Terrae, Une nouvelle ère commence...

Partagez | 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
Les couleurs de la nuit | Mattheo
#   Mer 11 Nov 2015 - 21:04
Messages : 353
Date d'inscription : 08/11/2015

Gouttes de peinture.
 


Feat Mattheo.


_________________________________________________


Les yeux fermés des couleurs sont projetées sur le tableau de ses pensées. Elles ne sont pas sombres comme celles de nombre des autres garçons qui partagent sa chambre. Le dortoir. Il est parmi les plus âgés de l’endroit, il doit avouer que si cela ne l’avait pas gêné en théorie… En pratique c’est vachement plus compliqué à vivre. Pas qu’il ne fasse pas d’efforts, il n’a pas à en faire pour les apprécier ou échanger avec eux. Le problème il se pose quand il prend un douche à côté du gamin de douze ans, là il a beau avoir beaucoup d’ouverture d’esprit ça le met vachement mal à l’aise. C’est malsain…
Pas qu’ils ne l’attirent, dieu merci. Seulement ça le met mal à l’aise, c’est idiot d’ailleurs. S’il y avait eu des personnes de tous sexes et de tous âges cela l’aurait moins dérangé. Il a toujours été adepte du « tous à poil. » Ici la population est sélectionnée et ça le met juste… Mal à l’aise ? Alors il pense à autre chose, et ce n’est pas toujours évident. Heureusement comme il n’a pas à aller en cours, il peut se laver hors des horaires protocolaires.

Il n’aurait de toute manière pas accepté d’aller en cours, déjà l’uniforme quoi… C’est ridicule ! Quand on rajoute les cours, désolée mais no way, il ne comptait plus jamais se retrouver derrière un bureau à écouter quelqu’un. Il a déjà donné, pas que ce soit un génie, juste quand il a quitté le lycée il s’est senti  tellement bien en quittant le lycée qu’il s’est promis de ne plus y remettre les pieds du côté élève de la balance. En quittant la France il s’est promis de ne plus y retourner du tout !

Pourtant nous le retrouvons ce soir allongé dans ce lit au milieu de ce dortoir remplis d’élèves. Allongé mais non assoupis sur ces paupières fermées il balance des éclaboussures de peintures. Du Rouge, du vert, du jaune, du bleu, il ajoute des lignes il s’amuse comme un fou mais n’arrive pas à trouver le sommeil. Ce qui est quelque peu ennuyeux en prenant en compte l’heure qu’il est minuit ? Une heure ? Plus, il n’en sait rien mais il ne dort pas. Alors il se lève.

Il passe la porte non sans s’être armé de son écharpe, il a enroulé autour de son cou dans le couloir et s’est avancé à grands pas vers ce lieu qu’il affectionne ici entre tout autre. Il s’y sent comme chez lui, sans doute à cause, ou grâce à la pagaille qu’il y règne. Il allume la lumière et … Sursaute, il y a quelqu’un. Il ne s’y attendait pas.

C’est un petit gars un peu palot qui a l’air tout aussi surpris que lui-même. Vraiment pâle, cela donne une idée à l’artiste qui n’est sans doute pas une idée brillante, mais c’est le milieu de la nuit. Il est fatigué et si le sommeil le fuit, ce n’est pas le cas de ses idées farfelues d’artiste.

« Salut j’m’appelle Angie, je peux te peindre dessus ? »


Des fois on ne sait quelles idées il peut passer par la tête de cet homme…
#   Ven 13 Nov 2015 - 8:55

Personnage ~
► Âge : 17 ans
► Doubles-comptes ? :
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 599
Date d'inscription : 27/12/2011
Emploi/loisirs : Chanter pour la nuit et dormir sous le jour
Humeur : Résignée mais parfaite tout de même^^

Un courant d'air filait dans la pièce, tandis que je jouais malicieusement avec les particules d'air tout autour de moi. A défaut de pouvoir jouer concrètement je m'amusais avec ce qui étais à ma disposition et, honnêtement, j'adorais ça! J'étais encore une fois parti voler aujourd'hui, pour m'entraîner, par plaisir de retrouver les sensations que je croyais avoir perdu pour toujours... Pour essayer aussi de m'habituer à ces ultrasons qui vrillent le crâne. Quoique je remarquai à présent que c'était largement supportable, que je m'y étais quasiment habitué. Peut-être que je devenais une véritable chauve-souris... ?
En tous cas, après cette petite ballade nocturne, je'étais revenu me poser dans ma chambre et, n'ayant rencontré personne cette fois-ci dans les couloirs, je me contentais de rester à l'intérieur à jouer avec l'air autour de moi. Je m'étais amusé à ranger ma chambre en faisant léviter toutes mes affaires vers leurs places. C'était très amusant, je corsais la difficulté à chaque fois, rajoutant un objet ou lui faire faire plusieurs tours ou figure avant de le déposer, ou les déposer. C'était un entraînement comme un autre, et sacrément pratique.

