Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Être renversant, c'est tout un art. [~Piu]
#   Ven 13 Nov 2015 - 20:07

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L’art d’être bouleversant.


Feat Nicolas.


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Horrible, c’était bien le mot pour les pensées du jeune homme, mais s’il les avait énoncées à voix haute tu aurais pouffé. Personnellement tu étais mitigée entre le bonheur d’être libre, et l’angoisse d’être dépendante. Pour l’instant tu faisais comme mauvaise fortune bon cœur, et puis tu avais de la chance, tu aurais pu avoir besoin d’auto-sondages, mais tu y avais échappé. Tu n’avais nul mal de rire de ta condition de semi légume qui était à poêler… Hum pardon à poiler, si même la narratrice se met à faire des jeux de mots pourris ce récit risque de partir en eau de boudin.

Tu souris en travaillant, être active c’est toujours agréable, quand tu ne l’es pas tu t’ennuies. T’as toujours eu besooin de faire quelque chose, impossible pour toi de rester assise sans rien faire. Ironie du sort, maintenant que tu es assise, tu ne trouves plus le temps de rien faire. Te reposer ? C’est au-dessus de tes forces… Mais à trop forcer tu vas t’effondrer à nouveau. Tu t’es réveillée il y a trois semaines, tu es sortie de l’hôpital hier… Tu ne devrais pas trop forcer.
Rappelles-toi que tu es en convalescence au lieu de faire des conneries, tu n’as pas honte mettre ta santé comme ça en danger. Tu n’as repris qu’à mi-temps je te rappelle, il y a une raison à cela. Tu devrais déjà être rentrée et couchée, demain tu as kiné toute la matinée. Peut-être que tu bosses pour oublier combien tu auras mal demain quand il actionnera tes jambes…  Pourtant tes nerfs sont coupés, tu ne devrais rien ressentir… Pourtant la douleur est là dans ta tête, une sorte de signal d’alarme qui dit « je ne veux pas qu’on me touche, je veux rester comme ça, arrêtez de me faire chier. » Pourtant tu serres les dents et tu exécutes les exercices qu’il te demande.
Tu devrais en tous les cas te reposer, faire une pause. Je ne sais pas, aller t’en griller une ? Tu ne ressens pas le manque, tu étais dans le coma quand il a du se produire, tu n’as pas fumé un clope depuis que tu as émergé. T’as peut-être les pétoches de vouloir repasser au niveau supérieur ? Peut-être que tu suis seulement les recommandations des médecins, la clope ça ralenti la cicatrisation et sous ton pantalon il reste encore un paquet de points.  Bref on s’en tape de ça non ? Mais sérieusement te décrire en train de ranger des bouquins c’est d’un chiant. Tu fais la même chose cinquante fois le même geste c’est juste… Chiant ?

« Sensitive en effet. »


Et avant ça t’étais observatrice, et après t’es devenue sensible. Un pouvoir ça ne te résume pas vraiment. Tu le sais.

« Lorsque ton camarade a ressenti de la peur, je l’ai senti diffuser en toi… C’est dur hein d’empêcher les émotions des autres de perturber les notre non ? »


Tu as plus de facilité depuis ce que j’en ai marre de citer. T’arrives mieux à te focaliser sur tes sentiments et ainsi à comprendre ceux des autres. Comme quoi, à toute chose malheur est bon. Tu maitrises mieux ce pan de ton pouvoir, et c’est vraiment agréable.

« Après, je n’en étais pas certaine, j’ai lu la réponse dans tes expressions, si tu lis encore plein de bouquins de psycho t’y arriveras aussi… Bon tu perdras aussi toute foi en l’humanité sur certains ouvrages, mais c’est un risque à prendre. »





#   Ven 13 Nov 2015 - 23:10

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Ça s'était donc fait dans un sens, mais pas dans l'autre, comme le croyait Nicolas... Il y a quelques jours encore, ça l'aurait rendu fou de rage, mais entre temps, il avait discuté avec M'sieur Williams. Il avait compris qu'il mettait instinctivement des mots sur les sentiments des gens, parfois même des phrases complètes qu'il faisait correspondre à ce qu'il voyait et ce qu'il percevait. C'était bien sûr pas conseillé... Étrange réaction de l'encéphale, que de mettre des mots sur ce qu'on veut pas entendre. Il aurait bien dit que s'il avait voulu le faire exprès, il n'y serait pas arrivé mais vu que ce n'était justement pas le cas. ...Bordel monstre, psychologie inversée et tout le toutim. A en faire pleurer des étudiant de psycho en L1.

Mais voilà, maintenant, il était presque rassuré d'entendre que c'est l'autre qui avait empiété sur ses sentiments à lui. Seulement "presque", parce que faut pas déconner, faudra bien qu'il apprenne à maîtriser le schmilblick avant qu'il se perde dans la tornade des émotions d'autrui. Ne pas se laisser aller aux bombes humaines quoi. Et paf Nicolas. Terroriste du cœur, kamikaze de l'humanité. Et il ne voulait sûrement pas endosser ce rôle... Ça, non. :

-Ouais, et j'étais loin de me douter que ça m'arrive un jour !

Car il avait appris à ne pas se laisser perturber pas les autres, leurs regards, leurs poings et leurs mots. Pas de pitié, ne montrer aucune faiblesse même quand quelqu'un te demande de l'aide, tend sa main vers toi, tu dois courir dans le sens opposé.

Et lire dans les micro-expressions... Quel talent. Non vraiment, il était si impressionné qu'il hocha la tête en faisant la moue. Not bad miss Bibli. Lui, il avait appris que deux-trois trucs pour survivre à ce sujet : plus la pupille est contractée, plus la hargne de l'adversaire est forte ou du moins, le myosis est plus souvent provoquée par des émotions négatives et fortes. Alors au moindre changement, fuite ou bagarre engagée. La peur aussi peut... Il secoue la tête pour effacer des images et des sons qui remplissent sa tête.

A la suite de ce qu'elle déclara, il sourit doucement en rangeant une énième pile sur l'étagère, sans jamais continuer de faire aller ses mains, sans perdre le rythme. :

-Hmm... Ce serait facile de dire que j'ai jamais eu foi en l'humanité. Alors je préfère plutôt me dire que j'ai conscience des horreurs que peut engendrer une certaine partie.

