Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Être renversant, c'est tout un art. [~Piu]
#   Mar 22 Déc 2015 - 15:51

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Ce Nicolas. Genre c'était devenu une célébrité et tout ! Il sourit encore, cette bibliothécaire avait l'air de s'amuser de cette aventure. Des adultes pas sérieux, ce devait être rare dans le monde, à ses yeux du moins. Parce que jusque là il n'avait jamais été aussi détendu en présence de personnes plus âgées... Oldie ne comptant pas, il avait l'âge mental d'un enfant de six ans. Mais c'est qu'il devait y avoir une concentration de gens décomplexés ici... 'fin, décomplexés, de ce qu'ils montraient, pas forcément au fond d'eux-mêmes. Enfin. Bref. Passooons...

Il se lève de nouveau. Les articulations de ses genoux craquent... C'est qu'à force de se lever et de se rasseoir pour trier les livres et les ranger, c'était fatiguant l'air de rien. M'enfin, il était jeune, ça ira mieux demain, et ça n'était pas douloureux. Restez assise surtout. Il grimaça en posant une nouvelle pile sur l'étagère... Pas drôle Nico. Vraiment pas drôle. Ça mérite une bonne baffe ça !... sale gosse. Heureusement, elle lui pose une question qui l'empêchent d'user un peu plus de son humour étrange. Acolyte roux ?... Ahah, donc elle le connaît bel et bien. :

-C'était l'idée de Huo. Je suis allé le voir ce soir-là parce que... j'étais pas bien.

Il prit une brève inspiration et reprit, sans réfléchir plus longtemps à ce qui l'avait emmené à courir jusqu'à lui sans même qu'il ne s'en rende compte. :

-Il voulait faire une pierre deux coups ; me remonter le moral et avoir des articles de plus pour son journal. On s'est infiltré dans le dortoir des gars, qui d'ailleurs était encore plus en bordel... les enfoirés dire que j'avais tout bien rangé... Bref, on est entré, on a choppé les slips sans réveiller personne, on est sorti. Pis après, douches des filles. Il y avait tellement personnes qu'on a eu tout le temps d'en planquer un peu partout. Derrière les chiottes, au-dessus des lampes, les bancs, les cabines... La totale ! Il a eu l'occasion de prendre pleins de photos. Et même de me montrer comment son appareil fonctionnait ! J'avais aucune idée qu'on pouvait prendre des photos électroniques et tout... J'en étais resté à la bonne vieille pellicule, alors j'étais content d'apprendre des trucs en même temps. ...et d'apprendre que les douches des filles sont pas plus différentes que celles des garçons. J'avoue j'étais un peu déçu par ça. Je m'attendais à... j'sais pas... Des distributeurs spéciaux ?... Des couleurs plus sympas ?... ...Des colonnes romaines ! Enfin bref. C'était chouette, et s'il me propose d'autres choses à l'avenir, je le suivrai direct !

Tout le long, il sourit à pleines dents, il irradie de bonheur. Il songe que c'est ce qu'il aurait du faire tout le long de sa jeunesse ; des bêtises de ce genre, entres potes, dans la joie, juste pour le plaisir d'éparpiller les slips de ses camarades, sans peur d'en subir des conséquences trop démesurées. La bonne nouvelle, c'était que "sa jeunesse" n'était pas finie, et qu'il avait tout le temps de découvrir les choses à Terrae. Nicolas soulève sa pile et la tend à la bibliothécaire roulante. :

-Voilà. Plus que celle-ci et on a fini !

CHIC ! Parce que là, il avait tellement envie de fumer que ça commençait à lui tordre gentiment les boyaux.



En ligne#   Mar 22 Déc 2015 - 22:27

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En fait ça t’étonne à moitié que ce soit Huo qui ait proposé. Il a toujours eu un petit air gay, alors aller tripoter les caleçons des garçons ça a dû l’émoustiller… Oh putain, va pas falloir que t’oublies de le vanner sur le sujet. Tu tiens un truc là, mais après il serait tout à fait capable de hausser les épaules et de dire « et alors ? » en mode genre j’m’en fout d’ma sexualité « j’ai jamais dit qu’Aoi était une femme de toute manière. » Tu viens de te jeter un gros doute toute seule… Aoi c’est bien une femme ? Elle a un vagin ? Vrai de vrai ? Putain tu t’es emmêlée les idées.

Tu ne peux t’empêcher de grimacer… Tu vas devoir aller expliquer à Huo que faire des conneries c’est bien, que faire des conneries pour faire des articles c’est mal… Quelle nuance ! Sérieusement ça la fout mal, s’il commence à être l’auteur et le sujet des articles ça tournera mal un de ces quatre. Maman poule le retour, on vous a jamais dit qu’à vingt ans les hormones ça travaillait tout l’monde ? En c’qui la concerne ça doit être un mélange d’ocytocine et de lactine pour qu’elle se prenne pour la mère du grand roux… Et une bonne dose de connerie, mais ça on n’y fait plus attention, on est vachement trop habitué.
L’emphase du jeune te faisant face te fait oublier tes idées de maternités. Cela te fait plaisir de le voir comme cela. Tu le sens plus vivant que jamais, Huo peut donc avoir cet effet là sur les gens ? Tu n’es guère étonnée encore une fois, même si ce n’est pas ce penchant de sa personnalité qui s’exprime dans votre relation, tu as senti qu’il pouvait être quelqu’un de stable sur qui se reposer. Seulement tu n’as jamais osé le faire pour autre chose que le travail… Peut-être que t’as tout simplement peur en fin de compte de changer les choses. Telles qu’elles sont aujourd’hui cela t’apporte une certaine… stabilité. Alors tu les laisses telles qu’elles sont, plutôt que de tout gâcher. C’est triste un peu l’amitié parfois…

« Sans les filles, les douches des filles elles ont jamais rien eu de particulier… Tu devrais essayer d’y retourner quand la salle est comble ça a de suite une autre gueule ! »

Conseil de merde bonjour, tu souris amusée. Quelle sera sa réaction ? Gène, ou en rajoutera-t-il une couche ? En même temps tu le trouves attendrissant avec ses rèves et ses fantasmes sur le côté féminin de la force. Toi t’as arrêté de différencier une paire d’ovaire d’une paire de testicule en dehors du coït le jour où t’as compris que les deux appartenaient à des humains. Faut croire que moins on a de tiroir, plus c’est facile à ranger dans la tête des gens.

La dernière pile de livre est finalement rangée et tu pousses un soupir de soulagement. Enfin, t’en voyais plus l’bout. Tu te sens fatiguée au possible et tu t’étires en espérant te ragaillardir. Tu lui aurais bien proposé de profiter de la bibliothèque durant la nuit… Mais tu ne te sens pas apte à assurer. Tu éteins les lumières derrière toi, faisant un détour par ton bureau pour récupérer ton manteau que tu as un brin de mal à passer, tu n’es pas encore habituée au dossier qui gêne tes mouvements et le tissu trop long se retrouve plié dans ton dos. Tant pis. Tu tapes le code de sécurité t’étirant au possible pour atteindre ce foutu un, et ferme la porte de la bibliothèque derrière toi. Tu rejoins le petit brun qui est en train de s’en griller une…

« Fumer c’est mal ! »
tu commentes avant de rajouter « Tu peux m’en passer une ? » Logique le retour.






