Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Un morceau de papier pour laisser les maux s'écouler [PV Nico]
#   Dim 28 Fév 2016 - 2:09

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La situation recommençait à prendre une tournure assez étrange, non pas gênante comme ça avait pu être le cas au tout début de cette histoire mais il y avait tellement de choses qui venaient de se passer que Tahia doutait de pouvoir toutes les énumérer. Du moins, quelqu'un aurait pu dire qu'il ne s'était finalement pas passé grand chose et la brune n'aurait pas dit le contraire mais ces quelques situations avaient, à elles seules, de quoi se poser beaucoup de questions. Et dans le cas présent, c'était le fait que Nicolas se soit mis à vérifier l'endroit où elle l'avait touché, à savoir l'emplacement de son cœur, qui avait retenu toute son attention et qui la faisait se questionner sur l'attitude de son camarade. Le fait qu'il ait eu un mouvement de recul quelques instants avant ne l'avait pas tant que cela surprise, surement n'avait-il pas eu conscience de suite que l'adolescente était d'un coup devenue plus proche lorsqu'elle avait commencé à essayer de le calmer, donc le geste du plus jeune ne l'avait guère dérangé. Mais le voir, par la suite, se mettre à regarder sa poitrine comme si la brune l'avait blessé ou même qu'elle aurait pu faire autre chose, était une toute autre histoire. Oui, elle avait beaucoup de questions qui lui venaient en tête et dont elle aurait beaucoup aimé avoir des réponses mais dans le cas présent, la jeune fille se demandait si c'était vraiment une bonne idée et si elle ne ferait pas mieux de demander lorsqu'elle sera au moins sûre que son camarade ne lui refasse pas un malaise comme ce qu'il venait d'arriver.

Bien que Nicolas lui répondit après qu'elle lui ait parlé, Tahia eut l'impression qu'il n'était pas encore reconnecté avec la réalité ou plutôt qu'il était encore plongé dans ses pensées vis à vis de ce qu'il venait de se passer. Oui, la situation était vraiment étrange et heureusement que les seules présences dans la réserve soient celles des deux adolescents car les choses auraient eu tôt fait de se compliquer ou de devenir encore plus gênantes. Mais la Guérisseuse mit de côté ses pensées lorsque le jeune Tonnerre reprit la parole, expliquant qu'il avait cru avoir été blessé par la main de la plus âgée, ce qui était en effet assez bizarre, bien qu'elle ne fût pas vexée ou quoi que ce soit par cette remarque. Le jeune homme reprit en disant qu'il était surement arrivé quelque chose que son pouvoir de Sensitif avait causé et qu'il n'aurait pas dû faire, bien que cela allait mieux maintenant mais qu'il préférait rester encore un peu assis, au cas où cela lui reprendrait. L'idée sembla bonne, ce fut d'ailleurs ce que fit l'étudiante, parce que mine de rien rester sur les genoux commençait à être un peu douloureux, qui se mit finalement en position assise, s'étant ce coup-ci écartée un peu de son camarade. Au moins les choses s'étaient plus ou moins calmées bien qu'il semblait encore subsister une sorte de malaise. Aucun doute que la gêne du plus jeune vis à vis de ce qu'il venait de se passer était toujours présente et cela n'allait surement pas s'arrêter tout de suite.

Enfin, le jeune Tonnerre s'excusa et la remercia, bien que Tahia ne comprit pas vraiment la raison des excuses de Nicolas, avant qu'il ne rajoute qu'il n'avait pas voulu l'inquiéter et qu'il avait la tête dure donc que ça irait. Mais pourtant, l'adolescente avait le sentiment que quelque chose n'allait pas, comme si la gêne de son camarade cachait plutôt autre chose, quelque chose que ce dernier ne voulait pas dire ou du moins en parler. Malgré tout, elle décida au moins de donner une réponse à tout ce que le jeune homme lui avait dit.

" Tu n'as pas à t'excuser sur ce qu'il vient de se passer. Tu as des difficultés avec ton pouvoir de Sensitif étant donné que c'est quelque chose de nouveau pour toi, que tu ne sois pas encore familiarisé et qu'il faudra que tu puisses en connaître les limites afin que tu puisses mieux t'en protéger. D'autant plus qu'être capable de ressentir des émotions étrangères à celles que l'on ressent dans l'immédiat peut être dangereux si on n'arrive pas à concilier ce qui nous appartient et ce que l'on doit garder loin de nous. Et ce n'est pas quelque chose que l'on peut considérer comme inné et cela pour n'importe lequel de nos pouvoirs. "

Elle voulait poser des questions, elle en éprouvait vraiment l'envie et sans doute cela risquait de la ronger si elle ne le faisait pas. Mais Tahia doutait que cela soit la meilleure des solutions et dans tous les cas, elle voulait d'abord mettre une dernière chose au clair avant de poser n'importe quelle question.

" Pour ce qui est de me remercier, eh bien je te répondrai simplement que je n'ai fait que réagir comme je le ferai avec n'importe qui. Je suis Guérisseuse et mon rôle est avant tout de soigner les gens et si possible d'apaiser leur douleur. Je ne suis peut être pas la meilleure dans ce domaine, même si pendant de nombreuses années on m'a appris beaucoup de choses et que j'ai beaucoup pratiqué, mais je ne suis pas quelqu'un qui resterait de marbre si quelqu'un faisait un malaise devant moi, que cette personne soit une femme ou un homme. C'est assez ironique quand on sait que dans la vie de tous les jours, le simple contact avec un homme me terrifierait mais que si ce même homme était dans un état critique, je ne me poserais pas de question et je ferais tout pour le sauver. Tu ne penses pas? "  



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#   Lun 29 Fév 2016 - 2:15

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Alors que Tahia s'était installée pour être assise, Nicolas avait commencé à masser ses tempes... Il avait l'impression d'avoir des échos de voix dans son crâne et il se refusait d'y prêter attention. C'est comme ça qu'il avait perdu le contrôle, les premiers jours suivant son initiation, en mettant des mots sur les sentiments d'autrui, et il était hors de question qu'il recommence. Mais cette fois-ci, la crise avait été bien plus puissante... Nicolas garda un calme froid alors qu'il analysait intérieurement la situation... Il avait voulu se vider, ne plus rien ressentir -et ça non plus, il ne voulut pas se rappeler pourquoi-, et, comme pour compenser ce néant, ses capacités de sensitif avaient tout capter dans un grand rayon avant de le bourrer de tout ça... Mes pouvoirs ont voulu me farcir comme une dinde. C'était pas classe mais c'était une bonne façon de résumer. Et Tahia reconnaissait tout ça, du moins, elle comprit qu'il n'avait rien pu faire... Il secoua la tête quand elle lui dit qu'il n'avait pas à s'excuser, mais sans rien dire. Peut-être qu'effectivement, il n'avait pas à le faire... mais il le faisait. Car elle n'avait pas à subir ses faiblesses et qu'il ne voulait pas argumenter à ce propos non plus.

Il trouvait ce petit bout de femme incroyable à mesure qu'elle expliquait qu'il n'avait pas à la remercier non plus. Elle pouvait soigner, toucher donc, n'importe qui, car c'était son rôle de guérisseuse, mais surtout, il soupçonnait, un instinct protecteur fort chez elle. Elle pouvait aller au-delà de son dégoût envers les contacts avec la gente masculine... Nicolas tiqua quand elle lui demanda implicitement s'il n'était pas de cet avis.

Moi ?... Non moi je ne touche plus rien. Je casse. On ne me touche pas. On me blesse. Je suis sensé faire quoi de mes mains qui n'ont connu que ça ? Et puisqu'on y est, transposons ça avec mes propres pouvoirs !... Comment serais-je capable d'apaiser qui que ce soit si moi-même, en fin de compte, je ne vais jamais vraiment bien ?... Même si je vois quelqu'un à l'agonie devant moi, je serais incapable d'être comme elle.

