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Un genre de parc, des petits oiseaux et des grilles de prison. Ça à l'air chaleureux içi.[Yusué/Wyatt]
##   Sam 29 Aoû - 0:30
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   Je marchai droit devant moi, suivant l’inconnu qui m’avait tendu la main. Est-ce-que j’ai eu raison de le suivre ? Putain. Si j’avais su à ce moment-là, je ne l’aurais pas suivi, l’homme bizarre. Je ne savais pas si c’était par curiosité ou si c’était parce que j’avais eu une lueur d’espoir. En fait, si, je savais. Encore une de ses lueurs d’espoir, qui me rappelle, à chaque fois, que je ne suis qu’humaine. Une petite humaine banale, rejetée de la société, qui avait aperçu à travers cet homme ce qu’elle avait toujours espéré : un monde meilleur où elle, ses cheveux blancs, son passé, pourraient vivre en harmonie. Mais encore une fois, je me suis plantée. C’est pourtant une des premières règles qu’on vous apprend « ne monte pas dans la voiture d’une personne qui ne te connaît pas, même si elle te propose des bonbons ». Je suis une vraie gosse. Négligente, impatiente, inconsciente. Bon, maintenant que je m’étais rabâché toutes ces bêtises,  il allait bien falloir que je me sorte de cet endroit. Plus tôt, j’avais essayé de communiquer avec le bonhomme, mais il était resté muet comme une carpe. Je senti le vent me frapper le visage, je frissonnais, sentant chacun de mes poils se hérisser un à un sur mes bras. Si j’avais su, je n’aurais pas mis cette robe rouge qui m’arrivait aux genoux. Mais bon, je ne pouvais pas prévoir, comme on dit. J’ouvris les yeux et regardai autour de moi. J’étais sur un chemin, vous savez, comme ceux qu’on trouve dans les parcs : avec une teinte jaunâtre, et des petits cailloux. Il y avait une ou deux grosses pierres par-ci par-là, le long de ce chemin. A ma gauche, il y a un petit arbre, qui, en fait, ne doit pas être bien vieux, vu qu’il était à peine plus grand que moi. Pas de fleurs, mais, quelques fruits. Je humais l’air, cherchant une odeur familière. Rien de particulier. C’était comme si j’avais atterri en plein milieu d’un champ, au milieu du bruit des feuilles qui sont secouées par le vent et des oiseaux qui chantent l’été. Je levai la tête vers le ciel. Nuageux mais pas pluie. Ouf. . Une galère de moins. Il fallait que je retourne à la maison, c’est jour de paye normalement, mon père a dû déposer mon chèque pour le mois. Ce n’est pas comme si la petite robe que j’avais vue dans la rue commerciale manquait à ma garde-robe hein. Je me retournais, constatant l’étrange grille qui se trouvait derrière moi. Elle mesurait au moins quatre mètres de haut, et avait un étrange air de grille de prison. Il y avait des barreaux, noirs, bien entretenus, dont l’écart laissait à peine passer un bras. Mais dans quoi je me suis fourré. Me voilà dans un parc emprisonné. On aurait presque pu imaginer un film d’horreur : une jeune fille seule, derrière une grille aux portes fermées, presque sans défense. Ahaha. Bon bà, il faut se rendre à l’évidence : je n’ai pas assez de force pour passer par-dessus la putain de grille, et les portes sont fermées. Donc, je vais visiter, maintenant que je suis là. Après tout, je n'ai jamais vu ni entendu parler de ce coin de la ville. Je me mis à marcher, vraisemblablement vers l’est, vu la position du soleil. Il y avait en moi une certaine excitation, l'envie de découvrir ce qui m'étais inconnu me fit faire un léger rictus.

