Terrae, Une nouvelle ère commence...

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La colère de Zeus [Nico!]
#   Mar 14 Juin 2016 - 18:33

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Il faisait chaud cette nuit là. Une chaleur pas possible. Un orage comme nous n'en avions pas vu depuis longtemps faisait rage depuis deux heures maintenant. Il était minuit quand je me suis décidée à sortir, pieds nus en t-shirt et en short, dehors. Je passai dans les couloirs, les éclairs éclairant toutes les deux secondes mon chemin par les nombreuses vitres présentes. J'aime l'orage. Certains en ont peur et le déteste. Je le trouve personnellement impressionnant, mais pas effrayant. C'est pourquoi, cette nuit là, je me sentais d'humeur à le défier.

Je montai sur le toit de l'institut. La pluie était battante, au bout de moins d'une minute là haut, j'étais trempée. Une tempête accompagnait le tout, me faisant regretter de ne pas avoir attaché mes cheveux qui, entre l'eau et le vent, avaient gonflé et s'emmêlaient. Les éclairs, le tonnerre, les bourrasques... Tout ça faisait un bruit fou, mais était étrangement apaisant. Je n'avais plus chaud, la pluie m'ayant refroidi, et je ne me sentais pas fatiguée. J'avançai un peu plus sur le toit et allai m'appuyer contre la barrière. La tête posée sur mes bras croisée, j'observais la pluie tomber sur le parc de Terrae, les arbres de la forêt se faire malmener par le vent. Mis à part moi, il n'y avait pas un chat dehors. J'aime cette solitude. Qui plus est, être en hauteur au milieu de l'orage me rappelait l’Écosse. En fermant les yeux, je pouvais presque me croire dans les Highlands, au bord d'une falaise.

Sans trop savoir pourquoi, je me mis à chanter, tout doux, tout bas. Je chantai une chanson française que j'avas entendu longtemps auparavant. Une chanson qui m'avait toujours fait penser à ma mère bien que je n'ai jamais su de qui elle était, ni qu'elles en étaient les paroles complètes. Simplement le refrain.

Lorelei, Lorelei... Ne me lâche pas j'ai mon train qui déraille... Lorelei, Lorelei

Si je ne connais pas la suite, je me souviens que c'est à propos d'une prostituée. C'est pourquoi j'ai toujours fait le rapprochement avec ma mère. Peut être qu'elle aussi, c'était une Lorelei.

Perdue dans mes pensées, envoûtée par le bruit de l'orage, je me croyais toujours seule, et n'entendis pas le garçon qui venait d'arriver sur le toit...




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#   Mar 14 Juin 2016 - 20:34

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Il était en pyjama -donc en slip-, dans sa chambre, clope au bec, front contre le carreau rafraîchissant de sa fenêtre et il regardait, dehors, les éléments qui se déchaînent. Les éclairs à l'horizon, le vent qui souffle et qui hurle, la pluie qui cogne plus qu'elle ne tombe... C'est là qu'il devrait être, à l'extérieur, en train de courir après la colère du ciel. La sensation lui manquait, le craquement sec du tonnerre, la force féroce et sans compassion de la nature... Le regard dans le néant, le vague à l'âme, il était comme un animal qu'on avait mis en cage pour de mauvaises raisons. Et LA mauvaise raison était son pouvoir... Quelle idée d'être Tonnerre HEIN ?! Il pouvait même pas s'en sentir amère puisqu'il ne savait pas sur qui rapporter la faute ; un élément biologique ou psychologique le prédisposait à cette affinité ? Était-ce totalement arbitraire ?... Même le hasard était épargné par sa tristesse de ne pouvoir courir dehors par son temps favoris. Puisqu'il ne savait rien. La nature est vraiment injuste. Et d'un autre côté, c'est aussi pour cela qu'il l'aimait ; injuste n'était pas le bon mot, impartial correspondait plus... Son poing se serre et se desserrent aux fluctuations de ses propres émotions et envies, avant qu'il ne finisse par craquer. Il allait dehors, qu'importe le risque.

Il mit un jogging mais resta torse nu... De toute façon, il était déjà un peu tard, personne dans les couloirs allait l'arrêter pour exhibitionnisme. Il écrasa sa cigarette dans un cendrier et sortit. Direction le toit. Oui, dehors, torse poil et alors ?... Il allait pouvoir sentir la pluie de près, gouttes assassines et froides comme des lames longeant ses cicatrices. Cool hein ? Et l'orage... Ah oui, l'orage... Ben, il fera attention. Alors qu'il ouvrit la porte donnant sur l'extérieur, il frissonna en entendant le tonnerre gronder... Ah. Il est proche. Il se décida à rester près de la porte au cas où. Eh. Pas folle la guêpe. Accroupis contre le mur, il prit seulement conscience qu'il y avait quelqu'un. Une rousse encore penchée sur la barrière. Ses cheveux fous voletaient aux vents, lui donnant une aura presque mystérieuse et ancrée dans le décor, jambes nues. Il ne la voyait que de dos mais l'image était magnifique ; il songea que si Huo avait été là, il aurait sans doute pris une photo... Ou il aurait rager de voir son appareil noyé de pluie. A méditer.

Et puis elle chantonna. C'était doux et c'était français... Il retira son oreillette traductrice, surpris. Elle avait un léger accent... anglais ?... Anglophone en tout cas. Il replaça l'appareil tout de même. Le vent soufflait fort, mais la mélodie lui parvenait tout de même. Il ne connaissait pas cette chanson, ça l'attrista un peu. Mais il écarta cette sensation bien vite ; le décor, le temps, cette fille, cette mélodie,... Un méli-mélo détonnant mais harmonieux qui lui plut tellement qu'il se décida à signaler sa présence. :

-Hé... Sympa la mélodie.

Ah... Merde. Il n'avait pas calculé qu'ils étaient, apparemment, tous les deux en pyjama et le fait de ne pas l'avoir interpellée plus tôt pouvait largement le faire passer pour un psychopathe. Bon ben... Tant pis.



#   Mer 15 Juin 2016 - 10:36

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Le vent, la pluie, les éclairs... la solitude.

