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L'inconnu, ça fait toujours peur... Même avec quelqu'un qu'on aime [ Ys!!!! ]
##   Dim 26 Juin 2016 - 17:53

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Après une telle performance, il n’arrivera à convaincre personne de ses techniques de drague . Surement parce qu’il avait rouillé, et puis surtout, parce qu’il n’avait plus besoin de ça. Pour l’heure, il s’en sortira avec une belle entaille et zéro numéro. Heureusement pour lui, son client est tolérant. IL ne lui fera pas un procès pour ce manque de sucés. Et alors qu’il reprit sa place, se consolant avec sa chope, Mathéo s’apprêta à se moquer de nouveau de lui quand soudainement il s'écria.

« Hein ? Quoi ? »

Passant une main maladroitement dans les cheveux, Ys vit un joli rouge peindre ses doigts. On n’a pas rien sans rien. Forcement, il aurait du s’y attendre. D’ailleur il ne paniqua pas de suite. Habitué à ce genre de coutume, ce qui en revanche le fit paniqué ce fut lorsque Mathéo s’apprêta médecin.

« Arf c’est rien, ça va partir t’inquiétes. Mais qu’est ce que tu fous ? Non mais arrêtes !! Je …Ahh.. Aïe… »

C’est comme la biseptine, ça pique. Alors une bouteille qui explose sur le crâne, ça ne fait pas mal. Mais de la biseptine, c’est terriblement douloureux. Si si, parole d’homme ! Quelle ironie… Ceci dit, Mathéo s’y prenait comme un chef et devant son autorité, Ys n’avait le droit que de se tort. Ce qu’il fit magnifiquement bien. Un fils à sa maman. Bon, il bouda aussi, croisant des bras patientant que ça termine. Et simulant une petite douleur, histoire de se faire lamenter. En plus d’avoir guéri cette plaie, stoppant tout saignement, le Tonnerre voyait clair. L’alcool avait calmé son jeu.

« Hum…Merci. »

Marmonna-t’il une fois libéré. Evidemment il était gêné d’être pris aux petits soins de la sorte, mais ce qu’il ne s’avouera pas, c’est qu’il était heureux de pouvoir compter sur son ami.

« Non, c’est vraiment le nombre de bouteilles… »

En matière de bagarre d’ivrogne, Ys était connaisseur. En y repensant maintenant, c’était assez pitoyable comme train de vie. Mais quand on pense qu’on a aucun principe d evie, ni de but, on se contente du peu et surtout, on ne cherche plus à lutter. D’ailleurs, jetant un œil en coin, Ys put voir le gaillard lui jetait quelques regards noirs de temps à autre. Tant puis, ça lui passera. Se préoccupant de boire de nouveau, Ys eut une soudaine idée intéressante.

« Je sais ; tu pourrais devenir ma trousse de secours ! A chaque sortie, chaque bagarre, et hop ! Tu me soignes ! Bien sûr, je ferais attention à ce que personne ne te touche, il suffira que je te colle une pancarte avec marquée « ce type est handicapé, si tu le touches, tu ne vaux rien ». Qu’est ce que tu en penses ? »

Heureusement pour Mathéo qu’il était aveugle, sinon il pourrait voir qu’en plus de cette proposition lugubre, Ys était sérieux et intéressé. Un don chez les Tonnerres : savoir rebondir. Et fièrement, Ys reprit en s’allumant une cigarette :

« De toute manière les histoires et les déclarations, toutes ces conneries, c’est pas pour moi. Tu y arriveras bien mieux sans moi. Tu sais t’y prendre avec ces trucs là ! »

La preuve, il avait toujours été la pour le conseiller, chose pour laquelle Ys était pire qu’un débutant. A chacun son domaine. Et pas sûr que le Tonnerre finisse par lui trouvait chaussure à sa taille. Crachant quelques fumées, Ys eut un instant une pensée dérangeante. Quelque peu inquiétante, il avait tout de même besoin de s’en rassurer. Alors c’est surement honteux de la demander, mais il devait oser. Et puis avec Mathéo, il avait moins de gêne qu’avec n’importe qui d’autre. Enfin, surtout sur ce genre de sujet…

« Dis moi… tu resteras toujours à Terrae ? Enfin je veux dire… tu me le dirais si tu devais partir ? »

Posant son regard sur son ami, ses paroles pouvaient sembler étranges, voire insensées, mais rien n’est prédit. Le futur peut prendre un tout autre tournant et l’on peut perdre quelqu’un de vue subtilement, sans cris égard.

« Le prend pas mal hein ?! C’est juste qu’il me faudrait une autre trousse de secours si tu comptais te barrer ! »

Fit-il maladroitement. Un aveu inavoué sur combien il lui était important.


##   Dim 26 Juin 2016 - 19:33

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Vous savez, lorsque je voyais encore, j'ai souvent aidé à l'infirmerie les docteurs pour perfectionner mon don. J'admirais la manière dont il s'en servait avec autant de précision, de force et d'habileté. J'avais appris deux trois trucs avec eux. Ils avaient toujours été gentils et, de temps en temps, quand il s'agissait de blessures minimes, il me laissait m'en charger pour me faire la main. J'avais été confronté à des clients un peu râleurs, qui rechignés souvent à être guéri par peur de la douleur mais les plus agaçants avaient été les tonnerres. Ys, confirmait une nouvelle fois les caractéristiques de sa classe. Tandis que je le soignais, j'entendais fréquemment des "Aïe", ponctués de quelques chouinements. Ce cinéma...

-Arrête de te plaindre, ça ne fait pas mal! Et si tu continues, je fais le procédé inverse et j'accélère l'hémoragie!

Je le menaçais gentiment, comme le montrait mon sourire. Je ne pouvais pas résister à l'idée de l'embêter un peu et de lui faire peur. En revanche, ce qui me fit davantage peur, ce fut la révélation qu'il me fit une fois de nouveau posé sur ma chaise.

-Tu t'es pris deux cents bouteilles sur la tête ? Mais Ys, ça va pas! Ca peut être super dangereux, comment tu fais ton compte ? m'inquiétais-je

Dans un sens, ça ne m'étonnait pas non plus. Il était familier de ce genre d'univers, je connaissais son caractère et il n'évoquait pas ça avec un ton particulièrement malheureux. Il avait déjà bien vécu mon ami. Je l'enviais un peu de ce côté-là. Pas pour le nombre de bouteille cassée mais pour les expériences qu'il avait déjà vécu, que moi je n'avais imaginé qu'en rêve. Je secouais la tête avec résignation. Ah ce garçon..." Il m'en fera toujours voir, j'apprendrais toujours quelque chose sur lui au final" pensais-je avec humour.
La suite de ses paroles me laissa... perplexe, je crois que c'est la mot approprié. Je me contentais de lever un sourcil, ne sachant pas s'il était sérieux ou s'il plaisantait. Normalement je parvenais à le savoir à peu près, là, je séchais un peu. Au final, un fin sourire étira à nouveau mes lèvres alors je levais les "paupières" au ciel, juste pour le geste du parent éprouvé par l'impatience de son enfant.

-Ta trousse de soin hein... Je suis flatté, très flatté même mais j'ai tendance à vendre mes services au plus offrant. Je suis très demandé tu sais, alors il va falloir y mettre le prix, dis-je d'un ton neutre.

Je plaisantais bien sûr, mais j'aimais rentrer dans son jeu pour plaisanter ou pousser une blague plus loin. Il cherchait lui aussi et le pire, c'est que je suis presque sûr qu'au fond de lui, il n'attend que ça.

-Merci pour l'attention, la pancarte et tout... mais je parie que je pourrais te surprendre si jamais je me fais agressé, ajoutais-je avec mystère.

En vérité, je me retenais de rire depuis tout à l'heure. Il n'y a qu'avec lui que je peux avoir des idées aussi saugrenues. Je suis toujours supris par la manière dont son esprit fonctionne, c'est assez affolant, imprévisible et terriblement drôle. On ne sait jamais à quoi il pense vraiment ( sauf en de rares occasions où on sent la bêtise arriver à mille à l'heure ).
Je lâchais enfin un petit "oh!" lorsqu'il m'avoue ne pas être doué pour tout ce qui était déclaration et mot d'amour. Tiens, tiens! Pourtant il avait bien acheté un cadeau pour une fille, qui n'était pas encore sa copine à l'époque. Je soupçonnais quand même un brin de romantisme au milieu de cette carcasse de dur.

