Terrae, Une nouvelle ère commence...

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/! -16\ C'est à dire que... [Gae ♥]
Mer 18 Nov 2015 - 22:18
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Ça me fait du bien d'entendre Aaron babiller sur tout et rien. Je crois que ça me manquais quelque part, cette joie de vivre innocente qui se dégage de lui de temps en temps. Cette spontanéité qui me manque cruellement. Disons qu'il me complète sur ce point.
Au final c'est plus serein que j'arrive à l'appart et je l'observe avec amusement s'avachir sur le canapé. Un petit rire me secoue.

- Effectivement... La ressemblance avec le cachalot échoué est très présente !

Je reste encore quelques instants à le déshabiller du regard, ne m'en gênant plus du tout maintenant que nous sommes "officiellement" en couple. Puis je finis par la rejoindre sur le canapé et il pose sa tête sur mes cuisses.
Je ferme les yeux au contact de sa main sur ma joue. Sa fraîcheur me fait du bien et je songe que je voudrais rester ainsi. Au moins quelques minutes de plus. Aussi je ne répond pas tout de suite, en partie parce que je ne sais pas bien par quoi commencer, en partie parce que j'ai peur de briser le silence.
Je soupire laissant mes doigts se mêler aux cheveux d'Aaron et jouer avec.

- Je ne sais pas si...

Il est au courant de certaines choses, comme le fait que j'ai tué Primo mais je suppose... que je vais devoir commencer par le début.

- Je suis pas fier tu sais... De tout ce que j'ai pu faire à cette époque. Enfin quand je travaillais pour la mafia.

Un sourire à la fois doux et amer étire mes lèvres. Je me sens mal de ressentir encore une certaine tendresse envers Primo après tout ce qu'il m'a fait.

- A l'époque je m'en foutais de savoir si ce que je faisais était mal ou pas. Je voulais simplement plaire à Primo, lui montrer qu'il pouvait être fier de moi pour qu'il... me garde auprès de lui. Je pensais que...

Que je l'aimais.
Mes doigts s'arrêtent, restant coincés dans la chevelure d'Aaron.

- Puis j'ai rencontré Luka. Cette petite fouineuse de journaliste qui se foutait bien de foncer doit dans les emmerdes. Elle a su me montrer que je faisais fausse route et au final je l'ai tuée.

Mais yeux fixent obstinément le mur d'en face craignant de rencontrer ceux d'Aaron. J'ai tellement peur d'y lire de la déception et du dégoût. Il aurait raison je suppose. Mais il faut que je lui dise que je laisse enfin sortir tout ça.

- Je ne l'ai jamais voulu mais avant que je me rende compte que c'était elle j'avais déjà appuyé sur la détente. C'est après ça que Hideko m'a trouvé. Tu vois je pensais qu'en venant ici je pourrais mettre tout ça derrière moi mais je me suis jamais autant fourvoyé de toute ma vie.

Un rire grinçant m'échappe.

- Qu'est-ce que j'ai pu être con ! Primo n'aurait jamais laissé partir son précieux chien, sa petite pute personnelle !

J'expire lentement, tentant de me calmer.

- C'est pour ça qu'il a vendu mon frère aux scientifiques. parce qu'il savait que je ferais tout pour le récupérer, y compris me vendre à lui en échange. Il a seulement oublié à quel point je le haïssais. Au moment même où j'ai enfoncé ma lame dans son ventre je savais que ça ne m'aiderais pas à me sentir mieux. Mais je pouvais pas supporter de vivre tout en sachant qu'il respirait encore alors qu'Adriano était mort par sa faute.

Je me renfonçais un peu pus dans le canapé, refusant toujours de regarder mon compagnon.

- Je suis pas un mec bien Aaron. C'est pour ça que j'ai pas arrêté de tourner autour du pot. Parce qu'alors même que j'ai déjà tué Primo, parfois j'aimerais juste pouvoir recommencer même en sachant que ça ne changerait strictement rien.

J'ai la gorge nouée, incapable de dire un mot de plus. De lui avoir dit tout ça je me sens... nu.
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Jeu 19 Nov 2015 - 0:37
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On s'installe tranquillement, on prend notre temps. Je le brusque pas, j'en ai pas envie ; je me contente de lui montrer que je suis là s'il en a besoin, que ça me fait plaisir, aussi. J'aime bien cette ambiance qu'il y a, maintenant ; une ambiance un peu feutrée, encore un peu tendue, sûrement parce qu'il l'est encore un peu, sûrement parce qu'il pense trop, qu'il est bloqué dans son monde, dans son passé. Ma main glisse sur sa joue en une caresse tendre, puis glisse le long de son bras. Je la repose sur mon ventre, tranquillement, ferme les yeux en sentant ses doigts se glisser dans mes cheveux. Doucement, sans brusquerie.