-Hé... Sympa la mélodie.


Ta solitude elle n'est pas totale Hamilton...


Je sursautai et me retournai d'un coup. Un mec était là et me regardait. Un air perplexe sur le visage, j'eus du mal à m'exprimer.

" Qui... Qui êtes-vous? "

Je détaillai le gars qui avait parlé. Il était appuyé contre le mur, vêtu juste d'un jogging. Je repris contenance, et d'une voix glaciale me remis à parler:

" Depuis combien de temps es-tu là? ça t'amuse? "


Oh, Hamilton, du calme. Arrête d'agresser tout le monde comme ça.

Ouais, bon, je pars peut être un peu trop au quart de tour. Par réflexe, je passai une main dans mes boucles, replaçant une mèche qui me tombait sur le visage. Plus calmement je repris:

" Excuse moi, je ne voulais pas t'agresser. J'ai juste été un peu surprise! Je ne pensais pas qu'il y aurait quelqu'un d'autre que moi dehors à cette heure-ci et par ce temps. "

Je lui adressai un franc sourire.

" Mais dis moi, qu'est-ce que tu viens faire ici? Ce n'est pas courant les élèves qui sortent sous l'orage! "


Petite technique pour savoir si oui ou non ce garçon est un psychopathe. Après tout, on ne sait jamais, il vaut mieux lui poser autant de questions possibles. Ce n'est pas très normal de rester comme ça à observer les gens.

Il est peut être sympa. Arrête d'être paranoïaque comme ça Hamilton, ça ne te va pas.

Oui, il est peut être sympa. Ou alors c'est un fou hyper dangereux qui cherche juste une fille à violer. Non, là je crois que je vais trop loin. Bref, j'ai hâte d'avoir sa réponse...




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#   Jeu 16 Juin 2016 - 2:13

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Il ne bouge pas alors qu'elle sursaute et se retourne brusquement. Il avait pas envie d'avoir l'air d'un prédateur donc il préféra rester à sa place, pour éviter d'entrer dans l'espace vital de la demoiselle. Elle n'était pas effrayée... Plutôt surprise et pourtant elle faisait de son mieux pour garder contenance. Il pencha la tête sur le côté. Elle me rappelle les filles de mon village. Il eut un haut le cœur, c'était pas un compliment pour elle. Mais aussi vite qu'elle s'était mise sur la défensive, elle s'adoucit, ramenant une de ses mèches bouclées au vent jusque derrière son oreille. Cette fois, il pencha la tête de l'autre côté en fronçant légèrement les sourcils... Nicolas était un animal il y a encore quelques mois, il saisissait pas encore tout des émotions humaines... Et celle-là, ce sourire franc après une remontrance pareille, l'étonna. Elle me rappelle un peu moi au village. Deuxième haut le coeur, et décidément elle avait pas de bol. :

-J'm'appelle Nicolas et j'étais venu voir l'orage de plus près justement... J'aime ce temps.

Il se redresse presque imperceptiblement, le dos droit, toujours accroupi. :

-Excuse-moi aussi... Je ne comptais pas te déranger. Juste, la mélodie que tu chantais, je la connais pas mais je l'aime bien.

Il croisa ses doigts, reliant ses deux mains, puis il la regarda avec un demi sourire aux lèvres... Dire que ce n'était pas courant que les élèves sortent lors d'un orage, c'était un peu fort de café, elle était bien là elle aussi ! Elle avait du caractère, c'était certain. :

-Et toi, tu viens aussi profiter de l'orage en tenue légère ?

Sourire franc, il se moquait d'eux. Après tout, il était bien torse nu lui, battu par la pluie. Il songea que ses cicatrices n'allaient pas parler en sa faveur, elle ne risquait pas d'être rassurée en voyant l'ampleur des traces de couteaux ou de brûlures. J'ai vraiment tout pour moi hein... De toute façon, il ne comptait pas bouger de sa place tant qu'elle ne se sentait pas plus à l'aise. Et puis il n'oubliait pas qu'il risquait d'attirer les éclairs aussi.



#   Sam 18 Juin 2016 - 0:12

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C'était assez drôle. Nicolas réagissait d'une manière assez.. animale? Je ne savais pas exactement comment comprendre sa manière de bouger, d'être. Il penchait la tête d'un côté. Puis de l'autre. Son attitude m'attira un sourire, pas moqueur, sincère.

" ...la mélodie que tu chantais, je la connais pas mais je l'aime bien. "


Mon sourire s'éteint légèrement. Je n'aimais pas énormément chanter devant quelqu'un, mais encore cela pouvait passer. En revanche, que l'on m'entende chanter cette chanson était une des rares choses qui me mettaient mal à l'aise. Je mis quelques secondes à réaliser que le garçon m'avait posée une question. Les yeux auparavant dans le vague, je reportai mon regard sur lui.

" Hum... Oui, comme tu le vois. "

Je posai à nouveau mon regard sur ce ciel gris de cristal, qui se zébrait régulièrement d'éclair.

" Je trouve ça étrangement apaisant, l'air légèrement tiède qui accompagne l'orage, la pluie glacée qui te revigore, les éclairs qui t'éblouissent, le vent violent... Mais je n'arrive pas à saisir en quoi c'est apaisant... "

Ayant récupéré ma sérénité, je reposai mon regard sur Nicolas. A ce moment là, un éclair plus puissant que les autres éclaira encore un peu plus le toit, et je vis le torse nu du jeune homme. Marqué par des cicatrices et des brûlures, il témoignait d'une violence présente ou passé. Je ne pus m'empêcher de m'y attarder, réalisant soudain que si j'étais personnellement brisée psychologiquement, ce n'avait jamais été le cas de mon apparence, restée toujours pure et intacte. Les séquelles ne se voyaient que lorsque j'ouvrais la bouche. Lui ne pouvait cacher son passé. Il était visible.

Youhou, Hamilton appelée sur Terre. Il y a quelqu'un en face de toi!


Je réalisai soudain que je le fixais depuis quelques secondes, et que ça se voyait carrément.

