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Un morceau de papier pour laisser les maux s'écouler [PV Nico]
##   Mer 11 Nov 2015 - 0:03

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Elle lui assura qu'il n'avait pas à s'excuser... On ne choisit pas ses pouvoirs. Certes, mais dans ce cas-là justement, ça voudrait dire qu'il est d'autant plus taré, s'il est Tonnerre en fonction de ce qu'il est... Et il est ce qu'il est. Oui, on en est là. Être ou ne pas être. Telle est cette saloperie de question. Si Shakespeare en a fait tout un fromage c'est pour une raison les copains. Et puis seulement il se souvint : il était incapable de mettre les gens dans des cases. Aimables, gentils, soupe au lait, grincheux,... Trop de catégories qui évoluent même. On existe c'est déjà pas mal, si on arrêtait de se mettre dans des cases et qu'on regardait les personnes face à nous, il y aurait déjà moins de problèmes dans le monde, à commencer par les guerres, les inégalités... p't'être même Terrae. Cette pensée grossit en lui, emplit sa tête. C'est si simple qu'on pourrait presque oublier que c'est impossible ; il était Tonnerre, une case de plus. C'était ce que lui avait choisi ses autres cases de lui-même... Vif, débrouillard, quoi d'autre ?... Aucune idée. Alors il était pas forcément fou, ni tous les autres Tonnerres... Ils étaient ce qu'ils étaient, et pas besoin de pouvoirs pour le leur rappeler.

Il posa ses yeux d'argent sur Tahia, sa gêne disparue. Il hoche la tête avec un doux sourire, c'est tout ce qu'il peut faire dans la bibliothèque... Il n'osait pas lever la voix. Il ne parlait pas si fort au naturel mais valait mieux pas s'y risquer ; le silence amplifie les murmures jusqu'au plafond et fait tout redescendre en traître, dans les oreilles du monde. On entend de temps en temps un "chut" vigoureux lancé par des bibliothécaires qui passent parfois. Tahia sembla réfléchir un moment, puis elle lui demanda de l'attendre... et de réfléchir à des questions qu'il pourrait lui poser. Il haussa un sourcil mais elle était déjà partie, Dieu sait où. Des questions qu'il se poserait à propos de Tahia... Des questions... Le vide dans sa tête l'inquiéta un instant. Mais il haussa les épaules... Je verrai bien sur le moment. Mesurer les mots et être franc, comme d'habitude. Étant fraîchement initié et s'attachant plus aux gens qu'à cette histoire de pouvoirs, il allait sans doute poser des questions banales. Il comprenait la curiosité qu'il pouvait susciter, mais avait du mal à comprendre la sienne, la pensant toujours déplacée.

Elle revint avec une clef, avec un petit sourire, ce qui l'illumina aussitôt. Voilà, elle peut sourire la douce Tahia. Il en fut heureux... Quand à cette clef eh bien... Elle ouvrait la réserve. La réserve genre... Réserve de livres et tout ? Comment elle a fait ?! Ses sourcils s'envolèrent et il hocha vigoureusement la tête. Il avait déjà vu de loin la réserve de la bibliothèque de son village, et rien que cet aperçu l'avait fait rêver. Alors avec celle-ci qui était immense en comparaison, il n'osait imaginer. Il s'empara à la hâte de ses affaires et de deux des livres qu'il avait choisi, pour ne pas oublier de les emprunter. Il suivit donc Tahia jusqu'à une porte dérobée qu'elle ouvrit et entra à sa suite. :

-Wouooooh...

L'écho de son émerveillement traversa l'espace et les rangées de livres. Les yeux grands ouverts, il observait ce nouvel espace comme toujours, plafond et sol, et le fond de la pièce qu'il avait du mal à distinguer tant elle lui paraissait loin. Il s'approcha de livres au hasard et glissa ses doigts sur les tranches ; elles étaient vieilles pour beaucoup, abîmées dans les coins par les nombreux emprunts ou simplement par l'âge... Il pouvait sentir de là où il était, l'odeur des feuilles jaunies. Faits usités, ancienne sagesse. Il ressentait beaucoup de tendresse pour les livres... et ceux que l'on cachait à ses yeux d'autant plus. Et puis il se souvint que Tahia était là. Il pivota d'un coup, mains dans les poches, lèvres pincées. Que dire maintenant ? :

-Alors euh... Tu m'as dit que ça faisait plus d'un an que t'étais ici. Tu as quel âge ?

On ne demande pas l'âge d'une dame... Mais ça va, à ses yeux, elle devait pas être plus vieille que lui. Elle était toute menue comparé à lui. ...Bon il avait jamais été bon physionomiste, certes, mais... Sait-on jamais. Il préférait demander.



##   Dim 15 Nov 2015 - 14:51

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Eh bien, si à chaque fois qu'elle disait qu'elle avait la clé de la réserve de la bibliothèque ce genre de réaction apparaissait sur le visage de son interlocuteur, elle demanderait à avoir la clé plus souvent. C'était ce que se disait Tahia alors qu'elle observait Nicolas, après qu'elle lui ait montré la clé et annoncé qu'ils iraient dans la réserve. La réaction de son camarade lui laissant à penser qu'il était impatient de pouvoir y aller, il n'était pas le seul et depuis que la bibliothécaire lui avait remis la clé, l'adolescente était tout aussi pressée de pouvoir y rentrer. Elle n'avait encore jamais eu l'occasion de rentrer dans la réserve, cela serait donc une toute première pour elle, mais depuis le temps qu'elle venait à la bibliothèque, elle avait plus d'une fois observé les déplacements des membres du personnel du bâtiment. Il lui était possible de dire maintenant où se trouvait la réserve et si cette dernière était souvent visitée. Récupérant son sac contenant ses affaires, la brune guida le second étudiant jusqu'à la prochaine pièce, se demandant intérieurement sur quoi elle allait tomber dès qu'ils seraient à l'intérieur: elle voyait plusieurs étagères un peu poussiéreuses contenant des livres n'ayant pas été sortis ou lus depuis longtemps, des livres renfermant des mystères et un savoir ancien. Autant dire que l'esprit de la jeune guérisseuse s'imaginait bon nombre de choses toutes plus fantastiques les unes que les autres et le fait de n'être encore jamais rentrée dans la réserve ne faisait qu'amplifier son imagination et les nombreuses pensées qui lui venaient.

Aussi, lorsque Tahia ouvrit la porte et entra dans la pièce, son regard se fit encore plus brillant et émerveillé que d'habitude alors qu'un sourire vint éclairer de nouveau son visage bien qu'elle ne put retenir un rire lorsqu'elle entendit l'exclamation de Nicolas lorsque ce dernier découvrit la réserve. Elle l'observa alors qu'il regardait tout autour de lui avec un émerveillement qui lui rappelait celui d'un enfant et elle trouvait cela vraiment à mignon à voir, enfin mieux valait qu'elle pense cela intérieurement plutôt que de le dire à voix haute. Pendant qu'il se concentrait sur les livres présents sur les étagères, l'adolescente observa elle aussi les alentours après avoir bien fermé la porte derrière, espérant que personne ne viendra les déranger, ce dont elle doutait un peu. Après tout, c'était rare que quelqu'un demande un accès à la réserve et de ce fait, la brune se dit que maintenant qu'elle s'y trouvait avec son camarade, il y avait très peu de chances que quelqu'un d'autre vienne dans la pièce, sauf en cas de nécessité absolue. De ce fait, les deux adolescents ne risquaient pas d'être gênés par qui que ce soit d'autre, aussi ils pourraient ce coup-ci parler normalement au lieu des murmures qu'il fallait s'échanger pour ne pas déranger ceux qui venaient pour être tranquilles. D'ailleurs, l'adolescente s'étonna plus ou moins que le jeune homme ne lui ait pas encore demandé comment elle avait fait pour avoir l'accès à une pièce normalement interdite à toutes personnes ne faisant pas partie du personnel.

Mais elle n'eut pas besoin de se poser davantage la question que Nicolas s'était tourné vers elle et lui demandait quel âge elle avait, étant donné que cela faisait plus d'un an qu'elle se trouvait dans l'institut. Tahia s'étonna de cette question, après tout ce n'était pas tous les jours qu'on lui demandait son âge, en sachant qu'elle n'était jamais bien sûre de savoir si son âge était exact. Ou plutôt, elle connaissait son âge mais elle serait incapable de dire avec exactitude à quel moment elle était née. Et ce simple fait suffisait à lui rappeler qu'elle ne saurait surement jamais d'où elle vient vraiment et qui elle pouvait être, au fond. Ne voulant pas s'enfoncer davantage dans ce genre de pensées, la jeune fille déclara:

" Je ne peux pas te dire depuis combien de temps maintenant mon anniversaire est passé étant donné que je n'en sais rien mais actuellement, je devrais avoir dix-huit ans. C'est en tout cas ce qui me permet d'en déduire vu ce que l'on m'a dit, il y a longtemps de cela... "

Et voilà qu'elle recommençait, quoique cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas repensé à l'orphelinat, ce qui était déjà assez surprenant en soi, étant donné qu'elle avait toujours voulu oublier ce qui était à l'origine de tout ce qui était arrivé par la suite, l'origine de ce qui a créé par la suite son premier Vide... Mais elle ne pouvait pas y changer grand chose malheureusement et elle ne le savait que trop bien.