Puis il se met à parler. Il hésite, d'abord. Puis il m'annonce qu'il n'en est pas fier, de ces années-là. Mais qui est fier de ce qu'il a pu vivre dans le passé ? Pas moi, en tout cas. Je n'ai pas besoin qu'il le dise pour savoir que lui non plus ne l'est pas, je n'ai pas besoin qu'il s'excuse à mi mot pour ce qu'il s'apprête à me révéler. Ça n'a pas d'importance, parce que tout ça, c'est lui. Il est comme ça, avec ses travers, son passé, aussi, ses erreurs, et sa bêtise. Il oublie les qualités, ne pense qu'aux défauts. Il ne parle pas de choses heureuses, et j'aurais été bien naïf de croire que cela aurait été le cas. Alors j'attends, patiemment, et j'écoute, attentivement.

Sa voix est amère, son cœur balance entre la tristesse et la colère, alors que le regret vient teinter son discours d'une pointe de sel. J'ai mal de le voir ainsi, mal de le sentir ouvrir les vannes, et se retenir à la fois. Raconter et ne pas raconter, c'est toujours ça ; prononcer quelques mots, leur donner un sens plus profond que ce qu'on a l'air de dire. Au début, je ne comprends pas lorsqu'il m'explique qu'il voulait que son boss le garde auprès de lui. Il parle ensuite de Luka, une femme, apparemment, qu'il aurait tuée. Puis la suite, presque une exclamation, me serre un peu la gorge. Et je comprends.

Je comprends un certain nombre de choses, à vrai dire. Sur son boss, sur cette femme, sur la distance qu'il a mise entre nous. Sur sa réaction, l'année passée, lorsqu'il a pointé son arme sur ma tempe. Douloureusement, mes yeux se rouvrent, et je pose sur lui un regard appuyé, mais pas désireux de le pressé. Juste... juste appuyé. C'est tout.

Sans rien dire, je me redresse et m'assoit à côté de lui, appuie mon coude sur le dossier du canapé et mon menton au creux de ma main. L'autre va se poser sur la sienne pour la serrer, doucement.

— On est jamais satisfaits dans notre vengeance, j'argumente. Pourtant, quand elle est réalisée, on devrait s'arrêter là...

Un sourire tordu se glisse sur mes lèvres, alors que ma poitrine est prise dans un étau, comme à chaque fois que je songe à cette fois, à Naples, où nous n'avons pu sauver son frère.

— Tout ce que tu as fait, et ce que tu as vécu, je veux pas faire comme si ça n'existait pas. Parce que c'est pas le cas et que toi, ça continue à te hanter. Rien que pour ça, c'est impossible de faire comme si de rien n'était, et je sais que tu me le demandes pas.

Je continue à parler, en espérant qu'il glisse un regard vers moi, au moins qu'il tourne la tête.

— Maintenant les choses sont faites, et on peut rien faire pour les changer. Ça doit pas t'empêcher de vivre, je souffle. Même si c'est... douloureux, même si tu as fait du mal.

Un frisson remonte le long de mon échine, alors que je songe à cette journaliste. La tendresse et la douleur dans sa voix lorsqu'il l'évoque ne trompent pas.

— Tu es quelqu'un de bien, je continue sur un ton plus mesuré, en tâchant de mesurer les trémolos dans ma voix. Tu ne le sais pas encore, mais tu es quelqu'un de bien. Tu n'arriveras pas à me faire changer d'avis.

Quelqu'un de bien qui a vécu des trucs de merde, dans la mafia. On en sort jamais vraiment entiers, de ces endroits.

— On est humains, on fait des erreurs, des trucs parfois horribles. Tu as fait des erreurs aussi, je souffle encore, en détournant les yeux.

Tous ces gens qu'il a tué. Je le sais depuis longtemps, et je me suis fait une raison. Ce n'est pas comme s'il me l'annonçait. Le choc est moins rude, même si c'est l'une des premières fois où il m'en parle aussi ouvertement. Sans être imbibé d'alcool. Crétin.

— Tu disais que tu pensais que tu arriverais à mettre ça de côté, mais qu'au final, tu n'avais pas réussi... Si au final, c'était encore à faire ? Pas l'oublier mais... avancer, tout doucement ?

En fait, je ne sais pas ce qu'il veut que je lui dise. Peut-être qu'il aurait préféré que je me taise. Mais je préfère la note d'espoir que de me cloitrer dans les ténèbres.
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Jeu 3 Déc 2015 - 22:28
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Je fixe toujours le mur, me sentant incapable de regarder Aaron dans les yeux. Puis il se redresse et je sens le contact de sa main sur la mienne. Elle me parait chaude et réconfortante, m'insufflant un peu de chaleur.
Mes doigts serrent avec plus de force ceux d'Aaron, sans doute pour me convaincre qu'il est bien là, que la chaleur est bien réelle, qu'il ne va pas disparaître soudainement. C'est con non ? Mais parfois j'ai tellement peur que tout ça ne soit qu'un beau rêve et que je me réveille soudainement seul, encore à Naples, comme si Terrae n'avait jamais existé.