- « Ça change de mon éternelle et redondante vie » Pensais-je à voix haute

Je continuais à parcourir mes pensées. En faite, je m'en voulais, d'avoir été aussi faible. D'avoir suivi comme un chien en laisse qui suit son maître. J'étais presque pitoyable, seule dans se parc bordel. Je m'étais raccrochée à un fil invisible, l'espoir. C'est bien un soucis propre à la race humaine. Vous savez, c'est ce truc qui vous habite quand vous avez une nouvelles qui est de meilleure nature que les précédentes. Vous avez froid, puis chaud, et puis vous pouvez presque sourire, l'espace d'un moment. Vous pensez à l'avenir, à celui que vous n'avez pas, à celui que vous voudriez avoir, aux opportunités que vous offre la nouvelle. Ça me rappela vaguement l'histoire que me racontais ma mère, celle du petit garçon qui était perdu car il ne savait plus si c'était lui qui avait rêvé du papillon ou bien si c'était le papillon qui avait rêvé de lui. Je pense que c'est un peu ça, ma définition de l'espoir. C'est dur de vivre avec une enclume dans le cœur en permanence. Le truc qui est bien, c'est que comme je parle pas et que je suis toute seule, ça blesse personne, vous comprenez. C'est surement mieux comme ça, je fais pas de dégât au moins, et je détruit personne sur mon passage. Si j'avais pu vendre mon âme, franchement, je pense que je l'aurai vendue au diable, en faite. Au moins, il y a plus ce putain d'espoir.

- « Eh oui, ma chère Yusué, qui est le plus heureux ? Est-ce celui qui ne pourra jamais rêver, ou bien est-ce celui qui est emprisonné dans son rêve ? »
##   Lun 31 Aoû - 18:55

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Les séances avec Aoi se faisaient plus rares. Elle avait réussi le plus gros du travail en réalité. Arrêter le développement du virus. Maintenant, elle contrôlait régulièrement qu’une cellule infectée ne lui ait pas manqué. Histoire que tout ça ne recommence pas. On a pas encore parlé du reste. D’une possible guérison. Mais j’y fonde peu d’espoir. Tout ne redeviendra pas comme avant. Et puis, les lunettes, c’est pas si mal. Je commence à m’habituer à les avoir la plupart du temps. Même si quand je me balade, je ne les porte pas. Ce dont Jun n’est pas au courant.

Tiens, d’ailleurs, en parlant de lui. Tout va bien je suppose. Aux dernières nouvelles en tout cas. Mais elles ne datent pas trop non plus. On se voit plus régulièrement. Maintenant que tout ce qui était un peu tabou et caché est sorti au grand jour. Il s’inquiète pour moi. Comme d’habitude. D’ailleurs, si je ne mets pas mes lunettes quand il est là, il me les met sur le nez. Je secoue la tête. Il est temps que je me remette à ma musique.

Je m’installe sur un des bancs près de l’entrée, mes partitions à moitié vides en main. Depuis que je fais cet atelier d’éveil avec les plus petits. Je trouve plus facile d’écrire de nouveaux morceaux. Enfin. De toute façon. Ma concentration s’éclipse rapidement. Une jolie robe rouge passant dans mon champ de vision. Je relève la tête sur une petite… blanche ? Franchement. Entres les couleurs improbables et ça. Je sais plus vraiment ce qui est considéré comme une couleur de cheveux normal.

_ Personnellement, je pense que le plus heureux est celui qui ose encore espérer.

Oui. Cet art de s’immiscer dans ce qui ne me regarde pas est toujours là. Quoi qu’il en soit. Elle ne me dit rien. Je pense que je m’en souviendrai le cas échéant. Elle doit être nouvelle. Et dieu sait ce que c’est perturbant à l’arrivée. Je me souviens encore de la mienne. Quelle aventure ce jour-là.

_ Je m’appelle Wyatt.

Je lui tends la main. On ne sait jamais. Certains font une bise. D’autres serrent la main. Certains encore une révérence. Et d’autres un baisemain. Je ne sais plus quoi faire à force. Enfin. En tout cas. J’espère ne pas me tromper. Parce que si ça fait un moment qu’elle est ici. J’aurai l’air bien stupide.