" Toi, par contre, tu me parais bien plus jeune, même si je pense que les apparences peuvent être trompeuses. Est-ce que tu t'en sors avec ton pouvoir de Sensitif? Tu trouves que ce pouvoir te correspond? "  



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##   Lun 23 Nov 2015 - 1:15

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Le léger rire de Tahia était merveilleux... Surtout après ce qu'il avait lu, surtout après la larme qu'il avait aperçu. C'est dommage de se dire qu'on ne peut atteindre le vrai bonheur qu'en touchant le fond, ou en constatant que quelque part dans le monde d'autres personnes souffrent. Nicolas n'y songeait pas... En fait il songeait rarement. Il prenait la vie et ses éclats comme elle venait. Et l'éclat du jour, c'était Tahia. Elle lui avait montré un pan de ses rêves d'enfant, en l'emmenant dans la réserve d'une bibliothèque, et lui offrit même un sourire... Que demander de plus ? Jusqu'au jour où on lui montrera quelque chose de plus beau qu'un rire, il considérera que c'est ça, le trésor du monde.

Quand elle lui dit ne pas savoir la date précise de sa naissance, il ne s'en étonna pas. Il avait connu lui-même des orphelins, à qui on faisait la fête à l'école, le jour International des Droits de l'Enfant, soit le 20 novembre. Non, ce qui lui tira un nouveau haussement de sourcils, c'était son âge. Enfin, ce qu'on avait pu en déduire. :

-Mais t'es toute petite !

La surprise l'avait fait lâché cet état de fait, mais il s'en voulut aussitôt. Il se souvint qu'à son village, ceux qui étaient le plus souvent maltraités, c'était les plus faibles, les plus petits... et lui, mais il était un cas particulier. Il se claqua la joue en mordant sa lèvre. :

-Hm. Excuse-moi. Je sais que c'est pas bien de juger sur l'apparence, mais j'ai longtemps été habitué à connaître des filles plus grandes que moi... J'ai quinze ans en fait, je commence tout juste à pousser.

Et si sa croissance ne faisait que commencer, il s'inquiétait de connaître sa taille une fois adulte... Je fais quoi là ?... Un mètre soixante-dix ?... C'est déjà beaucoup merde. ...et sans tricher, sans compter la mèche rebelle qui se dressait sur son crâne ! Il avait aucune envie de se prendre les linteaux de porte ou de crever les plafonds.

Les questions qu'elle lui posa se révélèrent délicates. Ses yeux d'argent se perdirent dans le vide un instant, à la recherche de mots pour expliquer ce qu'il ressentait à être Sensitif. :

-En fait... Je ne sais pas s'il me va bien. J'ai longtemps du cacher mes faiblesses, mes émotions pour... et sa voix descendit dans les graves. ...survivre.

Plus précisément, il avait engrangé tant de haine, tant de peur qu'il avait du mal à croire que quelque chose d'autre que de la méchanceté habite les gens. Il avait beau reconnaître que tout le monde n'était pas comme les fous furieux qui habitent le village de son enfance, mais son corps c'était construit un instinct de préservation plutôt... inamissible. Quelque part, dans son être cassé et brisé, il s'attendait à ce que Tahia pointe soudain une arme à feu vers lui... Stupide mais persistant. :

-J'ai trouvé ça injuste que je sois capable de lire les émotions alors qu'on m'a privé de ressentir quoi que ce soit d'autre que de la colère pendant plusieurs années.

Et puis l'habitude revient : il écrase la tristesse, il défonce la rage, il oublie la peine et d'un seul coup, un grand sourire naît sur ses lèvres, toujours sincère. Il s'annihilait de l'intérieur pour ne pas être bouffé par ses nouvelles sensations qu'il découvrait encore et encore. Il préférait encore profiter de l'instant avec Tahia, la voir sourire encore. :

-Bon ! ...Ma question est sans doute idiote mais, si tu es à la bibliothèque, je suppose que tu aimes les livres ? Tu as un genre de prédilection ?



##   Sam 16 Jan 2016 - 2:00

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D'accord, elle ne s'y attendait pas du tout, en même temps, peut-on vraiment s'attendre à ce genre de remarque, surtout quand cette dernière parait assez incompréhensible. C'était en tout cas ce que se disait Tahia après qu'elle ait donné son âge à Nicolas et que le jeune homme, visiblement surpris par la réponse, avait déclaré qu'elle était toute petite. A cet instant, l'adolescente ne sut comment elle devait réagir à cette réponse: devait-elle rire de cette remarque qu'elle trouvait plus que ridicule? Devait-elle être vexée à l'idée que l'étudiant la trouve petite, alors que dans l'immédiat en plus d'être surement plus jeune qu'elle, il était plus petit, bien que ce n'était que de quelques centimètres? Ou devait-elle simplement ne pas réagir tout court? Sans doute les trois réactions étaient appropriées mais c'était tellement inattendu que la brune resta plantée là où elle se trouvait, continuant de fixer son camarade avec ce qui devait être de grands yeux. A présent qu'ils étaient dans la réserve, tous les sons qui pouvaient venir de la bibliothèque avaient disparu et le silence qui régnait à présent dans la petite pièce était à la fois gênant et légèrement oppressant. Mais la jeune guérisseuse ne fit rien pour briser ce silence, trop surprise encore pour dire quoi que ce soit et ne sachant toujours pas comment elle devait réagir face à l'adolescent, hésitant toujours entre le rire et l'agacement, bien que la première option pourrait surement être la mieux. Mais encore fallait-il qu'elle fasse quelque chose, ce qui n'était actuellement pas le cas présent.

Le silence fut finalement rompu lorsque Nicolas reprit la parole, s'excusant d'une part avant de s'expliquer, disant qu'il avait été habitué à connaître des filles plus grandes que lui, rajoutant par la suite qu'il avait quinze ans. Cela confirma au moins ce que se disait Tahia que le fait que l'étudiant était plus jeune qu'elle et elle ne put retenir un soupir légèrement désespérée, non pas sur le fait qu'elle était la plus vieille des deux ni que le jeune homme allait sans doute être plus grand qu'elle d'ici peut être quelques mois ou années. Mais simplement que cette justification...n'en était pas vraiment une, en fait. Du moins, peut être que cela avait du sens dans l'esprit du Tonnerre mais actuellement, ce n'était pas le cas pour la brune qui ne voyait toujours pas en quoi cela changeait quoi que ce soit sur le fait qu'elle était plus grande que son camarade. Parce que très franchement, si malgré sa taille, elle était considérée comme "petite", la définition de grande commençait à partir de quelle taille?

" Je crois qu'on a pas la même définition du terme 'petit'. Je sais qu'on n'a pas beaucoup de centimètres de différence mais quand même, je reste plus grande que toi, actuellement. "

Sans doute que c'était un peu stupide mais l'adolescente souhaitait tout de même le lui faire remarquer avant de se faire plus attentive lorsque Nicolas répondit à la question qu'elle lui avait posée. Et autant dire que toute émotion avait déserté du visage de Tahia alors qu'elle écoutait, non pas parce qu'elle désapprouvait ce que le jeune homme disait mais c'était un des sujets où elle préférait arborer une expression neutre plutôt que de présenter une quelconque émotion à l'instant. Cependant, elle comprenait que l'adolescent doute à propos de son pouvoir, s'il lui correspondait ou non, ce que cela pouvait signifier pour lui. Contrairement à lui, la brune avait bien accepté l'idée qu'elle puisse soigner les gens avec ses pouvoirs car c'était quelque chose qu'elle avait appris à faire durant des années bien qu'il y ait cependant une nuance sur ce point. Même si elle avait eu la possibilité d'apprendre à soigner un humain, la jeune fille n'avait pas pour autant oublié que c'était l'humain qui l'avait cassée, la laissant telle une poupée désarticulée, et si aujourd'hui, la poupée avait pu être réparée, il restait cependant des ressorts qui menaçaient de céder à la moindre occasion et au moindre geste brusque de la personne qui voudrait parler ou toucher à cette poupée. Alors oui, elle comprenait les hésitations, le doute car c'était légitime et puis, bien qu'elle ne connaisse pas le passé du Tonnerre, la guérisseuse se doutait aux cicatrices qu'elle voyait que la vie n'avait pas été simple pour son camarade.

" La vie est injuste et elle le sera toujours, quoi que l'on puisse dire, quoi que l'on puisse faire. "


Tahia avait laissé s'échapper ces quelques mots alors qu'enfin elle se décida de bouger, marchant vers les différentes étagères sur lesquelles se tenaient plusieurs livres, rien n'indiquait ce que ces livres étaient très précisément, s'il s'agissait de romans, de nouvelles, et bien d'autres genres. Laissant glisser sa main sur les différentes reliures qui passaient à sa portée, la jeune fille garda le silence pendant quelques instants avant de prendre une nouvelle fois la parole, d'une voix qui se voulait détachée.

