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Il est temps de jouer cartes sur table. /Rin <3/
##   Dim 17 Mai 2015 - 11:41

Personnage ~
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Ludmila Parker
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Des semaines que j'attendais de tes nouvelles Rin. Je m'inquiétais pour toi et j'avais eu vent de ton étoilisation. Tu aurais faillis tué un feu à ce qu'on disait. Tu ne m'avais pas prévenu et je ne savais pas dans quel état tu étais.
Tu me manquais terriblement Rin... Je voulais parler avec toi de tout et de rien, rire et sourire. Je voulais revoir Asa aussi, et qui sait? Pourquoi ne pas nous amuser avec elle?

La dernière fois que l'on s'était vu, s'était lors du match de foot, il y a bien des jours. Et depuis, j'avais beau t'appeler, t'envoyer des textos et même venir jusqu'à ta chambre, c'était silence radio. Tu m'évitai. Tu te vengeais ou quoi?

Je suis sortie ce samedi là, ayant besoin de me défouler. J'ai courus durant deux bonnes heures dans la forêt avant de rentrer prendre une douche.
Habillée d'un slim en jean et d'un top kaki, je suis sortie dans la cour pour rejoindre de nouveau la forêt. Besoin de m'évader un instant.

Je n'avais plus de nouvelles d'Aaron, ce qui m'inquiétait aussi. J'avais peur de notre prochaine rencontre. Nous étions pas du genre à nous voir tout les jours, ais la dernière fois, il n'avait pas l'air bien en forme.
Et le moustique? N'en parlons pas. C'était silence radio de son côté aussi. J'espérais juste qu'il avait réussis à surmonter ses douleurs. Moi même, je ne l'avais pas fait, et je vivais avec cette culpabilité permanente d'avoir perdue ma sœur par ma simple erreur.

Je soupirai et trouvant un arbre aux branches robustes, j'y suis montée. Besoin de prendre de la hauteur, de couper contact avec le sol, avec la réalité.
En ce moment tout allait bien, si se n'était que toi, tu n'étais plus là. Tu avais disparus et je ne savais pas pourquoi. Je me doutais bien pourtant, que la source du problème était ton étoilisation, et probablement avec, le souvenir d'Assami. Il était peut-être temps que tu me le dises tu ne croyais pas?

Alors que j'étais assise déjà depuis bien dix minutes sur une branche, j'ai vu un tigre blanc passé, et un jeune homme. Tu étais là, à à peine deux mètres de moi, et tu ne m'avais pas vu.
Tu avais l'air songeur, et même si je ne voyais pas ton visage, tu semblais peut-être aussi un peu perdu.
Asa non plus n'avait pas la forme, mais elle, contrairement à toi, m'avait vu. Lui faisant un petit signe je me suis téléportée en bas de l'arbre. Tu n'étais qu'à un mètre de moi, mais je savais que tu m'avais entendue. Peut-être ne m'avais-tu pas reconnue, puisque tu ne me voyais pas?

J'ai avancé doucement et j'ai caressé Asa, qui m'avait elle aussi beaucoup manqué. J'ai soupiré, me suis levée et en fin, je t'ai regardé, droit dans les yeux.
Je ne savais pas trop quoi te dire, mais j'avais la haine. Tu m'avais écartée pour ne pas me dire la vérité. Dis moi Rin, notre couple arrêterait-il un jour d'avancer en dent de scie?
Malgré la colère que l'on pouvait lire dans mon regard, et malgré l'inquiétude que l'on pouvait y percevoir aussi, je t'ai souris. Tu n'avais pas besoin que je gueule.

- Bonjour Rin.

Je me suis doucement avancée vers toi et j'ai noté que tu avais changé. Tu avais l'air... Je ne sais pas. Changé. Mais au final, tu restais le même et dans tes yeux, le même trouble qu'autrefois, même si plus accentué.

- Je ne te connaissais pas rancunier tu sais. On peut parler ou tu préfères rentrer?

Tu savais très bien que la rancune était là pour rappeler toutes tes tentatives pour m'éviter, et tu savais aussi que la question n'était là que par pure politesse. On parlerait, que tu le veuilles ou non.
J'avais beau être en colère contre toi, je ne pouvais m'empêcher de penser que si tu avais fait tout ça, c'est que tu devais avoir de bonnes raisons non? En tout cas tu en avais tout intérêt si tu voulais pas finir électrocuter.


