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[Terminé] Quand le poisson n'est pas encore au supermarché... [Elio]
##   Dim 18 Oct 2015 - 18:25

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Aujourd'hui, lorsque je me suis réveillée, j'ai senti que j'avais besoin de solitude et de calme. Je savais que ça arriverait et je suis déjà contente d'avoir tenu jusqu'à maintenant. Je me suis donc dépêchée de m'éclipser hors du camp. Pour ne pas me perdre, j'ai décidé de longer le lac. Ainsi, j'aurai toujours un point de repère et puis, je serai aussi visible pour les autres. Il ne manquerait plus qu'ils commencent à me chercher. Je lâche un rire nerveux. J'imagine la scène tout en observant l'eau sublimée par les rayons du soleil naissant. Oui, je me suis levée tôt ce matin...

Je m'arrête à une vingtaine de minute du campement, lorsque j'aperçois un rocher plat au bord de l'eau. Après avoir tester sa stabilité, oui, j'aimerais éviter de tomber dans le lac, pas que l'eau me fasse peur, mais je n'ai jamais été une très bonne nageuse... disons que je flotte, plus que je nage... et puis l'eau doit encore être froide à cette heure. Je finis donc par m'asseoir, en tailleur, et je commence mon activité préférée : penser ! Mon regard se perd dans la surface paisible du lac, tandis que mon esprit se tourne vers Elio. Je ne lui ai toujours pas parlé, enfin pas vraiment. On a échangé deux-trois mots, mais rien de plus que des banalités. J'aimerais tant lui prendre un peu de son temps, comme ose le faire les autres. J'ai même remarqué qu'il s'était rapproché d'Ariana. Je sens la jalousie qui pointe le bout de son nez, mais je la rejette avec vigueur. Je n'ai le droit de prétendre à rien du tout, rien.

Je chasse ces pensées qui me tournent trop souvent dans la tête à mon goût et reporte mon attention sur l'étendue d'eau. Je remarque que depuis mon rocher, je peux observer quelques poissons. Je m'amuse à les suivre. Je les trouve gracieux en un sens. L'eau est leur allier. Ils ne luttent pas contre elle, contrairement à moi. Je ris. Voilà que je me compare à un poisson. Je me demande si Elio ressent une connexion spéciale avec ces animaux. Je secoue la tête. C'est un peu bête comme réflexion. Est-ce que j'ai un lien spécial avec les oiseaux simplement parce qu'ils volent ? Non, je sens leur mouvement dans l'air, c'est tout. Ça doit être pareil pour les Eaux et les poissons. Hmmm, peut-être qu'en tant que Morphe par contre... Je lui poserai la question une fois... une fois...

Je retiens un grognement. Il faut toujours que je revienne vers lui. Ça m'énerve, car même si je ne veux pas l'admettre, cela me rend triste. Pour me changer complètement les idées, j'ouvre le petit carnet que j'ai pris avec moi et décroche le stylo de la doublure. Ma main s'active. Je ne réfléchis pas trop et note ce qui me vient à l'esprit : quelques mots sans connexion logique entre eux, une phrase ici, un gribouillis là, ... oui, je dessine assez mal. Soudain, un craquement de branche me fait sursauter. Mon carnet s'élance dans les airs pour retomber avec grâce... dans l'eau. Le stylo a pris un autre chemin, mais j'ignore lequel, car je me suis retournée vivement, par réflexe, et me trouve face à Elio qui tient une canne à pêche dans les bras. Je ne peux m'empêcher de rougir. Mon regard se pose alors sur la surface mouvementée du lac, puis revient vers mon camarade. Mon cœur bat la chamade.

- Désolée, je crois que j'ai effrayé les poissons.

Sourire gêné... halala, c'est bien parti cette histoire.



merci Haley


Dernière édition par Selvi Sayanel le Dim 3 Sep 2017 - 12:33, édité 1 fois
##   Sam 14 Nov 2015 - 14:10

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    Elio a mit un réveil ce matin, tôt. Il a prévu d'aller au lac pour aller pêcher quelques poissons. Il s'est rapidement rendu compte que les autres de Terrae n'avaient sûrement jamais beaucoup campé auparavent. Ils ne savent pas trop se débrouiller et il n'a rien contre manger des aliments en boîte mais au bout d'un moment disons que ça devient un peu lassant. Il n'a rien dit aux autres. Il ne sait même pas si ils sont au courant de sa passion pour la pêche, ni au courant du fait qu'il avait emmené sa canne pour l'occasion.

    Le réveil sonne. Il s'habille rapidement et sort de la tente. Il fait déjà jour et plutôt bon, pourtant il est encore tôt alors il reste persuadé qu'il doit sans doute être le premier levé. Il prends son matériel et file vers le lac tranquillement. Il marche un peu, il essaye de s'éloigner du camp et de trouver un coin pratique et tranquille. Soudain il aperçoit une silouhette assise au bord du lac. Il est surpris. Il n'est visiblement pas le premier à être levé en fait. Elio hésite. Doit-il aller lui parler ? Si autrefois ils avaient une bonne complicité, maintenant il y a plus de la gêne. Et puis il se dit qu'il peut au moins la saluer. Il n'est pas spécialement discret mais lorsqu'il marche sur une branche qui craque la demoiselle est surprise, lâchant alors les affaires qu'elle avait dans les mains. Un carnet s'élance dans les airs et un stylo fait de même mais retombe sur l'herbe. Le regard de l'italien croise celui de Selvi. Il est troublé par les émotions qu'il y trouve alors il sursaute à son tour. Ils détournent tous deux les yeux. Gênés. Le footeux l'entends s'excuser d'avoir effrayé les poissons. Elio se sent un peu bête mais réponds juste:


    Non non ce n'est pas grave, excuse-moi. Je voulais juste te saluer avant ma pêche.

    Un silence s'installe...Puis il se baisse, ramasse le crayon, le tends vers la demoiselle en ajoutant:

    Tiens, désolé pour ton carnet. Je crois qu'il est tombé dans l'eau et à mon avis il ne doit pas être en très bon état.

    Un nouveau petit silence et il rajoute alors dans un doux sourire:

    Si tu veux tu peux venir pêcher avec moi ? J'ai déjà repéré une petite barque un peu plus loin que je comptais tester. Enfin si tu veux...Ne te sens surtout pas obligé...Je ne voudrais pas te déranger plus longtemps...

    Il tripote son matériel de pêche un peu gêné. Mais n'est-ce pas le bon après tout pour eux deux d'enfin se reparler après tout ce temps ?



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##   Jeu 7 Jan 2016 - 21:37

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Elio me rassure et s'excuse à son tour. Je retiens un rire, peut-être un peu nerveux. Est-ce qu'on est toujours comme ça, à demander pardon à l'autre constamment ? Si on nous observait, on trouverait sans doute ça ridicule. Je souris timidement lorsqu'il me tend mon stylo. Je suis contente qu'il soit venu vers moi, même si je crève de trouille de savoir comment nos retrouvailles vont se dérouler. Je sais, je suis parfois (souvent ?) pleine de contradictions...

Je tourne brièvement la tête pour jeter un regard mon carnet qui flotte à la surface du lac.

- Ne t'en fais pas. Il était neuf, je n'avais même pas encore rempli une page, donc ce n'est pas une grande perte.

Je lui souris pour le rassurer cette fois. Certains pourraient trouver étrange que je me soucie si peu d'avoir perdu un objet neuf, mais ce que je trouve important, c'est le contenu, pas l'emballage. J'ai eu une bonne intuition d'acheter un nouveau carnet pour ces vacances à la montagne. Je me demande comment j'aurais réagi à la perte du cahier que j'ai laissé bien au chaud dans le tiroir de mon bureau à Terrae. Je frissonne rien que d'y penser.

Il y a, à nouveau, un petit silence. Je ne sais pas trop quoi lui dire... non, soyons francs. Je suis tellement heureuse d'avoir ce petit moment privilégier avec lui, que j'ai peur de briser ce silence. C'est donc lui qui reprend la parole pour me proposer d'aller pêcher avec lui. Mon cœur rate un battement. Je tourne la tête pour observer la barque, mais ne la voit pas d'ici. C'est sans doute une petite embarcation. Est-ce vraiment une bonne idée d'accepter une telle proximité ? J'en meure d'envie, mais est-ce que c'est vraiment le moment ? Alors qu'il se rapproche d'Ariana ? Ou peut-être... non, je n'en sais rien. Je pourrais imaginer des milliers de scénarios possibles, mais aucun, probablement, ne correspondrait à la réalité et le résultat ne serait que de m'infliger de la souffrance. Je repose mon regard sur lui avec un sourire. Ce moment est à moi et je souhaite en profiter, alors pour une fois, je cloue le bec à mon imagination débordante et je tâche de vivre l'instant présent.

- Oui, avec grand plaisir.

Avant de le suivre, je me sers d'un bâton pour ramener mon carnet vers le rocher et le sors de l'eau. On ne pollue pas la nature ! Et puis, ça me fera un souvenir de plus à cacher dans mon placard en attendant la prochaine soirée mélancolique de mon existence.



merci Haley
##   Lun 8 Fév 2016 - 1:04

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Elio avait pas mal hésité avant de faire le premier pas vers Selvi, parce qu'il était d'une nature timidie il est vrai, mais surtout parce qu'il avait un peu peur de ce moment. Peur d'être ridicule. Peur de ne pas savoir quoi dire. Peur d'être maladroit. Peur de la déranger aussi, un peu.
Mais prenant son courage à deux mains, il s'était avancé vers la demoiselle pour la saluer, être au moins poli. Et puis secrètement ce moment pourrait peut-être lui apporter quelques satisfactions ?
Il ne savait pas bien ce qu'il s'était passé entre eux fait. Etaient-ils amis ? Des connaissances ? Des êtres entichés l'un de l'autre ? Il n'aurait su mettre de mot sur cette relation. Ils avaient tout d'abord appris à faire connaissance, ça c'était plutôt bien passé ; et puis ils s'étaient revus de manière assez régulière pour courir. Et puis plus rien. Il savait qu'elle avait eu un accident et qu'elle avait finit à l'hôpital mais il ne savait pas ce qu'il s'était passé exactement. Aurais-tu du aller la voir là-bas ? En vérité il avait eu su tout cela un peu tard, puis c'était sentit idiot d'y aller plus tard. Alors il n'avait rien fait...Et depuis ils semblaient s'éviter l'un l'autre avec minutie.