" Sans doute ma vie a dû être bien meilleure que la tienne et je devrai m'estimer chanceuse sur ce point, même si ce que j'ai pu voir et vivre est une chose que je ne souhaite à personne. Si je devais parler de mon passé, je prendrai l'exemple d'une poupée: une poupée ne connaissant pas ses créateurs et laissée au milieu d'autres poupées ayant connu un sort similaire au sien. Puis, on décide d'abandonner cette poupée, en pensant qu'elle trouverait peut être des propriétaires qui voudraient bien d'elle, qui la trouveraient suffisamment jolie pour vouloir la récupérer... Quelle naïveté... Une poupée désarticulée, à qui il a manqué un œil et qui ne ressemblait plus à rien, voilà ce qu'est devenue cette petite poupée. Et pourtant, quelqu'un a voulu la sauver, la réparer pour lui rendre son état d'origine. On a rendu à la poupée son œil, même si ce dernier sera à jamais différent du second, remis ses membres en place en s'assurant que les ressorts ne cassent pas, même s'ils étaient un peu tordus à présent. Pendant quelques années, la poupée s'est sentie vivre et aimée, apprenant à distinguer les personnes similaires à ceux l'ayant cassée et celles qui voulaient l'aider à continuer de vivre. Et pourtant, malgré tout cela, la poupée savait très bien qu'elle ne serait plus jamais la même. Elle peut sentir chaque jour les ressorts tordus que l'on a essayé de réparer, faute de ne pas avoir pu les remplacer, la tirailler, lui rappelant qu'elle avait été cassée une fois et que cela pourrait recommencer si elle ne faisait pas attention. "


Pendant tout ce temps qu'elle avait parlé, l'adolescente continuait à fixer les livres, ne regardant pas une seule fois Nicolas, bien qu'elle savait le jeune homme à quelques pas d'elle. Et puis finalement, elle détourna son regard pour le poser sur son camarade, se sentant soudain légèrement penaude et gênée à l'idée qu'elle se soit encore laissée emporter dans ses longues répliques. Il faudrait parfois qu'elle apprenne à restreindre ses mots, cela serait plus facile pour tout le monde.

" Sinon...j'aime lire, en effet et du moment que j'arrive à m'immerger dans l'histoire, je me moque un peu du genre, bien que j'admets avoir une préférence pour les livres d'aventure, heroic fantasy et historiques. Et toi? "


[Vraiment désolée pour la très longue absence de réponse mais plusieurs facteurs, aussi bien personnels que professionnels, ne m'ont pas vraiment aidée. Bref, j'espère que ça ira comme réponse.]



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##   Sam 16 Jan 2016 - 12:09

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HRP : Ne t'inquiètes pas ça me va très bien ! J'ai été trop content de voir ta réponse o/ ! J'espère que la mienne te plaira !

Elle semble arrêtée. En tout cas ça doit carburer sec dans la tête de Tahia, parce qu'elle dégage tout pleins d'émotions en même temps mais elle ne bouge pas... Elle dit rien alors que Nicolas tente de se dépatouiller de ce qu'il vient de dire... Ce qui est inefficace, évidemment. Bien sûr qu'elle est pas petite ! 'fin, c'est compliqué. Il tousse pour libérer sa gorge tout en essayant de maîtriser le rouge de ses joues, qu'il devine bien voyant puisqu'il à l'impression de bouillir à l'intérieur... Il pose son sac par terre et enlève son blouson de cuir qu'il dépose par dessus. Il remonte les manches de son t-shirt jusqu'à ses épaules, retire les bandages qui protègent les yeux des autres de la vue de ses cicatrices... Il allait faire la liste des détails infimes qu'on ne remarque pas chez les autres, sauf quand on a l'habitude des combats de rue. :

-C'est vrai, je te demande pardon, tu n'es pas petite. C'est que le terme à une autre signification là où j'ai grandi. Tu as dix-huit ans, et tu es un peu plus grande que moi. Une fille aurait mis des semelles compensées, ou des talons-hauts, pour paraître plus grande encore. Tu es menue, ça se voit à tes épaules. Quand on ne paraît pas bien large, on met des épaulettes là-bas.

De sa main gauche, il s'empare de son propre poignet droit et le montre à Tahia. :

-Autre moyen de constater ça, le poignet. Je suis certain que si je mettais ma main comme ça sur le tien, mes doigts se toucheraient. C'est courant chez les filles, chez les jeunes de manière générale aussi, parce qu'ils ont le poignet plus fin. En un coup de poing, ce genre de poignet, s'il n'est pas habitué ou au moins échauffé, il peut se blesser tout seul et la contre-attaque est d'autant plus facile. Ton bras n'est pas musclé, ajoute-t-il à son analyse, il faudrait des vêtements plus amples en haut pour le cacher, mais pas en bas. Un pantalon large te tasserait et te rendrait encore plus peti... hm, frêle. On t'attaquerait par ton flanc gauche ; bien que tu le caches on remarquerait direct ton œil blessé, et on profiterait de ça pour mieux te surprendre. En plus t'es mignonne, tu serais une cible de choix.

Il regrette aussitôt ce qu'il vient de dire... Être mignon, là-bas, ce n'est pas un compliment. C'est une menace. De plus, il remarque qu'une nouvelle fois, il s'est laissé allé à ses mauvaises habitudes... Il secoue la tête en soupirant. :

-Excuse-moi encore... J'ai du mal à m'en défaire... Et je voulais pas te blesser...

Les proies se choisissent avec soin. On reconnait l'odeur des malades et on les évite. On piste la traînée de sang des blessés et on les achève. On repère un membre plus petit, plus faible dans la meute et on le poursuit. De tous les animaux sauvages qui habitent cette planète, l'homme était le plus vicieux ; il a les réflexes d'un prédateur qu'il utilise pour le plaisir. Nicolas se dégoûtait presque d'avoir fait l'étalage d'un savoir aussi vil... Il a un frisson qui parcoure ses bras que même le contact avec les livres n'arrive pas à repousser.

La vie est injuste parce que personne ne se donne les moyens de faire en sorte que ce soit le contraire. C'est ce qu'il aimerait dire. Parce qu'il pense que c'est possible, même les utopies le sont. Mais personne ne le ferait, sauf peut-être ceux qui en ont besoin. Voilà pourquoi on ne peut rien dire, ni rien faire... D'autres détiennent les clés vers un monde meilleur, mais ils ne veulent pas se défaire de leur petit confort, de leurs petites habitudes, de leur vie parfaite. De nos jours, on ne comptait plus que sur la chance de naître dans un milieu approprié, riche et heureux pour ne plus souffrir... et encore, on ne sait pas tout.

Tahia s'avança non loin de lui, sans le voir. Il sentait quelque chose de lourd dans l'atmosphère, comme si l'air devenait un poids de plus à supporter. Une vague de colère l'étouffa soudainement alors qu'elle considérait avoir eu une vie meilleure que la sienne. QUOI ?! Pardon ? Qu'est-ce que le fuck ?!!! Il mordit sa langue et se concentra sur ce qu'elle avait à dire... Il l'écouta attentivement, mettant sa rage de côté pour le moment. L'histoire de la poupée ne le calma pas, mais il comprit où Tahia voulait en venir... Il ferma les yeux et respira lentement pour rester calme. Elle répondit à sa question à propos des livres mais il ne bougea pas, cherchant un fond de paix intérieure dans son esprit balayé par la tempête de sa colère. Inspiration. :

-Ne compare pas la douleur, ne compare pas les vies. Je t'en supplie. La souffrance reste la souffrance, le vide reste le vide. Ce n'est pas à comparer, ça ne devrait pas exister.

Expiration. Il posa ses yeux d'argent en fusion sur Tahia. Bien plus posé, il reprit l'exemple de la petite poupée pour s'exprimer. :

-Le soldat de plomb que j'étais a eu la chance de connaître ses créateurs, de recevoir beaucoup d'amour de leur part avant que l'un ne disparaisse et l'autre ne s'oublie. Il a toujours eu un toit au-dessus de sa tête même si un jour il a eu l'idée stupide de fuir sa maison. Le soldat de plomb paraît bien abîmé de l'extérieur mais c'est lui tout seul qui a fait fondre son cœur pour qu'il ne ressente plus rien à chaque fois qu'on le casse. Le soldat de plomb sait qu'il ne peut pas être réparé... Alors il ne cherche pas son état d'origine. Il essaye de faire ce qu'il peut avec ce qu'il a... Y compris faire sourire une poupée cassée.