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##   Lun 31 Aoû - 22:24
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Je pris la décision de suivre le petit chemin jaune bordé de cailloux. J’errai déjà depuis plusieurs dizaines de minutes sans preuve de la moindre présence humaine, dévisageant les arbres et les oiseaux chantant à l’unisson un air redondant. Continuant mon parcourt, je découvris une petite allée avec quelques banc par-ci par-là. Une trace de civilisation. Moi qui pensais en être exempt pendant encore un moment. Si je ne suis pas la seule à être enfermée ici, alors, combien sommes-nous ? Perdue dans  mes pensées, je ne sentie pas ma  robe frôler une personne assise sur un des bancs. Ses paroles me sortirent de mes pensées. J’ai peut-être parlée un peu fort, mais, de quel droit cet homme s’immisce dansmes pensées, dans mes discussions ? Après tout, cette réflexion n’appartient qu’à moi-même.


- « Mauvaise réponse. Celui qui est emprisonné dans son rêve n’en a souvent pas conscience, il n’espère plus, n’a pas d’objectif. Il stagne et n’évolue plus dans la civilisation. Bien trop souvent mis à l’écart, il n’a lui-même plus de rêve. Celui qui ose encore espérer, peut bien sur accéder à la possibilité des rêver, mais bien souvent, il choisit l’une de ses deux options : soit il devient égoïste, hypocrite, à cause de cette lueur d’espoir qui l’habite, pour pouvoir arriver à ses fins. Cet homme assouvit alors d’autres hommes, réduisant, à son tour à néant l’espoir des autres hommes. Pitoyable non ?  L’autre option est pour ceux qui n’auraient pas le courage d’assouvir ses semblables. Il espère, mais ne se donne pas les moyens de réussir, alors, il sombre, sans regarder derrière lui. Dévalant petit à petit les marches des escaliers menant vers les enfers. Il culpabilise, se morfond, et bien souvent, il s’éloigne de son entourage. Palpitant non ? »


Je regardai cet homme. Un était vraiment grand, bien qu’assis sur ce petit banc en piteux état. Il avait des cheveux bouclés, peut-être à la limite du crépu, qui retombait juste en dessous de ses oreilles. Il me fixait avec ses yeux d’un bleu presque pur. Azur peut-être. En fait, ce n’était pas ses yeux qui me dérangeaient, s’était la façon dont il me fixait. T’a un problème  la girafe ? Quelque chose te choque peut-être ? Non mais franchement, moi aussi, je pourrais me dire « Mon dieu, t’a un problème pour assembler les couleurs ? Noir et bleu, ce n’est pas vraiment commun ! » Mais non. Tait toi. Tu as promis de ne pas dénigrer la différence. Après tout, il a peut-être subit la même discrimination. Non. Impossible. Il passe incognito lui. Il baisse la tête, ses cheveux passent devant ses yeux et tout va bien. Oui, pour les autres tout va bien.


- «La bonne réponse appartient à celui qui ne pourra jamais rêver. Car il y a deux types de cas. Soit celui qui ne pourra jamais rêver est conscient de son état, et accompli, au lieu de rêver. Il sait sa différence et fait les choses en tant que telles, sachant qu'au lieu de passer son temps à rêver, il exauce ses désirs. Le deuxième cas est inconscient. Il ne connait pas le rêve et ne peut donc pas se morfondre de ne pas y avoir accès. Quelque part, ces gens sont à envier. Ils sont ignorant, conscient ou non de leurs état, mais il me semble qu'ils ont trouvé un moyen d'accéder au bonheur...»


Je fut interrompue lorsqu'il se présenta et me tendit la main. J’eus un pas de recul. Je manque d’habitude je crois. Ca fait des lustres que je n’ai pas eut de contact avec d’autres humains. Enfin, pas de contact direct. Que fallait-il faire ? Etait-ce la nouvelle façon de saluer ? Mes parents s’embrassaient, les amis se faisaient la bise, et, dans mes livres d’histoires, on baisait doucement la main des filles. Telle une autochtone, j’appliquai cette façon de saluer.