Les paroles d'Aaron semblent me parvenir comme assourdies par un quelconque brouillard. Pourtant, doucement, je les entend bien. Et je me surprend à espérer. Croire que les choses vont s'arranger, que je vais arrêter de faire des cauchemars, que mon passé va cesser de me hanter, que les visages de ceux que j'ai tué ne m’apparaîtront plus la nuit. Est-ce vraiment trop illusoire de vouloir tout ça ? Est-ce trop optimiste ? Je ne sais pas... Mais j'aimerais que ce soit vrai.

Je fini par tourner la tête vers Aaron, plantant mon regard dans le sien. Je suis étonné de ce que je peux y lire. De la compréhension en grande partie.

Un sourire quelques peu hésitant étire finalement mes lèvres et ma tête vient se poser sur son épaule.
Je me sens fatigué...

- Merci, je souffle.

Il y a certaines choses que nous ne sauront sans doute jamais l'un de l'autre. Certaines choses que je ne dirais jamais à personne parce que j'aurais trop peur qu'il me voit vraiment comme le tueur que je suis. Mais de lui avoir dit tout ça je me sens soulagé, vidé, comme si un grand poids s'était enlevé de mes épaules. Et c'est sans doute le cas d'ailleurs.

Je me redresse un peu et doucement je viens poser mes lèvres sur les siennes, savourant, ce moment d'intimité, apprécient sa chaleur, son odeur. Mes mains glissent dans son dos et nous nous rapprochons un peu, approfondissant un peu plus le baiser. Puis avec regret, je me recule un peu, reprenant mon souffle mais restant proche, posant mon front sur son épaule.

- J'ai plus envie de bouger, je murmure d'un air gamin.

Genre vraiment pas. Faut dire qu'Aaron est vraiment confortable.
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Jeu 3 Déc 2015 - 23:43
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Nos doigts s'entrelacent avec douceur. Sa poigne est un peu plus forte que la mienne, et exprime probablement son émotion. Il est hésitant dans ses gestes, mais sincère dans sa voix, dans ses yeux. Pour le moment, je ne pense pas qu'il y ait besoin de mots pour se comprendre, pas besoin de mots pour continuer. Il s'est ouvert à moi et je l'en remercie, tout comme je ne me permets pas de le juger et me sens forcé de le lui dire. J'espère, quelque part, pouvoir le rassurer un peu. Lui apporter un peu de chaleur, de douceur. Effacer un instant sa tristesse et son angoisse, sa honte, aussi. S'il y a des choses dont il devrait avoir honte, ce n'est pas avec moi qu'il faut s'en faire, je crois. Son sourire, hésitant, lui est renvoyé comme un miroir, mais moins fade, plus vivant.

Avec lenteur, Gaetano love sa tête contre mon épaule, et il a l'air épuisé, comme s'il venait de courir un marathon. Ma main se glisse jusqu'à ses cheveux, que j'effleure sans brusquerie, désireux de ne pas briser l'atmosphère qui s'est créée autour de nous. C'est un moment trop rare, trop irréel pour que je songe ne serait-ce qu'à m'en retirer. Je me surprends à songer, en l'ayant ainsi contre moi, que j'aimerais que ce genre de scènes soient plus récurrentes, qu'on ressorte de ce stade de l'exception qui fait rêver. Je veux pouvoir rêver tous les jours, ressentir cette joie indicible qui me noie la poitrine à chaque instant. Nous imaginer là, lovés l'un contre l'autre sur le canapé, devant la télé, enroulés dans un plaid pour se tenir chaud mutuellement. Bien que le temps caniculaire nous éloigne encore suffisamment de l'hiver pour ne pas y penser, l'image est plaisante. C'est une belle utopie, mais cette fois, je pense sincèrement que quelque chose est possible. Qu'il y a quelque chose à en attendre, et pas simplement des promesses ou des belles paroles.

Enfin, il tourne la tête vers moi. Nos nez s'effleurent et le baiser que nous échangeons n'a rien de volé, cette fois. Je pose ma main sur sa joue, la glisse vers son cou et effleure sa nuque. Lui se rapproche, un peu, et je comble la distance qu'il reste en me serrant contre lui. L'échange est doux, lent, profond ; il ne dit rien, mais signifie beaucoup. Il signifie beaucoup, pour moi, en tout cas. Pour lui aussi, je l'espère ? Si on en est là, est-ce qu'il y a encore des raisons de douter ? Pourtant, c'est presque inérent à ma personnalité, à ce niveau-là.