Il eut un sourire triste. Il ne pouvait pas répondre comme ça... Il ferma les paupières un court instant avant d'inspirer longuement, comme s'il cherchait ses mots, alors que sa réponse était déjà toute réfléchie. :

-Si... Mais il n'empêche que ça reste superbe, de pouvoir agir comme ça alors que tu n'aimes pas ça. Alors merci.

Parce qu'il l'avait pas oublié hein... mais il était un homme. Si, si, j'vous jure... Mi-homme, mi-erreur de la nature. Même s'il était qu'un gosse, il en était bien un ! Adossé à l'étagère, et du coup immobile, au bout de quelques instants il ne pouvait que constater qu'il allait bien mieux ; ses gestes nerveux étaient de retour, faisant légèrement bouger ses jambes sans qu'il les commande. Il poussa un soupir et leva son bras dans leur direction d'un mouvement las. :

-Ben tiens. Qu'est-ce que je te disais !... plaisantait-il, faisant référence à ce qu'il lui avait dit plus tôt, pour ses problèmes de concentration. Intenables celles-là.

Il se pencha un peu en avant pour amoindrir les gestes parasites, ce qui fonctionna à peu près. Il ne savait pas quoi dire... C'était la première fois qu'il se laissait autant déborder par ses capacités et surtout, devant quelqu'un qu'il connaissait à peine. Il savait très bien pourtant ; à chaque fois, dans sa vie, qu'il avait été amené à se détester, il se passer quelque chose d'étrangement similaire... même lorsqu'il n'était encore qu'un garçon comme les autres... Il avait frappé sa mère, il avait traversé tout le village, il avait regardé par les fenêtres, constaté le pire au-delà de lui sans s'arrêter, les riches, les pauvres, les jeunes, les vieux, il avait aspiré un peu de tout ça avant de se retrouver devant Cynthia, à peu près lui-même... disons plutôt, l'ombre de lui. Et là, il était devant Tahia, et il se sentait encore plus minable. Parce qu'il se rejetait.



#   Mer 2 Mar 2016 - 11:37

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Elle ne parlait pas souvent de son problème avec les hommes, on pouvait même dire que le nombre de personnes étant au courant de sa peur pouvait se compter sur une seule main. Même lorsqu'elle était plus jeune et qu'elle se trouvait encore au centre, seules sa Grand-Mère et deux ou trois personnes étaient au courant de ce qui lui était arrivé, de son agression et de tout ce qui s'en est suivi. Quant aux personnes avec qui elle avait parlé à l'institut, faute de ne pas en avoir parlé, Tahia a laissé sous-entendre certaines choses ayant permis que l'on devine ce qui a pu lui arriver, sans qu'elle n'ait besoin de rentrer dans les détails. Elle ne voulait pas s'en souvenir, se souvenir de cette petite fille de neuf ans morte dans cette ruelle froide, cette petite poupée désarticulée à qui on avait tordu les ressorts de son corps et dont on avait enlevé un œil. Cet œil à présent gris et terne, barré d'une cicatrice et qu'elle avait haï pendant de nombreuses années, qu'elle haïssait toujours aujourd'hui mais avec moins de force maintenant. Elle avait appris à vivre avec, à se dire qu'elle ne pourrait plus jamais retrouver cet œil qui lui avait été enlevé et qu'elle devait continuer à avancer ainsi. Maintenant qu'elle était plus grande, l'adolescente avait fini par accepter que plus rien ne serait jamais comme avant, qu'un jour ou l'autre, elle arriverait à affronter totalement sa peur et ne plus craindre le moindre contact avec un homme, quel qu'il soit. Autant dire que le chemin était encore bien long avant que cela n'arrive.

Et un de ces premiers pas concernait actuellement un jeune homme d'affinité Tonnerre avec qui elle parlait depuis un moment maintenant et qui avait manqué de lui faire un malaise quelques minutes plus tôt. Jeune homme qui avait d'ailleurs repris la parole, répondant à ce qu'elle lui avait dit peu de temps avant, lui disant que c'était superbe pour elle d'agir ainsi alors qu'elle n'aimait pas forcément. Mais comme elle l'avait dit plus tôt, Tahia avait appris à soigner les gens, quels qu'ils soient et qu'importe ce qu'ils pouvaient être. De ses années passées dans le centre, l'adolescente avait pu découvrir à quel point l'Humain pouvait apporter de magnifiques choses, en dépit du chaos et de la douleur qu'il était aussi capable de provoquer. L'Homme pouvait être capable des pires choses possibles tout comme il pouvait offrir le mieux, il fallait juste se méfier un peu tout en essayant de voir ce qu'il pouvait y avoir de bon en une personne. Sans doute était-ce naïf mais c'était une des rares choses auxquelles la brune s'accrochait, quelque chose qui lui permettait encore de penser que l'humanité n'était pas totalement perdue et qu'elle pourrait de nouveau faire confiance aux hommes. Et dans le fond, alors qu'elle observait Nicolas, la jeune Guérisseuse se dit qu'elle faisait bien d'y croire encore car elle serait surement passer à côté de beaucoup de choses si elle n'avait pas essayé de parler avec l'adolescent. Elle l'appréciait, réellement, bien qu'elle ne sache pas encore si ses frayeurs habituelles perdureront ou non.

Sortant de ses pensées une nouvelle fois, Tahia fut témoin de ce que son camarade lui avait dit un peu plus tôt concernant ses jambes qui ne voulaient pas tenir en place. D'ailleurs, Nicolas lui en refit la remarque et la jeune fille ne put qu'approuver sur le coup avant de laisser échapper un petit rire, amusée par ce genre de situation. La calme était de nouveau revenu dans la réserve et la brune hésitait à vouloir le briser une nouvelle fois ou non. Il y avait encore beaucoup de choses dont elle voudrait parler avec l'adolescent et en même temps, elle doutait que cela soit le bon moment et le bon endroit pour cela. Du moins, elle pouvait toujours commencer par le principal.

" Je n'ai jamais prétendu que je détestais tout ça, au contraire. Être capable de soigner les gens est justement ce qui m'a sauvé il y a plusieurs années, tout comme avoir eu la possibilité de trouver des personnes qui ont su me prouver que je pouvais encore faire confiance à un être humain. Sans tout cela, je doute que les choses auraient été les mêmes actuellement. On ne peut pas changer ce qu'il nous est arrivé par le passé mais on peut toujours faire en sorte que notre présent et notre futur soient meilleurs que ce que l'on a vécu. "

Se redressant pour se remettre debout, la jeune Guérisseuse rajouta par la suite à l'intention de Nicolas.

" C'est pourquoi, malgré ses ressorts qui la tiraillent, la poupée n'a pas peur du Loup devenu un soldat de plomb, qu'elle est curieuse et qu'elle veut lui faire confiance, malgré les doutes, malgré la peur toujours présente en son cœur. Elle ne sait pas si elle doit lui poser des questions sur pourquoi il était un Loup avant de devenir un soldat, pourquoi il prétendait ne plus avoir de cœur quand elle a eu pourtant la preuve qu'il y en a bien un qui bât dans sa poitrine. Cependant, malgré sa grande curiosité, la poupée ne veut pas faire de peine à ce soldat et préfère attendre que ce dernier lui parle par lui-même plutôt qu'être forcé à le faire. "



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#   Mer 9 Mar 2016 - 13:29

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Il sourit quand Tahia lui dit qu'on peut faire en sorte que notre présent et notre futur soient meilleurs que ce l'on a vécu... Ça lui rappelle le petit mot qu'il avait écrit, à propos d'un bagage qu'il faut remplir du meilleur et vider du pire pour avancer avec. Ce n'était pas tout à fait la même chose, mais dans les deux cas, on y voyait l'espoir de trouver la lumière au bout du tunnel. Et en même temps, Nicolas avait le dos tourné à cette lumière... Faites ce que je dis pas ce que je fais. Le gamin qui connaissait à peine cette jeune fille, qui voulait la faire sourire déjà, et qui espérait qu'elle comble enfin ce Vide, se refusait à lui-même le même bonheur qu'il lui souhaitait... parce qu'il ne le méritait pas, parce qu'il ne l'espérait même pas en fait. Il était juste impossible que quelqu'un comme lui ressente des choses aussi belle que la joie, l'amour ou quoi que ce soit de positif... Il se contentait bien de l'amitié que certaines personnes lui offraient, mais toujours avec ce recul timide, craintif, qu'on le lui retire ou qu'on ne lui soit pas sincère. Il jouissait de la simplicité de sa vie actuelle, pas de ce qu'elle lui offrait.

