Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Constat | Ludmila
#   Mer 4 Nov 2015 - 10:21

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Premier obstacle


Feat Ludmila.

_________________________________________________

Pour celui qui n’a jamais eu à le faire cela doit sembler simple. D’ailleurs cela te semblait simple à l’époque quand tu voyais les gens le faire. Tu te disais « ça a l’air facile. » et en effet pour la toi de l’époque, celle qui avait des muscles qui répondaient à toute sollicitation. Pourtant aujourd’hui tu galères, une marche est devenue à tes yeux une falaise infranchissable. Tes jambes immobiles ne t’aident plus à garder ton équilibre et tu dois forcer sur des abdominaux amoindris par des mois d’immobilité. Bien sûr avec le temps et l’entraînement, cela te semblera plus facile. Le kiné qui te suit te l’a promis, et toi-même tu l’espères. Tu te sens faible et amoindrie, tu reconnais aisément que cela t’arrange, néanmoins il arrive ce moment où tu n’arrives pas à faire toute seule. Pas encore.
Tu es bornée tu sais, les mains crispées sur les accoudoirs de ton fauteuil tu inspires, expires, te penche pour déséquilibrer ton fauteuil. Le déséquilibre mais pas assez la peur de tomber est trop présente. Tu n’es plus si courageuse que cela, il retombe sur ses roues dans avoir franchis l’obstacle. Tu as peur de tomber car tu ne sais pas encore te relever. Tu ne veux pas rester là sur le sol telle une poupée désarticulée. Tu as trop de… je ne saurais dire ? D’estime de toi ? Ce n’est pas tout à fait cela, mais tu ne veux tout simplement pas tomber et être dépendante de quelqu’un pour te relever.
Alors à nouveau tu te crispes poussant ton poids à gauche, soulevant ta roue droite qui retombe mollement. Merde. En réalité tu rages intérieurement, tu aimerais y arriver du premier coup. Tu n’es pas habituée à l’échec, et ça t’énerve. Alors t’essaye de relativiser. De te dire que ça ne durera pas, que tu y arrives déjà avec des marches moins hautes. Tu n’es pas tombée, tu as juste failli le faire et cela suffit à te faire peur.
Tu reprends ton souffle difficilement, la peur et l’effort t’ont coupés la respiration. Tu soupires. Essaye de reprendre courage. Tu y es presque. Tu t’invectives mentalement au courage essayant de te convaincre que tu en es possible.

« Je peux le faire ! »
tu grommelles.

Tout comme tu arrives maintenant à bien des choses, tu t’habilles seule même si ce n’est pas de tout repos, les bas de contention ça a toujours été un dilemme de les enfiler, alors quand les jambes ne consentent à se plier, c’est une galère incommensurable. Pourtant tu y es arrivée, par contre tu as rendu les armes devant le pantalon fuseau que tu prévoyais de mettre te rabattant sur une robe bien plus aisée à enfiler.
Ta roue se soulève à nouveau avant de retomber.

« MERDE. »


Ca a le mérite d’être clair, tu es énervée. Pas par quelqu’un d’autre, mais par toi-même. Ta propre faiblesse t’énerve.


#   Sam 14 Nov 2015 - 22:47

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L'envie de tout foutre en l'air. L'envie de courir à en perdre haleine. Fuir en ne se retournant pas. Ne plus rien ressentir. Ne plus soupirer. Ne plus respirer. Courir. Ne pas se cacher. Ne plus se fourvoyer. Ne plus affronter. Ne plus pleurer. S'abandonner.

Je courais depuis plus de deux heures ce matin là. Quatre mois que Rin ne me donnait plus aucune nouvelle. Quatre mois que je portais cette unique boucle qu'il m'avait confié, ce vestige de son passé, et de ce qu'Assami avait pu représenter. La preuve ce que moi j'étais pour lui. Et pourtant... Aucun de nous deux n'avait pu se résoudre à appeler l'autre. Nous étions... des étrangers. On ne se croisait même plus. Sans même s'éviter.

