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Chère France, tu m'as envoyé un appel, je suis venue. (Pv : Angie)
##   Lun 9 Nov 2015 - 23:11

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Je baissai les yeux sur le repas qui me faisait face. Revenir dans ce pays était bien plus compliqué que ce que j'aurais cru.
Dernièrement, rien n'avait été. Toutefois, ressasser mes dernières semaines n'aurait été qu'une perte de temps. Aussi, plutôt que de me forcer à terminer un repas dont je n'avais plus envie à cause de ces pensées mal-avenues, je pris la décision de me lever, et de partir du restaurant après avoir laissé l'argent du repas sur la table.
Je glissai mes mains dans mes poches, et partis en direction de la plage.
J'avais ressenti l'Appel de cet élève quelques semaines auparavant. C'était douloureux. Surtout lorsque l'Appel en question fait appel en partie à la solitude à cet instant précis où la solitude est devenue notre pire ennemie. J'avais toutefois réussi à le surmonter, sans finir dans le même état que lors de mon combat avec Akihiko. L'enfant avait bien réussi à me faire retrouver la raison...
Tomoe m'avait aidée, et guidée ; j'avais monté le dossier de la personne dont j'avais ressenti l'Appel, et suite à l'une de nos réunions du soir, j'avais proposé d'aller le chercher en personne.
La directrice avait dû être surprise par ma demande -ou bien était-elle surprise par mon manque de punch. Elle accepta sans poser un nombre incalculable de conditions, et le lendemain, j'étais téléportée en France après avoir pris connaissances des dernières formalités avec Hideko.
J'arrivais dans un premier temps à Paris, là où Ys m'avait emmenée quelques mois plus tôt. Perchée en haut de la tour Eiffel, j'observais l'incroyable vue que m'offrait Paris. Finalement, alors que je sentais que c'était la goutte de trop, je sortis une carte postale de ma poche, et me téléportais à La Rochelle après avoir imprimé le lieu représenté sur l'image.
Je m'assis sur un banc, et regardais les passants se bousculer pendant de longues heures. La présence de cet homme que je devais aller chercher palpitait au fond de mon être, et j'avais rapidement compris qu'il ne me faudrait pas beaucoup de temps avant que je ne le trouve, lorsque l'envie m'en prendrait.
Je déambulai sur la plage, les mains dans les poches, l'esprit vagabondant autour de moi sans jamais se fixer sur une idée précise. J'avais besoin d'évacuer.
Outre le fait que je ressentais la présence marquante de la personne que je devais aller chercher, j'avais aussi senti, de manière beaucoup plus forte, la présence d'Aaron Eran. Il avait décidé, plusieurs mois plus tôt, de partir de Terrae, faire un break... J'avais été désignée pour garantir sa sécurité en cas de pépin. Cela se simplifiait en : je vous unie pour une courte durée, en cas de problème physique rencontré par l'adolescent Eran, tu recevras, Mitsu, une petite décharge qui t'indiquera l'endroit où tu dois te rendre pour venir à son aide. En soi, ça ne servait à rien. Depuis son départ, cette connexion n'avait absolument rien changé à mon rythme de vie. Si ce n'est qu'à présent que j'étais en France, à une mer près de là où lui se trouvait, je le sentais là, plus présent, plus proche. C'est sûr que la distance avait été vraisemblablement réduite, comparée à la distance qui nous opposaient jusqu'alors, entre le Japon et l'Angleterre.
Après avoir regardé un nombre incalculable de vagues s'échouer sur la plage, je me levai du carré de sable sur lequel j'avais élu domicile. Hideko avait préparé un éventuel refus, comme à chaque fois qu'un Master se rendait sur place afin d'aller chercher un nouvel élève, et j'avais ainsi hérité d'une chambre d'hôtel où me reposer avant de rentrer le lendemain. Il faut croire qu'elle n'estimait pas pouvoir croire en ma maîtrise de la téléportation pour effectuer un long trajet deux fois dans le même jour.
Je commençais à me diriger vers le chambre d'hôtel, finissant par croire que ça ne servait à rien que j'aille rendre visite à cet inconnu. Et puis, le Vide qui s'était créé en lui, et que je ressentais en moi depuis que j'avais entendu son Appel me ramena à la raison.
Je fermai les yeux quelques secondes, et réapparus en face d'une porte en bois. Mes doigts s'approchèrent de la surface lisse pour frapper quelques coups maladroits. Je ramenai mes mains pour les glisser dans les poches de mon pantalon noir ample. J'enfonçai ma tête dans mes épaule, me cachant dans le col de mon trench aux couleurs ternes. Je n'avais plus qu'à attendre qu'il m'ouvre... Et me présenter en bonne et due forme, en essayant de ne pas tout bêtement passer pour une folle.
Parfois, je me demande comment j'ai pu accepter, moi, de venir dans cet Institut. Parce que lorsqu'on y pense, la personne qui vient nous chercher est louche, nous parle de quelque chose d'improbable, avec une voix étrange, des idées absolument incohérentes, et un discours à l'opposé de la raison. Si on y réfléchit, toutes les personnes qui ont accepté de venir ici ont soit 1/ pas eu de maman pour leur dire de ne pas faire confiance aux inconnus, soit 2/ pas eu de maman raisonnable pour leur inculquer cette notion indispensable de sécurité.




##   Mar 10 Nov 2015 - 0:01
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La morosité des journées d’automne se faisait sentir sur ses traits. Le bronzage de l’été s’en était allé et cette année les cernes s’étaient creusées plus vites qu’à l’accoutumée. Le visage de l’homme n’avait jamais paru si terne. Pourtant personne ne s’en souciait, ses amis ne s’étaient douté de rien quand il leur avait dit qu’il était trop occupé par un projet pour sortir. Ils étaient habitués à Angie et à ses projets farfelu, mais aucun d’entre eux n’avait jamais noté qu’il se libérait toujours pour eux… Après tout ce qui était naturel n’était pas de grande importance. Pourtant ce soir-là, il leur manqua quelque-chose…. La petite étincele que leur apportait leur ami n’était pas la pour tou pimenter… Et eux aussi finalement trouvèrent bien morose cette soirée d’automne.
Le nuit était tombée tôt, les jours avaient raccourcit, pourtant nulle lumière n’avait été allumée dans l’appartement de l’homme. Il restait là à fixer le plafond s’obscurcissant. Il n’avait envie de rien, cela faisait des semaines qu’il ne mangeait plus avec entrain, et parfois au contraire il ressentait le besoin de s’engloutir toute une tablette de chocolat pour se remonter le moral. Il en avait mangé trois d’affilé comme ça en rentrant du collège hier, alors qu’il n’avait rien mangé depuis trois jours. Tout était normal. La peinture sur le sol avait séché, et tout semblait figé dans ce manque d’entrain du professeur.