-Ah oui ? Tu n'es donc plus le Dom Juan de ces dames ? Comment t'y prenais-tu avec les filles ? demandais-je en pouffant légèrement.

Toutefois, lorsqu'il m'affirma que j'étais plus doué que lui pour ce genre de choses, je ne pus retenir un nouveau rougissement. Je me dandinais légèrement sur ma chaise avant de répondre.

-Moi ? Mais euh... Non, enfin.. Non! Les déclarations d'amour ce n'est pas mon truc, je ne suis pas doué pour ça! Je n'en ai jamais fait, je n'ai aucune expérience là-dedans!

C'était encore plus gênant de l'avouer à haute voix, surtout face à quelqu'un qui avait largement plus d'expérience que moi. On aurait vraiment dit un maître et son élève. Remarque, pour avoir plus d'expérience que moi en ce qui concerne la vie, ce n'est pas difficile à trouver. Il n'y avait vraiment que Ys pour penser ça et me faire dire ce genre de choses. J'allais de nouveau retorquer quelque chose mais il me devança. Je me raidis sur ma chaise, tournant mon visage vers lui, enfin vers son énergie. Je ne pouvais rien capter forcément, et j'aurais vraiment aimé voir à ce moment-là. J'aurais voulu observer les traits de son visage plus précisément, pouvoir observer son regard. Je ne m'attendais pas à cette question. Finalement un doux sourire vint étirer mes lèvres.

-Je ne compte aller nulle part, déclarais-je simplement

Je rigolais légèrement lorsqu'il ajouta que ce serait pour se trouver uen autre trousse de secours. Mais il ne devait pas se faire de soucis. J'étais encore à Terrae pour longtemps, je ne comptais pas partir comme ça. Il semblait l'évoquer sur un ton grave, comme s'il craignait que quelque chose n'arrive. Je penchais la tête sur le côté, avant de poser ma main sur son épaule.

-Et puis, si je partais quelque part, je présume qu'il y aurait toujours une place pour toi dans l'appareil, déclarais-je d'un ton enjoué.

Je parlais de façon légère, mais ce qu'il venait de dire m'avait mis un doute dans l'esprit. Pas sur ses paroles mais sur lui. Ys n'était pas du genre à se confier facilement, il n'aimait qu'on parle de lui ou de sa vie privée. Même si quelque chose clochait il ne me le dirait pas. C'est pourquoi, après répondu à sa question, ce fut à mon tour de lui demander quelque chose.

-Si jamais il t'arrivait quelque chose, si tu avais un problème ou que tu comptais partir toi aussi, tu me le dirais ?

Et, pour être sûr de sa parole, je lui tendis mon petit doigt.

-Promis ?

Ce serait notre promesse à tous les deux. Ne pas partir l'un sans l'autre et être toujours là dans les moments difficiles. Moi, je n'avais jamais vu les choses autrement mais ainsi, nous serions tous les deux rassurés.



##   Dim 26 Juin 2016 - 21:46

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Il n'en disait rien, mais Ys était agréablement surpris de voir à quel point son ami était encore doué. Si seulement il pouvait retrouver sa vue. C'est triste à dire, mais ça faisait trop. Le Tonnerre avait cette désagréable sensation de ne pas pouvoir profiter de son ami. Le faire sortir, profiter. C'était se sentir désarmé contre une force bien plus puissante que lui. Certe, Mathéo savait se défendre, il était fort. Surtout mentalement. Une véritable force de la nature. Tout ce dont il restait, ce qui pourrait encore le sauver, serait qu'il devient Master. Ys le sait, les Masters obtiennent un pouvoir bien à eux. Tout comme pour le cas de Joyce, il lui restait plus à croire que Matty aurait cette chance. Il devait.

Terminant sa chope, et lançant un appel au barman, Ys eut un léger rire. Mathéo semblait surpris, voire même, il lui faisait une leçon de morale. Evidemment que c'était dangereux, il fallait être con pour ne pas s'en rendre compte. Mais justement, il était con. A cette époque, [rien ne comptait et combien il était doux de marcher aux côtés de la mort. Aucune peur, peur ne rien perdre. Aujourd’hui tout est différent. Trop de gens comptent, vous rendent plus faibles et plus forts à la fois. Même ce soir, il se tenait devant l'un de ses talons d'Achille. Lui adressant un large sourire d'idiot, Ys tenta de répondre.


"Bah t'inquiètes, c'est finis, je le fais plus... Bon à part là ce soir, mais c'était une exception. Mais ça m'a permis d'avoir la tête dure! C'est bien aussi, non?!"

C'est assez drôle dans un sens. On aurait dis un fils qui se faisait gronder par son père. Mathéo étant plus sage et plus censé, tout l'inverse d'Ys, n'avait pas forcement le rôle le plus simple. Mais c'était tout de même ce qu'appréciait le Tonnerre. Il savait qu'il pourrait compter sur lui, quelque soit la situation. Et combien cette soirée était magique. Ils partageaient bien plus qu'en temps normal. Là encore, ils se découvraient. Mathéo apprenait à découvrir le monde d'Ys, et ce dernier,découvrait un Matty amusait, riant aux éclats, voire même aussi taquin que lui. Et concernant de plaisanterie, Ys afficha de grands airs quand Mathéo avoua que ses dons devaient être loués. Il rentre dans son jeu. Ys se doutait bien que Mathéo n'aurait pas accepté que le jeune homme s'amuse à se battre et profiter des pouvoirs de son ami pour se soigner. Bien sûr, c'était une idée plaisante mais ayant promis plutôt d'arrêter ce genre de soirée, il du se faire une raison et prendre cela sur un ton d'humour.

"Tu pourrais quand même faire des prix d'amis. Tu te la pètes sérieux. Et sérieux, fais le mec faible, sinon je servirais à rien. Joues la comédie si t'es mon pote!"

Il savait très bien que Mathéo était une personne forte, surprenante. Il faut parfois se méfier des gens gentils, réservés, car ce sont eux les plus puissants. Ne jamais sous estimer son prochain. Et voilà que son ami semble touché. Il rougit même. Il a tendance à douter et pourtant, jamais Ys ne se permettrait de se moquer. A vrai dire, ça se ressent dans sa voix.

"Bien sûr que si tu sais t'y faire. Tu sais conseillé, t'es un sentimental toi. Et moi... bah je suis trop brut. Dès que j'avais la nana, je la dégageais dans les heures qui suivent. Pas très classe hein? Je me rend compte aujourd'hui. Ou alors parce que j'en avais rien à faire de ces filles...?! De toute manière, c'était facile. Suffit juste de dire ce qu'elles voulaient entendre."

Faisant mine de réfléchir, Ys avait conscience qu'il n'y avait aucun point de son passé qui méritait d'être glorieux. Même avec la gente féminine, il ne les respectés pas. Il se jouait de tout ce qui pouvait être humain. Il ne voulait pas choqué son ami et encore moins à le décevoir. Mais il devait être honnête, même s'il ne se présente pas sous son meilleur jour. Trinquant encore et encore, profitant de cette soirée, la conversation tourne différemment.Redressant son regard, croisant celui de son ami, Ys pouvait percevoir son âme au delà de ce regard vide. L'alcool libère les esprits, mais ils n'auraient jamais eu besoin de ça. Mathéo le rassura. Non qu'il doutait de son ami, juste besoin de l'entendre. Même son ton ironique lui tire un doux sourire. Quoiqu'il arrive, où qu'ils soient, ils resteront connectés.
Il y arrive que certains événements bouleversent une vie et n'importe qui n'est à l'abri. Ce dont Ys aurait aimé savoir: si son mi serait toujours à ses côtés. Plus jamais il ne le laisserait. Trop de remords, de regrets au point de s'empêcher d'y penser. Alors quand Mathéo lui retourne la question, cherchant à se rassurer à son tour, Ys lève de grands yeux quand il vit son doigt. C'était un pacte, une promesse. Alors, d'un sourire en coin, Ys lui prend:


"Tu seras le premier au courant."

Si seulement cet instant pouvait resté ainsi, rien ne puisse changer. Ses amis, son amour, son meilleur ami.... rien ne bouge. En y pensant au futur, un futur qui fait peur par son manque d'informations, Ys s'amusa à imaginer.