Alors seulement il reposa son regard sur les livres... Il avait mal au cœur d'avoir exprimé ce qui n'allait pas vraiment chez lui, même si c'était par des moyens détournés... Changer de sujet. :

-J'aime tout lire aussi. Mais j'ai une préférence pour les recueils de poésie. Comme les poèmes sont courts, je peux lire plus longtemps même avec mes problèmes de concentration...



##   Dim 17 Jan 2016 - 1:20

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Ce qui pouvait être positif avec Tahia, c'était qu'elle n'était pas une personne rancunière et si quelque chose pouvait la vexer ou l'agacer sur le coup, ce sentiment disparaissait rapidement lorsqu'elle voyait que son interlocuteur ou interlocutrice n'avait pas pour intention de la blesser pour quoi que ce soit. Aussi, quand elle vit au combien Nicolas semblait gêner de la situation et justifier sa réaction, l'adolescente se dit qu'elle ne pouvait décidément pas lui en vouloir pour son manque de subtilité, même elle se montra extrêmement attentive aux paroles de l'étudiant. Et à mesure que les explications continuaient, la brune commençait à comprendre où il voulait en venir et cela la convainquit que réellement, elle n'allait pas le détester très longtemps pour ses paroles. Certes, l'institut était bien différent de là où ils venaient mais le changement de lieu n'allait pas pour autant modifier les habitudes que l'on avait pu avoir là où l'on vivait par le passé, de même que ce que l'on avait pu vivre ou voir auprès des gens que l'on a pu côtoyer au cours de sa vie. Et là encore, la jeune guérisseuse ne put s'empêcher de se dire à nouveau qu'elle avait surement eu plus de chance que son camarade, d'une part en voyant de nouvelles cicatrices apparaître sous ses yeux, se rajoutant à celles qu'elle avait déjà vues peu de temps auparavant puis au fil des explications données. Car si les choses n'avaient pas toujours été très amusantes, au moins l'adolescente n'avait pas grandi en un lieu où régnait la loi du plus fort et le besoin de rester en vie.

C'était en tout cas ce que se disait Tahia, du moins après qu'elle ait parlé et expliqué son passé de manière détournée, songeant que Nicolas comprendrait très bien par lui même où elle voulait en venir avec sa propre réponse. Pourtant, la jeune fille fut dans un premier temps surprise avant qu'une légère inquiétude ne la prenne lorsqu'elle avait reposé son regard sur son camarade, se demandant à cet instant si elle en avait peut être un peu trop dit. Une certaine tension était apparue depuis un petit moment déjà et il semblait que cette dernière n'allait pas disparaître tout de suite, pire elle semblait devenir plus forte, ce qui n'était pas pour plaire à la brune, surtout lorsqu'elle eut l'impression qu'elle avait énervé le jeune homme. Du moins, sans doute avait-elle touché une corde sensible étant donné ce qu'il lui avait répondu mais elle ne releva pas la remarque, attendant calmement qu'il s'explique une nouvelle fois. Alors, après quelques instants de silence, il lui avait raconté une histoire, celle d'un petit soldat de plomb et au fil de cette histoire, la jeune guérisseuse ne put s'empêcher d'avoir un petit sourire triste bien que son regard semblait pour sa part attendri par les paroles de l'étudiant. Lui était un soldat de plomb, elle était une poupée cassée. A quel moment la situation était devenue aussi ironique? Difficile à dire mais la jeune fille comprenait mieux certaines choses à présent, même si elle ne s'attendait pas du tout à ce que l'adolescent lui parle de lui, aussi détournée que son histoire puisse être.

" Alors ce soldat de plomb ne doit pas avoir fondu tant que cela son cœur s'il est prêt à vouloir aider une poupée cassée et égarée à sourire. Tu ne penses pas? "


La tension semblait être un peu retombée après cette conversation et à cet instant, le sourire de Tahia se fit beaucoup moins triste et un peu plus amusé lorsque le jeune Tonnerre lui répondit qu'il aimait beaucoup ce qui se rapportait à la poésie. Non pas que le fait qu'il lise des poème la surprenait ou l'amusait mais c'était plutôt lorsqu'il fit référence à des problèmes de concentration.

" Par problème de concentration, tu veux dire que tu as du mal à rester fixer sur un sujet? Quand je lis un livre, j'ai plutôt tendance à rester focaliser dessus et en général je finis souvent agacée dès que quelqu'un vient m'interrompre pendant mes instants de lecture, même si je sais parfaitement que je pourrai reprendre mon livre plus tard. "

Puis retroussant les manches de sa propre veste, la jeune guérisseuse indiqua les différentes étagères à Nicolas avant de dire:

" Bon, ces recherches sur ton pouvoir de Tonnerre, c'est pour aujourd'hui ou pour demain? Mon excuse auprès de la bibliothécaire a beau avoir été un demi-mensonge, personne ne sort de cette réserve sans avoir trouvé ce qu'il cherche! "



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##   Dim 17 Jan 2016 - 13:19

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Il répond au sourire de Tahia en expirant brusquement. Ces deux-là faisaient la paire quand même... Niveau douleur, passé peut-être, le fait de cacher tout ça... Peut-être autre chose mais Nicolas n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Quand à l'état de son cœur, si, il était bel et bien fondu... Des fois il se demandait ce qui pouvait bien battre dans sa cage thoracique comme il était certain de plus avoir grand chose à cet endroit... Il haussa les épaules, cherchant à comprendre pourquoi il tenait à aider les gens malheureux. Il pouvait mettre ça sur le dos de ses pouvoirs, mais pour une fois, il voulait essayer de trouver la vérité derrière sa façade d'insensibilité. Les mots vinrent plus facilement que s'il avait essayé de parler de "lui". :

-Ce sont ses réflexes de soldat je pense... Aider son prochain, combattre l'injustice et les peines, tout ça...

Ah, il est bien pratique ce transfert. S'il l'avait su, il l'aurait fait plus tôt. Ça aurait pu l'aider à mieux accepter son côté Sensitif... Mais il aurait pas pu rencontrer Aaron et Blobby, sacrilèges ! Disons plutôt que sa rencontre avec Tahia arrivait à point nommé. Il replace les manches de son maillot et remet son cuir sur ses épaules, petit sourire aux lèvres, la satisfaction d'avoir compris quelque chose au fond de soi.

La conversation redevint plus légère quand ils revinrent sur le sujet des livres... Plus particulièrement le fait qu'il est du mal à se concentrer en lisant. C'était une malédiction pour lui, car il adorait lire... Mais il fallait croire que cette activité n'était pas assez active pour le corps survolté de Nicolas. Sans mauvais jeu de mot hein. :

-Exactement. dit-il simplement pour répondre à sa question. T'as bien de la chance de pouvoir rester focalisée. Je finis toujours par lire en diagonale ou par sauter des lignes... Comme si je n'allais pas assez vite... Et pis les tics nerveux quand je m'arrête de bouger... C'est compliqué de rester concentré sur un chapitre quand ta jambe te dit "Nan mais j'ai envie de courir là !" !

Il regarda sa jambe droite comme si elle avait été dotée de son esprit propre, l'air de la réprimander... Puis tout son corps se tendit le temps d'une seconde quand Tahia lui rappela ce pourquoi ils étaient dans la réserve... :

-Ah oui... Ah oui ! En fait j'avais demandé à un prof s'il existait des ouvrages particulier à ce propos mais à sa connaissance non... C'est bien dommage d'ailleurs, ce serait cool que des Masters pensent à rédiger des trucs à ce propos, ça aiderait les nouveaux... 'fin bref ! Du coup, c'est surtout des bouquins de psycho que je cherche...

Et peut-être d'autres sujets, mais pour l'instant il n'avait pas eu de meilleures idées. C'est donc tête penchée sur le côté, lisant à toute vitesse les titres de la rangée de livres qui lui faisait face qu'il longea la longue étagère... C'est parti !



##   Dim 31 Jan 2016 - 0:59

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Pour un peu, Tahia serait d'accord avec ce que lui avait répondu Nicolas, et même, elle arrivait très bien à comprendre l'histoire de ce petit soldat de plomb et les raisons qui le pousseraient à vouloir aider les autres mais malgré tout, elle ne pouvait s'imaginer que le jeune homme soit dépourvu de cœur. C'était stupide, sans doute, mais tout être humain, quel qu'il soit, avait un cœur, aussi fourbe et monstrueux que puisse être par moment un humain. Et très sincèrement, la brune était certaine que son camarade n'appartenait surement pas à cette catégorie, sans doute n'avait-il pas toujours été "innocent" sur certaines choses mais elle doutait fortement qu'il ait un mauvais fond. Jamais elle n'aurait cherché à vouloir lui parler si vraiment elle avait le moindre sentiment qu'il n'était pas fréquentable ou qu'il serait dangereux pour elle de lui parler. Au contraire, en plus de la curiosité, que cela soit le simple fait que l'adolescent soit nouveau à Terrae ou la vue des cicatrices, elle avait eu l'étrange impression qu'elle pouvait lui faire confiance, ce qui n'était pas donné à tout le monde. Et c'était une des raisons pour lesquelles la jeune guérisseuse ne craignait pas de lui avoir parlé concernant sa cicatrice, même si elle n'était pas prête à donner les détails sur les circonstances ayant entrainé la présence de cette marque sur son œil et la couleur de ce dernier. Sans doute, cela arrivera plus tard, lorsqu'elle se sentirait vraiment prête à en parler car jusqu'à présent, très peu de personnes avaient compris ce qui lui était arrivé par le passé, non pas qu'elle l'ait raconté mais elle avait sous-entendu suffisamment de choses pour que l'on puisse deviner ce qu'elle avait vécu.