Je soupirai et redoublais la vitesse de ma course, ne discernant même plus les alentours. Je gardais les yeux rivés droit devant moi, sans m'arrêter, sans chercher à savoir si j'avais mal ou non. Mon cœur tambourinait dans ma poitrine enflées par mon souffle manquant. Mes pieds foulaient le sol avec peu de distances entre deux pas. Je volais. Je volais au dessus du sol, tant la vitesse me transportait.

Je débouchai finalement sur la cour, épuisée, et je ralentis jusqu'à me pencher en avant, posant mes mains sur mes genoux tremblant pour respirer, les joues rouge. D'une main je vérifié que la puce était toujours en place, un tic que j'avais pris depuis le jour où Rin m'avait confié cet objet.

Et puis je me figeai. Tu étais devant moi. Je ne t'avais plus reparlé depuis des mois. Depuis que j'avais faillis me tuer en haut de ces gradins. C'est le moustique qui m'avait sauvé, au péril de sa vie. Et toi... Tu avais disparu.
Ce qui me frappa dans un second temps, ce fût ton état. Tu avais perdu l'usage de tes jambes. Cela me brisa. Toi? Toi qui était si active, si vive, tu ne pouvais plus marcher? Je m'approchai en te voyant galérer sans faire mine de t'aider. Tu aurais été capable de m'électrocuter.

- On se demande qui de toi ou de la marche va gagner. Vu ta détermination, je parierai sur toi!

J'étais derrière toi et je m'avançai pour que tu me vois, un sourire léger aux lèvres.

- Bonjour Ipiu. Ça faisait longtemps.


#   Dim 15 Nov 2015 - 14:46

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Premier obstacle


Feat Ludmila.

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« Tu es vivante. »


Pas de l’étonnement mais simplement le constat dans ta voix. C’est triste, c’est cruel, mais pour toi elle était morte parce qu’elle avait voulu venir. Alors avant même d’en entendre la nouvelle tu avais barricadé ton cœur et ton âme. Tu avais regardé ailleurs parce que c’était insoutenable la peine que tu avais ressenti à cet instant où elle avait décidé de mourir. Tu n’y avais pas résisté, ça t’avait foutu en l’air et tu leur en avais voulu à eux deux. A Lude qui avait voulu mourir, à Michigan qui avait réussi, enfin presque.
Aujourd’hui ta colère n’avait plus de sens car tu avais suivi leur chemin. Toi aussi tu avais décidé que le monde tournerait mieux si tu n’en arpentais plus la surface. Toi aussi t’as eu envie de tout arrêter, alors tu n’as plus le droit de juger, plus le droit de leur en vouloir. Tu as compris que parfois l’envie d’avancer n’existe plus, parfois seul l’oubli est acceptable. Alors non, tu n’es pas étonnée, tu constates seulement. Les choses ont bien changées depuis votre dernière rencontre, mais elle a continué à courir.
Courir ça a toujours fait du bien ça permet d’évacuer. La transpiration ça permet d’évacuer le venin de la vie. La fatigue est un bon purgatoire, tu devras trouver d’autres exutoires. Tu crois qu’on pourrait te mettre des fusées sur ton fauteuil ? Cela enchanterait Aaron, tu sais pas pourquoi mais connaissant ton amis cela ne t’étonnerait pas qu’il te demande de faire un tour sur tes genoux trois fois par jour… C’est Gaetano qui serait jaloux, allez oublies l’idée du fauteuil à réaction, surtout que rien ne gage que tu ne t’abimeras pas plus en conduisant un fauteuil à réaction qu’une voiture à combustion….

« Pardon. C’était pas cool. »


Bon il faut bien avouer, si t’avais pas été énervée parce que tu n’arrivais pas à passer cette marche. T’avais le cœur qui battait à cent cinquante à la minute. L’adrénaline, la peur de te ramasser… Tout ça, déjà tu n’avais pas gueulé un truc du genre « tu fais chier connasse ! » par réflexe. Ne jamais déranger quelqu’un qui s’énerve tout seul est une des règles de survie que tu as très vite établie.

