Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Rendez-vous sous les étoiles ? (PV Aaron W.)
Dim 13 Sep 2015 - 2:01
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“Le désespoir, un vocable creux inventé par les gens qui ne regardent jamais les étoiles.”
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Clic. Clic. Clic. Ce son ne cesse de se produire, tandis que tu es sur les toits. Clac. Clac. Clac. Lui aussi, il est nerveux, à peine audible, dissimulé dans d'autres clac. Le bruit d'une souris, et d'un clavier. Tu es monté sur le toit, car c'est le plus simple, pour pirater en paix. Rien de bien grave, juste de quoi s’entraîner, pour pas perdre la main... Ah, ce n'est pas très crédible, n'est-ce pas ? Non, ça ne peut l'être, pas avec toi... C'est juste... Par automatisme, que tu fais cela. Parce que tu ne sais pas faire autre chose, pas vraiment. Tu n'as pas envie de jouer, alors, pour ne pas laisser tes doigts mourir avec toi, tu les laisse vivre sur le clavier. Et autant dire qu'après avoir piraté des banques, ici, c'est plus qu'un jeu d'enfant. Tu ne regardes même pas les infos que tu collectes. Tu cherches tout tout en ne cherchant rien... C'est compliqué, dans ta tête. Tu t'occupes, en somme.

Puis, un piratage ne se fait pas aussi vite que les autres. Tu lèves un sourcils, d'étonnement. Tiens, aurions-nous quelqu'un de doué en informatique ? Ou qui en tout cas, semble savoir ce qu'est se protéger un minimum des intrusions externes. Ton regard se perds dans les codes, tandis qu'un semblant de sourire habite tes lèvres. Enfin un jeu intéressant. Tu te demandes combien de temps cela te prendra, pour détruire sa protection... Et au bout de quelques minutes, c'est fait. Pas un grand système non plus, mais il a eu le mérite d'essayer. Tu souris, fier cyber criminel de ton pays. Ce n'était pas pour rien que tu étais là, globalement. Si tu n'avais pas eu ce talent là, tu n'aurais jamais su.... Si tu n'avais pas su ce qu'était l'informatique, l'ombre à côté de toi n'en serait plus une. Mais tu es trop concentré sur ton écran pour y penser. Comme si tu en avais envie. Il faut cesser, parfois, de se trouver des excuses, tu sais...

Mais, tu ne veux pas juste t'arrêter là. Après tout, il était encore tôt, la température était bonne, comme ton semblant d'humeur. Il ne faut pas trop t'en demander, tout de même. Alors, tu tapes des lignes, forment des codes, et renvoie tout sur l'ordinateur concerné. Si tu voulais, tu pourrais savoir instantanément qui est cette personne... Mais il n'y aurait plus de plaisir, n'est-ce pas ? En fait, ce que tu fais est bien simple. Un message s'affiche sur l'écran de la personne, avec un petit bruit et des couleurs plutôt... Flashy. Le truc qu'on peut pas rater, qu'on soit devant son pc ou non, en somme.

"Bonsoir, inconnu. J'ai beaucoup aimé les quelques protections de ton ordinateur. Si jamais tu es d'un naturel curieux, je me trouve sur les toits, à l'ouest. Moi, je le suis, en tout cas, de te rencontrer. Au pire, je sais où te trouver !
À tout de suite ? :3"


Le petit smiley, c'était pour te donner un semblant de charisme... Enfin, tu crois ? Ça ressemble à un furet, en tout cas. Alors, tu l'aimes bien... Un adorable petit furet, même.Tu ne penses même pas au mal-être que pourrait ressentir la personne, de savoir son ordinateur et son intimité ainsi violé. Non, ça ne t’effleure pas même l'esprit. C'est bien trop ancré en toi. Et puis, pour apprendre ainsi, tu as dû en subir, des attaques, des DDOS et autres saloperies de ce genre. Le souvenir de ton parcours t'arrache de nouveau un filet de sourire. Celui qui semble si doux, qui te correspond si bien. Celui dont on ignore la réelle signification.