Sortant de ses pensées, Tahia revint enfin à l'intérieur de la réserve et écouta Nicolas lorsque ce dernier lui déclara qu'elle avait de la chance de pouvoir rester concentrée lorsqu'elle lisait un livre, là où lui finissait plutôt par le survoler. Ah quand la concentration n'y était pas, c'était normal que cela soit difficile de pouvoir lire ou d'écrire quoi que ce soit, sachant que cela prendrait plus de temps que cela devrait normalement. La jeune fille le savait car cela lui était arrivé de temps à autre, à penser à tellement de choses qu'elle se montrait alors incapable de lire tranquillement et dans ces moments là, la seule solution possible était de s'arrêter et de réfléchir à ce qui occupait ses pensées jusqu'à ce qu'elle puisse voir comment régler le problème en question. Heureusement que c'était quelque chose de relativement rare pour elle et qu'elle parvenait assez souvent à mettre ses pensées de côté pour se concentrer sur les activités qu'elle faisait dans le cas présent. Ce qui visiblement, ne semblait pas être le cas de son camarade, surtout lorsqu'il lui fit référence aux tics nerveux et elle dût réprimer, très difficilement, un rire dès qu'il parla de sa jambe et le regard qu'il lança au membre en question n'arrangea pas les choses. La jeune Air se contenta donc d'un sourire, qui se voulait un peu désolé, même si ce dernier était beaucoup trop grand pour ça, avant de secouer légèrement la tête d'un air amusé. Plus de doute à avoir maintenant, le jeune homme était un Tonnerre. Et elle n'avait rien contre ça!

Par la suite, l'adolescent avait repris la parole et expliqua à Tahia le genre de livres qu'il recherchait concernant son pouvoir et qu'apparemment, on ne lui avait pas particulièrement spécifié les livres en question, allongeant le champ de recherche des livres dont Nicolas aurait surement besoin. Les livres de psychologie n'en restaient pas moins une bonne piste pour commencer. Après tout, un Sensitif jouait plus sur l'état psychique d'une personne que sur le point de vue physique étant donné qu'il se montrait plus réceptif aux sentiments des gens qui se trouveraient autour de lui. Acquiesçant à la dernière remarque du jeune homme, la brune laissa une étagère à ce dernier avant de poser son regard sur une rangée de livres en face d'elle, observant les différents titres qui lui passaient sous la main ou les pages qu'elle feuilletait rapidement avant de les remettre à leur place. Cependant, même si elle fit de son mieux pour rester concentrée à sa tâche, la jeune guérisseuse ne put s'empêcher de repenser aux précédentes paroles que le Tonnerre et elle s'étaient échangés et elle restait toujours convaincue que, malgré ce que lui pouvait penser, le cœur était toujours présent, d'une manière infime et si peu présente qu'on pourrait croire qu'il n'existait plus mais qui pourtant, était toujours à sa place. S'arrêtant un instant dans sa recherche, l'adolescente se retourna un instant pour fixer l'endroit où devait se trouver Nicolas, bien que l'étagère les séparant empêchait aux deux étudiants de se voir, avant de reporter son attention sur les livres.

Puis, vint une chose qu'elle n'avait plus fait depuis très longtemps et qu'elle adorait pourtant faire, même si dans la situation actuelle c'était assez étrange: chanter.

"Standing in the silver moonlight,
I can almost hear your heart –
Hear it trembling like a quiv’ring bow,
Pounding like a beating drum.

Only when the world is sleeping
Can your true face then be revealed –
It’s the beauty of a sharpened blade.
Nobody knows who you are.

Nobody knows your misery,
Far beneath your magnificent façade.
The only ones that share in your pain
Are the spirits that walk in the night,
Are the spirits that seek out the light."



[J'ai pas résisté pour la chanson, même si j'hésitais sur la version. A écouter au moment de lire les paroles: https://www.youtube.com/watch?v=lwYvXaZ5lD0]



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##   Mer 3 Fév 2016 - 16:22

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Il passe ses doigts sur la tranche des livres, la tête penchée pour lire les titres. Il se sent souvent ridicule comme ça, mais il a l'impression d'être plus efficace, d'être plus rapide. La recherche se fait dans un silence complet. On entendrait presque les livres respirer.

Et puis Tahia chante.

La première phrase le stoppe net. Il frissonne. Il retire l'oreillette qui traduit pour mieux l'entendre... C'est de l'anglais. Non seulement il comprend, mais il connaît aussi cette chanson. Le Loup au fond de lui hurle, pleure et souffle, comme un animal blessé. Sa main serre le premier livre à sa portée. Il ne dit rien, il écoute, attentif... Sa mâchoire se contracte, ses yeux se ferment. Il a mal mais en même temps... il se sent bien. Il se souvient des bois, la nuit, là-bas, ce qui n'est pas chez lui, ailleurs. Il y a l'odeur des feuilles mortes et du sang, le son du vent qui se glisse entre les arbres et les coups de feu en arrière plan, le goût de la pluie et du café qui colle à la langue, les couleurs de l'automne embrasé et des jupes trop courtes et fluo des filles. C'est la décadence des paumés et la danse de la nature. Mélange tout particulier dans cette contrée. On peut y voir la tristesse dans les bars au matin comme les oiseaux qui s'alignent dans les branches pour chanter l'arrivée glorieuse du soleil...et la lune te manque déjà Tu sens ton pieds qui s'enfonce dans la terre humide, fraîche et lourde, le poids d'une vie. Pourtant ton pas est léger, c'est le chant de l'oiseau qui te guide à travers l'adversité, la flopée de flèches et d'insultes qui cherchent à t'atteindre. Tu vois chaque respiration des autres animaux qui t'entourent, tu vois chaque battement de cœur, tu vois ce que tu entends. Au point que ce que reflète le lac, ce n'est pas vraiment toi. C'est ce que tu montres au monde, sans dévoiler une seule partie de toi. C'est la mascarade et tu en fais parti. Tu regardes l'oiseau posé sur sa branche et l'envie de pleurer te prend, bien que tu ne saches pas comment, bien que tu ne saches pas vraiment. C'est le Vide que l'on se créé soi-même pour avancer. C'est le Vide qui fait chanter pour qu'on s'entende. Le Vide...

La chanson s'arrête. C'est presque brutal vu que Nicolas était parti loin, très loin. Il secoue la tête, prend une grande inspiration. Il se dit qu'il faudrait dire quelque chose là. Il ouvre la bouche pour articuler quelque chose mais même lui ne s'est pas entendu. Il tousse, force sa voix. :

-Tu chantes très bien.

Elle a tremblé malgré tout, sa voix, la traîtresse. Il inspire de nouveau, essaye de dégager sa main du livre qu'il tient... Les articulations craquent, il a serré trop fort. Il tente de ranger le livre aussi délicatement que possible après ça, pour se faire pardonner.

Il voudrait dire autre chose... Quelque chose de gentil, comme "Tu peux chanter encore ?" ou quelque chose d'intelligent, qui expliquerait un peu à quel point c'était un moment intense pour lui. Mais il n'y arrive pas... C'était des paroles trop profondes pour ajouter quoi que ce soit, des mots qui lui parlaient trop. Il avait un mal fou à dire... quelque chose... tellement il n'en savait rien.

Il arrive au bout de l'étagère sans avoir rien trouvé... En fait, s'il était sincère avec lui-même, il dirait qu'il n'avait prêté aucune attention aux bouquins après le chant de Tahia... Ça l'avait.... ému... il faut croire... Il s'appuie à l'étagère immense et frotte ses yeux de ses poings, comme s'il était fatigué. Ce n'est pas le cas, il essaye encore de revenir de ces limbes de souvenirs qui n'appartiennent qu'au Loup Noir, ce "lui" qu'il rejette encore. :

-Tu as trouvé quelque chose ?

