Terrae, Une nouvelle ère commence...

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La colère de Zeus [Nico!]
#   Mar 5 Juil 2016 - 2:35

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Il y un éclair si proche d'eux qu'il illumine un instant les escaliers. Il surprend Nicolas tout autant que le cri que pousse la Miss ; il n'avait pourtant rien ressenti de puissant là, à l'instant... Est-ce qu'il attirait vraiment les éclairs ou se trouvaient-ils par hasard dans le cœur de la tempête ? Il eut un doute... Mais se garda bien de le partager avec la demoiselle qui dut avoir une sacré frayeur toute seule pour s'accrocher à son bras, alors qu'elle lui avait lancé un regard froid quand il lui avait maintenu son bras un peu plus tôt. Lui, il grinça des dents parce qu'il ne s'y était pas attendu mais n'ajouta rien... Et il se pétrifie en entendant un bruit de clefs derrière eux... Oh my Blob... Il avait été à quoi, deux minutes de croiser le gardien en fait c'est ça ?! Il n'ajoute rien au murmure de la Miss, c'est pas le moment de se faire repérer... Il la suit, d'abord parce qu'il n'a pas le choix puisqu'elle tient sa main, ensuite parce qu'il faut trouver un coin où se cacher en attendant que le gardien s'éloigne. Alors qu'elle tentait d'ouvrir des portes, il tendait l'oreille et admirait l'instinct de survie de la demoiselle... C'est des réflexes qu'il comprenait et auxquels il se pliait sans difficulté.

Bref, ils entrèrent dans une salle vide où ils se lâchèrent la main quasiment en même temps. Il ne savait pas si elle aussi avait des soucis avec les contacts mais jusque là tout portait à le croire. Bon, c'est noté. Il ferma la porte derrière lui, après avoir inspecté une dernière fois le couloir puis s'adossa à la porte en poussant un gros soupir. :

-La fenêtre, elle menait au bureau de la directrice.

Voilà, simple, clair, concis. Bon, peut-être un peu plus de détails pour le fun. :

-J'ai du fouiller les tiroirs de son bureau parce que la porte d'entrée était fermée à clef.

Il rit un instant, fier d'avoir fait une connerie avant de retrouver d'un coup son sérieux. :

-Non, vraiment, le raconte à personne.

Il sait pas si des gens ont déjà été viré de Terrae et très franchement, il a pas envie d'être le premier... ni même le dernier... Je veux pas être viré ok ?! Surtout pour retourner de l'endroit où il vient, c'est hors de question.

Il inspecta la salle des yeux, il ne la connaissait pas... Elle était basique et il n'y avait donc rien pour se réchauffer. Il jeta un coup d’œil à la Miss qui était trempée, tout comme lui... :

-On va chopper la mort comme ça... On attend la fin de la ronde du gardien et je t'emmène à ma chambre. J'ai des serviettes et une cafetière, si t'aimes le café, ça te réchauffera.

Il n'y a rien de mieux que le café après avoir pris une saucée pareille. Puis seulement il tiqua. C'était une fille à demi-nue, peut-être qu'elle n'a aucune envie d'aller dans la chambre d'un gars qu'elle ne connaît pas. :

-Enfin... c'est comme tu veux.



#   Mar 5 Juil 2016 - 2:58

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Je reste abasourdie. La directrice. Rien que ça! Et il a en plus du fouiller dans son bureau?

" Bon alors... Combien vas tu me payer pour que je ne dise rien? "

Je lui adresse un large sourire avant de reprendre.

" Allez va, tu m'as sortie de la tempête qui menaçait de s'en prendre à moi alors je me tairai! Mais ne fait pas trop le fier hein, j'ai de quoi te menacer maintenant. En tout cas, j'ai hâte d'entendre la rumeur demain! Un élève pénètre les bureaux de la directrice, qui est-ce? "

Mais non je ne me moque pas...

Tout en parlant, je soulève mes cheveux complètement trempés devenus beaucoup trop lourd et grimace. Rien n'est plus désagréable que les gouttes coulant dans le cou. Bien entendu, il n'y a rien autour de nous pour nous sécher. D'ailleurs, Nicolas relève le fait lui aussi. Hum... Aller dans sa chambre? Je l'observe quelques secondes. Boh. De toutes manières, même s'il tentait quoi que ce soit, je saurais me défendre. Et franchement, je suis congelée.

" D'accord. Ça me va. "

Cependant, une chose gênante, pour moi en tout cas, reste à demander. Mes fringues sont complètement trempées, et me sécher ne sera pas très utile si c'est pour les remettre. Mais je n'apprécie que rarement d'emprunter des habits à quelqu'un. Déjà, cela signifie revoir la personne pour les lui rendre... Bon, encore, ça ce n'est pas un problème. Nicolas et moi semblons étrangement sur la même longueur d'ondes. Mais cela implique aussi de porter quelque chose qui est à quelqu'un d'autre, et donc possiblement sale, étant passé par plusieurs personnes avant moi.. Enfin, un manque d'hygiène total. Quoi qu'il en soit, je n'ai en fait pas vraiment le choix si je ne veux pas finir malade pendant un mois!

" Si je viens dans ta chambre, tu pourras me prêter un T-Shirt? Parce que là... C'est assez mouillé... "


Je laisse échapper un léger rire et me stoppe net en entendant les pas du gardien. Il passe devant la porte et s'éloigne. Pendant quelques secondes me semblant une éternité, nous ne bougeons plus, ne disons plus un mot. Je finis cependant par reprendre la parole, dans un murmure.

" Je pense qu'il est parti. Nous allons pouvoir bouger. "


Je me tourne vers Nicolas, un léger sourire aux lèvres.

" Mais dis moi, ne serait-ce pas notre côté masochiste qui ressort? Après le danger de l'orage, on flirte avec le danger de se faire virer. Étrangement, ce dernier m'inquiète plus. Est-ce normal ou suis-je malade?"


Je lui adresse un clin d’œil taquin et lui fait signe de passer devant.

" Je te laisse me guider, je suis encore perdue ici!




♥:
 
#   Mar 5 Juil 2016 - 3:31

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-Tss.

C'est tout ce qu'il trouve à répondre à la fausse menace, il espère du moins, qu'elle lui lance. Toutefois, un sourire malicieux se dessine sur ses lèvres. Sérieux, ça faisait bien longtemps qu'il n'avait pas ressenti un truc pareil... En fait, pas depuis les quelques missions que lui donnait Amadéus à son village ; faire sauter des canalisations, voler des produits chimiques dans l'usine de la ville,... et tous les trucs interdits et dangereux qu'il avait pu faire. Sauf peut-être tenir un flingue... Il était peut-être doué pour tirer mais il n'avait jamais aimé en tenir un. Il eut un frisson, autant de froid que par la question que posa la Miss de manière faussement innocente. Hinhin, c'est vrai ça, qui donc ?

Elle accepte de l'accompagner à sa chambre. C'était le mieux de toute façon ; c'était plus près que les dortoirs des novices, moins de risque de se faire chopper par le gardien, et puis café. Surtout café. Puis il y a un instant de silence avant qu'elle ne lui demande si elle pouvait lui emprunter un t-shirt. Il hocha la tête. :

-Oui bien sûr.

