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Le Spleen d'un astronaute
##   Lun 9 Mai 2016 - 23:25
Anonymous
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Je n’avais pas vraiment profité du voyage, à vrai dire cela faisait bien longtemps que je ne profitais plus de rien ou presque. Bon depuis quelques temps je sentais bien que le vent était en train de tourner, je sentais bien que j’étais doucement en train de remonter la pente c’était … inexplicable. Enfin je vous arrête tout de suite. Rien de folichon hein, juste l’impression d’avoir atteint un point de non-retour, comme si après avoir atteint les bas-fonds de la morosité je redécouvrais doucement le goût de la vie c’était une sensation pour le moins étrange. En parlant d’étrangeté d’ailleurs ce qui m’arrivait actuellement l’était tout autant. Les deux hommes qui étaient venu me chercher n’avaient quasiment pas pipés mot du voyage, respectueux de mon mutisme quasi-religieux je n’avais appris que très peu de chose sur l’endroit où je me rendais. C’était une sorte d’institut qui était sensée me remettre sur pattes voilà tout. Pourquoi pas après tout vu l’état dans lequel il m’avait récupéré je n’avais rien à perdre … A part Maria peut-être. Son souvenir était encore douloureux, c’était la seule personne que j’avais considéré comme une amie et je lui avais lâchement tourné le dos au premier coup de barre. J’avais bien senti qu’il n’était pas forcément utile de préciser à mes mécènes que je comptais prendre la poudre de cheminette d’escampette dès que le moral aurait refait son apparition. Il était hors de question de laisser ma sœur et seule amie dans ce monde de brute. Mais pour l’instant il fallait se soigner, je n’étais rien d’autre qu’un boulet pour elle en l’état des choses.

Lorsque nous sommes arrivé à l’institut ( qui s’appelait Terrae ) mon escorte me laissa vaquer à mes occupations sans broncher lorsque je leur fis par de ma volonté d’être laissé seul. Ils m’indiquèrent que je pourrais récupérer une malle avec le nécessaire à l’intérieur ( dont l’uniforme ) à l’accueil. Je me pris même à espérer qu’il fût bleu, c’était bon signe cela faisait une éternité que je n’avais pas laissé libre cours à ma coquetterie. Un miracle n’arrive jamais seul comme on dit aussi il eut été trop beau et trop simple que tout se passe comme sur des roulettes. L’uniforme assez basique n’était pas bleu, pire encore il parjurait avec tout ce que j’avais toujours eu l’habitude de porter. Il faut dire qu’au domaine c’était chemise, gilet, manchette et cravate en toutes circonstances quasiment. Tant pis, il faudrait s’adapter. Je remerciais vivement la personne postée à l’accueil feignant d’être ravi par le contenu qui me paraissait pour le moins assez spartiate de cette malle avant de la tirer derrière moi. L’institut était immense et je n’avais pour ainsi dire aucune idée d’où aller.

Errant au hasard des couloirs pendant une durée totalement indéterminée ( seul le soleil déclinant peu à peu à l’horizon m’indiquait que la fin d’après midi allez finir par atteindre son terme et me permettait donc d’estimer approximativement l’heure ) je rechignais à adresser la parole à qui que ce soit. Non pas que je fût insociable loin de là non, mais j’avais tout simplement aucune envie d’entamer ne serait-ce qu’un début d'intéraction sociale. Quelque chose me disait en moi que c’était encore trop tôt, j’étais en voie de guérison certes mais la Gaule n’a pas été conquise en un jour mes amis. C’est vrai que depuis que j’étais dans les murs de l’enceinte le Vide qui m’hantait c’était fait moins présent, j’étais trop occupé à regarder partout autour de moi et tirer des plans sur la comète cependant je ne sais pas si c’est le fait de tourner en rond pendant tout ce temps ou le simple fait d’y avoir penser ( peu importe ) mais le Spleen revint à la charge plus présent que jamais. Blasé, je décidai d’interrompre ici mon périple. Je poussai la porte de salle la plus proche de moi, elle était encore plongée dans le noire. Poussant ma malle à l’aveuglette dans un coin de la pièce puis je m’assis par terre avant de finir allonger sur le dos en un rien de temps. Fermant les yeux je retournai à mon état larvaire. Il m’avait presque manqué ce con
##   Jeu 12 Mai 2016 - 8:19

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Pfiou, socialiser était chose difficile, bien plus fatigante que ce que je croyais... M'isoler me sembla soudain une nécessité. Je me dirigeais doucement vers la salle de musique, cet endroit où seuls les élèves calmes de Terrae étaient, soit pour se poser, soit pour jouer du piano ou d'un quelconque autre instrument apaisant. Je poussais la porte et tombai sur un garçon aux cheveux bleus à moitié endormi par terre. Haussant les épaules, je le contournai et allai me poser sur une banquette placée derrière. Le jeune homme n'avait pas vraiment du regarder la pièce, sinon il aurait probablement opté pour les moelleux coussins plutôt que pour le sol froid et dur. Enfin bon.