Il était loin d'avoir tout vu, ce gosse, et il le savait parfaitement... Mais il en avait vu assez pour ne plus vouloir le voir, même de loin. :

-Vous connaissez ce test chelou réalisé par des psychologues ?... C'était pour déterminer le... degré d'obéissance d'un individu j'crois. Milgrim ou... Milgram. Il y a le testé, qui doit appuyer sur des boutons selon une personne répond juste ou faux aux questions d'un expérimentateur, en augmentant le voltage du choc électrique. Le testé sait pas que la personne qui répond est un acteur qui fait semblant de répondre. Il crie, il hurle et supplie qu'on arrête, mais l'expérimentateur est ferme et demande au testé de continuer d'appuyer... Se soumettre et faire du mal à un tiers ou arrêter tout et lutter contre l'autorité.

Il finit sa pile dans un gros soupir. :

-Je suis peut-être idiot de faire ça... Mais je préfère retenir que des gens ne sont pas allé au bout de l'expérience pour ne pas blesser quelqu'un, plutôt que de savoir que plus de la moitié a cédé à l'autorité malgré tout.

Pourquoi il parlait de ça déjà ?... Ah ouais, l'humanité. Faut pas oublier qu'une bonne moitié te crachera à la gueule, mais faut pas négliger l'autre moitié qui te filera un mouchoir. C'était ça qu'il voulait dire, mais il s'était une fois perdu dans le fil de ses explications et de ce qui lui polluait le cerveau. ...C'est moi où il a le don de pourrir une conversation même banale ?... Nicolas doit changer de talent, passer d’humoriste raté à prof de philo dépressif. Quelle carrière.

Il se leva pour ranger la pile qu'elle lui avait préparé. Malgré tout il souriait, vraiment. Pas parce qu'il y avait pire ou parce qu'il y avait mieux... Juste parce qu'il était là en fait... Parce qu'il avait renversé une putain d'étagère balaise quand même, ça méritait un p'tit sourire... Surtout que la bibliothécaire roulante lui file un coup de main finalement. Ça aurait pu être pire, ça aurait pu être mieux. On peut le dire, l'envie d'apprécier l'instant présent lui vint comme une envie de pisser. Il pousse même un petit rire pour l'occasion. :

-M'enfin bref, c'est des livres de psycho, des fossoyeurs de l'humanité, mais je compte bien les lire de toute façon !



#   Sam 14 Nov 2015 - 22:27

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C’est clair que ce pouvoir ça vous tombait sur le coin de la gueule sans que vous n’y soyez préparés. C’est dur surtout au début. Toi t’avais juste du t’éloigner de tout le monde. Ce qui ne t’avais pas vraiment permise de te retrouver. Tu n’étais personne à l’époque du coup ça ne t’avais pas vraiment aidée.

C’est quand même vachement chiant de ranger les livres, de les ordonner les uns après les autres, tu t’ennuierais presque dans cette tâche répétitive. Tu te perds souvent dans ce genre de tache, la monotonie ne te dérange pas. Pourtant elle t’ennuierait à la longue, non, elle t’ennuiera à la longue. Ou peut-être que tu t’y habitueras ? Tu sais rentrer dans le moule, peut-être que tu trouveras un certain contentement à la tâche en fin de compte, tant que tu es occupée tout va bien. Il suffit de penser à autre chose, et puis ce n’est pas si terrible que cela,

« J’pensais plus en perdre foi en l’humanité des auteurs, mais ça marche aussi… T’es pas un peu jeune pour tenir ce genre de discours ? Non. Réponds pas, j’ai pas à demander. »

Tu pensais plus perdre foi en l’humanité en ce sens que nombre d’auteurs racontaient des conneries dans leurs livres. La psychologie était souvent une science de comptoir. Tu ne la percevais pas toujours comme ça, bien au contraire mais parfois tu lisais des conneries tellement grosses… Que tu préférais les éviter, en général ces conneries concernaient la manière d’élever un enfant. C’était évident que refuser une sucrerie à son gnard le rendrait dépressif des années plus tard. Evident que cette fractura dans son âme l’empêcherait de devenir un adulte sain et équilibré. Bien sûr à contrario donner tout ce qui veut à un enfant l’empêche de se développer correctement et de supporter la moindre contradiction par la suite… Conclusion de l’affaire ? Tu avais retenu que pour bien agir il valait mieux ne pas avoir d’enfants.

Bon en même temps dans ta tête avoir des enfants c’est laisser une trace à la surface de la terre et tu n’en as pas particulièrement envie de toute manière. Donc la psychologie de comptoir, tu ne la suis pas. Tu lis des livres de psychologie comme tu lirais des livres de blague, cherchant les contradictions de l’auteur. Tu n’es pas très charitable, un brin moqueuse, qu’importe ce n’est pas le sujet de la soirée.

« Tu parles de l’expérience de soumission à l’autorité, mouai c’est un basique… Il a été décliné sous de nombreuses formes. Ce lui que j’aime le plus c’est celui décliné sous former de show télévisé… Un groupe de personnes vient assister à un show télévisé, deux noms sont tirés au hasard dans la salle, l’un devient le cobaye l’autre celui qu’on va électrocuter. C’est bien entendu un acteur, mais ça ni le cobaye ni le publique ne le sait… But du jeu ? Voir si le cobaye va se soumettre et si le public va protester... Expérience de masse en gros… ça m’a toujours fait bizarre de voir combien la télé peut soumettre  les gens. C’est ironique, on croit maitriser ce qu’on regarde mais on se retrouve conditionné par cela exactement. »

C’est un peu toujours la même expérience en fait.





#   Lun 23 Nov 2015 - 1:03

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Il ouvrit la bouche pour répondre mais la referma rapidement. Il s'arrêta deux secondes pour fixer la bibliothécaire avant de se rappeler qu'il devait faire aller ses mains. Il était "un peu jeune" ? Mais à partir de quel moment on ne l'était plus ? Des gens meurent chaque jour, à partir du moment où ils dépassent pas la cinquantaine, on a tendance à dire qu'ils sont partis trop tôt. Devait-il en déduire qu'il fallait attendre son cinquantième anniversaire pour prétendre ne pas avoir foi en l'humanité ?... Ou alors il avait squeezé toutes les crises liées à l'âge : de l'adolescence à la trentaine. C'était peut-être se croire trop sage d'affirmer qu'on n'y croyait plus... Enfin, qu'on ne croit plus en cette moitié majoritaire qui te crache au visage. Il venait de finir une nouvelle pile qu'il lui donna. :

-Les auteurs font aussi parti de l'humanité nan ?

