber tous les remparts. Quand je ferme les yeux je l’imagine qui tangue doucement, balloté par le flot capricieux du vent. Sa cime tel le mat d’un bateau porte les voiles de mon imagination. Je vogue autant que je grimpe. Les sensations que j’avais perdues, celles qui m’étaient masquées par des bandages. Je les aime.

Je dois admettre que j’ai mal. Mes articulations sont gelées, plus habituées à porter le poids de mon corps, mes muscles ont fondu. Mes mains sont gauches, je continue cependant à lui laisser la voie la plus simple. Est-ce présomptueux de ma part ? Peut-être ai-je simplement trop confiance en mes capacités, ou alors je les surestime ? Je tiens mes capacités d’un entrainement constant, mais… je n’ai rien pu faire depuis plus d’un mois… Hmm ? Je me demande si mes mains vont lâcher ? Elles n’ont pas intérêt. Je le vivrais relativement assez mal si mon dos allait rencontrer le sol. Bon Je suis à plus de cinq mètres d’un arbre qui en fait bien vingt. Même si je me ramasse, autant être claire, j’risque rien, si mes mains ne peuvent plus me porter, le reste de mon corps reste alerte, et je sais que cinq mètres c’est plus que suffisant pour retomber sur mes pates.

Après, quand j’aurais passé dix mètres ce sera suffisant si j’enchaine sur un roulé boulet pour décharger tout la force qui se sera  accumulée sur les genoux durant ce maigre temps. Le gros problème de ce genre de manœuvre n’est généralement pas ce qui se passe en l’air mais l’instant où l’on rencontre le sol. Il faut disperser la force accumulée lors de la chute, et si possible en essayant de ne pas faire voler en miettes nos plateaux tibiaux au contact violent de nos fémurs… On s’en fout tant que mes petits doigts ne se décident pas de me dire qu’ils rompent notre entente.

Je dois admettre que ça faisait bien longtemps que je n’avais pas souffert à grimper aux arbres… Dur. Cependant j’aime les défis, je  modifie légèrement ma posture, change mon centre de gravité, mes pieds nus deviennent plus portants et soulagent mes doigts. Cependant l’escalade sans mains c’est comme… Manger sans bouche ? Un truc genre impossible. Alors je force, si vous croyez que je vous laisserais vous dérober. Vous pouvez crever. Je ne tomberais pas. Jamais.

De cette certitude nait la conviction. La force inonde à nouveau mes doigts, ma volonté les fait bouger alors que je suis restées suspendue 5 secondes sur une prise hésitante du mouvement suivant à entreprendre. Pas si longtemps que cela, trop longtemps pour moi. Tant pis, je n’ai plus peur. Je m’élance à la suite d’Abbée. Que se serait-il passé si elle ne m’avait pas parlé ? Aurais-je lâché prise ? Je ne sais pas. Je ne l’ai pas fait c’est tout ce qui compte.

La plateforme se rapproche et je souris d’avance de l’expression qui s’affichera sur le visage de ma jeune compagne. Ipiu était seule quand elle a découvert ce lieu… Elle me manque. Mon cœur se pince. Mon sourire reprend le dessus.

« C’est une belle journée. »

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Dim 17 Mai 2015 - 23:54
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Elles continuaient toutes deux de grimper. Abbée, qui avait l'habitude d'un tel jeu, y parvenait sans trop de difficultés. L'arbre étant plutôt noueux, les prises n'étaient pas rares ce qui l'aidait grandement dans sa tâche. Elle jetait parfois des coups d'œil plus bas pour vérifier qu'Ipiu la suivait toujours, et, lorsqu'elles furent proches de la plateforme, elle ne put s'empêcher de s'encourager elle-même ainsi que la jeune femme à haute voix.
Après s'être exclamée que la plateforme se rapprochait, elle entreprit d'escalader les derniers mètres qui la séparait de cette forme qui s'effaçait presque sous le feuillage.

"Enfin arrivée!"