Cependant quelque chose me turlipinait. Si je ne parlais pas à beaucoup d'étudiants, j'observais. Et j'étais bien certaine de ne jamais l'avoir vu. Les cheveux bleus, pourtant, je repérais, ne serait-ce que pour avoir le plaisir de trouver d'autres gens que moi porteurs de cette couleur singulière. La curiosité l'emporterait-elle sur la timidité? C'était à voir. Je me relevai, et m'approchai silencieusement du jeune homme. Sans bruit, j'observai son visage. Ses traits très fins légèrement féminins et sa peau encore plus blanche que la mienne lui donnait un air de poupée. Je souris et me relevai. S'il dormait, je ne voulais pas le réveiller.

Me dirigeant vers le piano, je m'asseyai sur le siège et entamai un morceau très doux. Je ne pensais pas le déranger, ou en tout cas je n'espérais pas. Son visage m'avait inspiré, les yeux fermés, je jouais un air céleste qui m'apaisait.


Le Spleen d'un astronaute  587988ailes3

##   Dim 15 Mai 2016 - 15:38
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Une douce mélodie chatouillait mes oreilles. C’était du piano à n’en pas douter et la personne qui en jouait se débrouillait assez bien ce qui allait se révéler être salvateur car j’avais comme un goût amer dans la gorge. On ne lui avait jamais appris à frapper non mais ! Lentement sans faire le moindre bruit je pris appuis sur mes coudes pour m’asseoir. Le malotru ou plutôt la malotrue qui avait pénétré dans la salle de musique à mon insu avait les cheveux les bleus. Ok restons calme … Etait-ce un rêve ? Du haut de mes 18ans, de mes 216 mois d’existence je n’avais encore jamais croisé personne sur cette maudite Terre avec une chevelure de cette teinte. La pianiste était très petite elle devait avoir 16, peut être 18ans à vue d’œil. Elle portait comme vêtement en tout et pour tout l’uniforme de l’école. Ce n’était donc pas un rêve auquel cas j’aurai surement eu la décence d’esprit de l’habiller d’une façon qui convint.

A tâtons vérifiant du coin de l’œil qu’on n’avait pas touché à ma malle je me dirigeais vers un autre coin de la salle. Il y avait un violon qui me faisait clairement de l’œil depuis plusieurs longues minutes et gentleman comme j’étais je ne pouvais me résoudre à laisser son appel lettre morte plus longtemps s’eût était une honte. L’instrument sans être luxueux restait de bonne facture néanmoins on voyait encore ici et là des traces de doigts … Berk. Le violon était selon moins la quintessence de la musique, il n’y avait d’onde musicale plus pure. Le chant d’un rossignol, une perturbation dans une mare, les vibrations d’un crytsal nada. Le violon était à mon image. Pure. Je m’en saisis avec délicatesse toujours sans faire le moindre bruit et plaçais l’instrument sous mon menton. Je fermais les yeux pour me concentrer, l’inconvénient d’un tel instrument et que chaque fausse note et l’antithèse de l’instrument même. Une fausse note au piano ça s’entend mais ça ne vous fait pas plisser les yeux, on oublie, on passe l’éponge. Un écart au violon est horrible, plus encore qu’une craie crissant sur un tableau ou des couverts râpant une assiette c’était juste horrible. Je pris une grande inspiration avant d’entamer une mélodie. Les premières notes se firent hésitantes, non seulement je n’avais plus l’habitude de jouer du violon mais en plus de cela c’était la première fois que je jouais en duo avec cette jeune demoiselle, il me fallut quelques secondes avant d’être accordé avec celle-ci. Puisqu’elle n’avait pas jugé utile de m’informer de sa présence avant d’entrer dans la pièce je décidai qu’il n’était pas nécessaire de faire une entrée en scène formelle.

« Ca fait longtemps que tu es ici ? J’adore cet air »

De toutes les questions qui me brûlaient les lèvres j’optai pour la plus normale. Après tout si je voulais remonter la pente il me fallait faire bonne impression et ceci en toutes circonstances peu importe mes états d’âmes.
##   Dim 15 Mai 2016 - 18:23

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Je sursautai quand d'un coup un air de violon accompagna mon piano. Je jetai un coup d'oeil derrière moi et vis le jeune homme réveillé en train de jouer. Un fin sourire étira mes lèvres.