Tu te calmes sachant que ce n’est pas contre elle que tu es en colère mais contre cette putain de marche qui n’a poussé là que pour te faire chier. C’est tellement évident. Calmes-toi. Soupire. Ça va mieux n’est-ce pas ?

« Ça fait un bail en effet tu vas bien ? »


#   Mer 10 Fév 2016 - 19:39

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« Tu es vivante. »

OK. Je l'avais pas volé. Je pouvais pas t'en vouloir, même si concrètement, t'étais pas vraiment différente de moi sur ce coups. J'ai soupiré, peu encline à rester si c'était pour que la conversation soit si peu cordiale.
Tu pouvais toujours me critiquer Ipiu, mais tu n'en avais plus vraiment le droit pas vrai? Comme dans beaucoup de village ou autre complexe fermé, les rumeurs vont vite. Je m'attendais pas à te voir dans un fauteuil, mais je savais que tu avais toi aussi, voulus t'envoler. Ouai. On y arrive parfois, à cette conclusion à la con. La meilleure chose qui peut alors nous arriver, c'est celle de se foirer.

 « Pardon. C’était pas cool. »

Non ça ne l'était pas, mais après tout, ne l'avais-je pas mérité? Discrètement, j'ai donné un petit coups dans le fauteuil pour lui donner l'impulsion afin qu'il monte la marche, quand tu tentais encore d'y arriver seule. Impossible que tu ais perçue mon geste.

- Non c'est sûr mais bon... Pas grave. Après tout, tu m'avais un peu prévenu que j'aurais cet accueil non? Je m'attendais pas à recevoir un sourire venant de toi.

Autant être franche, nous savions toutes deux combien la peine nous avait serré le cœur cette dernière fois où nous nous étions vu. Ma décision était prise, et même si tu étais restée muette, j'avais compris. Tu m'en voudrai. Je le savais. Même si nos bêtises me manquaient, je savais aussi que plus rien ne serait pareil. Nous avions fait nos choix.

« Ça fait un bail en effet tu vas bien ? »

- Je vais bien oui. Et toi alors?

Que c'était con comme conversation, on aurait dit deux étrangères! Désespérant. J'ai soupiré et j'ai relevé le regard vers toi. Pourquoi nous montrions nous si distante l'une de l'autre?

- Je t'ai connu plus enjoué Ipiu. Plus... Souriante. Qu'est-il arrivé à la jeune fille qui piquait des dessous à la directrice en riant? On t'a perdu ce soir-là n'est-ce pas?

Les questions étaient sortis seules. Il fallait que je les pose, même si je n'attendais pas de réponses. Elle n'y répondrait pas, je le sentais. Ou tout du moins, pas entièrement. Tu étais et resterais toujours un mystère, n'est-ce pas?

HRP:
 


#   Mer 10 Fév 2016 - 20:02

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Tu sais cette tension entre vous elle te fait mal. Tu sais que t’as pas envie que les choses soient comme ça. T’as pas envie que ce soit compliqué. T’as pas envie de te prendre la tête avec elle, t’as pas envie d’être en colère contre elle. Tout ça ce ne sont que des conneries. Des conneries dont tu n’as ni besoin ni envie. Ce que t’as envie c’est de rire, c’est de raconter de la merde, c’est de piquer les sous-vêtements de n’importe que… T’as juste envie… Et elle non plus, tu sens dans sa voix ce reproche qui vous sépare.

Vous avez toutes les deux failli y rester. Vous êtes passées à deux doigts de ne plus exister. Vous avez changé et pourtant quand tu la voies tu ne peux t’empêcher de penser c’est Ludmila ! avec joie. Tu l’aimes cette fille, c’est con. C’est pas fondé mais tu l’aimes. Elle fait partie de ces gens qui t’on atteinte en tout temps. De ces gens auprès de qui tu aurais toujours voulu rester. Oh et puis merde !

Tu attrapes le poignet de ta compagne et l’attires vers toi jusqu’à ce qu’elle soit assez proche pour qu’en te penchant tu puisses la saisir. T’as pas envie que vous ne soyez que deux étrangères. Tu enlaces ton amie enfouissant ta tête sous ses seins mais rien à foutre, ce n’est pas vraiment comme si tu avais le choix de l’option. Tu fais au mieux.