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##   Dim 31 Mai 2015 - 19:18

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Sixième jours après mon réveille… Le temps passait lentement… trop longtemps. Mes bras avaient une nouvelle fois traumatisés pas l’effort trop intensif. Je n’aurais pas dû activer mes pouvoir alors que… Je ne voulais plus penser à ça, je…. Je devais sortir. Je… devais m’évaser. Je suis allé rechercher Asa et elle m’a fait un peu la fête, comme pour me remonter le moral. Mais elle a toute de suite vue que je n’allais pas mieux… comme si de jours en jours, je me désintégrais. Encore une fois, comme avant-hier, j’ai laissé Asa diriger la marche, je la suivais lentement, sans attention particulière que d’allé me poser quelque part et de réfléchir encore et d’utiliser mes pouvoir… Je devais être encore plus fort, plus.
On est passé par le parc, devant la fontaine aussi et puis on est allé dans la forêt. J’étais presque réduit à un spectre… Deux semaines et six jours… On m’avait posé mon nouveau sceau sans que je m’en rende compte. Les seuls personne à qui je pensais ses derniers jours n’était Misao et Hideko… Je n’avais que leur nom à la bouche ainsi que celui de scientifiques. J’ai avancé, les mains dans les poches, cheveux un peu en batailles, et un jaquette pour recouvrir mes bras recouvert de bandage. J’ai vu Asa dévié et très lentement j’ai regardé dans sa direction ; une rousse… Ludmila… Ludmila, c’était bien toi. Mais… avais-je la force de te parler ? Avais-je le courage de recommencer à vivre ? Tout ce que je voulais en ce moment de ma vie… c’était de tuer les pires scientifiques… tous ceux qui n’avaient pas de cœur.
Elle m’a regardé, m’a adressé la parole. J’ai fermé les yeux un instant, j’ai légèrement soupiré, j’ai fait un signe de la tête pour qu’elle me suive.

-Ludmila… Allons discuter. Marchons un peu tous les deux. et j’ai emboité le pas… me demandant bien ce que je pourrais lui dire. C’était à mon tour. Elle était déjà étoile… c’était à mon tour.


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##   Dim 31 Mai 2015 - 19:48

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T'avais l'air surpris de me voir chéri. Un peu comme si tu pensais que j'avais disparu. Mais tu vois, j'étais toujours là, plus déçue qu'en colère. J'avais la haine contre toi. Parce qu'après tous tes beaux discours, tu valais pas mieux que les autres Rin. Tu m'avais servi mille et un mots pour que je me relève de la mort de ma sœur, mais au final, où en étais-tu toi, de ton étoilisation?
Tu as un instant fermé les yeux, comme si le simple fait de devoir te confronter à moi te dérangeait. Tu m'agaçais prodigieusement.

-Ludmila… Allons discuter. Marchons un peu tous les deux.

Tu m'as fais un signe avant de commencer à marcher. Je me suis placée à tes côtés, à bonnes distances. Nous étions comme deux étrangers, alors que quelques semaines plus tôt, nous étions dans ta chambre, sur ton lit, à nous avouer nos sentiments. Nous étions heureux je crois. Mais l'étions-nous vraiment?
Nous voir ainsi, si éloignés l'un de l'autre, me fît plus mal encore que te savoir passé étoile. Je savais ce que l'on ressentait fasse à cela. J'étais passée par là moi aussi.

- Tu as le droit de m'en vouloir pour toutes ces fois où je t'ai évité, par peur de te faire du mal. Aussi, je ne t'en veux pas d'avoir fait de même, surtout avec tout ce qu'il t'est arrivé. Un peu con comme façon de faire, mais ça se comprend. Je l'ai fais aussi, avant.

Je m'arrête un instant, comme pour te laisser comprendre et accepter mes paroles. C'est pas ça que je te reprochais Rin. Ca, c'était rien. C'était compréhensible. Non. Ce qui me faisait mal, c'était bien plus profond.

- Là où je t'en veux Rin, c'est que tu te laisses abattre. Il est passé où le gars qui sur un toit m'a fait comprendre à quel point un individu ne faisait pas une généralité? Il est où celui qui m'a appris à me relever, peu importe la douleur ou l'épreuve? T'es passé où Rin?

Je me suis arrêtée, et j'ai attrapé ton bras, te forçant à t'arrêter pour me regarder. Les confrontations arrivaient enfin, et peu importait au fond que tu veuilles ou non me quitter ensuite. L'important pour moi, à cet instant, c'était que tu comprennes.

- Tu peux en vouloir au monde entier pour ce qui est arrivé et ce t'arrive encore Rin. Tu peux hurler et frapper mais t'as pas le droit de te laisser aller! Si tu ne fais pas gaffe, tes pouvoirs te tueront. Je sais ce que c'est que de tout perdre et je sais ce que l'on peut ressentir quand toute notre vie par en éclat, et qu'on a besoin d'un coupable. Qu'on a envie de le retrouver pour lui faire payer toutes ses atrocités! Je sais Rin, combien c'est dur. Mais tu crois que ta famille voudrait ça? Te voir ainsi doit les tuer. Et si l'avis de ta famille t'importe peu, alors pense à Assami. Je ne la connaissais pas c'est vrai. Mais elle voulait ton bonheur, j'en suis convaincue.