Je laissais retomber un dernier T-shirt dans son tiroir et poussais un léger soupir. Je m'ennuyais quand même un peu... et je ne savais pas qui allait voir. Huo et Ys étaient tous les deux occupés avec leurs propres problèmes, je ne me voyais pas les déranger, bien que ce soit très tentant. Je tournais la tête vers la porte, personne dans les couloirs. Je me levais d'un bond, et sortis malgré tout, refusant de rester une minute de plus à étouffer dans cette chambre. Ma volée nocturne avait éveillé mes sens, je ne me sentais pas de rester enfermer à nouveau!
Je me promenais donc à tout hasard, jusqu'à ce que je découvre un endroit où je n'étais jamais allé. J'étais assez surpris, moi qui pensais avoir fait le tour de tout l'institut depuis toutes ces années. En passant la porte, je me rendis compte qu'il s'agissait d'une sorte d'atelier. Les sensations de l'air me rapportaient de nombreux effluves de bois, de peintures et les formes que je captais s'apparentaient à des chevalets, des instruments de bricolage... Drôle d'endroit.

Je n'eus pas vraiment le temps de l'explorer davantage, car je sentis une énergie entrer dans la pièce. Tout à mon observation des lieux, je n'y avais pas fait attention. J'espère que ce n'était pas quelqu'un venu me dire que c'était une zone interdite ou réservée. Je me tournai dans la direction de la personne. Elle devait être nouvelle à Terrae car son énergie de ressemblait pas à celles que j'avais l'habitude de ressentir. Elle était... normale en quelque sorte, comme ceux du monde en dehors de Terrae. J'allais saluer lorsque l'inconnu me devança. C'était un homme, plus âgé que moi à en juger par le timbre de sa voix. En revanche, ma réponse resta bloqué dans ma gorge, tant sa question me surprit. Je restai bouge bée quelques secondes avant de bafouiller :

-Euh... Je... Excusez-moi mais quoi ?

Il voulais me peindre dessus ? Mais pourquoi ? C'est une sorte de châtiment pour bizuter les gens maintenant ?



#   Sam 14 Nov 2015 - 1:15
Messages : 353
Date d'inscription : 08/11/2015

Gouttes de peinture.
 


Feat Mattheo.


_________________________________________________


La nuit n’est pas sombre pour celui qui connait ses secrets. Lui il sait la contempler et a toujours les yeux grands ouverts dans la pénombre. Il a décidé très tôt dans sa vie qu’il profiterait de la moindre merveille que la vie elle-même voudrait bien lui laisser voir. Alors même dans cette semi-obscurité il ouvre grand les mirettes.
La nuit ça ne fait pas peur, la nuit c’est beau. La nuit on voit tellement plus d’étoiles que le jour vous dirons les astronomes. La nuit les nuances s’estompent, le monde devient-il plus sombre ? Plus froid ? Il ne le pense pas, la nuit le monde est plus vivant, alors que les hommes s’endorment les animaux se réveillent. Le monde n’est pas vide dans le noir, ce n’est pas parce qu’on le voit moins bien qu’il est moins beau. Chrlie-Angie lui il aime la nuit, mais il n’est pas une référence vu qu’il aime beaucoup de choses. Il aime la nuit pour ses nuances subtiles, certes il a toujours préféré la couleur, mais la nuit ce sont ses autres sens qui s’épanouissent.
Il y a cette brise humide qui colle à sa peau et le transit. Il aurait dû attraper un gilet et pas seulement une écharpe, ses bras dénudés sont exposés à la froidure de novembre. La bise fait voler une mèche qu’il laisse choir là où elle atterrit. Il n’est pas coiffé, pas propre et il s’en fout. Il se rend en ce lieu de création qu’il affectionne parmi tous à Terrae. Il n’a pas encore trouvé le temps de découvrir l’intégralité de l’institution. Il s’y est baladé, et passe d’ailleurs une de ses activités principales le jour, mais il a découvert l’atelier dès les premiers jours.
On peut presque dire qu’il avait été attiré là, le bazar sans doute ? Dans ce lieu il retrouvait un peu du fouillis de sa maison. Il y avait nombre d’outils, il en avait apporté d’autres. Il avait dégagé le coin d’un établi pour y travailler, actuellement il s’amusait à créer des statues anthropomorphes de bric et de broc. Le plus compliqué à travailler ce sont les métaux, parfois il s’est loupé et quelques pansements se sont invités sur ses mains. Il a donc arrêté et les œuvres inachevées prônent au fond de l’atelier.

Il se sent soulagé quand il entre dans l’atmosphère plus chaude de l’atelier. Il a froid, et c’est rare pour lui toujours animé pour le feu de la passion. Pourtant parfois cela ne suffit pas, alors il se sent mieux à l’intérieur. Il sursaute en découvrant le fantôme blanc qui semble tout aussi surpris si ce n’est plus de son arrivée. Il faut reconnaître que sa première question n’était pas orthodoxe, mais en même temps aucun artiste n’est orthodoxe.
Le fantasque individu répète donc :

« Salut j’m’appelle Angie, je peux te peindre dessus ? »


Angie n’a en rien changé sa demande parce que quand il a une idée en tête il ne l’a pas ailleurs. Il referme la porte derrière lui dans un soupir de soulagement. Il fait bon à l’intérieur, enfin meilleur du moins. C’est suffisant.
Pour lui ce qu’il se passe dans sa tête est très clair. Il voit l’œuvre naitre teinte par teinte, nuance pas nuance. Il vaut le fantôme se colorer. Reprendre peu à peu les couleurs de la vie. Pourtant son ex le lui disait souvent, « je ne suis pas dans ta tête, je ne peux savoir ! » L’homme prend donc sur lui et s’exprime :