En échange, il lui prend les livres déjà prêts. Il se glisse entre les tas jusqu'à l'étagère. :

-Quand à la question, elle me dérange pas... Et de toute façon je n'arriverais pas à répondre, parce que je me considère pas plus mature qu'un autre gars de quinze ans.

Plus précisément, je me considère pas, mais bon... Il se rassoit pour préparer le tas suivant, tout en écoutant le récit de l'expérience que lui faisait la bibliothécaire. La télé, Nicolas n'en gardait pas un bon souvenir ; la première raison était que ça abrutissait sa mère, certes elle oubliait sa douleur en la regardant mais aussi tout le reste comme ses besoins vitaux, son hygiène, tout, et la deuxième, c'est que les programmes qu'elle voulait obstinément suivre, pour la plupart de la télé-réalité, ne l'intéressait pas. Il avait du mal à saisir ce qu'il y avait de divertissant de voir, le plus souvent, le pire d'un petit groupe d'hommes et de femmes enfermés dans un lieux clos.

Néanmoins, ça ne l'étonnait pas que des gens aiment ça, éprouvent un plaisir vicieux de voyeur à voir, même parfois s'identifier à ces pauvres âmes enfermées. Eeet tapez un pour sauver le surfeur DJ beau gosse un peu bête, tapez deux pour sauver le petit nerveux méchant et pervers, tapez trois pour sauver la blonde siliconée avec une grande... Il soupire. :

-L'expérience est plus intéressante du coup, avec la masse présente, ça ajoute un paramètre de plus... Savoir si quelqu'un à le "courage" de se lever pour s'exprimer. Voir si la foule va suivre. C'est quelque chose qu'on retrouve même à l'école : "s'il y en a un qui lève le doigt, je ferai pareil".

Pile suivante posée, récupération de celle triée, direction étagère... Roulis incessant, dont il ne se lasse pas, tellement qu'il se rend à peine compte qu'il vont bientôt atteindre la moitié de l'alphabet. :

-Enfin brefouille... A la base, je lisais tout ça pour mieux comprendre mon côté Sensitif. Parce qu'au début, je mettais carrément des mots sur les émotions des autres, au point d'avoir la sensation d'entendre des voix... Mais bon, c'est passé depuis que j'ai compris que c'était parce que j'en faisais trop, encore... Pour les livres aussi au final.

S'il mettait des mots, c'est surtout parce qu'il avait longtemps cherché à se renier, à repousser tout ça, et que ça lui revenait d'autant plus fort, même s'il ne se l'avouerait jamais. Mais, il avait au moins compris une chose... C'est que s'il voulait être un peu plus tranquille, il fallait qu'il évolue, qu'il apprenne à maîtriser tout ça, et ça passait par apprendre... ça passait par les livres.



#   Mar 24 Nov 2015 - 0:08

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Tu te fatigue ma belle, faudrait que tu penses un jour à tirer la sonnette d’alarme avant qu’il ne soit trop tard. Mais humaine, tu n’en es pas capable, tu veux trop et trop vite. Tu ne penses pas aux ressources que tu dois déployer pour arriver à tes fins. Tu veux de la vitesse, tu veux du résultat alors tu travailles jusqu’à l’épuisement, et tu n’as aucune peur de tout détruire. Jamais rassasiée, tu pousses toujours, mais tu sais tu n’es pas éternelle, ce que tu te voles personne ne le rendra, et pourtant humaine cupides tu tires sur la corde sensible jusqu’à ce qu’elle se rompe.
La fatigues tu l’ignores sciemment, tu as dormis pendant deux mois, tu as fait ta cure de sommeil pour les dix années à venir non ? Alors continue à te ruiner la santé, sois humaine et idiote. Consomme ta vie comme si elle était infinie, comme s’il suffisait de la changer une fois qu’elle serait épuisée. Continue, plus vite allez ! Tu sais pourtant bien que tu n’en auras pas deux, alors pourquoi il y a cette petite pensée malsaine qui te chuchote que peu importe, tu trouveras bien une solution pour t’en sortir en temps et en heure…

Tu réfléchis un instant à sa première question, qui est malheureusement suivie d’une seconde réflexion tout aussi ardue. Parfois les gens aiment bien que tu te masturbes le cerveau devant eux. Faut croire que te torturer les méninges doit être un passetemps à la mode dans votre petite communauté. Quand tu as réfléchis assez longuement pour donner l’impression que tu es une vieille croulante, tu lui expliques :

« Les auteurs d’une manière générale ne sont pas de simples humains, en cela qu’ils créent des univers, ce qui fait d’eux des dieux… En quelques sortes. »


Tu sens ce sentiment de mésestime quand tu lui parles. Ça ne te plait pas, tu penses un instant à lui envoyer un livre sur la tête pour qu’il arrête de penser de cette sorte. C’est étouffant les gens qui ne s’aiment pas. Ce n’est qu’un bouquin de psychologie… Tu te rappelles in extrémis que tu as une gomme dans ta poche, et qu’assommer un élève ferait mauvais genre. Alors tu lui jettes ta gomme, diversion, pas besoin de modifier ses sentiments, il suffit d’influencer par des moyens orthodoxes de déviation d’attention.

« On s’déprécie pas ici, c’est interdit. »

T’es pas charitable, mais tu t’en fous. T’es encore la bibliothécaire ici, et en tant que grande prêtresse de l’étiqueteuse, détentrice de la sainte plastifieuse, tu as beaucoup de droit. Surtout celui d’édicter des règles à la con, quand cela te semble nécessaire. Bien entendu ces règles ne sont que circonstancielles, et pas même de véritables règles, plus des conseils… Mais cela ne change pas, t’es pas capable d’interdire quoi que ce soit, et tes conseils on en a rien à foutre… Désolée pour tout, sincèrement.