[Comme tu as pu le comprendre, tu as bien fait de mettre la chanson :  il y a ça et ça pour te prouver à quel point]



##   Sam 20 Fév 2016 - 14:31

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Les mots parcouraient le silence de la réserve, remplissant cette dernière de notes à la fois douces et pourtant si tristes. On aurait pu en dire autant de la voix qui les prononçait, cette dernière laissant clairement ses sentiments et ceux de sa propriétaire à découvert. C'était, du moins, ce qu'une personne ayant déjà eu l'occasion d'entendre cette voix, aurait dit et autant dire que cela faisait bien longtemps que personne n'avait eu cette chance de pouvoir écouter une nouvelle fois. Depuis le temps qu'elle était à l'institut, Tahia n'avait pas le souvenir d'avoir une fois chanté, pour elle même comme pour quelqu'un, et autant dire que cela lui avait étonnamment manqué. Pouvoir de nouveau laisser sa voix s'exprimer sur des paroles et des notes qu'elle connaissait, c'était un étrange sentiment qui, d'une certaine manière, la soulageait et lui faisait plaisir. Bien que faire cela à l'intérieur d'une bibliothèque, la réserve incluse, n'était surement pas la meilleure des idées possibles et que s'il y avait eu quelqu'un d'autre en plus, aucun doute que l'adolescente aurait été obligée de partir. Mais cela avait été plus fort qu'elle et elle avait eu besoin d'exprimer au final les sentiments et impressions qu'elle avait vis à vis de Nicolas, de ce que le jeune homme avait pu lui dire jusqu'à présent. Certes, il y avait d'autres manières de faire cela mais quoi de mieux que de le faire en chanson, surtout quand une mélodie semblait être adaptée à la situation et à la personne en question.

Et puis, très lentement, les paroles cessèrent et le silence revint de nouveau au sein de la réserve, le calme redevenant peu à peu le maitre de ces lieux. Pourtant, n'importe qui aurait le sentiment que chaque objet, quel qu'il soit, retenait son souffle, attendant la suite, un simple mot qui pourrait de nouveau changer l'atmosphère de la pièce. Mais Tahia était restée silencieuse après avoir chanté, son regard semblant peu à peu s'éclaircir, comme si pendant tout ce temps, elle se trouvait ailleurs que dans cette réserve et n'avait pas eu conscience un seul instant que c'était elle qui venait de chanter. Mais ce silence ne dura pas longtemps car très vite, l'adolescente entendit une voix, familière car l'ayant déjà entendu bien avant, mais avec quelque chose qui l'intrigua légèrement: cette voix tremblait, comme si la chanson avait ému le propriétaire de la voix. Se tournant dans la direction de la voix, qu'elle reconnut comme appartenant à Nicolas, la brune entendit le jeune homme lui dire qu'elle chantait très bien. Une chose était sûre, en tout cas: le jeune Tonnerre n'était pas resté indifférent aux paroles et la Guérisseuse, bien que n'étant pas habituée aux compliments, apprécia la remarque.

" Merci... D'habitude, je ne chante pas en sachant que quelqu'un peut m'entendre. Mais je pense que la réserve était tellement calme et apaisante que l'envie m'ait revenu d'un coup, même si c'était peut être un peu inapproprié. "

Après tout, personne n'aurait idée de chanter dans un endroit où la règle première était le silence, même si les seules présences dans la réserve étaient celles des deux étudiants et que personne d'autre n'avait surement entendu la jeune fille. Se souvenant par ailleurs de la raison première à leur présence ici, Tahia retourna à ses recherches et recommença à inspecter les différentes couvertures de chaque livre passant à sa portée, retournant dans le silence dans lequel elle se trouvait juste avant. Mais l'adolescente parcourait les livres sans vraiment les regarder, arrivant à la fin de l'étagère sans avoir vraiment fait attention à s'il y avait vraiment ce qu'elle cherchait ou non et sincèrement, elle s'en moquait un peu. Puis, de nouveau, la voix de son camarade se fit entendre, lui demandant si elle avait trouvé quelque chose. Etant donné qu'elle n'avait pas vraiment regardé au final pour les livres et que dans tous les cas, recommencer à vérifier n'allait surement rien apporter d'utile, l'adolescente répondit:

" Malheureusement non. Je suis d'accord avec toi sur le fait que les Masters devraient renseigner un peu plus sur les livres utiles aux récents Initiés et là, dans le cas présent, la réserve est très peu visitée donc je doute que la bibliothécaire ait pu faire une classification des ouvrages. Donc soit on continue les recherches soit on peut laisser tomber pour aujourd'hui, du moins. "  

C'était surement le meilleur plan car visiblement, l'un comme l'autre semblait légèrement secoué par ce qu'il venait de se passer quelques minutes plus tôt. Donc, en rester là pour aujourd'hui, était peut être la meilleure option. Cependant, la jeune Air voulait savoir ce que pouvait bien ressentir Nicolas après avoir entendu cette mélodie, que sa voix ait tremblé, il y avait forcément eu quelque chose. Sans doute ne lui répondrait-il pas mais ce n'était pas grave, il était libre de répondre ou non aux questions, ce n'était pas un problème. Tahia contourna finalement l'étagère avant de se retrouver aux côtés de son camarade.

" La mélodie...elle t'a fait réagir, n'est ce pas? Ta voix tremblait quand tu m'as parlée. Je ne voulais vraiment pas que ça aille jusque là, je suis désolée. "



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##   Sam 20 Fév 2016 - 23:41

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Elle parle. Il l'entend mais il l'écoute à peine, comme si elle était sur un autre plan d'une autre réalité qu'il n'arrivait plus à retrouver. Une partie de lui-même le pressait d'y retourner, l'autre lui susurrait de rester absent, loin, pour toujours. Ce moment où l'on fixe un point perdu devant soi, et l'on arrive pas à s'en sortir, où l'on arrive même plus à penser... Nicolas le vivait. Parce qu'il vivait un combat intérieur étrange entre lui, contre lui, où il n'était que spectateur. Il avale sa salive difficilement, respire profondément, mais rien ne le retire de cet état second. Le chant éteint, le loup en lui gronde et montre les crocs... Qu'avait-il fait de lui ? Un petit toutou qui s'attache à des gens... Des gens ! Ces humains qui déchirent la peau et ne se nourrissent même pas de la chair de leur proie, qui joue simplement avec. Traîtrise ! Le Loup était devenu un animal de compagnie qui écrivait des mots sur des bouts de papiers pour sympathiser avec une poupée humaine. Nicolas sert les dents. Pas de meute pour un loup noir solitaire, pas même le petit homme aux cheveux de sang... Il se lèche les babines cessant un instant de gronder pour reprendre de plus belle. Une proie de plus, un ennemi de plus, qui sait ? Mais jamais de meute ! Tu te souviens de la dernière fois que tu as eu une meute ?... Tu te souviens de la perte, du froid et du... !

Tahia entre dans son champs de vision. Il a un brusque mouvement de recul, retirant enfin son regard du vide, s'accrochant de manière désespérée à l'étagère sur laquelle il s'était appuyé, comme s'il allait tomber. Sa mâchoire se serra d'autant plus faisant grincer ses dents, les articulations au niveau de la main qui tenait l'étagère blanchirent sous sa puissance. Son regard d'argent en fusion, ses yeux d'animal sauvage s'abîmèrent sur Tahia ; proie, prédateur ou rien de tout ça ? Il se mélangea si bien avec son surnom que, l'espace d'un instant, sa lèvre supérieure se retroussa de manière infime, imperceptible. Nicolas se sentit ridicule d'un coup, il avait entendu ce qu'elle avait dit, s'en rappelait seulement, comme d'un souvenir lointain alors qu'elle venait juste de lui poser la question... Pourtant son étrange instinct animal lui interdit de relâcher l'étagère. :

-Oui enfin... Non... C'est...

Il avait la voix rauque d'un rescapé du désert, la posture d'un ancien détenu, les yeux d'un enfant perdu. Elle s'excusait, il n'arrivait pas à lui dire que ce n'était rien, parce que ce n'était pas rien... Sa tête lui semblait sur le bord de l'implosion et son souffle était court bien que faible, comme lorsqu'il essayait de devenir invisible dans les bois. Mais là, il était dans une forêt de livres. :

-C'est pas ta faute... Ok ?... Crois-moi. J'ai juste...

...la nausée. Il lâcha enfin l'étagère pour s'appuyer dessus de nouveau. Il secoua la tête, regarda Tahia dans les yeux, les deux. Elle devait percevoir son trouble au fond de ses pupilles, mais qu'importe... Il avait réussi à revenir, à tasser cet ancien "lui" au fond, pour il ne sait combien de temps encore. Mais tant que ce n'était plus là, même s'il avait encore des sueurs froides, il pouvait s'exprimer sans être... méchant ou sadique. :

-Là où je vivais avant, je sortais plus souvent la nuit... Certes on y voyait le pire de ce que ce village pouvait offrir, mais j'étais un peu plus moi-même. Cette chanson me rappelle tout ça, tout simplement...

Il glisse sur le bois ciré, son souffle est court, les mains moites les joues en feu. :

-J'étais un Loup Noir et je veux pas m'en rappeler...

Il s'assoit, la Terre tourne. Il ne savait pas qu'on devait employer autant d'énergie à rester soi-même... Il a envie de fumer, il a de la fièvre. :

-Tahia... Je dois prendre l'air...

Bonjour Nicolas, tu expérimentes une émotion appelée "mélancolie". Du chagrin à l'acceptation, c'est pourtant bien une chose que tu ne connais pas encore et qui te terrifie.