"Je me demande à quoi tu ressembleras dans dix ans... Genre avec ta sagesse, tu pourrais devenir un moine très réputé et très spirituel. Tu serais chauve et tu vivrais en haut d'une falaise! Pas mal non? Et t'auras qu'à venir me voir en prenant le vol héhé!!"

Comment se rassurer de l'avenir et de ses mystérieux si ce n'est que par le rire. Ca restera le meilleur remède et riez encore, tant que vous le pouvez.


##   Dim 26 Juin 2016 - 22:35

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Je pousse un long soupir en entendant ses explications. Du Ys tout craché, plus rien ne m'étonne maintenant avec lui. Je ne peux toutefois retenir le sourire qui me fend les lèvres. Un gosse, c'est tout ce qu'il est. Pour avoir la tête dure, ça il l'avait, dans tous les sens du terme. Il faut bien ça pour supporter le fracas de 200 bouteilles sur le crâne. Je pris un air plus méditatif en pensant à cela. Je savais que Ys n'était pas fier de sa vie d'avant, il me l'avait souvent dit et je connaissais quelques détails qu'il partageait avec moi quand je le harcelais. Cette soirée me donne une autre idée encore de ce qu'a été son quotidien pendant plusieurs années. Ce soir, accepterait-il de se confier davantage ? Après tout, il savait presque tout de moi. Il y avait de rares sujets que l'on n'avait pas abordé, mais que je serais prêt à aborder avec lui.

-Toutes tes soirées se finissaient comme ça à l'époque ? demandais-je avec innocence.

C'était une question ciblée mais un bon moyen en vrai de connaître d'autres détails. En vrai ma curiosité était plus générale, il s'en doutait sûrement, il avait l'habitude que je le questionne. Mais je ne lui avais pourtant jamais demandé pourquoi il était si réticent à aborder cela avec moi. Pendant quelques temps, j'ai cru que c'était par manque de confiance mais je me suis fait ma propre idée par la suite. Je revenais à la charge ce soir, mais je ne voulais pas le braquer.

-Tu n'es pas obligé de me répondre hein, mais comme tu ne me parles jamais de ta vie d'avant...

Il n'aimait pas ça, je le savais bien. Mais ce sori était un bon soir pour changer, pour s'ouvrir. Dans toutes les séries que je regardais, els gens se racontaient leurs vies et leurs secrets plus facilement dans un bar. Enfin, j'avais déjà eu l'occasion de tester que la réalité était un peu différente de la télévion. En parlant de ça, ma chope était presque vide et je laissais Ys m'en commander une autre. Oui ben...

-Tu as raison en fait, on s'habitue assez vite au goût. Ce n'est pas fabuleux, mais ça se boit déjà plus facilement, dis-je

J'avais chaud au visage, et sûrement pas parce que je rougissais. Je commence à comprendre les effets de l'alcool.
J'éclates complètement de rire face à sa répartie. Jouer le mec faible. Je fais ça très bien, c'est ma conduite de tous les jours ça non ? On aurait dit que nous étions un duo où chacun avait son rôle à tenir, lui le bagarreur et frimeur sur les bords, et moi le petit handicapé tout faible qu'on a besoin de protéger. J'avais à la fois le rôle le plus larmoyant et en même temps le plus ennuyeux.

-Bah... J'y réfléchirai. Si je fais un prix à mes amis, comment je gagnerais ma vie moi hein ?

Je pris ensuite un air plus sérieux. Il me voit vraiment comme un grand sage, une sorte de moine shintoïste parlant par énigmes. C'est fou comme tout le monde à cette vision de moi. Allen, qui me connaissait depuis seulement une ou deux heures, avait émis le même jugement sur moi. Mais je précise encor eune fois que je me vois de façon très différente. je ne parlais que de mes expériences, mes pensées, mon ressenti. Je ne donnais pas vraiment de conseils, je partageais juste mes pensées. Si cela pouvait aider les gens, j'en étais heureux mais je ne le savais pas à l'avance. Bien sur que mon but est d'aider avant tout, mais si un jour je tombe sur l'effet inverse, je ne saurais pas quoi faire et je m'en voudrais. C'est un peu stressant d'avoir ce rôle de bon conseil, ça met une certaine pression sur les épuales, même si je savais que ce n'était pas du tout ce qu'il cherchait.

- Aider et conseiller les gens c'est différent! Ca ne veut pas dire que je suis doué pour draguer ou attirer les gens. C'est bien une matière où je dois être le pire élève au monde!

Je me tournais à nouveau dans sa direction, l'écoutant me parler des filles qu'il avait dragué. Ca concordait à ce qu'il était avant et peut-être, comme il l'avait dit, qu'il réalisais qu'elles n'avaient pas d'importance au final. Il collectionnait les filles et alors ? Il n'avait pas été le seul, je suis prêt à le parier. Maintenant il était posé, il avait changé du tout au tout. Je restai pensif sur un de ses dires " dire ce qu'elle voulait entendre "... C'était ça la clé de la séduction ? Ou seulement celle de la relation d'un soir ? On pouvait idéalisé beaucoup de choses sur l'amour, mais ça ne rend la chose qu'encore plus compliqué et surtout terrifiante. Je ne le jugeais absolumment pas sur ça, j'étais même presque admiratif de voir la facilité avec laquelle il abordait les gens, moi j'en étais incapable. J'avais toujours la boule au ventre. Je ne parlais à la personne que si j'étais seul avec elle ou si on me parle avant. J'enviais cette liberté d'esprit, cette peur de rien. Ou alors cette peur qu'il sait dompter, qu'en sais-je ?
Ma nouvella chope arrive au même moment. Tant mieux car j'étais en train de gratter une chose pas très agréable sur le comptoir, ce que je présume être un mélange d'alcool qui a séché sur le bois. Beurk!
Un immense sourire éclaira mon visage. La promesse était officielle maintenant! On n'avait plus le droit de revenir en arrière. Il savait que je comptais sur lui maintenant, comme il pouvait compter sur moi. Mais ça, ça avait toujours était le cas. Maintenant il en était sûr, il ne douterait jamais plus, et moi non plus. Il avait peut-être simplement besoin de l'entendre dire, à présent, il en serait toujours convaincu. De plus, au fond de moi, je sentais bien que je ne pourrais pas me passer de lui, aussi bien dans les moments durs que dans les bons. C'était mon meilleur ami, je ne pouvais tout simplement pas me passer de lui il fallait coire! Comme pour ce soir, je n'aurais envisager cette soirée avec personne d'autre.

J'avalais ma gorgée de travers lorsqu'il me fit part d'une image assez singulière de moi. Je haussais les sourcils. Moi ? Un moine chauve ??

-Ah non! Je ne veux pas être chauve! Je me ferai faire des implants s'il le faut. Par contre... va pour la montagne. C'est plus classe qu'une falaise. Mais du coup, tu ne pourrais jamais me rejoindre... La foudre n'ébranle pas la montagne, dis-je d'un ton de moine bouddhiste pour coller au personnage.

Je me gardais bien de lui dire ce que j'avais pensé un instant. Dix ans... Je savais que je ne tiendrais pas jusque là, c'était impossible. Il le savait aussi mais il l'ignorait, ce genre de pensée n'avait pas sa place ce soir. On était tous en vie pour l'instant et on devait profiter de cette soirée au maximum.

-Moi je t'imagine... en homme au foyer! Avec un joli tablier, des enfants pleins les bras, des tâches de lait et de nourriture partout sur toi, complètement débordés entre la vaiselle et tes petis tandis que Mitsuki part au travail avec énergie, décrivais-je en pouffant dans mon pull.

Oh oui, ça lui allait si bien ce petit tablier à fleurs.



##   Lun 27 Juin 2016 - 21:18

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De son point de vue, son passé était loin d’être glorieux, mais il avait au moins un point positif : il faisait ire. Toute bêtise fait rire, alors Ys ne se gênait pas de se moquer de l’ancien qu’il avait été. Certe, il faut beaucoup auto dérision et ne pas avoir peur du ridicule, mais il s’était fait une raison. Evidemment, Mathéo cherchait à en savoir plus. Il aurait du s’en douter. Autrefois, il se serait braqué, voire agressif pour ne pas avoir à répondre. Mais étant en compagnie de son ami, de plus, ayant changé de ce côté, Ys se contenta d’hausser les épaules et de répondre le plus honnêtement possible.