Tu hoches la tête et tu souris avec douceur, tu comprends tout à fait ce qu’il a ressenti. Fut un temps ou toi aussi tu croyais entendre les pensées de tes camarades. Ce n’était en réalité que de l’interprétation, mais il t’avait fallu un certain temps pour l’accepter.

« Il y a des mots sur les émotions, joie, tristesse, angoisse, colère, sincérité, rivalité, douceur, tendresse, ironie. Ce sont des mots, ils prennent peu à peu leur sens et leurs profondeur avec le temps… Le problème c’est qu’en arrivant ici, on est vide, alors interpréter les sentiments des autres, c’est complexe, car pour les comprendre il faut savoir les reconnaitre. Dans le cocon ouaté qui nous isole de nos propres sentiments, faire la part des choses est difficile. Souvent on sent des choses, on ressens je veux dire, et on ne peut interpréter, car sans les avoir vécus ces sentiments n’ont pas de sens… On n’a apprends pas à maitriser ce pouvoir sans s’ouvrir à sois-même. »


T’as encore une fois trop parler, faut croire que tu connais pourtant ton sujet en profondeur. Tu as enfin compris l’insaisissable, et il t’aura pour cela fallu t’ouvrir au monde… Et il aura pour cela fallu que tu acceptes ton existance.





#   Ven 27 Nov 2015 - 0:50

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Les auteurs... des dieux ?... Nicolas fixa la couverture d'un livre au hasard, quelques secondes seulement, avant de l'ajouter à la pile. Il n'y avait jamais songé jusque là, mais c'était pas faux. Pour les romans, ils créaient un monde où leurs personnages évoluaient selon leurs désirs, pour la psycho, c'était une façon de partager une manière de penser. Il a toujours pensé que les livres étaient une source de savoir, d'aventures et de passions sans fin, qu'il suffisait de tourner quelques pages pour apprendre bien plus d'une vie, végétale ou animale, qu'elle existe ou non, que tout ce qu'on pouvait vous faire rentrer dans le crâne à l'école, à être considérés comme de simple éponge. Mais est-ce qu'ils seraient des dieux sans les lecteurs ? Les auteurs ont l'idée, les lecteurs lui donne vie. Il n'arrivait pas à exprimer son avis... et de toute façon, la suite l'empêcha d'argumenter.

D'abord, c'est un mouvement du coin de l’œil qui l'attire, la façon dont elle arme son bras peut-être... ou avant même, alors qu'elle retirait frénétiquement quelque chose de sa poche. Il tend instinctivement son bras et rattrape l'objet qu'elle lui jette, habitué de recevoir des cailloux au visage. Ça claque contre sa main et pendant sa seconde d'immobilité, son regard vidé d'émotions, ultime moyen de défense pour lui, il fixe la bibliothécaire... Puis il avance la paume de sa main jusqu'à son visage alors qu'elle lui demande de ne pas se "mésestimer". Une gomme... Il a un souffle bref et retrouve le sourire en un instant. :

-Oui chef !

Si elle voulait lui changer les idées, c'était réussi. Il lui renvoya la gomme, toute trace de mépris envers lui-même disparue. Une gomme quoi ! Il en rit encore une fois, légèrement... C'est bien la première fois qu'il recevait une gomme !... Des cailloux, des morceaux de papiers mâchés, des crachas, des couteaux parfois,... mais alors une gomme ! Ça lui était tellement nouveau qu'il trouva son geste adorable.

Il réfléchit longuement à la suite... Merde, elle met les mots sur des trucs que j'ai à peine compris... Pour sûr, elle venait de lui épargner des heures de recherches pour cette simple conclusion : il connaissait à peine la moitié des émotions qui habitaient les autres. Les premières qu'il rejetait puisqu'il les considérait comme des agressions extérieures ; des images et des sensations qui n'étaient pas à lui et qui lui faisaient peur, lui donnant l'impression d'exploser de l'intérieur... Pour certaines choses, il s'était un peu ouvert le petit Nico, mais il restait encore tant de choses à explorer. :

-S'ouvrir à soi-même...

Il se le répétait, comme pour se convaincre qu'il pouvait effectivement le faire... Bon évidement pas maintenant, pas tout d'un coup comme ça. C'est  pas évident de s'ouvrir alors qu'on a passé sa vie à être fermé comme une huître H24. Il prit une longue inspiration en échangeant une énième fois leur pile de livres. :

-Ah lala... Ca va être bien plus dur que ce que j'avais initialement prévu.

Il regardait l'étagère, poings sur les hanches... Ils avaient bien avancé. Et sans elle, ça aurait sans doute pris beaucoup plus de temps. :

-Mais bon, j'suis plus tout seul maintenant ! J'peux le faire. D'ailleurs, merci... il se mit en tailleur, évitant soigneusement le regard de la bibliothécaire. Pour les conseils et pour m'avoir aidé... Pour pas avoir puni l'autre gars aussi !... Pis pour les bouquins... 'fin merci quoi.

C'est sûr que quand on a pas l'habitude de remercier les autres, c'est compliqué d'aligner deux lignes sans bafouiller.



#   Dim 29 Nov 2015 - 18:44

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Tu sens ses sentiments se délier, faut croire que la gomme en forme de sushi avec des yeux a fait son effet. Bien entendu dans un autre pays que le Japon on eu put trouvé qu’elle était extravagante cette petite gomme, mais ici où l’on peut acheter des couches culottes à ses bouteilles d’eau minérale, fallait-il vraiment se formaliser d’une gomme ainsi designée ? Tu n’en as pas jugé bon, et puis tu l’aimes bien cette gomme, c’est la seule que tu n’as pas réussi à perdre. Elle n’a jamais disparue quand tu la laissais quelques instants se reposer sans toi sur une table… Peut-être que le bon sens des gens leur évitait la faute de goût que serait de la sortir de leur trousse ? Ce n’est pas ton genre de préoccupations… Elle gomme bien et c’est le plus important.
Du moins ça l’était jusqu’à cet instant où elle rendit si ce n’est le sourire, une humeur un peu plus claire au jeune homme que tu accompagnes. Si un jour tu venais à te souvenir de cet objet, tu ne penserais plus aux erreurs qu’elle a effacées, mais aux sourires qu’elle a rendu pas son absurdité. Ainsi tu peux maintenant réfléchir, et ça fait du bien non ? De ne plus voir les choses telles qu’elles ont été pensées, mais telles que tu veux les voir. Tu es libre d’imaginer, et ça fait tout simplement du bien.

