Terrae, Une nouvelle ère commence...

Partagez | 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4
La colère de Zeus [Nico!]
Jeu 15 Sep 2016 - 17:44
avatar
Masculin

Messages : 786
Date d'inscription : 16/09/2015
Age : 23
Humeur : Sex, Drugs and Rock'N'Roll...

Cette cigarette, c'était un peu la promesse qu'ils allaient se revoir. Il ne répondit pas à son remerciement, il ne fit qu'un souhait silencieux ; qu'ils se retrouvent, tôt ou tard, qu'ils échangent à nouveau et apprennent encore et toujours.

La Miss ne dit rien pendant l'ascension, et Nicolas fait de même. Malgré sa concentration, il tente de percevoir si elle ne va pas bien. Un tremblement, un cœur qui se soulève,... Mais physiquement, il n'entend que sa respiration profonde. Il décide de ne pas utiliser ses pouvoirs, autant pour éviter de se tromper que par ce qu'il avait dit un peu plus tôt. Je lui confiance le temps qu'elle apprenne à se faire confiance. Toutefois, il inspecte les traits de son visage pendant qu'elle s'installe à son aise... Elle n'a pas l'air d'avoir trop souffert du contact prolongé... Et maintenant qu'il y pense, lui non plus. Il se dit que c'était parce qu'il devait veiller à ce qu'ils ne tombent pas tous les deux de leur perchoir, mais était-ce vraiment le cas ? Oui. tente-t-il de se convaincre. Il y avait de ça, c'est vrai, mais pas seulement. La joie de pouvoir grimper de nouveau, le fait qu'elle est moins hésité à prendre sa main et le fait que la chaleur d'un corps contre le sien n'était plus aussi désagréable que par le passé. Il se voilait la face, pour ne pas penser à des fantômes qu'il tentait vainement d'oublier, qui revenait à la charge à chaque fois qu'il se laissait aller à la nostalgie.

Elle était placée un peu plus loin sur la branche, il était adossé au tronc. Il hocha vivement la tête quand il constata lui aussi que les étoiles s'effaçaient doucement à la faveur de l'astre du jour. Il fixe l'horizon pour voir la voûte céleste se colorer, de rose et d'or, d'aube tranquille. Le son qu'il tire de ces couleurs est comme un violoncelle aux notes lancinantes... Fa, sol, la, sol... Il ferme les yeux et inspire doucement ; s'ajoute à la mélodie des couleurs l'odeur de la pluie tombée la veille, celle de la nature qui s'éveille en été, celle de la chaleur du soleil qui dépasse de peu la cime des arbres pour les toucher doucement. Pas un nuage, pas une ombre. Pas plus que de joie... Le simple constat de vivre au lieu de survivre, d'être vivant et de respirer. C'est à ce moment que la Miss parle.

Il ouvre les yeux, le visage neutre. Son prénom... Il avait trouvé bizarre qu'elle se présente par son nom de famille, mais maintenant qu'il savait, il comprenait. Adélaïde donc... C'est joli, mais elle ne l'aimait pas, alors il ne chercha pas plus loin. Ses yeux verts sont si vifs à la lumière du jour, un peu comme les siens doivent paraître plus blancs que gris. Il sourit à la menace, car il s'agit bien d'une menace, mais il ne s'en inquiète pas. :

-Pour moi ce sera toujours "Miss", Miss Hamilton.

Il rit, doucement, secouant légèrement des épaules avant d'ajouter. :

-En plus, ça me donne l'impression de... comment dire... d'être né de bonne famille t'sais. Miiiiiss Hamiltoooon.

Il se moque pas du tout, il est très sincère. Il n'était qu'un gamin qui ne connaissait que les bonnes manières de base... Ça et la valse. Mais pour lui, la danse ne comptait pas puisque c'est pas tout le monde qui aimait ça, même dans le beau monde... Enfin, c'est ce qu'il pensait mais en vérité il n'en savait rien.

Il se redressa d'un coup pour se rapprocher un peu de la Miss. Un peu. Faut pas déconner non plus. :

-En tout cas, pareille révélation mérite un échange équivalent ! Il réfléchit un instant, le regard baissé sur ses bras abîmé. Tiens. Prends une cicatrice. Au hasard. Je te raconte son histoire.