« Tu es tout blanc, j’aimerais te rendre la couleur… Et prendre des photos, il faut toujours prendre des photos des œuvres éphémères. »

#   Dim 15 Nov 2015 - 19:14

Personnage ~
► Âge : 17 ans
► Doubles-comptes ? :
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 599
Date d'inscription : 27/12/2011
Emploi/loisirs : Chanter pour la nuit et dormir sous le jour
Humeur : Résignée mais parfaite tout de même^^

Je restai perplexe, ne sachant pas quoi répondre. Ma bouche s'ouvrait de temps à autre comme pour s'exprimer, mais je ne trouvais pas les mots. A vrai dire, sa demande était plus qu'incongrue, je ne voyais pas pourquoi il me demandait ça ni surtout d'où lui venait cette envie... Me peindre sur le corps ? est-ce que c'est une forme d'art ? Je me doute que ce doit être un artiste, ou alors c'est un vieux pervers répugnant mais je peux sentir une certaine excitation dans sa voix, une certain intérêt. Un intérêt d'artiste, mais qui m'échappe totalement. Rougissant violemment, je finis par enfin lui proposer une réponse articulés:

-Euh... Eh bien... Je ne sais pas... Pourquoi ?

La réponse me parvient tout de suite. J'esquisse une moue de surprise avant de laisser un sourire s'épanouir sur mes lèvres. Voilà une raison peu commune, bien qu'elle semble logique dans sa bouche. Moi, je n'ai jamais pensé à repeindre quelqu'un sous prétexte qu'il était trop pâle, sinon tous les malades avaient du soucis à se faire.

-Tu sais que je serais en droit de me vexer ? A croire que tu me trouve repoussant comme ça...

je m'étais exprimé sur un ton amusé pour qu'il comprenne bien que je n'étais pas sérieusement vexé. Pour être honnête, j'étais plus amusé qu'autre chose. Passée la surprise, la demande paraît vraiment amusante, voire innocente malgré l'âge que je peux sentir dans sa voix. Je n'ai d'ailleurs toujours pas répondu à sa question bien que la réponse puisse sembler évidente. C'est vrai, a pâleur, je m'y suis habitué, et maintenant, je ne peux même plus le voir de toute façon donc elle ne risque pas de me déranger. Et puis... pour me peindre dessus il faudrait que je me déshabille ce dont je suis incapable devant un inconnu... Cette seule pensée suffit à me faire rougir à nouveau.



#   Dim 15 Nov 2015 - 22:14
Messages : 353
Date d'inscription : 08/11/2015


Gouttes de peinture.
 


Feat Mattheo.


_________________________________________________


« Repoussant ? Je devrais le penser ? »


Il est un peu paumé notre artiste mais il s’en remettra, il ne trouve jamais rien de laid. A la limite, il pourrait dire banal parfois. Oui banal dans sa tête ça pourrait être synonyme de repoussant dans la tête des gens. Sauf que il ne comprend pas pourquoi l’homme, le garçon ? Il a du mal à juger. Il ne comprend pas vraiment pourquoi employer ce terme dans ce contexte. Il n’est pas bête, juste il réfléchit différemment,  il attribue donc les paroles de la personne à un problème de traduction de la puce.

Pourtant il comprend l’idée, l’homme n’a pas compris ce qu’il voulait faire. Il ne voit nullement qu’il se fait mener par le bout du nez, qu’il se fourvoie et qu’on se moque de lui un peu. Il ne voit jamais ce genre de choses avant la fin, avant qu’on ne le confronte à l’évidence. Il est trop passionné pour cela mais qui ne rirait pas d’un artiste un peu fou ? Aujourd’hui nulle mesquinerie, juste un amusement bon enfant.

L’homme cherche donc ses mots, pour expliquer. Expliquer n’est jamais facile quand on ne parle pas le même langage. C’est bien là le souci des deux hommes, malgré la puce, malgré la magie. Ils ne parlent pas le même langage car s’ils utilisent les mêmes mots ils n’ont pas le même sens. Il faut avouer que le monde d’Angie est un peu désaxé, il suit sa propre logique et ouvrir son univers à un non initié c’est parfois bien compliqué. Ses amis vous le diront, il faut minimum un bac plus cinq en Charlie-Ange pour réussir à le suivre toute soirée. Fut un temps, ils avaient décidé de créer un dictionnaire recensant tous les faux sens linguistiques du jeune homme, mais devant l’ampleur de la tâche le projet n’avait jamais abouti.