Tu rattrapes la gomme quand il te la renvoie. Heureusement qu’il sait viser, si tu avais du te tendre pour la rattraper il fut probable que tu te sois tendue par réflexe avant de penser bien trop tard que tu n’avais pas assez d’équilibre pour accomplir ce geste. Vous auriez été bien ennuyés tout deux si tu t’étais étalée par terre. Il y a de bonnes chances qu’il t’ait aidé à regagner ton trône, mais l’anecdote ne vous aurait sur le coup sans doute pas fait rire. Avec le temps peut-être, mais sur le moment la décharge d’adrénaline qui aurait fait s’accélérer vos cœurs aurait été accompagnée d’un bon accès de peur !

« Ah lala... Ca va être bien plus dur que ce que j'avais initialement prévu.
- S’il n’y avait pas de challenge, on finit par s’ennuyer ! »

Tu ne fais pas les choses pour que l'on te dise merci. Tu les fais car elles doivent être faites ni plus ni moins. Tu te dis qu'il vaut mieux que ce soit toi qui t'y fatigue qu'un autre. Même aujourd'hui tu essayes d'épargner les autres. Tu le fais et avant tu te sentais presque honteuse quand l'on se rendait compte du travail que tu avais fourni, enfin non quand on se rendait compte non pas du résultat mais du fait que tu avais pris sur toi et fait des efforts pour en arriver là. Pourtant aujourd'hui quand on te dit merci ça te fait plaisir, tout simplement. Tu n'attends pas plus de reconnaissance que dans le passé, mais un merci est toujours... Comment dire ? Gratifiant ? C'est le terme adéquat.

« C’était juste ce qu’il fallait faire. »


Tu regardes l’étagère bien garnie maintenant, et un doute tombe sur tes épaules…

« Il est quelle heure ? »

En toute logique vous n’auriez pas dû avoir le temps de ranger tant de livres… Mais peut-être que tu vous sous-estimes. Tu espères vraiment que tu vous sous estimes. Tu as beau être une écervelée, tu sais très bien que tu n’arriveras pas à franchir la distance qui te sépare des dortoirs en roulant ta bosse… T’es pas encore surhumaine, et tu viens de t’en rappeler.






#   Mer 9 Déc 2015 - 17:56

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HRP : Désolé pour le temps de réponse ;_;... Et en plus elle est ridiculement pitite... Et je savais pas quelle heure mettre alors voilà... Si ça va pas tu me le dis hein !

Il a un petit sourire quand elle lui répond que c'était ce qu'il fallait faire... Oui, peut-être, En fait Nicolas ne savait pas très bien ce qui était "bien à faire" ou pas du tout, il agissait parce qu'il avait envie, ou parce qu'il sentait que c'était un devoir au fond de lui, comme toute ces fois où il a du laver sa mère ou revendre de la drogue pour manger... Bien ou mal, il fallait le faire. Voilà. :

-C'est pour ça que je vous remercie.

Qui agit encore de nos jours en se disant ça ? Qu'il faut agir peut importe le reste. Qu'il faut se prendre en main ou bien agir contre ce en quoi on croit, contre la bienséance et tout le reste. Qui fait ce qu'il y a à faire, quand les autres ont peur, quand les autres n'osent pas, quand les inactifs jugent au loin sans se mouiller ?... Il faut leur dire merci à ceux qui arrivent encore à avancer. On pense souvent que ces personnes n'ont pas de cœur, mais non, justement... Elles en ont trop. Et du courage et de la force, couvrant leurs faiblesses, juste pour faire un pas.

Et d'un coup, il reçoit comme un coup mental, une baffe cérébrale, un choc électrique qui le fait frissonner tout le long de sa colonne. Ouais... C'est quelle heure d'abord ? Parce qu'il est si stupide que, pendant ce temps, le temps court comme disent les poètes... Il fait une pile des derniers livres avant de les poser près de la bibliothécaire. :

-Attendez j'vais vérifier !

Il court jusqu'à son blouson de cuir où son téléphone est soigneusement rangé dans sa poche, à côté de ses cigarettes pré-roulées. Il l'allume en trépignant, tape son code incertain avant de pousser un soupir en constatant qu'il ne s'est pas trompé pour une fois. Un écran blanc l'aveugle avant, qu'enfin, l'heure ne s'affiche. Il ouvre grand les yeux. Wouh ! Je m'attendais pas à être resté aussi longtemps. Ca voulait surtout dire qu'il avait du pinailler pendant plus d'une heure et demie à tenter de classer les bouquins, mais ça, bizarrement, il le passa sous silence.

Il revint vers la bibliothécaire roulante, plaçant son portable dans la poche arrière de son jean avant de lui prendre la suite qu'il devait ranger sur l'étagère. :

-Il est 20h53.



#   Jeu 10 Déc 2015 - 22:22

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Tu ne peux qu’entendre le tic-tac régulier de l’horloge de l’entrée. Tu l’avais oublié comme l’on néglige tous les détails de notre entourage lorsque l’on est concentré sur ce que l’on fait. L’humain n’est peut-être pas fait pour faire deux choses à la fois… Ou trois si on considère que parler et ranger sont deux activités réalisées simultanément. Ce tic-tac est insoutenable, surtout parce que maintenant que tu y fais attention tu sais que le temps a passé et la question n’esr que figurative. Tu n’aurais pas eu le temps de faire tout ce que tu as fait dans le temps qui t’était imparti. Tu as débordé, et maintenant tu vas manquer de temps. C’est tout le temps la même histoire. Tu t’engages à faire quelque chose, tu y passes trop de temps… Et tu te rends comptes que tu n’arriveras pas à gérer le reste… Et pourtant tu n’arrives jamais à dire non… Pas quand tu sais que tu devrais le faire. Au final toi tu te mets entre parenthèses, ou du moins ton bien être et ton repose.
Le verdict tombe comme une pierre dans une flaque. Ça fait plouf et tu te retrouves éclaboussée. Tu n’as vraiment pas de chance, ou l’art de te foutre dans des situations compliquées. T’as réussi à quitter l’hôpital en signant une décharge et en promettant que tu n’en ferais pas de trop. Autant pour ta crédibilité. T’as envie de te taper la tête contre un mur en te traitant d’abrutie, mais tu sais bien te contenir faut croire et un simple « Merde ! » t’échappe.
Merde tu n’as plus le temps de fermer boutique et d’aller prendre le dernier bus. J’en connais une qui va devoir rentre à pate… Ou du moins à roues. Sauf que tu n’es pas présomptueuse au point de te penser capable de le faire. Alors merde. Juste merde, tu ne sais pas comment tu vas faire… Et si tu appelais Aaron, il viendrait ? Oui sans doute, mais t’as pas envie de dépendre de lui… T’as pas envie de dépendre de qui que ce soit… Et si t’allais dormir dans un hôtel ? Tu te souviens avoir loué une chambre une fois au-dessus d’un bar. Oui c’est ce que tu vas faire.