« Un peu près oui. Disons que je n’avais jamais eu de véritables amis. Juste des profiteurs ou d’autres qui te craignent, je savais très bien qui j’avais autour de moi. Et oui, mes soirées étaient un peu près toutes les mêmes. En y pensant, c’est vraiment monotones. »

Laissa-t’il échapper dans un petite rire nerveux. Buvant sa chope, le Tonnerre souri lorsque Matty avoua s’y faire au gout de la bière. Il doit être pas mal amoché pur dire ça. Enfin ce n’était pas qu’il doutait de ses paroles, mais c’était amusant de voir Mathéo boire de la sorte, forcé à en prendre une derrière l'autre pour s’y habituer. Surtout qu’il a le teint plutôt rouge. Le jeune homme  n’avait pas finis d’en découvrir chez ce garçon.

« J’ai jamais dis que t’étais un as pour dégoté un amoureux. Là-dessus, on est d’accord, t’est trop nul. Je parlais de tes conseils, là, en revanche, t’es parfait. »

C’est un compliment, ne vous méprenez pas. Ca manque juste de délicatesse mais on ne change pas une équipe qui gagne. Ys avait la technique pour trouver une proie le temps d’un soir, mais Mathéo avait ces précieux conseils que si tu les appliquais, tu trouverais la perle rare. A chacun son domaine. Au moins, ils pouvaient s’entraider. Et leur promesse ne faisait que confirmer. Crachant quelques fumées de sa cigarette, le roux se stoppa net lorsque Mathéo émit des paroles digne d’un sage. Il était imprégné de son personnage, ça lui allait comme un gant.

« Oh mon dieu… Matty, t’as des cheveux qui tombent…. La sagesse brillera sur ton crâne !! »

Laissant échapper un fou rire suite à leur conversation, Ys avait du mal à se débarrasser de cette image du moine sur sa montagne. En plus, Mathéo le fait trop bien. Non il ne peut pas le nier, il est fait pour cette vie. Enfin, tout ça, ce ne sont que des rêves. Gardons l’innocence et la bêtise qui permettent de vivre que d’accepter la défaite trop tôt.

« Ouais c’est ça !! C’est moi le mâle ! E d’abord, y aura pas de gosses. Y a déjà le chien, ça suffit. Et Mitsu m’attendras à chaque retour en tenue de soubrette ! »

Vexé par cette idée de tablier et de femme au foyer, fierté propre, le garçon fut aussitôt enthousiaste à l’idée de découvrir sa belle dans ce genre de tenue. Limite il aurait eu des cœurs dans les yeux. Mais ça aussi, ce n’est qu’un rêve comme le moine sur sa montagne. Mitsuki ne ferait jamais ça. En revanche elle lui collerait bien son poing en pleine face si elle l’entendait.

« Enfin aussi bien, tout sera différent. Tu ne seras jamais moine, et je ne serais jamais marié. Peut être, que ça sera pire… »

C’était assez brute dit comme ça, mais rien ne peut empêcher de détruire tout un bonheur. De plus, il y avait certaines choses qui dérangeaient à Terrae. Des règles, le fonctionnement, des sujets avec qui personne Ys n’avait eu l’opportunité d’en parler. Les regards et la confiance sont des luxes qu’on ne trouve pas tous les jours.


##   Lun 27 Juin 2016 - 22:30

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Je hochais la tête à intervalles régulier, pour lui montrer que je suivais la conversation. Je me doutais un peu d ela réponse, j'étais en revanche plus surpris sur le fait qu'il ne rechigne pas à m'en parler. Il était saoul déjà ? C'est la seule explication... Ou alors il a fait un gros travail sur lui mais en si peu de temps. Remarque, le connaissant il en était capable, il n'y avait que lui pour douter de ses capacités. Moi, j'ai toujours su que mon ami était fort, même si ça, je ne le reconnaîtrais pas à haute voix de peur qu'il attrape la grosse tête!

-Tu m'as moi maintenant, dis-je avec un grand sourire. Je ne te promets pas que tu te feras casser des bouteilles sur la tête tous les soirs, mais on trouvera notre truc à nous!

Oui je sais, je ne m'étais focalisé que sur la partie où il disait n'avoir pas eu de vrais amis, et ça, ça me rendais triste. En repensant à ma vie, je me demandais ce qui valait mieux : ne pas avoir d'amis ou être entouré en sachant qu'aucun ne l'est vraiment. Je ne savais pas. Je crois qu'au final, nous avions tous des raisons de ne pas être à notre aise dans le monde extérieur. Monde dans lequel il faudra retourner un jour...
Un air blasé se peignit sur mon visage. Pas doué en amour. Moi quand je le dis, ça sonne vrai mais pas accablant, lui, il me fait carrément passer pour un handicapé des relations humaines. Je baisse la tête, comme si j'avais reçu un coup de massue sur la tête. Il manque pas d'air quand même!

-Peut-être, mais je parie que moi, je ne me serais pas fait remballer par le mec que j'aurais abordé!

Ce qui est totalement faux ( et oui, j'oubliais la deuxième partie de sa phrase qui elle était un compliment ). Par contre, je m'y serais effectivement pris d'une autre manière pour aborder quelqu'un, mais en vrai, si cela avait un autre homme, j'aurais complètement perdu mes moyens et je me serais surement enfui. De quoi déclencher les rires de mon si précieux ami.
Le voilà d'ailleurs qui se moque de moi à nouveau. Mon imitation devait être rudement bien pour déclencher une réaction si passionnée. Par contre, il n'était pas difficle de voir que ma comparaison à moi ne lui avait pas plu du tout, une insulte à sa virilité masculine sans doute. Je pouffais de rire, sans pouvoir me retenir.

-En soubrette hein... Je suis sûr qu'elle appréciera le rôle que tu lui donnes, dis-je avec l'ombre d'un sourire.

En revanche, il se voit déjà avec un chien. Typique ça, les familles veulent toutes un chien ou un chat. Moi je ne suis pas à l'aise avec les chiens alors je suis plus team chat.

-Tu ne veux pas d'enfants Ys ?

Je gardais mon sourire sur le slèvres, tentant à nouveau de l'imaginer avec des petits. Honnêtement, l'image était assez comique. Je suis sûr qu'il avait peur de trouver un rival plus infernal que lui en la personne de son fils ou sa fille. Il craquerait sûrement sous la pression des responsabilités et de l'éducation. En bref, ce serait un bon père. Mais j'imagine que c'est normal qu'il ait peur.
Un air plus sérieux passa entre nous. Ses dernières déclarations m'interrogeaient et je tournais vers lui un regard interrogatif. Je n'avais jamais parlé de l'avenir avec lui, je ne savais pas comment il l'envisageait. Moi non plus. Je n'avais jamais réfléchi à un quelconque futur puisqu'il était clair que je n'en aurais pas, je n'étais donc peut-être pas la personne la plus indiquée pour parler de ça.

-On ne sait pas, Ys. Mais moi je suis persuadé que ton avenir sera radieux, je n'ai même pas besoin d'être voyant pour savoir ça. Tu ne seras peut-être pas marié, mais tu seras avec la personne que tu aimes, et tu seras heureux, dis-je d'un air convaincu, un petit sourire aux lèvres.

Je me pris alors à réfléchir à l'avenir qui pourrait s'ouvrir devant moi si je n'avais pas eu cette maladie. Si tout avait été normal, comme aurais-je vécu ? Et surtout, qu'aurais-je fait plus tard, une fois mes études à Terrae finies ? Curieusement, une vision s'imposa à moi, sûrement provoquée par la conversation avec Ys. C'était étrange d'imaginer ça et en même temps, c'était curieusement amusant.

-J'aurais aimé avoir un enfant... C'est bizarre mais... ça me semble... bien, dis-je sans savoir comment expliquer.


Hrp: J'adore ton nouveau kit :) !!!!