Mais il fallait briser les silences, il fallait aller de l'avant, et puis notre petit italien il l'aimait bien la jolie brunette. Et il n'avait pas vraiment envie de couper les ponts.
En allant la saluer, il l'avait surprise et tout ce qui étaient dans les mains de Selvi s'étaient envolés en l'air, seul le crayon était récupérable, alors il s'était excusé, il ne pensait pas causer autant de dégâts en vérité.
Elio est cependant rassuré en voyant le petit sourire de sa camarade lorsqu'il lui rends son crayon, un sourire c'est un peu avancer n'est-ce pas ? Et elle le rassure quand à son carnet qui n'avait pas encore eu le temps de servir.


C'est dommage qu'il n'est pas pu être utilisé quand même. Si tu veux je t'en offrirais un pour me faire pardonner.

Il sourit doucement. Et il sait que Selvi n'a pas besoin qu'il lui offre ce carnet, mais il en a envie. Il veut lui offrir un remplaçant à ce pauvre carnet mouillé.
Et puis le silence s'installe. C'est un instant de douceur, sans gêne. Il ne se passe rien et pourtant a cogite dans les deux boîtes crâniennes.
Elio qui souhaite alors reprendre contact avec Selvi lui propose de l'accompagner pêcher. Il ne sait pas si la proposition peut l'intéresser, mais il peut lui apprendre si elle ne connaît pas et puis c'est l'occasion pour qu'ils repassent un peu de temps ensemble. Il est tellement persuadé intérieurement qu'elle va refuser, qu'il est presque surpris lorsqu'elle accepte. Soudain il est un peu gêné, en pensant qu'ils vont aller pêcher rien que tous les deux. Heureusement la brunette à ce moment-là repêche son carnet trempé. Cela laisse un peu de temps à Elio pour se reprendre.


Et bien dans ce cas c'est partit ! La barque est par ici !

Enfin si ses souvenirs sont bons. Soudain un doute l'envahit. Il ne sait en fait pas vraiment si la barque est encore en état, elle a l'air plutôt abandonnée, et si jamais il s'était trompé et qu'il n'y avait pas de barque par ici ?
Il essaye de ne pas montrer son malaise et commence à marcher en longeant le lac, scrutant l'étendue bleutée du regard. Il faut qu'il la voit cette barque !
Après avoir un peu marché, c'est comme un mirage lorsqu'il voit l'objet en bois qui flotte. Il sourit doucement. Ouf !
Il s'approche de la barque, pose son matériel et tout en scrutant le vieil objet en commençant à monter dedans pour la tester il dit:


Je vérifie juste que tout est ok, je ne voudrais pas me rendre compte qu'il y a un problème quand on se sera éloignés.

C'est marrant il y a même une rame. Une seule. Pas bien belle mais utilisable. Bon tout à l'air d'aller. Alors il sort de la barque, pour prendre son matériel et l'installer. Puis, il mets une jambe dans le petit bateau, l'autre toujours sur la terre ferme et il ajoute à l'intention de sa camarade l'air soudain confiant et souriant, un brin rieur:

Si mademoiselle veut bien se donner la peine.

Il lui tends sa main pour l'aider à monter. Avec ses deux jambes il empêche que la barque ne s'éloigne de trop. Lorsque la demoiselle entre, il sort complètement de la barque, détache la corde, l'enroule autour de son bras et saute doucement dans la barque ce qui la fait tanguer, cela a toujours fait rire Elio alors il laisse s'échapper un rire. Pour les non-habitués ça peut être un peu plus effrayant. Il prend la rame, s'installe et commence à ramer doucement. Alors il demande gentiment à Selvi:

Tu as déjà pêché ?

Après tout il n'en sait rien du tout. Puis pour continuer à discuter et partager sa passion il ajoute:

Dès fois je pêche directement au bord, mais je préfère le faire en barque. J'aime bien la sensation d'être sur l'eau, on a plus de sensations. Et puis on ne pêche pas toujours la même chose qu'au bord, c'est moins prévisible.

Il rame encore un peu. Ils se sont déjà bien éloignés du bord, mais il sait où il veut aller. Son regard se partage d'ailleurs entre elle, sa rame et la jolie invitée qui l'accompagne...



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##   Dim 28 Fév 2016 - 21:26

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Lorsqu'Elio me propose de m'acheter un nouveau carnet, mon premier réflexe est de refuser, mais je ne dis rien et réfléchis. Son sourire me fait réaliser que je dois accepter et que j'en ai envie. Je suis certaine que ça lui fera plaisir et il se sentira sûrement moins coupable de m'avoir faite sursauter. Alors je lui retourne son sourire et hoche la tête pour lui signaler mon approbation.

- Merci. C'est gentil.

Je ne pense pas que l'Eau se rende compte de la chance qu'il a, si on peut dire ça comme ça. Je ne sais pas exactement comment l'expliquer, mais je suis persuadée d'avoir bien agi. J'ai généralement beaucoup de mal à accepter la gentillesse des gens à mon égard, ou leur aide, mais là non. Je crois que j'aime lorsque ça vient de lui. Mon orgueil se tait, je n'ai pas honte ou de gêne. L'amour a des pouvoirs étranges que je découvre constamment.

Je suis Elio lorsqu'il m'y invite. J'ai un peu d'appréhension, je dois l'avouer, de me trouver seule avec lui, mais surtout de me trouver au milieu du lac sur un bout de bois. Je n'aime pas trop être sur l'eau. J'ai toujours peur de tomber, de ne pas avoir mon fond et... de couler. Est-ce que vous avez déjà expérimenté le fait de quasiment vous noyer ? De sentir qu'on a plus la force de nager, mais qu'on est encore loin du bord ? Les muscles commencent à faire mal, la respiration s'accélère, on nage moins bien, on boit la tasse, on étouffe et ça empire, on a les poumons en feu, on n'a nul part où se retenir, se laisse un répits, on sait que si on s'arrête, on coule et on meure, on se sent soudain seul et on commence à paniquer... Moi si... et franchement, je ne voudrais revivre ce sentiment pour rien au monde. Si cela avait été avec quelqu'un d'autre, j'aurais certainement refusé, mais je lui fais confiance. Le Morphe ne me laissera pas me noyer. Je souris à la bizarrerie de cette pensée. Ça serait cocasse quand même et franchement désagréable.

Je reporte mon attention sur mon ami lorsque nous arrivons à l'embarcation. Je le laisse faire. Il vérifie l'étanchéité de la barque à ce que je comprends. Oui, ça serait bête de remarquer un trou une fois au milieu du lac. Je lui souris. Je le trouve adorable. Il me tend sa main. Je n'hésite pas. Elio se charge des derniers préparatifs et me rejoint en sautant dans l’embarcation, ce qui la fait tanguer. Je me cramponne malgré moi, mais me calme lorsque je l'entends rire. Il a l'air heureux d'être là. Je tâche de me détendre tandis qu'il se met à ramer.

- Non, jamais.

Ma réponse à sa question est peut-être un peu courte. J'hésite à lui dire ce que je ressens vraiment vis-à-vis de la pêche. Je me retrouve soudainement empruntée et ne peut cacher ma gêne. En fait, je ne l'ai pas vraiment suivi pour l'activité, mais bel et bien pour passer un moment avec lui. Je doute que la chasse aux poissons m'intéresse. J'imagine déjà ce que je vais ressentir en sortant ce pauvre petit être de l'eau, le condamnant à s'étouffer et devant abréger ses souffrances en lui brisant le crâne. Enfin, pour autant que les poissons aient un crâne..., mais si je me souviens bien, il faut leur donner un coup de bâton pour les achever. Je frissonne. Dans quelle galère je me suis embarquée ?! Comment est-ce que je pourrais faire comprendre à Elio que je ne suis pas contre la pêche, mais que je me vois mal le faire moi-même ? Je suis toujours impressionnée de voir qu'il y a des gens capables de le faire. Je me demande si je me laisserais crever de faim plutôt que de me faire violence, si je me retrouvais perdue dans la nature. Je préfère ne pas y penser.

Le Morphe continue sans sembler percevoir mon trouble. Tant mieux. J'arrive à lui sourire. Il faut que je me sorte de cette situation délicate rapidement, sinon je n'arriverai pas à apprécier ce moment comme je l'aimerais. Je suis vraiment bête et dire que je ne me suis doutée de rien. Je ne pensais pas me connaître si mal que ça. Je réfléchis à ce que je peux ou ne peux pas lui dire. Lui avouer que ce n'est pas pour la pêche que je suis là est au-dessus de mes forces et certainement inapproprié. Autant lui avouer tout de suite que je l'aime. Je vois déjà la scène, surprise, puis silence gêné. Génial... Donc il faut que je trouve une alternative adéquate. Je ne veux pas lui mentir, en tout cas rien lui dire de faux, mais je risque « d'oublier » de lui révéler certaine chose. Oui, c'est sans doute mieux comme ça. Je vais essayer de tourner ça de la meilleure manière possible. Je prends une profonde inspiration.

- Euh, Elio ? En fait, erhm.

Allez, je peux le faire.

- Je ne suis pas certaine d'avoir envie de pêcher.

Euuh, ce n'était pas vraiment ce que je voulais dire, pas comme ça. Holala, vite vite, une idée, faut que j'enchaîne, que je répare la bêtise que je viens de faire.

- Je veux dire... Je ne suis pas certaine d'être capable de le faire... émotionnellement je veux dire !

Et tu creuses... et tu creuses. Tout va trop vite. Je n'ai pas assez de temps pour réfléchir.

- Mais je suis ravie de pouvoir te regarder faire ! C'est chouette d'avoir une telle passion.