Il se recule. Une inspiration profonde, pour reprendre notre souffle, et j'étire un sourire amusé en le voyant poser son front contre mon épaule. Mes bras se referment autour de son corps et j'enfouis mon nez dans ses cheveux pour humer son odeur, les oreilles brûlantes. Un nouveau sourire. Ses cheveux sentent la clope.

— Je t'aime, chuchoté-je, comme en espérant ne pas me faire entendre dans le silence imposant de la pièce.

Moi non plus, je ne veux pas bouger. C'est con qu'on doive continuer à vivre après ça, hein ? Mais maintenant qu'on est allés aussi loin, je crois que je n'ai pas non plus envie de te lâcher, Gae.
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Sam 26 Déc 2015 - 22:23
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Je ferme les yeux. La proximité de nos deux corps, la chaleur qui s'en dégage, sa main sur ma peau et sur ma nuque. Un frisson me parcours l'échine et je souris bêtement, enivré. Par son odeur, son être.
Ses bras finissent par se refermer sur moi et je me relâche complètement. Je réalise alors que je ne m'étais pas senti ainsi depuis... Depuis tellement longtemps que je ne suis même pas capable de m'en souvenir. Les sensations ne sont certes pas comparables, mais je retrouve cette étreinte que j'ai pu autrefois avoir avec Adriano. Je le prenais dans me bras pour le réconforter la nuit lorsqu'il faisait des cauchemars et il s'endormait lové contre moi. J'étais le gardien de ses rêves et maintenant que je suis là, tout contre Aaron, je me prend à espérer qu'il sera mon marchand de sable à moi. Celui qui tient mes démons éloignés durant mon sommeil. Peut-être est-ce bien enfantin de penser ainsi car après tout... Après tout nous avons tout deux vus et fait trop de choses horribles mais je veux juste... Oui, juste que nous soyons là l'un pour l'autre.

Je sens le souffle d'Aaron dans mes cheveux puis ses paroles finissent par me parvenir, à peine chuchoté. Le frisson qui me parcourt m'indique pourtant que je n'ai pas rêvé ses mots.

Un grand sourire sourire étire irrépressiblement mes lèvres. Sans toutefois lui répondre, je viens mordiller la peau à la base de son cou. Puis appuyant une main sur son torse, je le le poussais à s'allonger de son longs sur le canapé. Plaquant ma main droite à côté de sa tête, je le surplombe et vient de nouveau poser mes lèvres contre les siennes, quémandant l'ouverture de sa bouche nous entraînant dans un balais de langues endiablées.

J'aimerais contempler son visage encore et encore, plonger dans ses yeux auburn pour toujours. Oublier tout. Perdre la raison en restant à ses côtés. Devenir fou de lui.

Ce n'est qu'à contre coeur que je me détache de mon partenaire. Reprenant un peu mon souffle je m'approche de son oreille.

- Moi aussi, je murmure.
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Dim 27 Déc 2015 - 15:25
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Ses lèvres contre ma peau me tirent un long frisson, qui remonte lentement le long de mon dos pour s’éparpiller dans le reste de mon corps. Un sourire s’étire sur mes lèvres et un rire doux m’échappe malgré moi lorsqu’il m’intime silencieusement de m’allonger, une main appuyée sur ma poitrine pour me guider. Si le manque de loquacité évident de mon cher partenaire m’a tout d’abord perturbé, il n’est pas difficile de comprendre en quoi consiste sa réponse. Il se penche vers moi, et j’observe à la dérobée son visage de plus près, sous un autre angle ; ici le tracé le ses sourcils, là la courbe de son nez et de ses lèvres. Mes doigts effleurent sa joue et nous nous embrassons, une fois de plus et certainement pas la dernière. Il y a un côté à la fois très expressif et profondément pudique dans sa manière de bouger. Une violence et une impatience déjà trop contenue et à la fois réprimée, de la tendresse, un peu, de l’espoir, beaucoup. Mes doigts s’entremêlent à ses cheveux, tandis que mon autre main vient se glisser dans son dos, pour finalement se loger au creux de ses reins.

Un temps. Nos lèvres se détachent et son souffle se pose près de mon oreille. Un nouveau sourire fleurit alors que mes doigts caressent sa nuque avec douceur.

— Eh bien, voilà qui est parfait, je lâche dans un soupir indolent.

