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Être renversant, c'est tout un art. [~Piu]
##   Lun 2 Nov 2015 - 21:12

Personnage ~
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Dire que la bibliothèque était devenue sa deuxième maison était un euphémisme. Sans déconner... Passé les premiers jours où l'hésitation et la peur des autres l'avaient un peu freiné, il a fini par se sentir à l'aise dans les rayons. Une affaire de quelques semaines et Nicolas s'était retrouvé autant dans son élément qu'un poisson dans l'eau. Parfois, il ne prenait même pas la peine d'aller s'asseoir à une table... Debout, entre deux rayons, il lisait de tout ; des choses sans importances, des romans, des encyclopédies, des bouquins de bio, parlant des pouvoirs, de Terrae, de l'histoire du monde, de contes pour enfant, de la romance, de l'aventure, de l'horreur, du passionnant au débordant d'ennui, de nouveautés en grands classiques qu'il connaissait déjà.

Plongé dedans, son esprit tout entier tourné vers ces histoires, ces personnages, ces sentiments, il arrivait à oublier qui il était, Nicolas, garçon, sensitif, vivant. Encore un peu et il devenait lui aussi une page de plus sur le livre... Ce s'rait plus simple. Sans lâcher des yeux les lignes qui parlaient de psychologie, il soupira. Il se serait amputé de ses sens pour un peu, mais il avait compris avec Aaron qu'il devait se gérer aussi, que ça faisait parti de lui. Puis il tenait un peu à sa tête, hors de question de charcuter son cerveau déjà bien amoché. Alors pour l'instant, il s'évertuait à, petit à petit, tel un pêcheur consciencieux, à resserrer les mailles de son filet d'émotions... Et non pas un pécheur hein... Quoi que, dans mon cas, ça s'équivaut.

Il toussota, et se concentra à nouveau... Un mal fou à garder son sérieux devant ce qu'il lisait : "Quand un organisme est placé plusieurs fois dans une même situation, il modifie sa conduite de façon systématique et relativement durable. Cela correspond à acquérir des connaissances sur le monde qui nous entoure, ou à modifier ces connaissances, dans le but volontaire ou non, d'améliorer son adaptation et son anticipation." ...Ce bouquin est terrifiant. J'ai l'impression qu'on me rentre dans la tête. Il referme le livre d'une manière un peu sèche avant de frotter ses paupières de son index et de son pouce. La psychologie c'était vraiment mais alors VRAIMENT pas son truc.

Et puis seulement il sentit une présence derrière lui, il n'aurait pas bougé s'il l'avait capté un peu plus tôt, s'il n'avait pas été conditionné. Trop près d'un coup, il sauta sur place fit un demi-tour et se retrouva face à quelqu'un qu'il ne connaissait pas. Danger. Il fit un bond en arrière, oubliant que ce trouvait là un rayon entier de bons gros livres d'étudiants. L'étagère tombe ; adieu veau, vache, cochon, couvée... et Nicolas qui s'effondrait avec. Modification de la capacité d'un individu à réagir à un stimulus ou à effectuer une action... Maudite sois-tu, psychologie cognitive... S'il avait rencontré une personnification de cette matière, il lui aurait bien mis un pain dans le bide, pour lui apprendre ce que c'est, sa vision du "cognitif"...

La bibliothèque avait du trembler dans son intégralité. Nicolas eut un instant le souffle coupé, la douleur lui saisissant toute la colonne vertébrale, remontant jusqu'à ses cervicales, faisant agiter ses cheveux d'un peu d'électricité... Brisé et sentant le cochon grillé. Parfait. :

-Euuuuuurg...

Remarque constructive. Il aurait bien voulu demander un coup de main, mais la douleur rend débile... et déjà qu'il avait du passer pour un cinglé en s’excitant pour un rien, il essayait même pas d'arranger son cas.



##   Mar 3 Nov 2015 - 0:03

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L’art d’être bouleversant.


Feat Nicolas.


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Déjà on va dire les choses clairement, t’es pas en forme t’as plus d’attelles mais t’as encore un gros pansement au niveau du tibia gauche. Quand on te le change tous les deux jours ça pue sa race, mais on t’a dit que c’était normal alors tu fais confiance. Tu fais plus facilement confiance maintenant, faut avouer que lorsque l’on est dépendante des autres, on a pas trente-six miles solutions. Faire confiance est le début de l’indépendance.
La sortie de l’hôpital s’est passée sans grands heurts. Tu es maintenant plus ou moins indépendante, tu gères le fauteuil et les transitions fauteuil/lit, fauteuil/WC, fauteuil/douche.
Ta vie de nomade libre comme l’air s’était achevée, tu étais de retour dans les dortoir de Terrae. T’avais du demander à Huo de t’accueillir, c’était le seul avec qui tu avais encore un contact régulier à part Nathanaël… Et t’avais pas envie d’imposer ça à ton ami au vu des sentiments conflictuels qu’il avait pu ressentir à ton égard.
Et de voilà qui venait de reprendre le travail après une longue pose. Tu te rendais compte que tu ne pourrais plus ranger les livres en hauteur et la marche pour passer d’une salle à l’autre était un défis. Pourtant ce matin tu as cabré ton fauteuil et franchis l’obstacle comme une grande. Tu m’impressionnes Ipiu, et pourtant tu dirais que ce n’est rien. Alors tu as repris ton travail à un rythme plus lent que d’habitude, tu te donnes l’impression d’être un escargot, mais tu verras avec l’entraînement tu y arriveras. T’es juste heureuse de rentrer à la maison, les grand rayonnages t’avaient manqués.

Tu étais en train de ranger des livres quelques rangées plus loin quand un vacarme assourdissant t’as faite sursauté. Tu as laissé là les livres que tu rangeais et tu t’es approchée du vacarme… Pour trouver une étagère à terre, et un gamin tout aussi effondré. Les livres éparpillés sur le sol t’empêchent de rouler jusqu’à lui.
Un autre étudiant tout aussi héberlué le regarde, tu ne connais ni le premier ni le second. Tu essaies de savoir ce qui s’est passé, tes yeux te disent qu’ils ont du se battre et faire chuter l’étagère. Sauf qu’en tendant un peu ton pouvoir t’en sens un apeuré et l’autre complètement sidéré. Aucun d’eux ne semble avoir compris ce qui s’est passé.

Vous allez bien ?
est ta première question.

La deuxième tu ne la pose pas à voix haute, mais elle te terrifie presque autant… Pourquoi ces étagères ne sont-elles pas adaptées aux normes sismiques ? Vous êtes tout de même au Japon et dans tout autre établissement scolaire ou municipal, vous classerez la bibliothèque dans la classe que vous déciderez, mais dans tout autre institution au Japon il est obligatoire d’avoir ce genre de dispositif… Donc t’es pas très à l’aise avec l’idée non pas que ta bibliothèque ne soit pas aux normes, mais de mettre les étudiants qui la fréquente en danger.

Tu allais demandé à celui qui n’était pas à terre d’aider à relever son camarade. Ce qui semblait décidément une mauvaise idée quand tu eux contemplé le brun, il n’avait aucune envie qu’on le touche.

Tu peux te lever ?