J'ai ajouté ça trop précipitamment. Toute ma tirade maladroite est un désastre. Qu'est-ce qu'il va penser maintenant. Je l'ai déçu, j'en suis sûre. Il devait se réjouir de partager sa passion avec moi, de pouvoir m'apprendre quelque chose peut-être. Bon sang, est-ce que je suis obligée de tout gâcher ? On est quasiment au milieu du lac en plus. S'il m'en veut, le retour va être pénible. Je joue nerveusement avec mes doigts et baisse les yeux. Et voilà comment nos retrouvailles se seront terminées sur un échec, un manque de tact de ma part. En plus, je suis sûre, qu'en plus d'être déçu, il va s'en vouloir de m'avoir proposé de l'accompagner, ou alors il ne va plus rien comprendre. Il va se demander pourquoi j'ai accepté... AU MON DIEU ! Il va tout comprendre ! C'est certain ! Il va faire le lien. Les battements de mon cœur s'accélère. Et le pire, c'est que je ne peux pas fuir, je ne peux rien faire, rien. Enfin, je pourrais sauter de la barque, mais non. Je ne suis pas désespérée à ce point. Je n'ose plus le regarder. Mes yeux semblent chercher fébrilement les poissons, mais je ne vois rien. Je suis trop stressée, perdue dans mes pensées chaotiques. Mes mains deviennent moite. Comment est-ce qu'il va réagir ? Il va être gêné, c'est sûr, surtout s'il s'intéresse à Ariana. Je ferme les yeux un instant pour ne pas devenir malade. Tout cette agitation interne est insupportable, mais ce n'est rien comparé à cette pensée qui me frappe de plein fouet. J'ai tout gâché, tout, tout...



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##   Lun 21 Mar 2016 - 1:11

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Elio sourit lorsque Selvi accepte son offre. Très bien ! Lorsqu'il rentrera à Terrae sa mission sera de trouver un carnet à la hauteur de la jolie brune !

L'italien a invité sa camarade sans trop y réfléchir, spontanément. Et puis sur le chemin il doute. Il n'est pas bien sûr que ce genre de choses puisse vraiment plaire à son amie, après tout il n'y a pas tellement de gens que cela qui aime pêcher, et alors du côté féminin c'est clairement pas du tout populaire...Il est rassuré en retrouvant la barque et en constatant qu'elle est en bon état et que ce n'était pas juste son imagination. Alors il se sent plus en confiance. Il essaye de détendre l'atmosphère en essayant de la faire sourire. Ca marche. Ca lui plaît. Il aime voir naître ce sourire timde aux coins des lèvres de la jolie terraenne.
Il ne perçoit pas le moment de malaise de la demoiselle lorsqu'il saute dans la barque et qu'elle tangue légèrement. Il est déjà en train de viser le point où il veut se rendre pour pêcher.
Il a appris avec son père. En compagnie de sa famille bien sûr. Ils ont toujours tout fait ensemble. Le camping, la pêche, les matchs de foot, les fêtes de famille, les balades. Tout se faisait toujours ensemble et ça lui avait toujours paru normal même si ils étaient beaucoup. Quand même une famille de huit ça ne passe pas inaperçue !
Et puis il avait eu la passion. Plus que ses frères et sœurs. Il avait été passionné par le foot et la pêche tandis que certains préféraient les jeux vidéos, le dessin, le chant, la lecture.

Elio demande à Selvi, si elle a déjà pêché, sa réponse lui paraît un peu brusque et courte, il est surpris. Juste un « non, jamais ». Son regard vert perçoit le malaise de la jeune femme même si il ne le comprends pas. Qu'a-t-elle ? Que se passe-t-il ? Elle n'aime pas la pêche ? Alors il ne réponds rien sur le moment, parce qu'il ne sait pas quoi répondre, ça le laisse perplexe.
Et puis elle reprends la parole. Elle est semble mal à l'aise, presque nerveuse. Et soudain, comme ça, de but en blanc elle lui annonce qu'elle n'est pas certaine d'avoir envie de pêcher. L'italien est sûr les fesses. Il s'arrête de ramer un instant en plantant son regard dans le sien pour essayer de la comprendre, de déchiffrer ce qu'elle veut dire.


Mais euh...pourquoi ? Pourquoi avoir accepté alors ?...

Alors oui au début il avait été presque sûr qu'elle aurait refusé son invitation, mais elle l'avait accepté alors là ça le surprenait. Il se sent un peu perdu. Et puis elle l'éclaire en lui disant qu'elle n'est pas certaine d'être capable de le faire, mais qu'elle serait ravie de le regarder faire. Alors Elio se sent bête d'avoir eu cette première réaction, il lâche un petit rire et réponds:

Ah mais tu n'es pas obligé de tuer les poissons si tu ne veux pas hein ! Je ne vais te forcer !

Il lui sourit doucement. Il aurait aimé la rassurer un peu plus, mais il ne sait comment il peut le faire, alors il ne fait rien. Il s'est inquiété vite et pour rien. L'effet Selvi sans doute.
Elio arrête de pagayer et laisse la barque s'immobiliser toute seule, puis annonce fièrement:


Et bien nous voilà arrivés ! On est au milieu ! Ou presque. Bon alors installons tout ça...

A la fin il se parle un peu à la lui-même. Il commence à tout installer, triture la canne pour qu'elle soit bien mise, sort tous un tas de pots avec différentes choses à l'intérieur. Il opte pour le faux-appat. Il a bien quelques vers dans un pot mais il n'est pas bien sûr de la réaction de Selvi et il ne voudrait pas l'effrayer dès le début. Puis il montre à Selvi le faux-appat et lui explique:

Tu vois ça c'est un faux appat. Il en existe des tonnes et en fonction de leur forme on peut avoir différents poissons. Ensuite on lance la ligne d'un bon coup de poignet dans l'eau comme ça.

Dit-il en faisant l'action. Hop une partie du bouchon disparaît dans l'eau. Et maintenant l'attente. La partie que la plupart des gens n'arrivent pas à apprécier. Alors avec une petite moue sur le visage il annonce:

Bon maintenant ça peut être long...Et puis je ne sais pas du tout si il y a beaucoup de poissons dans le coin...

Lui ça ne le dérange pas, et puis il est en bonne compagnie. Un truc le tracasse quand même. Leur prédécente conversation lui revient en tête. Il a l'impression de faire fausse route, comme si il avait raté quelque chose...Il ne sait pas trop comment dire ça...Il ne veut pas la vexer...

Ca ne t'ennuie pas ce que je dis ?...Je veux dire la pêche ça ne t'intéresse pas trop n'est-ce pas?...

Il n'a pas réfléchit à ce qu'il allait dire, il réalise alors qu'il parle...Alors ça veut dire qu'en fait la pêche, elle s'en fiche ? Ca le peine un peu...Mais elle a au moins l'honnêteté de lui avoir dit et ça il ne peut pas lui reprocher. Un peu brusque, il ajoute:

Je préfère que tu me le dises clairement plutôt que tu me mentes. J'ai horreur des mensonges et des menteurs.

Bon, ça plombe un peu l'ambiance, mais il veut qu'elle sache. C'est sa partie sombre à lui. Derrière ce sourire timide, ce regard gêné et ces incessants rougissements, se cache un jeune homme meutri par le mensonge. Un seul mais si gros et si important qu'il a détruit ce qu'était sa vie. Si gros que c'est pour ça qu'il est arrivé ici. Si gros qu'il va lui falloir encore du temps avant de vraiment l'oublier...



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##   Mar 29 Mar 2016 - 0:07

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Au début, Elio réagit exactement comme je m'y attendais : incompréhension totale, confusion. Mon malaise est tel que j'en suis presque malade. Cependant, la suite de mon discours semble avoir un effet positif. Il me sourit... il me sourit ! Et me rassure en m'informant que je n'aurais pas besoin de tuer de poissons si je ne le souhaitais pas. Je n'en crois pas mes oreilles. Alors, c'est tout ? C'est fini ? Il n'a pas compris ce qui se passait réellement dans ma tête ? Je me trouve tellement stupide d'avoir fait tout ce cinéma. Comme à chaque fois, je panique pour rien et je me gâche la vie. Je tâche de me détendre. Il faut que je me calme. Pourtant, quelque chose me dit que ce n'est pas encore fini. Mon comportement exagéré n'a pas pu le laisser indifférent. Peut-être m'en touchera-t-il un mot plus tard, je ne sais pas. Ce qui m'inquiète, c'est que je n'ai aucune idée de quoi lui dire pour me justifier. Panique à propos de la pêche, vraiment ? C'est tellement ridicule. Je suis tellement ridicule. Je suis vraiment une gamine ! Et dire que je viens d'avoir dix-neuf ans, mais je me comporte comme si j'en avais dix ! J'angoisse pour un rien. Cette pensée me frappe de plein fouet. Je me suis toujours considérée comme quelqu'un de timide avec une imagination débordante, mais jamais comme une personne angoissée, pourtant c'est bien ce que je suis : peur de parler aux autres, peur de prendre des décisions, peur de décevoir, peur d'être abandonnée par les gens que j'aime, ou que j'ai aimé. Je repense à mon père, Jenny, ma mère... J'ai peur de mon passée, peur de l'avenir, peur du présent, peur de tout, de tout... C'est bizarre de réaliser ça pleinement aujourd'hui, ici, avec Lui. Je me sens soudainement lasse, fatiguée de tout ça. J'avais espéré que mon accident, le fait d'avoir frôlé de peu la mort, me changerait. On dit que les gens qui subissent ce genre de traumatisme vivent ensuite la vie au jour le jour, trouvent certaines choses futiles, s'arrêtent à l'essentiel, revoient leur priorité, retrouve une nouvelle vitalité...  pour moi, j'ai l'impression que ça a juste empiré les choses. Cela a augmenté mes angoisses, mon insécurité, mon manque de confiance en moi...