##   Lun 27 Juin 2016 - 23:05

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Qui aurait crus qu'un jour, Ys puisse parler avec un ton aussi franc et plus de libération? Ce ne pouvait être parce qu'il s'agit Mathéo. Il a ce dont on a besoin, cette patience. C'est tout un travail, mais il n'existe plus aucune pression, plus aucun doute. Son ami le juge pas, il ne le juge jamais. Ils sont libres de s'exprimer , de se contre dire parfois, mais jamais ils ne se jugent. Lui qui autrefois, était sa plus grande crainte.
Riant gentiment aux paroles de son ami, Ys lui émit un doux sourire avant de reprendre tout en sirotant sa boisson.


"On n'a pas besoin d'un truc justement."

Tout se passe normalement. Par moment il se peut que ça dérape mais jamais rien de grave. Et chaque soirée passée est plus agréable que la précédente. Ys le savait, plus jamais, il n'aurait besoin de se fracasser de bouteille sur le crâne pour se sentir en vie. D'un regard en coin, d'un sourire caché, le Tonnerre ne peut s'empêcher de rire. Mathéo draguait... ? Mais quelle drôle d'idée?! Non il ne le froisserait pas mais il en rit.

"Je sais comment tu vas t'y prendre: un battement de cils. T'es pire qu'une gonzesse!"

C'est sûr, il aurait fait sa mignonne. Il ne peut que se l'imaginer de la sorte. Mais ça ne le dérange pas, de toute manière, Mathéo est une personne douce, agréable et qui ne force jamais la main. Enfin, il aurait fallu qu'il descende de son tabouret, trouver le courage de lui adresser la parole, mais à chacun sa façon d'évoluer.
L'idée de la soubrette, forcement, Mathéo se doutait bien que Mitsu ne serait pas d'accord. Et elle aurait pu le griller sur place si elle avait entendu. Ys ne peut qu'hocher la tête en signe d’approbation.
Par contre l'évocation d'une famille future inquiète l'enfant de la nuit. D'un haussement d'épaules, comme si rien de tout ça ne pouvait l'atteindre, Ys tenta de se défendre.


"Bah c'est tôt pour en parler... en fait, c'est pas que j'aime pas les gosses, mais c'est gros comme truc. J'ai... j'ai beaucoup à faire! Le concert, le taf, devenir Master et... euh... je dois m'occuper de toi! Ça c'est du taf tu sais!"

Autant à choisir, être gêné de parler, que se soit sur son passé. Non mais là, c'est limite de la torture. Chaque chose en son temps, déjà que ses sentiments, les évoquer et les mettre au grand jour, n'avait pas été une mince affaire. Mais parler d'enfants... Jocker! Oui oui, on devient pas un courageux héros du jour au lendemain.
Pourtant il y a un ton qui change et les paroles de son ami le touchent. Il lui souhaitait le meilleur, tout comme il le lui souhaiter. Que cet avenir brille de milles feux.
Trinquant à cela, Ys lui émit un doux sourire en guise de remerciement. Pour lui, malgré cette barrière, ils pouvaient se voir, lire dans leurs regards. Pas besoin de parler, juste ce silence qui apporte plus de mots, de significations.

Mais rien ne dure. Mathéo fait part de quelque chose. Ces choses dont ils n'abordent jamais. N'y pensent jamais sérieusement. Et ces paroles le meurtrirent. Les mots lui manquent, il avale difficilement sa salive. Un court instant, et Ys se décide à affronter le visage de son ami vaguement perdu dans ses pensées.


"Bats toi. T'arrêtes pas. Sinon je te botterais le cul."

Pourquoi les personnes avec qui il se lie finissent par disparaître? Il se serait dénouer de tous liens mais les temps changent. Il ne pourrait plus faire marche arrière. Et l'idée de perdre son meilleur mai, la seule personne ayant eu autant d'apaisement sur lui, l’effroi atrocement. Il se battrait pour lui, hors de question de le perdre. Il se refusait à cette idée. Typiquement enfantin. Mais il veut voir son ami vieillir, rire avec lui, boire des chopes. Le voir avec son enfant.

HRP> Merci ma gueule! :D


##   Mar 28 Juin 2016 - 13:50

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J'approuvais avec un grand sourire. J'étais d'accord avec lui, nous n'avions pas besoin d'avoir un truc à nous. Le simple de se tenir l'un avec l'autre, de discuter, de s'échanger nos souvenirs, nos vies respectives... en soi, c'était déjà un truc. Peu de gens m'avaient mis aussi à l'aise que lui et, à part Ryu, je ne connaissais personne aussi bien que lui. C'est fou d'imaginer à quel point, malgré nos différences, il avait trouver son chemin vers mon coeur. Rien que d'y penser, cela me rendait tout joyeux. Ou peut-être était-ce la bière ? A méditer.
J'avalais à nouveau de travers lorsqu'il imagina mes techniques de drague. A la façon dont il me décrit, je ressemble à une sorte de gros niais attendant la pitié du premier inconnu qui passe.

-Je suis ravi de voir que tu as une grande opinion de ma virilité, dis-je en râlant un peu.

Puis, pour lui rendre la monnaie de sa pièce, je poursuivis :

-Tu es jaloux parce que je suis plus mignon que toi, nah!

Ce n'était pas une réaction très mature, certes, mais c'était la seule chose qui m'était venu à l'esprit. De toute façon, je ne savais pas quoi répliquer d'autres, comment je peux me défendre face à ça ? Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il avait raison, mais je dois bien admettre que je n'avais aucune technique secrète concernant la drague. C'est un peu le domaine que je n'avais pratiqué. Qui aurais-je pu draguer de toute façon ? Je ne sortais jamais.
La suite de la conversation me tira un nouveau sourire. A son tour d'être cuisiné et d'être bien gêné. Evidemment, je ne lui disais pas d'avoir un enfant là tout de suite maintenant! Quand même... Par contre, en écoutant la suite de ses arguments, je ne pus m'empêcher de lâcher un "oh".

-Oui c'est vrai! J'ai entendu dire que tu avais un groupe! J'aimerais bien vous entendre un jour. Je parie que ça ne doit pas être trop mal.

Je choississais mes mots avec soin pour le taquiner un peu. En vrai, le connaissant, s'il s'est lancé dans cette entreprise, c'est que ça doit sacrément cartonner. J'avais très envie de les entendre jouer, je n'en avais jamais eu l'occasion avant. Je ne sors pas beaucoup comme vous savez. Je ne savais même pas qui était membre de son groupe.
Un nouveau rougissement me pris au visage, et je gonflais mes joues d'indignation.

-Roh tu es exaspérant! "S'occuper de moi"... Pfeuh!

Je soufflais un coup puis retournais boire dans ma chope. Je crois qu'il faudrait vraiment que j'arrête, car je commence à avoir vraiment chaud et en plus, je commence à dire des choses intutiles, complètement bêtes de surcroit. Mais il y avait une chose que je tenais encore à dire.

-Tu seras un super master je pense, dis-je en souriant.

Mes yeux s'agrendirent de surprise par la suite, lorsqu'il me fit la leçon. Ne jamais abandonner. Continuer à se battre. Je baissais la tête. Bien sûr que je faisais mon maximum, mais il y a des choses contre lesquelles on en peut pas se battre parfois. Notre vie est décidée pour certains, et s'il ne faut pas voir la chose de façon triste, on ne peut pas non plus lutter contre. Mais je ne pouvais pas lui dire ça, surtout pas. Il se fâcherait, et ça le rendrait triste, ce qui est bien la dernière chose que je souhaite. Je savais qu'il tenait à moi. Je savais qu'il ne voudrait pas que je meurs. Et au fond, moi aussi je voulais continuer à vivre à ses côtés, aux côtés de tout mes amis, pouvoir grandir et m'épanouir, et enfin briller de tout mon éclat.

-Tu n'es pas près de m'enterrer Ys. Je te le promets, dis-je en lui posant la main sur l'épaule.

J'avais bien l'intention de tenir le coup le plus longtemps possible. Même si mon corps continuais de s'affaiblir, je lutterais pour rester en vie. J'avais encore des choses à faire, des choses à prouver et des gens à convaincre.
Passant à un autre sujet, pour ne pas alourdir davantage l'atmosphère de la soirée, je lui demandais:

-Au fait, qu'est-ce qu tu ferais une fois master ? Tu as des projets ?