« Vas y, en courant tu peux encore avoir le dernier bus, on finira demain. Je vais fermer. »


Contrairement à toi, mais t’as pas envie de jouer dans le pathos. T’es pitoyable tu sais ? Tu pourrais simplement lui dire que tu es dans la merde. Sauf que t’y arrives pas, t’as peur de l’ennuyer. T’as peur de déranger, pour toi c’est encore un peu compliqué d’accepter de recevoir même si tu donnes sans compter. T’as peur de quoi ? Qu’il te dise qu’il s’en tape ? De te prendre un vent ? Même pas, tu ne veux juste pas le gêner. Si encore c’était de la fierté, si encore tu disais ça pour te prouver que tu es faussement indépendante… Mais rien de cela. Tu ne veux pas déranger…





#   Mer 16 Déc 2015 - 15:41

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Le "Merde" est si franc que ça le stoppe net avant de reprendre le rangement au ralenti, sans quitter la bibliothécaire des yeux. Elle réfléchissait intensément, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. Nicolas se demandait ce qu'il y avait d'important à savoir l'heure quand elle lui rappela qu'ils étaient un peu loin des dortoirs... et que le dernier bus était à 21 heures. Dommage, pas qu'il aurait voulu se débarrasser de la tâche le plus rapidement possible -du tout, puisqu'il adorait les livres-, mais ça l'embêtait d'empiéter sur le temps qui semblait précieux à la bibliothécaire. Et puis il se rappela d'un truc plutôt gros... Disons qu'il était dur de louper la chaise roulante mais ça lui été passé au-dessus. Il parle à quelqu'un, pas à une chaise, et le commun des mortels est plus souvent debout. Il fit le lien entre le temps, les bus, la bibliothécaire et le reste. Dieu qu'il était lent... Il plissa des paupières. :

-Non.

Et il se rassit pour continuer le tri. Nicolas désobéissait rarement aux gens plus âgés que lui... sauf quand ça n'avait aucun sens. Et là... Ben, ça n'avait pas de sens. Je devrais rentrer, la laisser fermer, et puis ? Elle va dormir où ? A l'hôtel ?... Est-ce qu'ils sont adaptés pour les personnes en chaise roulante dans le coin ? 'Sais pas. Mais on est toujours mieux dans son lit. Non, quitte à être en retard, on devrait finir. C'est pas logique d'arrêter là... oh. Une fulgurance dans la nuit. Nicolas comprit qu'elle n'était pas du genre à demander de l'aide. Alors, en reprenant son travail, il ajouta. :

-Tant qu'à faire, on finit. Comme ça, ce sera fait, on aura pas à s'inquiéter de l'heure demain. Et quand on aura terminé, j'vous ramènerai à patte.

Bon il pourrait pas sprinter tout en poussant la chaise, mais rien qu'en trottant ça devrait être rapide. Et puis ça lui ferait l'entraînement qu'il a raté aujourd'hui. C'est de ma faute en plus si elle rate son bus... Ah ouais, non, interdit de se mésestimer ici... Zut. Il posa lourdement la pile qu'il venait de faire sur la chaise à côté d'elle et lui offrit un sourire. :

-Je suis endurant, la distance me fait pas peur.

Eurg... C'est dur de se complimenter... Beurk.



#   Mer 16 Déc 2015 - 23:21

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T’as le cerveau qui va filtrer par les narines, du moins c’est ce que doit en déduire le jeune homme à tes côtés au petit plis de réflexion qui vient se loger entre tes sourcils. Est-ce qu’il a toujours été là ? Tu ne sembles pas encore si marquée que ça par le temps, aussi pas de ride pour attester de l’ancienneté du phénomène. Le froncement s’accentue au non. Comment-ça non ? C’est un ensemble de trois lettres qui prend un sens négatif, et qui grossièrement veut dire que tu t’es pris un vent. Pourquoi non ? Cette question semble plus intéressante à creuser que la précédente.
Sauf que la réponse ne vient pas et tu te concentres sur lui. T’essaies de deviner ce qu’il ressent, autant avec ton pouvoir de sensitive qu’avec tes yeux. Tu ne peux que constater qu’il suinte l’incompréhension… Et cela ne te fait pourtant pas te rendre compte de l’imbécilité de tes paroles ou de tes actes. Tu es un peu conne voire dissociée, voire conne et dissociée. Timide et introvertie peut-être aussi, t’imposer aux autres te fait peur. Tout simplement, t’as l’impression de forcer les autres à ta présence, donner c’est une chose, prendre en est une autre tellement plus difficile.
Les arguments étaient intelligents et devaient te faire plier. Il te propose une alternative qui sauverait la peau de tes fesses de frileuse et te permettrait genre de grandement te faciliter la vie. Alors va falloir que tu m’expliques pourquoi t’es sur le point de dire non ? Pourquoi t’es sûr le point de lui dire qu’il n’y arrivera pas et que tu es trop grosse pour lui… Tu me rappelles qui c’est qui a dit qu’ici on ne se mésestimait pas ? Tu te reprends juste à temps avant de vous mésestimer tous deux. Tu te permets d’être intelligente ou moins conne que d’habitude, tu peux te permettre d’écouter ta logique, ou du moins la sienne, au lieu de n’obéir stupidement à tes interdits. Ne pas demander d’aide, ne pas accepter d’aide, ne pas être un poids. Trop d’interdits pour vivre convenablement tu ne penses pas.