« Tu es comme une feuille vierge, et ça te rend unique. Rien ne me forcera à employer telle ou telle couleur avec toi, je suis libre de créer, je ne serais pas contraint de suivre des lignes déjà tracées, pas contraint de suivre la réalité mais je peux exposer la mienne ! »


La passion fait vibrer sa voix, il est comme ça cet homme. Il est passionné, et parfois cela peut le rendre passionnant. Quand il parle ainsi en général les gens l’écoutent, il devient intéressant. Peut-être l’est-il tout le temps, mais cela n’a guère d’importance car il ne le remarque pas. Lui il ne fait que parler de ce qu’il aime.
#   Sam 28 Nov 2015 - 16:31

Personnage ~
► Âge : 17 ans
► Doubles-comptes ? :
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 599
Date d'inscription : 27/12/2011
Emploi/loisirs : Chanter pour la nuit et dormir sous le jour
Humeur : Résignée mais parfaite tout de même^^

La réponse, pour sincère qu'elle me fut, me trouble un peu; Il est un peu étrange cet homme... Ou peut-être est-ce parce que je ne me suis jamais fait aborder de la sorte ? En tous cas il me perturbe un peu. Rien à voir avec le fait de ne pas voir bien sur, mais j'ai juste l'impression de ne pas suivre son raisonnement au complet, un peu comme face à un puzzle où il manque des pièces.

-Euh... je ne sais pas... Mais la manière dont tu l'exprimes laisse entendre ça, dis-je avec un sourire.

Je plaisantais à la base, je ne m'attendais pas à ce qu'il le prenne sérieusement. Il resta d'ailleurs un long moment silencieux jusqu'à ce qu'il m'explique enfin sa curieuse attitude, ou plutôt sa vision des choses. Je restai bouche bée, ne sachant que dire. Pour quelqu'un de spécial, il était spécial. C'était un artiste, ça je ne m'étais pas trompé à ce sujet, mais est-ce qu'ils étaient tous comme ça ? Aussi... incompréhensible ? Et puis, d'où je suis une feuille blanche d'abord ? même si ce n'est pas son intention, c'est presque vexant quand même. Peut-être qu'il n'imagine que ses paroles puissent être interprétées de travers ? C'est l'impression que ça me donne lorsque je sens cette espèce de transport dans sa voix, comme un savant fou contemple sa future création. La comparaison me fait froid dans le dos...

-Eh bien... désolé, je me trouve très bien en blanc, articulais-je d'un ton perdu. En quelle couleur me verrais-tu toi ?

Je préfères entamer une conversation avec lui plutôt que de partir. Il n'a pas l'air méchant, juste perdu dans son monde. Même si je ne le comprends pas vraiment, il a un côté amusant.


#   Lun 30 Nov 2015 - 13:29
Messages : 353
Date d'inscription : 08/11/2015


Gouttes de peinture.
 


Feat Mattheo.


_________________________________________________

Drôle d'oiseau que celui-ci, il répond par une question à l'une de ses questions. L'artiste ne se rend peut-être pas compte que c'est lui qui a instauré cette dynamique de conversation. Il ne se rend sans doute même pas compte du malaise de son comparse. Il est déjà à moitié perdu dans le monde de son imaginaire. Et tandis qu'une partie de lui est toujours là bien présente devant les yeux du fantôme, une autre est partie dans le monde merveilleux des loon... Des artistes.
A peine la création envisagée, qu'il s'y perd, se demande: quelles technique ? Gouache ? Acrylique ? Peinture à l'huile ? Craie peut-être ? Elles n'ont pas le même rendu, pas le même impact. Que désire-t-il utiliser ? Et quel outil ? Pinceau ? Éponge ? Tissu ? Mains ? Il pourrait même projeter la couleur avec sa bouche comme pouvaient le faire les hommes des temps anciens. Encore une fois la technique changeait l'impact d'une oeuvre, alors il testé dans sa tête.
L'homme blanc le rappelle auprès de lui, et il comprend qu'il l'a sans doute sans le vouloir blessé. Ça arrive parfois quand il ne fait pas attention, quand il lui arrive d'oublier que ce qu'il pense n'est pas entendu par ses interlocuteurs. En bref il tombe les pieds dedans dans le piège du l'homme qui lui fait face, se mettant à culpabiliser.

" Je ne voulais pas que tu te méprennes, tu n'es pas repoussant,  tu es beau ! Tu as ce charme qui m'attire, qui me permet de t'imaginer et pas seulement de t'observer."


Il ne se rend même pas compte que ses propos portent à nouveau à confusion, mais pardonnons lui Angie est Angie. Il s'avance dans la pièce illuminée pour chercher ses outils, des crayons et un fusain pour donner plus de corps à sa pensée. On ne le dit jamais assez souvent, un bon schéma vaut mieux qu'un long discours ! Alors il lui semble d'autant plus évident de le lui dessiner alors que l'homme en blanc lui demande plus de renseignements. Il n'essaye pas de le convaincre d'adhérer à son idée, il la lui présente. S'il ne se l'approprie pas il ne le forcera en rien, il est comme ça Charlie-Ange, il aime créer avec d'autres et non pas forcer la création... C'est peut-être pour ça qu'il n'est pas fait pour être prof.

Il dessine sur une feuille déjà encombrée la silhouette de l'homme et armé de crayon de couleurs lui rend toutes ses teintes et le colore à la manière d'Andy Warhol avec des couleurs vives.

"comme cela !"
dit-il en lui montrant son dessin.