« Pardon… Lude on se fait plus jamais ça d’accord ? »


C’est peut-être pas clair, mais après tout t’as jamais été très nette comme meuf. T’es un peu limité la plupart du temps faut dire. Surtout niveau relation humaine, là tu t’y prends toujours comme une merde. T’es vraiment pas douée pour ça. T’as pas d’entrainement. Et puis t’es conne d’une manière générale. Tu ne sais pas dire les choses sans ambiguïté.

« Je ne veux pas être fachée contre toi. Je suis heureuse que tu ailles bien. Voilà ce que je voulais te dire. Ce que j’aurais du dire. Ne m’en veux pas. »


Tu la serres un peu plus contre toi. Enfin tu essaies c'est pas évident vraiment.


#   Mer 10 Fév 2016 - 20:36

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Brusquement, tu m'attrapas la main et sans que je comprenne bien, je me retrouvai collé à toi, dans un câlin. Euh... Wait. IPIU?! J'ai pas réagis sur le coups, je comprenais pas vraiment ton geste. Mais tu me serrai contre toi, sans que je ne sache bien pourquoi.

« Pardon… Lude on se fait plus jamais ça d’accord ? »

Bon.... Ne plus jamais se faire quoi au juste? Ça faisait des mois qu'on ne s'était ni vu ni donné de nouvelles. Voulais-tu que l'on cesse d'être si distantes? Était-ce seulement possible? Doucement pourtant, je suis venue t'enlacer à mon tour, me serrant contre toi, fermant les yeux. Ça faisait juste du bien de ne plus penser au passé. De te serrer contre moi comme une amie que l'on avait juste perdu de vie.
Parce que c'était ça, en fait, que j'attendais. C'était ça le bonheur. Serrer les gens que l'on aimait contre nous en leur disant combien on les appréciait. Ne plus tenir rancœur et combler les fossés entre eux et nous. C'était les voir revenir, et revenir nous-même vers eux, et c'était faire table rase du passé, pour juste apprécier le présent et envisager l'avenir.

« Je ne veux pas être fâchée contre toi. Je suis heureuse que tu ailles bien. Voilà ce que je voulais te dire. Ce que j’aurais du dire. Ne m’en veux pas. »

- Je ne t'en veux pas Ipiu. Tu avais raison depuis le début. Dommage qu'il ait fallu qu'on frôle la mort pour le comprendre pas vrai? Je suis heureuse de te savoir toujours parmi nous Ipiu...

Je me suis mieux placée contre elle et je l'ai serré contre moi, pas le moins du monde dérangé par notre proximité. Depuis longtemps maintenant j'avais appris à apprécier une étreinte. Je voulais juste oublier pourquoi nous nous étions éloignée l'une de l'autre. Mais je voulais aussi comprendre. Mais pas maintenant.

- Tu m'as manqué Ipiu...

Je t'ai embrassé sur le front, profondément émue par ton geste.

HRP:
 


#   Jeu 11 Fév 2016 - 1:20

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Tu t’es adoucie jeune femme. Parfois quand je te regarde je ne te reconnais plus. Tu n’es plus ce loup solitaire qui jadis fuyait ses pairs. Tu n’as plus peur de les mordre ou de les blesser car tu as cette impression que l’on t’a pris cette part qui de toi-même pouvait propager la violence. Pourtant, quand je te vois je ne te trouve pas plus amoindrie que jadis ni plus forte. Tu restes simplement identique à toi-même, et parfois tu révèles un éclat de douceur.