Tu es bloquée au bout de l’allée avec ton fauteuil. Cela t’ennuie mais comme on dit, il faut accepter ce que l’on ne peut pas changer. Tu souris donc avec patience. Quand d’autres étudiants et tes collègues arrivent tu disperses les premiers et enjoint aux seconds de fermer le fond de la salle avec le Scotch que vous utilisez pour délimiter les salles en travaux ou en rangement.

Vous deux, vous me suivez dans mon bureau.

Un savon ? Tu ne sais pas encore, tu dois déjà comprendre ce qu’il s’est passé. Ton ancien bureau, celui où ton nom est affiché est deux marches trop haut pour ta nouvelle condition. Tu as donc récemment investi le bureau d’une autre bibliothécaire et vos affaires n’ont pas encore été interverties. Tu soupires, c’est un peu la pagaille partout en ce moment.

Et si vous commenciez par vous présenter tous deux ?



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##   Mar 3 Nov 2015 - 0:59

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Poussant un dernier grognement, en essayant de se redresser, Nicolas se rend compte qu'il y a une des bibliothécaires qu'est là. Eh merde... Encore sonné, il ne peut pas répondre, mais il montre qu'il peut se lever et fait un signe de la main, tentant de convaincre qu'il va bien à ceux qui, éventuellement, s'inquiéterait de sa santé. Il s'étire et sa colonne fait un bon gros craquement qui résonne dans le silence de la bibliothèque ; pourtant il soupire de bonheur. Haaa ça va mieux ! Puis seulement il regarde les dégâts...

A la vue des livres étalés au sol, tels des cadavres dans une position tout sauf naturelle, il grimace. Ça lui fend presque le cœur d'avoir pu malmener ces pauvres bouquins qui n'avaient rien demandé... Même si c'était de la psycho. Il aurait voulu commencer à aider pour tout remettre en ordre mais non... Des gens commencèrent à s'agiter autour d'eux tandis que la bibliothécaire roulante invita Nicolas et l'autre étudiant, raison de sa frayeur, à la rejoindre dans son bureau... Aïe... Bravo Nico. Tu viens d'embarquer quelqu'un dans tes emmerdes sans le vouloir.

Il traîna les pieds. Pas qu'il avait honte d'avoir réagi comme sa mère qui couinait devant une araignée, mais il aurait voulu aider à réparer sa bêtise... En plus, là, il voyait pas comment expliquer sa réaction de manière saine. Oui alors vous voyez, ce garçon était derrière moi et un peu plus proche que je ne l'imaginais de base alors au lieu de lui foutre un pain j'ai préféré reculer ahah ! Il secoua la tête ; non, c'était tout simplement impossible de sortir un truc pareil.

Une fois dans le bureau, il se fit tout petit, presque littéralement, comme s'il ravalait tout ce qui était en lui, en poussant un soupir. Il n'avait aucune envie de capter les émotions des autres à ce moment, ça l'aurait trop déconcentré sur son propre bordel mental. :

-J'm'appelle Nicolas. dit-il d'un ton un peu plus bourru qu'il ne l'aurait voulu. Et je tenais à dire que ce qui s'est passé est entièrement de ma faute. J'ai été surpris et j'ai réagi de manière excessive...

C'était loin de tout expliquer. Il le savait parfaitement. Mais pour l'instant, il ne cherchait pas à se justifier ; il voulait juste sortir l'autre gars de là parce qu'effectivement, c'était pas de sa faute de s'être retrouvé à côté d'un gamin terrifié par les contacts. :

-J'aiderai à ranger, ou... J'sais pas... Enfin, je me ferai pardonner.

Raaah tais-toi ! T'sais pas parler abruti !



##   Mar 3 Nov 2015 - 9:50

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Tu regardes ton bureau qui encombré par les cartons n’est guère accueillant. Tu soupirerais presque, mais tu t’en abstiens. Il faudra un certain temps pour que tout se normalise… Bien qu’une part de toi sache pertinemment que tu ne rangeras pas, tu es une adepte du bazar organisé. Alors bien entendu tu essaieras de le garder propre et ordonné un temps, sans doute que tu pourrais même y arriver. Tu as donné le change pendant longtemps, mais en auras-tu réellement envie ? La question mériterait presque d’être creusée.
Tu contournes ton bureau pour leur faire face et tu sors un papier pour noter leurs noms, ainsi que leurs dépositions. On te prendrait presque pour un inspecteur chevronné. Non je blague, tu n’es pas équipée pour. Tu fais signe aux deux étudiants de s’assoir, tu leur aurais bien tiré leur chaise, mais tu ne t’en sens pas capable tout en gardant ton équilibre. De toute manière ils sont assez grands pour le faire non ?
Tu notes leurs noms et leurs prénoms, il va falloir que tu fasses un compte rendu d’incident. Ou d’accident, tu ne te souviens plus de la gradation qu’il y a entre les deux. Tu ne sais d’ailleurs pas encore la gradation que tu souhaites apporter à l’évènement. Déjà faudrait commencer par examiner les deux jeunes hommes. Ce que tu fais, tu essaies de définir s’ils sont blessés. Ce qui n’est pas énormément difficile en vérité, tu vois se former quelques bleus mais rien de significatif… Et certainement pas des blessures de défense. En ce cas, elles seraient plus réparties au niveau des bras que sur l’intégralité du corps. Tu attribues ainsi ce que tu voies à la chute de l’étagère.
Cela amène une question, comment est-elle tombée ? Tu n’as pas la science infuse. Ce genre de choses tu ne peux les deviner, il te serait bien entendu possible d’accuser les farfadets farceurs de la bibliothèque que tu accuses souvent de tous les maux… Mais tu imagines mal, ou trop bien, la réaction de ta supérieure quand elle lirait ton compte rendu.

« J'm'appelle Nicolas. Et je tenais à dire que ce qui s'est passé est entièrement de ma faute. J'ai été surpris et j'ai réagi de manière excessive... J'aiderai à ranger, ou... J'sais pas... Enfin, je me ferai pardonner.»

Nicolas puisque c’est le prénom qu’il t’a donné s’incrimine pleinement. Tu veux bien le croire mais tu te dois de vérifier, si tu as bien appris quelque-chose ici c’est que mentir est à la portée de tous. Tu ne te défais pas de ton sourire, ne te posant pas la question de si cela te donne un air patibulaire. Peu importe, tu fixes ton regard sur l’autre garçon :

« Confirmes-tu ?
»

Il acquiesce, visiblement flippé à l’idée de se faire enguirlander. Tu demandes plus de précision et il prend la parole.

« J’ai pas compris j’passais juste dans un rayon pour ranger un livre, il a fait un bon et… BAM l’étagère était par terre. »

Tu essaies de comprendre, si tu ne possédais pas une certaine sensibilité à leurs sentiments, tu serais sans doute plus suspicieuse. Non, tu te devrais encore une fois d’être plus suspicieuse. Nicolas aurait très bien pu être poussé dans les rayonnages, cela n’aurait laissé nulle autre traces que celles que tu as observées.

« Tu peux t’en aller. Merci. »

Tu y crois toi que tu gères ainsi ce genre d’inc… d’évènements ? T’es pas beaucoup plus âgée qu’eux, mais tu prends plaisir à être professionnelle. Les choses doivent se passer d’une certaine manière et pas d’une autre. Cela est bien clair dans ta tête. Tu observes le garçon, réfléchissant.