Elle posa les pieds sur la plateforme, épousseta son uniforme et s'assit un instant. A part une égratignure au genoux, elle s'en était sortie sans aucun problème, et espérait qu'il en serait de même pour Ipiu. Après avoir étiré ses membres légèrement endoloris, elle se pencha pour voir où en était la bibliothécaire. Celle-ci était proche de la plateforme, et la demoiselle lui sourit en lui faisant un signe de la main.
Après cela, ses yeux furent irrémédiablement attirés vers le bord opposé de cette plateforme. Elle avait une envie folle d'aller voir ce qui s'y trouvait. Elle se doutait bien que la vue était magnifique, et pouvait à peine attendre. Elle fit alors quelques pas sur la plateforme qui s'avérait solide. La blondinette n'avait pas le temps de se demander ce que faisait une telle plateforme dans un arbre comme celui-ci. Elle était bien trop occupée à profiter de la douce brise qui soufflait et qu'elle n'avait pas pu sentir pendant son escalade. Elle souffla un bon coup et prêta attention au parc, au village et à l'académie qui se trouvait sous elle.
Ipiu arriva à son tour, et Abbée parla aussitôt.

"T'as vu ? T'as vu comment la vue est magnifique d'ici ? Regarde on voit toute l'académie!!"

Toute excitée, elle se lança à nouveau dans la contemplation du paysage baigné dans le soleil orangé de la fin de l'après-midi.
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Dim 24 Mai 2015 - 2:09
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Je ne peux retenir un sourire quand je sens la vigueur revenir dans mes doigts. Au final ce n’était que cela, de l’appréhension, je sais comment placer mes bras pour limiter la casse. Les prises sont nombreuses sur le tronc noueux, il ne m’est guère difficile de trouver celles qui protègeront mes petits doigts en rééducation. Comment les gens normaux font de la rééducation avec un kiné ? J’entends par là-bas parler de balle en mousse pour remuscler les mains ? Que nenni messieurs dames, j’préfère la manière forte. J’chuis pas une gonzesse !

Ah si en fait. D’autant plus que c’est dégradant comme idée. Comme si une gonzesse était moins forte qu’un homme. J’en sais rien, j’dirais que j’ai vraisemblablement tué plus d’hommes qu’à mon tour. Alors pourquoi je continue d’utiliser sans faire gaffe ce genre de comparaisons. Je m’énerve moi-même d’utiliser ce genre de réflexions. Je suis féministe et j’me permets encore ce genre conneries ? Comment déconstruire ce qu’on m’a appris toute ma vie ? Qu’une femme était moins forte qu’un homme, qu’une femme ne pouvait pas faire si ou ça ?

Comment ? Je sais que ce n’est pas le cas, je le sais intimement, mais encore parfois ce genre de remarques me fait grincer les dents ! COMMENT M’EN DEBARRASSER ? De ces petites réflexions anodines comme ça qui font que le statu d’la femme reste ce qu’il est j’enrage. Si même moi qui défend ferment le droit des femmes peut me permettre ce genre de blague. Comment les mentalités pourront-elles évoluer ? ça fait partie de ces petits riens, de ces pas grand-chose, qui me foutait hors de moi. C’était cependant pas le moment de me prendre la tête avec ça.

L’expression de la gamine change du tout au tout quand elle atteint le sommet, je souris pensivement. Je sais combien la vue de cet endroit et chouette par temps clair. On voit loin, l’académie et le village au loin. Je sais combien, cette vue est surprenante. J’aime Terrae et j’ai tout ce que je veux protéger sous les yeux. Cette terre qui m’a changée, est celle qui pour moi devrait représenter l’avenir des hommes. La seconde chance que tous attendons nous est donnée ici.

Terrae. Ma patrie.

« Si tu regardes là on voit même Tokyo au loin. »


Je lui indique un coin au loin, on voit des tours qui percent les nuages derrière les murs d’enceinte de ma terre promise. Et c’est là que j’me rends compte d’un truc bizarre. Je me sens plus libre entre ces murs que je ne me sentais libre à l’extérieur. C’est là que je me rends compte que ça va faire deux années que je n’ai pas franchi le portail de Terrae pour d’autres raisons que les missions contre les scientifiques. Terrae est ma prison.