Puis d'un coup, il se tait. A l'affût, l'oreille non loin de la porte, comme un animal guette un éventuel prédateur dans la nuit, Nicolas écoute le gardien passer devant la porte... Ses iris d'argent doivent briller par le peu de lumière qui passe par les fenêtres. Dehors la tempête fait toujours rage, pourtant, Nicolas et d'un calme olympien. Il attend un instant et confirme ce que lui dit la Miss d'un mouvement de tête. Il fait signe de le suivre de la main tout en ouvrant la porte, inspecte le couloir et s'y lance. Il est concentré mais arrive à sourire à la remarque que la demoiselle lui fait. :

-C'est normal Miss... et je confirme. lâche-t-il dans un murmure. On est définitivement maso.

Nicolas descend les étages jusqu'au couloir des Tonnerres. On entendrait presque les âmes qui dorment paisiblement au-delà des portes... ça et quelques ronflements. Il ouvre la porte et laisse la Miss découvrit sa petite chambre par elle-même.

Nicolas était un garçon ordonné et il n'avait que bien peu d'affaires. Son peu de personnalité était affiché aux murs, où quelques photos et cadeaux étaient punaisés. Il avait son sac posé sur l'unique chaise. Dans un coin, appuyé sur le bureau, il y avait sa guitare. Une cafetière branchée sur le bureau... Il l'avait préparée pour le matin, aussi il n'eut juste le besoin que de l'allumer. Oui, organisé à ce point. Il ouvrit un placard ou il inspecta ses t-shirts propre... Il lui en donna un simple, blanc, il serait peut-être un peu grand pour elle mais c'était mieux, ainsi qu'une serviette, propre elle aussi. Puis il ouvrit la porte de la salle de bains, s'empressa de s'emparer de sa propre serviette et désigna ensuite la pièce à la demoiselle. :

-Pardonnez-moi de vous avoir fait attendre Miss. Voilà votre royaume le temps de vous changer à votre aise.

Il posa sa serviette sur sa tête pour entamer son séchage et la laissa entrer dans la salle de bains. Il prit un autre jogging dans un placard et se changea aussi rapidement. Puis seulement, il déplaça son sac pour s'asseoir sur sa chaise et admira le goutte à goutte de la cafetière tout en séchant ses cheveux. La cafetière avait presque terminé son dur labeur quand il se leva pour trouver deux mugs propres dans un placard. Il servait les cafés quand la demoiselle sortit de la salle de bains. :

-Alors ? Mieux ?



#   Mar 5 Juil 2016 - 15:58

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Après un dernier sourire, Nicolas s'élance, moi à sa suite. Nous dévalons les escaliers, aussi discrètement que possible, pratiquement sur la pointe des pieds, osant à peine respirer. Nous pourrions nous croire dans un film à suspens bon marché. Mais cela m'amuse. J'aime cette sensation. C'est fou comme en moins d'un an je l'avais oubliée. Avoir peur, sentir l'adrénaline se propager dans mes veines... En arrivant ici, je m'étais décidée à avoir une vie calme, sans accrocs, sans risques, sans drames... J'en suis en fait incapable. Avant que mon père ne change, ne parte en vrille, avant le foyer, j'aurais pu. J'aurais même apprécié une vie parfaite sans brusqueries. En revanche, aujourd'hui, j'ai besoin d'être brusquée, sinon je me sens partir. Certains sont drogués à l'opium, pour moi c'est la peur.

Notre arrivée dans la chambre de Nicolas me sort de mes pensées. J'observe la pièce. Elle est sobre. La seule décoration relève de quelques photos punaisées au mur et le seul désordre est un sac posé sur une chaise et une guitare abandonnée dans un coin de la pièce. Rien de bien original en soit. Le jeune homme allume la cafetière, déjà prête. Il est prévoyant dites moi. Il me passe ensuite un T-Shirt blanc, très simple, ainsi qu'une serviette. Je le remercie et entre dans la salle de bain en lui souriant. J'avais bien raison, il joue au prince charmant!

Une fois seule, je pose les affaires que Nicolas m'a passé sur le lavabo et m'observe dans la glace. Cette tête... J'ai l'air d'un mouton qui aurait trop pris la pluie! Enfin... C'est un peu ça vous me direz...

Ne t'en fais pas, tu es un mignon mouton ♥

Ouais ouais... Je soupire et secoue la tête. Mes cheveux se dresse d'une manière horrible, complètement emmêlés. Je grimace. Quand je vais vouloir me brosser, je vais souffrir... Je tente de les sécher mais abandonne vite en voyant que je ne fais qu'empirer les choses. J'enlève finalement mon haut et me sèche un minimum avant d'attraper celui de Nicolas. Après quelques instants d'hésitations, je plante mon nez dedans. J'ai ce besoin de vérifier qu'il est bien propre... OUI JE SUIS UNE PSYCHOPATHE. La douce odeur de lessive me rassure et me tire un sourire.

Hamilton... Je suis peut être toi, mais des fois tu me fais peur. Donc je me fais moi même peur.

J'enfile le T-Shirt et vois avec surprise qu'il me va finalement assez bien au niveau de la taille. J'avais oublié que la poitrine faisait remonter les vêtements trop grands! Bon, un seul problème reste: mon short est trempé. Je l'enlève et l'essore rapidement au dessus du lavabo avant de le remettre. Je n'ai pas trop d'autre choix. Je noue difficilement mes cheveux en tresse mais c'est mieux que la crinière emmêlée et trempée que j'avais avant. Enfin, je sors de la salle de bain, juste quand Nicolas verse le café dans les tasses. Je lui souris.

" Oui, beaucoup mieux. J'ai moins froid, ça fait du bien. Merci beaucoup. Où est-ce que je te pose la serviette? Je n'ai pas trouvé d'étendoir ou de porte serviette... Et, désolée d'abuser, est-ce que tu aurais un sac en plastique pour que j'y mette mon T-Shirt mouillé et que je ne trempe pas ta chambre? "

J'attrape la tasse de café pleine que me tend le jeune homme et pose doucement ma paume dessus. C'est chaud, brûlant même, mais cela apaise tellement. Je m'appuie contre le mur vide pour ne pas mouiller sa chaise ou son lit. D'un geste du menton, je désigne la guitare.

" Tu joues bien? Un jour éventuellement nous pourrions nous faire un morceau ensemble... "


Je bois une petite gorgée de mon café. Le liquide chaud me brûle la gorge et la trachée mais étrangement je l'ai toujours apprécié de cette manière. A travers la fenêtre, nous pouvons encore voir des éclair zébrer le ciel, mais il semble plus loin maintenant. Les nuages commencent même à se disperser, laissant apparaitre un bout de la lune.

" Finalement, l'orage s'est calmé. Nous aurions presque pu rester dehors. Enfin, il pleut toujours... "




♥:
 
#   Jeu 4 Aoû 2016 - 1:02

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Il lui sourit quand elle lui avoue être bien mieux comme ça. Cool ! Il réagit aussitôt quand elle lui demande où poser la serviette mouillée et un sac plastique. Buvant une première gorgée de café, aaaah ça fait du bien, il ouvre un des tiroirs de son bureau où il garde quelques outils de bricolage et d'autres choses utiles comme de la colle, des épingles et des bandages, et s'empare d'un sac plastique roulé en boule au fond. Habitué, il referme le tiroir d'un coup de hanche puis tend ce qu'a demandé la Miss un peu plus tôt. :

-Tu n'as pas à t'excuser, tu n'abuses pas et on est bien mieux au sec.