##   Ven 1 Juil 2016 - 22:38

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Les rires s’enchaînent sans aucun d’eux ne soit froissé. De toute manière, comment le pourraient-ils ? Ils se connaissaient suffisamment bien pour comprendre leur jeu. Chacun avait du répondant, s’amusant à taquiner l’autre. Evidemment, lorsque Mathéo émit l’hypothèse d’être plus mignon,le Tonnerre manqua de recracher sa bière tandis qu’il fut prit d’une crise de fou rire. Non qu’il doutait des charmes de son ami, mais son répondant, du tac au tac, allez savoir si c’était l’alcool, mais Matty était d’humeur mystérieuse. Une humeur qui lui allait bien.

Reprenant son souffle, retrouvant un brin de sérieux, malgré le sourire qui ne le quittait plus, Ys reprit au sujet du groupe. Il n’en avait très peu parler avec son ami. Non qu’il voulait le mettre à l’écart mais ces derniers jours, il n’y avait pas sa place. Certaines choses peuvent attendre.


« Ouais tu pourrais passé pendant les répètes. On sort fraîchement d’une tournée et avec les enregistrements, les singles et toutes les conneries, on prend une pause. Mais c’est avec plaisir que je te jouerais une chanson d’amour ! »

Le petit mot de la fin pour embêter encore une fois. Laissant échapper un petit rire suite aux paroles de son ami, Ys écrasa sa cigarette quand ce dernier attira son attention. Matty avait toujours les mots qu’il fallait. Il savait s’y faire. Et il y a quelques mois, c’était grâce à sa confiance et ses conseils, que le Tonnerre avait pu pousser la chose, à évoluer. Alors discrètement, il lui murmura un « merci ». Pas seulement pour ça, mais pour tout. « Merci d’avoir crus en moi. D’avoir vus ce que même moi, je n’aurais imaginer voir ».
Ce pourquoi il n’abandonnerait jamais son précieux ami. Imaginer, accepter son destin, même ses paroles étaient bien plus douloureuses que toutes ces bouteilles éclatées sur le crâne. Mathéo le regarde étrangement, surpris. C’était comme un cris dans un dernier élan d’espoir. Sa main sur son épaule, Ys redressa doucement son regard sur son ami. Il lui promettait, il ne douterait pas. Dommage qu’ils ne puissent se voir. Mais il lui adresse un léger sourire en guise d’acquis.

Et la conversation change comme pour soulager atmosphère. Il est dur d’en parler sans avoir le cœur qui part en morceaux, mais parfois, il faut savoir crever l’abcès ? Les choses étaient dites ce soir, il était temps de parler d’autre chose. Les chopes se vident et se remplissent encore et encore.


« Alors ça… je n’en ai aucune idée. C’es pas très distrayant les jobs de Masters. La dernière fois, j’ai aidé une pauvre fille. Aucun Master ne l’avait fait. Et franchement, il n’y a pas quoi casser la patte à un canard ! Tu aurais aimé faire quoi toi ? »

D’un bond, Ys s’avança vers l’avant pour attraper quatre pailles. Il en plongea automatiquement deux dans la chope de son ami ainsi que dans la sienne.

« Ok ma gueule, étape supérieure. Puisque tu t’es habitué au goût, il va falloir que tu bois avec deux pailles en même temps. Il parait que ça renverse ! »


##   Sam 2 Juil 2016 - 12:47

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Loin de m'offusquer en l'entendant s'étrangler à moitié de rire lorsque je lui déclarais être plus mignon, je lui tirais la langue avant de replonger vers ma chope, le secouant légèrement, comme pour touiller le fond. Au final, la soirée se passait mieux que je ne l'avais imaginé. Ys était détendu, même lorsque l'on parlait de sujet intime ou grave. On pouvait en parler touts les deux, c'était sûr. Moi-même je me sentais plus libéré, sûrement à cause de l'alcool, et plus bavard que je ne l'étais d'habitude. La soirée était belle, j'étais vraiment heureux. Moi non plus je ne pouvais pas m'empêcher de rigoler.

-Une tournée ? Ouah, vous devez être sacrément doués alors! Pourquoi tu ne m'en as jamais parlé sale traître ?!

C'est vrai quoi, mon ami devient une super star et il n'en fait même pas profiter son ami. Enfin profiter, je m'en fiche de ça, mais j'aurais bien aimé savoir qu'il montait sur scène. Je pensais que c'était juste un groupe comme ça, pour s'amuser mais ça a l'air sérieux. S'il parle de disque et tout, c'est que mon ami est sur le point de devenir une véritable vedette.

-Ahah, répondis-je d'un ton blasé à sa remarque sur les chansons d'amour. Tu ferais mieux de les réserver à Mitsuki tes chansons d'amour, tu en auras besoin lorsqu'elle voudra t'arracher les yeux parce que des fans hystérique te lancent leur soutiens-groges ou leurs petites culottes à la figure.

Et oui, on dit que la célébrité n'a pas que du bon, même si j'espère qu'il ne connaitrait pas ce revers. Quoique, ça pourrait être drôle, du moment que ce n'est pas trop sérieux.
Je repris un air sérieux, qui se teinta de bonheur petit à petit en l'entendant murmurer. Mon ouïe associé à l'air ambiant qui m'apportait ses paroles me laissait tout entendre. Je ne dis rien, il n'y avait rien à dire, à part peut-être que je n'y étais pour rien. Mais il aurait protester, de même qu'il aurait protester si je lui avais combien il avait changé la mienne de vie. Un doux sourie étira mes lèvres et le bonheur éclaira mes traits, je hochais légèrement la tête, lui montrant que je l'avais compris. Pas besoin de mots entre nous. Juste de temps en temps pour être sûr que l'autre sache ce que l'autre ressent.
J'éclatais d'un rire léger en l'entendant parler des masters. Il n'a pas tort, il y aurait des choses à revoir dans le système d'accueil des nouveaux. Après, c'est peut-être fait exprès pour forger les nouveaux en quelque sorte, mais ce n'est pas très approprié. Ou peut-petre qu'ils s'en moquent tout simplement, même si cela ne va pas trop avec le caractère de mademoiselle Honda et de Ryu.

-Je me rappelle aussi... Le master qui m'avait accompagné m'avait laissé seul à l'entrée, et je m'étais perdu du côté du parc. C'est une jeune fille qui m'a trouvé et guidé par la suite, expliquais-je en souriant.

Ce fut ainsi que je rencontrais Aoi pour le prmeière fois. Cela fait longtemps que je n'ai plus de ses nouvelles d'ailleurs, il faudra que je passe la voir. Je demandais des nouvelles à Huo avant mais maintenant, j'aimerais changer un peu ça, sinon c'est triste de toujours passer par quelqu'un d'autres.

-Je suis sûr qu'il y a des aspects intéressant.. Tiens tu n'aimerais pas être professeur ? Prof de musique par exemple ? demandais-je avec humour. Moi... Je pense que j'irais travailler à l'infirmerie ou l'hopital. Je ne sais pas encore.

C'était dur d'envisager un avenir qu'on savait ne pas avoir mais je me prêtais au jeu. Nous en avions tous les deux besoin, sans pour autant repartir dans cette atmopshère gênant de tout à l'heure. Mon état était ce qui l'était, mais rien ne m'empêchait de rêver après tout.
Son mouvement près de moi attira mon attention. Qu'est-ce qu'il faisait ? Je le sentis attraper quelque chose et, après une rapide vérification, j'en déduisis que c'étaient des pailels, ce qu'il ne tarda pas à me confirmer. Je secouai la tête avec un sourire blasé devant ce surnom horrible qu'il me donnait, avant de me figer face à son idée.

-Hum... tu es sûr que c'est une bonne idée ? Je tiens quand même à la vie...

Et dire qu'il est censé faire attention à moi. Au train où ça va pour nous deux, on finira par dormir dans la rue tant on sera incapable de se déplacer. Lui laissant le bénéfice du doute malgré tout, je teste sa méthode. Honnêtement, ça ne change pas grand chose à part au niveau sensation, c'est trop étrange. Après deux ou trois essais je m'arrête, dodelinant sur ma chaise.

-J'ai mal à la tête... et j'ai super chaud aux joues j'ai l'impression, dis-je en tapotant ces dernières.


##   Dim 3 Juil 2016 - 21:39

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"Je suis pas du genre à me vanter tu sais... et surtout, concernant les petites culottes, je ne voudrais pas que ça puisse tout gâcher entre Mitsu et moi. De toute manière, elle s'habituera à la célébrité et ses conséquences!"