« Tu aideras bien entendu à ranger ton bazar, mais pour l’instant on va juste interdire l’accès à la zone, ranger ferait du bruit et nous forcerait à fermer la salle pour le reste de la journée. Je te propose donc de venir après 19h ce soir et ainsi chaque soir jusqu’à ce que tout soit arrangé. »


Non, quelle que soit la raison, il doit assumer ses actes. Tu le regardes encore, cherchant un indice qui te permettrait de comprendre. Tu trouves des pistes dans sa posture, mais rien de sérieux. Alors tu poses encore une question :

« Veux-tu m’expliquer ce qui s’est passé ? »


Veux, pas peux ou même un impératif. Peu importe dans l’absolu, il a reconnu ses torts et les réparera. Alors les raisons tu pourras très bien broder dessus sur ton rapport, cependant tu aimerais comprendre.


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##   Mar 3 Nov 2015 - 18:03

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Son camarade puait la peur... Nicolas aussi était flippé -pas autant du moins-, mais bon il l'avait cherché lui. Il ne put empêcher ses sourcils de s'arquer légèrement... Il se retient de lui envoyer une vague de calme... Manquerait plus qu'avec une mauvaise manipulation il le fasse éclater de rire devant la bibliothécaire. Non, au lieu de ça, cette dernière le laissa partir. Le soulagement dut se lire sur ses traits le temps d'une seule seconde. Un souci en moins. Bon, maintenant, la punition. Il s'y attendait, et ce n'était que justice... Et quand celle-ci est bien faite, Nicolas ne crache jamais dessus.

Ranger à la fermeture... Bon... Il allait devoir faire une croix sur son jogging de ce soir. Il grimace. Mais c'est dit, alors il s'y tient. Bon, après le dîner, retour bibli. Il ferme ses yeux et lance dans un soupir. :

-Très bien.

Il n'y avait rien à ajouter. Il assumait les conséquences de ses actes... C'est juste dommage pour ma course du soir. Tant que la question n'est pas posée...

Mais bien sûr qu'elle est posée !!! A quoi il s'attendait ?... On renverse pas une étagère entière de bouquins aussi lourds que des parpaings sur un coup de tête ! Ses lèvres se tirent dans une grimace contrite. Il hésitait franchement... Parce que la bibliothécaire ne le forçait pas... Enfin, il le ressentait comme ça ; autant par les mots qu'elle avait employé que par l'aura posée qu'elle dégageait. Il pourrait très bien se taire, répéter ce qu'il avait déjà sorti comme excuse,... secouer la tête comme un mioche qui aurait fait une grosse bêtise.

Il sortit alors les mains de ses poches et lia ses doigts. Marques de coups depuis longtemps refermées sur les phalanges, douloureuses comme l'hiver revient, le froid attaquant aussi sûrement et vivement la peau que les crocs d'un prédateur. Son pouce droit frottant l'autre sur la trace d'une morsure de chien. Ah lala... Ma franchise me perdra. Il prit une brève inspiration. :

-Le gars est passé derrière moi. Je me suis rendu compte qu'il était trop près par rapport à ce à quoi je m'attendais et j'ai reculé...

Il relève alors la tête, car il avait jusque là fixé ses doigts, pour mieux parler à la bibliothécaire. Il avait tendance à regarder les gens dans les yeux, pour déceler mensonges et dangers, tant qu'il n'était pas avec quelqu'un de timide. Si, ici, il n'avait aucun besoin de ça, il devait ajouter ça à sa liste d'automatisme contraignant. :

-J'aime pas les contacts physiques et j'ai eu une réaction automatique. C'est pour ça que je voulais pas qu'il soit puni avec moi... Il n'a fait que passer.



##   Mar 3 Nov 2015 - 19:27

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Tu n’es pas vraiment là pour juger, et sans doute que tu n’en as même pas envie. Pourtant là tu as le portrait d’un môme battu en plein devant les yeux. Battu ou persécuté ? Peut-être même violé pour ce que tu en sais, et tu serais presque capable de ressentir un élan de compassion pour lui, mais quelque chose te retient. Peut-être que ne voulant pas de la pitié d’autrui tu essaies de ne pas disperser ta propre pitié. Alors tu préfères l’empathie, la compréhension plutôt que la compassion. Tu ne peux pas souffrir avec de toute manière, ce serait présomptueux de dire que tu comprends. Ou pas.
Tu hoches la tête, le fixe de ton regard perçant. Tu essaies de déterminer si ce que tu ressens est une intuition ou si tu le sens par ton pouvoir. T’as un peu du mal à différencier les deux parfois, et on pourrait dire que ton super pouvoir de la mort qui tue n’est autre que l’intuition féminine ? C’est abusif nous en conviendront tous et tu t’offusquerais de ces termes, un homme devrait-il être efféminé pour avoir de l’intuition ? Tu monterais dans des grands cheveux ma petite.
Tu décides que c’est de l’intuition, et en général tu ne te trompes pas… Et quand bien même cela serait le cas, cela ne serait pas très grave.

« Tu es sensitif c’est cela ? »


Tu l’as sentis tout à l’heure, quand la peur diffusait de l’un à l’autre. A la réflexion cela aurait pu être naturel, il n’est pas rare que la peur se transmette comme un virus. Pourtant tu es habitué à voir les signes avant-coureur, la tension sur le visage de tes pairs, et là tu l’as ressenti comme légèrement différent. Maintenant en le regardant tu as ta réponse, pas grâce à tes pouvoirs mai grâce à tes yeux. Des petits mouvements presque imperceptibles pour qui n’a pas été entraîné à les chercher te confirment ton pressentiment.

« Si tu ne veux pas que cela se reproduise entraîne toi à instaurer un sentiment de malaise autour de toi les gens t’éviteront. Normalement tes amis seront capables de passer à travers. »

Car en général tes amis s’en foutront du malaise, ils le disperseront. Tu sais que le conseil que tu viens de lui donner est à double tranchant, il risque d’éloigner les gens de lui… Mais en même temps, tu n’as pas de mal à imaginer que la prochaine fois que le jeune homme sursautera ce sera dans une rue et une voiture doit relativement faire plus mal qu’une bibliothèque. Tu sais aussi qu’il devra s’entraîner pour ce genre d’usage de ses pouvoirs, mais n’est-ce pas ce que vous faites tous continuellement ? Vous entrainer pour vous améliorer continuellement.
Tu réfléchis à comment tu vas tourner ton rapport. Un étudiant était tellement concentré sur sa lecture qu’il a été surpris quand il en a vu un autre, il a fait un bond. fin de l’histoire. Tu trouverais bien à broder.

« Je te dis donc à ce soir 19h Nicolas. »


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##   Mer 4 Nov 2015 - 18:59

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La bibliothécaire lui a coupé la chique. Genre bien. Elle lui a posé une question en fait, mais il n'a pu que la regarder tel un merlan frit. Il devait être beau encore... Privé de la parole, il ne put même pas répondre au conseil qu'elle lui donna... Diffuser un sentiment de malaise. Diffuser. Un sentiment. De malaise. C'était lui pour l'instant qui le ressentait le malaise... Il n'avait pas encore osé diffuser quoi que ce soit. Du moins... j'espère. Ça ressemblait vachement à de la manipulation à ses yeux... Et ça ne lui plaisait pas des masses. Alors il hocha simplement la tête quand elle lui donna une heure pour revenir, soit la fermeture de la bibliothèque, avant de sortir comme une ombre, méditant sur ce qu'elle lui avait dit.