En échange, il lui prend la serviette qu'elle a utilisé. Trempée, effectivement. Il fronce légèrement les sourcils en se disant qu'il ne pouvait pas la mettre directement dans sa panière de linge sale -cachée sous le lavabo. Il alla poser son mug sur son bureau avant d'étendre une serviette en haut de la porte ouverte de la salle de bain et l'autre sur le dossier de sa chaise. :

-La chambre des Initiés est petite mais on finit par s'habituer et trouver quelques astuces.

J'vais pas me plaindre, j'ai jamais eu de chambre aussi grande quand même. Il reprend alors sa tasse et appuie ses fesses sur son bureau, en la voyant rester debout, il préférait faire de même. Miss remarqua alors la guitare. Son rire est faible. :

-J'ai commencé à jouer il n'y a que quelques mois. Je connais mes accords seulement, et je ne sais jouer que "My Lady d'Arbanville", si tu connais.

Pour lui, Cat Stevens était un classique, mais il n'allait pas juger alors qu'il ne connaissait pas Justin Bieber avant de partir en mission aux États-Unis hein. Il suit le regard de la Miss qui se porte vers la fenêtre... Il est un peu triste d'avoir écourté sa sortie, mais il était déjà content d'avoir pu en profiter un minimum. L'orage grondait faiblement, alors il entrouvrit la fenêtre pour mieux l'entendre, sans tremper l'intérieur de sa chambre. :

-Une soirée forte en émotion ! riait-il en faisant allusion à ses propres pouvoirs avant de retourner à sa place. Je suis désolé si tu n'aimes pas le café noir... Je le bois comme ça d'habitude alors j'ai ni sucre, ni lait.

Il but une gorgée en songeant au fait qu'il y avait une fille dans sa chambre (oui, il est lent). Il avait déjà invité Aria, mais c'était pour regarder des films... Là, il venait tout juste de la rencontrer. Si un Tonnerre les avait remarqué, ça allait jaser dans le couloir demain. Il sourit dans sa tasse. :

-Tu vas te moquer de moi si je te dis que c'est la première fois que j'invite une inconnue dans ma chambre ?



#   Sam 6 Aoû 2016 - 14:55

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Nicolas est gentil. Je me l’étais déjà dit, mais son visage est très expressif. Il sourit beaucoup. Cela me donne aussi l’envie de sourire. De plus, le garçon est très serviable… et prévoyant apparemment. J’attrape le sac en le remerciant et le laisse prendre la serviette (ais-je vraiment le choix ? je ne vais pas la garder toute la nuit…).

Je l’observe en silence étendre les serviettes et souris à sa remarque.

« Oui c’est vrai qu’il faut s’adapter. Enfin, après être passée par les dortoirs, je trouve que ces petites chambres sont un Paradis. »

Sans parler de l’étape « foyer » bien entendu. Il faut dire que dans ces fameux dortoirs je me suis quand même pris une chaussure dans le nez. A ce souvenir, je le fronce en en frottant doucement le bout. Cela fait un moment que je n’ai plus mal, mais quand même…

Le rire de Nicolas me surprend. Il ne semble pas de bon cœur. Aurais-je évoqué un sujet sensible ? Je n’espère pas. Je balance légèrement ma tête de gauche à droite tout en buvant une gorgée de mon café. En dehors du Classique, il doit y avoir deux ou trois chansons que je connais. Dont une pas en entier. Je n’ai jamais réellement eu l’occasion de découvrir autre chose avant cette année et les seules nouveautés que j’ai entendues dernièrement m’ont agressées, littéralement, les oreilles. Il faut croire que je ne suis pas faite pour ce qu’ils appellent « électro ».

« Je ne connais pas du tout. Tu n’auras qu’à ou la jouer ou me la faire écouter. Peut-être que cela me plaira. J’espère… Enfin, si tu en as envie bien sûr. »


Cela doit se voir à ma tête que désormais j’appréhende de découvrir des nouveaux morceaux. Pourtant ma curiosité est toujours présente.

L’air frais vient se glisser dans la chambre alors que Nicolas ouvre légèrement la fenêtre. Je ferme les yeux, c’est agréable en fait. L’orage se fait entendre au loin. Tout cela m’apaise étrangement. Je sursaute presque lorsque le garçon prend la parole.

« Non ça ne me dérange pas. Je le bois aussi comme ça. Ne t’en fais pas. »

Je lui souris en en reprenant une gorgée. Un air espiègle s’affiche sur mon visage à sa dernière remarque. Ainsi il n’invite jamais d’inconnue ? En soit, c’est normal. Mais j’ai quand même bien envie de l’embêter.

« Oooh devrais-je m’en sentir flattée ? Je ne te parais donc pas trop dangereuse ! Peut-être devrais tu moins te fier aux apparences. »

Je lui adresse mon regard le plus charmeur avant de rire doucement.

« Enfin, bien sûr que non je ne vais pas me moquer de toi ! C’est assez normal de ne pas inviter d’inconnue dans sa chambre. A vrai dire, cela me rassure. Je me dis que tu n’es peut-être pas un psychopathe et je trouve ça assez bien à vrai dire. »


Hamilton, un humour épatant 24h/24, 7j/7.





♥:
 
#   Dim 7 Aoû 2016 - 5:18

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Il a un petit sourire... Lui faire écouter du Cat Stevens, pourquoi pas ? C'est un peu déprimant de commencer par "My Lady d'Arbanville" mais bon, c'est pas comme s'il était du genre à être débordant de joie d'habitude. Enfin, quand il était seul, il l'était jamais. Il boit encore un peu de café, l'odeur de la pluie et de la nuit embaume la pièce même si la Miss laisse une odeur nouvelle derrière elle. On entend au loin quelques crépitements, mais les flashs de lumière des éclairs sont bien moins fréquents... Ne reste plus que la pluie et eux deux. Nicolas la voit sourire et il lui rend son air taquin. :

-On est tous dangereux, et donc toi aussi. C'est une leçon qui ne s'oublie pas. Mais j'ai l'impression de te connaître... Tu aimes les orages et le café noir, tu as l'air de cacher bien des choses,... et moi aussi. Je pense qu'on se ressemble.

Il finit son café, pose la tasse sur le bureau et va chercher une autre serviette propre. Il a un temps d'arrêt avant de la regarder et de sourire. :

-Du coup, tu peux facilement savoir si je suis un psychopathe ou pas.

Il pose la serviette pliée sur son lit et lui fait signe de s'installer... C'est pas qu'elle lui faisait mal au cœur à rester debout mais... bon si un peu. Mais c'est aussi pour qu'elle soit à l'aise pour écouter de la musique.