Il eut un violent frisson quand elle prononça son vieux surnom. Il ne s'y attendait pas du tout, et posant ses yeux hagards sur elle, il tenta de faire sens de ce qu'elle lui disait. Elle voulait lui poser des questions... ce qui était tout naturel vu ce qu'il venait de se passer. Mais elle lui demandait indirectement, de peur de le froisser, de lui faire mal... Décidément TRÈS pratique ce transfert. Il a un soupir... Devait-il lui raconter un peu de son ancienne vie ? Aurait-elle peur ? Allait-elle fuir ?... Est-ce que c'était le bon moment pour parler ? Est-ce qu'il allait craquer encore ?... Est-ce qu'elle voulait vraiment savoir ?...

Trop de questions, aucune réponse. Il inspira longuement et fixa son regard au loin, sans s'occuper de Tahia, sans s'occuper de savoir s'il parlait de lui ou d'un soldat de plomb, comme s'il contait une histoire qui n'était à personne et au monde entier à la fois. :

-Je suis né dans le sud de la France mais j'ai grandi dans un petit village du centre. Les gens là-bas étaient très chauvins, et bien qu'on soit d'origine française, mes parents et moi-même ont été très vite insultés... Étrangers et mis à l'écart... Et puis mon père s'est suicidé, j'avais... sept ans je crois. Je sais plus très bien. Ma mère était tellement sous le choc que la dépression la rendait inactive. Elle passait son temps devant la télé, et ne faisait rien. Si elle quittait l'écran des yeux, elle pleurait, emportée par les souvenirs qu'elle avait avec son mari.

Il fit une pause... Jusque là, ça allait. On pouvait lui dire tout ce qu'on voulait, la mort de son paternel n'était pas si douloureuse... Du moins, beaucoup moins douloureuse que le reste de son existence, ce qui lui permettait de relativiser cet événement plutôt facilement. Et puis ça faisait une paye qu'il était mort, il avait arrêté de pleurer sa disparition il y a longtemps ! Il reprend avec un peu plus de difficulté, la voix tremblante. :

-J'ai du faire des choses pour survivre... Les enfants n'ont pas le droit de travailler en France, et les petits services que je pouvais rendre ne payaient pas les factures et le loyer. Dans les bois entourant le village, il y avait différents quartiers généraux. On y revendait de la drogue, des armes, des filles mêmes... Il y avait là-bas tout ce qu'on cachait de pire. On m' a appelé le Loup Noir car je travaillais beaucoup de nuit. J'ai dealé de la coke à des gamins de dix ans, j'ai tué des animaux lors d'un combat de rue,... j'ai vu un ami mourir dans mes bras. J'ai failli mourir et j'ai failli tuer tellement de fois que je ne me souviens plus du nombre exact.

Toujours assis, il pencha la tête pour lever les yeux vers Tahia, voir comment elle réagissait à tout ça. :

-Le soldat de plomb n'aime pas cet ancien lui qui le hante... et le chant de la poupée lui a rappelé tout ça. Il a voulu faire le vide en lui pour ne pas ressentir de la peine alors ses pouvoirs l'ont rempli de ce que ressentait les gens autour.

Il déglutit. Il a l'impression d'être gelé, les mains raides et la gorge sèche. Mais ça va... Ça pourrait être pire disons. Il renifle d'un coup, comme s'il venait d'accomplir une tâche banale, hausse les épaules pour s'étirer et ramène ses jambes contre lui... A l'intérieur, il est comme mort, un grand désert blanc dans son âme. Son sourire est complètement faux quand il redresse une nouvelle fois la tête vers Tahia. :

-Des questions ?



#   Sam 12 Mar 2016 - 2:56

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Il ne répondrait surement pas à ses questions. C’était en tout cas ce que Tahia pensa alors qu’elle finissait de parler et reportait à présent son regard sur Nicolas. Elle ne s’imaginait pas qu’il puisse lui dire quoi que ce soit sur ce qu’elle lui avait indirectement demandé et pour être honnête, elle comprenait parfaitement. Après tout, l’adolescente demandait à son camarade de faire référence à son passé, de parler de choses qui pourraient s’avérer douloureuses et dont on n’aimerait ne pas se souvenir. Elle-même était bien placée pour savoir tout cela étant donné qu’il y avait certains évènements de son propre passé qu’elle souhaiterait ne pas se souvenir et qui pourtant, ne quitteraient jamais son esprit. Remuer le passé n’était pas toujours synonyme de bonnes choses car cela signifiait ouvrir une nouvelle fois des blessures qui avaient mis du temps à cicatriser et qui risquaient de prendre une nouvelle fois du temps avant de se refermer. Parfois, cela pouvait aussi aider un peu de reparler de quelques souvenirs d’avant, cela pouvait réconforter, permettre à d’autres personnes de mieux comprendre et bien d’autres choses encore. Si dans son cas, la jeune fille doutait que ressasser le passé soit une bonne chose pour son cas, elle ignorait totalement ce qu'il pourrait en être pour le second étudiant et de ce fait, elle ne pouvait pas savoir si ce dernier accepterait ou non de parler de lui. Et puis, il y avait aussi le fait qu'ils ne se connaissaient que depuis aujourd'hui seulement. En soit, ils étaient encore des inconnus l'un pour l'autre.

Et pourtant, alors que le silence s'était installé de nouveau dans la pièce, Nicolas avait commencé à parler, surprenant Tahia qui ne s'attendait pas à ce qu'il lui réponde avant qu'elle ne l'écoute attentivement. Le plus jeune lui raconta alors son histoire, relatant la vie qu'il menait avant d'arriver à l'institut, sa famille détruite, des habitants d'un niveau de stupidité et d'intolérance qui surprit grandement l'adolescente ainsi que des différentes tâches qu'il a pu faire à cette époque. Pendant toute la durée de l'histoire, la jeune Guérisseuse resta silencieuse, ne faisant aucun commentaire, gardant une expression de visage qui se voulait attentive, bien que bon nombre d'éléments présents dans les paroles du jeune homme venaient la perturber de temps à autre. Quand il eut terminé, plusieurs choses devinrent un peu plus clair dans l'esprit de la brune: les cicatrices qu'elle avait vues sur le visage de son camarade, cette peur du contact avec d'autres personnes et pourquoi il lui disait qu'il n'avait plus vraiment de cœur. Tout cela commençait à prendre beaucoup plus de sens pour elle et alors qu'elle restait toujours debout à observer son camarade, ce dernier finit par lui demander si elle avait des questions à cela, l'adolescente ne dit pas un mot. Que pouvait-elle dire de toute façon? Du moins, si, elle pouvait dire quelque chose: que malgré tout ce qu'il avait pu faire par le passé, elle ne le voyait comme une mauvaise personne. Ce qu'il s'est passé avant appartient désormais au passé et le plus important reste ce qui se passe maintenant.

Et ce fut à cet instant que les mots sortirent.