" Dé... Désolée! je ne suis pas comme ça d'habitude! Je ne t'observais pas, je réfléchissais. "

Ok, je n'étais pas du tout claire. Je soupirai et m'assis. Arg, c'était trempé. Tant pis j'allais être mouillée.

" La chanson de tout à l'heure. Je ne connais ni le titre, ni la suite, désolée. Seulement cette partie... "

Bah tu vois quand tu veux...


Oui, ok, peut être que je dis ça parce que j'avais la sensation de devoir quelque chose à ce gars qui ne pouvait pas cacher la violence de son passé. Peut être que je me faisais des films aussi. Mais bon, comme ça ça serait bizarre jusqu'au bout.

Et tu ne te présentes jamais?


Oups. En effet. Je tentai un léger sourire.

" Ah... Et je m'appelle Hamilton au fait. Enchantée...?"

Bien, Hamilton, la grande classe.




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#   Mar 21 Juin 2016 - 0:04

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Son regard se perd quelque part, il ne sait pas bien où. Sans doute dans ses pensées, elle n'a pas l'air de fixer quelque chose en particulier. Puis il revient, bleu vert scintillant dans l'orage. Bleu vert ? Blert ou vleu ? Il remarque qu'elle a des tâches de rousseur sur le visage. C'est la première fois qu'il en voit d'aussi marqué, ça l'intrigue un peu. Tout en continuant à regarder son visage harmonieux, sans pudeur, il l'écoute attentivement. Elle a l'air si sereine lorsqu'elle parle de l'orage, tellement opposée aux déchaînements de fureur autour d'eux. Est-ce qu'il avait la même expression lorsqu'il parlait de la froideur cinglante de la pluie, les emportement rageur du vent ? Un éclair fendit le ciel, embrasant le décor derrière elle. il ne bougea pas mais son cœur fit un bond dans sa poitrine... La joie de retrouver cet instant à te faire vibrer tout entier et le regard insistant que le demoiselle lui offrit ensuite surpassa la peur d'être grillé sur place.

Il suivit ses yeux, il n'avait pas besoin de se regarder pour voir les lignes qu'elle suivait... Elle dut entrevoir grâce à l'éclair, son sourcil coupé et passa un instant à inspecter son arcade brisée puis sa joue avant de lentement descendre... D'abord, et sans doute, elle aperçut son épaule gauche, la cicatrice la plus volumineuse et la plus voyante encore, malgré le temps qui passe depuis qu'on l'avait traîné sur le goudron, attaché à une mobylette... Puis les profonds coups de couteaux sur son torse qui sont parmi les plus longues... Ça et là, des éclats de bouteilles brisées, des creux de brûlures, des sillons de lames encore et toujours. Il se remémoraient de chacune avec précision, même de celles qu'elle ne voyait pas, dans son dos ; la marque faite au fer blanc où il ne sentait plus rien depuis, d'autres coups de couteaux et d'autres marques. Il savait, il voyait dans ses yeux, et il se souvenait l'histoire... Mais il la laissa faire. Ses cicatrices étaient là, il était là. Il n'espérait qu'une chose : qu'elle ne fasse pas de conclusion hâtive et qu'elle ait peur de lui...

Mais sa réaction le surprit, et pas qu'un peu. Ses deux sourcils s'envolèrent sur son front alors qu'elle s'excusait. Bah ça alors... Elle avait cru le gêner ? Elle avait vu quelque chose qu'il ne fallait pas ?... Il raya la dernière possibilité, il avait un pantalon donc ça pouvait pas être ça. Il haussa les épaules en souriant. :

-T'excuses pas, c'est rien !

Il imita son geste qu'était de s'asseoir par terre, ce n'était pas confortable de rester accroupi aussi longtemps. Toutefois, il lâcha une petite grimace quand ses fesses touchèrent le sol. Arf, mouillé. Il faisait avec, il aimait trop l'orage pour s'inquiéter d'être trempé.

Elle précisa qu'elle ne connaissait de la chanson que la partie qu'elle avait entonné. Dommage, il aurait voulu l'écouter plus tard. Il n'eut le temps de discuter à propos de ça qu'elle se présenta... Ah oui, effectivement ce serait mieux d'avoir un pré-... Hamilton ? Hamilton... Mais c'est un nom de famille ça non ?! Son visage reste neutre quelques secondes le temps qu'il assimile l'information. Qui se présente par son nom de famille ? Sans déconner ?! Un peu perplexe, il fit tout de même avec et lui répondit en faisant fi de sa légère hésitation. :

-Enchanté Miss Hamilton.

Un nouvel éclair traversa le ciel en craquant comme un Dieu en colère hurlerait sa haine. Nicolas tendit son cou vers la rambarde, comme si ces quelques millimètres d'allonge pouvaient le rapprocher sans trop de danger de l'une des choses qu'il aimait le plus dans la nature... Il avait l'impression de voir au dehors un miroir de ce qu'il avait en dedans. Il tenta de résister quelques instants pour finalement, ne plus tenir. :

-J'vais juste me rapprocher. lui signala-t-il.

Il se leva avec lenteur, comme un prédateur aux aguets, le pas léger et feutré jusqu'à la rambarde de protection d'où il se pencha un peu, pas loin d'elle... Il regarda au loin, il fut rassuré. Non, il n'allait pas attirer les éclairs sur lui... Enfin, eux du coup. Sa météo préférée ne pouvait pas lui faire ça... Tant que je reste calme n'est-ce pas. Il eut un petit rire alors qu'il fixait l'horizon. Rien de mieux que de faire quelque chose qu'on s'interdit pour se redonner le sourire. :

-Je sais pas si tu as une affinité, commença-t-il avant de se corriger, je sais même pas si tu as des pouvoirs en fait. Mais je crois que pour un Tonnerre, éviter les orages, c'est un comble.



#   Lun 4 Juil 2016 - 16:30

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Finalement, heureusement, Nicolas n'est pas gêné du tout de mon regard insistant. Plus que ça, cela ne le touche guère. Il hausse les épaules en me souriant et en m'affirmant que ce n'est rien. Je lui rends alors son sourire, légèrement gênée. Quelqu'un m'aurait la même chose je lui en aurais probablement collé une, et pas gentiment...