Et te voilà donc, à regarde le soleil se coucher, doucement, au loin. Il fait encore bon et beau, à cette période de l'année. Tu aimes bien cet instant de flottement, car c'est le seul que tu peux t'accorder réellement, sans crème solaire. Le seul qui ne soit pas dangereux, pour ta si délicate peau... Tes tâches, t'as beau les aimer, c'est parfois contraignant. Voilà pourquoi tu es plutôt un oiseau de nuit. Un produit de la lune. Tu fermes ton ordinateur portable, n'en ayant plus besoin, maintenant que l'invitation est lancé. Rangé dans le sac, en attendant. Tu ne sais même pas s'il viendra, l'autre. Mais comment pourrait-il, alors qu'il y avait une adorable tête de furet, pour l'y inciter ?

Personne ne peut résister à la tête de furet.



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Dim 13 Sep 2015 - 11:34
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C'est bien, de pouvoir passer son aprem' hors de chez soi, et de squatter chez quelqu'un en ayant l'impression d'être à la fois débarrassé de ses contraintes et de sa fatigue. Pas de prise de tête, je crois ; avec Gaetano, c'est toujours un peu compliqué, mais on avance, bien que ce ne soit encore que pas à pas, et on ne recule plus. Le calme. On sourit, on papote, on s'affale sur le canapé pour une partie, comme les gosses qu'on est encore malgré les responsabilités, et on pense pas qu'y a un an on était encore en mission, à récupérer des Masters qui venaient de se faire enlever. Ces derniers temps, j'ai eu envie de jeter tout ce que je possédais encore à ce sujet. Les lieux précis des bases, leur configuration, leur hiérarchie. Les documents que l'on a mis tant de temps à récupérer et qui attendent maintenant, sagement, dans des dossiers du sous-sol. Personne ne connaît leur existence, me dis-je. Ce serait bien si les seuls exemplaires étaient là-bas, rajouté-je. Des dossiers papiers que personne ne pourrait atteindre, seulement en parcourant le dédale de couloirs sous nos pieds. Et au moins, ce ne serait plus de ma responsabilité. Je suis las, vous savez ?

Alors une fois de retour chez moi, quand mon portable vibre par a coups dans le salon, sur la table basse, et que je me retrouve à fixer l'écran de mon ordinateur d'un air... perplexe au sortir de la salle-de-bain, je suis bien contraint de repenser à tout ça. Je vieillis, mais ça veut pas dire que je suis sage. La confiance qu'on me porte est à la fois un bienfait et un fardeau. Mais c'est encore la seule manière que j'ai de me rendre utile, maintenant que les missions sont reléguées à l'arrière-plan. Je songe avec amertume, tente de ne pas fermer les yeux devant le message hautement agaçant qui s'affiche sur le moniteur. J'ai juste pris une douche, putain. Une douche. Il pouvait pas attendre cinq minutes de plus, que j'lui explique en face que c'est mal de tripoter la propriété des autres ?

Légèrement saoulé, je désactive l'alarme sur mon portable et éteins net mon PC. J'essuie rageusement mes cheveux dans ma serviette, en me retenant de foutre le feu à l'appareil - celui-ci semble capter mon trouble, mais il n'ajoute rien. Il n'a pas pu aller trop loin dans son exploration. Pas vrai ? J'aimerais éviter de développer une nouvelle paranoïa, maintenant que je me suis débarrassé de l'ancienne. Juste comme ça. Et l'envie de le rencontrer, sans trop en dire, pour voir. J'me dis que ça pourrait être un coup de la sensitive qui squatte régulièrement mon appart' ; elle sait que ça me fait rager mais il me semble qu'elle s'est jamais vraiment introduite dans le coin des données sensibles. Elle soudoie juste un peu l'appareil pour avoir sa coopération. (Et le pire, c'est que ça marche. Bordel...)

Habillé, je ressors et planque mon téléphone dans la poche arrière de mon jean, avant de tirer une cigarette et de l'allumer d'une étincelle. J'avais dit que j'arrêtais de fumer ? Nop. Pas moyen.

Le trajet jusqu'à l'institut se fait dans le calme, je crois. Lentement, surtout. Je monte les marches menant au toit sans me presser, amer mais curieux. Ce n'est pas comme si j'avais quelque chose de prévu, ce soir. À part corriger des copies, j'entends... Silencieusement, j'ouvre la porte et laisse courir mon regard sur le toit. Repère une silhouette solitaire, et décide que c'est celle de l'auteur de ma cyber-attaque. Je m'approche d'un pas qui se veut léger, mains dans les poches.

- Généralement, on a la décence de laisser un petit pseudonyme aux gens lorsqu'on leur adresse un message de ce type. Heureusement que je suis pas épileptique, hein. T'es fan des années disco ?