Son ton s'était abaissé, au fur et à mesure. Les cicatrices... Il les acceptait maintenant, leurs histoires beaucoup moins. C'était du même acabit que le prénom de la Miss... Alors il était prêt à en parler. Mais... :

-Une seule hein ! Choisis bien !

Il souleva un peu son maillot, en souriant, pour découvrir la multitude qui se cachait là. Elle n'avait que l'embarras du choix...


HRP : Si tu penses que j'ai écris sur du Beethoven tu as perdu... C'était du Lady Gaga... Oui, même moi je suis surpris XD !
Voir le profil de l'utilisateur



Revenir en haut Aller en bas

Ven 16 Sep 2016 - 14:31
avatar
Féminin

Messages : 395
Date d'inscription : 07/05/2016
Age : 18
Emploi/loisirs : Regarder danser les étoiles.
Humeur : Taciturne.

A mon sourire répond le sien, ses yeux sous le soleil naissant si clair qu’ils me paraissent pratiquement blancs. Il m’appellera toujours « Miss ». J’aime bien, je ne sais pas vraiment pourquoi. Peut-être parce que c’est ce que j’ai qui se rapproche le plus d’un surnom, d’une marque d’affection. Le Tonnerre rit et semble ajouter une explication, à laquelle je réponds d’une voix amusée.

« Tu as tapé dans le mille, sir. »

En effet, c’était ainsi que m’appelaient les domestiques lorsque j’étais enfant, « Miss Hamilton ». Quant au « sir », c’était de cette manière que j’interpellais les amis – s’ils l’étaient réellement – de mon père, ainsi que mon grand-père. Pourtant, cela ne me fait pas mal de me souvenir d’où je viens. L’idée d’être noble d’origine n’est chez moi en rien un problème. Ce qui me dérange plus, c’est le fait que mon père se soit comporté de manière si injuste, ne travaillant pas, ne faisant rien pour gagner sa vie, et étant pourtant dans une situation confortable basée sur un mensonge plus gros que l’égo de mes grands-parents, et cela est beaucoup dire.

Le tien est assez conséquent aussi tu sais, Hamilton.

Nicolas se redresse d’un coup et se rapproche légèrement. « Un échange équivalent ». J’aurais peut-être dû me sentir flattée qu’il accepte de me laisser découvrir une part de lui, mais étrangement non. Je ne veux pas qu’il s’en sente obligé, qu’il pense que j’ai révélé cette part de moi en attendant quelque chose en retour. Son ton au début enthousiaste s’est en plus assombri alors qu’il me parlait, et j’hésite.

C’est son sourire lorsqu’il lève son T-Shirt qui me fait me dire que non, il ne fait pas cela par obligation. De toutes manières, cela ne semble pas être dans son caractère d’agir de façon qui lui déplairait. Alors, doucement je tends ma main vers lui, l’observant silencieusement. Je dirige d’abord le bout de mes doigts vers son visage, puis descend sur son bras, sans jamais le toucher. Et finalement, j’aperçois une cicatrice qui m’avait déjà frappée sur son torse, au niveau de ses côtes du côté droit. Je me souviens avoir été surprise par sa profondeur et surtout par le fait qu’elle ait semblé plus récente que les autres, sans pour autant l’être assez pour avoir été faite ici je pense. Je n’espère pas en tout cas. Je viens poser le bout de mon index, mon majeur et mon annuaire dessus, levant en même temps les yeux pour trouver les siens. En une nuit, j’ai pris cette habitude de vérifier que je peux, d’aboutir à un accord visuel quant au contact. Si je vois dans son regard qu’il ne veut pas, j’arrêterai mon mouvement. S’il accepte, je le finirai.

« Peux-tu me parler de celle-ci ? »

On ne sait jamais. Peut-être ais-je désigné celle dont, justement, Nicolas ne voulait pas parler. Alors je vérifie. Cela me perturbe, d’être soudain attentionnée. Habituellement, ce n’est pas le cas. Généralement, j’exige, j’ordonne, je ne demande pas l’avis de qui que ce soit. Pourtant, il se montre si respectueux de ce que je ressens, ce que je désire ou non faire, que je ne peux agir autrement. Je suis déstabilisée dans ce que je suis originalement, ou bien suis-je en train d’être exactement la personne que j’aurais pu être sans mon passage au foyer. Je ne sais plus très bien.