Oui mais toi tu es peut être un peu trop violente, Hamilton...

Pas faux. J'observe le visage du jeune homme, très expressif. Il s'assoit lui aussi et ne retient pas une grimace en découvrant la désagréable sensation du sol mouillé.

" Peu agréable n'est-ce pas? Je pense que c'est pour ça que les gens sortent rarement sous l'orage... "

Oui je tente une légère touche d'humour. Pas excellent, j'ai déjà fait mieux, mais c'est déjà plus sympa que mon visage froid et peu avenant.

Tu seras peut être même bientôt douce comme un agneau ♥

N'allons pas exagérer tout de même... Je retiens un rire en voyant sa perplexité quand je me présente. J'ai l'habitude que les gens soient étonnés que je ne dise pas mon prénom. Il me répond tout de même avec un certain naturel qui me fait sourire. Je vois ensuite, alors qu'un nouvel éclair illumine le ciel, Nicolas se pencher comme pour observer le déchaînement de la nature. Il semble en proie à un dilemme. Quel est-il? Je vais vite le savoir. Il se lève et vient s'assoir à côté de moi. Cependant pour venir il guète quelque chose. J'ai du mal à comprendre. Il rit d'ailleurs, un peu seul, ce qui me fait hausser un sourcil. Je ne saisis pas tout de suite où il veut en venir.

" Hum.. Je suis apparemment feu, mais je n'ai pas encore de pouvoirs... Mais pourquoi dois-tu... "

Je coupe ma phrase en sursautant alors qu'un nouvel éclair atterrit sur Terrae, cette fois-ci plus près de nous.

" Je crois que j'ai compris... Et donc... Comme tu trouves que griller tout seul n'est pas très drôle, tu décides de me faire griller aussi, c'est ça? "


Un sourire taquin illumine mon visage, puis je me souviens de son hésitation suivi d'un rire et m'exclame:

" Et en plus ça te fait rire! Tu ne serais pas un peu masochiste sur les bords par hasard? "


Je lève les yeux au ciel. Étrangement je n'ai pas peur. Je doute que ce garçon ai très envie de mourir alors je me dis que le danger ne doit pas être bien grand. Au pire peut être que cela chatouillera un peu? Enfin, nous verrons bien.

" Mais cela doit être insupportable de ne pas pouvoir sortir sous l'orage alors que tu aimes tant ça. Si j'étais à ta place, je ne pourrais pas le vivre bien..."




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#   Lun 4 Juil 2016 - 19:07

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Il a un rictus quand elle lui fait remarquer que l'eau, c'est pas agréable. Elle lisait bien ses expressions dis donc. Il ne lui répond pas, c'était presque de la rhétorique... Qui aimait rester sous la pluie à part des fous comme eux ?... Il a un petit rire qui ponctue sa réflexion.

A la rambarde, un éclair bien plus proche que les autres éclate alors qu'elle lui demande pourquoi ce serait un comble. Il lui sourit de nouveau et comprend par elle même. L'électricité attire l'électricité... :

-Mais non. dit-il comme s'il était certain de lui. Il suffit que je fasse attention, pas de colère, pas d'émotions susceptibles d'attirer la foudre et ça ira, on évite de finir en saucisse.

Plus près d'elle, il voit les tâches de rousseur. Elle a son franc parler, pas étonnant qu'elle soit certaine d'être Feu plus tard, et est courageuse aussi sans doute... Qui serait resté à côté d'un Tonnerre en plein orage ? Il rit avec elle. Il était peut-être vraiment masochiste, en même temps, avec tout ce qu'il avait traversé, il lui en fallait beaucoup pour avoir mal... Ça ou utiliser ses pouvoirs de Sensitifs. :

-Ça, c'est mon secret.

Il soupire et étire ses jambes devant lui. S'il le vivait mal ?... Un peu. Beaucoup en fait, sinon il ne serait pas là. Il retient un élan de tristesse, ne sachant si c'était une émotion assez forte pour attirer les éclairs à lui puis explique. :

-Oui, je le vis mal. Mais d'un autre côté, ça ajoute un peu de piment à l'observation nan ?

Son gloussement est un grondement auquel la tempête répond. Le vent souffle et hurle, les décoiffant tous les deux. Il attends une accalmie pour reprendre. :

-Et toi ? Un peu maso aussi ?

Il voyait mal comment on pouvait être "un peu" maso mais qu'importe. Elle avait beau penser comme lui, trouver les orages apaisants, ils l'étaient beaucoup moins s'il s'y trouvait lui aussi... Il aimait ce temps car il lui ressemblait, car il pouvait hurler à plein poumon comme jamais il ne le faisait... Peut-être que c'était aussi le cas pour elle, qu'ils se ressemblaient un peu tous les deux, au point de dépasser l'éventualité de finir électrocutés...



#   Lun 4 Juil 2016 - 19:35

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Je souris face à la certitude qu'il affiche.

" Donc en fait, surtout, ne sois pas triste, pas en colère, pas inquiet... ET NE RIS PAS SURTOUT! "

Je ris sincèrement, appréciant le fait de la taquiner. On verra bien comment lui le prend... Mais mon expression enjouée redevient rapidement plus neutre. Nicolas ne vit pas particulièrement bien son affinité on dirait, ou tout du moins la partie "fuir l'orage". Je le comprends tellement... Avons nous, nous aussi, Feu, quelque chose dont il ne faut pas nous approcher? L'eau peut être? Enfin cela me paraitrait étrange... Le tonnerre attire le tonnerre, logique. Une personne feu n'est pas non plus composée de feu donc il ne doit pas y avoir de danger. Cela restera tout même à vérifier... Le jeune homme semble conserver au fond de lui une part d'optimisme et ne regarde que le bon côté, me parlant du piment ajouté à la situation. J'apprécie sa manière de voir les choses et décide de le suivre.