Ouais, ben, zut, hein, je suis super zen d'abord.

Je m'étire, puis je m'assois à côté de lui. Lui tends mon paquet de clopes quand j'en reprends une.

- T'en veux ? Désolé, elles sont pas rose fluo, je comprendrai que t'en veuilles pas, j'ajoute en retenant un sourire sardonique, concentré sur le détail de son visage atypique.
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Dernière édition par Aaron Williams le Sam 19 Sep 2015 - 15:06, édité 1 fois
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Dim 13 Sep 2015 - 12:28
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“Le désespoir, un vocable creux inventé par les gens qui ne regardent jamais les étoiles.”
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Tu distingues des bruits de pas, au loin, qui semble provenir des escaliers qui mènent au toit. Simple coïncidence, ou alors l'appel du furet à été le plus fort ? Tu ne t'en inquiète pas plus que ça, et attends patiemment. Et puis, tu le sauras bien assez vite, après tout. Ça se rapproche, un autre bruit encore, différent de ceux de tout à l'heure. Ca te plait b ien, comme son. Tu te dis que c'est ton invité, qui arrive. Au mieux, il est bon joueur et vient pour rire, au pire, un coup de pied au cul et tu passes par dessus la balustrade ? Cette pensée t'arrache un micro sourire, alors qu'une voix se fait entendre. Tu tournes ta tête, observes l'arrivant. Il a une bonne tête, une sympathique. Un sourire doux habite encore tes lèvres.

"- Ah, désolé, je n'ai pas de pseudonyme... J'évite de signer mes crimes. Tu hausses les épaules, convaincu par cette politique. Revendiquer quelque chose, c'est prendre le risque que ça puisse se retourner contre soi. Mais si j'en avais un, ça serait Furet, je crois... Tu repenses au smiley furet. Adorable petite créature. Ah, tu as la bouche ouverte, il est temps de rajouter quelque chose, non ? Les couleurs ne t'ont pas plus ? Si je dois te réinviter, je tâcherais de penser à mettre une petite musique en bonus, du genre... YMCA."

Cet homme est tout à fait sérieux. C'est vrai, quitte à pirater, autant que ce soit festif... Et c'est ainsi qu'on encourage un imbécile qui fera une petite danse tout en ayant la possibilité de connaître une bonne partie de votre vie... Au moins, ça te fera travailler tes capacités de danseur qui sont, faut l'avouer, absolument nul. Presque un cliché, sur ce point-là... Et encore, tu ne sais même pas faire le robot. Une vraie honte, pour un informaticien. Tu pourrais au moins aimer les calculettes. Ah... Enfin.
Tu hoches la tête quand il te propose une cigarette, et en attrape une, dont tu enlèves le filtre. Oui, c'est bizarre, mais tu es vaguement 'parano' sur celui-ci... Et puis, pourquoi filtrer quelque chose dont on sait pertinemment que c'est du poison, quoi qu'il arrive ? Autant assumer, et fumer directement, sans pseudo protection.

"- Merci, ça fera l'affaire, promis... Tu allumes la cigarette, avant de lui tendre la main. Je m'appelle Tjay Ahmès. Enchanté... Monsieur qui n'aime pas le disco ?"

Ah oui, mince. Le coup de la 'menace' dans le message perdait un peu de sa prestance, quand t'as même pas pensé à regarder au moins le nom, dans les informations que tu avais pu pirater... Un vrai boulet, qui aurait difficilement pu faire super méchant dans une série... Non, tu aurais été du côté gentil, toi. Si le Centre t'étais pas tombé dessus avant. Bah, tant pis, tu te dis qu'il pensera très fort que tu n'es qu'un imbécile, et ça te va. T'aimes bien qu'on te prenne pour un idiot. Parce que tu trouves toi-même que tu en es un. Généralement, Jenny te mettait une petite tape derrière la tête, quand t'y pensais. Mais ça, tu t'en souviens 'plus'. En attendant, tu peux récupérer ta main, et fumer tranquillement.

"- J'imagine que tu dois pas être mauvais en cours d'informatique du coup, Aaron ? Tu tournes la tête vers lui, le visage légèrement amusé. Ou bien, ce n'est pas toi qui a pu mettre les protections sur ton ordinateur, peut-être ?"