#   Ven 22 Jan 2016 - 8:39

Personnage ~
► Âge : 17 ans
► Doubles-comptes ? :
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 599
Date d'inscription : 27/12/2011
Emploi/loisirs : Chanter pour la nuit et dormir sous le jour
Humeur : Résignée mais parfaite tout de même^^

J'étais de plus en plus perturber par l'étrange personnage qui était entré dans la pièce. Il n'étais pas méchant, mais ce n'était pas toujours facile de suivre ses réflexions, surtout qu'il voulait quand même me peindre dessus. Je n'étais pas vexé bien sûr, mais je n'étais totalement à l'aise non plus. Je ne vois personne autour de moi, jsute du noir, et là une petite voix me dit vouloir me dessiner dessus. Avouez que c'est un peu intriguant. Mes sens me permettait de le localiser et de savoir en gros à quoi il ressemble, mais ça restait étrange.
Je haussais les sourcils à sa réponse, encore plus perdu. Pourtant, je ne pus retenir un léger rire de s'échapper d'entre mes lèvres. Je crois comprendre pourquoi on m'a toujours dit que les artistes vivaient dans un monde à part. En même temps, la chaleur caractéristique gagna mon visage, signe que je rougissais.

-Eh bien euh... c'est gentil, un peu étrange mais... c'est très gentil, parvins-je à balbutier.

J'entendis alors des coups de crayons, en même temps que je le sentais s'activer à l'autre bout de la pièce. Curieux, je voulu tendre mon énergie pour savoir ce qu'il faisait mais je ne voulais pas donner l'impression d'espionner. De plus, ce fut rapidement fini. Il s'approcha alors de moi, qui n'avait pas bouger de ma place, et me montra quelque chose. Au vu de ses dires, cela semblait être son projet artistique de la soirée. Je ne me penchais qu'à peine sur ce qu'il me tendait, pure réflexe, avant de secouer doucement la tête. Il n'avait pas remarqué alors...

-Désolé... Mais je ne peux pas voir ce que tu as dessiné.

Je descendis de mon perchoir et me posta face à lui. Je lui montrais alors mes pupilles vides, en soulevant mes paupières avec les doigts. Je lui laissais le temps d'engranger l'information avant de reprendre.

-Je suis aveugle. Mais tu sais quoi ? Si tu redessines plus lentement ton projet, je pourrais peut-être savoir ce que c'est, dis-je avec un air de mystère, fait pour pas qu'il s'attriste non plus.

Par contre je ne verrais pas les couleurs, juste les traits. Et même ça ce n'était pas sûr, ça demanderait plus de concentration que je n'avais essayé jsuqu'à maintenant. Remarque, ça ferait un bon exercice sur la perception infime.


Hrp: Mon dieu... Ce rp s'était perdu dans la liste. Il fallait me harceler!! Je suis trop désolé T.T


#   Ven 22 Jan 2016 - 22:52
Messages : 353
Date d'inscription : 08/11/2015

Gouttes de peinture.
 


Feat Mattheo.


_________________________________________________

Voilà que l’homme qui lui fait face rigole. Il y est habitué, souvent les gens rient de ses idées… Et qu’on le croit ou non, même s’il essaye de ne pas se sentir atteint, même s’il comprend que les gens ne le comprenne pas quand on lui rit au nez il y a pourtant ce petit pincement. Ce petit grincement au fond de son cœur qui devient assourdissant. Il le fait taire, se convaincant que ce n’est pas ce que voulait le jeune homme. Il lute. Même quand il lui dit qu’il est gentil, l’expérience fait conclure à notre homme que sans plus de retenue le blandinet aurait ajout « il est gentil mais n’a pas inventé le fil à couper le beurre ! » Petite contrariété qu’il se force rapidement à oublier. Il dessine, convaincre les indécis de participer à ses projets les plus fafelu faisait partie de son travail d’artiste.
Pendant ses années d’étude par exemple il avait à de nombreuses fois fait appel à des performants, de nombreux figurants. Des artistes, amis, connaissances et parfois simples inconnus rencontrés sur le net. Convaincre était alors important, ne pas prendre personnellement toute les moqueries ni  les incompréhensions. On le prenait pour un hurluberlu, tant pis il se savait logique. Se pensait logique. Il avait sa logique serait plus juste.

Il fronce les sourcils, comment ça il ne voit pas ce qu’il a dessiné ? C’est grotesque, il est assez proche ! Ou alors il est très myope et a perdu ses lunettes ? Cela semble évident. Sans cela il verrait le dessin. Ou alors il le prend pour un abruti, ce qui n’est pas totalement à exclure jusqu’au moment où il lui révêle qu’il est aveugle.
Angie se sent vraiment comme un gros con. Il s’est comporté comme un abruti, a pensé comme un abruti. L’expérience ne devrait pas lui donner le droit d’être si aigri. Elle ne devrait jamais au grand jamais justifier qu’il se comporte comme le plus grand des enfoirés.

« Si tu veux je peux te le dessiner dans la main ou alors te passer le crayon et te le faire dessiner, tu le sentirais mieux ? »


Il utilise sentir et non voir, il a compris et il essaye de se montrer moins idiot qu’il ne l’est. Ce n’est pas évident quand on se comporte comme un abruti.

« Comment fais-tu pour savoir malgré tout ? »

Le fait d’être à Terrae n’explique le pourquoi mais non le comment et il est curieux de savoir ce qui permettait à un aveugle de sentir. Il y avait un sortilège sous cela et il était curieux de savoir lequel. Quelle était l’affinité du jeune homme ?