Fixant le plafond qui s’obscurcissait lentement il sentait la boule se former à nouveau dans son ventre, cette sourde angoisse. Demain encore il devrait leur faire face, demain encore il serait confronté à cet échec qu’était sa vie. Devant ces classes qui n’avaient rien à faire de lui, devant ces élèves qui n’avaient aucun intérêt. Il ne se voyait plus enseignant mais gardien de prison… Alors il s’en foutait. Il s’en foutait d’eux tous. Qu’ils aillent se faire foutre…
Mais pourquoi n’arrivait-il pas à se lever ? Pourquoi allumer la lumière lui semblait un acte impossible ? Peut-être parce qu’il s’en foutait d’être dans le noir. Tout semblait couler sur lui, le temps même s’étendait flexible, il serait bientôt le matin et son grand corps mou n’aurait pas bougé. Il n’attendait même plus que quelque chose passe, il attendait juste que le temps passe. Il était dégoûté et vide.

Quand l’on toqua à la porte, il n’eut pas envie de se lever, il n’avait pas le courage. Elle était bien trop lointaine. Repassez demain, il pensa. Sauf qu’il y avait cette attraction, ce petit truc qu’il n’aurait su expliquer qui le poussa à lever son cul du canapé où il avait commencé à s’incruster. Il se dirigea vers la porte et l’ouvrit sans même prendre la peine d’allumer la lumière.

Alors il l’a vit, il ne connaissait pas son nom mais elle semblait luire d’une étrange lumière. Lumière qui se propagea dans le regard de l’artiste, d’une main presque tremblante il posa sa paume sur la joue de la femme.

« Tu es réelle ? »


Cette douce lumière qui irradiait d’elle aurait bien pu faire d’elle un fantasme, mais il espérait que ce ne fut pas le cas. Il espérait que cette sylphide aux regard améthyste soit belle et bien réelle.


Dernière édition par Charlie-Ange Petit le Mer 11 Nov 2015 - 18:07, édité 1 fois
##   Mar 10 Nov 2015 - 19:17

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J'attendis devant la porte. Rien ne semblait se passer, et même si je sentais son énergie rayonner derrière la porte, je compris qu'il ne viendrait pas m'ouvrir.
Normalement, j'aurais insisté, comme tout bon Master doit le faire. Au moins jusqu'à avoir proposé l'offre. Mais je n'étais pas d'humeur. Je n'étais plus d'humeur ces derniers jours. Alors je pris la décision de partir. Mais à l'instant même où je tournais le dos, je le sentis bouger à l'intérieur, et je décidai de rester quelques secondes de plus. Une... Deux... Et la porte s'ouvrit, dévoilant à mes yeux un jeune homme aux cheveux châtains et au teint fatigué. Pourtant, à l'instant même où nos regards se croisèrent, je sentis une boule se former dans le creux de mon ventre et un sentiment étrange se répandit en moi. Une lueur s'était éclairée dans son regard, balayant avec brutalité tout ce qui avait rendu ses journées plus ternes les unes que les autres ces dernières semaines.
Sa main se leva jusqu'à ma joue, et je sentis le contact de sa peau avec la mienne. Je ne bougeais pas, accrochée à son regard qui me rendait si... belle.
C'était un sentiment si étrange que je n'aurais su le décrire. Ca ne m'était jamais arrivée. Mais sa voix, son regard, sa main... Alors que sa question parvenait jusqu'à mes oreilles, le regard qu'il me renvoyait me donna cette impression de, justement, ne pas être réelle. J'avais cette étrange sensation de n'être qu'une illusion ; l'un de ces mirages qui nous berce et nous aide à nous reprendre en mains lorsque ça ne va plus.
Un ange passa. Mon regard était toujours accroché au sien. Je parvins finalement à baisser le regard. Un sourire s'étira malgré moi, et je posai délicatement mes doigts sur les siens pour retirer sa main de ma joue. Toute la colère, la mélancolie, la tristesse, la solitude... Tous ces sentiments qui m'avaient alors habités jusqu'alors, jusqu'à ce que je vienne jusqu'à chez lui... Tout semblait s'être envolé face à ce regard et cette image qu'il avait su me renvoyer de moi-même. Je ne m'étais jamais vue comme ça.
Je relevai les yeux vers lui.

-Oui, je le suis. Et je suis venue ici pour te faire une offre,
soufflai-je doucement. Recommencer quelque chose de nouveau. Revivre à nouveau...

Et soudain, ce fut comme si, moi-même, je buvais mes propres paroles. Comme si, moi-même, grâce à cette lueur qui avait traversé son regard, j'avais le sentiment que ce que j'allais lui raconter était vrai. Que tout était possible...
C'est ainsi que je réalisais qu'il était temps pour moi de me reprendre. Et m'être proposée pour aller chercher cet élève n'était pas suffisant. J'allais devoir donner plus.




##   Mer 11 Nov 2015 - 0:27
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L’homme la regarde éberlué. Il est peut-être possédé par l’apparition irréelle. Il ne saurait dire ce qui l’a poussé à se lever. A quitter enfin son mutisme, il ne sait ce qui l’a attiré vers cette porte, mais attiré c’est bien le mot qui convient. Il a été attiré vers cette présence. Il est des choses qui ne s’expliquent pas, il n’y a pas toujours de réponse aux nombreux pourquoi, certaines choses se doivent simplement d’être ce qu’elles sont. Ce soir il devait ouvrir la porte. Ce soir il devait la rencontrer.

Appel : Action, pouvoir de ce qui attire, exerce un attrait sur quelqu'un.

Il fallait que ses yeux d’émeraude rencontrent ceux d’améthyste. Il est resté un instant sous le charme, un instant sans voix avant de se reprendre, avant de toucher l’illusion. Elle est vivante, Il touche sa peau soyeuse et élastique, sa chaleur caresse ses doigts, c’est un soleil ? Non, une étoile car c’est dans la nuit de son existence qu’elle est apparue. Sa lumière a illuminé le regard de l’homme.  Un sourire se dessine sur ses lèvres ajoutant un peu de chaleur à ses traits. Elle aussi semblait s’éclairer.

Rencontre : événement imprévu qui change une vie.

Elle retire la main de l’homme de sa joue. Le geste était peut-être déplacé. Il ne l’a pas voulu ainsi. Elle ne l’a pas retiré pour cela. Elle brise l’instant un peu trop tôt pour lui. Il ne comprends pas ce qui se passe, comment le pourrait-il ? Ses mots n’ont aucun sens ! Il ne pourrait deviner ce qu'il se cache derrière, pourtant l'esprit fourmillant de l'enseignant fourmille d'idées, de suppositions, toutes existent et se rencontrent dans son esprit. Ses mots son ceux d'une illuminé qui prêche pour sa secte. Il ne s’effarouche pas, son regard ne se fait pas suspicieux. Est-il fou ? Sans doute un peu. Chaque croyant est allumée d'une flamme, il comprend même si lui a perdu la foi.