De son sac, il sort son téléphone et son casque. Maintenant qu'il savait enfin mettre des musiques dedans sans demander de l'aide et faire fonctionner le mode MP3 sans s'emmêler les pinceaux, il se dit que c'est le bon moment de partager un peu de musique. Oui, en pleine nuit à demi à poil sur mon lit... So what ?! Il s'assoit sur la couverture, vu que lui a les fesses au sec, et tend le casque à la Miss. :

-Tiens, je peux pas jouer de la guitare à cette heure, j'crois qu'les murs sont pas bien épais... Mais j'ai Lady d'Arbanville sur mon téléphone.

Il cherche le titre un instant avant d'appuyer sur "play"... Le silence étant roi dans la pièce, hormis le léger clapotis de l'eau à cause de la fenêtre entrouverte, il reconnaît aussitôt les premières notes s'échappant du casque. La musique n'est pas forte, non, il a juste une très bonne oreille... Il passe un instant à être satisfait de ses sens ne s'étant pas émoussés avec la petite vie paisible qu'il passait à Terrae, puis se concentre de nouveau sur la musique. Il l'aimait beaucoup, tant et si bien qu'il ne put se retenir de chantonner. :

-My Lady d'Arbanville why does it grieve me so?
But your heart seems so silent.
Why do you breathe so low, why do you breathe so low,

I loved you my lady, though in your grave you lie,
I'll always be with you
This rose will never die, this rose will never die.


La voix très basse, déjà pour ne pas déranger les voisins, ensuite pour ne pas déranger la Miss dans son écoute... Il admettait qu'il avait bien plus de mal à maîtriser sa voix depuis qu'il avait mué, mais ce qu'il y avait de bien avec cette chanson, c'est qu'elle n'était ni trop aigu, ni trop grave. Alors il se laissait porter, sa voix s'éteignant parfois dans un souffle so low, so low, tapant doucement du pied pour marquer le rythme never die, never die.

La musique terminée, il sourit à la Miss encore une fois. :

-Alors ? Elle te plaît ?



#   Dim 7 Aoû 2016 - 15:38

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Sa réponse me surprend. Il pense… qu’il me connait ? qu’on se ressemble ? Mon regard d’animal sauvage fait son grand retour.

Hamilton, tu n’es pas simple à apprivoiser.


Je repense à cette discutions avec Kurei. Je lui avais dit que seuls les nobles de notre âge pouvaient nous comprendre, nous accepter. Me serais-je lamentablement trompée ? Si Nicolas et moi nous ressemblons, alors toutes mes convictions s’effondrent. De toutes manières, depuis la première fois où j’ai posé un pied dans cet institut, j’ai vu tout ce que j’avais acquis partir en fumée petit à petit. Un vide se crée en moi, toujours plus profond. J’ai la sensation de sans cesse changer de vie. Je suis passée de celle parfaite de noble pourrie gâtée à celle d’une gamine utilisant son corps pour arriver à ses fins dans un foyer sordide et maintenant… maintenant qu’est-ce que je suis ? quelle est ma vie ? Mes yeux se détachent enfin du garçon sans que je ne puisse répondre. Ce n’est pas que je ne veux pas, plutôt que les mots restent bloqués dans ma gorge et que je suis incapable de les pousser à sortir. Pourtant, le garçon sourit, ne peut imaginer la conséquence de ces quelques mots.

Nicolas dépose une serviette sur le lit pour que je m’y installe. Il est vraiment très attentionné. Un « merci » à peine audible s’échappe de mes lèvres et je m’assois, serrant ma tasse entre mes mains. Je suis cependant obligée d’en détacher une des deux afin d’attraper le casque tendu par le Tonnerre. Mon cerveau tourne trop au ralenti pour que je réalise qu’à minuit passé, je me trouve pratiquement nue sur le lit d’un gars lui aussi pas très habillé que je ne connais pas vraiment et que, pour une fois, c’est sans arrières pensées, sans projets calculés.

Je ferme les yeux alors qu’il lance la musique. C’est drôle, je l’entends légèrement chantonner malgré le casque. Ce n’est pas désagréable, il a une jolie voix. Et puis, il m’a entendu, c’est mon tour ! Les paroles de cette chanson contrastent étrangement avec la mélodie. Elles sont carrément glauques et morbides en fait. Cela m’arrache un sourire. Je rouvre doucement mes yeux, mon regard moins sauvage qu’auparavant. J’enlève le casque et le pose sur le lit avant de répondre à Nicolas, maintenant que la parole m’est revenue.

« Oui. J’aime beaucoup le paradoxe entre la mélodie toute jolie, presque niaise, et ce que raconte le gars en fait. Beaucoup de gens ont dû se faire avoir s’ils ne comprenaient pas les paroles ! »


Je reste silencieuse quelques secondes, en pleine réflexion. Mes deux mains sont à nouveau posées sur la tasse. Je bois une gorgée de café avant de me lancer, hésitante.

« Pourquoi as-tu dit que tu as l’impression de me connaitre ? Pour la ressemblance, je dois admettre que j’arrive à me reconnaître en toi sur certains points... »

Mes yeux viennent se planter dans les siens. Je ne peux me leurrer moi-même, Nicolas et moi sommes semblables sous certains angles. Par contre, même si ce n’est qu’une impression, je n’aime pas l’idée qu’il pense me connaitre.

« ...en revanche, tu ne sais rien de moi. Tu ne connais pas ma vie, mon caractère. Et je ne sais rien de toi non plus en soit. Oui, je cache bien des choses, et toi aussi. Et c’est justement ce qui fait que nous ne pouvons pas nous connaitre l’un l’autre. Nous sommes bien trop doués pour cacher les choses. »

Je n’ajoute plus un mot. J’ai peur qu’il comprenne mal ce que j’ai voulu dire. Qu'il pense que c'était pour l'envoyer bouler, lui dire qu'il me dérangeait. Alors que non. Je cherche réellement à comprendre. A mes yeux, Nicolas et moi sommes le type de personnes tellement habituées à ne rien avouer que finalement cela devient impossible pour nous d’être honnêtes sur nos sentiments, sur notre passé. Nous avons tellement porté ce masque que l’enlever devient terrifiant. Du coup je ne saisis pas comment il pourrait penser me connaitre.

Depuis cette soirée avec Kurei, j’ai envie de le briser ce masque, de le jeter, le brûler. Sauf que je n’ai aucune idée de comment faire. Et cette phrase, de Nicolas, « tu as l’air de cacher bien des choses », n’a fait que remuer le couteau dans la plaie. Je tente depuis toujours d’être au moins honnête avec moi-même, mais admettre que j’ai l’envie d’être acceptée, d’avoir de vrais amis, m’est trop dur. Les gens ont une tendance à ne pas m’apprécier parce qu’ils me trouvent trop franche et cassante, mais c’est mon vrai visage. Ce n’est pas par méchanceté. C’est mon humour, ma manière d’être. La personne que je joue est bien plus mielleuse, plus douce. Et je la déteste.