« Ca fait longtemps que tu es ici ? J’adore cet air »

Je continuai de jouer un peu, et répondis sans m'arrêter.

« Ici à Terrae? 4 ans. Ici dans cette salle? Quelques minutes. »


Je ne dis plus rien. J'avais des choses à dire pourtant, mais c'était la première fois que quelqu'un m'accompagnait pendant que je jouais. Alors je profitais. Je ressentais cette connexion qui anime deux musiciens en harmonie.  Les yeux fermés, je laissais mes doigts déambuler sur le piano et j'admirais le jeune homme qui suivait. Moi qui fuyais habituellement les gens, la musique me permettait de ne pas me sentir gêné en compagnie de l'inconnu. C'était une sensation étrange que je découvrais. Le morceau toucha à sa fin et je me tournai vers le garçon avec un sourire.

« Merci pour ce morceau. »

J'observai le jeune homme. Il était beaucoup plus grand que moi et, réveillé, son visage était encore plus beau que ce que j'avais cru. Je gardai quelques instants mes yeux aux regard perçant posés sur lui puis je repris.

« Je m'appelle Oksa Skily. Enchantée. »


Jetant un coup d'oeil à côté de lui, je repérai sa malle. J'avais donc bien raison, il était nouveau.

« Si je ne me trompe pas, tu viens juste d'arriver. Tu t'appelles? »


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##   Dim 15 Mai 2016 - 21:00
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Tout en continuant notre concert improvisé la jeune adolescente me répondit

« Ici à Terrae ? 4ans. Ici dans cette salle ? Quelques minutes. »

Ca réponse était à l’image de notre improvisation, inattendu mais incroyablement appropriée, elle venait s’imbriquer comme une pierre dans une œuvre d’art là où il le fallait au moment le plus adéquat. Nous continuâmes à jouer encore pendant quelques temps, une durée qui me parût infiniment longue tant nous jouions en harmonie pourtant toutes les meilleurs choses ont une fin et c’est ainsi que notre morceaux toucha à sa fin. L’inconnue marqua une légère pause avant de se retourner pour me faire face.

« Merci pour se morceau.
-Disons que c’est ma façon de te saluer dis-je en souriant tout en inclinant la tête. »

Comme à leurs habitudes mes fossettes firent leurs apparitions aux coins de mon visage rajoutant un certain côté enfantin à la scène. Si je ne pouvais rien y faire pour les fossettes ( que j’avais au passage hérité de ma mère ) l’inclinaison de ma tête elle était entièrement calculée. Je savais très bien que cela me rendait ( encore ) plus sympathique aux premiers abords et je n’hésitai donc pas en abuser. Autant mettre toutes les chances de mon côté non ? J’ai toujours pris les interactions sociales comme un jeu. Une vulgaire partie d’échec répondant à un algorithme plus ou moins complexe en fonction des individus, d’ailleurs jusqu’à présent cette théorie avait toujours été vérifiée. Bon il est vrai que l’éventail des personnes que je connaissais n’atteignait pas non plus des centaines d’individus mais pourquoi changer une méthode qui fonctionne ?

« Je m’appelle Oksa Skily. Enchantée. -Acheva-t-elle en posant son regard intense sur ma personne quelques instant avant de détourner le regard vers ma malle- Si je ne me trompe pas, tu viens d’arriver. Tu t’appelles ? »

La jeune dénommée Oksa n’était en fait pas si jeune je l’avais mal jugé de dos car si je lui avais donné entre 16 et 18 ans aux premiers abords elle devait en réalité bien avoir la vingtaine. Il émanait d’elle une certaine aura mystérieuse et calme à la fois mais ce n’était pas le plus intéressant chez elle. Non j’avais bien retenu, cela faisait 4ans qu’elle était entre les murs de ce bâtiment. Elle se révélait donc être une véritable mine de connaissance.

« Agnes, Agnes Khun enchanté également de rencontrer une bonne pianiste ça ne court plus les rues de nos temps. Et effectivement je viens d’arriver pas plus tard que ce matin. J’ai un peu déambulé mais l’établissement est énorme alors j’ai finis par échouer ici. »

J’avais du mal à contenir mon excitation, les chances pour que je tombe sur une élève pouvant répondre à toutes mes questions dès mon premier jours étaient assez minces et pourtant, je devrai penser à remercier ma bonne étoile. Malgré tout je devais rester pro et ne rien laisser paraître.