« Entre. »


Il s’est effacé pour la laisser entrer. Il a laissé la porte ouverte. Allumé la lumière qui n’avait plus l’habitude d’être sollicitée. Il s’avance vers la salle qui lui sert de salon, le canapé qui n’a pas encore refroidit. Des toiles sont posées contre les murs, certaines illuminées de couleurs d'autres encore vierges, des pots de peinture séchée traînent sur le sol recouvert de tâches multicolores. Elle a une offre à faire et il est prêt à l’écouter.

Folie : manque de jugement, force de création.

La logique voudrait qu’il y réfléchisse. Il devrait se rendre compte qu’elle pourrait être dangereuse. Elle l’est surement, elle a déjà bouleversé ses certitudes. Les hommes ne  brillent pas, même ceux de Fukushima. Pourtant elle, elle rayonne. Aurait-il ouvert sa porte à n’importe quel inconnu ? Ce n’est évidement pas le cas, il est optimiste mais guère insouciant. Elle il la laisse rentrer sans méfiance. A-t-il le choix ?
Pourrait-il lutter contre l’ordre des choses ? Certains choix n’en sont pas. Certains choix s’imposent.

« Assieds-toi ? Tu-veux boire quelque chose ? »

Il n’a pas la moindre idée de l’état de ses réserves, mais il lui restera toujours un sachet de thé quelque part, une bouteille d’alcool, du jus de fruit peut-être bien ? En cherchant dans son fouillis rien ne semble impossible.
Elle est là avec une offre dont il ne sait rien. Elle est là, et il sait déjà qu'il acceptera quoi qu'elle dise.

Évidence : caractère qui s'impose à vous et dont vous ne pouvez nier la vérité.
##   Dim 29 Nov 2015 - 18:28

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HRP : Je suis sincèrement désolée pour le retard T_T

Il m'invita à entrer. J'acceptai d'un hochement de tête, et entrai dans l'appartement. J'eus un sourire triste. Tout était en désordre. La pièce principale n'avait pas été rangée et nettoyée depuis quelques temps maintenant. Ca ressemblait tant à chez moi...

Je m'approchai du salon, et m'installai sur le canapé lorsqu'il m'y invita. Mes yeux se levèrent sur lui. Et si tout ici me rappelait ma propre vie, il y avait cette lueur dans son regard qui changeait tout. Je ne lui avais encore rien dit. Et pourtant, je savais d'ores et déjà qu'il allait accepter. Quoi que je dise. Cette offre était ce qu'il attendait. C'était aussi ce qui avait transformé ma vie. Ce qui m'avait aidé à surmonter la solitude et la perte. Ce regard qu'il avait, je réalisais maintenant que j'avais eu le même, plusieurs années plus tôt. J'avais eu le même, et je l'avais perdu, depuis plus d'un mois.

-Je veux bien.


Il se leva pour aller chercher des verres. Je le suivais du regard. Il ne respirait pas la vie. Ou devrais-je dire, il ne respirait plus la vie. Sans l'avoir connu auparavant, je le voyais. Ses traits étaient fatigués, sa démarche était traînante. Il revint quelques instants plus tard avec deux verres plein. Je pris celui qu'il me tendait et attendis qu'il s'installe.

-Je m'appelle Mitsuki.


Mes yeux s'attardèrent sur son visage. C'était un bel homme. Il avait un très beau regard et des traits fins. Finalement, un léger sourire étira mes lèvres. Je levai les yeux vers les tableaux qui ornaient la pièce, certains terminés, d'autres encore en cours.

-Tu...

Je m'arrêtai au milieu de ma phrase. Mon niveau de français s'arrêtait là malheureusement. Je n'avais appris que le strict minimum. Et quelques mots de vocabulaire m'échappaient. Je sortis de la poche de mon manteau une minuscule puce. Je lui tendis l'appareil avec délicatesse.

-Je ne parle pas très bien français... Avec cette puce, tu pourras me comprendre, même si je parle japonais.


J'attendis qu'il la prenne et la place dans son oreille. Plus le temps passait et plus je réalisais que je devais lui paraître terriblement étrange. Une proposition de vie meilleure dans un monde idyllique. Une puce pour comprendre toutes les langues... Cela s'ajoutant à mon physique fantaisiste. Seule sa curiosité et son âme d'artiste devait lui permettre d'accepter ma présence encore un peu plus longtemps.

-Tu es un peintre, n'est-ce pas ? Ce sont de très beaux tableaux que tu as peint là.

Je bus quelques gorgées. Je ne décrochai plus mon regard de son visage. Mes yeux étaient suspendus à ses lèvres. Un nouveau sourire, quoique mélancolique, éclaira mon visage.

-Je suis venue ici pour te proposer de partir vivre dans un endroit totalement différent. Une chance pour toi de recommencer, en quelque sorte, une nouvelle vie à zéro.




##   Mar 1 Déc 2015 - 19:56
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Il cherche des boissons, mais il n'a pas fait les courses depuis longtemps, dans le meilleur des cas. Il ne se nourrit plus correctement depuis des semaines qu'il n'en ressent plus l'envie. C'est presque étonnant dont le moral peut contraindre les besoins. Il a mis en sourdine sa faim, comme si elle n'avait pas d'importance. Lui qui depuis longtemps est à l'écoute de son corps pour surmonter la maladie, fait la sourde oreille sans penser aux conséquences que cela pourrait avoir. Au fond il a commencé à s'en foutre de ça aussi.
Ne trouvant rien dans le frigo qu'une bouteille d'eau un peu trouble, il en referme la porte se rabattant sur les placards. Elle est là, cette unique bouteille d'alcool qu'il a acheté pour une quelconque sauterie et qui n'a pas été consommée. Il ne bois pas d'alcool quand il est seul, il est à la limite du teetotal. Il sait que l'alcool lui fait rapidement perdre le contrôle de ses mouvements, alors il a appris à vivre sans... Et au final cela ne lui a jamais manqué, se préservant des extrêmes il a toujours pu goûter et apprécier sa saveur, mais n'a pas fait deux fois la même erreur. Il faut avouer qu'il a eu peur ce jour-là où il n'a plus réussi à se lever après avoir "trop" bu. Ça lui a servi de leçon.
Ça n'a par la suite pas toujours été évident dans le milieu où il évoluait de suivre cette philosophie. Il était entouré de personnes excentriques et marginales. Combien de fois il a du prendre sur lui ? Il a toujours du mal à dire non, il a du apprendre. Heureusement il a rapidement trouvé des gens qui l'acceptaient tel qu'il était, ne jugeant pas péjorativement sa modération. Ce sont eux le noyau dur de sa personnalité, le socle sur lequel il peut se reposer.
Sauf que cette fois-ci il n'a pas réussi à se tourner vers eux. Cette fois, l'abattement était trop grand. Il avait même perdu l'envie de se relever pour avancer. Était-ce par honte qu'il s'était abstenu ? Peut-être. Il ne voulait pas qu'ils le voient ainsi. Il avait l'habitude d'aider et non d'être aidé.
Il contemple un instant de plus la bouteille et la repose sans savoir pourquoi. C'était seulement un "non". Il avise une bouteille de sirop de menthe et la soupèse. Il en conclue qu'il en reste juste assez pour deux verres, il la remplit à moitié, referme le couvercle et la secoue pour récupérer les dernières bribes d'arômes. C'est un vrai pro de la débrouille Angie, et faire les fonds de tiroir est pour lui assez fréquent vu qu'il dépense son argent dans des fournitures pour ses créations diverses et variées.
Il revient bientôt portant les deux verres, il en tend un à Mitsuki vu que c'est le prénom qu'elle lui a donné. Il ne donne pas le sien, si elle est venue le trouver elle doit déjà le connaître. Du moins c'est là sa pensée.