Pouet:
 


#   Sam 23 Jan 2016 - 23:04

Personnage ~
► Âge : 17 ans
► Doubles-comptes ? :
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 599
Date d'inscription : 27/12/2011
Emploi/loisirs : Chanter pour la nuit et dormir sous le jour
Humeur : Résignée mais parfaite tout de même^^

Je sens une brusque tension, provoquée par un silence plus pesant que d'habitude. Il n'avait vraiment pas deviné que j'étais aveugle on dirait. Je me cachais si bien que ça ? En tout cas, si ma révélation l'a perturbé, il semble vite ressaisir car j'entends à nouveau sa voix me poser des questions. Il me propose même carrément des solutions pour savoir à quoi ressemble le dessin qu'il vient de faire.

-J'aime tes propositions. Sinon, refais-le plus lentement et je pourrais m'en apercevoir si ça te gêne moins, dis-je avec douceur.

Viens alors la fameuse question, celle qui avait ausis perturbé Ys, conscient que j'étais aveugle alors comment pouvais-je bien savoir qu'il avait dessiné quelque chose. Je peux tout à fait concevoir que ce ne soit pas simple à intégrer, même dans une école aussi étrange que Terrae. Mais bon, comme je suis incapable d eme guérir moi-même, et les autres de me guérir, alors il faut que je trouve d'autre solution pour vivre à peu près normalement. Même si l'image de la chauve-souris s'impose assez fréquemment à moi ces derniers temps...

-On t'a déjà expliqué le principe des pouvoirs et des affinités non ?

Je l'espérais, parce que sinon, ce que j'allais lui raconter ensuite allait lui paraître complètement dingue. Remarque, il n'aurait pas tort.

-Je suis air guérisseur. Je me sers de mes deux éléments pour pouvoir compenser ma vue. Grâce à ma perception des particules d'air, je peux lire les mouvements d'une personne, s'il bouge, quel geste il fait. Lorsque tu as dessiné, j'ai senti l'air s'agiter autour de toi. Comment j'ai su que c'était du dessin ? Parce que grâce à mon don de guérisseur, je peux sentir ton énergie et suivre son circuit dans ton corps, où elle se concentre davantage, quelle partie est plus stimulée... Les deux combinés, j'ai pu comprendre à peu près le mouvement que tu excerçais et ce que tu faisais, j'en ai déduis le reste par rapport à tes paroles qui me donnait à penser que tu es un artiste, achevais-je avec un rire gentil.

Je reprenais alors me respiration, lui donnant en même temps un moment pour accepter et incorporer ce que je venais de lui dire. En m'entendant, je me surprenais moi-même du niveau de précision que j'étais parvenu à atteindre ces dernières semaines grâce à mes entraînements acharnés et les conseils de Ryu.

-Voilà aussi pourquoi je te propose de le dessiner plus lentement. Comme ça je suivrais plus facilement tes gestes, et je pourrais me représenter le dessin dans mon esprit, expliquais-je. Mais tes méthodes sont très bien aussi.


#   Lun 25 Jan 2016 - 22:35
Messages : 353
Date d'inscription : 08/11/2015

Gouttes de peinture.
 


Feat Mattheo.


_________________________________________________


« Oui on me l'a vaguement expliqué »


N'ayant pas été initié il avait les bases, la théorie. Il ne comprenait pas encore réellement, et s'il ne pouvait plus mettre en doute ce qu'il avait vu à de nombreuses reprises il était encore loin de s'y retrouver.
La question avait autant l'intérêt d'assouvir sa curiosité que d'intérêt pratique. S'il utilisait le magnétisme électrique il lui serait facilité de concevoir le dessin si Angie utilisait un aimant ou au moins une pointe de métal pour dessiner. Il ne lui était nullement utile de voir les traits qu'il faisait pour concevoir un dessin, mais pour le réaliser c'était une autre histoire. Il avait un jour tenté de dessiner à l'aveugle. Allez savoir d'où lui était venue cette idée... Bien entendu le dessin serait moins précis... Le plus sur serait de tremper la pointe de fer dans de l'encre pour mieux la maîtriser
Si par contre le jeune homme utilisait la terre et la poussière pour visualiser ses travaux il utiliserait une craie. Tout lui était envisageable pour faciliter la tâche de son comparse. Quand le magicien révéla son tour, il comprit qu’il ne pourrait plus l’aider que ce qu’il lui avait demandé… Pas sans le gêner.

« Essayons ! Si le dessin te semble encore flou, alors je prendrais ta main pour te le faire dessiner. »


D’abord laisser les gens essayer, et essayer plus fort en cas contraire. Il était optimiste, et pensait que tant que les gens avaient le courage d’essayer ils ne pouvaient que réussir. Sinon il pouvait les y aider. Une défaite n’était pas définitive. Du moins, c’était là sa croyance…
Alors il sort une nouvelle feuille et lentement il esquisse les contours du corps du jeune homme. A sa lenteur habituelle s’ajoutait à présent celle dont il faisait preuve pour le jeune homme. Le trait restait fluide mais devenait plus tremblé, à se concentrer il ne maitrisait plus tout à fait ses gestes. Il tremblait alors plus que d’habitude. C’était comme ça, accentuant la tension de ses muscles il retirait de la fluidité, c’est dommage. Il est sorti de sa zone de sécurité. Pourtant il ne renonce pas, malhabile il persévère.
Son handicap n’est pas aussi récent que celui du jeune homme. Il le maitrise au point de l’en oublier tant qu’il est dans sa zone sécure. Là c’est juste un peu plus difficile.