♥:
 
#   Mer 10 Aoû 2016 - 3:43

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Miss Hamilton se tait mais tout passe dans son regard... et dans ses émotions aussi. Il ne comprend pas ce qui a pu la chambouler autant. Il avait tendance à être franc... ou à se taire, selon la situation. Vaut mieux se la fermer que de dire une connerie. En gros. Et apparemment cette fois aussi, il aurait du s'abstenir. Il est rassuré car elle arrive encore à sourire, grâce à la musique, même si des émotions qu'il a du mal à saisir à cause de son filet protecteur la bouleversent encore. Il lui sourit quand elle lui parle des paroles... Elle pose le casque et ne dit rien... Il se contente de la regarder... Il sent qu'elle a besoin de parler et d'un coup, elle arrive à exprimer ce qu'elle ressent. Elle le regarde droit dans les yeux et la laisse terminer... Ah, elle est donc mal à l'aise avec le fait que je puisse la connaître. Son visage est neutre mais au fond de lui, Nicolas sourit.

Il ne voulait pas qu'on le connaisse, lui. Était-ce la même pensée qui la traversait ? Il n'en savait rien, mais dans son cas, il savait ce qu'il cachait en lui. Il cachait du sang, de la drogue et des bassesses qu'on ne devrait pas commettre à un aussi jeune âge. Il cachait de la faiblesse et de l'ignorance. Il cachait la rage d'un monstre qui, il le savait, pourrait tuer s'il venait à se mettre en colère pour de bon, si on s'en prenait à son nouveau paradis, à Terrae, aux membres de cette nouvelle famille qu'il chérissait tant. Portait-il un masque de gentillesse pour eux ou était-ce cette haine qui voilait son âme ?... Il poussa un soupir. Effectivement, ils étaient bien doués pour ce cacher des choses. Il pinça un instant ses lèvres avant de répondre sincèrement. :

-Tu as raison. Je me suis donc mal exprimé.

Il posa ses mains sur sa nuque et tomba en arrière, son dos rebondissant sur le matelas, à fixer le plafond. :

-Je devrais dire que je peux entrevoir un peu de moi en toi. Et inversement apparemment. Effectivement, je ne peux pas voir qui tu es vraiment, je ne peux pas savoir ce que tu as traversé et on vient seulement de se rencontrer... J'veux bien admettre que l'adrénaline ça rapproche, mais faut pas déconner.

Nicolas devrait vraiment arrêter de s'essayer dans l'humour, il était nul. Pourtant il reprit. :

-Donc, quand je dis : "j'ai l'impression de te connaître", c'est plus ce masque que je reconnais en vérité... Mais ce masque, c'est un peu nous aussi malheureusement, du moins nous l'avons créé. Je suis ravi de connaître un peu de toi, même si c'est un masque. Un jour, où tu auras le courage de l'enlever, je serai ravi de te rencontrer une deuxième fois.

Il se redressa sur ses coudes pour la regarder de nouveau, un peu moins sûr de lui cette fois. :

-Enfin !... Si tu le veux bien hein.

Il lui fait un sourire qui se veut rassurant avant de s'allonger de nouveau. Il savait, peut-être pas lui le premier, combien on pouvait se haïr pour se cacher derrière des faux-semblants... Mais on ne pouvait pas se maîtriser, c'était un instinct de préservation terrible qui effaçait les véritables émotions derrière des murs trop épais à abattre tout seul... Il a fallu qu'il s'accepte lui-même avant de baisser un touuuut petit peu ses défenses... et encore, parfois elles revenaient à la charge, comme un mauvais cauchemar qu'on croyait avoir oublié au réveil et qui revient à la charge dans la journée, qui nous colle à la peau.



#   Mer 10 Aoû 2016 - 19:27

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A ma grande surprise, Nicolas contrairement à d’autres ne se braque pas. Il accepte au contraire l’idée de s’être mal exprimé. Je l’observe étonné, et l’écoute sans un mot. Il m’a laissé aller jusqu’au bout de mon idée, à mon tour.

Son trait d’humour me tire un léger sourire. Très léger. Mais tout de même présent. Cependant, ce qu’il me dit ensuite me paralyse, me serre le ventre et le cœur.

« Un jour, où tu auras le courage de l'enlever, je serai ravi de te rencontrer une deuxième fois. »

Ces mots résonnent dans mon oreille. Ils tournent dans mon esprit sans s’arrêter. J’ai presque la sensation que je vais lâcher la tasse que je tiens du bout des doigts et qu’elle va se briser. Alors je me lève, toujours sans desserrer les lèvres, et vais poser mon café presque fini sur le bureau.

Hamilton, répond. Là il va flipper le pauvre gars.

Mais encore une fois ça bloque. Ou plutôt, c’est trop peu ordonné pour que je le dise. Je retourne m’assoir à côté de lui. J’aurais envie, Nicolas, de l’enlever ce fichu masque. Tu es la première personne à me dire une chose pareille. A être ravi de me connaitre. A vouloir en savoir plus. Je pourrais presque en pleurer, Nicolas. Oui, je pourrais passer le reste de la nuit à sangloter dans tes bras juste à cause de ces mots. Je n’ai pas pleuré depuis que je suis partie du foyer. Je ne veux plus pleurer. Ça donne mal à la tête, ça fait se moucher, ça fait les yeux tout rouge, de pleurer. Et puis, quand on pleure trop, les sanglots ils finissent par rester coincé dans la poitrine et c’est douloureux quand ça ne sort plus, Nicolas. C’est peut-être aussi pour ça, que je ne veux jamais rien dire à personne. Parce que si j’en parle, je vais chialer comme un bébé. Et pourtant, j’aurais envie. Je voudrais raconter comment j’ai tout perdu du jour au lendemain. Je voudrais dire « J’aime la chanson que je chantais parce qu’elle parle d’une prostituée et que tout ce que je sais de ma mère, c’est que c’est une prostituée. D’ailleurs mon prénom vient d’elle et c’est Adélaïde, c’est pour ça que je ne veux pas qu’on m’appelle autrement que par mon nom de famille, même si cela en fait rire certains ». J’aimerais dire que j’ai peur de m’attacher aux gens car mon père que j’aimais du fond du cœur s’est suicidé, et qu’aujourd’hui je nous hais lui et moi pour ça. Lui pour l’avoir fait, moi pour ne pas avoir pu l’en empêcher. Je voudrais avouer que beaucoup trop de personnes sont passées sur mon corps dans ce foyer sordide, et que même si je dis que cela ne m’a pas marqué, c’est faux.

Voilà tout ce que je voudrais répondre au jeune homme. Mais au lieu de cela, je lui souris et reprends mon regard confiant, tant bien que mal. Regard qui reste plus doux qu'auparavant, comme reconnaissant.

« Si un jour je l’enlève, je t’en tiendrai informé petit gars. Et si un jour tu l’enlèves, je serai aussi ravi de te rencontrer une deuxième fois. »

Je m’allonge à côté de lui, observant à mon tour le plafond. Cette nuit était agitée, vraiment. Un peu trop même. Et à mon avis, elle n’est pas prête de se terminer. Je bouge légèrement ma tête de manière à me tourner vers Nicolas.

« Depuis que tu es arrivé ici, as-tu réussi à le faire disparaître un peu ce masque ? »


Je ne sais pas depuis combien de temps le jeune homme est à Terrae d’ailleurs. Néanmoins, il semble y être depuis plus longtemps que moi et en le voyant au début je n’aurais pas vraiment cru qu’il portait lui aussi un masque. Ce n’est qu’un peu après que j’ai pu voir une partie de moi en lui. Tandis qu’il me semble que les gens me rencontrant voient immédiatement que certaines choses resteront en moi pour toujours sans qu’un mot dessus ne m’échappe.