#   Mar 22 Déc 2015 - 23:57

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Il bloque. Qu'est-ce qu'elle raconte ? Il soulève son sourcil gauche, puis le gratouille au niveau de sa cicatrice. Il ouvre la bouche, la referme. Brève inspiration. :

-Pourquoi j'irai voir les filles dans la douch.....

STOP ! MAINTENANT ! Arrête-toi de parler et réfléchis avant bordel de coude !... Oh my... Rouge pivoine. Sans doute de la tête au pied. Il le sentait car même ses oreilles étaient bouillantes. Il aurait voulu devenir tout petit et s'enfuir... Ou se cacher derrière ses mains. Mais il n'osa pas, non par fierté masculine -lui ? fier ? voyons... impossible !- ou pour avoir l'air de maîtriser son émoi et son... innocence à ce sujet, mais parce qu'il n'arrivait pas à s'avoir pourquoi il était tout remué par la déclaration de la bibliothécaire. Il toussota comme pour reprendre un peu de maîtrise de lui, bien qu'il soit toujours aussi rouge. :

-Je doute qu'elles m'invitent...

Répartie zéro. Vas te coucher jeune padawan, la bibliothécaire vient de te mettre K.O. d'un coup. Il fait pourtant comme si rien n'avait été dit et range les derniers livres... Il est moins rouge maintenant qu'il prend un peu de recul et qu'il admire l'étagère remplie, rangée et parfaite... Petit soupir, la joie sur le visage. Ça c'est une putain de réussite dans sa vie. A côté de "j'ai sauvé une fille en détresse", il y aura "j'ai rangé une étagère que j'ai renversé -avec un coup de main-". Et ça... C'était cool.

La bibliothécaire part presque aussitôt, assez rapidement d'ailleurs. Nicolas a des étoiles devant les yeux. Elle est fatiguée ?... J'ai l'impression d'avoir mal au corps alors que j'ai pas fait de sport aujourd'hui. Trop étrange pour un endurant comme lui, alors c'était sans doute encore une histoire de pouvoirs... Il sait pas, il s'en fout, merde, vivement le dodo, voilà. Résumé succinct d'une pensée brève. Il met son cuir, son écharpe, sort dehors dans le frais de la nuit du début de l'hiver et sort son matériel pour cigarette. Hop ! Je tasse, je roule, je lèche, j'allu... Il regarde ses doigts un instant et décide d'utiliser la technique du prof de maths. Après moult essais et un peu de concentration, il finit par embraser le tabac et lâche même un petit cri de victoire en inspirant la fumée... ENFIN !

Il sursaute quand la bibliothécaire ouvre la porte derrière lui. Elle la referme avant de lui faire une courte leçon sur le tabagisme... et de lui en demander une. Il ouvre le temps d'une seconde grand ses yeux d'argent avant de lâcher un rire bref. Il lui tend la cigarette qu'il a entamé... :

-Je suis vacciné. lâche-t-il dans le cas où un contact l'aurait gênée. Ou tu peux aussi attendre que je roule la suivante. Comme tu veux.

Il fait aller ses doigts dans des gestes mécaniques et précis. :

-Au fait... Je peux connaître votre prénom ?... A moins que le titre de Super Bibli vous plaise ?

Elle lui dit que fumer c'est mal et en demande une. Il passe du vouvoiement au tutoiement sans aucune logique. Tout était normal dans cette conversation.



En ligne#   Mer 23 Déc 2015 - 15:15

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Tu ne peux retenir un rire. Il est genre juste trop mignon. Quand il rougit t’as envie de lui tirer sur la joue en faisant gouzi gouzi. Putain après t’être prise pour la grand-mère de Huo fallait maintenant que tu te prennes pour une vieille gâteuse. Ça va mal ma vieille, ça va mal ! Mais faut avouer qu’il est charmant de taquiner les jeunes gens, et ce d’autant plus qu’ils ont des réactions de cette fraicheur. Tu hésites à en rajouter une petite couche sur son « je doute qu’elles m’invitent. » Ce serait tellement simple de rajouter un peu à son trouble en disant qu’évidemment s’il ne demandait pas il n’y avait pas grand chance que cela se produise… mais elle aurait eu l’air bien fine s’il avait demandé réellement à une jeune fille de l’accompagner sous la douche. « Mais c’est la bibliothécaire qui m’a dit de demander ! » où comment traumatiser un gamin pour le reste de ses jours. Non décidément tu ne te sentais pas apte à porter ce fardeau !
Tu te contentes donc de lui sourire amusée, ce n’est pas grave mon grand, on en rediscutera quand tu seras grand. tu pars t’habiller, t’as hésité il faut l’avouer à embarquer quelques papiers… Mais à vue d’nez t’en as pour une heure avant de rentrer, si on rajoute que tu n’as pas mangé (vive les nouilles instantanées !) et que tu ne t’es pas douchée si tu te couches avant minuit tu t’en seras bien sortie… T’as vraiment pas le courage de tronquer ton sommeil pour quelque paperasse.

Tu rejoins le gamin et ne peut t’empêcher de continuer à le taquiner. C’est une proie facile, tu dois l’admettre et tu te retiens un peu de peur de trop l’abimer. Si tu le traumatises Huo aura ta peau. Pourquoi t’en doutes pas ? Tu pourrais lui expliquer qu’à moins d’être vacciné contre tout et beaucoup trop de choses, fatalement sa salive contiendra une flore qui n’est pas la tienne… Après il a pas l’air enrhumé, c’est déjà ça de gagné.
T’as pas fumé depuis des mois… Même pas depuis que t’es sortie du coma. T’as été sage t’as le droit de demander un jouet au père noël. T’as écouté ce que disaient les médecins, la lenteur de cicatrisation des tissus accrue par la nicotine… Et puis faut dire que ce n’était pas tellement difficile de résister tant que tu n’en avais pas à portée. Le sevrage avait été un peu sec, mais t’en étais pas bien consciente. T’étais pas vraiment là quand ton corps c’était débarrassé de toutes ces substances toxiques.
Sauf que là t’avais des circonstances atténuantes. Genre déjà pour commencer par le début et entamer par la fin, t’avais l’odeur du tabac qu’était venue chatouiller ton petit nez. Puis t’étais crevée et une clope dieu que cela te ferait du bien ! De mauvaises raisons bien entendu mais quand t’es claquée, de toute manière tu choisiras toujours la facilitée.

« T’inquiète si j’avais du chopper quoi que ce soit cette année j’serais d’jà morte et enterrée. »

Polytransfusée on appelle ça, et on va renchérir avec déficit immunitaire, polytraumatisée, et bon on arrête la liste là parce que j'ai plus envie de parler de cours. Parce que bon si t’avais du mourir cette année ce serait déjà arrivé. Alors maintenant t’es sauve jusqu’au premier janvier. Tu prends la roulée qu’il te tend et la porte à tes lèvres sans plus de cérémonie. Dieu que ça fait du bien ! Tu inspires une grande bouffée et tu te sens de suite mieux. Foutues addictions. T’as noté qu’il avait pas décidé s’il voulait te vouvoyer ou te tutoyer, tu n’as pas le temps de le lui faire remarquer pour le lui faire remarquer qu’il te demande ton nom.