″ Je ne sais pas où je suis née mais d’aussi loin que je me souvienne, j’avais toujours considéré l’orphelinat dans lequel je me trouvais comme ma maison, les autres enfants étaient des amis autant que des frères et sœurs tandis que les adultes étaient des parents. L’orphelinat se trouvait à Paris et je ne devais pas avoir plus de deux ou trois mois le jour où l’on m’a trouvé au pas de la porte. N’ayant jamais connu mes parents, je n’ai jamais vraiment souffert de leur absence même si très souvent, je demandais si rien n’avait été laissé avec moi quand j’ai été trouvée et à chaque fois, on me disait non. Pas une lettre, pas une adresse. Rien. Alors, je me contentais de cela et continuais à vivre. Les neuf premières années de ma vie furent paisibles et j’aurais espéré que cela dure encore un peu mais visiblement, le destin m’avait réservée autre chose : la directrice me chassa de l’orphelinat, ne pouvant plus garder autant d’enfants qu’elle ne le pouvait les années précédentes. La seule consolation qu’elle me donna fut qu’avec mon visage d’ange, je trouverai peut être une famille qui accepterait de m’adopter. Elle n’a fait que m’envoyer vers ma propre mort…mais aussi à des années plus joyeuses. ″

Tahia n'aurait jamais cru qu'elle commencerait à parler de tout cela. Là où elle n'était pas rentrée dans les détails avec les autres, voilà qu'elle racontait à son camarade tout ce qui lui était arrivé depuis le début. Il n'avait pourtant rien demandé mais en cet instant, elle ne pouvait que parler. Se rasseyant sur le sol, elle continua là où elle s'était arrêtée.

″ J’ai erré pendant plusieurs heures dans les rues, personne ne faisait attention à moi, personne ne me voyait. Pourtant, alors que je parcourais une rue, j’ai eu la sensation d’être suivie avant de me rendre compte qu’il s’agissait d’un homme et il n’était pas seul. Lorsqu’il m’a abordée, il m’a dit qu’il m’aiderait à trouver une solution… Et telle une enfant naïve, j’y ai cru, j’ai espéré que vraiment on m’aiderait mais au lieu de ça ils… ″

Nouvel arrêt. L'adolescente ferma les yeux, essayant de reprendre une respiration calme alors que les souvenirs lui revenaient. Comment pouvait-elle dire ce qu'il s'était passé? Comment pouvait-elle décrire ce qu'elle avait éprouvé ce jour là? Tellement d'horreurs avaient été créées en l'espace de quelques minutes à peine... Le sang, la douleur, le dégoût, la mort... La sensation que quelque chose était mort à l'intérieur de son cœur, de tout son être alors que ces hommes la touchaient, la brisaient plus qu'elle ne l'était déjà. Posant lentement sa main sur son œil gris, la jeune Guérisseuse reprit, un peu tremblante:

″ Ils ont fait des choses horribles… Des choses qu’une enfant de neuf ans ne devrait pas vivre et ma blessure n’était rien comparé au reste. Je n’avais jamais ressenti un vide aussi grand en ce jour et dans ma tête, même aujourd’hui, je pense que j’étais réellement morte ce jour là. Mais quelqu’un a fait fuir les hommes, m’a récupérée et soignée. C’était une femme d’une douceur et d’une gentillesse que je n’aurai jamais cru qu’il puisse exister, elle s’appelait Laurine, même si je l’appelais très souvent Grand-mère Makoto. C’est elle qui m’a sorti de mon mutisme, qui m’a faite revivre et qui a pu combler pendant plusieurs années le vide immense que je ressentais dans ma poitrine. Et c’est elle qui m’a transmise sa passion et son travail quand il s’agissait de soigner les gens, des personnes tout aussi extraordinaires car malgré toutes les douleurs qu’ils ont pu ressentir, la joie et l’espoir les faisaient vivre, leur permettaient de croire que chaque lendemain serait meilleur. Grâce à eux tous, j’ai pu revivre et me dire que j’ai pu enfin retrouver une famille… Du moins, jusqu’à ce que Grand-Mère meurt…″


Il y eut un nouveau silence après cette dernière phrase et Tahia sut qu'elle ne pourrait pas en dire plus. Ce souvenir là était encore vif dans son esprit et elle savait que si elle en disait plus sur ce qu'il s'était passé ensuite, elle s'effondrerait. Qu'elle ait pu parler autant de son passé, sans se demander à cet instant ce que l'on penserait d'elle, était déjà une bonne chose et pour la première fois depuis longtemps, la brune n'éprouva pas de regret d'avoir parlé cette fois-ci. Retirant sa main de son visage, elle posa son regard sur Nicolas avant qu'un sourire étonnamment doux n'apparaisse sur ses lèvres.

″ Crois le ou non mais les personnes dont j’ai pu m’occuper n’ont pas toujours été des enfants de cœur. Est-ce que cela fait d’eux des personnes monstrueuses et qui ne méritent pas qu’on les aide ? Je ne crois pas. Alors ne pense pas que tu es pire que n’importe qui d’autre quand tu n’as fait qu’essayer de survivre. Tu es une bonne personne, Nicolas, j’en suis persuadée. Et sur ce point, mon cœur ne me trompe jamais. ″
 



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Il n'avait pas tout dit. Il ne pouvait pas tout dire. Son Vide ne se résumait pas en un instant d'une courte vie. C'était l'accumulation de souffrances inhumaines qu'il a longtemps considéré comme normales, évidentes... Ce sont des mots qu'il regrette, des actions qu'il n'assumait pas, des insultes aussi tranchantes que des lames à son âme, des coups de douleurs à son cœur. Il ne voulait pas tout dire à Tahia de ces montres, du monstre qu'il avait été... Il ne voulait pas se regarder dans le miroir ce soir et se dire que, quelque part, à Terrae, quelqu'un partageait ce qui le rongeait. C'était sa peine, sa détresse, hors de question de le faire subir à qui que ce soit... Pas même à Huo. Donc il lui raconta que le principal. Ce qu'il fallait un minimum savoir pour comprendre pourquoi cette chanson lui a fait tant de mal, ce pourquoi il ne voulait pas revenir en arrière. Et puis Tahia parla à son tour...

Un orphelinat à Paris, des parents qui l'abandonne comme ça, sans pourquoi. Une enfance paisible jusqu'à ce que l'orphelinat la renvoie... Comment on peut abandonner un enfant dans la rue sans qu'il ne sache rien de la vie ?... Nicolas retient un rire. Les adultes sont vraiment stupides... il le savait, il avait expérimenté toute leur bêtise. Puis des hommes dans une rue, la naïveté d'une enfant... Elle fit une pause. Nicolas serra tellement son poing que ses articulations craquèrent. Ses suppositions s'avérèrent justes, il aurait tellement voulu avoir tort. De toutes ces choses qu'il ne supportait pas, de tout ce qu'un homme pouvait faire de plus bas, c'était ça... Qu'importe l'âge de la victime, ça restait grave, ça restait immonde dans tous les cas. Une pulsion animale le saisit, celle de retrouver ces hommes, d'arracher leurs peaux, de les pendre, d'arracher leurs boyaux, d'en faire du spectacle pour qu'ils sachent ce que ça fait d'être plus bas que terre. Il se souvient de toutes ces filles, et même ces garçons, au village qui hurlaient "non" et qu'on écoutait pas, que les passants ne regardaient pas alors que tous savaient que c'était horrible... "J'ai de la chance de ne pas être à sa place", "Elle dit non mais en vérité, elle le veut bien sinon elle se défendrait",... Ces pensées qu'il pouvait lire dans le regard sans avoir besoin de pouvoirs et qui le dégoûtaient.