##   Lun 22 Fév 2016 - 15:30

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La chanson avait très certainement touché Nicolas plus que ce qu'elle aurait pensé, c'était du moins ce que Tahia pouvait en conclure alors qu'elle fixait son camarade. A cet instant, elle avait vraiment le sentiment de se retrouver face à un animal craintif, effrayé par la présence trop proche d'un humain, alors que le jeune homme s'était reculé brusquement et s'agrippé maintenant à l'une des étagères. L'adolescente ne chercha même plus à bouger, restant entièrement focalisée sur le regard de l'étudiant et attendant qu'il se calme car, elle en était persuadée, le moindre geste de sa part ferait très certainement prendre la fuite au jeune Tonnerre. C'était, du moins, une des choses les plus probables même si elle n'en avait pas forcément la garantie absolue. Son esprit était envahi par un nombre incalculable de questions dont elle n'aurait peut être jamais de réponses mais qui ne pouvait que lui venir en tête en cet instant précis. Qu'est ce que la mélodie avait bien pu ramener comme souvenir au jeune homme? Pourquoi semblait-il en cet instant si effrayé? Lui faisait-elle peur ou bien...avait-il peur de lui même? Tant de questions dont la brune n'avait pas la moindre réponse, réponse que, dans l'immédiat, elle ne cherchait pas à savoir, du moins pas tant qu'elle ne verrait pas son camarade calme et apte à répondre à ses questions, ce qui était tout sauf le cas, actuellement. Mais comment étaient-ils parvenus à en arriver à ce point, tout de même?

Il fallut attendre quelques instants avant que Tahia entende la voix de Nicolas, et encore, elle n'eut pas droit à une réponse cohérente de sa part, ce qui ne manqua pas de l'intriguer davantage mais surtout, de l'inquiétude commençait peu à peu à faire son chemin dans son esprit. L'adolescent lui donnait l'impression d'être épuisé, comme si jusqu'à présent, il ne se trouvait plus dans la réserve mais ailleurs, en un lieu où il avait dû constamment se cacher, sans avoir une seule minute de répit et dans la crainte qu'on l'attrape. Et surtout, qu'il n'était pas totalement revenu de ce monde où il se trouvait. Cela pourrait paraître ridicule mais c'était l'impression que la jeune Guérisseuse avait alors qu'elle fixait l'adolescent, ce dernier lui répondant finalement que ce n'était pas de sa faute, bien qu'il n'ait pu finir sa phrase. Il avait finalement lâché l'étagère, c'était à se demander comment cette dernière avait réussi à tenir sous la force de la main du Tonnerre, tellement ce dernier s'était accroché. Il resta cependant appuyé contre l'étagère, semblant cette fois-ci bien de retour dans l'univers actuel, à savoir la réserve, et même s'il ne semblait vraiment pas aller bien, la jeune fille eut droit à des explications par la suite. Il lui déclara qu'avant d'arriver à Terrae, il sortait très souvent de nuit et que malgré tous les pires côtés que le village où il vivait pouvait montrer, il avait le sentiment d'être lui-même, et que la chanson lui avait simplement rappelé tout cela. Quoique, était-ce vraiment aussi simple quand on voyait ce qu'une chanson pouvait faire à quelqu'un?

Puis tout arriva rapidement, alors que Nicolas rajoutait qu'il était un 'Loup Noir', dont il ne souhaitait pas se rappeler, et qu'il se mit à glisser de l'étagère pour s'asseoir sur le sol, Tahia sut tout de suite que quelque chose n'allait vraiment pas. Se rapprochant, elle s'agenouilla alors devant son camarade, alors que ce dernier lui disait qu'il devait prendre l'air. Mettant de côté la panique qui commençait à la prendre, l'adolescente se pencha d'abord, posant lentement son front sur celui du Tonnerre: il était brulant et surtout, elle remarquait que la respiration du plus jeune était tout sauf régulière. Il fallait d'abord qu'il se calme et qu'il reprenne une respiration normale sinon elle ne pourrait même pas le sortir d'ici. Certes, elle pourrait toujours appeler la bibliothécaire mais dans l'immédiat, la brune pouvait déjà faire quelque chose pour essayer de calmer le jeune homme. S'écartant légèrement, elle posa sa main sur la poitrine de l'étudiant, puis de sa main libre, elle en prit une de ce dernier pour la poser sur sa propre poitrine.

" Commence d'abord par calmer ta respiration en te focalisant sur la mienne. Prends le temps que tu veux pour ça et dès que tu seras sûr et certain que ça ira mieux, on sortira, d'accord? Pour l'instant, inspire et expire calmement. "


Et dès qu'ils sortiront, que cela plaise ou non à Nicolas, l'adolescente l'amènera directement à l'infirmerie parce que très sincèrement, elle se passerait bien de voir quelqu'un tomber dans les pommes juste devant elle. Mais pour le moment, il fallait déjà qu'il se calme et cela allait surement prendre un petit moment.  



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##   Lun 22 Fév 2016 - 19:38

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Humeur : Oui.

On ne réfléchit pas bien quand on ressent... En cherchant à ne plus avoir d'émotions propres, il avait sans doute absorbé toutes celles autour, celles de Tahia peut-être, de la masse de gens présent dans la bibliothèque, éventuellement ceux de l'extérieur qu'en savait-il ?!... En tout cas, ce qui était certain, c'est que c'était trop d'un coup. Remettre une barrière ne servait à rien, c'était déjà trop tard, dans son crâne se baladaient des inquiétudes, des bonheurs et d'autres sentiments qui n'étaient pas les siens. L'afflux soudain lui donna migraine et nausée, comme un bon gros rhume dont on ne se débarrassait pas facilement. Ce qu'il prenait l'enfiévrait, balloté dans un fleuve d'émotions contraires ou qui se faisaient écho... On ne réfléchit pas bien non plus quand on a de la fièvre... Il n'arrivait plus à se sortir de ce torrent sans nom, à la fois attiré et dégoûté par tout ce qu'il pouvait y trouver.

Il sentit à peine que Tahia posa son front sur le sien, il n'arrivait même pas à se sentir mal à l'aise par leur soudaine proximité. Elle était toute fraîche comparé à lui, mais vu qu'il était parti trop loin et encore envahit par ce qui ne semble plus être vraiment lui, il ne savait pas s'il devait ressentir du bien ou du mal. Quand elle se retira, sa tête ballotta vers l'avant, il vit plus qu'il ne sentit Tahia prendre ses mains. Une sueur perla le long de sa tempe alors qu'il se concentrait comme jamais pour comprendre ce qu'elle lui disait... Il fixa la main qu'elle avait posé sur son cœur. Le sien battait dans ses oreilles, comme s'il venait de courir un marathon, mais il se concentra sur le battement de celui de Tahia pulsant sous ses doigts.

Il hoqueta un instant avant de contrôler sa respiration, par le nez, ayant alors l'occasion d'humer l'air et ce que dégageait la "poupée". Un vent chaud d'été, l'humidité des sous-bois, les plaines aux herbes folles dansant gracieusement au vent... Il ferma les yeux, revenant petit à petit à lui. Il lança sa barrière mentale avant toute chose, prenant le temps de laborieusement balancer toutes les perceptions qui ne lui appartenaient pas par dessus, comme on débarrasse un trottoir de la neige avec une pelle. Puis seulement une fois que son esprit fut en ordre, il s'occupa de son corps. Comme s'il voyageait en lui, il vérifia sa tension, par habitude, percevant ses pincements au cœur, les atténuant petit à petit... Puis il détendit les muscles qui, malgré son malaise, restait affreusement tendus, comme près à fuir -quoi ?... il ne le savait déjà plus-... Il allait déjà mieux ; moins chaud, moins mal, plus lui-même, il étendit alors ses perceptions à ce qui l'entourait.

Un coeur qui bat... Oui il se souvient maintenant. Mais c'est pas le sien. Et puis il y a une main sur son torse... qui n'est pas à lui. Il ouvre brusquement les yeux pour tomber sur ceux de Tahia et en une seconde il analyse trop rapidement la situation. Tahia, sa main, ses cicatrices. Il a aussitôt un mouvement de recul et en même temps, il arrive à articuler... :

-Pas là !

...avant de percuter l'arrière de son crâne avec l'étagère derrière lui, dont il avait oublié la présence. Le bruit est sec, comme un craquement soudain, et c'est tellement vif que finalement, il repart aussitôt en avant, les mains posées sur l'endroit de l'impact, grondant d'un coup. :

-Ouille ! Hmmmmmmgnnnnnnh.

Tiens ? Cette onomatopée existe ?... Nicolas était de retour, mais on pouvait pas dire qu'il était mieux. Sans s'occuper de savoir ce qu'il avait bien pu se passer, son premier réflexe, étrange mais normal le connaissant, c'est de vérifier ce qui avait bien pu amener Tahia à poser sa main sur son torse. Il tira légèrement le tissu souple de son haut, laissant découvrir trois grandes cicatrices non loin de son cœur, ainsi que d'autres cratères et creux créés par d'anciennes blessures. Beh j'ai rien. Il poussa un soupir.