« Je m’appelle Ipiu Raspberry. »

Et non : « on m’appelle Ipiu Raspberry. » Ça te fait un peu bizarre, parce qu’en fait des noms tu en as plein. Henrietta, Ipiu, Toumaï… Lequel est le bon au final ? T’en sais rien, mais à défaut de savoir tu as décidé d’utiliser celui par lequel ceux que tu aimes t’appellent. C’est doux comme sentiment, tu ne crois pas ? Mais tu n’arrives pas à mettre de nom dessus…






#   Mer 30 Déc 2015 - 19:29

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Nicolas allume sa nouvelle cigarette d'un claquement de doigt, elle tire sur la clope déjà entamée en lâchant ce qui ressemble à une vanne... de loin... De super loin en fait, tellement qu'il sait pas s'il doit en rire. Elle tombe facilement malade ?... Elle a un souci avec son système immunitaire ou c'est en rapport avec le fauteuil roulant ? Des questions qui viennent et qui repartent aussitôt, comme d'habitude. ...Parce qu'il faut pas déranger la sainte pause clope. Amen. Il la regarde, curieux et sage, devant une dame dont il ne pourrait pas deviner l'âge, avec parfois l'air sévère, joueuse, fatiguée, pleine de vie,... A ne plus savoir sur quel pied danser devant elle ? Poli, il vous et sympa, il tu... Sans jeu de mot. Il inspire une longue bouffée de fumée grise, et s'accroupit. :

-C'est beau.

Sincérité. Bon, Nicolas était pas un professionnel des prénoms, il connaissait ceux de base d'un peu partout dans le monde. Ipiu. Il savait pas d'où ça pouvait venir et si c'était commun ou pas, mais celui-là, il l'aimait bien. Il a des noms comme ça, qu'on entend et qui nous font sourire... Nico avait reçu son prénom par rapport à Saint-Nicolas, le Patron des Enfants, le Père-Noël quoi. Parce que ses parents voulaient qu'il garde son âme d'enfant aussi longtemps que possible... Raté. Que tu crois gamin.

Il inspira une dernière taffe avant de l'écraser par terre et de couper sa cigarette en deux, jetant le tabac et gardant le mégot dans sa poche. Il venait de la tirer en moins de temps qu'il en faut pour le dire... En même temps, ça faisait un moment qu'il en avait très envie, et rester immobile dans le froid, c'était déjà pas bien agréable pour lui mais alors pour la bibliothécaire... Il hésitait à en rouler une autre, mais préféra éviter de s'encrasser de trop -même si techniquement, il en avait du coup fumé moins que d'habitude vu qu'il était dans la bibliothèque-. Il frotta ses deux mains l'une contre l'autre attendant qu'elle finisse ou qu'elle décide d'y aller, tenant sa promesse qu'il l'aiderait par relais tout le long du chemin. :

-Votre fauteuil, c'est du matériel loué ?... Parce que s'il est à vous, il y a moyen d'installer un petit moteur électrique pour faire relais à ma place.

Non, il essayait pas de la transformer en roquette bibliothécaire pour de vrai... C'est vrai !



En ligne#   Ven 1 Jan 2016 - 23:14

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Tu souris, la beauté est dans l’œil de celui qui regarde. Ou du moins dans l’oreille de celui qui écoute pour l’occasion. Ipiu pour toi c’est cet arôme de liberté. C’est un univers. C’est un secret. Ipiu c’est beaucoup de choses, c’est un début et une fin. La fin d’une histoire qui n’était plus tienne depuis longtemps et le début d’une vie que tu commences enfin à te réapproprier. Il a raison, Ipiu c’est beau.

Tu lui conseillerais bien de lire le livre qui t’a nommé, mais par pudeur tu ne le feras pas. C’est parfois dur de parler de soi, et tu n’estimes pas avoir grand-chose à dire. Pas grand-chose d’intéressant, peut-être dans dix ans, dans trente ans… Mais pour l’instant du continues simplement de fumer, profitant de votre pause bien mérité. Le repos des héros, et des supers héros personne n’est en droit de douter que vous en soyez. Putain vous venez de ranger TOUTE UNE ETAGERE.
Ouai alors ceux qui ne se sont jamais éclatés à le faire on va se mettre d’accord : vous pouvez pas juger. Se répéter cinquante fois l’alphabet dans sa tête déjà c’est hardcore mais quand t’as des centaines de livres, tu te le répètes des centaines de fois, et même toi qui n’a pas besoin de le réciter au bout d’une centaine de livres t’en perds ton latin. Alors bon, c’est une souffrance autant psychique que physique. Même si cette fois t’as coupé au sport qu’entraine cet exercice. Flexion, extension des jambes, portage des altères de papier… Faut pas croire que ce soit de tout repos… Les abdos et le fessier du jeune homme ont été mis à contribution… En plus il va te pousser… Genre en fait demain il va trop prendre cher le pauvre.

Tu le regarde perplexe, mettre un moteur. A vrai dire l’idée t’avait effleuré l’esprit, et t’avais bien pensé à aller marchander avec Mitsuki… Sans vendre ton âme, un poisson rouge d’après Aaron aurait suffi à la dévouer à ta cause. Sauf que la manière dont il l’avait formulé sous entendait plus que grandement qu’il pouvait le faire ici et maintenant… Et ça t’étais pas mal curieuse de le voir… Et s’il proposait de te sortir trente chevaux de sa poche, tu te demanderais sérieusement ce que tu venais de fumer.

« Bin, en fait c’est comme beaucoup de choses à Terrae, j’l’ai pas payé mais j’pense pas que quelqu’un vienne me le réclamer. Tu pourrais m’en poser un ? »






#   Sam 2 Jan 2016 - 15:11

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Il fait craquer ses cervicales d'un malencontreux mouvement de tête devant le siège, qu'il inspecte sans trop de précision. Ce qu'il a dit, c'était possible. Le fauteuil était assez large pour accueillir un petit moteur élec-... Attends... Elle a dit oui là ?! Il ouvre deux grands yeux de chouette et serre tellement la mâchoire qu'il en fait grincer ses dents. Il retient de tout son corps une vieille pulsion de bricoleur. Oh il en avait fait des choses, mais améliorer un fauteuil roulant, jamais ! Et c'était une expérience de plus qui lui faisait sacrément envie de base... mais maintenant qu'elle a dit oui... Oh putain, je vais pas pouvoir me retenir. Il a une moue contrite alors qu'il se mord les lèvres et craque. Enfin.

Il fait le tour du fauteuil, regarde les roues et vérifie la solidité de l'essieu. Ses yeux voyagent d'un endroit à l'autre, de manière assez rapide, sa tête pleine à craquer de calculs sur la puissance du moteur et les estimations du poids d'Ipiu... comme s'il lisait un livre passionnant. Il fait un pas en arrière pour visualiser le tout et pousse un soupir. Ok, prochain achat après mon téléphone : une caisse à outils. :

-Un moteur électrique, ce serait bien. Le soucis, il doit être assez performant... Un moteur de barbecue serait léger mais pas assez puissant. Il faudrait un moteur d'outil de chantier... que j'ai pas sur moi. Et une batterie qui tienne la route... ...à moins que.

Il regarda un instant sa main et examina les petits éclairs qu'il créa, l'espace de quelques secondes, danser gracieusement dans sa paume... Oh... Bordel... de coude. Il posa son sac, fouilla à l'intérieur pour récupérer son unique tournevis et leva son index vers la bibliothécaire. :

-Bougez pas je reviens !