Un jour tu sauras, ne t’en fais pas.


Hrp: Et un jour j'arrêterai de répondre au lieu de bosser. Enfin, ça reste à voir!
Voir le profil de l'utilisateur




♥:
 
Revenir en haut Aller en bas

Ven 16 Sep 2016 - 16:21
avatar
Masculin

Messages : 786
Date d'inscription : 16/09/2015
Age : 23
Humeur : Sex, Drugs and Rock'N'Roll...

La Miss semble chercher de ses doigts la bonne cicatrice... Sans le toucher, elle parcoure son visage, ses bras, son torse,... Puis elle s'arrête sur l'une des plus longues de son torse, celle qui longe toute sa cage thoracique, de la clavicule gauche aux côtes flottantes (oui, c'est le côté gauche en fait, à droite la cicatrice est plus basse que celle que tu décris donc j'ai supposé que tu parlais de celle-là). Elle y pose délicatement le bout de ses doigts, tout en le regardant, comme pour savoir si elle pouvait... Nicolas serra la mâchoire mais ne bougea pas, ne dit rien. Hormis Matheo qui avait touché son visage et les quelques cicatrices s'y trouvant, il ne se souvient pas qu'une personne ait eu l'occasion de toucher ses anciennes blessures, la peau fragile et sensible. Il ne put y réfléchir bien longtemps, elle lui demanda s'il pouvait lui parler de cette cicatrice sur laquelle elle s'était arrêtée. Il haussa un sourcil ; oui c'était étonnant. D'habitude, les gens s'interrogent sur celles qu'ils voient en premier, son arcade ou son épaule massacrée... Là, c'était l'une des plus longues certes, mais elle lui paraissait moins impressionnante que les autres. Bon, après c'est mon point de vue forcément. Il eut un petit sourire et se surprit à avoir la voix un peu plus grave que prévue. :

-Intéressant... Pour te raconter son histoire, j'ai besoin de te présenter sa jumelle.

Il retira son maillot. Il n'avait pas froid, les rayons du soleil les touchaient et les réchauffaient doucement. Faisant preuve d'un peu de souplesse, il lui tourna le dos et pointa du doigt la "jumelle" ; une cicatrice encore plus longue, en diagonale de l'épaule droite à ses côtes à gauche. Il resta immobile quelques instants avant de se tourner de nouveau vers elle. Moqueur de sa propre histoire, il prit un ton de conteur. :

-C'était lors d'une agréable soirée d'automne. Je... Je venais d'accomplir un travail pour le gang et je rentrais rendre mon rapport au patron, dans le QG, dans les bois qui entourent le village. Malheureusement, j'ai été intercepté. Des gars qui... m'aimaient pas on peut le dire, avaient eu vent du projet de mon patron et voulaient s'emparer du rapport pour le donner à un autre gang. Pour de l'argent, pour y entrer, je sais pas. Dans tous les cas, j'ai pu en jeter deux dans des ronces mais le dernier...

Il prit une pause pour admirer l'horizon... Il allait parler de lui, pour la première fois depuis ce qui lui semblait être une éternité. La nostalgie se mélangea à la fureur l'espace d'une seconde avant qu'il ne retrouve un peu de sérénité. Il reprit, plus sérieux cette fois. :

-Dans nos gangs respectifs, on avait des noms de code. Va savoir pourquoi ; avoir l'air classe ?... Bref, il se trouvait que j'étais le Loup Noir du gang d'Amadéus. Et le dernier gars, c'était le Chasseur du gang des Vikings. Tu peux rire, moi j'en ai ri à l'époque en tout cas !

Il changea de position en soupirant. :

-Donc ! Nous voilà face à face, lui treize ans et un couteau commando à la main, moi douze ans et mon corps tout sec parce que je gagnais pas assez d'argent pour me nourrir correctement. Inutile de te préciser qui a gagné...

Un instant de silence, puis un sourire carnassier. :

-C'est moi bien sûr. Rire amer. Mais bon il a eut le temps de me couper un peu dans le lard. Deux fois. La première dans le dos, parce qu'il était plutôt lâche comme gamin tu vois ? Puis à la seconde, sur mon torse, j'étais bloqué contre un arbre... J'ai pu le désarmer juste avant qu'il atteigne ma jugulaire. ...et j'l'ai assommé avec le tronc qui me gênait jusque là.