##   Mar 23 Fév 2016 - 1:07

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Il commençait à se calmer, les battements de son cœur étaient déjà bien moins affolés qu'il y a quelques minutes et sa respiration se faisait nettement plus régulière. Tahia ne put s'empêcher de soupirer intérieurement de soulagement alors qu'elle restait encore là, agenouillée devant Nicolas, sa main reposant sur la poitrine de son camarade tandis que la main du plus jeune se trouvait encore sur la poitrine de la Guérisseuse. Au moins, le risque du malaise avait été écarté, elle n'aurait donc pas eu à le sortir de la réserve si cela avait dû arriver, ce qui n'aurait pas été une partie de plaisir. De plus, et elle ne s'en rendit compte que maintenant, l'adolescente remarqua un détail qui ne manqua pas de la surprendre, comme à chaque fois, il fallait dire: elle touchait un homme. Certes, ce n'était qu'un adolescent et ce n'était que le simple contact de la main de ce dernier sur sa poitrine, tout comme elle touchait actuellement la poitrine du jeune Tonnerre mais pourtant, même ce genre de contact avait pour conséquence de la paralyser en temps normal. Un simple toucher venant d'un homme, qu'il soit amical ou autre, lui donnait envie de bondir en arrière et se mettre hors de portée. Pendant de nombreuses années, la jeune fille avait agi ainsi et aujourd'hui encore, elle était encore terrifiée par ce genre de contact. Peu de personnes parmi la gente masculine avaient eu la chance de pouvoir la toucher sans qu'elle ne se dérobe et autant dire que ces personnes pouvaient se compter sur les doigts de la main.

Cependant, là où Tahia aurait la constante crainte du contact avec un homme, toutes ses peurs et ses hésitations disparaissaient dès l'instant où elle endossait le rôle de la Guérisseuse, qu'elle devenait alors ce qu'elle avait appris à faire pendant toute son adolescence: une soigneuse, quelqu'un qui sauve des vies. Alors seulement, elle cessait d'avoir peur et soignait sans la moindre hésitation et sans faire de distinction entre si la personne dont elle s'occupait, était un homme ou une femme. Et en cet instant, la Guérisseuse avait pris l'espace d'un instant la place de l'adolescente, empêchant cette dernière de se retrouver démunie et de pouvoir faire quelque chose pour aider son camarade. Et à présent qu'elle voyait l'état de Nicolas s'améliorer un peu plus, la brune ne sut comment réagir actuellement: pouvait-elle maintenant le lâcher et s'écarter ou bien devait-elle rester jusqu'à ce qu'il lui dise au moins que ça allait mieux? Le doute la prenait peu à peu mais, gardant son courage, la jeune fille resta calme et se contenta d'attendre patiemment, sentant les battements de cœur du jeune Tonnerre à travers sa main et se focalisant uniquement sur ces derniers pour éviter toute possible panique. Et contre toute attente, elle trouva ce son étonnamment apaisant, n'ayant jusqu'à présent jamais vraiment prêté attention sur à quel point le battement d'un cœur pouvait avoir un effet positif et calmer une légère frayeur. C'était assez étrange mais pas pour autant désagréable.

Cependant, cet instant s'arrêta lorsque Tahia croisa le regard de Nicolas, ce dernier ayant fermé les yeux pendant le temps où il calmait sa respiration, et que le plus jeune ait un brusque mouvement de recul. Et ce qui devait arriver, arriva: il se cogna contre l'étagère en bois qui se trouvait dans son dos, récoltant un magnifique coup à la tête, coup qui devait être un peu douloureux étant donné la plainte qui s'échappa de l'adolescent alors qu'il se tenait la tête à l'endroit où il s'était cogné. A cet instant, un étrange dilemme était apparu dans la tête de la jeune fille, la faisant hésiter quand à la conduite à suivre: elle hésitait entre demander à son camarade si tout allait bien, qu'il ne s'était pas fait trop mal, et...rire. Oui, rire du fait que le jeune Tonnerre avait complètement oublié qu'il avait une étagère juste derrière lui et qu'il allait surement récolté une très jolie bosse à l'arrière de son crâne pour sa maladresse et rien que ça fit apparaître un sourire sur les lèvres de la Guérisseuse, qu'elle se hâta de cacher avec une de ses mains. Non, elle ne devait pas rire, ce n'était ni le lieu ni le moment, qu'en bien même la situation pouvait paraître drôle ou ridicule, ce n'était vraiment pas une bonne idée pour elle de se moquer du jeune homme, d'autant plus qu'il ne s'était pas loupé, étant donné la violence du choc contre sa tête. D'ailleurs, la brune vit l'adolescent enlever ses mains de sa tête avant de se mettre à regarder en dessous de son haut, comme s'il craignait qu'elle lui ait fait quelque chose.

Ce geste eut le don de faire pencher légèrement la tête de Tahia sur le côté alors qu'elle continuait de fixer silencieusement Nicolas. Après quoi, elle finit par demander, curieuse:

" Il y a quelque chose de différent sur ta peau? Si j'étais toi, je m'inquièterai plutôt de l'état de ma tête, vu que tu ne t'es vraiment pas loupé lorsque tu as frappé contre l'étagère. D'ailleurs, heureusement que malgré le choc, des livres ne te sont pas tombés dessus, cela aurait été vraiment la catastrophe. Pour toi, comme pour les livres, j'entends bien. Et je me passerai bien d'une tête ouverte dans le cas présent, même si cela n'aurait pas été difficile de te soigner ça. Par contre, j'en aurait dit autre chose si jamais il y avait du sang sur les livres ou l'étagère. "



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##   Ven 26 Fév 2016 - 16:59

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Oh bordel de nouille mais quel con ! se répétait-il en massant l'arrière de son crâne... Il allait avoir une belle bosse, mais rien de plus. Il avait l'habitude de se cogner ; Nicolas avait cette étrange capacité d'être maladroit occasionnellement. Parce qu'il se montrait soudain plus à l'aise à force de fréquenter un certain lieu, ou une certaine personne, il perdait de son côté froid et distant, n'ayant plus vraiment conscience de ce qui l'entourait ou calculant mal ses gestes... Et soudain le monde devenait trop petit pour lui. Le moindre caillou sur son chemin, et la moindre étagère dans une bibliothèque apparemment... devenait une nouvelle épreuve.

Et concernant cet étrange réflexe qui l'avait amené à vérifier l'état de son torse, c'est qu'il n'avait aucune idée de pourquoi Tahia avait posé sa main... Les rares fois où on l'avait touché là, il était inconscient, donc gravement blessé. Il s'attendait à l'être, mais pas une cicatrice de rouverte, pas de nouvelle blessure, pas une goutte de sang. Il lui fallut un temps pour se rappeler que, là-dessous, il avait un cœur, que Tahia s'inquiétait peut-être de son malaise et qu'elle avait voulu l'aider... Il la fixa, interdit, pendant qu'elle lui parlait de sa tête et des livres... puis il regarda un instant sa main qui avait touché la jeune femme. Il avait l'impression que sa peau lui brûlait, comme chaque fois qu'il entrait en contact avec quelqu'un d'autre. Il ferma et ouvrit son poing plusieurs fois pour faire disparaître la sensation et jeta un coup d’œil derrière lui, pour vérifier qu'effectivement les livres n'avaient pas souffert de son "coup de tête". :

-Oui... Les livres oui...

Je devrais expliquer que je vais mieux nan ? Il déglutit, il avait l'impression qu'il revenait de loin, d'un étrange voyage et qu'il n'aurait jamais les bons mots pour expliquer ce qu'il avait ressenti de tout ça. Il tapota encore son torse, préférant être sûr que tout était en place une dernière fois, ayant du mal à accepter que Tahia ait pu faire un geste vers lui. :

-J'ai cru.. que j'étais blessé à cause de ta main... C'est bizarre.

Je suis bizarre. Tu es bizarre. Mais continue à creuser, on sait jamais. :

-J'ai du faire un truc de sensitif qu'il fallait pas... mais ça va mieux. Je... Je vais rester assis encore un peu quand même, on sait jamais.

Il tapota le sol du plat de ses mains d'un coup mal à l'aise... Il se souvenait des mots de Tahia, innocence arrachée tout ça... Il n'avait pas les détails, ne souhaitait pas les avoir, n'avait que des suppositions, et pas des belles. Il avait conclu qu'elle était timide, et peut-être même pas très contact non plus, comme lui. Il fit un geste de la main, comme s'il chassait une mouche devant ses yeux. :

-Désolé... Ou merci... En fait je sais pas, donc les deux. Merci et désolé. Je ne voulais pas t'inquiéter... J'ai la tête dure donc ça ira.

Il avait peur qu'elle pose des questions... Alors il balançait des justifications à la pelle pour ne pas qu'elle y pense, peut-être.



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