Ma main glissa pour aller entremêler nos doigts. Comme pour te dire que j'étais là. Que t'étais pas tout seul Rin. Parce que non, tu ne l'étais pas.

- Je sais ce que c'est que de souffrir et d'avoir envie de tout envoyer valser. Je sais combien tu en veux à ces scientifiques qui ont fait de ta vie un enfer Rin. Et jamais je n'ai eu autant envie de les étriper.

Mon autre main vint se poser sur ta joue, caressant une barbe naissante. Tu étais décidément un jeune homme marqué par la vie. J'ai soupiré et doucement j'ai soufflé, les yeux rivés aux tiens. Ton beau regard n'était plus aussi doux qu'autrefois. Il était désespéré. J'ai eu le coeur serré.

- Mais Rin, il y a surtout une chose que tu n'as pas le droit de faire: Oublier qui tu es. Tu n'es pas ce genre d'homme à croire en la vengeance où en la colère. Tu m'as peins tellement de fois ta famille, que je sais combien tu leurs ressemble. La bonté de ton père. La douceur de ta mère. La détermination de ta sœur. N'oublie jamais quel est ton nom. T'es pas comme tu tentes de l'être depuis que t'es sorti de l'hôpital. T'as pas le droit de renier qui tu es par pur désir de vengeance. Parce que se serait oublier qui tu es et pour quoi tu te bats.


Je m'écartai doucement, laissant pourtant ma main dans la tienne, ne supportant pas l'idée de devoir l'en retirer. Pourtant j'avais tout dis non? Il était temps de te laisser seul non? Tu m'avais suffisamment éviter pour que je comprenne.

- Je ne te retiens pas plus longtemps. Prends soin de toi OK? C'est tout ce que je te demande. Au revoir Rin.

Alors j'ai embrassé ta joue, le cœur serré. C'était un au revoir hein? Ouai. Ça l'était. Et j'avais mal. Et j'ai doucement tourné les talons, m'apprêtant à partir. Ma main commençait à lâcher la tienne quand...


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##   Dim 31 Mai 2015 - 22:58

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Ludmila… Ludmila. Ton nom me revenait peu à peu en mémoire. Comment si je ne me souvenais pas de toi tien… Tes mots m’en traversé… Je n’aurais… peut-être pas du non ? Elle était proche de moi et pourtant je ne faisais rien. Un pantin désarticulé, voilà ce que j’étais, sans vie, sans véritable conscience. Tout ce qu’elle me disait était juste, et je les entendais à peine. Juste mon cœur semblait percuter. La rouquine a posé ses lèvres sur ma joue, s’est reculée, à commencer à lâché ma main.

Je l’ai laissé partir, elle s’est envolée. Balayer de ma vie. Plus rien, dénué de sens. Je me suis lancé dans une lutte, lutte contre moi-même au finale. La mort de Ludmila m’était parvenu jusqu’à mes oriels. Elle… était donc morte… J’ai eu des frissons, et puis je me suis énervé comme contre Misao, mais énervé contre moi-même. J’ai… détruit un bonne partie de Terrae ainsi, j’ai blessé des innocents. Les masters ont apparemment réussi à me calmer un instant. J’étais indomptable disait d’ont. Ils ont dû m’attacher. Apparemment… j’étais tombé dans la noirceur, mes pouvoirs n’avaient plus aucun sens. Me tuer serait apparemment la meilleure solution… Mais… tuer un des leurs, ce n’est pas si facile non ? J’étais un cas, un cas qui n’avait pas trouvé la lumière en ses lieux nommé Terrae. Et la question se posait… Ludmila n’étant plus, à quoi bon de vivre ? Je voulais me venger… Me venger… J’ai fini par mourir moi aussi, pour ma stupidité est ma haine qui m’avait transformé en monstre du néant… Un humain possédé par la folie, un humain possédant des pouvoirs… Il parait même que ma glace et mon eau, par mon seul contacte, devenait noire… Je suis mort en aillant tué plusieurs personne qui étaient venu chercher la paie ici… Je suis pitoyable…
 
J’ai eu mal au bras, et j’ai serré d’un seul coup ma main sur la sienne. Je ne voulais pas qu’elle parte… Ce que je venais de penser à toute vitesse en moi… je ne voulais pas que ça se produise…

-Ludmila… ne part pas… je t’en supplie…


Un appelle à l’aide en quelque sorte. J’ai eu mal au crâne… J’ai lâché sa main pour aller rejoindre un arbre, pour m’appuyer. Et puis j’ai glissé le long de celui-ci, me prenant la tête par mes mains bandées. Je n’aurais pas dû utiliser mes pouvoirs à tort et à travers, je le savais bien. Mon corps tenait à peine le coup ; au moindre faux pas, je pouvais flancher, je savais.