Le Morphe arrête la barque et se prépare pour la pêche. Il en profite pour m'expliquer ce que sont les faux-appâts et lance sa canne. Le voir si détendu, me rassure. Je ne le lâche pas du regard, profitant de la vue et de cet instant de répit. Je trouve ça chouette et il a l'air tellement passionné. J'aime le voir comme ça. Il déjà quelque chose de beau qui m'attire. Il m'annonce finalement qu'il ne nous reste plus qu'à attendre. Je souris légèrement. Je sens toujours comme une menace en arrière-plan et n'arrive pas à me détacher de ce mauvais pressentiment, sans parvenir à mettre le doigt sur ce qui cloche précisément. Elio répond, soudainement et sans s'en rendre compte, à mes interrogations muettes. Sa question me laisse interdite. Qu'est-ce que je dois répondre à ça ? Honnêtement ? C'est vrai que la pêche n'a jamais été un de mes centres d'intérêt, mais j'aime l'entendre en parler et puis, je suis suffisamment curieuse pour apprécier les quelques informations qu'il partage avec moi. Je dois cependant avouer que je risque de me lasser au bout d'un moment, mais pas suffisamment tôt pour gâcher cette journée. Je m'apprête à lui répondre, lorsqu'il enchaîne. Mon sang se glace. Je sens tout de suite que j'ai touché un point sensible sans le vouloir. J'ai fait une erreur. Je pensais avoir tout gâcher, mais c'est faux, pas encore du moins, mais j'ai, à présent, un choix à faire, une décision cruciale à prendre. Je peux encore rattraper tout ce désordre, ce chaos que j'ai créé. Il me reste une infime possibilité. Il me faudrait quinze secondes de courage, juste quinze secondes. Cela m'arrive parfois, rarement, mais alors je me jette à l'eau, un quitte ou double, je mets mon cerveau sur off.

Je le fixe toujours, la bouche ouverte. Je finis par détourner le regard vers le lac. Est-ce que je peux vraiment lui dire toute la vérité ? Il m'a posé une question à laquelle je pourrais répondre sans prendre de risque, mais sa remarque tourne en boucle dans ma tête. Il a horreur du mensonge et j'ai compris, sans savoir comment, que c'est quelque chose de vraiment important pour lui, capital. Son regard peut-être ou le ton de sa voix... peu importe, j'en ai la certitude, ça suffit. Mais est-ce que taire une partie de la vérité, c'est mentir ? Je n'ai pas encore réussi à démêler cette question. Une intuition me dit que, si ce n'est pas un mensonge, il n'empêche que ça peut blesser quelqu'un s'il découvre plus tard la supercherie. Après, il y a mensonge et mensonge bien sûr. Je ne sais pas... J'ai l'impression que je me cherche des excuses, une échappatoire pour ne pas avoir à dévoiler mon secret. Seulement quinze secondes de courage. J'ai survécu à des attaques de scientifiques, j'ai surmonté une dépression, voir deux si on compte celle qui m'a faite venir à Terrae, j'ai réussi à vivre dans un enfer pendant plusieurs années, pourquoi n'arriverais-je pas à lui révéler la vérité ? Ce n'est pas si terrible que ça, non ? Et puis, je n'ai pas honte de ce que je ressens. C'est vrai, après tout ! N'ai-je pas le droit au bonheur, moi aussi ? Pourquoi ne pourrais-je pas au moins essayer ? Que ce que je risque après tout ? Un refus, oui ça me ferait mal, l'abandon, encore... Je me sens à nouveau mal, nauséeuse. Le stress me brouille la vue, mais ne m'empêche étonnamment pas de réfléchir. J'ai envie d'essayer, mais j'ai tellement peur de le perdre définitivement. Allez, je n'en mourrais pas ! Il faut que je me secoue les puces, que je trouve ce courage enfuit au fond de moi. Je pense avoir traversé pire et je me suis redressée à chaque fois ! Mes pensées vont soudainement vers Ariana et je sens de la jalousie à son égard, mais je réalise que je n'ai, en fait, aucune certitude à son sujet. Et si je m'étais à nouveau faite des idées ? Je ne sais plus. Je ne veux plus réfléchir à tout ça, plus me faire du mal. Je veux grandir, me sortir de cette spiral infernale. Estime de soi, où te caches-tu ? Confiance en soi, pourquoi m'as-tu désertée ? Et dire que je n'ai pas toujours été comme ça. Il y a une époque où je n'étais pas si sombre, si éteinte, si vide. Terrae a comblé une partie du vide, mais de loin pas tout. Je suis encore une âme en morceaux, comme la majorité des étudiants de l'école, si ce n'était tous. Peut-on guérir vraiment ? J'ai des doutes, mais au moins peut-on essayer de panser nos blessures.

Soudain, je me sens plus mature, plus apaisée. Mon ventre se dénoue, mais les tremblements de mes mains ne s'estompent pas. Ce n'est pas la première fois que je prendrais la bonne résolution d'être moins timide, de moins écouter mon imagination, mais à cet instant, mon raz-le-bol est si intense que je pense avoir franchi un cap. Je peux le faire. Je peux changer, vraiment. Et si je n'y arrive pas seule, alors je dois me faire aider. Si j'étais seule, je crois que je me mettrais à pleurer de frustration devant mon impuissance, mais je ne le suis pas et je ne veux pas de cette partie de moi. Je veux que l'adulte qui se tapit en moi surgisse et prenne le relais. Je veux vivre !

Je repose mon regard changé, déterminé sur Elio, plus sereine. Je veux changer ! Et cela commence maintenant. Mon cerveau se met sur off. Je me lance.

Quinze secondes de courage

-En fait je ne t'ai pas tout dit.

Treize secondes.

- C'est vrai que la pêche n'est pas l'un de mes centres d'intérêts, même si j'aime t'entendre en parler.

Neuf secondes.

- J'avais envie de passer du temps avec toi.

Sept secondes.

- Aussi étonnant que ça puisse paraître, je t'aime.

Quatre secondes

- Mais je comprends que ça ne soit pas réciproque. Ça fait des mois qu'on ne s'est pas revu et puis il y a Ariana, alors je comprends.

Et voilà, c'est dit.

Finalement, je me sens un peu soulagée, cela m'a apaisé de le lui dire. Je n'ai plus peur qu'il le découvre au moins, mais j'appréhende un peu sa réaction. Mes mains tremblent moins, mais elles sont moites. J'ai sans doute été trop franche pour le coup. Ma respiration s'accélère légèrement.

- Je suis désolée, je ne voulais pas te mentir et te blesser. C'est juste que... je n'osais pas te le dire.

Je reprends mon souffle. J'ai peur que ma voix tremble, mais elle tient le coup. Il faut croire qu'il me reste quelques miettes de courage cachées à quelque part.

- Mais je préfère préfère te perdre parce que je t'aime, plutôt que pour un mensonge.

Pendant un court instant, je n'étais plus cette gamine apeurée, paralysée de terreur, mais la femme que j'aurais dû être ou, du moins, un aperçu d'elle. J'ai lutté pour ne pas détourner le regard pendant ma déclaration, mais je finis par craquer, non pas par gêne, mais par peur de voir son regard se modifier. J'ai peur d'y voir la surprise remplacée par le dégoût, une gêne profonde ou pire, qu'il commence à se moquer de moi. Je sais pourtant qu'Elio n'est pas comme ça, mais les traumatismes sont tenaces, que voulez-vous ! Je me souviens la dernière fois que j'ai eu ce même élan de courage. J'avais dix ans et j'avais eu le béguin pour un garçon d'une classe de plus que moi. C'était juste après mon déménagement. Je n'étais pas encore complètement mise à l'écart, c'est pour ça que j'ai osé. Non, en fait, lors de ces moments, je ne réfléchis plus vraiment. Je stress énormément avant et après, mais pendant, mon cerveau se met sur off et je passe en mode action. Finalement, cela a été horrible. Il s'est moqué de moi et a averti tous ses copains. Un pas de plus vers l'enfer. C'était avant Jenny, un nouveau pincement au cœur. Je me demande ce qui se serait passé si elle n'était pas arrivée dans ma vie. Serait-je venue à Terrae plus tôt ? Aurais-je craqué avant qu'on vienne me chercher. Je frissonne et préfère ne pas y penser. Mon regard s'est, encore une fois, perdu sur l'eau tranquille du lac.

Je rassemble une dernière fois mon courage. Je pose mes yeux sur Elio et lui souris. C'est toujours la tempête à l'intérieur, mais j'ai envie de lui donner un signe que quoi qu'il me dise ce n'est pas grave. J'y survivrai. Quoi qu'il arrive, il est temps que j'arrête de subir la vie et que je me prenne en main, vraiment. Je me ferai aider s'il le faut, je me le répète pour l'ancrer dans mon esprit, car je veux avancer, sortir du miasme dans lequel je patauge depuis bien trop longtemps. Si mon ami m'offre effectivement le carnet qu'il m'a promis, je sais déjà à quoi je vais l'utiliser. Ce sera un livre spécial, une thérapie, un bâton sur lequel s'appuyer, un guide. Mon nouvel avenir.



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##   Ven 1 Avr 2016 - 1:34

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Lorsqu'Elio s'est levé ce matin, il n'avait absolument aucune idée de ce qui allait bien lui arriver. Il n'avait aucune idée que cette journée serait un peu plus différente des autres, un peu plus spéciale.
Après tout il est tombé sur Selvi par hasard, il a combattu sa propre gêne pour aller lui adresser un salut, et puis de nouveau à tout hasard il l'avait invité à pêcher avec lui. Parce qu'il l'aime bien et qu'il voulait renouer le contact ; mais il ne pensait pas que cela se ferait de cette manière, aussi directe.

Ils sont au beau milieu du lac, quelque part perdu au Japon pour une petite semaine de camping entre terraens. Elio est content. Il est heureux de pouvoir partager ce moment avec la jolie demoiselle, elle entre un peu plus dans son monde ainsi. Et il regrette ces instants où tout était si simple pour eux, à l'époque où ils se posaient moins de questions et où tout était complètement naturel.

Et puis elle a ce malaise qu'il perçoit mais qu'il ne comprends pas. Alors il se dit qu'il s'inquiète pour rien et en rit. Mais après quelque minute il réalise qu'il n'arrive pas à s'en défaire, il a besoin d'en savoir plus, alors pour une fois il est direct, il ne tourne pas autour du pot. Il veut savoir. C'est important pour lui. Parce qu'elle est importante à ses yeux et qu'il a déjà l'impression de l'avoir un peu perdu. Alors il ouvre une faille douloureuse, il lui demande de dire la vérité. Parce qu'il sait que le mensonge ça fait trop mal et qu'un petit entraîne un plus gros à la suite et cet enchaînement fini détruit tout.