♥:
 
#   Lun 29 Aoû 2016 - 2:15

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Il ne dit rien, il laisse le silence emplir la pièce, il laisse la Miss songer à tout ce qu'il a pu lui dire. Il a dit des mots francs, peut-être pas facile à entendre il en est conscient, mais qu'on a besoin d'entendre c'est certain... et combien il faut de temps pour l'accepter. C'est ce qu'il se dit. Alors qu'il ne comprend pas toujours les élans de tendresse. Logique. Il fixe son plafond et se demande si elle, et lui, arriveront un jour à faire tomber les masques. Pas s'en débarrasser définitivement, il s'en sent incapable alors pour elle ce doit être pire, mais juste le retirer, entièrement, regarder quelqu'un dans les yeux, lui sourire ou le prendre dans ses bras, sans sous-entendus, sans rien attendre, sans méfiance. Est-ce que ce serait bien ? Est-ce que ce n'est pas dangereux ?... Il l'entend s'asseoir non loin de lui, il ferme les yeux. Il n'ose pas descendre son filet protecteur de peur de la perturber, mais il est tellement curieux que l'envie est forte. Le silence se fait un peu trop long, il soulève une paupière un peu inquiet.

Elle le regarde déjà, un peu attendrie, un peu contrite, tentant tant bien que mal de reprendre constance... De son point de vue, il ne voit qu'une jeune femme rousse qui s'en remet doucement. Il répond à son sourire et hoche la tête... Oui, s'il y arrivait, il irait la voir aussi. Elle s'allonge à son tour, ils sont côte à côte à demi-nu dans un lit et ils viennent de parler d'eux un peu, surtout de leur masque. Normal, tout va bien. Du coup il ne s'attendait pas à ce qu'elle continue... Et qu'elle enchaîne sur lui en plus, la maligne. Il a un rire complètement nerveux avant de répondre. :

-Oui. Enfin... je crois.

Il se demanda un instant pourquoi elle posait cette question... Ensuite depuis combien de temps il était à Terrae... Enfin il arrêta de réfléchir. :

-Ca fait pas encore un an que je suis arrivé en fait... Mais tout est allé très vite, peut-être un peu trop... J'ai pas du avoir le temps de m'adapter, j'ai laissé entrevoir des bouts de moi à chaque fois que je découvrais de nouvelles choses. Et franchement, j'en ai à découvrir... Ca s'est emballé avec les pouvoirs, se trouver et puis trouver l'équilibre en tant qu'initié, c'est encore moins...

Silence. Si j'me lance dans un débat philosophique, on a pas fini... :

-Disons qu'il faut se laisser le temps.

Ok... ça suffit.


HRP : Démerde-toi maintenant.



#   Mar 30 Aoû 2016 - 18:14

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Nicolas répond à mon sourire. Cela me rassure. Il ne semble pas trouver anormal mes réactions à retardement.

En revanche, à ma question, sa première réponse est un rire absolument nerveux. Je le regarde, étonnée, un demi-sourire surpris aux lèvres. Sa réponse me fait tout de même reprendre un air sérieux. Ainsi il est possible de l’enlever, ce masque. Et des gens, ici, peuvent nous accepter malgré ce léger souci. J’ai du mal à y croire. De plus, le caractère du Tonnerre semble plus facile à vivre que le mien. Il est donc logique qu’il se fasse plus facilement des amis…

La fin de sa réflexion coupe la mienne alors qu’il enchaîne. Il n’est pas là depuis si longtemps en fait, pas encore un an. En si peu de temps, il a réussi à évoluer. Il parvient à laisser entrevoir un peu de lui. Cela paraît si simple, dit comme cela… Et pourtant, le fait qu’il coupe sa phrase sans la finir me fait me dire que non, ça doit être plus compliqué que ça en a l’air.

Probablement, Hamilton. Cela paraît logique.

Je regarde le plafond un moment. Se laisser le temps donc. Peut-être en effet ais-je envie que tout aille vite. En même temps, le temps n’est pas toujours bon, il peut parfois être dangereux. Il ne règle pas tout, comme certains le croient. J’ai cru que laisser faire les choses dans ma vie aiderait, mais tout ce que j’ai récolté est un père mort et un corps dont j’ai l’impression de ne plus être la propriétaire. Laisser le temps faire, comme il dit, va donc être chose difficile. Il me faut agir vite, et non pas laisser couler.

Nicolas a aussi dit quelque chose qui m’a donnée à nouveau cette sensation que nous sommes les mêmes sur certains points. Il a des choses à découvrir. En repensant à cette phrase, je souris légèrement. J’ai vécu dans ma bulle pendant si longtemps que les rares choses que je connais sont la musique classique et la littérature. Je ne sais pas quelles sont ses raisons, mais apparemment le Tonnerre a aussi des lacunes. Je me redresse et m’assois en tailleur pour me tourner vers lui.

« J’ai aussi des choses à découvrir. Vivre en se coupant du monde a des avantages, mais aussi pas mal d’inconvénients, dont le fait de ne pas connaître grand-chose. Tu sembles bien t’en sortir au niveau de la musique. Qu’en est-il côté littérature ? Si tu as envie d’en savoir plus là-dessus, je te proposerais bien un échange de connaissances. »

Toujours ce mot dans ma bouche, « échange ». Il ne me viendrait pas à l’esprit de simplement lui demander de m’en apprendre plus sur la musique, de m’en faire découvrir. Dans mon esprit, rien n’est un cadeau, tout doit être marchandé.

Belle mentalité.


Cela me fait réaliser qu’il me faudra trouver comment le remercier pour cet accueil nocturne. Je me promets d’y réfléchir plus tard. Après tout, il m’a prêtée son T-shirt, offert du café et prêté un endroit pour me sécher de la légère douche prise sur le toit. Je lui en dois une, c’est comme ça.

HRP: Mouahaha je m'en suis sortie, et rapidement en plus. Tu vois que ça suffisait!




♥:
 
#   Mar 30 Aoû 2016 - 21:50

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La Miss devait découvrir des choses aussi. En la voyant, il n'y avait pas pensé, pourtant il n'avait aucune idée d'à quel point ils avaient évolué dans des milieux différents. Puis il avait rencontré tellement de gens qui lui avait appris des choses plutôt que l'inverse... Des personnes qui étaient à Terrae depuis quelques temps déjà, qui se réparaient petit à petit ou l'avaient déjà fait. Se retrouver dans la situation inverse était étrange... Surtout qu'il ne lui avait pas tout dit ; il avait abaissé un masque certes, sans avoir la pleine certitude qu'il s'agissait de lui derrière, ou d'un autre voile encore. Il ne peut pas tout dire, il a encore des incertitudes... Pourtant il lui reste ouvert ; quand elle s'assoit en tailleur, il l'imite par mimétisme. S'il avait prêté attention à ses lectures en psychologie, il saurait que ce n'est pas totalement un hasard. :

-Oh niveau littérature ça va, j'aime lire de tout et n'importe quoi. Je squattais la bibliothèque du village quand j'avais rien à faire, je lisais et j'empruntais les CD de la médiathèque. Mais on peut échanger quand même ! Perso, je suis plus un boulet quand il s'agit des relations sociales ou... des sorties ? Genre, prendre un verre quelque part, se balader avec quelqu'un,... Je trouve ça... bizarre...