A ceux qui pense qu'une si belle histoire se termine ici, non, ce n'est pas fini. :

-J'ai pas pris le temps de me poser, il y avait encore les gusses dans les ronces qui étaient là et je pissais le sang, j'allais pas prendre le risque de faire un pique-nique. J'ai couru jusqu'au QG où Amadéus m'a soigné... Avec une aiguille brûlé et du fil de gigot. D'où l'aspect un peu dégueu des cicatrices... Bon, c'est sûr que sur le coup, c'était pas une partie de plaisir mais j'ai guéri plus vite, et j'ai évité l'hémorragie par... miracle ? Je suppose... MAIS BREF ! La conclusion de cette histoire : toujours avoir une aiguille et du fil sur soi !

Il souriait pour éviter de songer à ce qu'il s'était passé ensuite. Amadéus lui proposant de devenir son mignon et la nuit de douleurs physiques et psychologiques qui s'en suivit. S'il n'avait pas volé le couteau de Jérémy, aurait-il été violé par son patron ? Possible. Mais il ne voulait pas y penser. Nicolas se concentra sur la Miss... Que pensait-elle de son histoire ?
Voir le profil de l'utilisateur



Revenir en haut Aller en bas

Ven 16 Sep 2016 - 22:08
avatar
Féminin

Messages : 395
Date d'inscription : 07/05/2016
Age : 18
Emploi/loisirs : Regarder danser les étoiles.
Humeur : Taciturne.

Nicolas sourit, mais lorsqu’il me répond, sa voix est étrangement grave. Mon choix lui paraît intéressant. Il est vrai que je ne suis peut-être pas allée chercher l’endroit le plus attendu, toujours en train de farfouiller pour percer un mystère inconnu, de tenter de trouver les recoins les plus surprenants, pour tout.

Dans le souci de me présenter la jumelle de sa cicatrice, il enlève son haut. Les rayons du soleil viennent caresser son torse et son dos, et je ne peux m’empêcher de me dire que tout cela, nous deux sur cet arbre en train de tenter de se connaître sous le jour levant, fait une bien jolie image. Le Tonnerre me montre dans le dos une marque bien plus longue que celle de devant, partant de son épaule droite à ses côtes gauches. J’observe silencieusement, puis reste attentive alors qu’il se lance dans son histoire, son ton marquant une certaine moquerie face à ce qu’il me raconte. Est-elle feinte ou réelle ? Est-ce plus simple pour lui de faire comme s’il trouvait cela drôle, ou est-il sincère ? Je ne prends pas le temps d’y réfléchir car déjà il est lancé.

Nicolas me parle de gangs. Je me souviens en avoir entendu parler au foyer, il y en avait apparemment dans le village où je vivais. Néanmoins, j’étais bien trop solitaire, bien trop sûre de devoir me débrouiller par mes propres moyens, pour me tourner vers eux. Aurait-ce été plus simple de cette manière ? Le récit du garçon me convint que non. La violence et la bestialité qu’il me décrit me donneraient presque des frissons. Ces gamins étaient des tueurs nés, lui aussi. Je devrais en avoir peur non ? Non, car ici, c’est l’institut de la deuxième chance. Nous repartons tous à zéro.

Et toi, quand prendras-tu ton nouveau départ petit oisillon ?

Lorsqu’il marque d’une pause, je regarde l’horizon avec lui. Lorsqu’il reprend, son ton a perdu cette raillerie qu’il avait auparavant, le sérieux l’a surpassée. Il me parle des noms de code, me disant que je peux en rire. Pour toute réponse, mes yeux au regard si neutre rejoignent les siens. Pourquoi pourrais-je en rire ? Ce n’est pas drôle. Peut-être trouve-t-il cela ridicule aujourd’hui, et il est vrai que cela l’est, néanmoins, je ne veux ni en rire, ni en pleurer. Je souhaite simplement écouter, comprendre.

Je le laisse finir son histoire, et à sa conclusion laisse un air amusé se dessiner sur mon visage. Je le reconnais, ton sourire, Nicolas. Celui qu’on affiche pour ne pas se laisser bouffer par les souvenirs. Je hoche doucement la tête, comme pour lui signifier que j’ai bien entendu son histoire, que je l’ai bien retenue.