Cette possibilité t'amuses, il faut l'avouer. Au moins, il est venu, c'est toujours ça de pris... Même si tu te demandes pourquoi tu souhaites de la compagnie, soudainement... C'est vrai ça, pourquoi ? La question s'invite dans ton esprit, sans que tu puisses y trouver la réponse rapidement... C'est pas vraiment ton genre, en fait... Puis, tu revois le ciel, et tu te dis qu'il fallait partager ça avec quelqu'un... N'importe qui, même si ce n'est pas Toumaï... Surtout pas elle, n'est-ce pas ? Quel paradoxe. Un tourbillon de sentiments contraires, en permanence.

"- Cela fait longtemps, que je n'avais pas regardé un coucher de soleil ainsi... On ne prends pas souvent le temps d'apprécier les choses simples, n'est-ce pas ? Tu renifles légèrement, avant de tourner la tête de nouveau dans sa direction. Tu sens bon. C'est quoi, comme parfum ?"

Tu ne cesses de te perdre dans tes propres pensées, il faut bien le comprendre. Et elles changent, en permanence. Va savoir à quoi tu pourrais bien penser, dans la seconde qui va suivre. Tout peut passer, dans ta tête.. Enfin, tout, tant que ça ne commence pas par la lettre J... Si tu avais pu, elle aurait même été effacé de ton vocabulaire, cette lettre. Ainsi, tu ne pourrais même plus parler de toi. Plus de 'Je'. Plus de toi.



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Dim 20 Sep 2015 - 23:32
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Honnêtement, je sais pas trop pourquoi, mais la gueule de ce mec me revient pas. Il sourit en me voyant, et si je n'étais pas aussi profondément las, je crois que je le prendrais mal. Comme une provocation de plus. J'me rassure un peu en disant que s'il avait cherché à lire mes fichiers, il ne ferait probablement pas cette tête. Ou peut-être que si, peut-être. Il a l'air amusé, joueur. Il aime sûrement le défi. Moi, ça ne m'amuse pas vraiment. 'Faut vraiment que je me débarrasse des trucs compromettants avant que ça dégénère. Alors j'm'installe à côté de lui en lui parlant, sur un ton calme qui me correspond rarement. Sûrement est-ce simplement la fatigue…

- YMCA… J'suis malheureusement pas un fan des villages people. Et franchement, le rose et l'orange fluo clignotant, c'est vraiment du mauvais goût, je déplore sur un ton faussement dramatique.

Au passage, c'est pas un peu con de dire qu'on signe pas ses crimes quand on invite sa victime à vous rencontrer ? Surtout quand on est effectivement sur les lieux du rendez-vous… Soit ce type n'a rien à faire de sa vie, soit il est masochiste. Après, il est novice ; il est peut-être pas là depuis longtemps, et ça expliquerait un peu pourquoi il cherche à aller à la rencontre des autres, comme ça. C'est un beau mec, songé-je aussi en lui tendant une clope, un sourire au coin des lèvres. Il l'attrape, et enlève le filtre. Je l'observe faire sans rien dire, allumant la mienne d'une petite étincelle électrique et la laissant se consumer lentement. Dehors, c'est calme. Les élèves sont retournés en cours récemment. Ils sont un peu plus crevés, et moi, ça m'arrange de ne pas devoir les supporter en cours et en dehors. La joie d'être prof, vous savez…

- Aaron, je m'amuse un peu. Disons que je n'aime le disco qu'à partir d'un certain nombre de verres.

Tjay Ahmès… C'est quoi comme origine, Asie mineure ? Il en a pas trop le physique. Mais en même temps, avec ses mèches plus claires, je pourrais pas trop dire. De toute manière, pour ce que ça m'intéresse…

Il parle, et je garde le regard levé vers le ciel qui se teinte des couleurs plus chaudes du crépuscule. Ses mots me font étirer un rictus qui aurait pu s'apparenter à un sourire s'il n'avait pas été empli d'une telle moquerie. C'est aussi un peu grinçant, j'imagine. J'ferme les yeux un instant, tente de faire le vide dans ma tête.

- J'dirais que je me débrouille. Et crois-moi, si ça avait pas été moi, t'aurais pas pu entrer dans mon ordi, je ris. J'aime pas laisser les autres toucher à mes affaires, mais ça veut pas dire que je suis infaillible. De toute manière, il fait bien ce qu'il veut.