-   « Yusué Hitsugaya », dis-je tout en lui tenant la main


Je tournai les talons. Je n’aime pas les gens trop poli. Je n’aime pas les gens qui me regardent, et je n’aime pas le fait de ne pas être toute seule  dans ce lieu perdu. J’aurais voulu pouvoir me ressourcer ici. Seule. Encore. Avoir un lieu de refuge, ou personne n’entre et ne sort. Loin de tout. Loin de cette maison. Loin de cette école. Loin des voisins. Loin des gens. Une question me perturbera. Je me tourna à nouveau vers le dénommé Wyatt et me pencha vers lui tout en le regardant dans les yeux :


-   «Qu’est-ce que tu fais là toi ? » 


J'ai peut-être eut un ton un peu rude. Tanpis. Je n'ai pas besoin d'aide ni de pitié, ce que semblait vouloir m'offrir ses yeux. Je n'ai besoin que de réponse, et il a l'air disposé à m'en offrir. Bien. Je n'aurai pas à faire ma gentille fille pour obtenir ce dont j'ai besoin
##   Ven 4 Sep - 21:07

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Je l’écoute avec attention. Mes mains refermant mon livre par automatisme. C’est intéressant. Une façon de voir les choses différemment. Très réfléchie. Et c’est agréable. Surtout pour quelqu’un qui semble aussi jeune. Ce genre de conversations me manque. Enfin. Ce n’est pas comme si j’en avais eu beaucoup par le passé non plus. Je me retiens d’ailleurs de rire. Un léger sourire déformant mes lèvres. Ah. Oui. Ça arrive encore. On interprète mon regard trop vite. Ma faute peut-être si elle ressemble à un personnage de dessin animé avec des cheveux pareils ? Je la laisse à peine finir la suite. Me présentant rapidement. Et c’est à nouveau un nom que je ne saurai pas redire qui vient heurter mes oreilles. Allons-y gaiement. Personne avec un prénom occidental ici ?

De toute façon, pas très agréable apparemment la petite. Aussi vite présentée. Aussi vite disparue. Je m’apprête à retourner à ma lecture. Mais une vague de cheveux blancs tombent devant mes yeux. Je relève la tête. Quoi encore ? Je la fixe un moment. Pas habitué à une telle franchise. Mais ça fait du bien. Bizarrement. C’est comme si être ici était juste comme être dans une rue de n’importe quelle ville du monde. Je souris en coin et me pose plus confortablement contre le banc.

_ Parce que ça t’intéresse maintenant tête de poireau ?

Je pose mes pages à côté de moi. Parce qu’elle espérait franchement de la pitié de ma part ? Ma petite. Je vis ici depuis deux ans. Ce serait mal me connaître. Je suis gentil. Poli. Aimable. Tout ce que tu veux. Mais j’ai jamais pitié pour personne. Bon okay. A part les gamins. Mais ça. C’est normal. Tout le monde craque devant un petit bout qui pleure. Ou serait le challenge du caprice sinon ?

_ J’écris une partition, ça ne se voyait pas assez ? Et pour ton information, c’est la rentrée. Y a foule dans les couloirs, les salles de classes et tout autre endroit où j’ai l’habitude d’aller. Tiens d’ailleurs, c’est pas l’heure de prendre ton sac pour aller à l’école ? C’est pas bien de sécher à ton âge.

Oui. J’y vais fort. Mais franchement, elle me fait tellement penser à Drew au même âge que c’est presque instinctif. Et je dois avouer que ça fait du bien de se lâcher comme ça. De toute façon, c’est pas comme si elle allait le prendre mal non ? Elle a l’air d’une forte tête.

_ D’ailleurs. Faut pas le prendre mal. Mais avec une robe pareille, t’as pas peur d’attraper la mort hein ? Le temps change vite dans le coin.

Non, ça c’est vrai. Je me suis fait surprendre par la pluie plus d’une fois moi. D’ailleurs elle me donnerait presque froid avec si peu de tissu sur elle. Ah les femmes… Je ne lui donnerai pas mon gilet, c’est pas le moment de tomber malade pour un peu de galanterie.