Nos joues se posent l’une contre l’autre lorsque j’incline la tête, et j’apprécie le contact doux, le moment empreint de tendresse. Tout ce temps passé à courir, à attendre, à désespérer n’a peut-être pas été vain. Je me demande encore ce qu’il s’est passé dans ma tête pour que je bloque à ce point. Je n’avais pas vraiment… peur, n’est-ce pas ? C’était différent, plutôt une appréhension paralysante, celle que l’on a lorsqu’on s’apprête à faire quelque chose de fou et de génial à la fois, un cap que l’on passe et qui, de notre point de vue, peut changer notre vie. Quelque part, ça a déjà été le cas pour moi ; tout a changé depuis quelques années. J’ai mûri, sûrement, mais pas tout seul. Je repense à l’année dernière, et aux années précédentes. Une chose est certaine : il a toujours été là. Et cette constatation me fait un bien fou. Me dire que si je trébuche, il me ramassera ; que si lui est mal, je serai là. Tout ça sonne comme une évidence. Même si je n’ai pas toujours été un très bon ami…

Puis je tourne la tête pour lui voler un nouveau baiser, bref, sans dégager ma main de sa nuque. Je calcule mon coup. Bon. Tentative d’inversion de place n°1.

Ma main se pose sur son épaule alors que je me redresse un peu, et je la pousse de manière à le faire pivoter vers l’intérieur du canapé. Il résiste un peu, naturellement, dans sa volonté de ne pas chuter. Et moi j’me retrouve comme un con.

Tentative d’inversion de place n°1, échec. (Bon j’ai pas fait d’échec critique, j’aurais pu tomber du canapé hein. Voyons le côté positif de la chose !)

— Sérieux, perds du muscle, c’est trop lourd, je boude en gonflant une joue d’un air contrarié.

Qu’il essaie donc de me traiter de crevette. Qu’il essaie s’il l’ose !

Un sourire carnassier s’étire sur mes lèvres et je prends possession de ses lèvres avec plus de force. Un peu de conviction, putain !

— Te barre plus comme la dernière fois, je souffle. Sinon je vais le prendre mal.

On sent le traumatisme, là, hein…
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Mer 30 Déc 2015 - 22:37
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Encore un frison lorsque ses doigts s'entremêlent à mes cheveux avant de descendre sur ma nuque. Puis un petit baiser volé. Je le laisse poser sa main sur mon torse, observant avec amusement ce qu'il s'apprête à faire. Un sourire un peu ironique étire le coin de mes lèvres lorsqu'Aaron tente de me  repousser pour inverser  nos positions. Bien tenté, mais malheureusement pour lui, je ne compte pas le laisser faire. Je ne me moque pas du tonnerre par rapport à son manque de musculature mais je dois bien avouer que ce n'est pas l'envie qui m'en manque. Mais pour l'instant, je compte bien mener la danse.

- Oui mais non. Tu m'aimerais pas autant si je n'avais pas un aussi beau corps.

Aaron prend possession de mes lèvres à nouveau, me demandant expressément de ne pas partir à nouveau. Un rire gêné me secoue un peu. Je dois bien avouer que ce n'était pas… Ouais c'était vraiment pas cool… D'ailleurs je crois que je préfère oublier cet épisode honteux.

- Promis cette fois, je pars pas en courant, je réponds avec un petit rire.

Ma main gauche vient ensuite caresser son torse, dessinant les contours de sa peau à travers son tee-shirt. Puis je m’empare à nouveau de ses lèvres, un peu plus sauvagement, en profitant pour glisser ma main droite sous son tee-shirt cette fois-ci.
Mes gestes sont doux et un peu lancinants, peut-être un peu espiègle. Je profite de ce moment, je ne veux pas en perdre une seule miette. Parce que quelques part, j'ai bien la sensation que c'est la première fois que nous avons un véritable moment d'intimité où tout ne part pas en vrilles. Enfin pas encore. Et ça le restera.

Avec un sourire mutin, mes mains descendent lentement vers le bas ventre de mon partenaire. Doucement, je dégrafe la boucle de ceinture d'Aaron tout en continuant à occuper ses lèvres puis je défais sa braguette et commence à descendre son pantalon. Qui atterrit un peu plus loin dans un coin de mon salon.

Je me décolle un peu d'Aaron, reprenant mon souffle, plongeant mes yeux dans les siens. Je commence à être excité mais je ne veux pas aller trop vite, pour pouvoir profiter de ce moment. Non parce que bon... C'est pas qu'on a déjà fail deux fois mais... Si. On a déjà fail deux fois. Même si on était pas ensemble je dois reconnaître que c'est carrément frustrant. A croire que j'ai la poisse en matière de relations intimes. Et j'ai bien l'intention de changer ce malheureux fait.
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Jeu 31 Déc 2015 - 10:38
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Tsssk. Je savais qu’il se foutrait de ma gueule, c’était juste d’une évidence incroyable. En même temps, s’il ne l’avait pas fait… On se serait posé des questions tout de même. Sa remarque me tire un rire alors que je glisse un doigt sur ses lèvres pour le faire taire. Il est bête, mais tellement bête… Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire de lui ?