Il a un instant de silence durant lequel il fixe un point au-dessus de l'épaule d'Hamilton. Oui ? Non ? On s'en fout ? Il claque des dents, tic nerveux, avant de plonger ses yeux d'argent incandescents dans les siens sous l'effet de son idée folle... Ou du moins qui lui paraît folle à ses yeux. :

-C'est ce qu'on va faire tiens ! Un truc bizarre !

A ne pas sortir de son contexte. Il se lève, prend deux jeans dans son armoire et envoie le moins abîmé à la Miss. Sûr qu'elle rentre dedans. Il enlève son pantalon de pyjama et se retrouve en slip devant elle. Tant pis si elle saigne des yeux. Il se trouve un t-shirt au hasard, met ses rangers en quatrième vitesse avec les gestes d'un habitué, donne des baskets -sans doute trop grandes- pour la demoiselle qui doit rien comprendre de ce qu'il se passe, prend ses clopes et va pour sortir de sa piaule. Il se retourne vers elle et lui fait signe de la main. :

-Viens avec moi si tu veux t'éclater.

Demi-référence qu'il n'est même pas sûr qu'elle connaît, mais il voulait avoir la classe une fraction de seconde ! Brefouille, il se jette dans le couloir à l'assaut de la nuit. Il n'essaye même pas d'être discret. Le gardien de nuit ? Justement, c'est la nuit, pas de témoin si par hasard ma tête rencontre la sienne. Non mais les coups de boule faut éviter en vrai. Alors il court pour ne pas avoir à justifier leur présence aussi tard dans l'Institut sans d'autres raisons que d'aller à la fête foraine parce que... parce que yolo ?

Dehors, il y a l'odeur de pluie, l'orage est loin désormais. Il s'arrête de courir, ouvre son paquet dans lequel quelques cigarettes sont déjà roulées. Il en allume une d'un claquement de doigt et inspire lentement la fumée... Ce que la nuit est douce. :

-Ah au fait. Je t'emmène à la fête foraine. J'ai jamais fait de manège et j'ai envie de tester la grande roue, ça te dit ?

Oui. C'est bien de prévenir MAINTENANT de tes intentions, ABRUTI. Aaaah les Tonnerres sont épuisants ! Il lui sourit, un peu pour s'excuser, un peu pour l'encourager à dire oui. Parce qu'il savait qu'elle n'avait pas peur des hauteurs -ils viennent de se rencontrer sur le toit hein-, alors il voulait vraiment y aller avec elle.


HRP : On est parti dans le grand dawa interstellaire pour ne plus en revenir... Es-tu prête 8D ? Moi oui ♥



#   Mar 30 Aoû 2016 - 22:50

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Nicolas m’imite dans ma position et me répond. Ainsi, il a passé son temps dans des bibliothèques. Je peux le comprendre, lorsqu’on s’ennuie, les livres font passer le temps, voyager ailleurs. Ce n’est pas pour rien que depuis mon arrivée ici je dévore n’importe quel roman dont l’histoire se passe en Ecosse. Cela me rapproche de ce pays qui me manque tant, à défaut de pouvoir y aller.

Ce qu’il ajoute me tire un sourire. Je m’apprête à lui répondre que je suis la même malheureusement, mais son silence ne me semble pas fait pour une réponse. Son regard se perd au dessus de mon épaule. Je me tourne un peu mais ne vois rien. Je fronce légèrement les sourcils mais avant que je ne lui demande quoi que ce soit, il claque des dents – pourquoi je n’en sais rien, mais c’est étrange – et revient planter ses yeux dans les miens. J’y vois briller une lumière étrange qui me rappelle un peu trop celle venant habiter les miens lorsque j’ai une idée assez tarée.

Bingo, il veut faire un « truc bizarre ». Un air taquin vient se glisser sur mon visage. Cette nuit entière me semble n’avoir été qu’étrangeté. Je remarque que j’aime bien cela d’ailleurs. Je décide tout de même de l’embêter un peu.

« C’est vrai qu’être à moitié nus sur ton lit alors que nous ne nous connaissons pas vraiment est tout à fait normal. »


Cependant je doute que le Tonnerre écoute un mot de ce que je lui dis. Il s’est levé et me lance des vêtements tout en se dessapant. Je le regarde un moment, surprise, avant de hausser les épaules et de me lever. Rapidement, j’enlève aussi mon short – il est simple d’oublier la pudeur en foyer – et me glisse dans son jean. Le garçon n’est pas bien gros. Certes, le vêtement est un peu long, mais pas trop large. Je devrai probablement le remonter de temps en temps, mais ça le fera, je ne finirai pas sans d’une manière inopinée. J’enfile ensuite les baskets – dans lesquelles je nage, il faudra que je m’y fasse pour la nuit – et relève la tête au moment où il me fait signe de le suivre en me disant de venir avec lui si je veux m’éclater. Hum. Que suis-je censée comprendre là ? Je me sens décontenancée, habituellement je suis celle qui embarque les autres sans leur donner d’explications. Pas l’inverse. Cela me procure l’étrange sentiment d’avoir échangé les rôles.

Il faut bien changer de temps en temps, Hamilton. La place peut se partager.


C’est vrai. Et puis, après tout, c’est le côté inattendu de cette nuit qui la rend intéressante. C’est donc avec un franc sourire et un regard plus vivant que jamais que je lui réponds.

« Je suis toujours prête à m’éclater. »


Et nous voici repartis dans les couloirs sombres au milieu de la nuit. Cette fois-ci, Nicolas semble bien se ficher du gardien. Enfin, pas totalement. Il se met quand même à courir. Je l’imite sans poser de questions, le jean glissant légèrement, les baskets manquant de partir. Nous sortons enfin et nous arrêtons. Je replace rapidement le vêtement et inspire profondément, savourant cette odeur d’après pluie. Je l’observe allumer sa cigarette d’un claquement de doigt. Il faut avouer que c’est classe. Quand je saurai faire du feu, je ferai la même chose tiens. Je refuse néanmoins de lui en demander une, malgré la forte envie qui m’habite. C’est toujours cette même idée de « Tu me donnes quelque chose, je te rends quelque chose » qui me préoccupe et m’empêche de le faire. Tant pis.

Finalement, le garçon me dit enfin où nous allons. La fête foraine. Plus exactement, la grande roue. Je suis assez étonnée de son choix. Il vient de me dire qu’il a du mal avec les sorties et c’est précisément ce qu’il fait. Est-ce une envie d’améliorer les choses ? Je ne sais pas très bien, tout comme je ne sais pas trop pourquoi il m’y emmène. Néanmoins, je me prête au jeu. Un sourire crispé au visage, je lui réponds.

« Du bruit et des gens… En effet cela promet la véritable éclate ! »

J’ajoute, plus naturelle.