« D’accord, mais j’aimerais faire une partie du trajet par mes propres moyens, autant que je peux quoi… »
dis les choses, les non-dits ça blesse, ça créée des tensions… « Pas que je ne te pense pas capable, mais j’aimerais essayer d’être capable un peu moi aussi. »

Et pas simplement de foutre la merde… Tu dois toi aussi accepter de faire des concessions pour t’améliorer, mais tu ne peux t’empêcher de vouloir essayer de faire les choses par toi-même… Il faudra aussi que tu t’arrêtes quand tu seras vraiment trop fatiguée de tirer sur tes roues pour les faire avancer. Ceci est une autre affaire, mais à n’en pas douter le jeune homme saura te guider sur la voie de la raison.





#   Jeu 17 Déc 2015 - 2:17

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Si la réponse met un léger temps à venir, il ne s'en rendit pas vraiment compte. Car le visage qui avait tout l'air d'être concentré sur un torrent de pensées diverses et variées, qu'il ne prit évidement pas la peine d'analyser, c'était bien plus divertissant que toutes les émissions télés qu'il avait du voir de sa vie ou que n'importe quelle expérience de psycho. Oh, il s'amusait pas de la situation de la pauvre bibliothécaire, non. Il s'attendait tellement à ce qu'elle ne se plie pas à son offre qu'il avait essayé de deviner ce qu'elle allait opposer comme contre-argument. Il essaya de se mettre à sa place un instant, même s'il ne connaissait rien de son histoire... Si je perdais mes jambes, je serais bien malheureux... Je crois que je deviendrais fou même, ne plus courir, ne plus me battre... Tout ce qui fait de moi, "moi" en fait. Je ne suis pas grand chose sans elles. Ça, Nicolas le savait parfaitement, puisqu'il en avait toujours pris soin. D'ailleurs, la majeure partie des cicatrices qui ornent ses bras ont été faites alors qu'il protégeait ses jambes... Pour mieux fuir, pour mieux semer. La bipédie, outil de survie qu'on sous-estime.

Elle accepta, ce qui le surprit. A une condition, ce qui le fit sourire. Il se remit à son tri... Il ne restait plus que quelques livres éparses, surtout des gros en fait, alors il divisa les piles pour pas ralentir leur rythme en les surchargeant tous les deux. Nicolas hocha vivement la tête. :

-Oui bien sûr. On peut faire des relais si ça t'intéresse... Pour muscler tes bras tout en évitant que tu es des crampes demmmmaaaiiiiin...........

Le cerveau de Nicolas venait de bugger... Oui. D'où la longueur inhabituelle du dernier mot qu'il prononça. Il avait ralenti, comme dans un film d'action, juste avant que la balle d'un sniper n'atteigne sa cible... Sauf qu'il venait de s'auto-sniper. Si, c'est possible. Tout est possible dans sa tête. :

-J'vous ai tutoyé... Pardon.

L'excuse était sortie par pur réflexe, puisqu'il était plus choqué de lui-même que par l'éventuelle réaction qu'elle aurait pu avoir à cette nouveauté. P'tain mais depuis quand je tutoie les gens moi ?!... ...Bordel c'est Aaron. J'suis sûr que c'est à cause de lui, il m'a donné une sale habitude l'enfoiré. Il ferma les paupières en soupirant et retourna vers l'étagère en évitant le regard de la bibliothécaire. Il n'en ressentait pas de la honte, mais si sa mère avait été là -ET en pleine possession de ses moyens-, elle l'aurait doucement grondé pour avoir été malpoli. ...Bon il se grondait déjà tout seul pour pas grand chose, donc elle aurait pas été d'une efficacité transcendantale non plus.



#   Jeu 17 Déc 2015 - 9:49

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« Le relais me semble une bonne idée, si j’n’arrive pas à me servir de mes bras demain je serais vraiment embêtée. »

T’imagines bien la situation de merde. Tu es dépendante de ces deux membres supérieurs qui t’aident à faire tout ce que tes membres inférieurs refusent maintenant de faire. Tu serais dans la merde sans doute au propre comme au figuré. Ce serait comique au possible, ou pas. Tu passerais la journée à rager, il vient de trouver l’argument pour ne pas te faire dépasser tes forces.

Tu n’avais même pas noté le changement de sujet, vouvoiement, tutoiement, ça change quoi au fond ? T’as jamais bien compris pourquoi le gens en faisaient tout un plat, en anglais le distingo n’existe pas, en espagnol on ne vouvoie pas on « ilse », et encore tu t’arrêtes aux langues couramment parlées, dans certaines langues il y a un sujet spécial pour être poli, un sujet pour être formel, et autant de conjugaisons qui leur sont dévouées… Par exemple parfois pas de sujet particulier mais un temps particulier sous-tend que l’orateur respecte son interlocuteur. Sauf qu’on va pas se mentir, si on veut prendre quelqu’un pour un con il est d’autant plus facile de le faire que l’on se planque derrière un factice respect oral.

« Je n’ai jamais dit que tu n’en avais pas le droit, tu fais comme tu te sens à l’aise, je ne pense pas que le respect passe par le vouvoiement. »

D’ailleurs tu ne t’es jamais sentie aussi conne que lorsque l’on te vouvoie pour bien mettre de la distance entre toi et la personne qui te parle. Parfois le vouvoiement n’est pas un respect mais une barrière, manière de tenir à distance la personne à qui l’on s’adresse. Histoire de dire « hey mec on a pas élevé les cochons ensemble, on vient même pas du même univers retourne traire les pies de ta vache verte. » Par contre tu as compris que dans la bouche des élèves souvent c’était plus une habitude venant de l’éducation. Tu n’as pas envie de dire « hey non mais FORCE TOI à me tutoyer. » C’est idiot, ils se sentent mal à l’aise pour que dalle, ça sert à entre rien et vraiment que dalle. Juste à créer un malaise. Tu t’en fous qu’ils te vouvoient ou te tutoient, tu ne te formalises pas de si peu. Tu les laisses faire comme ils en ont envie, mais tu fais gaffe à ce que le respect reste bien présent. Tu veux bien être cool mais pas être prise pour une conne. Le respect va dans les deux sens. Tous ceux qui enseignent devraient le savoir…

La lumière se fait entre tes deux oreilles en un instant. Nicolas, tonnerre, et tu ne le connaissais pas avant. C’est CE Nicolas… Enfin fortement possible que ce soit CE Nicolas. Celui qui a re-décoré la salle de bain des filles. Celui qui trouve ça intéressant de faire des guirlandes de sous-vêtements… Ce que tu ne peux nullement contester. Hum t’éclairciras ça bien vite… Genre maintenant :

« Au fait, c’est toi qui a redécoré les commodités des dortoirs des filles ? »

Bonjours, la question qui sort de nulle part… Mais faut avouer que c’est très drôle de voir les réactions des gens à ce style d’interlocutions. Ton sourire est d’ailleurs amusé… Mais comment sais-tu ça ? doit-il penser.