Et puis elle parla de sa grand-mère, sa mâchoire et ses poings se détendirent. Elle n'était pas vraiment sa grand-mère mais elle méritait largement ce titre. Elle avait sauvé Tahia, elle l'avait élevée, elle l'avait aidée à grandir... Où que tu sois grand-mère Makoto, merci pour elle. Car la vie n'a aucune pitié, et la mort est son tendre complice. Elle est morte, privant de nouveau Tahia d'un repère, d'un phare éclairant sa vie... Le Vide avait du revenir avec d'autant plus de puissance, de force, prêt à faire tomber l'être fragile. Et Terrae a du arriver au bon moment... Comme d'habitude... Mais Tahia ne s'effondra pas, elle lui sourit tendrement, de manière bien plus chaleureuse et vraie qu'il ne l'avait fait lui-même à la fin de son récit... Tahia n'était pas fragile. Tahia n'était pas une poupée. Elle avait une force cachée au fond d'elle qui lui permettait d'avancer vers les autres, qui lui permettait de chanter, qui lui permettait de parler et d'aller au bout. C'était elle, le véritable soldat de plomb, alors que lui ne faisait que fuir... Il sourit à son tour... Elle était vraiment exceptionnelle... :

-Je ne me considère pas pire qu'un autre... Je suis humain, et j'ai fait des choses terribles. C'est tout. Je suis peut-être une bonne personne, comme tu le dis, mais je ne peux pas oublier ce que mes mains ont fait. Je ne peux pas passer outre les souffrances que j'ai pu causer en les justifiant d'un simple "j'ai fait ça pour survivre". Je crois que ce serait plus terrible encore de renier tout ça que le simple fait de l'avoir fait.

C'est le serpent qui se mord la queue. Il ne pouvait pas oublier à quel point il a été mauvais au risque d'être encore plus mauvais. On s'en sortira jamais de ce schmilblick ! Mais il faisait des efforts, sinon, il n'aurait jamais pris la peine de parler avec qui que ce soit... Il pencha un peu la tête pour voir la cicatrice de Tahia. Elle était belle... dans le sens où on avait du correctement la soigner... Il songea aux siennes, le plus petites passaient encore mais les plus longues ou les plus profondes, celles refermées à coup d'aiguille de couture chauffée à blanc pour désinfecter l'instrument restaient encore bien visibles... sur son torse et dans son dos surtout. Et l’œil de Tahia... :

-Comme je te l'ai dis plus tôt, on ne peut pas comparer les vies qu'on mène. Le Vide est vécu de manières différentes selon les gens, mais la souffrance reste la souffrance. Personne n'a "un peu plus de chance" qu'un autre face à ça, elle n'épargne personne, on la retrouve dans toutes les familles, dans tous les pays, à n'importe quel niveau de vie. C'est pas une question d'intensité... On souffre, point. Mais je te remercie, quand même... de croire en moi. C'est quelque chose qui m'a manqué, et qui m'aidera à l'avenir je pense... Qui m'aidera à aller vers les autres un peu plus naturellement.

Il sourit, cette fois pour de vrai, de tout son cœur, avec un éclat rieur dans les yeux. :

-Mais la prochaine fois, trouve une autre chanson. Ta voix est superbe hein, mais entendre encore une fois ces paroles, je pense que je ferais une crise cardiaque !

L'émotion tue. Si un jour il écrit un bouquin pour les jeunes Sensitifs, il mettra ça en simple préface, comme sur les paquets de clopes.



#   Jeu 21 Avr 2016 - 13:34

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C'était étrange d'aborder de nouveau le sujet de son passé mais comme elle le pensait précédemment, Tahia n'avait éprouvé aucun regret d'avoir raconté ce qui lui était arrivé, de même qu'elle ne s'était pas sentie obligée de dire quoi que ce soit. Et dire que c'était une simple cicatrice et un œil de couleur différente qui renfermaient tous ces souvenirs et une histoire que certains pourraient qualifier de bien triste ou tout simplement horrible. Mais très souvent, et c'était une des raisons pour lesquelles l'adolescente ne voulait pas en parler, elle avait le sentiment qu'on la prendrait en pitié si elle racontait ne serait ce qu'un minimum de ce qu'elle avait vécu et elle détestait cela. Peut être était ce d'ailleurs pour cela qu'elle n'avait pas eu d'hésitation à raconter son histoire à Nicolas: le jeune homme ne l'aurait pas jugé et elle n'aurait pas vu ce sentiment de pitié et rien que cela lui suffisait amplement. Bien sur, la jeune fille l'avait vu réagir de temps à autre durant son discours, en particulier lorsqu'elle avait commencé à raconter le passage de son agression, mais d'un côté, qui ne réagirait pas devant ce genre de fait, surtout lorsque l'on sait que la victime était une gamine de neuf ans. Au moins son camarade avait été attentif et silencieux pendant toute la durée de son histoire et le soulagement que la brune avait ressenti par la suite lui laissait à croire qu'elle avait bien fait de parler pour une fois. Et pourtant, les choses étaient loin d'être totalement terminées et la jeune Guérisseuse n'avait pas tout raconté, trop de souvenirs encore difficiles à dire et à exprimer.

Après qu'elle eut fini de parler, ce fut Nicolas qui lui expliqua qu'il ne se considérait pas pire qu'un autre, qu'il était humain et qu'il avait fait aussi des choses terribles. Que même s'il était une bonne personne, il ne pouvait oublier ce qu'il avait fait et les souffrances qu'il avait causées car cela serait pire s'il choisissait de renier tout cela plutôt que d'admettre qu'il l'a fait. Tahia ne fit aucun commentaire à cela, elle comprenait et même, s'en doutait parfaitement. Il n'était pas bon d'essayer de renier ou d'oublier les horreurs ou les souffrances du passé car elles ne disparaîtront jamais, elles nous hanteront jusqu'à la fin de nos jours, nous rongeront de l'intérieur jusqu'à ce qu'enfin, elles nous reviennent en pleine figure avec encore plus de force. Et à ce moment là, on aurait de quoi perdre la tête et devenir complètement cinglé. Mais là était parfois le problème: les gens cherchaient plus souvent à oublier qu'à essayer de se souvenir et au lieu d'espérer oublier, leurs erreurs ne faisaient que grandir et ils se retrouvaient alors pris au piège par leur propre conscience et les bêtises du passé en une boucle infinie. Et à cela, personne ne pourra faire quoi que ce soit pour aider ces personnes car on ne pouvait espérer de l'aide de l'extérieur, du moins, si on choisissait l'oubli plutôt que l'acceptation. Pour ceux qui cherchent à se souvenir, alors il y avait toujours une chance qu'un jour, ce qu'ils ont fait s'atténue un peu et que les choses s'améliorent enfin par la suite.

Par la suite, il lui reparla de ce fait qu'on ne pouvait comparer les vies car si le Vide était vécu de manière différente suivant les personnes, la souffrance, elle, restait la même pour tout le monde. Personne n'était épargnée par la souffrance, on la retrouvait partout et chez n'importe qui. Enfin, il la remercia de croire en lui, que c'était quelque chose qui lui avait manqué et qui l'aiderait sûrement par la suite. Entendre cela fit vraiment plaisir à Tahia et elle espérait que Nicolas pourra avancer lui aussi. Il le méritait, comme beaucoup d'autres d'ailleurs. Quand il rajouta que la prochaine fois, la jeune fille devrait trouver une autre chanson car il était à peu près sûr qu'il risquait de faire une crise cardiaque s'il entendait de nouveau celle qu'il venait d'entendre, la Guérisseuse ne put s'empêcher de rire à cette remarque. Non pas le fait qu'entendre que son camarade risquait de faire un arrêt cardiaque devant elle était drôle mais la façon dont il lui avait dit ça était réellement amusant. Et puis elle ne pouvait qu'avoir une réaction positive quand elle voyait un sourire sur le visage du jeune homme. Essayant malgré tout de reprendre un peu contenance, l'adolescente s'accorda quelques instants de calme avant de prendre la parole, toujours d'une voix aussi calme.