Bon, il avait une idée. Quand à savoir si elle était bonne... il allait sûrement pas raconter ça à un gendarme en tout cas. Dans les grandes villes, comme Terrae, les agents d'entretien ont plusieurs cabanons disséminés pour éviter de devoir toujours déplacer le matériel. Le tout c'est de les repérer... ce que, bien évidement, Nicolas avait fait, dans ses habitudes malsaines. Un peu en retrait de la bibliothèque, il y en avait un, fermé d'un solide cadenas. Comme si ça pouvait m'arrêter. Il grimpa sur le toit de bois et se faufila par le velux qu'il ouvrit d'un mouvement de tournevis maîtrisé. Ahlala. La paix. Ça ramollit.

Quelques minutes plus tard, il en sortait avec un moteur de tondeuse à la main, après beaucoup d'efforts et de mouvements de gymnastique. Il courut jusqu'à la bibliothécaire, glissa pour freiner et prit un instant pour récupérer son souffle. Après coup, il constata à quel point son idée était stupide ; il regarda le moteur, Ipiu, puis de nouveau le moteur et avala sa salive avant de faire un geste de la main, essayant de cacher ses joues rouges. :

-Ça reste entre nous hein.

Il s'accroupit alors pour se mettre au travail.



En ligne#   Lun 4 Jan 2016 - 21:40

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Tu voies les rouages qui tournent dans sa tête. Ses yeux se sont illuminés à la seconde où il a compris que tu n’avais pas dit non. Tu n’avais pas dit oui non plus si on va par là. Tu avais demandé s’il pourrait le faire sans lui demander directement de le faire. C’était plus un « peut-être » qu’un « maintenant ». Visiblement t’as plus l’âge de tout prendre au premier degré… Enfin, non. De tout prendre comme tu as envie de l’entendre. Lui il est parti au quart de tour alors que tu lui demandais juste un devis. Sauf que le petit bonhomme dans sa tête s’est mis à pédaler.
Il faut parier que d’ici hum, trente minutes ? Un truc comme ça vu son regard… Bon, soit il est bon, soit tu peux commencer à investir dans un tapis volant car ton fauteuil ne survivra pas. C’est quitte ou double dis-lui « oui mais en fait non. » comme tu l’as déjà dit à de nombreux hommes. Rien ne t’engage à continuer même si tu as provoqué la situation. Tu es toujours libre de dire NON. A n’importe quel moment, t’as encore rien signé à ce qu’il me semble. Tu… bon okay il est déjà parti et toi t’es comme une conne dans ton fauteuil.
Tu ne peux qu’apprécier la dextérité avec laquelle il monte sur le toit de l’apprenti ? Ouai tu ne leur a jamais donné de nom à ces bestioles. Tu te fais la réflexion que le Centre l’aurait apprécié, et ça te donne envie de vomir. C’est un haut le cœur qui te secoue de haut en bas. Serre les dents ma vieille parce que si tu te penches pour vomir il y a une forte probabilité que tu te ramasses et te ramasser dans ton vomi… Bref j’ferais pas de dessin et j’vais arrêter à ce niveau-là cette réflexion qui devient un peu écœurante.
Heureusement le héros revient assez vite. Il est au courant qu’il a un moteur entre les pates ? A vue d’œil tu juges qu’il vaut mieux qu’il ait le moteur que l’outil… enfin une tondeuse à gazon c’est toujours mieux qu’une tronçonneuse. Tu as une imagination plus fertile que ton nombril.

« Entre nous c’est bien plus discret d’entrer par la porte que par le velux… Enfin j’dis ça, là on est en plein milieu de la rue avec un moteur ça fait pas du tout louche… PAS DUUUUUUUUUU TOUT. »

L’impulsivité des jeunes années… Bon en même temps, à te voir comme ça on se douterait pas qu’aucune serrure ne t’a jamais résistée. Sauf les serrures informatiques d’Aaron… Mais tu ne le lui avoueras sans doute jamais… Vaut mieux qu’il croit encore un moment que tu peux cramer son pare-feu pour bousiller son record candycrush… ça t’évite quelques ennuies cette menace…

« Bon, attends avant de retirer des vis ou quoi que ce soit, je nous ouvre le cabanon, sauf si t’as un meilleur nom pour le nommer, j’descends du fauteuil tu l’retournes et ça sera vachement plus facile… »

Tu roules donc vers la porte, sort ton trousseau de clef, utilise l’outil qui aux yeux de tous est un porte clef pour crocheter la serrure.

« Si tu m’dis que c’est plus grand à l’intérieur et qu’en fait t’as un tournevis sonique entre toi et moi je ne te quitte plus jamais ! »

Référence du jour bonjour… Tu pousses la porte… Non en fait c’est pas plus grand à l’intérieur t’en serai presque déçue. Dommage. Tu cherches la lumière… Il y en a une au moins ? Un interrupteur ?

« Par contre tu devras m’aider à descendre de mon fauteuil… »






#   Lun 4 Jan 2016 - 23:02

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Ce n'est ni sa souplesse, ni ses capacités de réflexion qui impressionnent la bibliothécaire... Non en fait c'est plutôt... son impulsivité et sa stupidité. Il se pince les lèvres quand elle insiste bien sur le fait qu'il n'était pas du tout discret, puis il rit. Il ne le prit pas mal puisqu'elle y avait mis le ton, et il faut l'avouer, il n'était vraiment VRAIMENT pas furtif pour un sou. Il regarde encore une fois le petit moteur électrique aux fils pendant de ses mains. :

-A cette heure, qu'est-ce qui n'est pas louche dehors hm ?... Et puis il n'y a personne... puis il regarda la rue et fit mine de cacher le moteur sous son cuir, tout sourire. Enfin je crois.

Non il n'y a personne. Du moins pour le moment. C'est le soucis avec les gens ça ! Ça bouge et ça gigote, les riverains vont aux toilettes une dernière fois avant d'aller au lit ou les gendarmes font leur dernière ronde avant d'aller au bar. C'est terrible tout de même ! Pas moyen de faire du bricolage tranquille !... Plus sérieusement, l'idée de faire ça à l'abris des regards était très bonne... parce que chez lui il était le roi de la rue, connaissant les rondes, les gangs et les faiblesses de chacun... Ici, c'était une nouvelle jungle. Nicolas secoua soudain la tête. A quoi je pense moi... C'est l'air de la nuit, ça doit me rendre... nerveux. :

-Je veux bien entrer là-dedans maiiis...

Mais je suis un bourrin en crochetage... Maiiiis tais-toi donc petit sagouin ! Crois-tu que, dans le monde, le reste de la population a été sage ? Que toute la criminalité du monde se concentre sur ton village ? Qu'il n'y a que les mamies qui ont plusieurs tours dans leur sacs ?... Nicolas tombe des nues. Il fixe l'outil dans les mains de la bibliothécaire s'étant avancée jusqu'à la porte et la regarde manipuler l'objet avec dextérité. Ok, toujours me méfier des bibliothécaires qui roulent. Lui qui s'attendait à ce que Terrae soit un monde plus sage, plus carré, plus correct -non, le vol de slip ne compte pas désolé Huo-... Il en découvrait aujourd'hui une nouvelle facette.

Et puis là, LA ! Il y a une référence. Les souvenirs affluent dans le crâne de Nicolas, il se souvient, il y a deux ans, d'un épisode spécial qu'il avait maté à la fenêtre de son voisin... Des Docteurs dans des cabines téléphoniques qui voyagent à travers le temps et l'espace, et pis le fez, la guerre, les aliens, l'humanité, tout ça... Il avait tellement aimé qu'il allait toujours vérifier si son voisin ne zappait pas sur un épisode, pour le regarder lui aussi... dehors et dans le froid, mais jamais aussi content d'y être pour une fois. ...Elle déchire. Beh... si. Elle déchire la bibliothécaire qui a une répartie de dingue, connaît pleins de trucs de psycho, sait crocheter des serrures et regarde Doctor Who... :

-T'as pas besoin d'un T.A.R.D.I.S., t'es déjà bien plus cool qu'un Seigneur du Temps.