" Oui et puis c'est bien, tu n'as plus à aller dans des parcs d'attractions pour avoir des émotions fortes! C'est une façon de parler bien sûr, surtout ne ressens pas d'émotions fortes je tiens un minimum à la vie. Et si on meurt pas ta faute, je nous ramène tous les deux d'entre les morts pour pouvoir m'assurer une vengeance. Compris? "


Mon sourire est doux et contraste avec mes propos. Bien entendu, tout ça n'est que jeu. Je réfléchis sérieusement à sa question. Au fond, il doit avoir raison. Tant apprécier cette violence que représente l'orage, c'est avoir un instinct masochiste caché quelque part. Mais c'est aussi aimer flirter avec le danger, ne jamais savoir s'il va nous tomber dessus ou non. Finalement, c'est se sentir vivre.

" Peut être bien que je suis un peu maso en effet. Mais je trouve ça agréable, la légère anxiété que l'on ressent dans notre ventre alors que l'orage gronde. Paradoxalement, cette inquiétude profonde est apaisante, non? Même lorsque l'on sait que le danger est encore plus grand que d'habitude. Cela réveille des choses en nous, des souvenirs, des envies... Je ne sais pas toi, mais moi, les soirs d'orage, je me sens un peu plus libre. Ces soirs là, tout peut arriver. C'est tellement bruyant et aveuglant, que si l'on disparaissait, personne ne s'en apercevrait. Enfin, je divague beaucoup et part probablement un peu trop loin désolée! "


J'observe Nicolas du coin de l’œil. Il semble apaisé de l'extérieur, mais s'il est comme moi, alors il doit être une véritable tornade en son fort intérieur. Je repense à ce que j'ai dit à Kurei: " Il n'y a que les nobles qui nous comprennent". Peut être avais-je tort finalement.

Eh bien Hamilton, au bout de 17 ans de ta vie, tu te remets enfin en question...

Le vent ainsi que la pluie deviennent de plus en plus fort au fur et à mesure que nous parlons, et l'orage se rapproche. Il n'y a désormais plus qu'une ou deux secondes entre les éclairs et le tonnerre. Nicolas en est-il la cause? Probablement. Nos cheveux ne tiennent plus en place, les miens fouettent mon visage. Je les rejette en arrière, un sourire aux lèvres.

" Ce n'est plus un orage, ça devient une vraie tempête!"


Alors que je parle, j'entends un grand "BAM". Et ça, ça ne vient pas du temps. Je me retourne rapidement, et observe sans un mot la porte fermé du toit. Porte qui ne s'ouvre pas de l'extérieur.

" ... Si je peux me permettre... peut être aurions nous pu mettre quelque chose pour l'empêcher de claquer... Mais, ce n'est que mon avis bien sûr... "


Je conclus ma phrase par un sourire amusé. Après tout, mieux vaut en rire qu'en pleurer non? Nous voici bien partis pour passer la nuit sous la pluie, sur le toit, avec un tonnerre attirant plus les éclairs qu'un paratonnerre. Je sens que tout ça va être riche en émotions! Non. Non. Pas d'émotions. Surtout pas.




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#   Lun 4 Juil 2016 - 21:14

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Ne pas rire... Mais. AH MAIS OUI NE PAS RIRE !! Il se redresse d'un coup, pince ses lèvres comme pour empêcher son sourire de s'afficher et regarde Miss Hamilton avec des yeux ronds comme des billes. Oui. C'est une poker face. ...Poker face qui ne tient pas longtemps vu combien il se sent ridicule. Il a la commissure des lèvres qui tressaillent avant qu'il ne laisse tomber en lâchant un gloussement pathétique. Welp, j'aurais essayé. Elle le taquine avec ça, il le sent, mais c'est tellement plus intéressant de prendre tout au pied de la lettre de manière légère. Idem quand elle lui dit qu'elle est prête à les ramener à la vie pour se venger s'ils meurent sur ce toit. :

-C'est légitime. dit-il en levant la main, avec un sourire.

Elle utilisait des mots puissants, forts, à l'image de l'orage pour le décrire. A mesure qu'elle s'exprimait, il était de plus en plus persuadé qu'ils se ressemblaient. Peut-être pas aux yeux du monde, mais dans celui du cyclone oui. Derrière leur masque de ce que les autres voulaient voir chez eux. :

-Non, non ne t'excuses pas... Je comprends ce que tu ressens. Moi aussi, l'orage m'apaise, j'ai l'impression qu'il est l'image de ce qu'il y a au plus profond de moi. Une partie de moi qui craque, qui tonne, qui hurle, qui déchire et qui vit. Qui n'a pas peur de mourir sur l'instant car il exprime dehors ce qu'il y a dedans.

Il a un petit soupir alors que le vent redouble de puissance. Il passe sa main dans ses cheveux dans l'espoir qu'ils tiennent en place mais c'est complètement vain. Apparemment ils sont au cœur de la tempête et la remarque de Miss Hamilton lui tire un sourire satisfait.

BAM.

Bam ? Oui, alors, non, un éclair ne fait pas "bam" Nicolas. Il se redresse, regarde la porte puis regarde la jeune fille rousse... Avant de reposer ses yeux sur la porte. Hé merde. Une onde d'inquiétude le traverse... Parce que, là, c'est plus l'orage le problème. Vu que la porte ne s'ouvre que de l'intérieur, est-ce que quelqu'un aurait le génie de passer voir un jour s'il n'y a pas quelqu'un de coincé sur le toit ?... Hmmnnh. Donc ils allaient passer la nuit ici... A moitié à poil... Sous la pluie... HMMNNH. Ne pas ressentir, ne pas ressentir. C'est terriblement plus compliqué quand on est avec quelqu'un qu'on ne veut pas blesser que tout seul.

Miss Hamilton, quand à elle, réagit plutôt bien à la nouvelle. Ou elle fait genre. Pour l'aider à ne pas ressentir la panique. MVP Hamilton quoi. Il prend une lente inspiration. :

-Hmm... Tout à fait Miss Hamilton... Je dois donc m'excuser auprès de vous puisque je suis le dern- ...

CRACK !