_ Tu cherches quelque chose peut-être ? Ou bien tu préfères rester ici ?

Y a mieux quand même comme endroit où traîner quand t’arrive franchement. Bon. Je suis pas un exemple à suivre. J’ai été prendre une douche et j’ai perdu mes vêtements. Quelle histoire. Je lui souhaite de bien s’intégrer. Enfin. Au milieu du cirque des couleurs. Ça devrait aller. Non. C’est pas de la méchanceté gratuite. Elle le remarquera elle-même. Entre les cheveux blancs, les bleus, les rouges, les roses, les verts. Y a de quoi s’amuser.



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##   Mer 9 Sep - 22:44
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Je regardais mon interlocuteur fixement. Il avait l’air amusé, et quelque peu intrigué par ma façon de voir les choses. Franchement, je ne comprends pas pourquoi. Il n’est jamais sorti des jupes de sa mère le gosse ? Il a surement suivi les enseignements de papa et maman sans broncher toute sa vie, ne cherchant jamais à voir les choses par ses propres yeux. C’était ces gens-là, que ma mère traitait de bourricot. Ils regardent le monde à travers ce qu’on a bien voulu leur dire : tuer c’est mal, donner c’est bien. Pas d’intermédiaire, pas de réflexion, seulement un point de vue subjectif sur les faits et agissements d’autrui sans finalement voir sa cupidité. Continue de marcher avec tes visière mon gars, t’ira toujours tout droit, mais pas sûre que tu ne rencontreras pas un mur en chemin. Et, moi je peux te dire que, devant ton mur, t’es tout seul et tu ne peux compter sur personne, et surtout pas sur tes visières qui te « protège » de la quête de ta personnalité. Enfin, moi je peux te dire que je ne serais pas là pour te soigner si ta une bosse. Je ne suis pas du genre à courir après les gens avec des compresses et des antidouleurs. T’avais qu’à te servir de tes mains pour retirer tes caches-yeux.Bref, je me concentrais vers lui. Son regard est fixé sur moi. Eh oh, décroche mon gars, prend tes mains et retire les putains de bouts de cuirs que t’a sur les côtés là. La nature est belle, tu vois pas ? Les petits oiseaux chantent, le soleil brille, et tant que tu y es, refait toi une tête, parce que actuellement, devant tes bouts de papiers dans la main, t’es quasiment invisible. Enfin, tu colles bien à ton personnage. Visières, Banal, sans personnalité.

- Tête de poireau ? C’est cool, c’est la première fois qu’on m’appelle comme ça. Tu te sens malin, c’est bon, t’a dit ta connerie, tu as eu l’impression pendant deux minutes de dire un truc cool ? Franchement, j’men fou, appelle-moi comme tu veux, bourricot.

Il sorti de ses travaux, qui étaient, à mon goût, à peine entamé. Musicien donc ? Vu son manque de personnalité, sa musique doit s’arrêter à « La,La… La ». Top, super, j’suis sûre qu’il va devenir le nouveau Beethoven. Enfin, faut bien que les personnes sans objectifs occupent leurs vies à des trucs bidules machins sans importance.

- L’école. Bien, je suis donc dans une école... Dis-je d’une voix pensive. Enfin, t’a déconné bourricot, je suis déjà inscrit quelque part, et je peux pas te dire que les cours c’est ma tasse de thé. J’ai développé mes sens autrement qu’en apprenant des formules, dates et en écoutant des fonctionnaires avec comme seule conviction le salaire à la fin du mois. En plus t’a peur que j’ai froid ? Aller, laisse-moi deviner, t’es grand-frère, félicitation.