On ne saurait dire ce qu'il y a de plus choquant dans là dedans: les termes choisis ou bien le ton de sa voix gravement sérieuse. De plus, il ne peut s'empêcher d'en rajouter en passant sa main dans ses cheveux. Pourtant Mathéo ne peut le voir, c'est triste de voir à quel point il ne se rend même pas compte de ses vieilles habitudes provocatrices. Peut être que ce n'était pas plus mal que son ami ne puisse le voir, au moins un qui n'aura plus jamais mal à la tête.

Affichant par la suite un large sourire, Ys observa son ami ressassé ses souvenirs. Heureusement qu'il y a toujours quelqu'un pour vous accueillir, qu'il soit Master ou non. Peut être que c'est une épreuve: la loi de la jungle. Hideko doit être sadique alors. Ouais ...non, même en s'y forçant, Ys avait du mal à l'imaginer diablesse avec un fouet entre les mains. Sirotant sa chope, Ys manqua de s'étrangler quand Mathéo émit l'hypothèse de devenir professeur. Evidemment, il se moque de lui, une nouvelle fois. Quel dévergondé ce soir!


"Je ne pourrai jamais être professeur de quoique se soit! C'est contre nature! Mais je sais pas pour autant ce que je ferais.... Mais toi, ouais, je te vois en tenue d'infirmière et venir me prendre le pouls!"

Comment ça vengeance?! Bon oui, peut être un peu, mais il fallait bien qu'il se venge. Evidemment, il n peut s'empêcher d'en rire rien que de l'imaginer dans cette tenue. Bah il l'avait insulté! Lui professeur... la dernière fois qu'il avait tenté tel un imposteur, ce métier s'est révélé plus handicapant qu'autre chose. De plus, pour un rebelle, c'est moche, c'est trahir sa fratrie. Si si, il y en a une.
Contre toute attente, et sans rechigné, Matty se prête au jeu. L'observant faire, Ys s'y lance à son tour. D'un air déçu, Ys touille le fond de sa chope avec la paille.


"Mouais.... ça n'a pas changé, tel que c'était dans mes souvenirs. Ça ne fait r....Matty! C'est quoi cette tronche?!"

Euphorique, Ys manqua d'éclater de rire quand il se rendit compte de l'état de son ami. Cette expérience restera gravé. Le garçon avait le visage plus rouge que les tabourets sur lesquels ils étaient assis. Plaquant sa main devant sa bouche pour se contenir, il ne pouvait pas laissé son ami dans cet état. Finalement; boire avec deux pailles pouvaient encore provoquer de la magie. Le son semblait s'élever un peu plus, le Tonnerre eut alors une petite idée.

"Tu sais quoi, tu devrais aller danser. Faut que tu bouges pour évacuer là parce que j'ai l'impression que tu vas exploser!"


##   Lun 4 Juil 2016 - 17:06

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Je haussais un sourcil, ne sachant pas trop s'il était sérieux ou pas. Au ton de sa voix, je dirais oui mais comme il aimait me taquiner en me faisant croire qu'il était sérieux, je ne savais plus trop quoi croire. Je captais son geste grâce à ma maîtrise de l'air, et aussi parce que je suivais son énergie depuis un moment en me rendant que je devenais de plus en plus... joyeux. Il m'offrait un point d'ancrage qui m'éviter de trop sombrer, ou plutôt de sombrer trop vite.

-Mais c'est que tu attraperais la grosse tête dis-moi! A sa place, je ne m'y habituerais pas, elle serait déjà bien gentille de tout supporter.

Bon je n'étais pas dans sa situation, peut-être que ça ne m'aurait rien fait en fait. Mais bon, je préférais donner une situaiton, même hypothétique, à Ys pour le forcer à un peu plus de considération. Il est loin d'être égoïste, ça oui, mais il juste besoin de reprendre pied sur terre parfois. Je savais qu'il ne pensait pas à mal, sauf que parfois il ne pensait juste pas du tout. Cette simple pensée déclencha un petit rire chez moi, qui redoubla bien vite en l'entendant s'indigner sur l'emploi de futur professeur.

-Ce serait si horrible que ça pour toi d'être professeur ? Après tout, ils ne sont pas tous en costard, parlant de manière pompeuse, et enseignant les mathématiques ou la chimie, dis-je avec amusement.

Sauf que bien sûr, il ne perd une occasion de m'envoyer sur les roses et de se moquer de moi. je pousse un énième soupir, avant de m'insurger.

-InfirmièrE ? insistais-je bien. Tu doute franchement de ma virilité hein ? Je vais t'envoyer à l'autre bout de la salle tu vas voir!

Puis je lui tourne à nouveau le dos en boudant. Je coris franchement que l'alcool à des effets nocifs sur moi, ou alors que j'ai l'alcool malheureux, car ce n'est pas du tout mon genre d'agir comme ça ou de parler comme ça. Enfin, de temps en temps oui, mais là ça devient contagieux! Le pire... c'est qu'il n'a pas fini de se fiche de moi. Je me retate le visage, préoccupé par ce qu'il m'a dit. Je suis rouge ??? Mais pourquoi rouge ? Je n'aime pas le rouge en plus. Une nouvelle grimace effleure mon visage en entendant la suite. Je ne capte pas tout car je ne faisais pas attention mais un mot retient mon attention : "danse "

- Ca va pas non ? Je ne sais pas danser!! En plus dans mon état je vais juste tanguer et benner tout le monde!

Au cas où, deux précautions valent mieux qu'une, je m'accroche au tabouret de mes deux mains, fermement décidé à n'en pas bouger.

-Tiens montre-moi tes talents toi! Va te trémousser sur Boney M!


##   Mar 5 Juil 2016 - 20:42

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Il est plus sage parfois de se taire. C’est ce que comprit immédiatement Ys lorsque Mathéo lui rappela un peules efforts que Mitsu faisait et qu’il ne faisait pas vraiment de son côté. Et parce que Matty avait déjà fait ses preuves en conseil sur ce sujet, il était de mieux de l’écouter et de l’admettre intérieurement. Lui-même, avait reconnu être parfois peu gentleman, manquant d’attention. C’est difficile de savoir changer.

Par la suite, Ys ria gentiment avec son ami. Professeur, quel drôle de comédie. Ceci dit, son ami n’a pas totalement tort. Surtout lorsqu’il mentionne le tenue qui n’est pas forcement cliché.


« Ouais j’en connais bien un qui ne fait pas du tout professeur. »

Mais de qui il s’agit ? Mais d’Aaron évidemment ! Ce type a tout sauf l’air d’un professeur. Et pourtant, il a la côte. Enfin il parait, Ys n’avait jamais assisté à l’un de ses cours pour soutenir cette rumeur. Ceci dit, il n’a jamais refuser l’idée d’y participer. C’est le professeur dont on rêve avoir. Obliger qu’avant la fin du cours, il donne des blagues à ses élèves.

« Je ne douterais jamais de ta virilité…. Elle est là, cachée quelque part… très très trèèèès profondément. »

Si il cherche le bâton pour se faire battre et son regard le justifie. Il a les yeux qui brillent. Mathéo ne peut le voir certe, mais il le connaissait suffisamment bien pour le deviner. Non qu’Ys avait un fond méchant ou qu’il pensait sincèrement ce qu’il disait, mais il ne peut s’empêcher de provoquer.

La soirée se passe bien. Les conversations divergent. Ils parlent de tout et de rien. Ils rient aisément. On peut dire de loin qu’ils ont tout de deux gars banales buvant leurs bières un samedi soir. Mais là, Ys éclate de rire. Il voulait aidé son ami bien que ce ne fut pas la meilleure solution, elle était potentiellement efficace. Dommage que Mathéo ne partage pas de son avis. En même temps, vu comment il ne tenait pas tranquillement sur son tabouret, n’importe qui aurait décliné l’offre. Et ce dernier s'agrippe à sa chaise.


« Non mais tu crois qu’on va te remarqué ? Un bourré parmi tant d’autres ?! »

Il se rend pas bien compte que ce soir, il est d’autant zombies que les autres idiots qui se dandinent sur la piste. Un zombie parmi d’autres.