Il ne comprends pas vraiment ce qu’elle veut qu’il fasse avec cette… Carte sim ? Il ne sait pas à quoi sert l’objet et il la regarde un peu perdu, elle lui explique à renfort de gestes ce qu’il doit en faire. Il la place donc comme un écouteur dans son oreille, c’est assez bizarre comme sensation, mais si ça lui fait plaisir. Il ne remarque pas qu’elle a changé de langue, ne l’en trouve que plus bizarre, mais cela ne semble pas le gêner.
Il s’assoit sur un pouf face à elle, il n’a pas soif mais il boit ses mots.

« La majorité ne sont pas achevés. »

Il entame beaucoup de choses mais n’en finit que peu, certaines pour lui n’ont plus d’importances, car elles ne lui plaisent pas. Alors ils restent juste là en tas, attendant de le séduire à nouveau. Cela vient un jour où l’autre, l’envie le reprend et il finit.

« D’accord. »

Pas de réflexions, pas de choix dans sa réponse, juste une évidence. Il n’a jamais eu le choix que de dire oui. Il le sent, cela s’impose à lui. Il la suivra, quoi qu’elle demande… Mais il ne s’imagine pas partir de suite, en l’instant alors il se lève sans mot, sort un trépied, une toile blanche et sa peinture. Il aura bien le temps pour une nouvelle œuvre non ?


##   Mer 2 Déc 2015 - 17:43

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Oui. Je l'avais bien remarqué... Toutes les oeuvres ne sont pas terminées. J'imagine que chaque artiste a ses raisons lorsqu'il ne termine pas un tableau. Le manque d'inspiration, la perte de cette inspiration... Le manque d'envie. L'impatience d'en commencer un autre, aussi ? Pas le temps de terminer celui en cours, il faut en faire un autre.
J'ignore en réalité comment fonctionnent les artistes. Je n'en ai jamais rencontré. Je crée des robots, et pour ma part, j'ai toujours tellement hâte de m'assurer qu'il fonctionne tel que je le voulais que je me plie en quatre pour le terminer au plus vite. Mais peut-être que pour certaines personnes, mettre en pause une oeuvre pour la reprendre plus tard n'est pas un mal.

Il accepta ma proposition. Un mince sourire étira mes lèvres. Je m'y attendais. Dès l'instant où je suis entrée chez lui, je savais qu'il dirait oui. Il n'a même pas réfléchi. C'est comme s'il s'y attendait depuis qu'il m'avait vu. Tout semblait couler d'eau de source. Alors pourquoi étais-je déçue, du moins en partie ?

J'imagine que j'avais peur de le décevoir. Peur qu'il ne soit pas aussi heureux que ce que je lui proposais d'être. Qu'il ne parvienne pas à se reconstruire, à recommencer à zéro. C'était toujours plus facile à dire qu'à faire, hein. Et mon état actuel devait justifier mon manque d'engouement. Le pauvre, si j'étais venue plusieurs mois plus tôt, j'aurais été tellement plus agréable. Et qu'est-ce que je peux être chiante à toujours évoquer les mêmes choses ! Et encore, heureusement que ça ne reste que dans mes pensées et que je n'extériorise pas tout...

Il se leva et je haussai un sourcil. Je pensais partir tout de suite. Il déplia son trépied, déposa une toile dessus, et se prépara à peindre. J'osais alors :

-Il faudrait que tu prépares tes affaires. Je pensais partir ce soir... A moins que tu veuilles terminer certaines choses avant de partir.

J'étais étonnée qu'il ne me pose pas de question. Où est-ce qu'on allait ? Comment ça s'appelait ? Pourquoi lui ? Pourquoi partir ? Y avait-il des conditions ?

-Quand on sera là-bas, tu ne pourras plus venir ici à moins d'en obtenir l'autorisation. N'oublie pas de préparer tout ce que tu souhaites emmener là-bas.

Je ne me reconnaissais pas dans ces paroles. J'étais déconnectée. J'avais l'impression d'être ce genre de personne sérieuse, qui fait sa tâche. Une véritable Master en fait. C'était assez étrange.

-Si tu as des questions, tu ne dois pas hésiter, hein. Je suis étonnée que tu ne m'en aies pas posé...




##   Sam 5 Déc 2015 - 15:53
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Il la regarde interloqué. Il sait qu’il doit la suivre, quelque chose en lui le pousse vers cette conclusion… Mais partir de suite ? Cela lui semble inapproprié. Il y a cette distance entre ce qu’il doit faire, ce contre quoi il n’arrive pas à lutter, et ce qu'il devrait ressentir. Il sait qu’il va devoir la suivre, ce n’est pas logique. C’est même fou, et le fait que cet enfant fantasque s’en rende compte montre bien que l’idée est des plus saugrenues. Lui qui semble d’habitude suivre le monde selon sa propre mesure, n'est pas déconnecté de ce dernier, juste à côté… Comme quelqu’un à côté de la plaque en permanence. Il a ses raisonnements qui semblent illogiques, mais qui lorsqu’on les étudie le sont tout a fait… Il n’a juste pas toujours le même ordre de priorités.
Alors qu’il se rende compte que la situation est anormale est… En soi-même anormal. D’habitude il tire ses propres conclusions et ne se laisse pas influencer. Là il se sent… en quelques sortes obligé ? Il ne sent pas cette hésitation qui précède le choix, il ne sent même pas qu’il a le choix… Cela lui semble… Evident. Il a aimé cette sensation, ce vent qui le poussait à nouveau vers l’avant. Seulement les paroles et l’empressement de la femme le mette mal à l’aise.
Il sent qu’il passe à côté de quelque chose, qu’il devrait s’attarder. Il sent que sa décision est précipitée, et qu’elle ne lui appartient. Il ferme les yeux, cherchant un peu de colère dans son corps et dans son cœur à opposer à ce raz de marée. Il cherche quelque chose pour luter, pour voir ce qui lui semble incertain, pour réussir à comprendre d’où lui vient ce contentement pour des choses qui logiquement devraient lui paraître absurdes. Il cherche un peu de lucidité.
On ne quitte pas sa vie comme ça sur un coup de tête ! C’est totalement absurde, alors pourquoi cela lui semble normal ? Pourquoi ? C’est irréel. Impossible. Pourquoi ne trouve-t-il nul argument à opposer ? Lui qui est toujours modéré dans ses pensées et créé bien souvent des opposants dans sa tête pour entendre leurs arguments. Rien. Il va la suivre.