« Ca fait 4ans que tu es ici ? Et tu ne t’ennuies pas à force ? Tu dois connaître les moindres recoins de l’école maintenant »
##   Lun 13 Juin 2016 - 20:30

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Un léger sourire en coin se dessina sur mon visage. Le garçon avait beau tenter de la cacher, son excitation se sentait. Le voir ainsi me rappeler de quelle manière j'étais moi-même perdue en arrivant.

" Je ne dois pas connaître les moindres recoins de l'école car, comme tu as pu le constater, c'est un grand établissement. On en n'est pas au niveau de mystère de Poudlard, mais l'établissement cache pas mal de choses même pour les plus anciens je pense "

Je détaillai un peu plus longuement Agnes. Il avait l'air sympathique, mais quelque chose me dérangeait en lui. Comme moi, il avait un visage légèrement enfantin. Lui, c'était dû à ses fossettes. Mais en opposition à ce visage candide, quelque chose d'assez malsain émanait de lui. Le fait d'être relativement associable mais observatrice m'avait appris à analyser les gens, à repérer les détails peu naturels. Et cette inclinaison de la tête me donnait instinctivement envie de me méfier. Je continuai cependant.

" Mais ça ne m'empêche pas de te montrer les lieux importants ou de répondre à tes questions bien entendu. Nous sommes tous passés par le stade "fraîchement débarqué", et je sais que ce n'est pas forcément facile de se débrouiller tout seul pour tout découvrir. "

En effet j'étais bien placée pour le savoir. Une des premières personnes que j'avais rencontrées était Akira. Et si aujourd'hui notre dernière rencontre m'avait laissé nostalgique (et un sandwich en moins mais bon...), la première m'avait rendu amère. Enfin bon, les choses avaient depuis changer.

" Déjà, si je peux te donner un conseil, même si cette salle semble très accueillante, elle ne l'est pas tant que ça. C'est chouette pour t'isoler de temps en temps, mais n'en prend pas l'habitude. A Terrae, il y a bien assez de personnes pour en trouver au moins une que tu supporteras. "


Si je précisais ça, c'était simplement car Agnes semblait aux premiers abords avoir aussi peu envie que moi au début de se mêler aux autres. Et je le comprenais tellement... Mais ici, c'était agréable de voir qu'on pouvait finalement se faire accepter des autres malgré notre côté assez associable.

Spoiler:
 


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##   Sam 2 Juil 2016 - 0:48
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" Déjà, si je peux te donner un conseil, même si cette salle semble très accueillante, elle ne l'est pas tant que ça. C'est chouette pour t'isoler de temps en temps, mais n'en prend pas l'habitude. A Terrae, il y a bien assez de personnes pour en trouver au moins une que tu supporteras. "

« A vrai dire je suis arrivé il y a peu alors je ne connais ni l’établissement ni ces pensionnaires je peux vous appeler comme ça. Loin de moi l’idée de vouloir m’isoler. Disons que je prenais … Une petite pause avant de passer aux choses sérieuse » achevais-je un avec un sourire malicieux sur le visage.

En fin de compte bien qu’elle ait troublé mon sommeil, la jeune inconnue semblait plus qu’inoffensive, je dirai plein de bonnes intentions. Comment s’appelait-elle déjà ? Oska ? Oksa ? Raah, les prénoms et moi ça n’avait jamais fait bon ménage. Tant pis, ça me reviendra surement au fil de la conversation. Je me mis à arpenter lentement la pièce tout en réfléchissant, pour ainsi dire je devais presque donner l’impression d’avoir oublié la présence de la demoiselle mais ce n’était point le cas. Quel genre de gentleman serais-je si je négligeais le premier venu hein ? M’adossant à la fenêtre au moment où le soleil laissait passer quelques rayons d’entre les nuages je relançait le dialogue. De son point de vue ma silhouette avait un aspect providentiel presque comique. Techniquement c’est elle qui allait me rendre service bien que dans les faits j’étais planté en plein dans la lumière tel les princes charmants arrivant au moment le plus critique pour sauver leur princesse en détresse.

