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La danse des étoiles [Kurei ♥]
##   Ven 29 Juil 2016 - 18:28

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Après avoir finir mon verre d’une gorgée, je m’étais levée et avais accepté avec plaisir la main que Kurei m’avait offerte. Celui-ci avait souhaité se la jouer gentleman. C’est idiot mais une noble n’est pas réellement autorisée à refuser de se faire offrir quelque chose, c’est pourquoi avec le sourire, j’avais accepté. En même temps, je ne vais pas dire que cela m’avait déplu. Il y a avait bien longtemps que personne ne s’était comporté comme ça avec moi, me traitant telle une princesse.

Nous sommes désormais au lac. Le lieu est vide, plongé dans le noir de cette nuit sans Lune. Arrivés, je lâche la main de Kurei et le remercie en une petite révérence, un sourire taquin aux lèvres. Il la joue parfait petit noble, et j’aime plaisanter de ce genre de comportement. C’est de mon ton charmeur habituel que je le remercie.

« Merci beau jeune homme. »


Je m’assois finalement dans l’herbe fraîche, au bord du lac. J’enlève mes chaussures et mets mes pieds dans l’eau. Cela fait du bien avec cette chaleur. De plus, le lieu est agréable. Quelques petits poissons nagent dans l’eau, et mis à part le bruit des animaux et du léger vent qui souffle, aucun son ne vient déranger nos oreilles. De plus, Kurei avait raison, les étoiles sont ici plus visibles que nul part ailleurs à Terrae puisqu’il n’y a pas un seul lampadaire. Aucune source de lumière artificielle ne vient perturber le paysage. Je me laisse aller en arrière, m’allongeant sur le dos tout en gardant les pieds dans l’eau. Je regarde quelques instants ce magnifique ciel si brillant avant de me tourner vers le jeune noble.

« Viendrais-tu mettre la tête sous l’eau avec moi après ? Ce n’est pas drôle de se baigner seule. »


Je lui souris. La tête me tourne un peu, mais j’apprécie. Je me sens heureuse lorsque je bois. Quand je ferme les yeux, je sens comme le sol s’en aller, mais lorsque je les ouvre, les étoiles dansent dans le ciel. J’aimerais danser avec elles. Je ris doucement.

« Et puis je suis un peu saoule. J’aimerais mieux avoir quelqu’un à qui me raccrocher si jamais je glisse. »

Serait-ce un plan de drague foireux Hamilton ?


Même pas. Je suis sincèrement peu sûre de pouvoir me rattraper si je tombe dans l’eau. Mais ce n’est pas faux de dire que ce garçon est beau. En revanche, flirter avec lui réellement, pas comme lorsque je jouais April O’brien me dérangerait. Il est différent des autres et un peu comme moi. C’est quelqu’un qui, si je parle du fait qu’être noble m’est pesant, comprendra. Alors j’ai peu envie  de m’en débarrasser tout de suite.

Hamilton, tu grandis. Peut-être seras-tu bientôt capable de communiquer d'une manière normale.

A d'autres.

Et puis des questions me viennent. Tout plein de questions. Vous savez, celles qui s’immiscent dans votre esprit quand vous buvez un peu trop. Celles qui sont existentielles et qui poussent tout le monde à vous dire « Avec des si on referait le monde ». Mais j’aime bien ce genre de questions. Alors j’en laisse une m’échapper. Une absurde peut être, mais une que Kurei pourra comprendre.

« Aimes-tu la vie Kurei ? Ou bien la subis-tu ? »

Mes yeux restent plongés dans le clair-obscur du ciel, ne bougent pas. Si mon corps est là, mon esprit lui s’envole, se perd dans l’univers. J’attends néanmoins la réponse de Kurei qui m’intéresse sincèrement.



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##   Lun 8 Aoû 2016 - 0:54

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Kurei Yataro
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Ayant quitté le bar, mademoiselle Hamilton et moi marchons vers le lac en silence. Quand nous arrivons, la demoiselle relâche mon bras auquel elle se tenait tout le long de la route une fois que je le lui ai offert comme un gentleman le doit. J’incline respectueusement la tête en réponse à ses remerciements, bien que je remarque son sourire un peu taquin. Malgré ce qu’elle peut bien penser, cette fois-ci, je ne joue pas le rôle d’un parfait petit noble. Cette fois, je me comporte comme je le fais habituellement. Presque.

« Avec plaisir, belle demoiselle. »

Je lui réponds calmement, la taquinant de même sans le faire remarquer dans ma voix ou sur mon visage, et m’assoie à côté d’elle dans l’herbe, mes yeux se levant automatiquement vers le ciel et les étoiles y présentes. La seule vue qui n’a jamais changé toute ma vie. Même la ville où j’ai passé toute ma vie avant de venir à Terrae avait changé à mes yeux avec le temps. Mais le firmament nocturne, lui, est resté strictement le même. Quelque part, c’est rassurant. C’est bien de savoir qu’il y a des choses qui ne changent jamais.