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##   Dim 31 Mai 2015 - 23:17

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Ma main commençait à lâcher la tienne quand... Quand enfin tes doigts se serrèrent sur les miens. J'ai eu un instant le souffle coupé, étonnée et surprise.
Je suis restée dos à toi, attendant un mot, un geste de ta part. Et tu l'as fais.

-Ludmila… ne part pas… je t’en supplie…

C'était un appel à l'aide. Désespéré ou non il était là. Sans plus attendre, je me suis retournée mais déjà, tu me lâchais pour aller te poser contre un arbre, l'air mal. Merde.
Je t'ai regardé te laisser glisser au sol. Tu pris ta tête entre tes bras bandés. J'ai eu mal de te voir comme ça. Alors c'est ça que t'avais ressentit quand j'étais au plus bas? Ce sentiment douloureux, désespéré et amère?

J'ai avancé doucement dans ta direction, et je me suis baissée, avant de me mettre sur les genoux. La vue des bandages me fît prendre conscience de bien des choses. J'ai soupiré et me suis rapproché de toi. J'ai doucement pris tes mains, les écartant de ton doux visage. Et maintenant?
Je t'ai souris tendrement, désolée. T'avais pas besoin que je te gueule dessus, je crois que tu avais compris que t'avais fais une boulette.
Doucement je me suis faufilée contre toi pour te prendre contre moi, caressant tes cheveux.

- On m'a un jour dit qu'on avait le droit de tomber sept fois. A la seule condition que l'on se relève huit fois. Ça ira Rin... T'es plus seul. Tu le seras plus jamais.

Ah ben on avait fins tiens tous les deux, assis comme deux clochards par terre, dans la forêt! Un jour on se ferai un vrai rendez-vous. genre normal et sans drame. Promis.

- Tu veux m'en parler?

Tu savais que je jugerai pas. Je risquai de m'énerver peut-être, mais au fond, n'en aurai-je pas eu le droit? J'ai continué de caresser tes cheveux, doucement. Je voulais pas qu'on se dispute une nouvelle fois, mais n'était-ce pas presque inévitable après ce qu'il s'était passé? j'aurais peut-être dû y penser?
Je voulais que tu me parles de ton étoilisation, de tes conneries avec tes pouvoirs, de tes craintes, de tes doutes... D'Assami aussi. J'en avais assez d'être en compétition avec un fantôme. Mais plus tard OK? Pour le moment, c'était à toi de voir de quoi tu voulais me parler, maintenant.


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##   Lun 1 Juin 2015 - 11:27

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Tu voulais que j’en parle hein ?... De toute façon, je n’avais rien à en perdre… Ma gorge était sèche, et je du déglutir plusieurs fois avant de sortir des mots. J’ai penché ma tête en arrière, fermant les yeux, tandis que la rouquine tenait mes deux mains. Tête en arrière, j’ai rouvrit mes yeux clairs, là regardé un instant.

-Je me suis battu avec un… un feu. Son nom… oui, son nom est Misao. Je ne sais même plus comment ça s’est déroulé… Il m’a énervé, j’ai eu peur… J’ai tendu ma main. J’ai mimé le mouvement que j’avais fait en vers le feu. Et puis avec le peu d’eau que j’avais dans ma bouteille, j’ai créé. Sans me rendre compte, une pique de glace qui la transpercé. Suite à cela, nous nous somme toute les deux retrouvé à l’hôpital…


J’ai pris une grande bouffée d’oxygène… s’était douloureux de ne pas s’énerver, compliqué. Asa, elle, s’était couché à côté de nous deux, posant sa tête sur ses pattes, l’aire dépité.

-Et puis à mon réveil, j’ai voulu présenté mes excuses, mais elles furent refusées et… j’ai… J’ai eu mal, tout est ressortit. J’ai abimé une bonne partie du bâtiment, j’ai voulu tuer Misao et sa sœur… Et tout s’est arrêté. Après ça, je suis tombé dans le coma… pendant deux semaines. J’ai trouvé un mot près de mon lit en me réveillant. Apparemment, ils sont venu me posé le nouveau sceau pendant mon coma…

J’ai abaissé mon visage et j’ai lâché les mains de Ludmila, doucement. Lentement, j’enlevai les bandages de ma main droite pour dévoiler les dégâts que je m’étais moi-même imposé en utilisant trop mon pouvoir. Je le soulignai, tout en finissant d’enlever les bandes blanches. Mes bras étaient recouvert comme par de multiple éraflures et coupure, pour certaine encore fraîche.