Tu l’as prise dans tes bras toi qui avait rejeté jusqu’à ton plus proche ami. Tu avais décidé que peu importait à présent, tu n’avais plus rien à perdre et ça te faisait du bien de la savoir auprès de toi. De la savoir vivante et de vous savoir vivantes toutes les deux. Vous aviez été connes. Elle avait voulu mourir, tu avais voulu tuer.
Deux destins dissemblables qui vous avaient mené aux mêmes péripéties vous faisant frôler la mort d’un peu trop près. La conclusion de vos histoires était tout de même différente, elle avait repris sa vie et tu avais entamé la tienne. A un rythme un peu plus lent que ce dont tu avais l’habitude… Mais qu’importait.
Tu ne lui dis pas que tu avais toujours eu tort… Car peu importait maintenant. Tu avais eu tort de croire que c’était mourir qu’elle voulait. Tort de croire qu’elle était libre de sa destinée quand elle avait les pieds et les points lieds par la douleur. Tort de l’abandonner et de ne pas la retenir. Fallait-il raviver les plaies de jadis ou profiter de la chaleur d’aujourd’hui ? Tu pris le partie pour une fois de profiter te la vie.
Votre étreinte se relâche. Elle t’a fait du bien, elle vous a fait du bien. Vous retrouvant, vertes tout ne serait pas comme avant. Certes il vous faudrait un peu de temps pour vous faire confiance… Mais au final votre relation n’avait jamais été composée que de fragments. Fragment de temps, demi-souvenirs. Vous ne vous étiez croisées qu’à pleine vitesse, vous rencontrant vous appréciant sans apprendre à vous connaitre.

« Ca te dirait un thé, un chocolat, ce que tu veux et qu’on papote ? »


#   Lun 15 Fév 2016 - 0:59

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On ne se doute pas à quel point des retrouvailles peuvent nous donner la force d'avancer. D'espérer. On ne sait jamais quand le bonheur viendra frapper à notre porte, ni même quand il nous quittera de nouveau.
D'après moi, notre vie ne connait aucun équilibre. Il n'y a jamais d'avant ni d’après. De bon puis de mauvais et re de bons moments. Il n'y a jamais cet équilibre précaire contre lequel nous voulons lutter. Il peut y avoir un enchaînement de mauvais moments. Et un jour, alors que tout est noir, une éclaircie vous montre le chemin, et vous avancez parmi les décombres.
Ces retrouvailles avec toi, ma réconciliation avec Rin, les délires avec Aaron... Tout ça constituait mon éclaircie à moi. Il n'y avait ni bons ni mauvais moments. Ni avant ni après le drame. Il y avait c'était tout. Ces moments. Ces instants. Ces petites pépites de bonheur volées au temps incertain.

Il s'écoula un moment pendant lequel aucune de nous deux ne parla. Nous ne voulions pas briser la magie du moment, de peur peut-être que la douleur de la réalité ne nous rattrape.
Je ne te connaissais pas au fond, nous ne nous étions pas assez côtoyée autrefois. Il était temps de rattraper le temps perdu non?

« Ça te dirait un thé, un chocolat, ce que tu veux et qu’on papote ? »


J'ai souris à la proposition et je me suis redressée quand tu as finis par rompre notre étreinte. J'ai approuvé d'un signe de tête avant que l'on ne se mette en route.

- J'en serai ravie.

Nous marchâmes (ouai... Fin presque) un petit moment avant d'arriver au café. Nous nous instalâmes et on commanda. Ce fût un cappuccino pour moi.

- Bon alors, qu'est-ce-que tu deviens?


#   Lun 15 Fév 2016 - 9:25

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Elle accepte ton invitation, aussi vous vous dirigez vers la cantine. C’est drôle à quel point cela te semble naturel d’être avec elle alors que vous n’avez en réalité pas passé beaucoup de temps ensemble. Tu imagines que c’est ce que l’on ressent quand l’on retrouve une amie. C’est bizarre, ce terme tu l’emploies de plus en plus souvent. Faut croire que tu t’attendris jeune femme, et je ne m’en plaindrais guère. Je te préfère ainsi qu’amère.
Vous vous installez et si elle commande un capuccino tu préfères un thé menthe. En ce moment tu ne bois quasiment que de cela. Tu ne t’expliques pas cet attrait subit pour une saveur particulière, ni les cinq sucres dont tu agrémentes chacun de tes verres pour en apprécier encore plus la saveur. Pourtant inlassablement, jour après jour tu sucres à outrance ce thé, remuant doucement ta cuillère pour aider les cristaux de sucre à se dissoudre.