Mes pensées coupés par mademoiselle Hamilton, mes yeux se tournent vers le lac ensuite. Effectivement, se rafraichir dans l’eau me semble une bonne idée avec la chaleur qu’il fait. Heureusement que je n’ai pas eu le temps de finir la deuxième carafe de saké. Si on va se baigner, c’est quand même mieux si au moins un de nous n’est pas intoxiqué, même si ce n’est qu’un petit peu. A vrai dire, mademoiselle Hamilton n’as pas l’air si saoule que ça, mais bon, elle sait mieux que moi comment elle se sent. Et puis, il vaut mieux prévenir que guérir, après tout.

« Je vous accompagnerait. »

Je hoche légèrement la tête en disant cela. Normalement, il ne devrait pas y avoir des problèmes. Le lac est calme. Il n’y a pas de vagues et que très peu de vent. À part un choc thermique si on saute comme des abrutis et le lac se trouve plus froid que prévu, je ne pense pas qu’on risque quoi que ce soit. Et c’est mieux ainsi.

Un autre moment de silence. Cela ne me gène pas. Cela me permet de profiter du calme de la nuit et de la nature qui m’entoure. J’ai toujours préféré  les lieux avec peu des gens et encore moins de lumière aux grandes villes, bien que j’habitais en plein milieu de Hachinohe. Mais même à cette époque j’adorais me réfugier dans les forêts, les parcs… même notre jardin ferait l’affaire des fois quand j’avais besoin d’un endroit calme pour me poser. Sans parler de toutes les histoires que je m’inventais à chaque fois que j’y étais. Tiens, encore une chose qui a à peine changé, bien que maintenant, je me permets ce genre des rêves bien plus rarement.

C’est encore une fois mademoiselle Hamilton qui brise le silence qui s’est installé, cette fois-ci avec une question bien plus compliqué que celle d’avant. Cette fois-ci, je la regarde bien dans les yeux un moment avant de détourner la tête. Aimer la vie ou la subir, hein ?

« Vous ne posez pas des questions faciles à répondre. »

Je lui dis en regardant les eaux calmes du lac, puis relève les yeux vers le ciel encore une fois. La question qu’elle m’a posée est une à laquelle je dois réfléchir un moment avant de pouvoir y répondre. Mais après un moment, je trouve une réponse qui me semble correcte.

« Je pense que j’aimais la vie à une époque. Mais les choses ont changé. Maintenant, je ne suis plus sûr. Peut-être je la subis plus qu’autre chose. Vu que j’existe plus que je vie. »

C’est vrai. Même après la mort de ma famille, j’étais vivant. J’avais un but que je voulais accomplir. Mais plus maintenant. Maintenant, il n’y a que le vide. Si je continue à vivre, à exister, c’est parce que je sais que ceux qui sont mort m’en voudraient si je termine ma propre vie par moi-même alors que la leur a été prise sans qu’ils en aient le choix. Mais à vrai dire, une raison comme ça n’est assez que pour exister, pas pour vivre. Alors j’existe. Et j’imagine que par ce fait, je subis la vie. En tout cas, je sais que je ne la vis pas. Déjà depuis quelques temps.

« Et qu’en est-il pour vous, mademoiselle Hamilton ? Vivez-vous vraiment ? Ou bien existez-vous, regardant les jours passer ? »


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##   Mer 10 Aoû 2016 - 16:05

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Je souris lorsqu’il accepte de m’accompagner. Cela promet un moment sympathique, j’en suis certaine. Ajoutez à cela ce calme épatant qui se dégage du jeune homme et je suis amusée. Il montre si peu ses émotions que c’en devient risible. Non pas qu’il soit ridicule, mais plutôt à cause du contraste entre lui et moi. Si je porte un masque pour ne pas qu’on sache ce que je ressens parfois, je ne cache pas toujours mon amusement, ma colère, ma taquinerie. C’est la tristesse, l’affection et l’anxiété que je ne souhaite jamais montrer. Je dois toujours avoir l’air sûre de moi, confiante et inébranlable. En même temps, je ne suis pas certaine que ce soit pour cacher quoi que ce soit que Kurei agit ainsi. Il est peut-être simplement d’un calme naturel, alors que je suis une boule d’émotions brûlantes dont les flammes ne demandent qu’à venir lécher une victime quelconque, souvent sous la forme de rage ou de piques acérées.

Dis-moi Hamilton, comment se passe ta thérapie ? Parce que tu en as sérieusement besoin…

A ma deuxième question, le regard auparavant perdu dans le ciel du noble vient chercher le mien avant de s’échapper une nouvelle fois, me laissant le loisir de retourner à ma contemplation de la voie lactée tout en écoutant sa réponse. Celle-ci lui parait plus difficile à sortir, met plus de temps à venir. Mais finalement, il y parvient.