« D’accord. »

Je ne dis rien de plus, du moins pas tout de suite. Je ne vais pas sortir les violons, son passé est suffisamment dur pour que je n’en rajoute pas. Je ne pose pas de questions sur des détails, jugeant que s’il avait souhaité en parler, il l’aurait fait de lui-même. Je ne commente pas non plus son histoire, ce n’est pas mon rôle. Au contraire, un air taquin s’affiche sur mon visage.

« Tu es donc un miraculé, Nicolas. Que c’est beau. »

Je passe ma main sur mon visage, commençant à sentir les premiers signes de fatigue. Pourtant, je suis bien, là, sur mon arbre. Si je n’avais pas craint le déséquilibre, j’y aurais bien dormi… Je réfléchis à l'histoire du garçon, malgré mon petit air d'ironie de fin, en réalité, je suis touchée qu'il me l'ait racontée, qu'il m'ait confiée quelque chose. Petit à petit, je crois que je comprends que je ne peux me permettre d'être ici celle que j'étais en foyer. Nous sommes tous trop fragiles, nous sommes tous trop brisés.

Hrp : Désolée du peu de commentaire sur l’histoire de Nico mais… Adé est comme ça ._. ça veut pas dire qu’elle s’en fout hein ._. *culpabilité*
Voir le profil de l'utilisateur




♥:
 
Revenir en haut Aller en bas

Sam 17 Sep 2016 - 0:56
avatar
Masculin

Messages : 786
Date d'inscription : 16/09/2015
Age : 23
Humeur : Sex, Drugs and Rock'N'Roll...

Sa réponse est simple, clair, nette, précise, concise... Il aime bien cette réponse. C'est une réponse qui veut tout dire. Elle a entendu, elle a compris, elle ne se lancera pas dans le pathos, elle ne va pas argumenter là-dessus. C'est parfait. Pourquoi les Hommes s'embêtent à tenter de paraître compatissant ? Soit ce n'est pas sincère, soit ça n'aide en rien, ce qui est fait est fait, le passé est passé, et tutti frutti. Bon... peut-être que pour certains, ça peut aider... Mais pas lui. Il était du genre à passer à autre chose, à l'enfermer au fond de lui et à le sortir de temps en temps pour se faire du mal tout seul quand il n'avait plus rien à faire de ses journées. C'est pour ça qu'il déteste s'ennuyer... C'est pour ça qu'il s'occupe autant qu'il le peut. C'est pour ça qu'il aime bien sa réponse.

La réplique suivante lui tire une semi-grimace. Oh il se doute bien que c'est dit sur le ton de la plaisanterie mais il aime pas ce mot "miraculé"... Ça donne un air divin à ce qui ne l'est pas ; que ce soit un coup de chance énorme ou quelques choses de calculé... Oui, ça lui fait un peu mal au cul de mettre quelques unes de ses plus "belles" bagarres sur le dos des miracles. Il remet son t-shirt et soupire en même temps. Il n'a pas de réplique à ça. Bah voilà. Rendu muet par un mot. C'est presque triste ! La Miss passe ses mains sur son visage, fatiguée sans doute. A moins que ce soit du à la lourdeur de leur discussion mais ça... Il n'en était pas certain. Elle sembla réfléchir intensément pendant un long moment et Nicolas se décida à briser le silence. :

-Bon, faut qu'on se rentre un jour quand même... Aller.

Il se laissa aller en arrière sans aucune crainte, parfaitement habitué à cet environnement, à la perception qu'il en avait, et conscient de son corps. Il fit une pirouette et se retrouva assis sur la branche au dessous. Il s'étira, se leva puis rejoignit le tronc. Si elle voulait descendre, elle n'avait plus qu'à s'accrocher à son dos. :

-Un coup de main pour descendre ? Dis-moi quand t'es prête et accroche-toi.

Il n'eut pas à attendre bien longtemps, et il descendit tout aussi rapidement qu'il était monté. Une fois les deux pieds à terre, il fouilla un instant le sol à la recherche de ses baskets... Il attendit d'être au-dessus d'elles pour pouvoir lâcher la Miss, histoire qu'elle trempe pas ses pieds dans l'herbe humide. :

-Tu peux garder mes affaires... Quand t'auras le temps pour les rendre, tu sais où est ma chambre !