Un éclair tombe à l'autre bout du toit. Nicolas se tend d'un coup, assourdi et saisi de peur et d'admiration. Il n'en avait jamais vu d'aussi près ! Un autre tomba quasiment à la suite du dernier, sans doute en réponse à l'émotion qu'il venait de ressentir... Le serpent qui se mord la queue, comme on dit ; il voit un éclair il est content, un éclair répond il est content, un éclair répond il est content, ect... Il eut un rire gêné. Oh ça va hein, c'est pas comme si j'avais largué une caisse. Poésie. :

-Alors, ne me tue pas tout de suite okay ? C'était juste euh... J'me suis laissé emporté. Toussotement.



#   Lun 4 Juil 2016 - 21:48

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Mais quel est cette tête que m'affiche Nicolas? Qui plus est, il n'est même pas capable de la tenir! Je ne peux retenir un rire face au ridicule qu'il affiche. Depuis quand n'avais-je pas ri sincèrement avec quelqu'un?

A son tour, il décrit ce qu'il ressent par rapport à l'orage. Je l'écoute, mon regard fixé sur son visage. Mes yeux restent d'ailleurs un moment ainsi, alors que je réfléchis. Nous paraissons être à la fois si différent et si semblable. Lui aussi a l'air d'avoir besoin d'être au bord du précipice pour se sentir vivre. N'est-ce pas paradoxal? C'est la mort qui nous rend vivants. Heureusement le bruit de la porte m'a sorti de mes pensées, sinon je serais restée un moment à fixer le visage du jeune homme sans même m'en rendre compte.

Si je réagis étonnamment bien à cette nouvelle péripétie, Nicolas semble plus paniqué. Aie. Ce n'est pas bon ça. Après une lente inspiration, il tente de prendre la parole, mais un puissant éclair l'interrompt. Je sursaute en le voyant tomber juste à l'autre bout du toit. BEAUCOUP TROP PRES. Un second le suit d'ailleurs. Le Tonnerre laisse échapper un rire gêné et semble prêt à me supplier de ne pas le tuer tout  de suite. Lentement, je tourne ma tête vers lui, un regard assassin posé sur son visage. Je lève ma main vers sa joue et finalement, pof, je lui colle une pichenette.

" Si. Je réclame ta mort. Mais si je te tue tu risques d'avoir peur. Et du coup je risque de griller sur place. Donc je vais attendre qu'on soit libres pour te tuer. "


N'empêche, je fais la fière mais d'avoir vu les éclairs d'aussi près, j'en mène moins large. La pluie devient plus froide et je frissonne. Le vent n'aide pas à se réchauffer.

" Hum... En même temps, voyons le côté positif... Si tu nous fais griller, nous n'aurons plus froid... "


Appuyée contre le mur, je ramène mes genoux vers moi, les bras croisés sous ma poitrine. Réfléchissons; personne ne risque d'être là avant un bon moment. Il doit y avoir un gardien à Terrae qui passe le matin. Et sinon, de nombreux élèves sortent le midi pour y manger. Mais bon, quelle tête ils vont faire quand ils vont nous voir, à moitié dessapés, complètement trempés, sur le toit... Je ne peux retenir un rire. Et plus qu'un simple rire, c'est un fou rire qui me prend. Un bon gros. Avec les larmes et tout ça.

" rire Désolée mais... rire J'imagine... rire Les élèves qui v... rire Vont nous... Nous trouver... rire Ils vont.... r.... Rien comp... Comprendre! "

Je me calme un peu puis me tourne vers Nicolas et repars aussitôt à rire.

" Enfin...! S'ils... s'ils nous trouvent.... Parce que... rire Si on a... A grillé sur... rire Sur place.... Ils vont juste... rire trouver des tas de poussière! voir on va être emportés par le vent rire sous forme... rire Sous forme de cendres rire et personne ne saura rire ce qu'il nous est arrivé! "

J'arrête d'un coup de rire. D'accord, j'apprécie l'humour noir et macabre. Mais peut être pas le jeune homme.

" Hum.. Désolée... En fait ce n'est peut être pas si drôle... "

Hamilton la psychopathe, en piste!




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#   Lun 4 Juil 2016 - 22:35

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Oulala... Elle tourne la tête lentement. Oulala. Elle a le regard qui tue. OULALA ELLE APPROCHE SA MAIN ! Elle va m'étrangler ! Puis il reçoit la pichenette. De hein que quoi ? Il amène sa propre main à l'endroit de l'impact... si on peut appeler ça un impact. Il la regarde sans rien dire alors déclare qu'elle a plus de risque de finir grillée en tentant quoi que ce soit... Il retrouve alors la parole pour énoncer la logique implacable. :

-Pas faux.

Moui, merci cap'taine obvious. En même temps, il est un peu trop sur le cul pour répondre autre chose. Elle est au courant qu'il faut y mettre un peu plus de "gniiieh" pour faire mal ? A moins qu'elle voulait pas lui faire mal... Mais alors pourquoi la pichenette ? Hein ? Pourquoi ?! Et puis il arrête aussitôt de penser quand il la voit frissonner. Il est plus solide qu'elle peut-être, il n'a pas si froid. Il aurait eu son cuir il le lui aurait donné mais il avait eu la bonne idée de venir ici torse nu.

Et puis elle rit. Doucement d'abord puis il se transforme, c'est un rire fou, éclatant, limite plus fort encore que l'orage. Il penche la tête sur le côté. Elle a du mal à aligner ses mots. Elle parle de l'éventualité qu'on les retrouve pas, cendres disparus au vent, comme si c'était la meilleure blague du monde... Il est un peu désorienté ; elle essaye de cacher sa panique ou elle est vraiment morte de rire. Il le sait d'autant moins qu'elle s'arrête d'un coup en s'excusant. Il plisse des paupières avec un petit sourire, suspicieux. :

-Finir en cendre, non, de toute façon un éclair ne suffira pas pour ça... Par contre ! On sera cuit à point pour le petit déjeuner.

L'humour noir hein. Il aime bien, mais il lui en faut bien plus pour le faire rire aux éclats. Il regarde la demoiselle... Quoi qu'il en soit, grillée ou pas, elle risquait de tomber malade à rester sous la pluie trop longtemps. :

-Bon. Bouge pas. Plus t'es en contact avec le sol, moins t'as de chance de faire paratonnerre.