#   Sam 19 Déc 2015 - 15:29

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Il n'était jamais à l'aise de tutoyer des personnes plus âgées que lui. Peut-être était-ce du à son éducation... et au fait qu'il n'avait jamais eu de conversations aussi longues avec des profs ou des bibliothécaires, par exemple. D'ailleurs, il ne connaissait même pas le nom de celle-ci... Il mordilla sa lèvre, ses yeux plongés dans les piles de livres, se demandant s'il était possible de lui poser la question... J'suis pas curieux, mais ce serait bien de lui trouver un autre surnom que Roquette Bibli. Oui parce que ça ne se faisait pas. Même si ça devait être drôle pour certain. Bref, entre tout ça il était perdu le p'tit Nicolas. Tout ce qu'il put lui répondre, c'était un haussement d'épaules... Se connaissant, il savait qu'il allait user du vouvoiement et du tutoiement... Ou de virer sur la version italienne : Voudrait-elle rouler de son propre chef ? Sa Maaajesté ? ...Même le vouvoiement dans cette langue passe pour de la drague. A croire qu'ils le font exprès c'pas possible !

Et puis elle change de sujet comme on change de chapitre. Et paf. Nicolas lève la tête et la regarde... Il n'est pas étonné, un seul sourcil se lève, mais pleins de questions naissent dans sa tête : Huo a déjà publié une nouvelle édition de son journal ? Mon nom est dedans ? Beh non, il avait dit que non... Donc elle le connait ? On utilise encore le mot commodité de nos jours ? :

-Oui.

Mentir, une option ?... Naaaah ! Et pour quoi faire ?... Soit Huo lui avait dit son nom et il n'y échapperait pas, soit elle avait deviné et ça ne servait à rien d'esquiver la question. Il décevait toujours les gens qui voulaient le surprendre en ce sens... sauf les étagères qu'il pouvait renverser dans les bibliothèques. :

-Et c'était plutôt cool... J'ai un sens de la décoration pointu.

Il sourit à sa blague, même si ça ne volait pas haut. Par contre, il allait certainement pas lui dire qu'il n'avait jamais fait de "bêtise" aussi "sage" de sa vie et qu'il l'avait fait uniquement parce qu'il était curieux de savoir comment était la salle de bain des filles. A ce souvenir qu'il partageait avec Huo, ses yeux s'illuminèrent. :

-Pourquoi cette question ?

Elle apprécie le feng shui aussi ? Terrae, c'était peut-être vraiment un asile de fous du slip.



#   Sam 19 Déc 2015 - 22:50

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Tu ne t’attendais pas à ce qu’il te mente et ceux pour deux raisons, déjà ça ne semblait pas coller avec la personnalité du jeune homme que tu as rencontré. D’autre part tu n’t’imagines pas Huo choisir un menteur comme pote… Pis merde, c’est fun de décorer les douches des filles avec des sous-vêtements si on peut pas s’en venter une fois de temps à temps, à quoi bon ?
Par contre t’es un peu déçu qu’il ne soit pas plus étonné que ça quand tu poses la question. T’aurais pas été contre un gros « HEIN ? » parce que bon, t’avais bien soignée ton entrée pour le coup. Tu l’avais soignée en n’en donnant pas ! C’était fait exprès, pour essayer de le désarçonner un peu, mais au final t’avais mieux réussi dans cette voie en lui disant qu’il pouvait te tutoyer ou te vouvoyer à sa convenance. Terrae et ses gens bizarres diront les mauvaises langues.
Tu ne peux t’empêcher de rire même si sa blague n’est qu’une simple boutade. Elle n’en demeure pas moins fraiche et t’imagines de mieux en mieux la scène qu’il s’est passée pendant ton sommeil maintenant que tu sais à quoi ressemble l’acolyte d’Huo. Tu les imagine piquer les slip des gens, pour en faire des guirlandes, plus la scène a de détails plus elle te fait rire. En même temps c’était déjà drôle de base, mais là… Bon dieu, t’en as les yeux qui rient.

« Je voulais juste savoir si tu étais ce Nicolas-là. »

Curiosité et élan de folie, ça te caractérise bien jeune tonnerre. Pis je ne veux pas avoir l’air de dire mais… Dans sa tête il t’a traitée de vieille hein, du haut des tes… Euh… De ton âge certain tu ne te sens nullement plus âgée que notre joyeux luron… Mais formulé ainsi tu le parais plus que certainement. Heureusement tu n’en sais rien, pas que ça changerait grand-chose à votre manière d’interagir. Tu ne te mettrais même pas en rogne, t’essaierais pas de le détromper. Tu n’as jamais fait gaffe à l’âge des gens outre-mesure, parce qu’au fond leur âge est rarement proportionnel à ce qu’ils peuvent t’apporter…
Tu classes les livres toujours à la même vitesse, c’est-à-dire rapidement mais sans plus, puis faut avouer que tu commences à fatiguer. Une journée pleine alors que tu viens juste de reprendre ça a de quoi être crevant, ce d’autant plus que tu fais des heures sup. J’en connais une qui dormira bien ce soir.

« Je voulais savoir, l’idée venait de toi où de ton acolyte roux ? »

T’es peut-être un peu trop curieuse, mais t’aimes bien connaitre ce genre de détails, ça rajoutera encore du comique à l’image mentale de l’histoire.





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