L'italien regarde l'eau un peu pensivement lors de sa question. Puis il sent que quelque chose se trame dans l'esprit de sa camarade alors il lève son regard verdoyant vers lui. C'est comme si elle se battait contre elle-même durant quelques furtives secondes. Il n'attends pas quelque chose d'important. Il veut juste qu'elle lui dise concrètement ce qu'elle pense de la pêche et pourquoi elle a accepté son invitation. Mais ce n'est en rien un ultimatum.
Il voit soudain le regard noisette qui change, il est désormais déterminé et sans pose sur lui sans sourciller, avec beaucoup de profondeur alors il rougit un peu. Juste légèrement en haut des pommettes. Ces quinze secondes vont être horriblement courtes et longues à la fois, le faisant passer par tout un tas d'émotions en un temps record.

Tout d'abord Selvi lui dit qu'elle ne lui a pas tout dit, alors il fronce un peu les sourcils en attendant la suite, froncement qui disparaît lorsqu'elle lui avoue que même si elle n'est pas fan de pêche, elle l'aime l'entendre en parler, qu'elle veut passer du temps avec lui, Elio sourit doucement. Et soudain la surprise. Vraiment. Il s'attendait sûrement à tout un tas de choses mais pas à ça. Elle vient de lui dire qu'elle l'aime. Et lui il est comme tétanisé. Aucun son ne sort de sa bouche. Il reste là comme un idiot complètement abasourdi. Parce qu'il n'avait absolument aucune idée que ça pouvait être possible. Comment tomber amoureux de lui ? Elio n'a jamais vraiment eu de relations amoureuses. Enfin si un peu plus jeune, mais c'était pour le jeu, pas pour l'amour. Alors il ne sait pas comment il doit réagir, ce qu'il doit dire, ce qu'il doit faire, si il doit faire quelque chose.
Puis, il est de surprit. Elle mentionne Ariana. Hein ? De quoi elle parle ? Que vient faire Ariana dans cette histoire ? Il essaye de comprendre, et puis soudain il comprend cette petite moue. La jalousie. Elle est jalouse d'Ariana ? Il ne comprends pas bien pourquoi, ce n'est pas vraiment comme si ils étaient vraiment proches. Oui ils s'entendent mieux depuis l'autre nuit mais c'est tout. Ariana n'est pas son type. Parce que son type c'est le genre de Selvi. Les demoiselles douces, gentilles qu'il se sent en capacité de pouvoir protéger, lui le grand gringalet pas très costaud. Bon il est vrai que Mitsuki ne correspondait pas complètement, parce qu'elle était forte mais sinon elle était de son type, c'était pour cela qu'il avait eu le béguin. Enfin c'était ce qu'il croyait. Avec le temps il se demandait bien si il avait vraiment eu autre chose que de l'affection amicale pour elle.

Selvi reprend la parole et s'excuse, elle ne voulait pas le blesser ou lui mentir, ajoutant qu'elle préférait le perdre plutôt que de lui mentir.
De nouveau les pomettes du garçon s'empourprent tandis que la jolie demoiselle tourne un peu la tête. Et lui cet andouille il n'a toujours pas prononcé un mot, parce que tout est allé trop vite, que tout s'est enchaîné. Il veut agir. Son cœur bat la chamade contre sa poitrine. Il ne veut pas la blesser, ni lui mentir. Alors il se rapproche un peu en se penchant vers elle. Il prend sa main dans la sienne. Il sait qu'il a la main moite, mais il faut qu'il fasse abstraction. Il cherche son regard, il cherche un contact visuel. Puis dans son voix sérieuse il lui réponds:


Je...pardon...Je ne m'attendais pas à ça pour ne rien te cacher. Je...Je ne suis pas indifférent à toi...Au contraire...mais...mais je ne sais pas si je peux vraiment parler d'amour...Je veux dire, je n'en sais rien...Je ne sais pas analyser tout ça, tout ces sentiments en moi. Je sais que j'ai beaucoup d'affection pour toi. Je ne veux te perdre. Je ne veux pas que tu t'éloignes de moi. Mais je ne pourrais pas te dire ces mots que tu m'as dit. Je ne suis pas prêt...Je crois que c'est trop tôt de mon côté.

Il n'a pas détourné les yeux malgré sa rougeur. Doucement il relâche sa main puis repense à ce qu'elle lui a dit sur Ariana, alors il se permet dans un petit sourire:

Par contre je n'ai pas compris ce qu'Ariana venait faire là-dedans. Je veux dire ce n'est pas comme si on était vraiment proches. On se connaît depuis cette semaine et puis on est tout juste copains.

Il veut la rassurer, de ce côté-là il n'y a vraiment pas de risques.
A ce moment-là, la canne il l'oublie complètement, le poisson n'a plus rien d'important à côté de ce qui est en train de se passer. Un peu mal il ajoute:


Tu sais au fait je ne savais pas trop comment le faire, mais, je voulais m'excuser. Pour ne pas être venu. En fait je l'ai su très tard pour ton hospitalisation et ce qui t'es arrivé. Alors je ne me sentais pas de débarqué comme ça d'un coup. Je ne trouvais que j'en avais le droit, j'avais peur que tu crois que je t'avais oublié...Bon ne pas apparaître du tout ça n'a pas du aidé mais...bref excuse-moi.

Il aimerait la prendre dans ses bras, pour la rassurer, pour se rassurer, mais il n'ose pas. Et puis la situation est pas forcément idéal. On peut dire qu'être sur une barque c'est trop romantique ça n'a en vrai rien de bien pratique, surtout avec du matériel de pêche...
Un peu brusquement il ajoute:


Je veux bien qu'on essaye. Je veux dire qu'on fasse comme font les couples. Qu'on sorte ensemble. Non j'en ai vraiment envie.

Il est déterminé malgré ses joues colorés. Ce type agit comme un enfant. On a du mal à croire qu'il a déjà dix-huit ans. Il agit comme une ingénue. Alors il se dit qu'il parle trop, qu'il veut lui montrer que ce qu'il ressent c'est vrai. Même si il ne peut pas lui dire qu'il aime, il a des sentiments pour elle, qui ne veulent que s'affirmer. Alors doucement il s'approche un peu plus, il ne la lâche pas du regard. De sa main il lui range une mèche de cheveux derrière l'oreille avec douceur. Il se stoppe. Il rapproche son visage de celui de la demoiselle et pose ses fines lèvres sur les siennes plus pulpeuses. C'est doux. C'est fruité. Il n'ose pas faire plus, alors il recule un peu son visage. Il voudrait lui dire que tout ça c'est vrai. Mais il ne sait pas pourquoi il n'y arrive pas. Peut-être qu'il a déjà trop parlé. Et alors maintenant il n'a absolument aucune idée de ce qui va bien pouvoir se passer.


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##   Mer 29 Juin 2016 - 23:31

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Tout en lui souriant, j'essaie de lire sur son visage ce qu'Elio ressent, pour me donner un indice, savoir à quoi je dois m'attendre, me préparer. Il se rapproche un peu de moi et prend ma main. Je ne bouge pas, tétanisée. J'ai peur de tirer des conclusions hâtives, de me faire de faux espoirs. Malgré toutes mes interrogations, mon visage reste serein et je rougis lorsque nos regards se rencontrent. D'abord ses mots ravivent la tempête qui s'était un peu calmée en moi, puis c'est le calme plat, alors que mon cœur s'emballe. Il n'est pas près, mais me laisse penser qu'un jour prochain, peut-être... Le Morphe relâche un peu ma main et me rassure aussi par rapport à Ariana. Décidément, il faut vraiment que j'arrête de me faire des films pour un rien. Quand je pense que j'étais jalouse des sourires qu'ils s'échangeaient parfois, ou simplement de les voir discuter un peu. En fait, je crois que j'étais surtout jalouse de voir l'aisance qu'elle avait à lui parler, alors que je crevais de trouille rien que d'y penser.

Puis il me parle de mon hospitalisation. Je grimace légèrement. Il s'excuse, alors qu'il n'a pas à le faire. En fait, je suis soulagée qu'il ne soit pas venu. Bien sûr, cela m'aurait certainement fait du bien de le voir, mais j'aurais eu honte qu'il me voie dans cet état. J'étais pathétique. Je ne veux pas qu'il ait cette vision de moi, alors tant mieux que ce se soit passé comme ça.

Elio marque une courte pause, puis ajoute, un peu brusquement, qu'il a envie de sortir avec moi. Mon cœur rate un battement et mon système respiratoire se fige pendant quelques secondes. Ai-je bien entendu ? N'ai-je pas rêvé ? Un sourire se dessine sur mes lèvres. Je savoure cette sensation de bonheur qui se répand dans mon esprit. Les mots me manquent, pourtant j'aimerais crier ma joie, le remercier aussi de me rendre si heureuse. Comme dans un songe, je le sens se rapprocher davantage de moi. Le Morphe ne me quitte pas des yeux et je ne romprais ce lien pour rien au monde. D'un geste de la main, une caresse, il replace une de mes mèches de cheveux. Je retiens mon souffle un instant, submergée par un flot d'émotions encore jamais ressenti. Après ce qui semble être une courte hésitation, nos lèvres se rencontrent. Mon premier baiser. C'est magique. Le contact est rompu bien trop tôt à mon goût, mais je me contente de sourire. Il faut savoir ne pas abuser des bonnes choses, comme on dit. Et je sais que je n'oublierai jamais ce moment.

Un silence s'installe, je ne quitte pas Elio des yeux. J'ai presque peur que tout ça disparaisse, que je me réveille en sursaut dans ma tente, mais non, je sais que tout est réel. Je devrais peut-être dire quelque chose, mais rien ne vient. Je n'en ai même pas envie. Je souhaite juste savourer cet instant. Cependant, je sais que l'absence de bruits, de sons, peut aussi être très pesant, alors je casse la magie, en espérant ne pas la dissiper totalement.

- Je suis heureuse, merci.

Il me semble que c'était plus un murmure qu'autre chose. Un doux sourire s'est dessiné sur mon visage.

- Je suis vraiment contente de t'avoir suivi et d'avoir finalement osé te dire ce que je ressens. J'espère juste que je ne vais pas tomber à l'eau.