Il entreprend alors de rejoindre la porte à quatre pattes. Ayant l'habitude, de vivre au sol, son ancien appartement n'ayant aucun canapé et le lit étant occupé par sa mère, il lui arrivait de s'installer au sol, non loin d'elle et de faire ses devoirs sur le carton qui leur servait de table basse pour lui tenir compagnie. Ayant peu de chemin à parcourir, il faisait alors des allers-retours cuisine et salon à demi-accroupi pour lui ramener un verre d'eau ou quelque chose à grignoter... Là, les muscles de son dos roulaient alors qu'il rejoignit rapidement la porte pour l'inspecter.

Ça ne servirait à rien de la forcer au niveau de la fermeture... Elle devait empêcher les incendies de passer par là aussi. Par contre, de l'autre côté, il remarqua qu'il pourrait facilement la dégonder s'il avait de quoi la soulever. ...S'il avait... :

-Hé ! Miss !... T'as pas un pied de biche sur toi ?

...bah quoi ? Faut bien demander !



#   Lun 4 Juil 2016 - 23:12

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Je le regarde quelques instants puis réplique.

" Fais gaffe tu vas me donner faim à parler de petit déjeuner. "


Et ce n'est pas tout à fait faux. J'ai pris la mauvaise habitude de ne pas beaucoup manger, voir de sauter le repas du soir. Dès qu'il fait un peu chaud, je réagis comme ça. Le problème étant que du coup, c'est la nuit que mon ventre se creuse.

J'observe Nicolas s'éloigner à quatre pattes. Cela ne doit pas être très agréable dans l'eau. Je souris à sa recommandation.

" Tu sais, avec toi ici, que je sois debout, assise ou couchée, je ne risque pas de faire paratonnerre... "


Il se tourne finalement vers moi et me demande... un pied de biche? Mais bien sûr! Je me ballade toujours avec mon pied de biche parce qu'on ne sait jamais! C'est assez utile. Si quelqu'un m'agresse, je peux me défendre. Et puis comme je reste tous les soirs bloquées sur ce toit, je me suis aperçue que j'en avais une grand nécessité! D'un ton légèrement cinglant je réponds.

" Je n'ai même pas de soutien gorge. En revanche c'est évident que j'ai un pied de biche!"

Et le mythe de la fille classe s'effondra.

Enfin bon... Mon ton moins avenant est de retour. Ce n'est même pas de la méchanceté, c'est... mon caractère on va dire. Même si parfois il m'agace. Je rejoins finalement Nicolas, à quatre pattes moi aussi et reste devant la porte un moment, l'observant.

" Je crois que c'est fichu hein... A mon avis, on n'a plus qu'à attendre... "

Je me tourne alors vers le muret sur lequel j'étais au départ appuyée.

" A moins que... "


Je me lève, tant pis si je fais paratonnerre, et m'avance. Je me penche et observe ce qu'il y a en bas. Bon. Nous sommes haut. Un peu trop pour sauter c'est sûr. En revanche, à mi chemin entre le sol et nous se trouve une fenêtre, ainsi qu'un rebord du coup.

" Hum... Es-tu particulièrement doué en tant qu'acrobate? Parce que si oui, il y a moyen de descendre par là... "


Je réalise soudain que je l'ai déjà fait. Pas par temps de pluie, et donc d'une manière moins dangereuse. Mais pour nous échapper du foyer, les autres orphelins et moi descendions souvent de cette manière, passant d'une fenêtre à une autre. La différence est qu'à cette époque je me fichais pas mal de perdre la vie. Aujourd'hui, je ne compte pas mourir. Je me tourne cependant vers Nicolas.

" Écoute, je suis déjà descendue comme ça. Je me souviens comment faire. Donc je peux très bien me laisser glisser jusqu'en bas et ensuite venir ouvrir... "


La peur doit se lire dans mes yeux. Un nouvel éclair tombe et je sursaute.

On se calme Hamilton, on se calme... C'est juste l'orage, rien de grave. Tu l'as fait avant, tu peux le refaire.

" Ok... Par contre, si je le fais j'aurai besoin que tu m'aides... "

Sans quelqu'un pour me maintenir en l'air quelques secondes, je me contenterais de tomber. Mais si Nicolas me tient par les poignets le temps que je pose les pieds sur la fenêtre, ça devrait aller.




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#   Mar 5 Juil 2016 - 1:29

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Non mais c'est clair même lui il se donnait faim en fait. Un petit méchoui là ça ferait pas de mal... Il secoue violemment la tête. Non à quoi je pense ?! A une côte de Nico saignante et du Hamilton au grill de toute évidence. MAIS, ne nous égarons pas. Ils doivent ouvrir cette satanée porte et c'est pas gagné.

A genoux devant elle, il soupire quand la Miss lui confirme qu'elle n'a effectivement pas de pied de biche... ni de soutif, mais bon ça il s'en fout, il voit pas comment il ouvrirait une porte avec un truc pareil. Donc ouais, reste plus qu'à attendre comme elle dit. Mais va bien falloir se mettre au chaud au bout d'un moment, même lui allait finir par se les geler aussi. Il examinait une deuxième fois la porte quand elle se leva... Tassant sa panique au fond de lui, il la regarda se pencher par dessus la rambarde puis se tourner vers lui pour lui demander s'il était du genre freerun yamakasi. :

-Baaah... J'ai déjà couru sur les toits mais pas en pleine tempête.

Il la rejoins mais ne prend le risque de se lever qu'une fois à côté d'elle... Effectivement, il y avait une fenêtre juste en dessous ; avec un peu de chance, il s'agit de la salle de repos des Masters, avec de la malchance, ce serait le bureau de la directrice... Oh putain tout mais pas le bureau. En admettant que la fenêtre soit ouvrable de l'extérieur. C'est là qu'elle décide d'y aller. :

-NON !