Je grince des dents et garde le sourire, mais cette révélation me sonne et me blesse sans doute trop profondément. Merde. Non là présentement ça va plus bien dans ma tête. Alors je cherche une pensée, quelque chose pour me détourner de ça. Je ne trouve pas. Tant pis.

« Excuse-moi, je vais devoir rentrer… J’ai quelques affaires à régler. Si tu veux je t’aide à descendre avant de partir, mais je pense que tu t’en sortiras bien, tu es agile. »


Je sais que ce n’est pas cool comme réaction, surtout quand c’est moi qui est proposé la sortie, mais soudainement j’ne me sens plus le courage de faire semblant. Je suis trop bouleversée pour ça. J’ai besoin d’air. D’espace. Et surtout de solitude.

C’est comme ça que se termina ma rencontre avec Abbée, j’aimerais plus tard ne me souvenir que des bons moments. J’aimerais que ce gout amer disparaisse. Le désespoir ne me sied pas.




Spoiler:
 
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Lun 25 Mai 2015 - 20:46
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La plateforme exposait au vent. Heureusement, ce n'était qu'une douce brise qui venait chatouiller les joues. Sans doute que si ça avait été de violentes bourrasques, la sortie aurait été moins amusante. A présent qu'elle avait quitté les épais feuillages pour cette plateforme, Abbée pouvait admirer la vue qui s'étendait sous ses pieds. Terrae apparaissait, baigné dans la lumière du soleil couché. Le parc, le village et bien plus loin, d'autres villes derrière les murs.
La jeune fille n'avait jamais songé qu'un promontoire comme celui-ci pouvait exister. Elle se demandait depuis combien de temps il était là, et elle se disait que ça pouvait être un très bon endroit lorsque l'on avait besoin d'un peu de solitude. On se sentait bien ici, c'était agréable. Plus encore après une journée de cours.

Ipiu la rejoignit un peu plus tard et elle lui fit part de son émerveillement pour cet endroit qu'elle trouvait fantastique. Les mots de son interlocutrice ne tardèrent pas à se faire entendre un instant après. Elle lui apprit que l'on pouvait même apercevoir Tokyo plus loin. Et c'était vrai. La demoiselle avait déjà aperçu ces grandes tours qui semblaient vouloir conquérir le ciel tant elles étaient immenses. Mais elle n'avait pas pensé que c'était Tokyo, elle ne s'était pas vraiment attardée dessus de toute manière. Elle hocha énergiquement la tête en guise de réponse. D'ici, la ville semblait proche. La blondinette tendit la main et fit mine d'attraper lesdites tours. Vraiment proche. Dire que l'endroit où elle avait passé la majeur partie de sa vie était aussi près... Après son arrivée à Terrae, elle s'était promis de faire une croix sur la passé, en se disant qu'une nouvelle vie commençait. C'était le cas, et depuis elle s'était faite à cette idée. Seulement, le fait de savoir que l'endroit où elle avait vécu pendant tant d'années se trouvait aussi près était troublant.

Une seconde fois, les mots d'Ipiu se firent entendre. Cette dernière devait partir, à cause d'affaire à régler. Elle lui proposa bien de l'aider à descendre mais elle pensait qu'elle n'en aurait pas besoin. Et elle avait raison. Abbée lui dit qu'elle descendrait plus tard, et qu'elle avait l'habitude d'escalader les arbres, ce n'était pas un problème. Elles se saluèrent et Ipiu quitta les lieux. La jeune fille trouvait cela fort dommage. Ne pas profiter d'un si bel endroit... Voilà pourquoi elle n'aimait pas les responsabilités et les "affaires", ça venait toujours vous déranger au pire moment! Avant que la bibliothécaire ne reparte pour de bon, Abbée se remit à parler:

-Et merci de m'avoir montré ce superbe endroit! Au plaisir de vous revoir à la bibliothèque!

Elle agita la main en guise d'adieu et reporta son attention sur le ciel. Elle avait bien fait d'emmener son carnet, car elle comptait à présent immortaliser ce paysage à coup de crayon.
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Et d'une pointe de bleu, elles effacèrent les nuages du ciel [clos]

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