" Même en le souhaitant de tout son être, on ne peut oublier la souffrance que l'on a vécue ou que l'on a pu infliger aux autres. Elle fait partie de nous et ne disparaîtra jamais. La seule consolation que l'on peut avoir, la concernant, est qu'elle s'amoindrit au fil du temps, elle est moins pesante, plus facile à vivre. Mais aussi étrange que ça puisse paraître, cette souffrance est une de ces émotions qui nous prouve au combien nous sommes humains et que nous existons, qu'importe ce que nous sommes et d'où nous venons. "

Si elle resta parfaitement calme durant cette partie là, la jeune Guérisseuse ne put retenir un nouveau sourire alors qu'elle rajouta par la suite:

" Eh bien, si tu fais une crise cardiaque, je te réanimerai, qu'est ce que tu veux que je te dise? Et cette chanson, je la chanterai autant que je veux, tant que tu n'es pas dans les parages. Depuis le temps que je n'ai plus chanté, c'est drôle d'entendre quelqu'un me dire que j'ai une belle voix. Fut un temps où je n'arrêtais pas de le faire... "



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#   Dim 1 Mai 2016 - 21:18

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Heureusement, elle rit de sa mauvaise plaisanterie. Parce qu'on devrait pas rire des cardiaques, quand même... Ça s'trouve il avait des antécédents, il avait aucune idée des problèmes de santé qu'avait pu rencontré son arbre généalogique, s'il en avait un, ou même ses parents, pour ce que ça vaut. Sa mère avait même pas de carnet de santé à sa connaissance. Et va discuter des éventuels maladies ou malformations héréditaires avec un légume. Non mais vraiment, essayez si vous avez l'occasion, ça s'trouve c'est possible ! Enfin... pour l'instant ils pouvaient bien se permettre de rire un petit peu, tous les deux. Mais il reprend son sérieux aussitôt qu'elle reprend la parole.

On peut pas dire qu'il allait mieux... Il avait tout de même partagé un sacré morceau de sa vie passée à l'instant, et pas les plus joyeux (oui parce qu'il y en avait eu des sympas quand même). Toutefois, savoir qu'on respire, et le sentir d'autant plus fort après une crise pareille, on a cette sensation de joie d'être vivant qui dure quelques instants après l'incident. Nicolas n'était pas du genre à avoir une patate d'enfer après un événement de ce genre, mais il savait qu'il pouvait mieux percevoir son cœur battre, ses muscles qui se détendent et qu'il avait une légère propension à sourire pour n'importe quoi.

Alors oui il l'écoute, mais il sent ses lèvres s'étirer et même s'entrouvrir sur ses dents droites, pas tout à fait blanches à cause de la cigarette et de plusieurs épisodes de sous-nutrition, quand Tahia affirme qu'ils sont tous humains. Il voulait lui demander si elle pouvait aussi appliquer ça à sa propre personne. Car si le soldat de plomb pouvait se sentir vivant et avancer malgré ses souffrances, la petite poupée brisée en était aussi capable. Il le savait, malgré les petits mots échangés, malgré tout... Mais il se retient. Il ne saurait dire pourquoi mais insister à ce moment-là aurait été déplacé à ses yeux.

Il haussa un sourcil quand elle ajouta que s'il faisait réellement une crise cardiaque, elle le ranimerait alors. Alors... avec des pouvoirs Airs, ça doit être pratique... mais un massage cardiaque à l'ancienne, c'était douloureux pour le sternum au réveil. Ok. Évitons dans ce cas. Il sourit encore, une sensation réchauffant son torse, alors qu'elle lui raconte qu'elle chantait par le passé... Et un point commun de plus ; Nicolas chantait quand il était seul. Ça l'aidait à aller mieux, à se concentrer sur autre chose que lui-même, à exprimer avec sa voix ce qu'il devait cacher sous ses masques. :

-Alors n'écoute pas ce que je raconte et chante. C'est magnifique et si ça te fait plaisir, c'est tout ce qui compte.

Il s'adossa à l'étagère derrière lui et se rappela soudain. Ah oui... La bibliothèque. Des livres pour les Sensitifs... Il regarde l'heure à son téléphone et fait la moue... C'est qu'il était un lycéen comme un autre, et comme tout lycéen, même avec des super-pouvoirs, il avait des devoirs à faire... ...et le prof d'italien était intimidant quand il le voulait. :

-Avec tout ça, on n'a pas eu le temps de bien regarder pour les livres... Désolé...

Il remet le téléphone dans la poche de son manteau de cuir et entreprend de se remettre debout en s'appuyant à l'étagère, prenant garde de ne pas la renverser avec son poids. Il tremble légèrement et une fois sur ses deux jambes il se rend compte d'à quel point il avait faim. :

-Oula... fait-il en tapotant son ventre, tentant de dévier le regard de Tahia de ses genoux s'entrechoquant. La crise ça creuse dis donc !



#   Mer 18 Mai 2016 - 20:36

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Oui, Tahia était parfaitement sérieuse quand elle parlait de réanimer quelqu'un, et dans le cas présent Nicolas si jamais ce dernier se retrouvait à faire un arrêt cardiaque. Pas qu'elle ait déjà eu l'occasion de le faire mais comme on lui avait enseigné les bases, l'adolescente n'était pas inquiète qu'en cas de nécessité, elle saurait quoi faire et ne paniquerait pas inutilement. Du moins, c'était ce qu'elle essayait de se convaincre car il ne faisait aucun doute que cela ne serait pas aussi facile qu'elle le penserait. Elle avait appris à rester de marbre devant une blessure sévère et cela qu'importe si la personne blessée était quelqu'un qu'elle connaissait ou un parfait inconnu, à ne pas se poser de questions et à simplement soigner. Mais, les choses ne seraient-elles pas différentes si jamais elle se retrouvait à devoir réanimer quelqu'un? Saurait-elle rester indifférente cette fois-ci et agir comme elle l'a toujours fait? Là était vraiment la question et il était difficile pour la brune de pouvoir donner une réponse affirmative. Car si elle était certaine dans le cas présent que tout irait bien, elle savait que cela ne serait pas forcément le cas le jour où cela arriverait. Mais autant qu'elle garde une certaine assurance face à son camarade en disant qu'elle le réanimerait plutôt que d'afficher un doute quant à ce qu'elle arriverait ou non à faire dans ce genre de situation. Et puis, ne dit-on pas 'Qui ne tente rien, n'a rien', n'est-ce pas? Elle aviserait en temps voulu.

Tahia écouta par la suite son camarade, ne pouvant empêcher un sourire lorsqu'il lui déclara que si elle voulait chanter, qu'elle n'écoute pas ce qu'il dit, que si vraiment cela lui faisait plaisir, c'était le plus important. La jeune fille se fit la réflexion, maintenant qu'elle y pensait, que Nicolas était sûrement la première personne dans l'institut à avoir eu l'occasion de l'entendre chanter, elle qui ne l'avait plus fait depuis longtemps déjà. D'autant plus qu'à l'exception de la lecture, c'était le chant qui lui permettait de s'évader totalement, d'exprimer ses sentiments mais aussi, comme elle l'avait fait avec l'adolescent, elle donnait à sa manière la vision que lui inspirait chaque personne. Autant dire que souvent, les paroles visaient juste, bien que cela soit rare que cela ait un fort impact sur la personne concernée, comme ce qui était arrivé au jeune Tonnerre. Par la suite, la brune vit le plus jeune regarder son téléphone avant de faire un peu la tête. Suivant son exemple, elle constata avec surprise qu'il commençait à être un peu tard, à croire que le temps n'était pas le même entre ce qu'elle s'était vraiment imaginée dans la bibliothèque et le temps qui s'était écoulé à l'extérieur du bâtiment. La Guérisseuse reporta son attention sur le jeune homme lorsque ce dernier s'excusa car ils n'avaient pas eu l'occasion de bien regarder les livres avec ce qu'il s'était passé. Ce n'était pas sa faute, après tout ce genre de chose ne se prévoit pas à l'avance et avec la maitrise encore embryonnaire de son pouvoir, il était normal que le Tonnerre ne soit pas parvenu à gérer correctement cela.