— Ca c’est ce que tu crois, chéri, je le taquine avec un air mutin, mon nez effleurant le sien. Je ne m’intéresse pas qu’à ton cul ou tes abdos, mais j’admets que ça joue pas mal. Enfin, je suppose…

Dit-il d’un ton taquin. J’embrasse sa joue, glisse mes lèvres jusqu’aux siennes, encore une fois, pour un baiser chaste. Ma main caresse son dos avec douceur. Un nouveau sourire amusé se glisse sur mes lèvres. Il a l’air de s’en vouloir un peu pour ça, et j’admets que je ressentais pas mal de colère et d’amertume après son départ. Pas mal de frustration, aussi, j’imagine qu’il faut que je l’admette. Maintenant… maintenant, c’est différent. C’est une peur qui existe encore, évidemment ; qu’il disparaisse, je veux dire. Même si elle est enfouie… Moins visible. Moins déchirante. Je crois que je lui fais confiance.

— J’espère bien, soufflé-je en retenant un frisson lorsque sa main se glisse sur mon torse. Ne disparais plus.

Mes yeux se ferment et je retiens un soupir lorsqu’il écrase ses lèvres contre les miennes ; notre baiser se fait plus sauvage, plus impétueux. Chacun cherche à affirmer sa domination sur l’autre à travers lui ; nos jambes s’entremêlent un peu, ma respiration se bloque en sentant le contact de sa main froide sous mon haut. Il joue avec mes réactions, balade ses mains sur mes flancs ; c’est fou, on dirait qu’on a attendu tellement longtemps pour ça… Ensemble, dans cette atmosphère feutrée, douce et joueuse à la fois. Mes mains se glissent sur ses flancs pour les caresser et effleurer son torse ; pendant qu’il s’occupe de jarter ma ceinture, je déboutonne sa chemise, lentement, glissant le bout de mes doigts sur la peau que je découvre. Mon pantalon atterrit plus loin, et je reprends mon souffle avec plus de difficulté, les lèvres à quelques centimètres des siennes. Ses yeux se plantent dans les miens ; on échange un long regard, et mon nez effleure le sien dans un semblant de bisou esquimau.

— Pressé ?~ On a tout notre temps, tu sais… je lâche avec un rire à la fois doux et amusé.

Mes mains descendent, se baladent sur ses hanches et son merveilleux fessier. Il va pas aimer, j’m’en fous, mais moi aussi je veux palper, pff. On échange un nouveau baiser pendant que je fais glisser sa chemise le long de ses bras. C’est pas comme les autres fois, on se découvre l’un l’autre, on observe, on enregistre ; les réactions, les tics, les sourires et les soupirs ; ici une caresse légère sur la nuque, entre les omoplates ; ici des baisers dans le cou ou sur la clavicule. La chaleur qui monte, petit à petit, alors que nos lèvres se quittent et se rejoignent et que nos corps se rapprochent encore. Cette fois, on ne veut rien faire capoter. J’crois que si on faisait de la merde, on s’en voudrait pour un moment. Mais à quoi bon se stresser ? C’est vrai… Tous les deux, on a tout le temps qu'on voudra, maintenant.
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Dim 17 Jan 2016 - 19:53
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J'apprécie chaque geste qu'il fait à mon encontre, chaque effleurement, chaque baiser, chaque caresse. Ses mains se font un peu plus baladeuses jusqu'à venir se poser sur mes fesses et je hausse un sourcil amusé sans pour autant faire de remarque. Et alors que son pantalon atterri un peu plus loin, ma chemise ne tarde pas à suivre, dévoilant, mon torse. Dont je suis plutôt fier sois dit en passant, il faut bien l'avouer.

Ma bouche vient se perdre dans le cou d'Aaron, tantôt embrassant, tantôt mordillant. Taquin, joueur. Je sais qu'il ne va pas apprécier es marques mais je m'en fou. Je n'ai plus qu'une envie...

- J'ai envie de te manger tout cru, je murmure avec un sourire intéressé.

Puis mes mains finissent par glisser sous tee-shirt pour le lui retirer et nous échangeons encore une baiser. Je me fais un peu plus pressant quémandant l'entrée de sa bouche et nos finissent par entamer une danse endiablée. J'arrive bientôt à bout de souffle et me détache à regret.

La tintement de ma boucle de ceinture se fait entendre et je me retrouve bientôt en caleçon. Il ne reste plus qu'une fin morceau de toile entre nos deux virilités mais je fais durer le plaisir, au risque de nous rendre fou tous les deux.
Mes mains descendent et remontent le long de son torse, dessinant ses pectoraux, jouant avec ses tétons, s'approchant de son entrejambe sans pour autant la toucher.