« Je ne sais pas danser moi non plus. Mais à deux, ça passera mieux. De toute manière, tu ne peux même pas me voir. Tu verrais que du flou alors viens avec moi….. Mathéo ??? Tu tiens à m’obliger à faire ça… ?! »

Le ton de sa voix change, elle est grave et menaçante. Il prévoit quelque chose. Quelque chose de diabolique. Doucement il s’approche de son ami et se jette sur lui. Il le chatouille sans relâche, assez amusé par la scène.

« Matty! Lâches ce putain de tabouret et viens bouger ton corps sexy ! »


##   Mar 5 Juil 2016 - 21:41

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Emploi/loisirs : Chanter pour la nuit et dormir sous le jour
Humeur : Résignée mais parfaite tout de même^^

J'avoue avoir dit ça un peu au hasard. Dans les séries que je regardais, la plupart des profs s'habillaient normalement. Enfin, sauf au Japon, c'est à dire ici... Mais j'étais persuadé qu'il y en avait des décontractés également. Après tout, Ryu ne portait jamais de costume et il était bien prof. De sport certes... Ce qui expliquait le survet... De toute manière, je refuse de croire qu'il y ait des professeurs encore vêtus à l'ancienne dans mon pays. Je ne pouvais pas vraiment le savoir c'est vrai puisque je n'étais jamais allé à l'école.
La remarque de Ys me distrait de mes pensées et, alors que je pensais qu'il reviendrait peut-être en arrière, il en rajoute une couche, affirmant que ma virilité est bien cachée au contraire. Je lâche un "ooh" de surprise, choqué même.

-Tu es infernal! T'as gagné! Je ne te parle plus!

Et je lui tourne ostensiblement le dos, bien décidé à ne plus lui parler. J'ai bien envie de le planter là pour faire bonne mesure mais je suis actuellement agrippé au tabouret donc je ne peux pas vraiment bouger, et le lâcher serait une prise de risque trop grande pour moi. Avec un frisson, je perçois toutes les présences autour de moi, qui se sont agglutinés depuis le début de la musique et dansent de manière... envahissante on va dire. Je ne les perçois pas tous car me concentrer sur trop de personne à la fois me donne un puissant mal de crâne. Déjà que l'alcool joue, je ne voulais pas en rajouter.
J'ignore totalement toutes les remarques de Ys, mais ne peux m'empêcher de tiquer lorsqu'il se fait menaçant. Je me retourne à moitié, inquiet quand à ce qu'il prévoit. Qu'est-ce qu'il a en tête cet idiot ? Je le découvre assez vite, lorsque se jeta sur moi comme boeuf affamé apercevant une touffe d'herbe grasse. Je me dandine aussitôt sur ma chaise, tentant de resisté tant bien que mal au chatouille. Je plie mon corps sur le tabouret, en mode foetus pour essayer de m'immuniser mais rien n'y fait.

-Arrête ahahaha... Tu n'es... pas... gentil!

C'était difficile de parler quand on manquait de souffle et qu'on rigolait en même temps. Sa technique finit d'ailleurs par payer. D'un geste brusque, je me levais d'un coup pour échapper aux assauts meurtrier de mon meilleur ami. Tu parles d'un ami oui. en quelques secondes je suis debout et je me fais entraîner vers le fond du bar. Je m'aggripe à Ys comme une moule à son rocher, peu rassuré par la proximité des gens. Je me fais marcher dessus une fois ou deux et je rentre même dans plusieurs personnes. Je ne les perçois pas, ils sont trop nombreux et ça m'effraie. Je resserre ma prise, jusqu'à ce qu'il me lâche dans un endroit pas trop bondé.

-T'es un grand malade toi! Je ne sais pas dancer, je vais avoir l'air ridicule...

Le pire c'est que j'étais sûr que cette situation le faisait bien marrer. Je l'imagine parfaitement avec ce sourire moqueur, les yeux brillant de malice alors qu'il m'entraîne vers ma mort. Du coup, je croise les bras et me plante bien droit.

-Tu n'as qu'à me montrer et j'essaierai de te suivre parce que je... Ah!

Je n'ai pas le temps de terminer ma phrase que quelqu'un m'agrippe comme un sac à patate. Des gens se sont réunis au osn d'une musique que je ne reconnais pas et fond une sorte de farandole effrénée, et je viens de me faire alpaguer par un large monsieur, qui m'entraîne à sa suite sans remarquer que je suis aveugle et absolumment pas consentant.

-Attendez je... Aïe, pardon mademoiselle, ou monsieur... Non je ne sais pas euh... YYYYSSS

Je crie de toutes mes forces pour qu'il m'entende, même si je jurerais qu'il se marre comme une baleine dans son coin. Sauf que même si cette danse devait être follement drôle, moi je perdais tous mes repères et j'étais loin de m'amuser. Je sens qu'on tourne à un moment et, lassé, je le force à me lâcher en tirant d'un coup sec ( aidé d ela pression de l'air je l'admets ). Je me dirige vers l'énergie de Ys, que je ressens sans problème depuis le temps que je le fréquente. Je me replante devant lui, épuisé, comme si je venais de livrer un combat.

-C'est quoi cette manie de se rentrer les uns dans les autres... C'est toujours domme ça ?

Parce que ça, c'était franchement pas marrant du tout, encore moi pour un aveugle. Ma tête tourne encore plus maintenant et j'ai mal au bras, que je m'efforce de décontracter en faisant tourner mon épaule. Quelle soirée.


##   Jeu 7 Juil 2016 - 21:57

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Emploi/loisirs : En infiltration.
Humeur : J'ai pas, pioches!

Les chatouilles, rare sont ceux qui les supportent. C’est une force mentale, surement. Néanmoins, ce n’était pas le cas de Mathéo. Il se battait assez pour le considérer comme un dur mais il finissait comme tout le monde par craqué. Ys ne pouvait évidemment camoufler sa joie et savourer sa victoire. Au moins, son ami était maintenant debout, sur la piste, prêt à affronter son destin. Enfin, affronter est un grand mot. Ce dernier s'agrippe au bras du Tonnerre comme l’enfant qui se cache sous les jupes de sa mère.

« Mais Mathéo laisses toi aller. Personne ne se moquera tu verras. »

Bon si peut être Ys. Du moins, rien de méchant, juste il trouverait son ami amusant et ce souvenir resterait gravé à jamais dans sa mémoire. Non parce que Mathéo, lui si sage et bon conseil, ce devait être un privilège de le voir aussi dépravé.

« Ok tu sais quoi, fais ce que je te dis, un pied devant, un pied derrière. N’oublies pas de lever les b…. Non mais attends !! »

N’ayant le temps de finir, Ys resta planter sur place, les bras ballant et ahuris de voir son ami kidnappé par une foule en folie. Le voilà, malgré lui, forçait à faire la chenille.

« Bon bah t’as pas besoin de mes conseils… »

Souffla à lui-même le Tonnerre. Certe, il ne pouvait s’empêcher d’afficher ce large sourire quand il vit son ami dans ces conditions. Pauvre Mathéo, il tente de donner raison mais il est obligé de jouer la comédie. Tant puis ! D’un haussement d’épaules, Ys attrapa un chapeau d’un cow-boys complètement ivrogne, et à son tour, entra dans la grande chenille humaine. Ys n’avait aucun mal à s’y intégrer. Bien sûr, malgré son apparence irresponsable, il gardait toujours un œil sur l’enfant lune. Et lorsque la musique donna fin à cette mascarade, Ys fut surprit de voir avec quelque vitesse Mathéo l’avait retrouvé.

« Qu’est ce que tu racontes ? Tu te débrouillais très bien ! Et ne me dis pas que tu t’es pas amusé ?! »

Malheureusement dans cette vague humaine, ils furent bien loin de leur place précédente, abandonnant le comptoir à de nouveaux prédateurs. Terminé la chope mais peut être que pour son ami, ce n’était pas plus mal. Il avait vécu sa soirée.

« Bon que dirais tu de rentrer tranquillement ? Et promis, on ne fera pas la chenille pour le faire ! »

Fit ce dernier d’un ton amusé . Si seulement le fait de regarder permettait d’enregistrer des vidéos qu’on pourrait relire encore et encore.


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L'inconnu, ça fait toujours peur... Même avec quelqu'un qu'on aime [ Ys!!!! ]

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