-Ceci est le résultat. J’ai trop forcé sur mes pouvoirs. Mes jambes en tremblent encore, j’ai du mal à me remettre sur pieds. Ça fait six jour que je suis réveillé... j’aurais dû te téléphoné…


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##   Lun 1 Juin 2015 - 16:49

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Et tu m'as tout raconté. J’avais entendue parlé d'un combat qui avait débouché sur ton étoilisation. Je savais que t'avais pas eu conscience de ce que tu faisais. Tu te protégeais. Comme moi j'avais protégé ma sœur quand j'étais allée voir mon père. Alors qu'elle était morte. Je suis inutile je sais.

Tu souffrais chacun de tes mots, et on voyait combien les souvenirs étaient flous et douloureux. J'avais mal  pour toi. Mais en même temps, j'étais furieuse. Comment avais-tu pu être assez inconscient pour continuer à utiliser tes pouvoirs? J'avais envie de te gifler. Mais vraiment.

J'ai rien dis, et je t'ai laissé me raconter. Il y avait des choses que je savais, d'autre que j'ignorais. Le tout me fît du mal. J'ai soupiré et j'ai serré tes mains. Tu les as retiré pour enlever tes bandages. J'ai cru défaillir. J'ai cru que j'allais soit te prendre dans mes bras, soit te gifler. C'est ta phrase qui m'a décidé.


-Ceci est le résultat. J’ai trop forcé sur mes pouvoirs. Mes jambes en tremblent encore, j’ai du mal à me remettre sur pieds. Ça fait six jour que je suis réveillé... j’aurais dû te téléphoné…


Promis la gifle est partie toute seule! Je me suis relevée, me téléportant plus loin, te tournant le dos. Je suis pas d'un tempérament violent, mais là, tu m'inquiétais trop pour que je ne réagisse pas. Mon impulsivité m'avait une fois de plus joué un tour.
J'étais dos à toi, les bras croisés sur ma poitrine.

- T'es vraiment un idiot Rin. Un pouvoir n'est pas un jouet ça peut te tuer!

Je me suis retournée vers toi, les yeux lançant des éclairs (ahah je suis tordante). Je sentais l'électricité dans l'air, je sentais presque sa puissance en moi.

- A force de jouer avec le feu on finit pas s'y brûler, tu devrais le savoir plus que quiconque! Misao aurait pu te tuer, et sa soeur aussi! Tes pouvoirs auraient pu te tuer! Putain mais Rin réagît! Tu vas finir par partir en vrille!


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##   Sam 14 Nov 2015 - 10:51

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Mes oreilles bourdonnèrent, mes yeux écarquillé je réalisais peu à peu se qui venait de se passer. Je sens comme des picotements parcourir ma joue gauche. Lentement je posai ma main sur ma joue ne savant pas si je devais être surpris, apeuré, pleurer, ou l’engueuler. Le moment était indescriptible, cette gifle avait comme était un moyen pour faire tourner ce qui était en moi et de tout remettre dans le bon sens.

- T'es vraiment un idiot Rin. Un pouvoir n'est pas un jouet ça peut te tuer!

Tu t’es retourné, avec tes yeux d’éclaire, puisant comme ceux d’un félin. Tu avais aussi grandi, et je n’avais pas le droit de te laisser seul après ce que je t’avais dit, en effet.

- A force de jouer avec le feu on finit pas s'y brûler, tu devrais le savoir plus que quiconque! Misao aurait pu te tuer, et sa soeur aussi! Tes pouvoirs auraient pu te tuer! Putain mais Rin réagît! Tu vas finir par partir en vrille!

Réagir. Réagir. Je la regardais impuissant. Tu avais raison et crétin un imbécile de première. Je n’étais pas sage, je n’étais pas quelqu’un de bien. Je te disais de bonnes paroles à toi, pour que tu sortes du trou que tu t’étais formé après ton étoilisation. Et puis qu’est-ce-que je faisais maintenant ? La même chose que toi. Si je ne pouvais pas appliquer mes propres règles sur moi-même s’est que je n’étais pas digne. Tu parles, je ne suis pas un exemple. Je sens encore le picotement sur ma joue endolori. Je sens ma gorge se nouer et venir des étincelle dans mes yeux. Rapidement je baisse mon visage, je l’enfoui dans mes main et je reste inerte pendant un moment. Un vent frai vient frôler nos corps… Je relève lentement ma visage, et je lâche un rire entre la douleur et riant de moi-même, j’ai était stupide. Mes larmes coulent sur mes joues, toutes mes émotions refont surface tel un torrent. Je pleure, je ris, je ris de pleins cœur mon sourire s’écarte sur mon visage qui redevient peu à peu un rayon de soleil.
Ludmila, excuse-moi pour tout.