***

-Poussez-vous !

Dix-neuf heures, ça doit être l'heure de pointe ici : tout le monde rentre chez soi après le boulot, les étudiants ayant traîné après les cours avec leurs potes, les hommes d'entreprise quittant leur bureau en fuyant presque les heures supplémentaires,... Et Nicolas, quelques minutes à la bourre, encore un morceau de pain à la bouche, en train de courir dans le sens inverse de la marche générale comme un dératé.

Bien sûr, il n'était pas en retard parce qu'il avait oublié le rendez-vous, mais simplement que, à cause de son rituel, il avait failli aller courir... Ce contre-temps jusqu'à sa chambre du le faire courir pour aller dîner, manger le repas en quatrième vitesse et repartir en direction de la bibliothèque comme s'il avait le feu au cul. Il s'arrête pile devant la porte, mais emporté qu'il est dans son élan, il glisse sur plusieurs mètres, manquant de perdre son équilibre... et sa dignité. :

-Nnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnooooope !!

Il se rattrape, secoue ses cheveux comme si ce geste pouvait les replacer, se place devant la porte, remet ses vêtements de manière plus droite, tire sur son cuir, expire et entre enfin. Personne... Les bibliothécaires devaient ranger encore un peu avant de venir lui dire quoi faire. Beh... Heureusement que j'aime courir quoi. Il tousse, l'écho du son lui revient.

C'est un petit peu un rêve d'enfant qui se réalise... sauf qu'ils préféreraient être dans un magasin de jouet. Nicolas préférait de loin les étendus des rayonnages, l'odeur des livres et le silence constant de la bibliothèque. Il faut avouer que c'est plus agréable quand il n'y a personne... Il se laisse un peu aller à ce moment. Tout sourire, il regarde dans des coins qu'on ne pense jamais à regarder quand on entre dans ce lieu... Le plafond par exemple, les lustres ou les détails du parquet... Il s'approche de l'étagère la plus proche, pour éviter de s'éloigner de l'entrée, et fait glisser ses doigts rêches sur la tranche visible des livres alignés. Si on tend l'oreille, on peut les entendre respirer. Il lâche un dernier sourire et reprend un masque froid en revenant à la porte.

Il avait essayé de ne pas songer à ce que lui avait dit la bibliothécaire roulante. Un sentiment de malaise... Pour sûr ça réglerait son problème mais... Mais non en fait. Il fallait surmonter cette difficulté, il le savait au fond de lui. Éviter les contacts ne fera qu'aggraver la chose... Je dis ça, mais c'est tentant. Il espérait de tout son cœur qu'un jour, quelqu'un pourra poser sa main sur son épaule sans qu'il ne sursaute, sans avoir peur, sans penser un seul instant qu'on lui veut du mal... et ça passait par la sociabilisation, par l'amitié qu'il pourrait se forger avec les autres. D'un coup déterminé, il sera son poing.

Avant ça, faudra que je soulève une étagère et ranger ces pauvre livres !

Du nerf et de l'ardeur, quand on est un tout petit moussaillon !



##   Jeu 5 Nov 2015 - 10:50

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Te voilà bien difficile à suivre jeune femme. Tu fais les questions sans attendre les réponses, c’est ta façon de fonctionner. Bien que tu sois figée aujourd’hui, ton esprit lui court encore à toute vitesse. Tu déduis plus vite que beaucoup, mais tu devrais te méfier un jour viendra ou ta rapide déduction sera fausse. Pas aujourd’hui heureusement. Ou pas, tu sens sa réticence, un poil de dégoût ? Bah, tu peux comprendre va. Tu évalues cependant toujours la balance bénéfice-risque, et tu considères qu’influencer n’est pas la même chose que modifier. Tu es versée dans l’art du mensonge jeune femme, cela a peut-être déformé ton regard. Après chacun fait ce qu’il veut tu te dis, tu proposes une solution à lui de voir s’il peut, veut l’appliquer.

Le reste de l’après-midi se passe sans grand heurt. En même temps quand une bibliothèque est tombée plus tôt, il n’y a pas grand-chose qui romprait encore la monotonie de la journée. Bien sûr pour toi rien n’est monotone et tout est à découvrir, tu te charges parfois de livres que tu ne peux ranger car ils devraient rejoindre des étagères hors de ta portée, alors tu les rapportes et les replaces sur le chariot. Bientôt tu auras mémorisés tout cela, pour l’instant tu galères. Ça viendra va. Pourtant pour l’instant tu te replies au comptoir des prêts, tu as l’impression que tes allers-retours sont une perte de temps, autant faire un travail dans lequel tu es efficace.
Les heures passent et tu trouves toujours de quoi t’occuper, tu n’iras pas jusqu’à dire que le travail s’est accumulé pendant ton absence, mais ton travail s’est accumulé. T’as tes petites habitudes, tes petites manies. T’es vraiment tiquée, tu le sais non ? Non pas vraiment, tu ne t’en rends pas compte et tu diras juste que tu es organisée… Tu ne comprends pas que ton organisation est bizarre. Un peu comme toi.
Pourquoi les chiffres tels que les comptes doivent systématiquement être dans des classeurs bleus ? Ou des pochettes bleues quand ils n’ont pas été vérifiés ? Tu ne le sais pas, pourtant tu continues d’imprimer tout cela sur des feuilles bleues. Les post-ils jaunes sont les choses à faire, les rouges, les choses urgentes à faire, et ainsi va pour chacun de tes dossier. Qui ne te connait pas, et même ceux qui te connaissent d’ailleurs ne verront là qu’un épandage de couleurs anarchique. Pour toi elles permettent d’organiser ta pensée. Alors quand tu voies tous ces cartons posés dans le bureau tu te sens limitée. Il te manque tes couleurs, ton organisation.

Il est dix-neuf heures plus tôt que tu ne le pensais. Tu as réfléchis à comment faire, comment organiser le rangement. Nicolas est un gringalet, tu l’imaginais mal relever seul l’étagère. Alors t’as pas été tout à fait conne, t’aurais aimé que Nathanaël soit là parce qu’il est toujours plus appréciable de demander de l’aide à quelqu’un que l’on connait (apprécie et chérit dans ce cas précis) qu’à un inconnu. Pourtant il n’est pas venu aujourd’hui. Tu as donc demandé à un autre élève titan de relever le meuble… Bien sûr les bibliothécaires auraient pu s’allier pour la redresser, mais autant laisser faire ce qui savent non ?