« J’aime l’idée de la grande roue. Je ne suis jamais montée dedans et je me suis toujours dit que cela devait être bien. Après tout, cela rapproche des étoiles ! »

C’est donc parti pour un bain de foule. Je remarque que je passe plus inaperçu avec mes cheveux attachés et ces vêtements. C’est à la fois reposant et frustrant, lorsqu’on a l’habitude que les regards se tournent sur soi.

Oui, tu découvres soudain que tu n’es pas le centre du monde Hamilton.

J’ignore la petite voix et me dirige vers la grande roue, belle et lumineuse au milieu des autres manèges, semblant bien moins dignes. Je m’arrête un moment pour la contempler, quand j’entends une voix lente et assez peu compréhensible.

« Eeeeh les amoureux ! On marche pas main dans la main ? »

Je pose mon regard sur la source de la voix et me retrouve face à un vieux soulard. Ce soit être un sans-abri du coin, ses vêtements sont complètement déchirés et d’après l’odeur je dirais qu’il n’a pas pris une douche depuis quelques mois. D’un ton parfaitement calme, je lui réponds.

« Pardon monsieur ? C’est à nous que vous vous adressez ? »

Les années en foyer m’ont enseignée à toujours garder mon sang froid. Néanmoins, la suite me plaît moins. L’homme me regarde de haut en bas et se tourne vers Nicolas en se glissant à côté de moi, passant sa main autour de ma taille.

« Elle est cool ta copine, j’peux t’l’emprunter ? »

Ma mâchoire se serre, mes muscles se tendent. Je m’apprête à le repousser assez peu délicatement quand je repère le regard du Tonnerre, et me dis qu’il semble le plus rapide de nous deux.

[HRP : Toujours prête, comme Hamilton! ♥]




♥:
 
#   Mer 31 Aoû 2016 - 0:09

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Non mais d'où c'est bizarre d'être deux humains quasi nus dans la même pièce hm ?! Nicolas lève les yeux au ciel mais gardant le sourire aux lèvres. Bien sûr que la Miss était belle mais justement, elle était belle. Les femmes sont belles et les hommes sont beaux, ce ne sont pas des sacs de chair qu'il faut blesser. Et l'amour ce n'est que ça... Il préférait l'aimer avec ses yeux, la réchauffer avec des sourires. Les corps ne font que du mal. Et il ne voulait pas lui faire mal, jamais.

Il comprend qu'il aurait du éviter de courir une fois dehors, quand elle remonte... élégamment... son pantalon un peu trop grand apparemment. Il grimace mais bon, elle a l'air de s'en sortir ; elle n'a pas perdu une basket en chemin et ça, c'est classe. Il tire sur sa cigarette, pluie et fumée, ça lui fait un bien fou d'encrasser le fond de ses poumons. Il n'avait pas pensé aux gens, ni aux bruits, en même temps il n'avait jamais vraiment été dans une ducasse alors pour ce qu'on y trouvait, il ne pouvait que s'inspirer des films qu'il avait vu et de son imagination. Il hausse les épaules mais elle ajoute tout de même qu'elle trouvait que c'était une bonne idée la grande roue, qu'on pourrait avoir l'impression de toucher le ciel et les étoiles. Nico songea d'un seul coup à Matheo et se dit que rien ne pourrait remplacer cette nuit où ils se sont envolés tous les deux, par la fenêtre... Nico sourit à la Miss. :

-C'est ce à quoi je pensais justement... Les étoiles.

Le temps qu'ils arrivent à destination, il a le temps de finir sa clope et de l'éteindre. Heureusement, il se serait senti mal d'enfumer des gens qui viennent juste s'amuser. Ils s'arrêtent tous les deux devant la grande roue à l'admirer. Y'a pas à dire, avec les lumières c'est vachement plus joli la nuit. De loin, dans la journée, ça ressemble surtout à une grosse machine branlante qui grince de son métal vieilli... Là, c'est resplendissant. Il est tellement absorbé par ce qu'il voit qu'il n'entend pas le poivrot qui les interpelle... En fait, même s'il avait entendu, il n'aurait pas compris que cela leur avait été adressé. Les Tonnerres sont malins ? peuh peuh peuh... Il ne se retourne que quand il entend Adé répondre...

Il se serait bien abstenu. L'épave qui devait être un homme dans un monde parallèle lui rappelait les piliers de bar de son village ; la même odeur, la même démarche, le même vice dans le regard... Il se tendit aussitôt, pris de nausée par la vitesse des souvenirs qui reviennent et de cet ancien instinct qui l'habitait. Il n'a pas encore totalement changé d'apparence ; là, il est à l’affût et se contente d'observer sans répondre. Et puis l'instant d'après, le Loup Noir apparaît.

L'homme n'a pas encore touché la Miss, il a juste fait le geste, un infime mouvement : sa pupille s'est contractée au point de devenir un point noir dans les lunes de ses yeux. La mâchoire serrée, les poings dans les poches, il n'a pas bougé. Il regarde ce qui ne mérite même pas d'être appelé "être vivant" poser sa main sur la hanche de la Miss pour le ramener contre lui. Il a un léger tremblement imperceptible tellement il est tendu comme un arc, prêt à l'attaque. Un frisson de haine pure longe sa colonne vertébrale quand il ose prononcer le mot "emprunter"... "Emprunter" quelqu'un. Son regard voyage alors vers la Miss... Non elle ne veut pas. Bien sûr qu'elle ne veut pas. Le Loup éclate de rire tout d'un coup, avant qu'il ne s'éteigne progressivement, menaçant. :

-AHAH ! Ah ah. Aaah... Non.

Le "non" est un grondement plus qu'un mot. Et la micro-seconde d'après, il passe à l'action. D'abord protéger la meute. Le Loup s'empare du bras de la Miss et la ramène vers lui. Ou plutôt, il l'arrache... Elle a peut-être eu mal mais pour le moment, il ne s'en rend pas compte... Sa haine bouleverse tout, y compris la force qu'il met dans ses gestes. Il la place derrière lui et presque en même temps, met sa cheville derrière le genou de l'épave avant de le ramener vers lui. La béquille est ridicule de la part de quelqu'un qui sait se battre, mais elle est bien suffisante pour faire tomber le rebut qui tangue déjà alors qu'il est debout sur ses deux appuis. Il se retrouve face contre terre quand le Loup Noir se tourne vers la Miss, lui prend l'épaule et se dirige vers la grande roue d'un pas mesuré... Hors de question de passer pour des fuyards. Laissons croire les gens autour qu'il s'est cassé la gueule tout seul... Ses yeux sont toujours aussi expressif lorsqu'il s'adresse au forain... Celui-ci ne dit rien quand le Loup lui dit qu'il devrait éviter de faire monter l'homme complètement bourré dans son manège, qu'il risquait d'y avoir des traces type vomi. Le forain hoche la tête en invitant les adolescents à rentrer dans une navette.

Nico y rentre à la suite de la Miss. Il s'assoit et soupire. Ses sourcils sont encore un peu froncés mais il arrive à sourire...

Sa main est contractée, accrochée à la rambarde, fusionnée au métal.



 

La colère de Zeus [Nico!]

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