« Ici je mettrais du bleu, là de l’orange, à cet endroit du fuchsia. »
énonce-t-il lentement alors qu’il griffonne les parties du corps où il voulait les appliquer.


#   Dim 31 Jan 2016 - 16:19

Personnage ~
► Âge : 17 ans
► Doubles-comptes ? :
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 599
Date d'inscription : 27/12/2011
Emploi/loisirs : Chanter pour la nuit et dormir sous le jour
Humeur : Résignée mais parfaite tout de même^^

Je hochais la tête, sans faire de commentaires. On lui avait expliqué... Ne sentant pas d'énergie aprticulière chez lui, j'en avais déduis qu'il était nouveau et non initié, mais je ne savais pas si on avait déjà eu l'occasion de l'informer. Je respirais un peu plus aisément en l'apprenant. Non pas que cela m'aurait dérangé de lui expliquer, mais je n'étais pas bon pour ça, j'ai renoncé très tôt au métier de professeur pour cette raison. Et surtout, mes explications ne lui semblerait pas farfelues comme ça, je n'ose même pas imaginer sa réaction s'il n'avait pas été au courant.

Il s'approche alors et recommenca son dessin, lentement. Me concentrant au maximum, je suivais ses gestes avec une précision minutieuse. Ma concentration atteignait des paroxysmes que je me croyais incapbale d'atteindre, même pour quelqu'un d'aussi calme que moi. Je réalisais toutefois que l'entreprise n'était pas si difficile. Associé à la lenteur de ses gestes, j'avais tout le loisir de suivre son mouvement. Le dessins prenait forme dans ma tête, et je m'étais des détails qu'il apportait, de la manière dont il me voyait. Il m'expliqua alors les couleurs qu'il souhaitait ajouter et où.

-Ouah! Tu as de sacrés projets dans la tête, dis-je d'un ton admiratif

Je me représentais à nouveau el dessin complet dans ma tête, en imaginant les couleurs aux endroits précis. Toutefois, si sur le dessin cela paraissait bien, j'avais quelques réticences à le laisser me peindre dessus. J'étais un garçon timide et surtout... Prude. Et pour me peindre dessus, il fallait bien se déshabiller...

-Et tu veux... euh... Peindre ça sur moi... ?

J'étais forcément un peu gêné, et cela devait se voir au vu de la chaleur que je sentais sur mon visage.


#   Dim 31 Jan 2016 - 23:01
Messages : 353
Date d'inscription : 08/11/2015

Gouttes de peinture.
 


Feat Mattheo.


_________________________________________________


S’il savait quel est le foutoir que possède l’ancien enseignant dans la tête… Tantôt c’est un fourbi d’idées sur lesquelles il tombe un peu par hasard, tantôt c’est une mélasse qui rend tout flou et indistincte. En ce moment il est plus dans la mélasse, il n’a que peu d’idées claires, peu de projets qui ressortent juste cette mixture infâme mélanges d’idées broyées dans une âme blessée. Alors il y tient pas mal à son idée, il aimerait la réaliser car il a besoin de créer. Pour une fois, il ne va pas faire que s’entrainer que reprendre des exercices maintes fois répétés pour ne pas perdre la main. Non aujourd’hui il veut créer. Il en a besoin. Faire semblant, chercher c’était bien différent d’avoir un projet et pour la première fois il en avait un concret.
Alors il essaie de convaincre de prendre le temps de ne pas être trop intrusif et d’expliquer. Convaincre c’est souvent montrer pourquoi le projet vous enthousiasme. Angie en a conscience, mais ce joour-là il n’arrive pas à trouver la juste mesure. La juste distance, il sait peut-être plus le faire.
C’est dur aussi de savoir ce qu’on peut et doit se permettre et avec qui. Parfois ceux que l’on aime, que l’on apprécie ne sont pas tels qu’on les imagine et souvent on leur prête des pensées qu’ils n’ont pas. Alors quand on a perdu toute confiance en soi, quand on ne sait plus réellement qui on est ni qui on veut être, on fait quoi ? Quelle est la bonne distance quand on veut parler aux gens mais qu’on est paralysé par la peur d’être rejeté.
Cette peur que l’on juge débile en soi, mais qui persiste. Celle qui empêche d’agir, empêche d’aller vers les autres, et le fait souffrir de solitude. Il aimerait la combattre mais n’y arrive pas, il n’a pas peur qu’on le juge, il se fout de ce que pensent les gens… Il a peur qu’on le laisse seul, qu’on l’abandonne. Alors il ne va plus vers les gens, car s’il s’attache à eux ils pourront partir.
Alors il n’ose plus car il a peur de déranger. L’immobilisme le fait souffrir mais il a tellement peur de l’action. Angie ne sait plus où il en est. Il perdu, concrètement tout va mieux pour lui. Il n’a a se plaindre de rien. Pourtant rien ne va, il le sait. Il ne saurait juste l’exprimer. Quand on ne sait plus répondre à la question « qu’est-ce qui ne va pas ? » On finit par se murer dans le silence.
C’est parfois tellement dur d’aller vers les autres. Il le sait mieux que personne, car même s’il ne comprend comment… C’est devenu pour lui un combat quotidien. Celui d’un homme qui ne croit plus en lui et qui ne comprend pas qu’on croit en lui. Alors quelle distance doit-il prendre ?