J'apprend simplement à connaître un peu plus ce corps qui me rend dingue et qui hante mes rêves depuis de semaines.

Le frottement des nos deux pénis à travers nos caleçons me tire un petit gémissement tandis que je sens la chaleur monter de plus en plus.
Je me retiens, encore et encore, ne souhaitant pas aller trop vite mais je sens que je ne pourrais bientôt plus tenir.
Tu me rend complètement fou Aaron.
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Sam 30 Jan 2016 - 0:18
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Ses mains, ses lèvres et son souffle ; une symphonie de caresses et de baisers qui se perdent sur ma peau comme des aiguilles chauffées à blanc. La température monte et des frissons électrisent ma peau, remontent le long de ma nuque et de mes bras, m'amènent à me cambrer tout contre lui ; c'est le grand frisson, celui qui vient après l'attente et l'envie, celui qui fait exploser la frustration, la révèle au grand jour. Nous ne sommes que des hommes et nous avons douté ; douté si fort que croire et faire confiance n'entraient même pas en ligne de compte. Il n'y avait que cette idée, cette interrogation suivie et malsaine.

Et maintenant, lorsque tout est limpide, nous nous laissons aller ; il y a sa voix, déjà rendue rauque et vibrante, la mienne qui lui répond comme un écho douloureusement plaisant. J'aimerais pouvoir lui dire que je veux tout de lui ; son coeur et son souffle, son orgueil et sa loyauté, ses lèvres humides et ses mains trop grandes, son sourire ; surtout son sourire.

L'étoffe quitte notre peau ; l'air libre un peu frais provoque des picotements sur mon épiderme brûlant, on étouffe, on suffoque l'un contre l'autre, emmêlés sur un foutu divan défoncé, avec une retenue qui m'étouffe. La sienne, la mienne ; tout se mélange et se confond, les barrières tombent et s'effondrent. On est comme dans un rêve, ceux qui vous refilent la trique le matin, ceux où votre esprit s'échappe dans le brouillard ; et tout, tout qui monte, le visage écarlate comme une brique, un souffle au bord des lèvres. Nos bassins se frôlent et s'écrasent ; on cherche à apprendre et à découvrir, à dominer et conquérir ; on est des conquistadors de l'El Dorado. C'est l'aventure qui nous plaît ; prendre notre temps pour observer le paysage et les jolis plumages inconnus.

Un tremblement. C'est le moment, indécis ; la main qui remonte le long de sa nuque hâlée, qui effleure les mèches qui la parsèment. Mes doigts effleurent, parcourent ; ils rencontrent la dernière barrière de tissu, la seule, et le bord d'un élastique ; ils s'y glissent, le tirent, l'abaissent. La vue est plaisante, sans nul doute ; mes lèvres retracent sa mâchoire, le bout de mon nez effleure sa peau. Mon souffle meurt dans ma gorge lorsqu'il frémit avec violence.

— Pas ici, soufflé-je en cherchant ses lèvres.

Aucune envie de me défoncer le dos sur le canap'. Plutôt un matelas, des draps dans lesquels s'empêtrer, de la place, surtout, pour se laisser aller. Dans la chambre, la lumière du jour décroît lentement. Les murs sont colorés de orange lorsque je pose ma tête sur sa poitrine, les yeux clos.

Aujourd'hui était une belle journée.
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Dernière édition par Aaron Williams le Mar 16 Fév 2016 - 0:11, édité 1 fois
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Lun 15 Fév 2016 - 23:54
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Tout me paraît à présent flouté. Un ensemble de sensations brûlantes, de souffles rauques et emmêlés. Tout a été délicieusement placé derrière un voile de passion et de désir. La digue s'est enfin brisée laissant le flot de nos émotions s'épandre, claires et pures.

De cette première nuit, je retiendrais la chaleur ardente émanant de nos deux êtres pressés l'un contre l'autre, la sensation de sa main lorsque je l'ai tiré vers la chambre, un sourire mutin collé irrépressiblement aux lèvres. Le froissement des draps sous nos doigts. La sensation de sa peau sous mes doigts, et ses cheveux d'ébène ébouriffés. Les respirations saccadées et les gémissements indécents.

Le soleil s'est couché, colorant la chambre de couleurs chaudes, bien trop appropriées à cet instant de purs délices.
J'ai refermé mes bras sur mon amant, l'enfermant dans une douce étreinte tandis que sa tête reposait sur mon torse. Mes yeux se sont fermé et nous avons plongé dans une douce torpeur.

~*~

Ces avec la lueur du soleil couchant que je me suis endormi mais ce sont les premières lueurs de l'aube passant à travers la baie vitrée qui viennent m'éveiller.

Je sens progressivement le sommeil refluer et mes yeux finissent par s'ouvrir malgré moi. Mais un sourire étire aussitôt mes lèvres en sentant le poids d'Aaron pressé contre moi.