Hamilton sursaute, un éclair a de nouveau frappé le toit, cette fois bien plus proche. Il grimace. Fichtre, fichtre, fichtre de bordel de coude à la con ! Il pose une main sur le bras de la demoiselle. Et tant pis pour l'espace vital. :

-J'y vais. Je suis un peu plus grand j'atteindrais plus facilement le rebord de la fenêtre. Et puis, j'ai des pouvoirs je te rappelle... Je peux pas voler mais j'ai une technique pour me rattraper... si je glisse.

Et sans attendre sa confirmation il passe une jambe part dessus la rambarde... Il maudit la pluie qui fait glisser ses pieds nus, le vent ayant claqué la porte, et les cons quels qu'ils soient ayant décidé qu'il serait Tonnerre entre ses dents. Nicolas n'avait pas peur de la hauteur tout simplement parce qu'il ne la regardait pas. Il se concentra sur ses appuis et se pendit en bas de la rambarde. Soucis. Finalement, il était pas assez grand. :

-Et zut... Bon. J'y vais alors.

Et il lâche tout. Il pousse un hurlement auquel répond l'orage avant qu'il n'utilise sa technique lui permettant de flotter légèrement... Bon. A cette hauteur, ça lui laisse un léger temps de plus pour se saisir du bord de la fenêtre mais pas plus... C'est pas un double-saut de jeu vidéo quoi. De plus, il se cogne le nez contre le carreau dans l'urgence... Disons que s'il avait glissé à la réception, il serait bel et bien tombé de haut. Ma vie, cette folie. Il se dépêche d'ouvrir la fenêtre en hurlant à Miss Hamilton qu'il arrive vite et s'engouffre dans le bâtiment.

Et sérieux devinez. DEVINEZ. Il est dans le bureau de la directrice, BIEN SÛR ! :

-Eh... merde...

Il se dirige vers la porte qui est, par un pied de nez du destin, fermée elle aussi. :

-Non mais vous vous êtes donné le mot pour faire chier c'est ça !!!

Soupir. Il foutait de l'eau partout et il était de nouveau coincé. Il fouilla le bureau des yeux à la recherche d'une clef, mais ne vit rien... Et puis zut, perdu pour perdu. Il ouvrit les tiroirs, chercha sous les pots de crayons et tomba sur un double qui fonctionna... Il se précipita sur la porte, l'ouvrit et sortit dans un seul souffle. Avant de s'arrêter net... Il referma de nouveau la porte et glissa le double dessous. Bon. Demain, on apprendra que quelqu'un a pénétré le bureau de la directrice... Nom d'une nouille... Il faudra absolument pas qu'il raconte ça à Ipiu ou à Huo.

Il grimpe à vive allure les escaliers et ouvre la porte... Tombant nez à nez avec Miss Hamilton. :

-Ok, alors, premièrement tu devineras jamais où j'ai atterri. Deuxièmement, si tu devines, j'ai besoin que tu gardes un secret pour moi, sinon on est dans la merde.



#   Mar 5 Juil 2016 - 2:06

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Pardon? Il se la joue prince charmant qui va sauver la demoiselle en danger ou quoi? Ah oui. C'est tout à fait ça. Je pose mon regard glacé sur la main qu'il pose sur mon bras, pour ensuite relever les yeux sur son visage. Il faut avouer que Nicolas marque un point avec l'argument de la taille et des pouvoirs... Enfin, ça serait bête qu'il les utilise et qu'il finisse grillé comme un chamallow!

" Mais... Et les éclairs? Tu... "


Mais le jeune homme ne me laisse pas le temps de finir. Il monte sur le muret et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, se retrouve pendu dans le vide, ne tenant que par la force de ses bras. Et soudain, un cri.

" Nicolas? "

Je me précipite et me penche. Je ne vois plus rien. Un éclair illumine pourtant à ce moment là les lieux mais il n'y a pas âme qui vive. Est-il... Non, je ne veux pas y penser. Il a du trouver une solution. Je lâche un léger cri alors qu'un éclair s'abat à moins de deux mètres de moi.

" Aaah... Tu fous quoi Nico'? Si t'es mort je te jure... Putain mais bouge.. "


Debout, plantée devant la porte, j'attends. Je me sens si inutile! Je ne sais même pas si je ne devrais pas moi aussi descendre par la fenêtre... Après tout... Mais alors que je m'apprête à bouger, la porte s'ouvre, et je me retrouve nez à nez avec un Nicolas aussi agité que moi. J’écarquille les yeux, plongée dans une profonde perplexité et ayant du mal à suivre ce qu'il me raconte. Je reste quelques secondes silencieuse, mais un autre éclair, cette fois-ci à maximum un mètre m'arrache un second cri et je me précipite à l'intérieur, attrapant au passage le bras de Nicolas pour l'entrainer à ma suite.

" Ne sors pas, c'est encore pire que tout à l'heure! Je crois que j'ai failli finir carbonisée! Mais on s'en fout! Tu as atterri où? Et je ne dirai rien. De toutes manières je n'ai personne à qui le dire ne t'en fais pas! "

Enfin au sec, je finis par me calmer. Je nous détaille, Nicolas et moi: trempés de la tête aux pieds, les cheveux complètement en bataille, des têtes de zombie... Nous faisons peur à voir je crois. J'entends alors un bruit de clé, ainsi que des pas. Je murmure, légèrement paniquée.

" Il y a un gardien à Terrae la nuit. Je ne sais plus qui m'a dit ça. Sauf que je ne suis pas certaine qu'il appréciera de nous croiser dans l'état où nous sommes au beau milieu de la nuit! "

J'attrape les mains de Nicolas et l'emmène vers les salles de cours. Je tente plusieurs portes et tombe sur une classe ouverte. Je laisse exprimer ma joie dans un murmure victorieux.

" C'est cool qu'il y ait des profs peu attentifs! "


Nous rentrons dans la salle vide et je lâche rapidement les mains du jeune homme, me rendant compte du lien étrange que j'ai créé. Je rougis légèrement, n'appréciant que peu ce genre de contacts, et referme silencieusement la porte. Je soupire et ferme les yeux un sourire rassuré aux lèvres.

" Voilà... Maintenant explique moi tout! "




♥:
 
 

La colère de Zeus [Nico!]

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