Je ris. En effet, ça serait bête ! Je caresse doucement sa main dans la mienne, tandis que j'engage la conversation. Après tout, il m'a annoncé qu'il ne nous restait plus qu'à attendre, alors autant discuter et apprendre à se connaître davantage ou parler de sujets qui nous passionnent que de se regarder dans le blanc des yeux sans rien dire.

- On fait quoi si on n'attrape pas de poissons ? Je veux dire, comment on sait qu'on va en attraper ou pas ?

Je marque une courte pause.

- Et je ne demande pas ça parce que je m'ennuie ou quelque chose dans le genre. C'est de la curiosité.

Un nouveau sourire. Je détourne le regard un instant pour contempler le lac. Je n'y vois aucun mouvement, mais cela ne veut pas dire grand-chose. Je pourrais me pencher pour mieux voir, mais je préfère éviter de faire tanguer la barque. Je me demande si mon pouvoir pourrait m'aider, mais je renonce à essayer. Il y a effectivement des gaz dissous dans l'eau, enfin je crois. Il me semble avoir entendu ça, une fois, en cours de chimie. Mais je doute de réussir à les ressentir avec mon don. Ça serait pourtant vachement cool, trouver les poissons en cherchant l'oxygène qu'ils utilisent pour respirer. Enfin bref, je m’emballe.

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##   Dim 24 Juil 2016 - 20:20

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Tout cela c'est inattendu...Vraiment...Elio n'a absolument aucune idée sur ce qui est en train de se passer...Enfin si un peu, mais disons qu'il en contrôle pas vraiment complètement la chose. C'est si brusque, si soudain, si...si quoi. Quand elle lui a tout dit il n'a pas vraiment hésité dans ses paroles. Parce qu'il n'a pas réfléchit, parce que tout cela c'est sorti naturellement. C'est sans doute l'une des premières fois qu'il réfléchit aussi peu pour quelque chose d'important, mais il faut croire qu'avec lui, lorsque ses sentiments le dépassent, il a tendance à agir intuitivement et ne plus y réfléchir avant.

Il a cette impression que les mots qu'il utilise ne sont pas les bons, il se sent maladroit, il a l'impression qu'il se sert lui-même bien mal, mais il n'arrive pas à mettre les mots justes sur ce qu'il ressent, alors il fait de son mieux. Il sait bien que ses paroles le trahisse sur son manque d'expérience en la matière. Mais cela ne semble pas gêner Selvi. Ses magnifiques grands yeux noisettes sont posés sur lui. Il ne peut y échapper, et pour tout dire il ne veut pas s'enfuir, il voudrait rester à leur merci encore plus.

Ce moment semble comme hors du temps. L'italien se dit qu'il a été compris quand malgré sa maladresse il voit le petit sourire sur les lèvres de la demoiselle. Et puis il a essayé d'agir, pour prouver que ce n'était pas que des mots. Il fait ça avec maladresse de nouveau, il n'est pas complètement à l'aise, parce qu'il ne sait pas faire, il ne sait pas comment se comporter. Et puis enfin le son de sa voix à elle. C'est doux, ça le rassure. En entendant ses mots, il sourit. Il se sent mieux. Mais il ne sait pas quoi dire. Alors il se contente de sourire bêtement. Il le sait il y a de l'amour dans cette stupide attitude. Il lâche un petit rire à sa blague. Il s'approche d'elle, se permet de l'entourer de ses bras et ajoute en la couvant du regard:


Tu vois comme ça tu ne peux pas tomber à l'eau !

Bon après rien de les empêche de tomber à l'eau, mais de ça il n'en dit rien et puis l'eau c'est son élément alors il est en confiance avec.
Il apprécie le contact doux de sa main contre la sienne...Il en aurait presque des frissons !
Et puis Selvi lui pose des questions sur la pêche. Il est content qu'elle s'y intéresse. Après tout c'est sa grande passion avec le foot. Dans un petit sourire il réponds:


Et bien on ne fait rien ! Ce n'est pas grave ! Tu ne peux pas savoir si tu vas en attraper ou pas, c'est là tout l'enjeu. Alors bien sûr il y a des techniques, des endroits qui font que tu auras plus de chances d'en avoir, et puis cela dépends aussi beaucoup de chance et de patience.
J'aime beaucoup être dans la nature ainsi...


Elio lâche le corps de Selvi qu'il tenait dans ses bras pour bouger un peu la canne à pêche. Il la tends à celle qui est désormais sa petite amie et lui dit en souriant:

Quand on a rien, on peut aussi relancer la ligne. Tiens vas-y essaie. Ce n'est pas compliqué, c'est juste un coup de main à prendre. Tu dois placer la ligne derrière toi et la lancer le plus loin possible dans l'eau. Les poissons sont sensibles à l'ombre des barques.
Et puis qui sait peut-être qu'on aura notre premier poisson grâce à toi !


Après tout rien n'est impossible ! Et vraiment la pêche c'est beaucoup de patience et de chance...



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##   Jeu 4 Aoû 2016 - 22:50

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J'aime quand Elio m'entoure de ses bras. Je me sens en sécurité. Il a raison, je ne peux pas tomber dans l'eau et même si ça devait arriver, me connaissant ça ne serait pas si étonnant que ça, il est là. L'eau est son élément, alors je n'ai rien à craindre. Je savoure l'instant en l'écoutant répondre à ma question. Donc on attend. Très bien, ça me va. Je suppose qu'on rejoindra la rive quand on aura suffisamment de poissons ou alors quand on se lassera de patienter. Je souris. Moi aussi j'aime être dans la nature. Tout semble si paisible.

Je le laisse s'éloigner sans rien dire et le regarde faire. J'écarquille les yeux lorsque le Morphe me tend sa canne à pêche. Est-ce qu'il est bien certain de ce qu'il fait ? Parce que moi j'ai des doutes. Il me dit que ce n'est pas compliqué, mais je n'ai jamais fait ça ! Alors bien sûr que c'est difficile pour moi. Je sens le stress qui monte un peu. J'ai peur de faire tout faux, de casser quelque chose, ou pire, de le blesser. Pourtant, j'écoute attentivement ce qu'il me dit. Je sais que ça lui fait plaisir, et puis il semble avoir confiance en moi et mes capacités. Il faut bien commencer une fois, non ? J'ai un petit rire nerveux.

- Euh, très bien. Je vais essayer.

Je prends délicatement la canne à pêche, comme si elle était en porcelaine et que la moindre pression allait la briser en milles morceaux. Je me mets en place avec soin, comme Elio me l'a expliqué et retiens mon souffle lors du lancer. Miracle ! Oh, ce n'est pas parfait, mais la ligne va se placer loin de la barque. Je reprends mon souffle bruyamment et explose.

- Oh tu as vu ? J'ai réussi ! J'ai réussi !

Je le regarde, puis rougis devant tant d'engouement.

- Désolée.

Je souris en détournant le regard, un peu gênée. Il faut croire que la joie que j'éprouve me rend un peu trop euphorique. Moi qui suis plutôt calme et réservée d'habitude, j'espère que je ne le choque pas trop. Soudain, une idée me traverse la tête et c'est quelque chose d'important !

- Qu'est-ce que je fais si...

Je n'ai malheureusement pas le temps de terminer ma phrase. Un poisson mord à l'hameçon et tire sur la ligne. Surprise, je serre la canne à pêche pour ne pas la perdre en me levant un peu. La barque se met à tanguer. Ne sachant que faire, je ne bouge pas et tiens l'objet dans mes mains de toutes mes forces. Vous savez, ce réflexe qu'on a de se retenir à ce qu'on a entre les doigts. Sauf que cette fois, ce geste instinctif est stupide. Je suis déséquilibrée par le mouvement de l'embarcation et celui, frénétique, du poisson. Je tombe dans l'eau avec un petit cri. Tout est passé si vite ! Je finis par tout lâcher, je bois la tasse, tousse et coule car mes vêtements et surtout mes chaussures de montagnes me gênent pour nager. Bon sang, je suis dans de beaux draps. Je gigote pour remonter, mais réalise soudain que je peux respirer. Dans la panique, j'ai eu le merveilleux réflexe, cette fois, de former une bulle d'air autour de mon nez et de ma bouche. Je ne vais pas me noyer, enfin, pas tout de suite, du moins. Cette idée me calme instantanément. J'ai du temps. Je me concentre pour ne pas perdre ce qui me maintient en vie et observe autour de moi. Comme c'est beau. Je n'ai encore jamais fait de plongée et je me dis que je devrais réitérer l'expérience. C'est vraiment magnifique. Je ne suis pas très loin sous l'eau. C'est assez difficile à dire en fait, peut-être deux mètres, je ne sais pas. Je vois encore bien la lumière du soleil. Il y a quelques poissons un peu plus loin. Étonnamment, ils n'ont pas tous fuit après ce remue-ménage. En fait, je réalise que j'aime être sous l'eau. Tout est si différent et je n'ai pas besoin de me battre comme l'eau comme lorsque je suis à la surface. Si j'étais un peu plus douée en science, je remercierais Archimède.



merci Haley
##   Ven 26 Aoû 2016 - 20:13

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Selvi et Elio sont aussi à l'aise l'un que l'autre dans cette relation nouvelle. Les deux n'ont pas beaucoup d'expérience et sont du genre timide, alors il va leur falloir du temps. Mais ils ont tout leur temps. Ils apprendront.

Et puis Elio se dit que pour mieux partager sa passion rien de mieux que de laisser l'opportunité à la petite amie de pêcher. C'est en faisant qu'on apprends dit-on. Il sent un instant l'hésitation de Selvi. Mais il continue de lui tendre la canne à pêche, il veut vraiment qu'elle essaye. Alors la demoiselle finit par accepter. Il sourit. Il la regarde faire, avec douceur. Elle se débrouille bien mieux que ce qu'elle croit. Et puis soudain l'explosion de joie sors d'elle-même devant la constatation de sa propre réussite. Il sourit en la regardant. Il la trouve jolie. Plus que ça même, il la trouve superbe. Alors qu'il s'excuse, il lui colle un bisou sur la joue. Il fait cela sans réfléchir, instinctivement, il en avait envie alors il l'a fait.