Se redressant en même temps que Nicolas, l'adolescente ne put s'empêcher de noter les jambes tremblantes de son camarade et d'avoir une certaine appréhension. Est-ce que ça irait si elle partait et le laissait se débrouiller? Non, Tahia ne pouvait pas s'en aller comme ça et de toute façon, avec la crise à laquelle elle venait d'assister, il était hors de question qu'elle laisse le jeune homme comme ça. En tout cas, la tentative pour détourner son attention marcha à moitié, étant donné que l'adolescente ne put retenir un soupir mi amusé mi désespéré à la remarque du plus jeune. Il avait tout de même raison sur le fait que ce genre de situation entrainait souvent un grand appétit et sans doute que manger quelque chose ne ferait surement pas de mal au jeune Tonnerre mais avant cela, il allait d'abord passer par la case 'Infirmerie' et n'en sortirait que lorsque la Guérisseuse estimerait bon de le lâcher sans crainte. C'est qu'elle voudrait éviter la situation où ils auraient à se séparer et qu'elle n'aurait fait que quelques mètres avant que le jeune homme s'écroule ou s'évanouisse réellement. Son but était de soigner les gens, n'est ce pas? Eh bien elle aurait de quoi se poser des questions sur cette profession si elle choisissait de laisser en plan son camarade au lieu de l'aider si cela arrivait.

Voulant d'abord répondre aux paroles précédemment dites par Nicolas, elle commença d'abord par dire:

" Je crois que tu dois être une des premières personnes ici à m'avoir entendu chanter. Tu penses que ça ira si à l'occasion, je chantais de nouveau devant toi? "

'Autre que la chanson que j'ai chanté juste avant'. Elle n'avait pas besoin de dire cela, ça n'aurait pas été génial de sa part de refaire référence à ce qu'il s'était passé. Elle adorait cette chanson mais si vraiment cela posait problème au jeune homme, eh bien elle se contenterait de chanter quand il ne sera pas avec elle, tout simplement. Au moins, cela éviterait que ce genre d'incident ait à se reproduire une nouvelle fois.

" Pour ce qui est des livres, les circonstances n'ont pas vraiment aidé pour les recherches. Et dans le meilleur des cas, je pourrai toujours redemander à la bibliothécaire de me prêter la clé si jamais tu souhaites revenir dans la réserve. "

Ce n'était qu'une proposition mais le souvenir de l'émerveillement de Nicolas lorsqu'il était rentré dans la pièce, laissait à penser qu'il ne serait peut être pas contre l'idée d'y retourner si jamais il voulait être dans un endroit tranquille ou s'il cherchait des livres. Récupérant son sac qu'elle avait laissé près des étagères, Tahia se retourna de nouveau vers son camarade, croisant les bras contre sa poitrine tandis qu'elle afficha une expression qui se voulait autoritaire et qui ne souffrait aucune opposition.

" Avant d'aller manger quoi que ce soit, on passe d'abord à l'infirmerie, histoire de m'assurer que si je te laisse seul, tu ne me feras pas un malaise cinq minutes plus tard. J'ai déjà assez de travail quand il s'agit de soigner quelqu'un qui s'est cassé un membre, et heureusement que ce n'est pas en raison d'une bagarre avec un autre étudiant. Autant être prévoyante, surtout si je peux éviter de voir quelqu'un tomber dans les pommes. ET je ne veux aucune objection."



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#   Lun 30 Mai 2016 - 13:37

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Elle l'avait vu et il l'a vu qu'elle l'avait vu. On s'entend, souvent ça se voit. Faut vraiment rien y voir pour pas le voir. Vous voyez ?... Aussi, il espérait un peu que sa réponse l'aiderait à changer de sujet, mais bon, faut pas trop rêver hein. Il sourit de toutes ses dents, car malgré tout, il espérait vraiment l'entendre chanter à nouveau. Une jolie voix ne fait pas tout, Tahia y mettait beaucoup d'émotions... Dis comme ça, on dirait que Nico est un camé qui est près à faire une rechute tellement la chanson précédente l'avait remué, mais... Mais c'était teeellement bien ! :

-Bien sûr ! Je suis ton public quand tu veux ! Et merci de m'aider pour les bouquins, je reviendrai à l'occasion.

Voyant qu'elle récupérait son sac, il fit de même... avec précaution. Il plia les genoux pour ne pas perdre l'équilibre, il se baissa et se releva avec tout autant de lenteur pour éviter d'avoir la tête qui tourne... Son estomac gronda. Et il souffla juste avant de voir Tahia croiser ses bras... Gosh, ce qu'elle fait autoritaire d'un coup. Et c'était voulu apparemment, puisqu'elle lui dit qu'il n'avait pas d'autre choix que de l'accompagner à l'infirmerie. Bizarrement, la première chose à laquelle il pensa c'était qu'elle était vraiment une bonne infirmière... avant de se rappeler qu'il avait trop faim pour faire un détour à l'infirmerie.

Il voulut ouvrir la bouche mais elle ajouta qu'elle ne voulait aucune objection... Il referma ses lèvres et fit la moue, comme un gosse mécontent... Ah ça, il l'était. Mais il ne pouvait lui refuser ça non plus, si elle était vraiment SI inquiète... Et puis c'était un choix logique de passer voir si tout allait bien après un truc pareil, Tahia avait la conscience d'un pro et lui... Lui il était buté et avait faim. On ne fait pas les bons choix quand on a faim. Alors les mains dans les poches, donnant un coup de pied dans un caillou invisible, il la suivit en bougonnant, laissant l'idée d'avoir un casse-croûte rapidement s'envoler. :

-Mais j'ai juste faim moi...

Une fois dehors, il ne dit rien. Il profita de l'air frais, le début de l'hiver, la fin de l'automne, il respira profondément pour remplir ses poumons de cet air d'entre-deux. Il avait envie de fumer, mais il se doutait que ça ne plairait pas à Tahia. Elle l'empêcherait peut-être pas, mais elle lui ferait la leçon... Et déjà qu'il était forcé à la visite médicale, il allait pas en rajouter une couche de lui-même. Alors il ignora le mal de ventre naissant en lui, lui indiquant qu'il était en manque de nicotine depuis un sacré moment déjà.

Infirmerie !... Et ben, lui qui comptait pas y aller avant... bah avant mars en fait. Pour checker sa croissance tout ça. Là, il était servi. Il lança un "bonjour" poli... dans le vide. L'infirmière n'était pas là apparemment... Pfeuh, même elle, elle a droit à une pause déjeuner. C'pas juste. Il passa sa main sur sa nuque, faussement embarrassé par la situation. :

-Oooooh ben elle est pas là dis donc ! Quel dommage...

On va manger maintenant ? Hein ? Manger ! Manger et j'aurais plus la tête qui tourne promis ! Nicolas était en fait un chien : il n'aimait pas aller chez le vétérinaire mais qu'est-ce qu'il aimait bouffer !