Il crispe sa main sur le pinceau, le repose, tant pis. L’œuvre ne naitra pas, elle s’en est allée. Les paroles de la femme l’ont chassé.e C’est triste et pourtant il… S’en moque. Cela ne lui est donc pas totalement passé, il continue encore à accepter sans s'investir.

« Je ne pensais pas que nous partirions si tôt, j’avais la sensation que notre destination était lointaine. »


Après tout, elle parlait français… Du moins c’était ce qu’il pensait ne comprenant pas le rôle de la puce qu’il avait logé dans son oreille. Il ne savait pas où elle voulait l’amener, et ne posait pas de questions, du moins pas les bonnes. Il n’avait pas envie de savoir, il voulait juste la suivre. C’était magnétique.
Il délaisse la toile comme il délaissera tout le reste, cherche une grande valise à roulette pour y entasser tout le nécessaire.

« Disposerais-je de beaucoup de place ? Dois-je prendre des affaires chaudes ou froides ? Y-a-t-il beaucoup de place dans ta voiture pour que je prenne plusieurs bagages ou est-ce que je vais devoir me les envoyer par la poste… Ah et il faut que j’envoie ma lettre de démission aussi en parlant de poste… »


Il devrait plutôt commencer par demander un congé sans solde, mais il sent que s’il quitte aujourd’hui sa vie, il n’aura plus jamais envie d’y retourner. Il abandonne le trépieds en plein milieu de la salle, ce n’est pas comme s’il avait une place définie, comme beaucoup de choses chez lui leur place est là où elles atterrissent.

Il est parti sur le fait qu’ils partaient en France, ou dans ses alentours… L’Espagne peut-être ? Un endroit où l’on ne dépend pas de vols internationaux pour se rendre et où le plus tôt l’on part le plut tôt on arrive. Cela lui semble évident, alors il ne demande pas plus d’information… Le lieu n’importe guère… Tant qu’il la suit.


##   Lun 7 Déc 2015 - 22:58

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"Où va-t-on ?" Jamais cette question n'est sortie de sa bouche.
Sans se plaindre, sans opposer à mes suggestions la moindre réticence, Charlie-Ange abandonna son tableau, comme si cette idée était repartie aussi vite qu'elle était venue. Ca me faisait presque mal de le voir laisser sa vie derrière lui comme si elle ne représentait rien. Mais en même temps, n'était-ce pas "normal" ? Dans le sens où Terrae est là pour venir en aide à ceux qui n'ont plus rien. Et dans sa manière d'agir, Charlie-Ange me montrait qu'il n'avait plus rien.
Il commença à préparer ses affaires. Quelques questions lui échappèrent, certainement davantage dues à ma réflexion qu'à son libre arbitre. Sa manière d'agir me laissait perplexe. Comment avait-il pu accepter sans poser la moindre question ? Sans hésiter une seule seconde ? Ca n'avait pas de sens ! Est-ce que j'avais agi de la même manière, cinq ans plus tôt, lorsqu'ils étaient venus me chercher pour m'emmener à Terrae ? Est-ce que j'avais accepté sans hésiter ? Je n'arrivais pas à me rappeler. Tout ce que faisait Charlie-Ange me laissait perplexe. Sa façon de faire m'empêchait de répondre. On aurait dit un robot qui exécute les ordres qu'on lui donne sans réfléchir. C'en était déconcertant.
Et pourtant, connaissant Terrae, connaissant tout ce qu'elle avait à offrir, outre les pouvoirs, bien qu'ils représentent une part conséquente des cadeaux de Terrae, je ne comprenais pas pourquoi je voulais qu'il refuse mon offre. En soi, n'avais-je pas raison ? N'étais-je pas en train de lui proposer une vie meilleure ? Une vie bien plus incroyable que ce qu'il a jamais vécu ? Alors pourquoi voulais-je qu'il hésite ? Pour me rendre la tâche encore plus compliquer. Pour me forcer à défendre ma cause, comme l'une de ses nombreuses sectes qui plaident la cause de leur Dieu ? C'était stupide. Mon raisonnement n'avait aucune logique. Au moins aussi peu que son incapacité à remettre ma parole en cause.
Mais c'était peut-être ainsi que ça devait se passer. Les choses avaient été prévues comme ça. Je devais venir le voir à l'une des périodes les plus chiantes de ma vie. Je devais lui parler de Terrae, et lui, sans réfléchir, devait accepter ma proposition. C'était ainsi.

-Au tout début, tu seras au dortoir. Après quelques semaines, tu obtiendras ta chambre. Prend les affaires que tu souhaites. Nous partons pour le Japon. Nous prenons l'avion. Je ne pense pas que nous pourrons tout ramener ce soir... Mais ne t'en fais pas, je m'assurerais pour que dans les jours à venir, tout ce que tu souhaitais emmener avec toi soit livré à Terrae.


Merci téléportation. Bye bye jolie poste.

-Tu pourras envoyer ta lettre une fois sur place. Comme tu es déjà dans le monde du travail, même si tu devras suivre à nouveau les cours à Terrae, je pense qu'ils essaieront bien vite de te trouver un nouvel emploi, à moins que tu ne veuilles en profiter pour justement reprendre tes études. A toi de voir.


Je me tournai vers la toile qu'il avait abandonnée avant même de l'avoir terminé. Il était encore en train de ranger ses affaires. Je laissais tout de même échapper :

-Qu'est-ce que tu voulais peindre ?




##   Mer 16 Déc 2015 - 20:14
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Il faut avouer qu’à tout autre qui ne l’a pas vécu la situation semblerait complètement folle, même à lui elle échappe. Il aimerait la rattraper, il aimerait dire qu’il sait pourquoi il agit ainsi, mais ce n’est pas le cas. C’est l’une de ces situations où l’homme n’est pas maître de son destin, car aucune solution ne lui semble plus acceptable que celle que l’on lui propose. Elle semble tellement lumineuse, qu’arpenter n’importe quelle autre destinée lui semblerait terne. C’est un peu comme tomber amoureux, il ne contrôle rien et pourtant il a envie de courir à cent à l’heure, sans craindre le moindre instant de s’encastrer dans un mur. Il y a toujours cette partie de son cerveau qui lui dit qu’il va se planter, mais il prend tellement de plaisir à appuyer sur l’accélérateur, qu’il la fait taire.