Elle te demande ce que tu deviens, et tu ne peux te retenir de faire une blague vaseuse. T’as les yeux qui pétillent d’humour et le sourire de quelqu’un qui est très fier de sa connerie. Faut dire que ça fait des jours que tu attends l’occasion de pouvoir la placer celle-là.

« Ça roule pour moi ! »


Ipiu, t’as vraiment un humour pourri tu sais ? Après, je préfère quand tu en ris que lorsque tu enrages de ta nouvelle condition. Le pire, c’est que personne d’autre que toi n’oserait faire ce genre de blagues de mauvais gout. Pourtant tu ne le prendrais pas toujours mal… Sans doute !

« Je travaille encore à la bibliothèque et je supervise le journal, enfin Huo le fait plus que moi ces derniers temps… Et toi ? Toujours avec ce jeune homme à la peau mate, Rin je crois ? »

A son âge comme au tien les amours sont parfois de passages, et tu es restée sur le carreau plusieurs mois. Alors plutôt que de gaffer plus tard tu préfères mettre les pieds dans le plat. Comme ça c’est fait quoi.


#   Mar 19 Avr 2016 - 23:31

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« Ça roule pour moi ! »

La vanne était nulle, clairement, mais ce n'est pas tant l'humour déplacé qui me fit rire, c'était juste le faire d'être assise là, avec toi, à rire et parler de tout et de rien, et de te voir non pas dépité (tout du moins pas entièrement) de ton état, mais toujours aussi vivante.
Depuis la perte de Blue, je dois avouer que j'avais du mal avec le concept même de la perte. Je savais là douleur que c'était, et plus encore, je connaissais la culpabilité d'être celle qui reste, et non pas celle qui part. Les premiers temps, étrangement, la seule questino que l'on arrive à formuler, c'est "pourquoi elle et pas moi?". C'est idiot, parce que la seule réponse possible, c'est "parce que c'est comme ça" et il est bien dommage de vouloir trouver une autre explication. Je crois pourtant que c'est un passage obligé pour arriver un jour à faire notre deuil.

Je pouvais comprendre que tu te sentes enragée quand à la perte de sa motricité mais je savais aussi que comme pour un deuil, tu t'en relèverais toujours, d'autant plus forte, même si le temps coulerait à flot avant que tu ne tiennes debout (ahah. OK j'arrête.)

« Je travaille encore à la bibliothèque et je supervise le journal, enfin Huo le fait plus que moi ces derniers temps… Et toi ? Toujours avec ce jeune homme à la peau mate, Rin je crois ? »

Toujours aussi franche à ce que je voyais! Un petit sourire amusé vint ourler mes lèvres meurtrie d'avoir été trop mordues par le passé. J'ai doucement acquiescé à ta remarque, heureuse d'aborder des sujets joyeux.
Il était étrange de voir combien nous étions proches alors que nous ne nous étions jamais beaucoup côtoyé. Le temps et ses conséquences avaient eu vite raison de notre amitié, et il était douloureux de se rappeler notre dernière entrevue.

- Et oui, toujours! Heureusement, je dirais même. Cela fait un bout de temps maintenant, et je me vois mal sans lui pour tout t'avouer...

Et pourtant! Il m'avait fallu bien du temps pour accepter la place d'un homme dans ma vie, d'autant que Rin portait sur lui les traces de son passé. Quoique, à bien y réfléchir, je me demande si ce n'était pas justement ça qui m'avait poussé à avoir confiance en lui, en premier lieu. Lui aussi avait connu la violence, sans jamais l'avoir semé. D'une certaine manière, c'était sûrement ce premier et douloureux point commun qui nous avait rapproché.

- Et toi? Quelqu'un dans ta vie? Ou en vue?

Autant abordé les sujets fâcheux tout de suite non?