Tu ranges tes statistiques sur les livres les plus empruntés pendant ton absence dans une pochette bleue sombre. Encore un chiffre. Tu te diriges ensuite vers l’entrée, tu l’as vu partir, tu te demandes avec curiosité s’il va revenir. Tu voudrais ne pas douter, mais tu n’es pas parfaite et faire confiance à un parfait inconnu c’est d’une part très con, d’autre part très couillu et tu n’es pas armé pour ça… je crois…

Tu roules vers l’entrée et y retrouve l’adolescent toujours aussi fermé. Une part de toi, celle qui aurait fait une bonne maman a envie de le faire parler. Sauf que ce n’est pas ton rôle, et que tu penses que ce serait déplacé. Alors tu souris juste, parce qu’au final tes traits ont pris cette habitude. Faire contre mauvaise fortune bon cœur parait que ça se fait. Ton rôle de bibliothécaire fait que tu dois repréciser les choses même si tu n’en vois pas l’intérêt.

« Tu dois les reclasser par ordre alphabétique, je te conseille de faire des tas sur le sol pour chaque lettre et de les reclasser ensuite sur les étagères en partant de la fin ou du début de l’alphabet, ça t’évite de devoir bouger tes livres d’étagère 36 fois. »

Ça sent le vécu.



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##   Jeu 5 Nov 2015 - 20:09

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Il sourit à l'arrivée de la bibliothécaire roulante. Politesse pure. Il n'a pas de mauvaises arrières-pensées bien sûr, mais comme beaucoup de gosses de son âge, pour avoir déjà utilisé une chaise roulante, il aurait voulu bidouiller la chose pour y mettre des petits réacteurs, des moteurs ou quoi que ce soit d'autre... Appuyer sur un bouton et dépasser les voitures de courses en laissant une trace de pneu sur le goudron... Ou une traînée de flammes à la "Retour vers le futur". Et faut avouer qu'une roquette-bibliothécaire, ça déchirerait en vrai.

Il voit l'étagère déjà redressée. Il tique, se doutant qu'on le pensait pas capable de la soulever... Baah, j'aurais galéré aussi... Mais bon. Il a un léger mouvement d'épaule, accepte ce fait et écoute la bibliothécaire qui lui donne des conseils de rangement. Il absorbe les informations, éponge avide. Alphabétique, tas, reclasser. C'est noté, gravé, imprimé et scandé dans chaque coin de sa tête. :

-Très bien.

Il retire son foulard et son blouson, les place sur une chaise pas loin et, bras nus, plus à l'aise dans ses mouvements, il s'agenouille pour se mettre au travail. Déjà, sans prendre le temps de regarder les cotes, il retourne les livres étalés pages contre terre, pour les placer dans une position plus naturelle, lissant délicatement celles qui auraient pu se corner dans leur chutes. Il y en avait pas beaucoup dans cet état, alors il se permit d'y perdre un peu de temps.

Bon, commençons fort, commençons bien... Est-ce qu'il y a des "A" par ici ? ...Ne levez pas la main surtout hein. Il en prend un au hasard : T. Bon, ben faisons un tas de T... Haha, tas de thé. L'air de rien, ça le détend, le contact avec les couvertures et l'odeur qu'elles dégagent, le leur et ceux d'humains au fil des emprunts, ça lui plaît... Il aurait été seul, il aurait sans doute commencé à chantonner en même temps. Siffler en travaillaaaant !



##   Ven 6 Nov 2015 - 0:24

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Tu observes le jeune homme pour être sûre qu’il s’en sorte. Tu doutes qu’il refoute tout en vrac sur l’étagère et te dise « fini » dans un quart d’heure. Tu te dis que cela ne lui ressemble pas sans pour autant le connaitre. T’es crédule ma pauvre fille, tu ne sais donc pas que les gamins de nos jour ça ne vaut rien ? Tous des irresponsables irrespectueux ! Voyons tu devrais écouter ce que disent les gens… Sauf qu’il est revenu. Ce qui montre qu’il est assez responsable, du moins assez pour assumer. Il aurait pu se dire qu’après tout tu n’avais pas de moyen de le retrouver et que s’il évitait la bibliothèque par la suite, il n’était pas obligé de se faire chier à ranger. Bien entendu il se serait privé de la bibliothèque par la suite et quelqu’un qui lit des livres de psycho lit vraiment de tout et beaucoup de n’importe quoi. Du moins c’est ce que tu penses et qui t’a conforté dans ton choix de lui faire confiance.
Si tu l’observes maintenant c’est pour être certaine qu’il ne galère pas. Tu as expérimenté de nombreuses méthodes de rangement et si beaucoup se valent, certaines sont vraiment mauvaises. Si tu peux les lui éviter c’est tout bénef pour tout le monde.

En effet si six bibliothécaires tournent encore dans les rayonnages, bientôt tu seras seule dès dix-neuf heures trente on quitte les lieux en général. Là il te donne une bonne excuse pour rester sans te faire engueuler parce que t’en fait trop… T’as genre beaucoup TROP de retard, et dès que t’en fait trop… Tes collègues te tombent dessus. «  Ne te fatigue pas, prends ton temps. » T’as envie de les bouffer même si tu sais qu’ils font ça pour ton bien. Ce que tu ne reconnaitras pas, c’est qu’en effet sans eux tu te tuerais à la tâche. Heureusement qu’on ne te laisse pas faire ce que tu as envie de faire.

Tu souris quand tu vois le jeune homme lisser les pages avec délicatesse. Ça te plait le soin qu’il prend avec les livres.Même des livres de psycho.  Tu notes dans un des coins de ta tête, que si un jour vous avez besoin d’un nouveau « aide bibliothécaire »  tu iras le trouver. Quelqu’un qui traite avec douceur un livre ne peut que l’aimer, et ça ça te fait l’aimer lui. Les amis de mes amis, sont mes amis.

« Si tu as besoin de moi, je suis dans mon bureau. »

Tu vois qu’il s’y prend bien,  alors tu peux partir tranquille reprendre  la lecture de tes  diagrammes. Selvi a fait un travail de dingue pendant ton absence, elle a vraiment listé tous les livres qui avaient été demandé à l’achat et le nombre de demandes, évalué la pertinence, tu n’as vraiment qu’à relire par acquis de conscience.

« A demain !
- à demain ! »


Tu aimes être seule ici, tu te souviens de cette nuit bien des années plus tôt où tu avais été enfermée entre ces murs. Une magnifique nuit, mais là tu t’es interdite de dépasser les 21h pour ne pas manquer le dernier bus. Tu te vois mal rentrer à pied au niveau de l’école… Vraiment mal en fait. Tu préfèrerais le tapis volant.

« Où j’pourrais me fournir en tapis volant ? »
tu demandes avec grand sérieux à la lampe de ton bureau.


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##   Dim 8 Nov 2015 - 17:57

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"On note chez l'adolescent trois phases menant jusqu'à l'âge adulte : la phase d'opposition, avec une recherche dans la transgression des interdits et le mépris des ordres, la phase d'affirmation, période de revendications de liberté et d'indépendance, et la phase d'insertion, le moment où il réalise son indépendance affective et financière." Ahah... c'est moi ou j'aime me compliquer la vie au point de faire les trois phases en même temps ? Il tourna la page pour lire la suite. C'est vraiment n'imp'... Eh MERDE ! Nicolas sursaute, referme le livre et le repose sur son tas... en le regardant comme c'était lui qui avait tenté de le dévier du droit chemin. Mouais... J't'ai à l’œil toi.