Le Japon ? Elle a bien dit le Japon ? Il s’arrête un instant pour réfléchir. La réponse l’ébranle un peu, il ne l’avait tout simplement pas vue venir. D’autres questions d’ordre pratique lui viennent. Il a déjà la solution de l’équation, il va la suivre, mais il ne connait pas le chemin qu’il devra prendre.

« Tu as déjà réservé des billets ? Le vol est à quel heure ? C’est un vol sharter ? Il y a possibilité de prendre une valise plus un bagage à main ? »

Puis faut avouer que ce ne sont pas les véritables questions. Pas les bonnes réponses, non plus ce que tu aurais du dire c’est :

« Je ne parle pas japonais »
et cela n'aurait absolument pas du être suivi de « Il y a des cours de mise à niveau ? »

Le monde n’a plus l’air de tourner rond ici… Mais qui pourrait juger ? Qui n’ayant pas ressenti l’appel pourrait comprendre ? Lui-même se sent fou, enivré. Amoureux ? Perdu et obnubilé, fébrile. Il est attiré par ce lieu, il n’arrive à lutter contre cela… Et elle le lui reproche, peut-être voit-elle en lui toute l’incohérence dont elle a elle-même fait preuve des années plus tôt ? A-t-elle oublié ? regrette-t-elle ? Il sent qu’elle voudrait qu’il réagisse autrement, mais il ne saurait comment faire. Il a essayé pendant quelques temps, des années au par avant, d’être quelqu’un d’autre. Il n’a jamais réussi. Alors ce n’est pas maintenant qu’il va réussir à se contrôler.

« Tu savais déjà que je viendrais avec toi… ? »

A la limite entre l’affirmation et la question, si elle a déjà pris deux billets… Elle savait qu’il viendrait où elle est très riche… Et elle n’a pas cet air supérieur de ceux qui en ont plein les fouilles. Mais après tout, il s’est déjà trompé quant au lieu d’où elle venait et où ils allaient…
Elle lui demande ce qu’il allait peindre et il doit réfléchir essayant de ressaisir l’idée qui s’est envolée. Il la pointe du doigt.

« Toi. »


##   Dim 20 Déc 2015 - 17:25

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Les questions finissent par fuser. Le départ est proche. Il faut se bouger.
J'eus finalement un léger sourire qui vint étirer les bords de mes lèvres. Je hochai la tête.

-Le vol a lieu demain. Tu peux prendre une valise et un bagage un main, oui. Par contre ce n'est pas un voyage charter non, désolée. Nous prenons le train jusqu'à Paris et une fois sur place, nous partons en direction de Tokyo en avion. Ne t'en fais pas pour le timing, nous sommes dans les temps.

Sa remarque sur le japonais eut presque le don de m'attendrir. Parce qu'il n'avait pas encore compris qu'il n'avait pas besoin de parler japonais. Je le parlais actuellement et il me comprenait parfaitement. Sa réaction était pourtant normale. Qui pourrait s'attendre à comprendre tout le monde sans le moindre souci grâce à une puce dans une oreille ? C'était bien fou, lorsqu'on y pense. Si les scientifiques avaient réellement fait ça, nous ne serions plus en train de prendre des cours de langue en classe. Mais que voulez-vous, Terrae est un lieu plein de mystère. C'est probablement ça qui nous attire chez elle.
Je finis par secouer négativement la tête.

-Ca n'a pas d'importance. La puce que je t'ai donnée te permet de comprendre toutes les langues. Je ne l'explique pas, mais je sais que ça fonctionne. Tout le monde à Terrae en possède une, donc tout le monde se comprend. C'est beaucoup plus simple comme ça, car il y a des personnes qui viennent du monde entier. Ce serait beaucoup trop compliqué d'apprendre à tout le monde un langage véhiculaire pour Terrae. Et puis nous ne voulons forcer personne à parler une langue particulière.

Le temps s'écoula lentement. Je terminai de boire le verre qu'il m'avait servi tout à l'heure. Je me penchai à la fenêtre, j'observai les gens qui passaient dans la rue, plongés dans la nuit. Je me tournai face à Charlie-Ange en entendant sa question. Je me pinçai la lèvre inférieure. Finalement, je hochai la tête.

-Bizarrement, oui. Au début, j'ai hésité à venir. Puis je me suis dit que c'était mon rôle et que je devais l'accomplir. Avant que tu ne m'ouvres la porte, j'étais persuadée que tu ne viendrais pas. Et puis, tu as ouvert la porte. J'ai croisé ton regard, et à partir de cet instant-là, j'ai compris. Je ne pourrais pas t'expliquer pourquoi mais... oui. Je savais déjà que tu viendrais avec moi.


Peut-être parce que, finalement, Charlie-Ange avait eu le même regard que moi 5 ans auparavant. J'avais plus rien, j'avais perdu le goût à la vie. Et lorsque ce Master est venu me chercher, je n'ai même pas réfléchi. Je me suis laissée bercée par ses mots. Il m'a envoûtée, et j'ai accepté sans penser une seule seconde que je devais prendre des précautions, essayer de me renseigner, y songer avant. J'ai accepté, et j'étais partie.
Alors même si au début j'ai été choquée par la réaction de Charlie-Ange, je finis par comprendre... Sa réaction n'est pas si irréelle. Ou au moins l'est-elle autant que l'a été la mienne des années auparavant.
Je lui demandais ce qu'il avait prévu de peindre. Et cette fois-ci, il me surprit. J'étais bien loin de m'y attendre... Je fixai quelques instants son doigt pointé sur moi. Un sourire doux étira finalement mes lèvres. C'était terriblement flatteur, à vrai dire...

-Je suis touchée. Merci.


Je lui fis un léger signe de la tête.

-Tes affaires sont prêtes ? Ou tu as besoin d'un peu d'aide ? Notre train est dans une heure, il faudra appeler un taxi pour aller à la gare.