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##   Sam 14 Nov 2015 - 16:48

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J'étais furieuse contre toi. Je fulminais, éloignée. Alors c'était finis? Je n'aurai donc jamais droit au bonheur? Et mes proches? Je maudissais la vie. Maudissais le destin. Je me maudissais de ne pas avoir pu t'épargner cette peine. J'avais vécu mon étoilisation d'une manière bien plus qu'insupportable. J'étais toujours aussi coupable de ce que je n'avais pu éviter ce jour-là, et j'en porterai visiblement la faute à jamais. Mais toi? N'avais-tu pas déjà assez souffert sans qu'en plus tu ne doivent supporter tout cela?

Que tu te laisses abattre me dépassait. Je ne pouvais accepter cela là. Je ne pouvais pas même l'envisager. Impossible. Pas de ta part. Tu m'avais dit exactement l'opposé de ce que tu faisais maintenant. Tu n'en avais pas le droit. C'était inadmissible.

Quand je me suis retournée vers toi, le regard jetant des éclairs, je t'ai vu toujours aussi surprit par mon geste. En même temps... Moi qui te giflait? Je ne frappai jamais sans raison. Parce que je savais la douleur que cela provoquait, cette humiliation et cette douleur morale que l'on pouvait avoir face aux coups, je ne frappai jamais sans avoir une bonne raison, bien qu'il n'y en ait jamais vraiment de bonne ou de mauvaise. Mais là? Tu me poussais à bout. J'avais été ignorée, oubliée et filtrée. Tu étais en dessous de tout, je n'avais eu aucune nouvelle autrement que par rumeur, alors que j'étais censée être l'une des personnes les plus proches de toi. C'était littéralement du foutage de gueule.

Impuissant, tu as finis par te prendre la tête entre les mains, silencieux, et mon inquiétude s'est réveillée.
Un coups de vient vient me faire frissonner sous mes maigres couches d'habits. Une veste aurait été bienvenue dans la fraîcheur du moment.

Lentement, un rire a raisonné. Ton rire. Une rire pure et franc, entrecoupé de larmes. On aurait dit que tu laissais tout sortir. Le bon comme le mauvais. L'autodérision, la douleur, la culpabilité... Je te fixais sans savoir comment agir, impuissante, debout face à toi, à plus d'un mètre de distance.

C'était finit n'est-ce-pas? On ne pouvait poursuivre sur cette voie-là. On ne pouvait plus prétendre s'aimer si l'on se cachait à la moindre faiblesse. Au moindre obstacle. Je sentis en moi mon cœur se serrer face à cette douloureuse vérité. Je retins mes larmes du mieux que je pus, muette, la tête basse et les poings serrés. Devais-je être honnête? Devais-je tout arrêter? Le pouvais-je seulement?

- J'en peux plus Rin. J'en ai assez... Tu me dis rien... Je suis en permanente concurrence avec le souvenir d'Assami... J'en peux plus... Si c'est ça l'amour alors autant ne pas le connaître...

J'étais sincère, bien que je passe d'un sujet à l'autre. Mais les deux étaient liés. Si Assami était vivante, tu lui aurais parlé de tes problèmes n'est-ce-pas? Pourquoi pas moi? Le plus dur dans cette histoire, c'est que si Assami était toujours vivante, tu ne m'aurais jamais regardé. J'avais peur de découvrir tes véritables sentiments pour elle, et de me rendre compte que jamais je ne pourrai rivaliser. Était-ce juste pour moi? Pour nous?

Je tombai à genoux, les mains sur mon visage baissé, les yeux rivés au sol. Je ne voulais plus souffrir autant. Je ne voulais plus m'inquiéter. Je ne voulais pas te perdre. Mais avais-je vraiment le choix? Me le laissais-tu? J'avais besoin de savoir. Je voulais pouvoir avancer. Avec ou sans toi.

- Dis-le moi Rin. M'aimes-tu pour celle que je suis vraiment? Ou en aimes-tu une autre contre laquelle je ne pourrai jamais rien faire? Quand tu es avec moi, penses-tu à nous, où à elle?

Ma voix n'était qu'un murmure. Aucune larme ne coulait sur mon visage, mais ma respiration était difficile. Je devais savoir. Mais je redoutai sa réponse.