Beurk, la VF. Mais faut l'excuser, il ne passe pas en VO à la télé -cocorico-...

Nicolas pénètre alors à l'intérieur et, pour y être déjà entré il y a quelques minutes, cherche à tâtons la petite ficelle qui pendouille du plafond et permet d'éclairer la pièce exiguë. Quand la lumière fut, il plissa des paupières... Il ne sut pas pourquoi il fouilla d'instinct la pièce alors qu'il savait qu'elle était vide et toujours aussi en bordel qu'à sa première visite. Il se retourne quand Ipiu lui précise qu'il va devoir l'aider. Il hausse des épaules et pose son blouson de cuir au sol avant de revenir vers elle. :

-Pas de soucis. Accrochez-vous.

L'inspiration qu'il prit n'était pas pour avoir de l'élan, la bibliothécaire devait pas être bien lourde, mais pour rassembler son courage au contact qui allait forcément se produire... Il ne pouvait pas y aller comme un chauffeur de rallye, de peur de lui faire mal, mais il pouvait pas y aller trop doucement non plus, bien qu'il lui fasse un peu plus confiance... Le regard décidé, il bloqua le fauteuil pour ne pas qu'il le gêne, passa un bras sous les jambes d'Ipiu et l'autre dans son dos. Telle une princesse, il l'emmena et la déposa jusqu'à l'endroit où il avait déposé son blouson, veillant à ce qu'elle se pose bien dessus pour ne pas la salir. ...Il aurait voulu la poser sur la table, mais s'inquiétait de la voir tomber de trop haut. :

-Vous êtes bien installées ?... Ça va être rapide, surtout que maintenant, j'ai la caisse à outils à portée, mais il faut que vous soyez bien.

Vaut mieux s'en assurer... Une fois sûr, il se redresse et se dirige vers son patient... Maintenant qu'il pouvait le retourner et le bidouiller sans risquer de faire tomber la demoiselle, il constata à quel point ça allait être plus rapide et plus facile. Le fauteuil n'était pas bien lourd, et c'était cool ; il pouvait faire tout ce qu'il avait prévu. S'armant de son tournevis -non sonique mais pratique !-, il commença à démonter l'essieu pour installer le moteur. :

-Ça me manquait un peu de bricoler... J'y connais pas grand chose, j'ai surtout appris sur le tas, mais j'avais toujours un truc à faire dans mon immeuble. Il était vieux, construit en 70. Le système électrique et la plomberie laissaient à désirer.

Il se releva pour attraper une pince et en profita pour retirer sa ceinture... On ne se doute jamais d'à quel point une ceinture peut être pratique. Il s'accroupit de nouveau et avec ses mains alertes, finit de fixer correctement l'installation de fortune, branchant l'adaptateur non loin de l'accoudoir. Il va falloir tester tout ça... pensa-t-il en resserrant les vis.



En ligne#   Mar 5 Jan 2016 - 19:35

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Toi t’étais des plus incultes jusqu’à il y a quoi… Trois semaines ? Bah en fait ouai, tu sais plus exactement quand t’es sortie du coma, mais t’as découvert le T.A.R.D.I.S. genre méga par hasard en flânant sur le net entre tes séances de rééducation. T’avais vu des étudiants qui mataient des épisodes sur les ordis de la bibliothèque, mais tu n’avais jamais trouvé le temps de te poser devant. Tu t’es légèrement mangée les neufs saisons de Doctor Who entre temps, te transformant en addict et fan en un rien de temps. T’es juste, juste comme tout l’monde, tombé dans le piège du docteur… Et puis faut avouer qu’ils n’ont jamais choisi les plus moches. Même Capaldi tu lui trouvais un petit quelque chose qui te ferait sans doute lui sauter dessus si tu le rencontrer… Ou du moins lui rouler dessus. Pardon.
Du coup t’étais encore dans la folie de ceux qui viennent de découvrir, et son compliment (si s’en était un) te fit plaisir. Tu n’essayas pas de juger à quel point c’était vrai ou pas. Peu importait au final. Cela te faisait juste plaisir. Il est drôle avec son « accrochez-vous. » Oh allez tu n’peux pas te retenir bien longtemps de l’asticoter.

« Si tu as tellement envie qu’une femme se pende à ton cou soit plus direct, ça marche mieux ! »


Tu ne te moques pas légèrement de lui. Tu sens qu’il rebute à te toucher, et tu en seras blessée si tu venais de le rencontrer. Tu n’es pas une pestiférée. Ce handicap ne se transmet pas, c’est pas un virus ou un parasite quelconque. Ce n’est même pas dans tes gènes… C’est juste un aléa de la vie. Pourtant tu sais qu’il le fait pas contre toi, mais parce qu’il prend vraiment sur lui pour le faire. Ça t’pince un peu l’cœur, mais c’est pas tout à fait grave, et t’essaie de l’faire réfléchir à tout autre chose… Genre la gêne c’mieux que ce sentiment là de… crainte ? Un truc un peu dans ce genre.



Sérieux ? Il t’a porté comme une princesse, puis-je humblement me foutre de ta gueule ? Ipiu la princesse. Bwahahahah. J’en ris, mais j’en ris. On te traite avec bien trop d’égard, ceux qui te connaissent t’auraient balancé en mode sac à patate. Sans doute, t’imagines que c’est ce qui arrivera quand ils auront enfin réalisé quelle gueuse tu restes malgré ça. Genre t’allais te calmer et devenir une dame bien comme il faut et te ranger maintenant. Bonne blague !

« T’inquiètes pas, t’sais je suis pas en sucre… En carton-pâte peut-être… Mais j’chuis pas douillette, j’ressens rien entre là et là. »

Tu montres tes pieds et ton coccyx. Tu dis pas ça pour te plaindre hein ? Juste pour pas qu’il se fasse de trop de soucis. T’es pas mal installée, et puis en fait il a été trop mignon de mettre son manteau sous ton cul. Si faut grâce à lui tu ne chopperas pas de pneumonie. C’est un amour ce garçon. Tu lui ferais bien un câlin si t’avais pas capté que contact physique et lui n’étaient pas faits pour s’entendre. Et si tu pouvais te lever, ce serait bien aussi… Bref. Bref. Tu pourrais lui dire de récupérer son manteau hein, mais au final c’est un geste gentil que tu gardes pour toi. Dans la petite boite qu’il y a au fond de ton cœur avec tous les petits gestes gentils que les gens ont eu pour toi. Elle se remplit peu à peu, et t’as l’cœur qui se réchauffe chaque fois un peu plus.

Tu l’écoutes parlé et au fond, il se livre un peu. Peut-être même sans l’vouloir, et peut-être même qu’il se dira plus tard qu’il a trop parlé. Les gens ici aiment pas le temps du passé. Pourtant c’est agréable, et tu sens un fond de nostalgie dans ses paroles. Tu ne connais pas vraiment ce sentiment, tu ne l’as pas encore bien identifié, mais c’est celui qui te vient quand tu repenses à avant… Avant de te perdre ou de te retrouver, quand tu ne demandais pas à exister mais le faisais par nature. Ta toute petite enfance. Tu trouves ça agréable de l’écouter parler. Alors tu l’encourages un peu, sans trop lui en demander. Cela ne se fait pas… Pas à Terrae.