« Que dirai-tu de me faire visiter un peu l’Institut ? Si tu n’as rien de prévu bien sûr, je ne voudrai pas m’imposer même si je trouverai ça moche de laisser passer une telle occasion. Qui sait, c’est peut-être bien le destin qui a guidé tes pas jusqu’à cette salle de musique pour me rencontrer ! »

Mentalement j’étais comme un enfant la veille de Noël. Impatient de découvrir l’Institut. L’institut mais aussi les pensionnaires, le personnel, les professeurs bref le monde qui m’entoure. J’avais 18ans et pourtant j’avais l’impression de ne rien connaître de la vie, de ma nouvelle vie. Est-ce qu’ici l’herbe était plus verte que de là d’où je viens ? Certainement. Mais pour la neige, quand était-il ? Neigeait-il seulement dans cette région ? D’ailleurs où était-il ? Le voyage m’avait paru morose et monotone si bien que je n’avais fais attention à rien. Lorsque je tentais tant bien que mal de mobiliser mes souvenirs du périple m’ayant mené jusqu’ici, seule une masse infini de paysage venait à mes yeux, une inlassable succession de nature et de routes impossible à identifier. Tant pis, cela ferait parti de mes futures questions. J’en avais une infinité d’ailleurs, tellement que je pourrai sans grand mal remplir les pages d’un livre. Et le ciel ? L’air était-il assez pur ici pour voir ces millions de lucioles incrustées sur la voute céleste spectacle aussi immobile que magnifique c’était un de mes passe-temps favori pour me relaxer lorsqu’à la nuit tombé j’étais rattrapé par quelques obscurs démons.

Enfin bref, vous l’aurez compris dans ma tête c’était l’effervescence totale cependant je n’en laissais rien paraître physiquement, rien pas une once d’émotion ne me trahissait. J’avais depuis longtemps appris à me défaire de ce genre de sentiment, ces informations que les gens rejettent sans même sans rendre compte lorsqu’ils sont heureux, en colère, triste ou tout autre état d’âme, moi j’avais appris comment rester stoïque et surtout m’en servir. Tel une éprouvette je ne les laissais passer qu’au compte-goutte, de façon bien maîtriser afin de leurrer mon audimat. Je n’étais pas du type grand sentimental en effet mais cela ne m’avait pas empêché de voir que c’était quelque chose de très efficace dans le commun des « mortels »Si c’est efficace il n’y avait donc aucune raison de ne pas m’en servir. Pour l’heure, j’attendais patiemment la réponse de la jeune fille adossé contre la fenêtre, une main sur le rebord, l’autre dans la poche le regard limpide plongé dans ses yeux avec juste assez d’insistance pour tenter de la convaincre mais pas assez fixe pour paraître étrange ( Et, je ne suis pas un psychopathe non plus ! )
##   Mar 5 Juil 2016 - 16:36

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Les choses sérieuses? Agnes a une manière étrange de voir les choses. Il semble tout calculer, tout voir non pas comme la vie qui se déroule mais comme quelque chose de stratégique... Je n'apprécie pas trop. Il arpente la pièce, semblant plongé en pleine réflexion. Je hausse un sourcil, perplexe. Hum... Il s'en fout en fait de parler? Parce que je peux me barrer et le laisser là hein. Il s'appuie finalement à la fenêtre et reprend la parole.

« Que dirai-tu de me faire visiter un peu l’Institut ? Si tu n’as rien de prévu bien sûr, je ne voudrai pas m’imposer même si je trouverai ça moche de laisser passer une telle occasion. Qui sait, c’est peut-être bien le destin qui a guidé tes pas jusqu’à cette salle de musique pour me rencontrer ! »

Le destin? Je me mords la lèvre pour ne pas rire. Quel âge a-t-il sérieusement pour sortir des âneries pareilles? Enfin, je ne vais pas me moquer, peut être y croit-il sincèrement... Même si ce n'est pas mon cas. En tout cas, moi qui le croyais timide, je me suis bien trompée. Une personne timide n'aurait jamais osé demander comme ça si je pouvais l'accompagner. J'hésite quelques secondes. Je ne suis pas sûre de vraiment pouvoir m'entendre avec Agnes. Cependant, je me revois quelques années en arrière, et me dis que j'aurais aimé que quelqu'un m'accompagne.

" Ok je te fais visiter. Tu veux voir l'Institut même ou le village? Et il y a des types de lieux en particulier que tu veux voir? Du genre savoir où se trouve telle salle de classe, ou la bibliothèque? "

Parce que Terrae, c'est vaste et ce n'est pas en 2 ou 3h que je vais tout lui faire découvrir, c'est sûr. Il faut donc des priorités. Je me lève et attends calmement la réponse du garçon. Son regard est plongé dans le mien, je le soutiens, continuant de sentir quelque chose de mauvais venant de lui. Je ne sais pas pourquoi, j'ai du mal à vouloir lui faire confiance.

[Hrp: désolée ma réponse n'est pas très longue, j'ai bien essayé de faire quelque chose de plus développé mais je n'ai trouvé quoi ajouter :/]


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