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##   Sam 14 Nov 2015 - 20:01

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Sa voie me transperce. Je crois que j’ai eu du mal à respirer. Mes rire s’est tari tendit que je levais un regard vers elle.

- J'en peux plus Rin. J'en ai assez... Tu me dis rien... Je suis en permanente concurrence avec le souvenir d'Assami... J'en peux plus... Si c'est ça l'amour alors autant ne pas le connaître...


L’amour n’était peut-être pas fait pour nous deux. Nous ne rimions pas avec ce moment après ce que nous avions traversé mais, Ludmila, une chose était sûr, l’amour est beau lorsque celui-ci et bien pur et pure. Mais il est plus douloureux que n’importe quoi à la fois. Lorsqu’on se lance dedans, il faut en être sûr. J’y étais prêt avec Assami et rien n’aurait pu nous séparer. Mais… Je crois au destin. Peut-être était-ce toi qui m’avais guidé jusqu’à Ludmila. Peut-être… que tu souhaitais… Je ne peux t’oublier tu le sais et après ce qui s’était passé…

- Dis-le moi Rin. M'aimes-tu pour celle que je suis vraiment? Ou en aimes-tu une autre contre laquelle je ne pourrai jamais rien faire? Quand tu es avec moi, penses-tu à nous, où à elle?

Et merde ! Je ne savais pas comment réagir ! Si je te disais que non, tu partirais et je n’aurais plus personne… Si je t’ai rencontré, s’est surement pour une raison, je croyais au destin. Alors, il fallait laisser les choses se faire. J’ai inspiré et j’ai pris l’une de ses mains et la serra tendrement. J’ai posé mon autre main sur sa joue et je lui ai fait relever légèrement son visage pour pouvoir la voir dans les yeux. Ils étaient toujours autant émotionnels, ils laissaient toujours autant d’émotion circuler. Je lui ai offert un léger sourire. Je n’ai pas parlé, je préférais lui parler à travers ses yeux. Nous étions pleins d’incompréhensions tous les deux. J’ai fermé les yeux après quelques minutes, savourant ce moment. J’ai vu notre histoire défilé, depuis le commencement, sur le toit, jusqu’à ici. La douceur de sa peau sous ma main me faisait frissonner. Je m’apprêtais peut-être à faire quelques choses de dangereux. Je le savais entièrement. Savoir si oui ou non je l’aimais sincèrement n’était pas une mince à faire.  Et ce que j’allais faire était peut-être trop superstitieux, philosophique. Mais pour savoir la vérité sur nous, je devais le faire.

Je pris quelque chose dans ma poche et puis, en gardant celle-ci caché, je tournai la main de ludmila, pour lui glisser la chose dans sa paume. Je refermai avec douceur les doigts de la rouquine sur l’objet, pour qu’elle puisse regarder après mon départ ce que c’était.

-Je t’offre cet objet. Fais-en ce que tu veux. Mais sache que c’était à Assami. Ludmila, je souhaite te revoir bientôt, mais il est trop tôt pour moi.

Je me suis levé a lâché sa main et je suis parti au loin, suivis d’Asa. Ce que je lui avais confié était important. Je lui faisais confiance, plus que tout. Et cette confiance totale ne pouvait être due qu’à l’amour. J’avais obtenu ma réponse ainsi, je l’aimais réellement elle. Maintenant, je devais voir dans les jours à suivre ce qu’il adviendrait. Si Ludmila jetait ou perdais cet unique diamant, cette unique puce d’oreille. Une seule pierre, d’une couleur azure. Il ne me restait plus qu’une, une celle boucle d’oreille, une boucle d’oreille que j’avais offert à Assami. Je la confiais à présent à Ludmila alors que jusqu’à lors, je ne m’en étais jamais séparé, étant la seule chose que je chérissais le plus au monde. A présent, c’était toi que je chérissais le plus Ludmila, car je te l’avais donné et je ne la possédais plus, elle était à toi, pour toi et ta réponse concernant cette boucle serait décisive. Si ton cœur n’était pas empli de jalousie, si ton cœur comprenait l’importance de cet objet, alors là, je sortais si ça vaut vraiment le coup que l’on tente de vivre normalement tous le deux. Nous devions être prêt tous les deux, et je l’étais à présent, à présent que je savais que la seule chose qui illuminait mon cœur était toi Ludmila.

Je t’attendrais le temps qu’il faudra. Lorsque le moment sera venu, nous nous retrouverons.