« Quelqu’un te montrais ou tu apprenais en autodidacte ? »






#   Ven 8 Jan 2016 - 16:44

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Il bloqua un instant avant de faire la moue en rougissant. Pourquoi pendre les femmes à son cou ? Les filles sont pas des colliers, on ne les collectionne pas comme des perles. C'est ce qu'il aurait voulu dire mais il était concentré à serrer les dents. Les filles -ou les garçons, pour ce qu'il en sait, ça ne change rien-, il n'y songe pas. Enfin, s'il se met à y songer, il sait qu'il risque de se sentir minable : aimer c'est cool il paraît, des papillons dans le ventre et des étoiles dans les yeux, mais il y a des contacts. Câlins, bisous, n'importe quoi : il était incapable de l'offrir à qui que ce soit... même pas l'espace d'un instant pour soutenir un ami, rassurer sa famille, saluer son voisin. Et parfois ça le fait chier.

Parfois... ça arrive... Il sent un mouvement dans son cœur, qui le fait aller vers l'avant, ce n'est pas de la peur comme le jour où il est allé retrouver Huo après son initiation mais autre chose... qui l'inquiétait. Alors il reste là, debout, bras ballants, sourire aux lèvres et tristesse aux yeux, incapable de faire un geste sans avoir mal, sans être terrifié... sans faire mal en retour. Blesser, souffrir, rejeter.

Il la pose sur son blouson de cuir après avoir réprimé un dernier frisson de ses bras. Bah voilà. Hé ! Même pas dur ! Il s'autorise un sourire victorieux avant de le perdre aussi sec. Pas en sucre, il la croit. Peut-être en carton, il l'admet. De chair et d'os, c'est certain. Humaine qui plus est. Il s'accroupit, lançant un regard qui pourrait paraître sévère alors qu'il n'est que très sérieux. Il pose la paume de sa main un peu en dessous de la clavicule gauche d'Ipiu. :

-Ça alors !... Serait-ce la magie de l'anatomie ?! Ton cœur n'est pas au niveau de tes jambes ! Incroyable !

Il retira sa main et se releva, s'adressant à elle une dernière fois avant d'entreprendre le bricolage. :

-Insensible d'en haut, d'en bas, de n'importe où, c'est pas important. Je tiens à ce que vous soyez bien.

Nicolas avait lui-même du mal à comprendre pourquoi il en faisait tout un cas de sa déclaration. Juste... On n'est jamais imperméable à la douleur bien longtemps. On peut tromper le monde, soulever des montagnes, se mentir à soi-même longtemps... Mais on craque, physiquement, mentalement, quelque fois les deux en même temps quand on en fait trop. L'humain est talentueux car il peut jouer la comédie, mais il n'est pas assez fort pour le faire toute une vie. Nico en savait quelque chose, et il devait jouer les forts en plus de ça. Pas de faiblesses, pas de larmes, pas de souffrances ; une plaie pour les dramaturges.

Sans le savoir, il ne voulait juste plus que personne ne se sente mal en sa présence... de toute façon, s'il le savait il mettrait sans doute tout ça sur le dos de ses pouvoirs. En présence d'une personne malheureuse, il le sentirait, il serait malheureux. La malédiction d'être Sensitif ou le simple fait qu'il soit simplement... gentil ?... Définitivement, il rejetterait la seconde possibilité. C'était un effet Docteur de vouloir protéger l'humanité sans vouloir constater que l'on en fait parti aussi ? ...Pour cette problématique, vous avez toute une vie pour rédiger votre dissertation.

Pour fixer l'adaptateur, il sert sa ceinture autant que possible afin qu'il ne glisse pas... N'importe quel bricoleur constaterait que c'est du travail d'amateur, ingénieux certes, mais fait avec trois bout de ficelles et un tournevis, ça n'était pas bien beau à voir. :

-J'ai appris tout seul... Enfin. Grâce aux livres pour la technique, donc pas si seul.

Il connecte des fils électriques en les nouant, les isole au chatterton qu'il trouve sur l'épaisse table de bois. Le fin du fin du système D. :

-Le reste c'est de la débrouille et du par cœur. Retenir les voltages, les schémas électriques, la position des tuyaux, les types d'outils appropriés,... à force, on a les bons réflexes devant n'importe quel problème.

Il retourne le siège et vérifie les derniers réglages. :

-Bon par contre je préviens tout de suite... Ça va pas atteindre une vitesse de fou, et il faudra voir quelqu'un de plus compétant que moi dans les jours à venir si vous voulez que ce soit du durable. ...Bon testons.

Sur ce il s'installe dedans. Il n'a jamais eu d'appréhension en faisant ce genre de choses ; comme quoi en utilisant des béquilles sans être blessé, on risque de l'être plus tard et d'avoir, justement, des béquilles pour une bonne raison. Lui, non. Il était plutôt du genre à faire des courses de caddies sur les parkings abandonnées des supermarchés, le dimanche soir... Si ça avait été des fauteuils roulants, ça aurait été la même chose.

Il fixe sa main, après quelques secondes de concentration, et fait apparaître quelques petites étincelles, un fier petit sourire sur les lèvres. Il pose sa main toujours vibrante d'électricité sur l'adaptateur non loin de l'accoudoir, à bonne hauteur, et le fauteuil s'avance comme s'il avait fait un pas... un pas de trop dans la pièce exiguë. Ses genoux percutent la porte fermée avant qu'il n'ait eu le temps relever la main. ... Ok au temps pour moi... Je devrais me méfier des fauteuils roulants. Il recule de la porte en grondant... Le fauteuil n'est pas endommagé. Après l'avoir inspecté, il frotte ses deux genoux avant de se redresser. :

-D'accord... Alors... N'utilisez pas le moteur à l'intérieur.



En ligne#   Dim 10 Jan 2016 - 22:27

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« Merci. »


Le cœur ça sert à propulser le sang, ce n’est nullement un lieu de sentiments. C’est ce que tu penses en vrai, et si tu l’prenais au mot c’est ce que tu lui dirais. Tu n’as pas le cœur dans les jambes, mais ça changerait rien qu’il soit dans l’espace rétro sternal où au bout de ton gros doigt de pied…. Qu’importe ? Ce n’est pas ça qu’il veut dire. Tu le sais alors ne joue pas à la plus conne, t’es sûr de gagner. Malheureusement.
Tu te tais, parce que ce n’est pas ce petit organe qui propulse vigoureusement ton fluide vital dans ton p’tit corps. Non il parle de ton cœur, ce truc remplis de sentiment, ce truc qui fait que tu te sens vivante. T’sais ce truc que tu sentais battre mais qui ne te faisait pas vibrer avant ? C’est dans ce genre de situations qu’tu te rends compte que tu as changé. Avant tu n’aurais pas compris… Et avant ça ne t’aurait pas fait plaisir.
Décidément ce môme tu n’as envie d’lui faire un câlin. Il est juste trop mignon. Trop gentil trop… Bref trop. Et c’est mal de virer comme Huo. Tu comprends genre trop bien ce que le roux lui a trouvé. Il est gentil, serviable, intelligent et a le cœur sur la main… Hum… La question intéressante est comment un type comme ça est devenu tonnerre ? Non, parce que bon… Dans ceux que tu fréquentes ils sont un peu plus… bizarres ? Bon tu vas lui accorder qu’il a planqué des slips dans les douches de celles qui n’ont vraisemblablement jamais connu autre chose que des petites culottes… Mais… Mais. Non il est trop… doux ?
Bref c’est l’une de ces incohérences qui rendent plus cohérente Terrae. Si tout y était manichéen rien n’y serait crédible. Une utopie de papier, mais ces petites erreurs, ces petits anachronismes te donnent l’impression que tout existe.
Hey avec tout ça tu viens d’louper un truc tellement évident… Il vient de te toucher, et genre là il était très sûr de lui. Non mais j’veux dire, tu ne t’amuses pas à un geste imprécis quand tu touches cette partie de l’anatomie d’une fille. Déraper c’est tellement facile, et j’en sais quelque chose ça m’est parfois arrivé par mégarde. Lui il a bien calculé son geste, du coup… Bah on peut dire qu’il prend sur lui ? Que tu le forces à se dépasser, ou alors il se force tout simplement… mais peut-être que c’est l’effet Terrae. Il va mieux.