HRP:
 


#   Ven 6 Mai 2016 - 20:54

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La Ipiu en toi sait ce qu'un garçon peut apporter comme stabilité dans la vie d'une jeune fille. Julien avait un instant été sa bouée dz sauvetage. Tu étais heureuse qu'il en fut de même pour Rin dans la vie de Ludmila.. Qu'il l'aime et qu'elle l'aime en retour était une bonne chose. Tu l'aiderais à dissimuler le corp en cas contraire mais tu te garderais bien de le lui dire aujourd'hui. Pas sûr qu'elle apprecie ce genre d'humour, pas certaine que ce soit de l'humour non plus...
Tu prends en considération ses sentiments tout de même !

La question de ta jeune amie fait un peu touché couler. Une expression triste voile ton visage. La colère est douloureuse pour le coeur qui a aimé. Tu en veux à Julien, ou quel que soit son prénom, tu t'en veux aussi. Même si tu reconnais que sans lui, sans tous ces mensonges, les tiens, les siens... Tu n'aurais jamais perdu tes jambes mais tu ne te serais jamais sentie si libre.
Tu gommes ces sentiments morauses auxquels tu ne veux pas te raccrocher d'un coup de bonne humeur et ton humour tapageur reprends le dessus

« Je crois que je suis mieux seule qu'accompagnée. Tu me verrais une vraie glue, j’dégouline d’amour, j’parle que d’lui ou d’elle, c’est tellement relou que j’paume trois ou quatre potes à chaque bataille. Sérieusement, c’pas fait pour moi. »

Puis t’as pas envie d’être en couple. T’as trop perdu à aimer, t’as trop perdu à être amoureuse. T’as peur de redonner, t’aimes pas les jeux de hasard. Puis merde quoi, t’as autre chose à gérer la de suite que tes sentiments.
D’ailleurs et si tu changeais de sujet ? Oui, très bonne idée je sais, tu me remercie de l’avoir proposée. Bon, il y a un truc dont tu t’occupes et dont tu devras tôt au tard parler à la jeune Ludmila. Alors plutôt que de remettre à plus tard tu t’y prends avec beaucoup d’avance.

« Un certain prof de mathématiques de notre connaissance a pris l’habitude de fêter son anniversaire en mode autruche « vous ne me voyez pas je ne vieillis pas… » Cette année je compte bien le faire chi… et lui organiser quelque chose dans son dos et je sais que tu dois être là. »


Parce que tu comptes pour lui. Ça tu ne le diras pas, c’est en filigramme et faudra apprendre à lire entre les lignes. C’est pas à toi de le dire, de toute manière tu es persuadée qu’elle sait il n’y a guère que toi pour ne pas être à la page quand il s’agit de sentiments. T’as juste pas trop l’habitude de jongler avec.

« Enfin, si tu es libre et que tu en as envie hein ? »

Non parce que t’as l’impression de la forcer… Et puis tu vas avouer que t’as envie d’en parler avec quelqu’un. T’as envie d’en parler avec elle. Organiser c’est drôle, surtout quand tu as des amis avec qui délirer.
PATPOUET:
 


#   Ven 19 Aoû 2016 - 0:41

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Date d'inscription : 08/02/2014
Age : 19
Emploi/loisirs : Faire chier le monde et être un vrai petit diable ;)
Humeur : Ca vous regarde? Non mais sérieux laissez moi tranquille!

C'était vrai. Rin avait fais de ma vie un vrai conte de fée depuis quelques temps. Je ne me voyais plus sans lui. Il avait su me prouver que tout ne s'arrêtait pas aux drames vécus, mais qu'au contraire, tout semblerait plus beau après, lorsque l'orage serait passé. C'était aussi pour ça que je l'aimais tant.

« Je crois que je suis mieux seule qu'accompagnée. Tu me verrais une vraie glue, j’dégouline d’amour, j’parle que d’lui ou d’elle, c’est tellement relou que j’paume trois ou quatre potes à chaque bataille. Sérieusement, c’pas fait pour moi. »

Je voyais bien que malgré le ton léger de la conversation, tu mentais. Au fond, tu avais eu le coeur brisé toi aussi pas vrai? Cette lueur dans le regard ne mentait pas, elle, et elle était assez éloquente. Aussi, je laissai tomber le sujet assez vite, malgré mon désir d'en savoir plus.