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2ème compte: Nils Hirano
##   Sam 14 Nov 2015 - 20:51

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Il t'a fallut un moment pour réagir. Un autre pour comprendre le sens de mes paroles. Nous étions à un carrefour et je te donnais la possibilité de sauver notre couple. Si tu n'y croyais pas toi-même alors à quoi cela rimait-il de continuer?
Doucement, ta main à attraper la mienne avec une tendresse que je ne te connaissais plus. Je ne voulais pas affronter ton regard lagon, car j'avais trop peur d'y lire une vérité bien trop difficile à accepter. Assami. J'étais bouffée par ma jalousie, même si j'avais honte de cela. Mais tu me faisais souffrir dés que je lisais cette nostalgie douloureuse dans ton doux regard. Parce que ce n'était pas moi que tu voyais. C'était son souvenir, son fantôme. Et je ne le supportais plus. Peut-on vraiment vivre avec ça? Peut-on se battre contre un fantôme? Peut-on vraiment supporter cette présence blessante?
Lentement, ta main s'est posée sur ma joue et tu as relevé mon regard humide vers toi. Un doux sourire était accroché à tes lèvres, et cela me fît mal d'avoir oser parler de ça à ce moment-là. J'étais un monstre. T'avais assez d'inquiétude ainsi... Mais il fallait que je sache.

Je persistais à fuir ton regard, ne voulant pas affronter ni ta colère, ni ta douleur, et encore mins la réponse que j'attendais avec autant d'empressement que d'appréhension.
Je ne pouvais pas le supporter. C'était impossible. Je ne pouvais plus continuer à ignorer cette jalousie. Cette peur. L'aimais-tu encore? Avais-je réussi à me faire valoir à tes yeux? Avais-je réussi à survivre dans ton cœur malgré la place qu'elle y avait? Doucement, je sentis ta main glisser un objet dans la mienne puis refermer ma paume. J'eus enfin le courage de te fixer les yeux dans les yeux et je n'y lu qu'une confiance presque aveugle, et une appréhension non feinte. Qu'avais-je donc dans les mains?

-Je t’offre cet objet. Fais-en ce que tu veux. Mais sache que c’était à Assami. Ludmila, je souhaite te revoir bientôt, mais il est trop tôt pour moi.

Un objet ayant appartenu à Assami? Mon regard s'ouvrit grand de surprise. Avais-tu tant confiance en celle que j'étais alors pour me confier cela? Je restai muette tandis que tu te relevais, lâchant ma main. Sans un regard ni un mot de plus, tu partis, me laissant à genou au sol, les yeux fixés sur ma main tenant un objet inconnu.
J'attendis quelques secondes avant d'ouvrir le poing, pour y découvrir une boucle d'oreille couleur azure. Un diamant ou une autre pierre, je ne sais pas, je n'étais pas trop bijoux. Je savais seulement que par delà la valeur matériel de l'objet, cette puce avait une valeur sentimentale. Je compris avec un temps de retard que je tenais là le dernier vestige de celle qu'avait été Assami. Une larme roula sur mon visage quand je compris mon erreur. Ce n'était pas que tu ne m'aimais pas, ni même que tu ne me faisais pas confiance, je tenais la preuve dans mes mains tremblantes. Le réel problème, c'était que nous avions eu peur. Peur de ce que tout cela impliquait. J'avais eu peur d'être trahis par toi, et de me rendre compte que j'avais eu raison d'avoir peur des hommes. Et tu avais eu peur de t'engager avec moi par peur de me perdre comme tu avais perdu Assami. Une plainte m'échappa tandis que je frappai mon poing contre le sol, la pique de la puce s'enfonçant douloureusement dans ma chair. Comment avais-je pu faire ça? Comment avais-je pu douter ainsi de toi? De nous? J'étais monstrueuse.

Je restai un long moment dans le silence froid de la forêt, muette et prostrée. Que faire? Que dire? Tu étais déjà loin. J'avais compris le message. Tu avais compris le mien. Mais qu'avions nous fais si ce n'était s'éloigner plus encore?

Au bout d'une heure et quelques, je me relevai avec douceur, douloureusement affectée par cette conversation.
Je rentrai dans ma chambre, sans même te chercher du regard. Quelques jours plus tard, je me fis percer une oreille seulement, et j'y mis la boucle d'oreille que tu m'avais confié. Non pas pour te causer du tord, mais juste pour te prouver que j'avais compris et que j'acceptais ton jugement. Tu avais eu raison. Moi aussi. Les jours seraient longs jusqu'à la réconciliation, mais les retrouvailles n'en seraient que plus belles. Tu me manquais beaucoup et j'étais inquiète. Mais je ne savais qui de toi ou de moi devait faire le premier pas. Alors les jours filèrent comme le vent, et j'attendis patiemment de trouver réponse à ma question.


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