Il te dit qu’il a appris tout seul… C’est vachement impressionnant. Quelle bonne recrue il aurait fait pour le Centre… Et je ne sais pas si c’est une bonne chose qu’il y ait échappé. Chaque destin est unique et la douleur des uns ne peut se comparer à celle des autres. En tous les cas il est impressionnants. Très. Juste il fait une erreur de débutants… De gros débutant. C’est à peu près au même niveau dans ta tête que de faire le ménage et de se retrouver coincé dans le coin opposé de la porte avec tout qui luit à tes pieds. C’est l’truc ça t’arrive une fois et ne le feras plus.
T’sais pas vraiment ce qu’il s’est passé, t’as vu venir l’accident avant qu’il n’arrive… Faut dire que tu t’en es bouffée des portes depuis deux semaines… Ce n’est pas toujours évident de gérer Bérangère quand elle n’a pas de moteur… Mais là. T’as vu v’nir l’accident et t’as eu un réflexe à la merde. Celui de t’élancer ou du moins d’essayer de t’élancer en gueulant un :

« Atten… BOUM ! »

Au moins ça, c’est fait. Sérieusement, sérieusement, tu n’as pas réussi à décoller une demi fesse du sol pour retenir la roue. Ce n’est peut-être pas plus mal t’aurais peut-être perdu un doigt dans la bagarre. Tu t’es juste penchée en avant que tu as manqué toi aussi de te ramasser, te rattrapant sur les mains. Bravo, bravo.

« Ca va ? Tu n’as rien ? »

Tu vois : tu paniques pour que dalle, mais il y a ton cœur qui vient de repartir. T’as eu peur. T’es comme ça, t’as peur pour les autres. Lui il te sort une connerie… Mais j’crois qu’t’as tellement eu peur sur le coup que tu ne réalises pas encore qu’il va bien.

« T’as pas mal ? »






#   Lun 11 Jan 2016 - 18:19

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Un remerciement vole jusqu'aux oreilles de Nicolas. Voilà encore une étrangeté d'ici... Dire merci... même quand y'a pas besoin. Il ne le fit pas remarquer toutefois ; vu qu'il s'excusait souvent pour un rien, il avait pas à faire la leçon à ce niveau. Mais un merci, c'est bien différent d'une excuse... En fait, il l'avait rarement entendu ce mot maintenant qu'il y songeait. Les gens de son village n'étaient du genre à le remercier pour les coups de main qu'il donnait, vu qu'ils le rémunéraient... et dire merci à quelqu'un à qui ils donnaient de l'argent semblaient hors de leur portée. S'il réfléchissait un peu, il pourrait se souvenir de Cynthia, ou de Oldie. Mais c'est tellement vague et lui paraît tellement lointain maintenant.

Ses lèvres s'étirent de manière étrange l'espace d'une fraction de seconde... Pas un sourire, ni une grimace. Comment réagir à un merci qu'on attend jamais ?... Aucune idée, et bien que ce n'était pas la première fois qu'il faisait face à cela depuis son arrivée, il n'arrivait toujours pas à trouver une expression, un mot ou une phrase de circonstance. Mal à l'aise de ne pouvoir y répondre bien plus que de le recevoir... Le problème de toute sa vie.

Pourtant c'est pas ça qui le perturbe au point d'oublier à quel point il manquait d'espace pour manœuvrer le fauteuil. ...C'est juste sa bêtise naturelle. Un peu trop d'enthousiasme et il occultait le plus important. Quelle plaie. Ipiu lui demande si ça va, alors qu'il remonte les jambes de son pantalon pour mieux inspecter ses genoux. Rien. Même pas une écorchure, si ce n'est les traces d'un coup de couteau sur le mollet gauche et les autres cicatrices témoignant des multiples chutes de son enfance et cascades de son adolescence. Il y aura peut-être un bleu, vu qu'il est pâle comme la mort, mais son corps est tellement habitué qu'il marque peu... :

-Rien du tout. dit-il en remettant correctement son jean. Même pas mal.

Sur le coup, oui. Mais c'est passé, même pas besoin d'occulter la douleur évanouie tant elle était légère. Il était bien tenté de dire qu'il avait connu pire, mais c'était vraiment de mauvais goût. Même pour lui. Il jette un oeil au fauteuil qui semble fonctionner, la roue a tourné correctement et le moteur n'a pas défait les fils électriques. :

-Bon, s'il n'y avait pas eu la porte, ça aurait bien roulé. Tout fonctionne donc je peux vous re... ?? AH mais tu as glissé !

Nicolas s'agenouille devant elle et, sans même y penser, lui prend doucement la main pour l'inspecter. :

-Tu t'es pas écorché les mains ? Attends, on va voir ça.

Porté de princesse le retour. Décidément c'était la journée des contacts imprévus. Mais le voyage retour se fait beaucoup moins cahoteux pour Nico. C'est pas urgent une écorchure à la main hein ? Non c'est pas grave. C'est pas grave sauf quand on n'a aucune idée de si elle était sérieuse un peu plus tôt, en disant qu'elle aurait du crever en tombant malade ou quoi ou qu'est-ce OU JE SAIS PAS ZUT ! Il la pose délicatement dans le fauteuil et regarde ses mains... C'est pas la panique qui occulte son malaise, car elle est toujours là, beaucoup moins visible mais là. C'est juste qu'il y a des choses plus importantes que la peur... non ? :

-C'est bon ? Ça va ?

...Ça fera "tilt" dans son crâne un peu plus tard promis. Quand, on sait pas, mais ne soyons pas pressé. Un pas devant l'autre ; il a réalisé qu'il pouvait passer au-dessus sans comprendre la véritable signification de ça. Oui. C'est tristesse. Mais pour l'instant, il doit s'occuper de Super Méga Ultra Roquette Bibliothécaire.



En ligne#   Jeu 14 Jan 2016 - 22:12

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Avec le jeune homme vous êtes un peu pareils. Vous vous cherchez, cherchez à savoir ce que vous voulez être. Cherchez à être tout simplement. Vous n’êtes pas habitués à penser en tant que « Je » mais en tant que « ils. » Alors, sa tête tu la comprends. Il sait pas celle qu’il doit faire. Il est perdu. Alors tu ne lui en tiens pas rigueur.