Tu vois tu peux le faire.

Alors que l'italien se recula, Selvi commence à prendre la parole sans finir, et puis tout va vite, tout va trop vite même. La canne se dresse, bouge, la barque aussi. Et Elio n'a pas le temps d'aider son amie, qu'elle tombe dans l'eau. Son sang de fait qu'un tour. Par réflexes il se débarrasse en vitesse de ses chaussures, puis de ses vêtements, ne gardant que son short, et plonge. Il n'a pas vu Selvi remonter et ça l'inquiète. Pour une fois il n'aura pas le temps de réfléchir à quoi faire.

Elio plonge sous l'eau avec rapidité. L'eau c'est son élément. Il s'avance et perçoit quelque chose d'étrange au fond de l'eau. Il fronce d'abord les sourcils, puis en se rapprochant se rends compte qu'il s'agit là d'une bulle d'air fabriqué par Selvi. Elle a l'air calme, comme en harmonie avec ce qui l'entoure...Pendant un instant il n'ose pas la déranger. Mais lui ne peut pas rester sous l'eau beaucoup plus longtemps, il n'a pas de pouvoir d'air. Il lui fait un signe de main, puis remonte à la surface prendre de l'air frais.

Il est là dans un lac japonais, et alors qu'il allait juste pêcher, il se retrouve finalement dans l'eau avec une petite amie un peu plus loin nageant dans une bulle d'eau. Improbable. Il prends de l'air dans ses poumons et retourne sous l'eau retrouver Selvi. Il est plus rapide, plus direct cette fois-ci. En voyant Selvi il se concentre. Il peut faire remonter sa bulle d'air avec ses pouvoirs. Alors il se concentre, ses yeux prennent un petit éclat bleuté et le voilà qui aide Selvi à remonter à la surface, sans qu'elle ai à faire quelque chose.

Une fois les deux jeunes gens remontés à la surface, Elio rejoins la barque, dans lequel il remonte en s'agrippant comme il peut. Il se lève sur l'embarcation et tends sa main vers Selvi.


Si on veut manger du poisson ce soir il va falloir remonter sur la barque.

Il lui dit cela dans un sourire tendre. Il est trempé jusqu'au os, mais peu importe il fait beau et Selvi va bien. Il se sent heureux. Il se sent lui-même...

Et promis tu n'es pas obligée de réessayer si tu ne veux pas.



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##   Ven 26 Aoû 2016 - 22:11

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Je suis perdue dans ma contemplation, lorsqu'Elio apparaît devant moi et me fait un signe. Je suis soulagée de le voir. Je ne doutais pas de lui, mais qu'il soit là devant moi, c'est concret. Je suis rassurée. Non, mais je suis sérieuse. D'accord, je viens de me rendre compte que j'aimais être sous l'eau et je ne suis pas plus effrayée que ça à présent que ma vie n'est pas directement en danger, mais bon... une bulle quoi ! Je ne vais pas tenir bien longtemps avec ça. Mon petit ami repart, me laissant seule... mais ! Attends, ne me laisse pas. Je sens la peur qui se fraie un chemin. Ne pas paniquer, ne surtout pas paniquer. Est-ce qu'il a cru que tout allait bien ? Il a peut-être vu ma bulle et s'est dit que je maîtrisais la situation. Non, il est certainement remonté à la surface pour respirer. Il ne peut pas faire comme moi, évidemment. Je me calme, essayant de ne pas gaspiller l'oxygène. Ça va aller. J'essaie de remonter moi aussi, mais ce n'est vraiment pas facile. Il faut que j'enlève mes chaussures, sans ça je n'y arriverai pas. Je me sens lourde et maladroite. Pourtant, avant que je ne puisse entreprendre quoi que ce soit, je me sens monter comme par magie. Je ne comprends pas, puis aperçois le Morphe non loin de moi. Ahah, oui, c'est de la magie. C'est lui, j'en suis certaine. Je souris, je suis sauvée.

Nous arrivons gentiment à la surface. Je prends une bonne bouffée d'air frais. Je ne suis pas vraiment essoufflée, mais je remarque à présent que je commençais à manquer d'oxygène. Je n'aurais sans doute pas tenu encore longtemps là-dessous. Je ne sais pas exactement ce qu'il se passe quand il n'y en a plus assez pour respirer. Je pense qu'on finit par s'endormir, non ? Si ce n'est pas un arrêt brutal, je pense qu'on ne le sent même pas. C'est assez terrifiant.

Elio monte rapidement dans la barque et se retourne pour me tendre la main. Je la saisis sans tarder et grimpe dans l'embarcation. Mon premier réflexe est un peu enfantin, peut-être, mais je l'attire vers moi et le serre de toutes mes forces dans mes bras. Je me fiche de savoir qu'il n'est plus qu'en short et que ma joue repose contre son torse nu. J'ai eu peur, bien plus que je ne voudrai jamais l'admettre sans doute. Me voilà à nouveau au sec... enfin oui, on est les deux trempés, mais bon, ce n'est qu'un détail après ce qui vient de se produire. Profitant de ce sentiment de sécurité que je ressens, je reste un moment figée, les yeux fermés. J'ai besoin d'être rassurée, je pense. Finalement, je m'éloigne, un peu gênée en me rendant compte de ce que j'ai fait.

- Merci, merci beaucoup.

Avant de me concentrer avec une attention particulière sur mes chaussures, je pose délicatement ma main sur sa joie, un simple geste de tendresse. Puis, je détourne les yeux et commence à délasser les monstres que j'ai aux pieds pour éviter de paraître trop mal à l'aise. Embarrassée, je n'ose plus regarder mon petit ami. Est-ce que j'en ai le droit, d'ailleurs ? Ne va-t-il pas se sentir mal à l'aise ? Je ne sais pas. Après tout, c'est comme s'il était en maillot de bain, non ? Je dois paraître un peu prude. J'enlève enfin mes chaussures, et mes chaussettes aussi par la même occasion. J'ai eu un sacré pressentiment ce matin en mettant mon maillot de bain sous mes vêtements. Je pourrais les enlever, j'hésite. Je repense soudain à ma rencontre avec Ludmila au lac. Je pourrais utiliser le même stratagème, un sèche-cheveux géant. Non, j'aurais trop peur de retourner la barque. On était sur la terre ferme ce jour-là et ça décoiffait. Je ris intérieurement. Je suis en train de placer mes chaussettes sur mes chaussures lorsqu'une idée me frappe de plein fouet.

- Oh ! La canne à pêche ! Je l'ai lâchée. Elle doit être au fond du lac...

Je fixe Elio et rougit. Comment j'ai pu oublier ce détail ? ... qui n'en est pas un d'ailleurs.

- Désolée... Je peux aller la chercher. Sans mes chaussures, je devrais me débrouiller et puis, j'ai l'avantage de ne pas avoir besoin d'y aller en apnée. En plus, j'ai eu la bonne idée de me mettre en maillot de bain ce matin.

Je ne sais pas s'il va accepter. Je me rappelle tout à coup qu'il m'a fait une remarque au moment où je remontais dans la barque. Je n'ai pas réagit sur le moment, mais je pense que c'est important.

- Si on la récupère, je veux bien réessayer, mais il faudrait que tu m'expliques ce que je dois faire pour ne pas répéter ce désastre... je suis vraiment désolée pour ça... et... ça me rassurerait que tu me tiennes.

Je souris timidement. J'essaie de dissiper cet embarras que j'ai causé et, en plus, j'ai vraiment envie de retenter l'expérience et ce, pour plusieurs raisons. Premièrement, je pars sur le même principe que celui qui tombe de cheval par exemple, il faut tout de suite se remettre en selle, sinon après on a peur. Je n'ai pas envie d'être effrayé par ça, surtout que le Morphe adore cette activité... et ça, c'est ma deuxième raison. Il est heureux de partager ça avec moi et je ne veux pas le décevoir. Je souhaite le rendre fier et lui montrer que je m'intéresse à ce qu'il aime. Bon, et je dois avouer que je n'ai pas envie de passer pour une idiote devant lui. Je suis tellement maladroite par moment. Et dire qu'il y a quelques jours, il a dû m'aider à sortir d'un trou de blaireau. Non, mais je vous jure. J'avais un peu honte.

Et dire que tout allait si bien avant que je passe par-dessus bord...

hrp:
 



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##   Jeu 29 Sep 2016 - 17:54

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Elio est remonté sur la barque. Il tends sa main vers Selvi pour l'aider à remonter, ce qu'elle fait rapidement. Il serre sa main et la tire fort. Elle remonte assez facilement au final. L'italien recule de quelques pas pour lui laisser de la place, et puis elle a une réaction auquel il ne s'attends pas sur le moment. Elle le prends dans ses bras. Pendant un instant il a un air surpris, puis il se détend et sourit bêtement tout en l'entourant également de ses bras. Il ne peut pas dire que c'est désagréable, au contraire. Il aime sentir sa tête tout contre sa poitrine. Et soudain il réalise...Il est seulement en short devant elle ! Seulement peut sembler anodin pour beaucoup de personnes, mais pour Elio cela ne l'est pas, d'autant plus qu'il s'agit là de Selvi, de sa première petite copine ! Il n'est pas forcément complètement à l'aise dans le fait de se dire qu'elle voit plus de lui de cette manière. Pourtant il va à la plage ainsi, mais il faut dire qu'aucune fille de se colle à lui.

Selvi le remercie, il se sent un peu bête. Il dit quoi là ? De rien ? Pas de soucis ? Et puis avant même qu'il ai le temps de répondre, elle porte sa main tout contre sa joue à lui. Et pour effet immédiat, les joues du jeune homme s'empourprent. Il est gêné mais d'une bonne manière. Heureusement pour lui la demoiselle se concentre alors à enlever ses chaussures. Ca lui permet de remettre un peu ses idées en place et d'éviter qu'il se sente bête, dans le sens où il ne savait pas comment réagir.
Le pêcheur regarde son amie pendant qu'elle enlève ses chaussures et chaussettes et ne peut s'empêcher de l'admirer. Il la trouve si belle. Est-ce mal de regarder les gens de cette manière ?