« Un certain prof de mathématiques de notre connaissance a pris l’habitude de fêter son anniversaire en mode autruche « vous ne me voyez pas je ne vieillis pas… » Cette année je compte bien le faire chi… et lui organiser quelque chose dans son dos et je sais que tu dois être là. »

Changement de sujet bonjour! Aaron... C'est vrai que monsieur se faisait vieux d'ici peu! Oui oui gentille que je suis, et comme tu l'avais proposé, je ne voulais pas qu'il fasse genre il se passait rien. Au contraire.
Une lueur malicieuse dans les yeux, je fus attentive à tes mots, voulant être de la partie.

« Enfin, si tu es libre et que tu en as envie hein ? »

- C'est évident que je serai là, je raterai pas une seule occasion de lui faire savoir que c'est un vieux! T'as prévu quelque chose ou pas encore?

Aller, aller, on s'active, on avait un nouveau plan foireux en tête. Et cette fois encore, on risquait le renvoie si Aaron était de sale humeur ce jour là, comme Hideko quand on lui avait piqué ses sous-vêtements il y avait maintenant bien longtemps... Un sacré moment!

- Tu penses qu'il faudrait planquer les couteaux dans la cuisine? Et couper le courant? Et fermer les fenêtres à clé? Le temps qu'il ne nous tue pas!


#   Sam 20 Aoû 2016 - 14:32

Personnage ~
► Âge : 26 ans (sans doute)
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Age : 23
Emploi/loisirs : Euh... Ecrire ?
Humeur : Vous connaissez le syndrome de la cocotte minute ? Bah voilà. sous pression et prête à exploser !

T’aurais eu l’air bien cruche si elle avait insisté, ton assurance et ton humour ne servaient qu’à masquer les blessures qui n’avaient pas encore cicatrisées. Tu faisais la fière, mais au fond t’étais blessée, à trop aimer, à trop pleurer. Il y avait quelque chose d’un peu rêche dans ton cœur à cet endroit où jadis Julien siégeait en roi. Cela te passerait peut-être avec le temps, mais avant d’aimer quelqu’un mais surtout te laisser aimer par quelqu’un il te faudrait du temps et de la patience pour recommencer à t’aimer, pour te trouver à sa hauteur et ne pas simplement te voir comme un poids encombrant à quatre roues. Et ça ce n’était pas joué.

Elle tombe dans ton piège et ça te fait plaisir, la jeune diablesse. Elle aussi est une vraie peste, après tout vue les circonstances dans lesquelles vous vous êtes rencontrées, tu n’aurais pas du en douter. Elle est toujours prête à se lancer dans un mauvais coup. Même si en principe préparer sa fête d’anniversaire à un pote n’est pas un mauvais coup hein ? En principe parce que dans ta tête t’as quand même quelques mauvaises idées d’avance et c’est pas plus mal… Genre, accrocher une guirlande super-girly avec des papillons au dessus de sa fenêtre pour donner un air encore plus kitch au décor.

« J’ai déjà prévenu Gaetano et Mitsu, ainsi que le petit Nicolas… J’pensais à un gros « surprise » avec une petite soirée sympatoche… J’comptes bien sur l’effet de surprise et sur le nombre pour qu’il oublie de nous tuer, tu vois dans ma tête il y aura assez de témoins pour qu’il se retienne… »

Ouai, et puis de bases Aaron c’est pas un gros psychopathe sanguinaire, fallait pas le confondre avec Michigan… Il était gentil, un peu con. Sacrément barré, mais gentil.

« J’avais envie de tester les cocktails en gelée, mais faut vraiment les préparer à l’avance sinon ça n’a pas le temps de prendre, et ça serait chiant à stocker… Du coup j’vais trouver un truc pour le dégager de chez lui, et squatter pour refaire joliment la déco à coup de rose, d’orange, de jaune… ‘fin les couleurs qu’il aime, peut-être que si elles sont en excès il comprendra pourquoi on lui conseille d’en user avec parcimonie… Des idées pour pimenter la fête ? »

Bon, tu t’attends pas au pire… Mais presque !


 

Constat | Ludmila

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