Tu t’es ramassée et tu ne t’en es absolument pas rendue compte. Faut croire que t’es un peu blonde sur les bords. Ou simplement que tu te déprécie tellement que tu ne te trouves pas importante, mais comme beaucoup tu y travailles. Tu m’diras vu ta position on pourrait penser que tu t’es mise à quatre pate hein… Bon les deux de derrière en moins. J’vais vraiment devoir me calmer moi ce soir, tu dégustes trop pauvrette.

Tu as vu. Tu as vu ses guiboles. Et t’en a pris acte. De là à dire que ça t’a choqué… Oui ça t’a choqué. Ça t’a donné une légère envie de meurtre. Il est trop jeune pour avoir ce genre de blessures. Tu en sais quelque chose. Tu décides de te calmer, ce n’est pas comme si tu y pouvais réellement quelque chose. Juste tu déteste ce monde où les gamins portent les stigmates d’un coup de couteau. T’as envie de frapper les adultes qui ont laissé fait ça… Voire les adultes qui ont fait ça et ceux qui les ont laissé faire. T’aimes pas l’injustice.

Il tee rassure quant à l’état de ses genoux. Et s’(il avait eu mal t’aurais fait quoi ? Tu crois vraiment qu’un bisou guéri tout aurait changé quoi que ce soit ? C’est bien beau de s’inquiéter quand on peut rien faire.

Tien d’ailleurs chérie on ne rougit pas quand un gamin te prend les mains pour souffler dessus. D’ailleurs c’est quoi ça ? De la gêne ou de l’embarras ? Peut-être un savant mélange des deux. T’as un peu honte de ta gamelle, et puis il te vient en aide quoi. Honte sur toi.

« Toujours pas en sucre, je t’assure mes mains vont très bien ! » Enfin aussi bien que les genoux du jeune si on va par là. « promis le jour où j’deviens comestible je te laisse un bout de gigot ! »


Bon, chose promise chose due. Sérieusement ma belle t’as peur de quoi ? qu’il te balance par terre ? Ce n’est pas comme si t’aller avoir bien mal de toute manière chérie ! Tu n’as absolument pas besoin de te retenir comme s’il allait te lâcher. Là il doit capter que t’as la frousse de tomber. Une vraie poule mouillée, tu n’as pas honte ? En plus tu l’sais qu’il n’aime pas les contacts. Tu devrais je ne sais pas regarder ailleurs et serrer les dents ? Mais depuis la première chute tu as appris à avoir peur de tomber. C’est bête hein ? avant tu n’avais pas peur de la chute et maintenant que tu ne peux plus te relever… Non, c’est faux. Maintenant que tu as quelque chose à perdre, tout a changé. Trouves toi pas des excuses va. Allez avoues t’es qu’une pédophile qui profite de la situation. C’est ça ? Hein ? Il te fait fondre ce petit brun pour que tu t’accroches à lui comme ça ? Bon j’te comprends il est mignon, j’ai personnellement envie de lui mettre trous tonnes de chouchous multicolores dans sa tignasse et pleins de barrettes de petite fille. Ce compte-là étant réglé passons à autre chose.

Tu sens la tristesse… Et parfois tu as juste envie de demander si ça va… Mais tu sais que non, et que la question empirerait les choses. Alors passe à autre chose…

« Bon. J’ai une idée con, sans doute dangereuse, mais vachement fun ! ça te dirait de t’assoir sur mes genoux qu’on voit à combien on peut monter avec ma bécane ? »






#   Ven 15 Jan 2016 - 16:04

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Humeur : Oui.

Ce n'est pas profond. Des éraflures. Des trucs tout bêtes et tout bénins... et tout. Alors pourquoi il fixe la peau rougie comme s'il essayait de la faire fuir en lui faisant peur ? Ce serait bien si ça pouvait marcher. Il soupire en passant une dernière fois sa main calleuse sur celle de la bibliothécaire. La différence est frappante. Ça devrait pas être permis d'avoir des mains d'ouvriers à cet âge ; elles ont encore la finesse de son âge mais il y a des trous sur les zones des phalanges, coups sur coups, ses mains ne guérissaient jamais complètement autrefois. Il se redresse pour les cacher dans son dos, nonchalamment, l'air de rien.

C'est qu'à parler de bouffe ça lui donnerait faim... Hm... du gigot. Mais il n'était pas du genre à donner dans le cannibalisme. Et ce malgré le fait qu'il ait tendance à sortir les crocs quand il se bat. Il claque la langue et secoue la tête... Non mais n'importe quoi. En plus, il ne voyait pas le rapport entre le fait qu'elle soit comestible et sa chute. ...Quoi ? Il a pas les pupilles dilatées à cause du sang he, c'pas un animal ! Alors quoi ?... Il fronça les sourcils ; il songea qu'en fait elle était déjà comestible par défaut... Ben de la viande. Ça se mange la viande ! Bon elle en avait pas des masses mais elle en avait. Un peu de cuisson, de la sauce et des épices et hop. Dixit celui qui ne voulait pas se comparer à un animal deux secondes plus tôt. N'empêche qu'il devait en faire une belle de tête ; entre la réflexion, l'instant cuisine et la recherche d'un éventuel double-sens...

C'est qu'il commençait à la connaître Miss Punch-Line. Il ne se ferait plus avoir après le coup de la douche des filles... ou contre son gré. ...On parle toujours de faire avoir hein, pas de la douche des filles... Il grince des dents... Bordel c'est compliqué pour sa petite tête. Tout ça pour au final, ne pas lui répondre. Terrible.

Il range les outils qui traîne, récupère son cuir par terre, fait un dernier tour des lieux avec ses yeux perçants puis ouvre la porte en vérifiant qu'il n'y a personne... Pas âme qui vive... Il ouvre grand et profite qu'elle sorte pour aller éteindre la lumière, refermer la porte et remettre le cadenas en place. Voilà, ni vu ni connu. Le gars qui allait vouloir tondre dans les jours à venir allait être déçu... Nicolas aurait voulu laisser un billet ou quelque chose d'autre mais il avait rien sur lui, et n'avait aucune idée du prix d'un moteur électrique.

Idée de con. Ses sourcils s'envolent sur son front... Il cherche direct un contre-argument. Je suis trop lourd. Elle te sentira pas gros débile. Le moteur n'est pas assez puissant pour nous pousser tous les deux. Tu sais très bien que non, ne fais pas croire au monde que t'es plus lourd que t'en as l'air. J'ai un alibi, j'étais au cinéma. ...Ze fuck Nicolas ? :

-Ok !

Au diable la prudence. De toute façon, ils ont déjà emprunté un moteur, faire preuve de maturité maintenant, c'était un peu fort de café. :

-Mais on évite de trop pousser le machin. Ça risque pas d'exploser hein, mais ce serait dommage de le griller.

Il regarde les jambes d'Ipiu. Il n'avait oublié qu'un détail : contact. Bordel de coude. C'était à se demander s'il n'avait pas le quotient intellectuel d'une huître pour ne pas y avoir songé avant. Mais il a dit oui. Mais il est vraiment décidé. Une grande inspiration et voilà, c'est fait. Manoeuvre hésitante mais c'est bon. Il arrive même à trouver le compromis qu'il faut ; il ne se tient pas au cou d'Ipiu mais à son dossier, ses jambes passent par dessous ses bras.

Il retient de justesse un "évite juste de me tripoter". :

-C'est bon pour toi ?



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Être renversant, c'est tout un art. [~Piu]

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