Soudainement la jeune femme se relève. La canne à pêche ? Elle l'a lâchée ? Ah bah oui forcément en tombant dans l'eau. L'italien n'avait même pas fait attention sur le moment, mais d'un côté elle a raison. Parce que sans canne à pêche, pas de poissons. Elle se propose alors pour aller la chercher et annonce qu'en plus elle a mit un maillot de bain. Elio rougit légèrement à cette idée. Il n'est pas habitué à vraiment regarder les filles lorsqu'elles sont « moins habillées ». Enfin c'était différent, il ne les connaissait pas ou il ne ressentait rien pour elle, là cette idée est d'autant plus troublante pour lui. Mais il se reprend et l'écoute dire que si il récupère la canne à pêche, elle veut bien réessayer. Ca le fait sourire.


En fait ça va être facile à retrouver. La ligne a du casser, c'est ce qui arrive la plupart du temps. Le poisson s'enfuit rarement très loin avec une ligne dans la bouche. Du coup elle doit flotter...Et heureusement comme c'est un lac il n'y a pas trop de courant...On peut aussi la chercher de la barque...Ce sera moins fatiguant je pense...

Il a un ton sérieux, un peu trop à son goût d'ailleurs. Mais comprenez, il est un peu perdu le pauvre garçon...Et d'une petite voix il ajoute:

Après si tu veux te baigner, tu peux quand même le faire hein...

Ou juste si elle a envie d'enlever ses vêtements mouillés, ce qui pourrait se comprendre, mais il n'ose pas le dire, parce qu'il a peur que ce soit mal interprété et qu'elle le prenne pour un pervers. Ce qu'il n'est pas bien entendu. Alors il n'en dit rien. Mais il sait bien que des vêtements mouillés ce n'est jamais très agréable...Puis lui prends la main timidement, du bout des doigts, il n'ose pas vraiment la regarder dans les yeux, il se contente de bloquer son regard sur leurs mains.

Ca me ferait plaisir que tu réessayes si tu veux bien, mais je ne veux pas que tu te sentes forcée...Et...je t'expliquerais mieux, et je te montrerais...Mieux on le ferait ensemble...

Il relève son regard verdoyant vers elle...Il sourit avec douceur. Mais il ne peut s'empêcher de ne pas être gêné, c'est plus fort que lui. Mais il serait heureux de faire tous ces gestes qu'il aime avec elle. Est-ce que ça veut dire cela être amoureux ? Qu'on veut tout partager ensemble ?

Donc tu préfères jetter un coup d'oeil en allant nager ou tu m'aides à ramer ?

Pendant un instant il se dit aussi que ça peut être agréable de ramer ensemble. Ou côte à côté, ou à tour de rôle, ou peu importe en fait. Il veut juste être avec elle...Alors qu'il lui jette un regard amoureux, et que son cœur bat la chamade, il ne peut s'empêcher de la prendre dans ses bras et de lui murmurer à l'oreille:

Mais ne me fait plus jamais peur comme ça s'il te plaît...

Parce ce que pendant ces très longues secondes il a eu la frayeur de sa vie, parce que pendant ces longues secondes il y a la possibilité qu'il la perde...
Tout doucement il s'éloigne de la chaleur de son corps. Ses joues sont en feu et ses yeux sincères et amoureux...



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##   Lun 10 Oct 2016 - 22:49

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Elio m'explique que retrouver la canne à pêche ne devrait pas être un problème, car la ligne devrait flotter... attends, parce qu'en plus, J'AI CASSÉ LA LIGNE ?!? Bon, il me dit que c'est assez courant, mais je suis sûre que c'est juste pour me rassurer... Je me sens tellement mal. On va faire comment pour pêcher si on n'a plus de ligne ? Enfin, je n'ai peut-être rien compris aussi... il n'a pas l'air tant fâché ou déçu que ça, pas du tout même, mais son air sérieux lui sert peut-être à cacher ce genre de sentiments. Je ne sais pas trop quoi penser. Le Morphe me propose de plutôt la chercher avec la barque, bien qu'il ne veuille pas m'empêcher de me baigner. Si je n'étais pas aussi soucieuse de la bourde que j'ai commise, j'aurais sans doute souris, rassurante, en entendant sa petite voix. Je ne sais pas ce qu'il lui passe par la tête, mais il est aussi emprunté que moi, alors il doit aussi se poser plein de questions sur ce qu'il peut ou ne peut pas faire, comme moi quoi. Sa main vient timidement prendre la mienne, son regard évite le mien. Je l'ai déçu, hein ? C'est ça ? C'est pour ça qu'il ne me regarde pas ? Promis, j'irai lui racheter une ligne pour sa canne à pêche dès qu'on sera de retour de vacances. Enfin, si ça s'achète au détail. Peut-être que je devrai racheter une nouvelle canne à pêche, en fait. Je n'y connais vraiment rien et je n'ai pas assez bien regardé ce qu'Elio faisait tout à l'heure... j'étais plus occupée à l'observer, lui. Soupir intérieur, j'espère que ça se trouve facilement.

Mon petit-ami est vraiment adorable. Il ne veut pas que je me sente forcée, mais ce n'est pas le cas. Il plante son regard dans le mien et me sourit. Ça m'apaise un peu. Peut-être que, finalement, je me fais des idées. Je hoche la tête à ses propos. Avec lui, ça va bien se passer, j'en suis certaine.

- Si tu m'expliques et qu'on le fait ensemble, je suis sûre que ça va aller.

Je n'arrive pas encore à lui sourire, pas avant d'avoir fait quelque chose pour réparer mon erreur, pour me sentir mieux, moins stupide.

- Et je suis désolée d'avoir cassé ta ligne. Je t'en rachèterai une, c'est promis. Je suppose que ça sera plus dur de pêcher du poisson maintenant qu'elle est abîmée... si on peut encore. Je m'en veux vraiment, tu sais.

Je baisse la tête, honteuse. La confiance que j'ai sentie au tout début, juste après qu'il m'ait annoncé ressentir quelque chose pour moi, s'est envolée, ma timidité a repris sa place. En même temps, c'était à prévoir. Il faut croire que l'adrénaline, ou je ne sais quel molécule dans mon corps, est retombée et que mon cerveau a repris son rôle. Je suis redevenue... moi, juste moi. Je suis heureuse d'être avec Elio, mais je me sens si maladroite, si ignorante. C'est la première fois que j'ai un petit-ami et j'ai rarement parlé des garçons avec mes amies... Les seules connaissances que j'ai, viennent des livres que j'ai pu lire, de la fiction, alors ce n'est pas vraiment une bonne référence. Je suis une vraie ingénue et ça me met un peu mal à l'aise, terrain inconnu.

Mon regard rejoint à nouveau le sien lorsqu'il me demande ce que je veux faire et j'aime ce que j'y lis en même temps que cela me trouble. Mes joues prennent feu. Ses bras se glissent dans mon dos, dans une étreinte que je lui rends avec plaisir. Son murmure me fait frissonner. Il s'est inquiété pour moi. J’enfouis mon visage dans son cou, embarrassée de lui avoir causé du soucis en plus du reste, puis le laisse s'éloigner de moi. J'ai envie de lui répondre que ça ne se produira plus jamais, j'ai envie de le lui promettre, mais j'ai peur de ne pas pouvoir la tenir, cette promesse. Après tout, ce n'était pas intentionnel, je n'avais pas prévu de tomber à l'eau, sinon j'aurais adapté ma tenue. Je lui souris tendrement. Malgré mes doutes, je sais quoi lui dire.

- Je te promets de faire plus attention. Je suis désolée de t'avoir inquiété.

Mes yeux ne peuvent quitter les siens. Je ne sais pas ce qu'il pourra y lire, mais je sais ce que je ressens et je ne cherche pas à le cacher. Ça me rassure un peu de croire qu'on est les deux un peu empruntés, à ne pas trop savoir quoi faire ou comment le faire. Je ne sais pas où se situe la limite entre ce que j'aimerais et ce que je peux. Au moins, comme je ne suis pas la seule dans ce cas, semble-t-il, je me sens moins bête, même si ça ne facilite pas les choses entre nous. Il va falloir qu'on apprenne ensemble, je suppose. En tout cas, moi j'ai tout à découvrir. D'ailleurs...

- Je veux bien t'aider à ramer, mais ça aussi il va falloir me l'apprendre.

Je souris, toujours gênée par mon manque de connaissance. Il faudra quand même qu'on fasse quelque chose que je sache faire une fois... sinon il va croire que je suis une incapable. Cette pensée me fait rougir à nouveau. Mon orgueil en prendrait un sacré coup. Je ne suis pas à mon avantage et cela n'arrange rien à mon malaise. Franchement, je pense que la situation pourrait difficilement être pire, non ? Il va peut-être finir par regretter ces choses qu'il m'a dites, qu'il n'était pas indifférent. Non, non, il faut que j'arrête de penser ça. J'ai plein de qualités, il faut juste que je les lui montre, que je trouve un moyen de me mettre en valeur, un peu.

- Donc on cherche la ligne avec la barque et une fois qu'on l'a trouvée je vais chercher la canne à pêche, ok ?

Si j'ai bien compris, on doit trouver le fil que j'ai lancé et qui s'est cassé. Ce dernier doit flotter à la surface. Et dessous, au fond du lac, je devrais trouver la canne à pêche. Et une fois qu'on aura les deux... on fait un noeud ? Ou alors, on espère juste que la ligne sera encore assez grande... Je ne suis pas sûre d'avoir très bien compris, mais tant pis, je dois être capable le faire. Je vais pouvoir lui montrer que je sais faire quelque chose ! Il faudra que je me mette en maillot de bain, par contre. Cela me met un peu mal à l'aise, même si garder mes habits mouillés n'est pas très agréable. Est-ce qu'il aimera ce qu'il verra si j'enlève ces derniers ? Je n'ai jamais été à l'aise en maillot, même si j'ai toujours essayé de ne pas le montrer, de faire genre que ça ne me faisait rien, faire semblant... En plus, cette fois, il y aura quelqu'un pour me regarder et pas n'importe qui. D'habitude, je me fonds simplement dans la masse. Je finis par enlever ma jaquette, avant de m'asseoir à côté d'Elio, au niveau des rames. On va y aller par étape...



merci Haley
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