##   Dim 20 Déc 2015 - 18:44
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La réflexion se termine quand commence l’action, et le voilà agissant. Les pots de peintures resteront ouverts, ils sècheront jusqu’à ce quelqu’un vienne les fermer. Un quelqu’un qui ne serait pas Charlie-Ange. Il s’en voulait de partir ainsi, de ne pas rendre les clefs de son taudis aménagé au propriétaire qui avait supporté ses retards et ses impayés quand il était étudiant. Il se débrouillerait avec des amis pour qu’ils viennent récupérer ses affaires et les utilise à leur convenance. Il sait très bien qu’ils ne lui refuseront pas ça… Mais comment pourra-t-il expliquer son départ ? « Ça n’allait pas, alors au lieu d’me foutre en l’air j’ai pris la fuite. » comme s’il pouvait réellement dire ce genre de choses. Et puis ce n’était pas la réalité, il ne se serait pas foutu en l’air. Il se serait contenté d’attendre et de dépérir dans un monde privé de plaisir et d’avenir. Il regarde Mitsuki et sourit, il sait ce qu’il leur dira « j’ai rencontré une fille, elle avait comme de la lumière qui l’enveloppait, alors j’ai pas pu m’en empêcher… Je l’ai suivie. » Ses potes le vanneraient, lui et sa capacité à suivre les inconnus, à tomber amoureux en un tour de main… Mais ils seraient bien loin de l’émotion qui le liait à elle, ils seraient bien loin de l’appel.
Cela ne s’expliquait pas, cela se vivait. Il attrape un sac à dos, le plus gros qu’il puisse trouver, celui avec lequel il part en vadrouille tous les étés en quête de nouveautés et d’aventure. Il le bourre de ses habits, de deux les plus miteux qu’il ait et qu’il porte à longueur de journée aux quelques habits pas trop déchirés qu’il enfile comme une nouvelle identité pour aller travailler. Il n’en a à la réflexion pas tant que ça, même s’il remplit le sac à plus de la moitié tout de même. Il réfléchit, quelles chaussures emporter ? Il se décide pour sa vieille paire de doc-marteens, celle qu’il traine depuis le lycée et qui bien qu’abimée et  usée fait encore propre… Ce sont les seules chaussures qui lui aient jamais résisté plus d’un an… Sa maladie entrave aussi ce mouvement qu’est la marche et il a un équilibre incertain dès lors qu’il doit lever de trop les pieds, alors il a pris ce pas lourd et usant pour les semelles… Enfin, qu’importe. Il rajoute son rasoir, de la mousse à raser, une serviette et du savon dans son balluchon improvisé. Il fait dans sa tête la liste des essentiels, chaussettes, slip, pantalon, veston… Il a failli oublier sa chère brosse à dents !
Les essentiels réunis il réfléchit à ce qu’il doit prendre en priorité, hm… Il part au japon alors son appareil photo est le premier indiqué, et éventuellement son ordinateur portable pour faire des montages des films et des vidéos qu’il ne manquera pas de prendre. Il sourit dans le vide, envahi par l’action.
Il réfléchit, la peinture ne passera pas la douane, il prend cependant un cahier à peine entamé et des fusains… Il réfléchit et rajoute une trousse de crayons de petite taille, tous utilisés plus souvent qu’à leur tour, il se refuse à les jeter même quand ils passent la barre des cinq centimètres, disant qu’il en aura toujours besoin pour un détail auquel il n’aurait pas pensé.

Il se bloque dans son mouvement car ce qu’elle lui raconte est des plus surprenants. La puce traduirait ce qu’elle dirait ? Il devrait la trouver illuminée, la prendre à la limite pour une droguée… Et pourtant aussi fou que cela paraisse il la croit, il veut la croire. Alors discrètement il enlève la puce de son oreille… ET ELLE PARLE CHINOIS, euh pardonnez s’il confond avec le japonais.

« Incroyable ! »

Il replace la puce… Elle ne mentait pas. Il refait plusieurs fois l’expérience, tel un enfant qui vient de découvrir que l’interrupteur fait s’éteindre la lumière… Allumé, éteint. Allumé, éteint ! Oh comme c’est rigolo… Et fabuleux ! Il redevient sérieux quand elle répond à sa question… on ne pouvait pas dire non à l’appel. Ou du moins c’est ainsi qu’il le vivait.

« Pourquoi est-ce ton rôle ? »

Le sourire de Mitsuki était… Beau. Juste beau, en un instant il le classait dans cette catégorie. Il illuminait l’atmosphère un peu plus autour d’elle. Il avait envie de l’étreindre pour lui voler un peu de cette chaleur, pour toucher ce qui lui semblait si irréel, comme s’il doutait encore de son existence. Et c’était d’ailleurs peut être le cas. Tout cela était trop beau pour lui. Pourtant il ne s’accorderait pas le droit simplement de la frôler de peur de disperser son image et de ne découvrit qu’elle n’était qu’un mirage. C’était sans doute pour cela qu’il avait voulu en capturer ses traits dans la peinture pour ne pas risquer de les oublier quand il se réveillerait seul au petit matin. Avec ce vague à l’âme d’avoir l’impression qu’il a oublié quelque chose d’important…

« J’ai une voiture, je peux nous conduire à la gare. »

Il paierait le parking longue durée pour un mois d’avance, il savait que c’était possible… normalement, il enverrait les clefs du véhicule à son frère qui le récupèrerait sans doute et peut-être le revendrait… Il ne savait pour combien de temps il s’en allait. Il ressentit un bref instant du doute, un élan de nostalgie… Auquel il mit fin en glissant ses papiers dans le sac qu’il porterait avec lui en cabine, il prit un livre maintes fois écorné, il le connaissait par cœur mais qu’importait « Mile ans de contes de mer » avait vieillis avec lui. Il ne se déciderait pas à s’en séparer. Certains avaient des peluches, lui il gardait un livre. Il glissa tout ce qu’il restait de périssable de son frigo dans son congélateur et demanda :

« On y va ? »


##   Lun 21 Déc 2015 - 15:34

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Sa réaction face au fonctionnement de la puce me fit doucement sourire. Je me souviens avoir eu quasiment la même quelques années plus tôt. Parce que, généralement, ça paraît toujours beaucoup trop improbable pour qu'on l'accepte juste avec des mots. On a besoin de s'en assurer. D'être certain que c'est pour de vrai. Histoire d'être sûre, je l'avais testé sur plusieurs personnes d'origine étrangère. Parce que tester ça avec une seule personne, c'est pas suffisant. Donc, discrètement, lorsque les gens me parlaient, je me grattais l'oreille. C'était assez surprenant d'ailleurs... Passer du russe au japonais d'un claquement de puce dans l'oreille, c'est pas fréquent.
Il me demanda pourquoi c'était mon rôle, et je le fixais de longues secondes sans savoir quoi répondre. Pourquoi...? C'est vrai après tout. Je n'y avais jamais réfléchi. Lorsque je suis arrivée à Terrae, j'ai été comme tous les élèves : je suis allée en cours, je me suis entraînée à maîtriser mes pouvoirs, j'ai ensuite appris à les contrôler au mieux pour devenir toujours plus puissante, puis je suis passée Master, et sans vraiment réfléchir, j'ai accepté les missions qu'on me demandait de faire, j'ai répondu aux Appels que j'entendais, j'ai fait les dossiers, répondant aux besoins des Masters à la lettre. Je ne me suis jamais posé de question.
Finalement, j'ai souri doucement.

-J'ai ressenti ton Appel. Et outre la difficulté que j'aurais eu à la faire taire, je ne pouvais tout simplement pas te laisser là sans essayer d'agir. Il y a des choses qui se présentent à nous comme une évidence. Il y a plusieurs années de cela, j'ai ressenti la même chose que toi, et d'autres personnes sont venues me chercher pour me proposer la même chose que ce que je t'offre. C'est une sorte de chaîne. Cette deuxième chance qu'ils m'ont offert, c'est à moi désormais de la proposer à ceux qui ressentent ce Vide...