Son problème de concentration commençait à se faire sentir... Dès qu'il arrêtait de lire pour reprendre la formation des tas, sa jambe droite tressautait, même s'il s'asseyait en tailleur pour contenir le mouvement incessant. Et il avait envie de fumer... Pour corser le tout, il y avait certaines cotes qu'il ne comprenait pas... avec des tas de lettres plutôt qu'une... et ça c'était pas le pied à trier. Bientôt le tas de "je sais pas où ça va" fit le triple de toutes les autres... Il était incapable de replacer les trois-quarts des bouquins.

Mais il était décidé à ne pas se laisser vaincre par une pile de pages et d'encres. Il avait décidé de les ouvrir, un à un s'il le fallait ! Bon pas de les lire intégralement, mais au moins de voir de quoi ils parlaient pour les placer après... Sauf qu'une fois dedans, on s'en sort plus. C'est comme essayer de se sortir de l'eau quand quelqu'un te maintient la tête dedans... Nicolas expire fort par ses narines. C'était pas le souvenir le plus agréable du monde, même pour comparer ça à de la "plongée à livre ouvert". ...et il avait envie de fumer !

Il en prend une au hasard, avec une photo de deux jeunes de son âge sur la couverture. "On constate une nette avancée de la scarification ch-". Nicolas ferme brutalement le livre avant de le reposer doucement sur la pile "cote incompréhensible qui parle des ados". Certains thèmes le gênaient un peu trop pour qu'il en lise des détails... et puis certains mots avaient tendance à réveiller les démangeaisons de ses cicatrices, de manière psychologique plus que naturelle. Il en ouvre un autre : "Psycholinguistique"... Il hausse un sourcil. Putain... J'en aurais appris des mots aujourd'hui. Il tourne vite fait quelques pages pour ne pas être tenté de le lire lui aussi... Oh qu'est-ce que c'est ?... "L'on peut divisé les paroles en mots et les mots en phonèmes... Au delà de quinze phonèmes seconde, nous ne pouvons plus rien comprendre." Et au-dessus de quinze ? Est-ce qu'on surchauffe les organes sensoriels au point de faire péter le ...? .... RAAAH ZUT ! J'ai recommencé ! Bon... Il avait vraiment envie de fumer.

Il n'avait aucune notion du temps, parce qu'il n'avait jamais eu de montre et n'avait pas le réflexe de regarder son téléphone... quand il ne l'oubliait pas dans sa chambre. Bon là il l'avait, mais il avait oublié de le rallumer en sortant de la bibliothèque en sortant tout à l'heure donc c'est du pareil au même. Il se dit qu'il allait encore essayer une petite demi-heure avant d'aller demander un coup de main à sa roquette bibliothécaire.

***

L'air crépita et les cheveux de Nicolas s'agitèrent de petites étincelles avant qu'il explose finalement. :

-Ouh putain ça y est ! Ça me gonfle !

Il avait parlé tout haut, et ça pour quelqu'un qui préférait largement tout garder dans sa tête, c'était plutôt fort... Il avait retenu sa frustration trop longtemps. Mais ses cotes... BORDEL DE COUDE ! Ces cotes de L'ENFER ! Il avait rempli qu'une étagère... et encore, il était pas certain qu'il fallut placer l'alphabet avant les cotes ou après ou même... OU MÊME EN PLEIN MILIEU ! Hein ! Pour c'que j'en sais !!! Il prit une grande inspiration... Calme, restons calme... Ce sont des livres damnit... C'pas des livres qui vont m'apprendre l'alphabet !!! Quoique certaines cotes présentaient des chiffres... Vestige d'un système de rangement dépassé peut-être ? Nicolas n'en savait rien, mais une chose était sûre... C'est qu'il était au bord de la crise de nerf... et il n'avait toujours pas fumé !

Il se lève pour prendre du recul, admire les piles désordonnées restantes... Par sujet, par date de publication, et même parfois, par la première lettre du titre, par nombre d'auteurs, par maison d'édition... Il avait fait tous les tests possibles mais aucun système n'avait donné sens aux cotes, pauvres étiquettes sur des tranches sans sens. Il prend une grande inspiration, ouvre grand les bras et se baisse pour que les livres l'entendent bien. :

-Là ! Vous avez gagné ! J'vais chercher ma roquette bibliothécaire nah !

Il a beau être en marcel, il a l'impression de crever de chaud. C'est que de faire travailler les neurones c'est pas rien... Il arriva au bureau dans lequel il avait appris sa punition quelques heures plus tôt... Sa colère s'était dissipée pour laisser place à de la gêne... Il entra timidement après avoir toqué à la porte... :

-Euh... J'suis désolé mais... Il y a quelques livres que j'arrive pas à ranger.

"Quelques"... le mot était faible.



##   Lun 9 Nov 2015 - 0:01

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Tu t’es un peu perdue dans les chiffres. Tu les as toujours aimés, eux et leur côté rassurant. Les chiffrent ne savent pas mentir à qui sait les apprivoiser. Tu es formée à ce genre de réflexions mathématiques, tu dois d’un coup d’œil pouvoir dire si les comptes de telle ou telle société ont été trafiqués. Pourtant aujourd’hui tu ne cherches nulle fraude, tu fais une confiance absolue en chacun de tes collègues. Selvi te semble d’autant plus intègre qu’elle sait garder un secret. Cela tu t’en es rendue compte lors de votre séjour à la montagne.
Tu te rends compte avec un brin de tristesse que tu ne referas plus jamais de randonnée, c’est triste. Tu te consoles en te disant que si le monde ne t’appartient plus, tu t’appartiens plus que jamais. T’as vraiment un grain ma fille pour penser ainsi, mais je ne vais pas me plaindre, sans ça je suppose que je ne te supporterais plus. Enfin te voir sagement relire ces livres de compte me donne le vertige. Tu sais je te préférais avant, à cette époque où tu t’es retrouvée enfermée avec Enrica dans la bibliothèque. T’étais plus fun.
Tu ne passais surtout pas ton temps à bosser, t’empilais les conneries. Maintenant regarde toi, tu bouges l’inclinaison de la lampe de bureau pour rendre plus agréable ta lecture. T’as vieilli ma vieille, et si t’as pas pris du plomb dans la tête t’en a pris dans l’aile. Purée mais t’as la bibliothèque pour toi presque toute seule, tu fous quoi dans ce bureau ? T’as des livres qui t’attendent ! Deux ou trois tonnes d’articles que tu as manqués, s’il faut ils ont enfin trouvé une vraie trace de vie sur Mars, la source de jouvence et le sixième continent. Pourquoi tu restes assise là ?
Oups pardon, au temps pour moi.