HRP : ENFIN ! OMG J'AI REPONDU ! J'ai répondu ! OUAIS ! *chante libéré délivré*



#   Mar 5 Juil 2016 - 1:47

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Elle n'allait sûrement pas lui laisser le choix: tant qu'ils ne passeraient pas à l'infirmerie pour s'assurer que tout va bien, il était hors de question qu'il aille où que ce soit. C'était, en tout cas, ainsi que Tahia voyait les choses après qu'elle ait annoncé à Nicolas qu'elle ne voulait aucune objection dans sa décision. Et à la vue de l'adolescent boudeur, elle se dit que visiblement, ça allait être plus compliqué que prévu de le garder dans l'infirmerie ne serait ce que pour quelques minutes, le temps qu'elle lui trouve quelque chose qui puisse apaiser les vertiges, si jamais son camarade recommençait à en avoir. La jeune fille n'était pourtant pas si terrible que cela comme infirmière, bon à part les conditions qu'elle s'était faite mentalement qu'au moindre membre cassé ou à la moindre blessure causée par une bagarre entre élèves, elle sévirait à sa manière, elle n'avait pas le souvenir d'être si méchante quand elle faisait son travail d'aide à l'infirmerie. Elle s'assurait juste qu'elle pourrait soigner une blessure ou alors, faute de ne pas avoir encore de pouvoirs très puissants, qu'elle puisse diminuer les blessures pour ensuite achever le travail de façon normal. Après, ce n'était que de son point de vue et la brune en venait au fait que si les étudiants venaient à l'infirmerie et qu'ils la laissaient se charger d'eux en cas de besoin, elle pouvait quand même en conclure qu'elle n'était pas la pire infirmière du monde. Mais bon, ce n'était qu'une question de point de vue, après tout.

Dès qu'ils sortirent de la réserve, Tahia prit soin de bien fermer la porte derrière elle avant de se diriger vers l'accueil où se trouvait encore la bibliothécaire et de lui tendre la clé tout en la remerciant de l'avoir laissée faire des recherches dans la réserve. Après quoi, elle se dirigea vers la sortie, soupirant d'amusement lorsqu'elle entendit Nicolas, ce dernier l'ayant suivi avec mauvaise foi, dire qu'il avait juste faim. C'était dingue à quel point la nourriture ou la simple envie de vouloir manger pouvait rendre une personne grognon et l'adolescente dut se retenir de rire en voyant son camarade comme ça, se contentant de sourire un peu. Au moins, il ne se plaignit pas davantage pendant le trajet jusqu'à l'institut, laissant donc un silence entre les deux étudiants, silence souvent coupé par le vent soufflant tout autour d'eux alors que la jeune fille avait fermé les yeux, écoutant la douce mélodie de l'air ainsi que ses murmures. Elle ne se passait plus vraiment de ce son, appréciant l'écouter comme une chanson ou comme s'il lui parlait, bien que les murmures soient incompréhensibles pour le moment et qu'elle espérait un jour pouvoir les comprendre parfaitement. Rouvrant les yeux, la brune observa cette fois-ci les mouvements du vent, fines arabesques blanches et grises qui tournaient et glissaient à travers le paysage. C'était assez étrange la première fois mais cela devenait très vite magnifique lorsqu'on y prêtait un regard attentif et que l'on considérait ce spectacle comme fascinant. Du moins, pour ceux ayant la possibilité de pouvoir admirer ce genre de choses.

Mais les bonnes choses avaient toujours une fin et très vite, l'institut apparut devant eux, les deux jeunes gens entrant à l'intérieur du bâtiment en quête de l'infirmerie. Heureusement, l'endroit n'était pas très compliqué à trouver, depuis le temps qu'elle s'y rendait, Tahia avait fini par connaître le trajet par cœur et cela ne fut donc pas bien long avant qu'ils ne se retrouvent devant la porte de l'infirmerie. Lorsqu'ils ouvrirent la porte, l'adolescente entendit Nicolas dire 'bonjour', politesse qui fut accueillie par le silence et pour cause: il n'y avait personne à part eux deux dans la pièce. Sans doute que l'infirmière s'était absentée quelques temps et reviendrait très bientôt mais ce n'était pas bien grave pour la brune qui avait toujours accès aux lieux et qui avait toujours cette impression de rentrer chez elle tant l'endroit était devenu familier pour elle. Elle se tourna vers son camarade quand celui-ci déclara qu'il n'y avait personne et que c'était dommage. C'était elle ou il y avait un brin de sarcasme dans sa voix? Et puis, il pensait vraiment que parce que l'infirmière n'était pas là, il allait partir comme ça? La Guérisseuse rigola mentalement en se disant qu'elle avait bien fait de ne pas lui dire qu'elle travaillait à l'infirmerie de temps à autre lorsqu'elle avait du temps libre. Croisant de nouveau les bras contre sa poitrine, elle afficha cette fois-ci un sourire à la fois contrit et amusé.

" Ce n'est pas bien grave, tu sais, si l'infirmière n'est pas là. Je ne sais pas si je te l'ai dit à la bibliothèque mais je suis aide à l'infirmerie durant mon temps libre, j'ai donc accès à cet endroit quand je veux et si je veux garder un 'patient' en observation, je peux très bien le faire. Tu n'y vois pas d'inconvénient, n'est ce pas? "

C'était enfantin de sa part d'agir ainsi mais bon, Tahia pouvait bien s'amuser de temps à autre et actuellement, elle avait hâte de voir la tête qu'allait faire Nicolas dès qu'il comprendrait où elle voulait en venir à propos de ce qu'elle venait de dire à l'instant.



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#   Mar 5 Juil 2016 - 2:11

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Nicolas était fier de sa connerie, ça, c'était sûr. Il était certain que Tahia n'allait pas le forcer à rester ici, ou du moins, qu'elle n'en avait pas les moyens et qu'il allait enfin pouvoir prendre un café à la cafétéria, un sandwich, une clope et paf, repartir comme en quarante ! Parce que oui, il y a une chose qu'un médecin ne peut pas savoir, et c'est combien la faim pouvait tout changer chez lui. Bref, il souriait bêtement en attendant que Tahia prononce tout simplement un "Tu as raison, allons manger."...

-Ce n'est pas bien grave, tu sais, si l'infirmière n'est pas là.

Pause. Nicolas perd son sourire bêta. :

-Je ne sais pas si je te l'ai dit à la bibliothèque mais je suis aide à l'infirmerie durant mon temps libre, j'ai donc accès à cet endroit quand je veux et si je veux garder un 'patient' en observation, je peux très bien le faire.

Ses yeux s'agrandissent d'horreur à mesure qu'elle prononce ces mots... Elle l'avait dit ? ELLE L'AVAIT DIT ?! MENSONGE ! TRAHISON ! DISGRACE ! Bon, en vrai elle l'avait peut-être dit, mais comment dire que là, il s'en foutait un peu puisque la conclusion restait la même. :

-Tu n'y vois pas d'inconvénient, n'est ce pas ?

-Ah que blrelbrerlebmpft !

Traduction : si j'en vois un gros ! Il avait faim nom d'une nouille ! Il allait pas attendre ici sagement alors qu'il était certain de s'évanouir de nouveau s'il ne mangeait pas un peu de sucre au moins. Pire... Imaginez que Tahia veuille l'ausculter elle-même en trouvant le temps long...

...Comment résumer l'expression faciale de Nicolas à cette simplement pensée ?

...

Hmmm... Le Cri d'Edvard Munch. C'est parfait.

Il fouilla discrètement la pièce des yeux en poussant en rire forcé et remarqua la fenêtre ouverte. L'infirmerie est au rez-de-chaussé... Ppppppprafrait ! :

-Tahia. Merci... et pardon d'avance.

Il partit d'un coup comme une bombe et sauta d'un seul élan par cette sainte fenêtre en gueulant un "GÉRONIMOOOOOO" de toute beauté. Il se releva après une roulade parfaitement exécutée et repartit, direction le village de Terrae pour s'acheter des sandwichs, ayant peur de croiser Tahia à la cafétéria s'il choisissait la facilité. Il se sentait coupable, mais bon... Pas trop non plus. A l'idée qu'il allait bientôt s'empiffrer, il avait l'esprit léger.

Et puis il gardait en souvenir le chant de Tahia qui lui donnait des ailes.



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