C'est pas comme si je pouvais comprendre une foutue machine, de toute manière, hein. J'papote avec, mais je dois être celui qui comprend le moins comment ça fonctionne. (De toute manière, moi je triche, je peux lui demander de s'auto-protéger tout seul, c'est pas du talent ça… Dépression quand tu nous tiens !)

Un temps, je me laisse admirer la vue comme l'homme assis à côté de moi. Un sourire s'étire sur mes lèvres. Je m'apprête à répondre que les choses simples sont celles qui passent généralement inaperçues, mais m'interromps lorsqu'il reprend la parole. Je le fixe un peu, hausse un sourcil et manque d'éclater de rire. Je me contente de m'allonger sur le sol, les yeux fixés en l'air.

- Ah, je sais pas. Ça doit être mon shampooing, j'en ai pas mis avant de partir. J'imaginais pas que ce serait un rendez-vous galant, je me moque légèrement.

Puis je dévie mon regard sur lui. Bon, j'avoue que j'étais pas venu sur le toit depuis perpette. J'déprime tellement depuis mon retour des vacances, vous imaginez pas… C'était cool le Mexique… Là-bas aussi y avait de jolis couchers de soleil… Et Gae qui avait son flingue dans sa valise, mais ça c'est un détail.

- J'aimerais éviter de devoir courir après les pirates informatiques, donc ce serait cool si ton hobby te guidait vers d'autres ordis. Genre ceux de la salle commune, ils sont sympa… Ils se sentent seuls…



HRP : Désolée j'ai pas été très présente niveau RP cette semaine i_i *malade depuis jeudi* Au passage, t'en fais pas ! (et j'ai beaucoup aimé la fin du rp avec la justification pour l'utilisation du "tu", c'est vraiment pas bête comme idée **)
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Dim 28 Aoû 2016 - 17:44
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Oh, un air de défi vient de se faire entendre. Tu es quelque peu intéressé par celui qui aurait des protections capable de te résister réellement. Tu clignes légèrement des yeux, attentif mais... Il n'en dit pas plus. Zut, raté pour cette fois. Pourtant, t'aurais bien aimé savoir qui et où aller le trouver pour faire ça. Tu hausses une épaule tout en recrachant ta fumée.

"Hum... Heureusement que j'ai touché à rien, alors."

Après quelques observations et que ton odorat a fait des siennes, tu te poses donc désormais de la marque de son shampoing. Ça fait lui fait des cheveux doux, aussi ? Un léger coup d'oeil de nouveau sur les moches du jeune homme pour évaluer ce point-là aussi. Ça fait longtemps que tu ne fais plus attention à la marque que tu utilises, il est vrai. Mais tandis que tu vogues dans un océan shampoigneux, il reprend à son tour pour revenir à l'informatique.

"Hein ?" Tu clignes des yeux, les rebaissant par là-même sur son visage. Puis, ton cerveau revient à la situation présente. Ça finit par faire tilt. "Ah ? Je suis peut-etre déjà passé par ce réseau-là ? Je ne sais pas. Je n'ai pas regardé, hum." Pirate en mousse, visiblement. "Ça ne m'intéresse pas tellement, ce qu'il peut y avoir dedans. Ce n'est pas ce que je cherche."

Tu reviens enfin aux étoiles qui apparaissent de mieux en mieux à vos regards. La question revient dans ta caboche : que cherches-tu, Tjay Ahmès ? Tu perds ce sourire de façade, vide de sens. À quoi bon ? Tu n'as plus envie de faire semblant. Car après tout, ce n'est pas ce que tu veux non plus. Ton humeur repart dans le rouge tandis que tu soupires solitude et fumée. Ton coeur s’empoisonne autant que tes poumons.

"... Désolé... Je ne sais pas ce que je cherche..."

Le ton de la voix est plus faible, s'excusant lui-même de se faire entendre. Ta main libre vient se perdre entre très mèches plus tellement douces. Le soleil d'Arabie a plus d'une fois abîmé ce cuir-là aussi. Tu es tout aussi vague que vide. Comme pour te justifier, tu reprends.

"Tout semble toujours aussi fade ?" D'un geste lent, tu viens écraser le reste de ta cigarette. "Je ne sais pas pourquoi je t'ai donné rendez-vous." Tu te refermes, d'un coup. Sans pour autant bouger plus de là. Tu n'esquives aucun geste pour te lever, pour partir. "Je n'avais aucune raison de le faire..." C'est vrai. Le sursaut de vie s'est envolé. "... Tu n'étais pas obligé..."