Tu rattrapes avec sérieux ton retard abattant ton travail rapidement. T’es plutôt efficace lorsque tu t’y mets, une vraie machine de guerre. Oups. Pardon again. Tu finis la première liasse de feuilles ne débouchant ton stylo que deux fois, et encore l’une d’entre elle c’était seulement pour rajouter un accent qui avait sauté à l’impression. Vraiment ce travail était sans faille. Tu te demandais même pourquoi tu te donnais la peine de le relire, alors avant de te laisser aller à rêvasser tu as rangé le dossier sur lequel tu travaillais pour te saisir d’un autre. Le registre des livres trop souvent en rupture de stock.
Il te fallait maintenant déterminer lesquels étaient réellement emprunté trop souvent simultanément et lesquelles avaient suscité tant d’entrains parce qu’un professeur à ses heures perdues avait décidé d’au combien faire faire un exposé, une dissertation, ou une simple recherche à des élèves serait plaisant. Ce en quoi il n’a fondamentalement pas tort, mais comprenez que s’il déconseille d’utiliser le net et donne un unique sujet à toute une classe, l’unique bouquin sur l’auteur romantique foutrement chiant et complet ne peut pas transiter entre toutes leurs mains. Dès lors le travail devient collectif, un des élèves se charge de rassembler les informations et les autres de copier sa copie… Ce serait presque improductif.

Tu entames une lecture longue et ennuyante de rapport d’emprunts et armée de surligneurs tu mets en évidences tous les livres qui ont un potentiel à être racheté pour ne plus manquer. On toque à la porte te faisant sursauter. Purée tu savais que tu n’étais pas seule et pourtant ton cœur a failli exploser. Va vraiment falloir que tu te reprennes sursauter pour si peu ne te ressemble pas. Ne te ressemblait pas, tu te sens peut-être plus amoindrie que tu ne le veux reconnaître.

« Ce n’est pas grave je te suis. »

Tu refermes le dossier et lui emoite le pas, enfin tu roules après lui. Tu lui jettes un regard mi interrogateur mi amusé quand tu vois l’ampleur des « quelques livres. » Autant dire qu’il s’est compliqué la tâche autre mesure, même si tu t’attendais à ce qu’il ait du mal à classer les livres comprenant plusieurs auteurs, tu ne t’attendais pas à cela… Les livres s’empilent tu imagines qu’il a trouvé des moyens bien à lui de les ranger. Un rapide coup d’œil t’annonce que beaucoup sont rangés par thèmes… non tu ne les a pas tous lus, faut peut-être pas déconner, mais tu as parcouru la majorité des quatrièmes de couvertures et des résumés des livres de l’établissement pour mieux conseiller ses utilisateur.

« En fait les numéros sont les numéros d’entrée à la bibliothèque, un peu comme un code barre qu’on scanne pour dire que tel ou tel livre a été emprunté. On les range vraiment par grand thèmes, genre Psychologie, Théâtre, Littérature anglaise et tout le tsointsoin. Ensuite dans chaque catégorie on ne s’ennuie pas à faire des sous catégories, on classe par ordre alphabétique. Pour trouver tous les livres sur un même sujet il suffit de chercher par mots clefs sur le logiciel de la bibliothèque… Oui je sais on est des flemmes qui ne prenons pas le temps de tout lire. »


Pourquoi tu lui expliques tout ça ? Hum, pour qu’il comprenne qu’il en a peut-être fait un peu trop. Cependant cela te conforte dans l’idée que si un jour un poste est à pourvoir tu ne passeras pas d’entretiens d’embauche. Il a rangé par thèmes putain, quel gamin de hum ? Quatorze quinze ans range des livres de psycho par thèmes ? Déjà faut réussir à comprendre de quoi ils parlent, et pour en avoir lu certains tu n’es pas sûr qu’il y ait systématiquement quelque chose à comprendre….

« Impressionnant ! »


Ça t’a un peu échappé, mais on ne s’arrêtera pas là avec toi. Tu t’avances un peu plus, restant à bonne distance des piles à l’équilibre sans doute précaire. T’as pas vraiment envie de refoutre le bordel.

« Maintenant que tu sais cela, dis-moi de quelle manière je pourrais t’être de la plus grande aide. »


Tu le mets à l’épreuve où je me trompe ? Tu veux savoir s’il te proposera une solution adéquate ou non… Et peut-être simplement tu ne sais pas comment te rendre utile vu que tu ne peux slalomer entre les piles sans risquer le moindre désastre.


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##   Mer 11 Nov 2015 - 1:48

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Elle le suit jusqu'au champ de bataille mais il évite soigneusement son regard une fois devant l'ampleur du travail qu'il reste à faire... Oh ça, pour pas être fier, il était loin d'essayer de faire le coq. Dépassé par des livres. Et une humiliation de plus ! Une ! M'enfin, il n'a jamais eu vraiment honte de lui, il préférait rire de ses faiblesses, une façon de faire qu'il avait trouvé pour qu'on ne l'atteigne plus. Bref... Elle lui explique finalement comment il faut placer les récalcitrants. :

-Hin... hinhin...

...et il lâche un rire nerveux. Voilà, c'était si simple. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple en même temps ?... Et pour savoir si les bibliothécaires étaient "des flemmes", ça, il suffisait de voir comment il avait réagi face au peu qu'il avait à faire. Il avait trop pensé, eux au moins, avait su rester simple. C'est beau quand l'Homme peut faire peu avec beaucoup parfois. C'est qu'il en aurait presque la larme à l’œil d'avoir été assez bête à se donner tant de mal.

Mais c'est pas fini, non. Puisque Roquette bibliothécaire parcoure les tas qu'il a fait d'un œil critique et lâche un seul mot : impressionnant. Il lève un sourcil d'abord, il pense qu'elle se fout de lui. Et pis comme il faut, juste pour s'être un peu trop donné à fond dedans... Seulement, de ce qu'elle dégage comme émotion, il perçoit qu'elle l'est sincèrement. De quoi ? De quoi ? -oui, deux fois- Mais ça me paraît normal moi. Les étagères par thème et des catégories dans chacune d'elles... Une torture monstre quand on veut ranger un roman de fantasy avec des relents d'horreur et de policier... mais logique à ses yeux.

Alors elle propose son aide. Si, habituellement, il se serait senti gêné de la déranger dans son travail pour l'aider à réparer sa bêtise, il ne voulait pas refuser cette fois... Parce que... Chic ! J'vais pouvoir fumer plus tôt que prévu ! Il lui balance un petit sourire avant de replonger le regard dans ses tas, la tête légèrement penchée. Bon. Nicolas le robot était de retour. Ses pupilles voyageaient de piles en piles, constatant des choses pratiques comme beaucoup moins... Mais maintenant qu'il avait le code, il pouvait tout craquer. :

-Ok ! lâche-t-il en se redressant soudain. Alors... J'vais vous passer les bouquins par lettres, vous les mettez dans l'ordre et une fois la lettre finie, paf, je les mets sur l'étaggg... Ah ouais mais non.

Il plisse les paupières sur le peu qu'il avait déjà placé... qui était faux, du coup. Nicolas claque la langue et se lance par dessus les piles avec aisance et sans un bruit, danseur habitué à marcher à pas de loup. :

-Si, si ça va le faire ! On fait comme ça !

Il choppe les bouquins correspondant à la lettre A, prend la pile d'une main et de l'autre, va chercher les "A" restants dans les piles par terre. Mais au lieu d'aller directement vers sa roquette bibliothécaire, toujours avec sa pile en équilibre, il va chercher une chaise qu'il place juste à côté d'elle... et où il pose les livres. Si je les avais mis par terre, il aurait fallu qu'elle se baisse à chaque fois pour en prendre un... Manquerait plus que je lui défonce le dos avec mes conneries ! Et ça, c'est juste non. Il tapote la pile en la regardant. :

-Comme ça, vous les mettez dans l'ordre pendant que je cherche les "B", une fois que vous avez fini les "A" je peux les ranger et chercher les "C" pendant que vous entamez les "B"... Et ainsi de suite, sans perdre de temps. Ça vous va ?