Avait-il déjà parlé du fait qu'il avait été dans un gang à quelqu'un ? Il l'avait sous-entendu, peut-être à Huo, peut-être à Aaron, il n'en était plus très sûr. Mais de manière aussi précise, non. Il avait parlé de ce surnom qu'il détestait à Tahia, mais pas du pourquoi il l'avait reçu. Alors pourquoi la Miss ?... Il ne pouvait pas tout justifier avec le masque... Non, ce n'était pas pour ça, c'était parce qu'elle avait partagé quelque chose elle aussi. C'était parce qu'elle ne pouvait pas se servir de ce qu'il lui avait raconté, sans qu'il n'en fasse de même. Enfin, c'est pas mon genre. Mais si elle était comme lui, elle avait cette peur sourde, cette incertitude, cette possibilité qu'il ne fallait pas négliger. On est pas bien quand même. fait-il comme si c'était rassurant de ne pas être seul dans cette affaire. :

-Au moins, on aura pas le gardien de nuit pour nous embêter... Et il y aura le petit déj' de servi à la cafét'.

Toujours penser à la bouffe. Toujours.
Voir le profil de l'utilisateur



Revenir en haut Aller en bas

Sam 17 Sep 2016 - 1:33
avatar
Féminin

Messages : 395
Date d'inscription : 07/05/2016
Age : 18
Emploi/loisirs : Regarder danser les étoiles.
Humeur : Taciturne.

Nicolas ne dit rien, je me laisse aller dans mes pensées, un moment. J’ai souvent ce besoin de faire le résumé de ce qu’il m’arrive, et c’est exactement ce que je fais là, me repassant cette nuit, quand finalement le jeune homme me ramène à la réalité. Je me tourne vers lui.

« Oui en effet. »


Je l’observe avec surprise se laisser tomber en arrière, un sursaut de crainte faisant battre mon cœur un peu plus fort sans que je ne laisse paraître quoi que ce soit. Le Tonnerre n’a d’ailleurs rien, et atterri même tranquillement assis juste en dessous. Un sourire se dessine sur mes lèvres, il est un vrai animal sauvage. Il s’étire et se lève pour rejoindre le tronc, m’invitant à m’accrocher à lui. Ce n’est pas de refus, je tiens à rester habillée. Alors je me laisse glisser sur son dos, grimaçant légèrement à ce contact que j’ai créé plus rapidement que les autres, peut-être un peu trop. Heureusement, nous sommes vite en bas, et Nicolas me dépose au-dessus de ses baskets pour que je ne me mouille pas les pieds. C’est bien gentil.

« J’essaierai de passer te les rendre alors. De toutes manières, j’ai laissé mon short et mon T-Shirt dans ta chambre. Et puis… Je te dois une cigarette ! »


Ainsi, cette nuit prend fin. Etrangement, elle fut plus agitée que toutes celles que j’ai pu vivre ici, et en même temps, elle m’a apaisée.

Créer des liens rassure, Hamilton.

Et pourtant ne devrais-je pas être inquiète ? Certes, je sais de lui certaine chose, mais il en sait aussi sur moi. Si l’un de nous ose se servir de cela contre l’autre, il tombe aussi. Pourtant, pour une fois, l’idée de faire chanter le jeune homme ne me serait pas venu. Pas l’envie, pas d’intérêt.

Ou bien t’es-tu prise d’affection pour lui.

Allez savoir. Quoi qu’il en soit, il est temps de commencer cette nouvelle journée, apparemment aussi aux côtés de Nicolas puisqu’il semble vouloir se diriger vers la cafétéria pour un petit déjeuner.

« Allons-y. »


Et ainsi, nous nous dirigeons vers l’institut. Nous allons retrouver le monde que cette nuit m’avait fait oublier. Il est temps de m’y replonger.

Juste après, nous nous quitterons, moi pour me laver et dormir un peu, lui pour vaquer à ses activités. Mais… Quelque chose me dit que nous nous retrouverons. Bientôt ? Peut-être.

The End
Voir le profil de l'utilisateur




♥:
 
Revenir en haut Aller en bas

 

La colère de Zeus [Nico!]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 4 sur 4Terrae, Une nouvelle ère commence... :: L'Institut Terrae. :: Toit de l'institut
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4