Ma voix s'éteignit dans un murmure. C'était plus ou moins ça, oui. Charlie-Ange termina de boucler ses sacs. Il attira mon attention sur le fait qu'il avait une voiture et qu'il pouvait nous conduire à la gare.

-Oui. Allons-y. Mais tu ne pourras pas récupérer ta voiture... Tu vas la laisser là-bas ?

On sortit de son appartement après qu'il se soit assuré que tout était en ordre. Ce devait être difficile de laisser une vie de côté. Lorsque je le voyais ainsi, je ne comprenais pas ce qui m'avait poussé, moi, à quitter ma maison si facilement. Probablement est-ce plus simple lorsque plus rien ne nous rattache à tout ça.
Charlie-Ange ferma la porte à clé et nous nous rendîmes à sa voiture. Le moteur démarra, grincheux, et le véhicule commença à s'élancer en direction de la gare.

-Sur le trajet, que ce soit dans le train ou dans l'avion, n'hésite pas à me donner la liste de ce que tu voudras récupérer chez toi. Je te ramènerais tout à Terrae.

Les dés étaient lancés. Un nouveau membre allait arrivé à Terrae... Et, bien que je ne fusse pas très motivée à l'idée de venir le chercher au départ, je repartais maintenant heureuse de cette rencontre.

HRP : Ce que je te propose, à moins que tu veuilles continuer jusqu'à l'arrivée à Terrae, c'est de terminer le RP une fois qu'ils seront dans le train et en direction de Terrae ? En tout cas j'adore Charlie-Ange ♥ Et dès que ce RP est terminé, je veux un nouveau RP à Terrae-même !




##   Lun 21 Déc 2015 - 22:16
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La réponse qu’elle lui apportait n’était pleinement celle de la question posée… aussi mal posée qu’elle l’eut été. La question aurait voulu une réponse à « pourquoi toi, pourquoi ton rôle à toi… » et non à « pourquoi cela doit-il être fait. » Il sentait d’instinct pourquoi la chose devait arriver. Il savait pourquoi elle devait venir le chercher… Même s’il n’avait pas eu conscience du vide qui le bouffait jusqu’à croiser son regard à elle, même s’il n’avait pas compris qu’il était en train de s’éteindre jusqu’à croiser son feu. En la rencontrant il avait compris pourquoi elle venait, ce qu’il ne réussissait toujours pas à cerner c’était… Pourquoi elle et pas une autre ?
Il n’allait pas se plaindre, loin s’en faut. Seulement peut-être que la réponse l’aurait aidé à comprendre pourquoi il la trouvé si singulière. Pourquoi elle ? Cette lumière, où trouvait-elle sa source ? C’était obscur et la curiosité marchait à son côté. Pourquoi semblait-elle si irréelle ? Il faut admettre qu’on ne rencontrait pas tous les jours des fées aux yeux d’améthyste. En fait c’était même la première fois qu’il en croisait une… Et ces cheveux sélénites, ils semblaient fons et soyeux malgré leur blancheur translucide, petits rayons de lune égarés. Tout en elle semblait venir d’un autre monde… C’était choquant et envoutant. Peut-être ne la suivait-il que pour avoir l’occasion de la peindre ? Avec lui qui pourrait dire. Pourtant il n’en allait pas ainsi, il n’aurait pas abandonné tout ce qu’il avait mis une vie à construire pour suivre un mirage. Il y avait autre chose de plus fort qu’eux qui l’entrainaient et le guidait.
Elle n’était qu’un guide, le conduisant sur un chemin qu’il devrait arpenter seul. Pourtant, cela il ne s’en doutait encore pas.

« Je prends une enveloppe molletonnée et des timbres, je n’ai qu’à écrire l’adresse de mon frère et à la glisser remplie de mes clefs dans la boite postale de la gare. »

Peut-être n’y a-t-elle pas fait attention en arrivant, mais lui cette gare il en connait le moindre détail. Il y a passé des heures à attendre celui avec qui il avait partagé un instant son cœur, attendant des trains toujours en retard, il avait manqué l’heure et le quai qui les auraient menés à un avenir commun. Peut-être que le vide avait commencé à rentrer là sur le quai alors qu’il attendait quelqu’un qui ne voulait plus arriver.
Le trousseau de clefs est bien vide, une clef de voiture et la clef de l’entrée. Il n’y a pas de porte-clefs bigarré comme on pourrait s’attendre venant de lui… Non. Il y avait avant celui-ci qu’ils avaient choisi à deux, pour se donner l’impression qu’en ayant le même trousseau ils rentreraient chaque soir au même endroit. Pieux mensonge, il n’en avait juste plus pu supporter, après que l’histoire ait pris fin, de penser à cet être tant aimé qu’il n’avait pu su retenir chaque fois qu’il rentrait chez lui. Alors l’objet avait rejoint une étagère, alimentant la loufoquerie de la décoration… Et puis il avait voulu l’oublier, et avait oublié qu’il avait voulu oublier… Ce n’est qu’aujourd’hui qu’il partait qu’il remarquait à nouveau que ses clefs étaient bien dénudées.

« Je ne pense pas qu’il y ait grand-chose qui me manque, je n’aurais à priori pas d’espace pour stocker mon matériel autant que mes amis en profitent. »

Ses amis, nouvelle boule dans le ventre de l’homme. Comprendraient-ils ? Ce n’était en fait pas nécessaire. Peu importait qu’ils comprennent tant qu’ils acceptaient. Il savait qu’il n’avait pas de soucis à se faire, que leur amitié n’était pas née de la dernière pluie… Il savait qu’ils lui pardonneraient d’être parti… Mais au bout de combien de temps ? là résidait l’incertitude. Pourtant l’homme ne fait pas grise mine, le sourire renait peu à peu sur ses traits, il le redécouvre comme un ami perdu de longue date.

« Adieu. »
dit-il à mi-voix aux lieux.

Il conduit ce bolide qui n’en est pas un au travers des rues éclairées. Bientôt les décorations de noël redonneront vie au centre-ville que le froid a fait déserter. Il gare la voiture et hésite sérieusement à laisser ses clefs dessus. Après tout, elle pourrait profiter à n’importe qui. Il ne le fait pas, règle les frais de parcmètre pour une semaine… Et prie secrètement pour que la poste n’ait pas de retards… L’amande ne serait que trop salée, et il sait qu’il aura à débourser pas mal de frais pour vider son foyer. Non, ancien foyer, le lieu s’était éteint en même temps que lui.
Le train est annoncé, et les voilà partis… Lui la peur au ventre que tout ne fut qu’un rêve… Elle, apaisée et peut être un peu déroutée du chemin qu'avaient pris les choses.

HRP : Où tu veux quand tu veux.


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