Peut-être est-ce stupide mais pour peu je pleurerais. Parce que je me sens tellement heureux de m'éveiller ainsi. Parce que pour la première fois depuis de longs mois j'ai dormi sur mes deux oreilles. L'espace d'une nuit mes démons se sont éloignés, me laissant empli d'un sentiment de plénitude.

Je souffle amusé, et mes doigts viennent caresser la joue d'Aaron, retraçant l'arrête de sa mâchoire, profitant de ces quelques instants de quiétude pour observer son visage encore paisible et endormi.

J'aimerais rester ainsi de longues heures durant sans avoir à penser à rien d'autre. Sans craindre de me réveiller et de me rendre compte que j'ai seulement rêvé ses caresses folles, cette étreinte qui m'a rendu fou. Ce toucher brûlant qui m'a fait perdre la tête.
Mais non. Ce n'est pas un rêve et l'étreinte de mes bras autour d'Aaron me le prouve. Ce n'est là que la douce réalité.
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Mar 16 Fév 2016 - 22:49
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Après avoir traîné au lit, nous avons rapidement mangé, regardé la télé, puis sommes allés nous coucher l'un avachi sur l'autre. Séance câlins et bisous, je vous refais pas de dessin, je pense qu'on a compris comment ça marchait au bout d'un moment.

Le lendemain, le soleil tape violemment dans la chambre et je le sens brûler ma rétine à travers mes paupières ; je mets un moment à calculer où je suis - et à comprendre que c'est pas juste une hallucination aberrante de mon esprit - lorsque je constate que je suis plus que très franchement appuyé sur le corps gelé de Gaetano. C'est une sensation de caresse sur ma joue et ma mâchoire qui achève de me réveiller. Un soupir m'échappe et je presse mon visage contre sa poitrine.

— 'lut

Plus swag tu meurs.

Ensommeillé, je redresse la tête et pose ma joue sur son pec avec un demi-sourire. Il est beau avec les cheveux ébouriffés, c'est rigolo. Je passe ma main dans ses cheveux doucement pour les remettre en place.

— T'es réveillé depuis longtemps ? je bâille. Me dis pas que tu matais...

Je le sais, je le sens. (C'est le cas de le dire, il a un Popaul matinal qui dit bonjour à ma cuisse.)

J'reste un moment comme ça, juste à profiter de son contact. En fin de compte, je me laisse tomber sur le côté et m'étire, finis par l'embrasser au coin des lèvres pour le saluer plus gentiment. On est complètement emmêlés dans les draps et je crève de chaud en fait.

— Bien dormi ? fais-je en me redressant légèrement avec un sourire.

Le drap glisse de ma jambe et découvre un suçon à l'intérieur de ma cuisse. AHAH. J'ai rien vu.

— Café ? rajouté-je en bâillant une fois de plus, avant de me lever pour chercher mon caleçon abandonné au pied du lit.

Je l'enfile pour éviter de me balader à poils dans tout l'appart. J'ai méééga faim...
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Mer 16 Mar 2016 - 22:04
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Un sourire mi-moqueur, mi-attendrit étire mes lèvres face au visage encore plus qu'endormit d'Aaron. Pour peu il serait vraiment trop mignon avec ses cheveux tout ébouriffés.
J'apprécie le contact de sa main dans les miens.

- Je ne vois absolument pas de quoi tu veux parler, je finit par répondre avec ironie.

Je ne vois pas pourquoi je me gênerais après la nuit que nous venons de passer. maintenant je le connais sous toutes les coutures si on peut dire, ce qui n'es pas pour me déplaire.
Je profite encore un peu de sa chaleur, m'éveillant doucement, n'ayant aucune envie de bouger. Pour une fois que je dors bien, je n'ai aucune envie de sortir du lit, quand bien même je commence à avoir un peu chaud.
Aussi, un petit grognement m'échappe lorsqu'Aaron décide de se lever, laissant un courant d'air froid passer sous les draps. Naaaaaannnnnnn, ma bouillotte !!
Je soupire de déception, comprenant que ma matinée au lit vient de prendre fin. Quelle cruauté !

- Oui je veux bien, s'il te plait, je répond. Bien corsé, je demande d'une voix encore un peu endormie.

Je le regarde disparaître dans la cuisine, et bientôt l'odeur unique du café parvient jusqu'à mes narines, ce qui me convainc de me lever enfin.
La journée, s'écoule finalement bien plus vite que ne l'aurait souhaité. Je me sens comme sur un nuage. Bah ouais, qu'est-ce que vous voulez, l'amour rend vraiment con.

[HRp : Cadeau ! Tu peux clore ! <3]
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/! -16\ C'est à dire que... [Gae ♥]

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