Il me les brisait sérieux celui-là, avec son air hautain et ses grands airs. J’ai autre chose à faire que causer avec des gens comme ça. Enfin. J’espère qu’ils ne sont pas tous comme ça ici, sinon je pense qu’ils sont tous dans le grillage là, avec des bosses énormes. Enfin. Aller Yusué. Soit gentille. Fait lui un sourire. Non pas un sourire, tu sais pas faire. Bon un rictus ? Non. Pas envie non plus. Tu penses que je cherche quelque chose ? Oui c’est vrai. T’a bien compris bourricot, j’ai quelques questions. Comment je vais te les tirer du nez ? Ça, je sais pas encore. Qu’est qu’un musicien coincé et avec des visières voudrait ? En fait, ça sert à rien que je cherche. Je sais faire qu’une chose. Je me pencha vers lui, en lui mettant mon index sous son cou. Je laissai nos yeux se croiser. Oui, regarde-moi, dévisage moi. Met toi mal à l’aise bourricot.

- Tu pourrais m’indiquer la marche à suivre pour rejoindre ce qui ressemble à une administration ? Ou alors une chambre, histoire que je puisse changer cette robe que tu penses trop légère pour moi.


Bon, OK bourricot. Je suis pas tendre non plus. Mais tu sais, j'aime pas vraiment passer par quatre chemins. Je suis quelqu'un qui sait ce qu'il veut. On ne fait qu'un choix dans la vie. Il y en a qui choisissent de vivre. D'autre qui choisissent de mourir. Moi j'ai choisi de vivre selon mes règles. Tout ce qui est perdu une fois est perdu à jamais. Tel est la règle. Tel est mon choix. Tels sont mes options. Je n'ai pas de regret. Parce que si j'en avais eut, je serais peut-être bien enterrée aussi, à cette heure-ci. On a tous le choix de vouloir être celui que nous voulons devenir, peut importe se que les gens font autour de vous. Je suis le maître. Mon maître. Et personne n'a a me dicter ma conduite comme tu viens de le faire bourricot.
##   Mer 30 Sep - 13:09

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Bon, au final, elle a l’air d’avoir un sacré caractère de cochon. Elle mange quoi au petit-déjeuner ? Du Lion ? On a pas idée de prendre aussi mal tout ce qu’on lui dit franchement. Finalement, les gamins sorti du lycée ne me manquaient pas du tout. Y a bien que les gamins dans son genre qui parlent avec aussi peu de respect et qui agressent dès qu’ils le peuvent. Je veux bien comprendre que pour certains ce soit un moyen de défense plus ou moins efficace, mais c’est pas non plus comme si je lui avais donné des raisons de le faire non ?

Elle commence à m’agacer. Cette attitude hautaine de madame je-sais-tout est plus qu’insupportable. Elle veut faire sa maligne à peine arrivée ? Pour qui est-ce qu’elle se prend ? Madame en a vu de belles donc ça lui donne le droit de tout juger au premier regard ? Ces gens sont les pires, ceux qui écrasent sans même avoir de remords, ceux qui ne tendront jamais la main, mais qui n’hésiteront pas à traîner à tes pieds si le besoin s’en fait ressentir.

Son doigt sous mon cou est la goutte qui fait déborder le vase. Je laisse libre court à la colère qu’elle a sut réveiller en moi, celle que j’avais pu étouffer et calmer avec le temps. Le vent se lève juste autour de nous, et je sais déjà que quand je vais parler, ma voix sonnera plus grave et inquiétante que ce qu’elle a l’habitude d’être, ah, ces ondes sonores…

_ Je te conseille de retirer ta main. Tu trouveras d’autres petites gamines dans ton genre dans le hall. Je suis certain que tu t’entendras à merveille avec elles. Parcontre, aussi sotte que toi, ça, ça va être compliqué. Si tu pouvais juste aller mourir dans ton coin, ça m’arrangerait.

Je prends mes affaires et m’écarte, mes pas prenant la direction de la bibliothèque, finalement, j’y aurai été tranquille dès le départ, ça m’apprendra à vouloir prendre l’air. Il ne me manquait plus que ça, me faire agresser sans raisons apparentes, y a franchement des dérangés dans ce bas monde.



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