Question sincère... Parce que ce serait dommage de se compliquer la vie une fois de plus.



##   Mer 11 Nov 2015 - 13:25

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Feat Nicolas.


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Il semble un peu stressé ce garçon avec son rire de porte qui grince. Si tu savais comment il te surnomme mentalement est-ce que cela te foutrait les boules ? Sans doute un peu, Les surnoms ne sont pas faits pour être apprécié mais pour être supportés. D’ailleurs t’es vraiment douée pour en donner, t’as une certaine classe quand tu fais cela, et si souvent ils ne restent que mentaux, quand ils t’échappent ils passent dans le langage courant d’une bonne tripotée de gens. A défaut d’être appréciés, ils sont utilisés.
Tu le regardes réfléchir, que va-t-il te demander de faire. Hum ? Pas mal, la réponse est presque complète. Tu ne l’aurais qu’à peine modifiée, tu aurais amené les livres sur une table de chevet et déplacé la bibliothécaire plutôt qu’une chaise… Question d’ergonomie tu dirais, évitons les gestes inutiles. Tu ne dis rien à ce propos il a déjà pensé à une chaise, sans quoi tu n’aurais pu l’aider. Tu n’as pas encore assez d’équilibre pour te pencher à ce point sans risquer de tomber… Alors reproduire ses geste plus d’une dizaine de fois n’est même pas envisageable. D’une part tu te serais ramassée, et t’as vraiment pas besoin de ça, d’autre part si par miracle tu avais réussi à garder son cul bien vissé sur ton fauteuil tu aurais fait chanter tes abdominaux pendant plusieurs jours. Certes ton nouveau moyen de locomotion va les renforcer, car c’est sur eux que tu dois maintenant compter pour monter les marches, faire les passages du fauteuil au trône, et encore bien des choses… Mais deux mois d’immobilité avaient tôt fait de grignoter ta masse musculaire… Et tu avais maintenant bien des difficultés à la faire revenir… S’il t’avait posé les livres au sol tu l’aurais laissé se démerder je pense, ou tu les lui aurais fait porter sur un bureau.
Là tu consentais à te faire un peu chier et à perdre en rapidité, il faut l’avouer, pour qu’il n’ait pas à porter les livres plus loin. Tes lombaires se souviennent encore du poids que ces derniers peuvent infliger un carton de livres trop rempli.

« Okay, commençons par les A. »

Il te les amène donc et tu les mets sur tes genoux, mémorisant le nom des auteurs et l’ordre dans lequel tu les as placés sur tes genoux il t’es ensuite facile de les replacer dans le bon ordre alphabétique sur la chaise. T’es assez rapide pour ça en fait, faut dire que tu as l’habitude et que tu n’as plus besoin de te répéter mentalement l’alphabet à chaque fois pour savoir si le P est avant ou après le R, enfin la partie de l’alphabet qui t’intéresse, comme tout débutant. Non pour toi c’est devenu instinctif, monotone aussi, et surtout FACILE.
Après tu bosses à la bibliothèque depuis presque deux ans si tu devais luter pour une tâche si banale tu serais mal barrée. C’est un peu comme si tu avais des difficultés à couvrir un livre quoi, tu gênerais dans ton boulot plus qu’autre chose… Tu n’as pas encore essayé de couvrir un livre depuis l’accident, ça risque d’être folklorique vu la hauteur de la table… Encore un truc auquel tu n’avais pas pensé et qu’il faudra que tu aménages. Si seulement il y avait une MDPH à Terrae pour te guider, mais rien de tel n’existe… Juste un peu de bon sens.

Quelque part dans ton bureau le réveil que tu as mis sur ton portable s’époumone en vain pour te dire qu’il est l’heure de plier bagages et que vous reprendrez demain. Tu n’es pas là pour l’écouter et tu es trop concentré sur ta tâche pour te soucier de l’horloge qui tourne au loin.


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##   Jeu 12 Nov 2015 - 20:12

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Le point positif à son acharnement, et ça Nicolas s'en rendit compte alors qu'il retournait ses tas pour chercher les "B", c'est que maintenant, il connaissait bien ce petit univers de pages, schémas et images, les histoires de voyages au cœur des gens, vu qu'il avait passé du temps à... faire connaissance avec. Ce qui ne changeait pas, vu qu'il était assis en tailleur, c'était le mouvement de sa jambe qui battait au rythme de la musique qui avait empli sa tête. Pour un peu, il chantonnerait, mais il n'était plus tout seul...

Roquette bibliothécaire avait adhéré à son idée et n'avait rien dit pour la chaise. Il aurait pu mettre le tas de "A" à la table la plus proche, mais l'idée de l'écarter ne lui plaisait pas... Il aurait bien voulu faire la conversation aussi, mais rien ne lui vint. A part lui demander si ça roule... Ahah... Je suis horrible. Sans se déconcentrer, il la regarda trier les livres efficacement, les gestes vifs, précis mais sans être brusques. Il se demandait depuis combien de temps elle travaillait ici, si elle avait proposé son aide pour "être utile à la communauté" ou parce qu'elle aimait les livres. Quand elle eut fini de trier la première pile, il lui posa la suite sur la chaise et lui prit la sienne pour la ranger sur l'étagère. Il admira un instant leur petite avancée et soupira de contentement. A peu près une minute pour chaque lettre de l'alphabet... donc, on aura fini dans un peu plus d'une vingtaine de minutes. Cool ! Il s'empara de la suite puis commença sa pile désordonnée de "C".

Se rasseyant, faisant de nouveau aller ses mains, il se souvint de quelque chose... Dans le bureau de la bibliothécaire, cet après-midi, elle avait deviné qu'il était Sensitif. Il s'était arrêté là, parce qu'elle lui avait donné un conseil qui remettait en cause, encore une fois, le problème "d'éthique" que pouvait poser ce genre de pouvoir. Tout empêtré qu'il était là-dedans, il n'avait pas pensé une seconde à comment elle avait pu deviner... Elle aurait pu être Télépathe, simplement, mais voilà... Ce conseil : une vague de malaise. Il ne pouvait y avoir que des gens qui s'y connaissent un peu pour proposer une solution pareille. :

-Oh... Vous êtes Sensitive vous aussi... Je n'y avais pas songé jusqu'à maintenant.

*pouf* Le bruit du dernier "C" posé sur la pile. Il se lève, va les poser sur la chaise et prend délicatement ceux dans l'ordre, posés sur ses genoux. Il se faufile entres les piles, jusqu'à l'étagère. :

-Comment vous avez deviné ?

C'est vrai ça... La seule chose qui aurait pu lui mettre la puce à l'oreille, c'est en le ressentant, lui, manipulant les sentiments... Ou peut-être dégageant quelque chose de particulier. Il n'en savait rien. Mais il avait trouvé étrange la réaction du camarade qu'il l'avait "effrayé", et si c'était de sa faute... Il fit glisser les derniers "B" à leur place avant de s'occuper des "D".



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Être renversant, c'est tout un art. [~Piu]

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