« Bien oui sur toi… »


Il réfléchit mais ne conclue à rien alors il demande :

« Ca pose un problème ? »


#   Mer 3 Fév 2016 - 22:11

Personnage ~
► Âge : 17 ans
► Doubles-comptes ? :
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 599
Date d'inscription : 27/12/2011
Emploi/loisirs : Chanter pour la nuit et dormir sous le jour
Humeur : Résignée mais parfaite tout de même^^

"Ben oui sur toi..." me répondit-il sur un ton d'évidence. Je me renfrognais imperceptiblement, intimidé à l'idée de me montrer vulnérable, à moitié nu devant un inconnu. Honnêtement, cela me gêner beaucoup mais d'un côté, je n'osais pas lui dire non, de peur de le vexer. Je ne le connaissais pas, il n'était peut-être pas comme ça mais peut-être qu'il était au contraire du genre coléreux. Il enchaîna presque aussitôt en me demandant si cela posait problème. Je sentis mes joues devenir chaudes, signe que je rougissais encore.

-Eh bien c'est juste que... pour ça il faudrait que je me déshabille... hein ?

Je bredouillais un petit peu, parlant avec une excessive timidité. Même prononcé ces mots à haute voix était un supplice pour moi. Je n'étais pas particulièrement prude, mais je tenais à mon intimité et je n'étais si à l'aise que ça avec mon corps, pas au point de l'exposer ainsi aussi facilement. Je voulais essayer de le lui faire comprendre, mais les mots me fuyaient un peu.

-Je ne suis... pas très à l'aise avec cette idée. Même si ton projet est super, vraiment mais...

Je m'arrêtais aussitôt, conscient de dire des bêtises, sans parvenir à m'expliquer vraiment sur ce que je ressentais. Je pense qu'il avait compris l'essentiel malgré tout, mais bon... Je restai renfrogné sur mon tabouret, avant d'oser demander.

- Tu comprends... ?


#   Sam 6 Fév 2016 - 23:22
Messages : 353
Date d'inscription : 08/11/2015

Gouttes de peinture.
 


Feat Mattheo.


_________________________________________________


L’homme n’est pas obtus au point de ne pas comprendre les motivations du jeune homme lui faisant face. Se dénuder n’est jamais une épreuve évidente, quel que fut l’âge que l’on est. Il a été en école d’art, et il lui est arrivé bien souvent de servir de modèle ou de performeur pour ses camarades. Pourtant il n’a pas oublié cette gêne que l’on ressent en se dévoilant, ni le courage que cela représente. Il n’a pas oublié et il n’est pas du style à imposer cela. Alors il sourit, comprenant la méprise du jeune éphèbe, mais son sourire doit se prendre dans l’obscurité qui entoure son compagnon sans qu’il ne s’en rende compte.

« Je comprends, je suis désolée, pour aller plus vite je n’ai pas dessiné de vêtements pour te donner une vision globale. J’aime énormément travailler les textures et je préfèrerais que tu portes des vêtements… Des vêtements que j’aurais choisi par contre dans des tissus sans doute un peu épais, j’aime vraiment travailler la matière. Le tissu imbibé de peinture prendre des formes que l’on ne lui soupçonne pas. »


Angie dans toute ça bizarrerie, à qui l’idée viendrait-elle de travailler ainsi les tissus. A plein d’artistes dans doute, mais le commun des mortels ne voit pas d’intérêt à ces jeux de matière, ressentant sans le saisir l’impact de la matière. Un artiste c’est un peu un magicien, il fait ressentir certaines choses à ceux qui admirent ses œuvres sans qu’ils ne sachent pourquoi. Combien de fois a-t-on entendu dans un musée « cette œuvre me rend nostalgique, triste, heureuse, etc. » sans que celui qui ne la prononça ne sache d’où ce sentiment venait.
L’art se comprend sans s’entendre. L’artiste ne sait souvent lui-même pas l’effet qu’auront ses œuvres, ou du moins c’est le cas des artistes comme Angie qui ne créent pas pour vendre mais pour s’exprimer. C’est ce qui lui manque depuis quelques temps un moyen de s’exprimer, et de son silence forcé naquit son désarroi. Sans doute que quand on ne sait plus quoi dire on apprend à se taire, mais parfois les choses arrivent en sens inverse rendant la vie bien pénible.

« Cela te semble-t-il plus réalisable ? »


#   
Contenu sponsorisé

 

Les couleurs de la nuit | Mattheo

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Terrae, Une nouvelle ère commence... :: L'Institut Terrae.
 :: L'atelier.
Aller à la page : 1, 2  Suivant