Aaron peut enfin reprendre la parole s'il le souhaite après t'avoir écouté remettre ta coquille. Mais va-t-il le faire ? Tu souhaites tout autant oui que non. Tu n'as pas envie d’être seul, à cet instant. Mais tu l'as finalement cherché, cette solitude, alors, il faut l'assumer. Le toit te paraît tout aussi accueillant que le vide qu'il peut offrir. Tu mords ta lippe, ramène la senestre pour te gratter le bouc. Ça s'agite, dans ta cervelle.

"... Qui es-tu, Aaron ?"

Ou comment paraître con, si on te suit pas un minimum. Qui a dit qu'un furet sous forme humanoïde ne pouvait pas être retors, lui aussi ?  Mais la vraie question serait déjà celle de savoir qui tu pourrais être encore après avoir perdu jusqu'à ton ombre, sur la route.



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Jeu 6 Oct 2016 - 12:45
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Ce qu'il recherche, ce n'est pas ce qu'il y a dedans, alors ? La chose me paraît aussi incongrue que s'il venait de m'apprendre qu'il ne respirait pas. Si on entre dans un ordinateur, c'est qu'on veut une information. Si on entre dans des dossiers protégés, c'est qu'on veut les consulter. Ou peut-être simplement voir, comprendre ?… J'ai du mal à envisager l'idée qu'on puisse agir de la sorte simplement pour s'amuser. Simplement pour occuper le temps et l'espace, faire passer l'univers un peu plus vite peut-être, juste une occupation. Pour moi, tout ça a toujours été un outil. Un outil d'espionnage, et peut-être aussi une source d'esclavage. Quelque chose qu'on m'a imposé et que j'ai fini par m'imposer moi-même, avec le temps, l'habitude, le manque de volonté peut-être aussi. Il tient qu'à nous d'avancer pour se débarrasser des boulets qu'on traîne ; et ça, c'en est peut-être un…

En face, l'homme semble perdu dans ses pensées. Il passe par plusieurs stades, évolution ou révolution, pour atterrir dans le flou. J'allais lui demander ce qu'il cherchait, mais la réponse vient avant la question.

Beaucoup de choses se passent pendant le temps où il reste silencieux ; tout comme pendant celui où il se met à parler. Interroger, l'un et l'autre, comme s'il cherchait une réponse auprès de moi, une réponse qui lui échappe totalement.

— Wow, je lâche après un temps. Je sais pas trop quoi répondre à tout ça, je souris.

Y a un autre silence, je m'appuie un peu en arrière et finis par m'allonger sur le toit. Au-dessus, les étoiles scintillent et nous sourient doucement. Rieuses et moqueuses. Pourtant, elles sont douces.

— C'est con à dire, mais... Je suis qui je suis ? Celui que j'ai cherché à être ? Enfin, non, pas vraiment. C'est compliqué.

Un sourire en coin.

— Qui est-ce que tu es, toi ?

La question peut paraître stupide, mais je ne sais pas quoi en dire. Je ne sais pas non plus ce qu'il cherche à savoir.

— Pour te répondre... Enfin, répondre à ce que tu disais tout à l'heure, tout n'est pas fade. Au début ça l'est, puis il y a des couleurs qui se mêlent aux ombres. Et ça devient plus beau, plus intense, plus lumineux aussi parfois. Mais ce n'est pas fade. Tu es là depuis peu, non ?

Un temps d'arrêt.

— Dans notre monde, on est obligés de faire que ce qu'on s'oblige soi-même à faire. Enfin, c'est ce que j'aimerais croire. J'aurais pu ne pas venir, mais j'étais curieux, j'suppose. C'est pas une mauvaise chose.

Le vent souffle un peu, il fait un peu plus froid. Je laisse mon esprit naviguer.

— C'est vraiment agaçant, je finis par ajouter avec un demi rire. Que tu répondes à toutes mes questions avant que je les pose.

Je me sens un peu décontenancé. Je n'aime pas ne pas réussir à lire dans la tête des autres.


HRP : Bon, désolée pour le temps que j'ai mis à poster, mais j'ai eu un peu du mal à m'y remettre xD je dis un peu n'importe quoi, alors si c'est un peu trop décousu dis-le moi !
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