Ce qu’il me dit est dur. Avoir la sensation de ne pas vivre est terrible, je le sais. Voir les jours défiler en ayant l’impression d’être simple témoin de ce qu’il se passe au lieu d’en être le personnage principal. Croire que peu importe ce que l’on fera, cela n’aura aucune répercussion positive sur la suite. Etre persuadé que, de toutes manières, au point où les choses sont, elles ne peuvent qu’empirer, pas s’améliorer.

Il a raison. Cette question n’est pas facile du tout. Comment sommes-nous supposés savoir si nous vivons réellement ? Vivre, n’est-ce pas ne pas avoir à se demander si nous subissons ou si nous aimons ? En même temps, ne serait-pas aussi se battre, se démener, se donner en entier pour changer les choses ? Ma voix s’échappe en un filet calme, posé, confiant.

« Regarder les jours passer sans rien faire pour vivre c’est abandonner, c’est être faible. C’est quelque chose de terrible dans lequel il est bien trop simple de se conforter. »


Je me redresse, assise, et regarde Kurei. Un sourire espiègle au visage, malgré mon regard d’une dureté surprenante, je tends ma main vers son visage et attrape son menton, doucement, mais fermement, pour qu’il tourne la tête vers moi, pour capter ses yeux des miens.

« Néanmoins, cela arrive à tout le monde. Surtout ici. Dans Terrae, nous sommes tous passés par cette sale période de la vie où même le simple fait d’exister est pénible. En revanche, ce lieu est là pour que cela cesse. Sauf qu’ils ne sont pas magiciens, ils ne peuvent pas faire ce travail sur soi que nous sommes supposés faire. Si tu subis la vie, alors lève toi le matin en te donnant pour objectif d’aimer cette foutue vie parce que tu risques d’y rester encore longtemps. »

Ma phrase pourrait s’achever autrement. Elle pourrait finir par un « … et que si tu la subis plus longtemps tu vas te suicider comme mon imbécile de père et que je te haïrai du fond de mon cœur. Je ne veux plus de sang sur les mains. ». Car oui, j’ai la sensation d’avoir tué mon père. Je le savais malheureux, et je n’ai rien pu faire pour l’aider. Alors Kurei, désolée, mais tu vas devoir me supporter un moment. Longtemps peut-être. En fait, tout dépendra de toi. Seulement, sache que je serai là jusqu’à ce que tu aies ce sourire qui dit « Ce n’est pas facile tous les jours, mais petit à petit, j’y arrive. Le temps passe, et maintenant, quand je me lève, je ne me dis plus que cette journée va être horrible. Je me dis qu’elle sera un peu plus agréable que celle si dure d’hier, qui était moins difficile que celle ressemblant à de la survie d’il y a des semaines. ».

Je relâche son menton et me relève, mon sourire si confiant étirant toujours mes lèvres, mon regard brûlant plus vivant que jamais. D’un geste rapide et habitué, je défais la fermeture de ma robe et laisse glisser le vêtement, me retrouvant presque nue. J’avance de deux petits pas et glisse mes pieds dans l’eau fraîche. Je me retourne et tends ma main vers Kurei.

« Alors ? Ce soir, vivras-tu, ou subiras-tu ? »



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##   Jeu 11 Aoû 2016 - 17:37

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La réponse de mademoiselle Hamilton n’est pas moins dure que ce que je lui ai dit. Je suis partiellement d’accord avec elle. Elle a raison, exister au lieu de vivre, c’est abandonner. Et je l’avoue que j’ai abandonné ça fait déjà un moment. Enfin, abandonné aussi bien que je le peux quand on considère que je n’ai aucune intention de laisser ma vie se terminer ainsi. Je ne pourrais jamais regarder dans les yeux de personne de ma famille si j’irais aussi loin. Bien évidemment, je n’aurais plus jamais à leur regarder dans les yeux non plus, même une fois mort. Après tout, ils sont déjà passé par la roue de Samsara, ils sont tous déjà été réincarné. Mais tout de même, dans mon mémoire, ils existent toujours. Et c’est pour ça que je ne peux pas en finir avec ma vie. Pas comme ça. Pas quand la leur a été prise contre leur gré alors que j’ai survécu.

Mais il y a autre chose que mademoiselle Hamilton dit à ce sujet. Elle dit qu’exister au lieu de vivre, c’est être faible. A-t-elle raison ? Eh bien, peut-être. Mais est-ce un crime d’être faible ? Doit-on toujours être fort et surmonter ce qui arrive sans en être affecté ? Je ne pense même pas que ce soit possible. Aussi fort qu’une personne soit, il peut toujours lui arriver quelque chose qui va la briser, la mettre à genoux. Alors oui, il est possible que je sois faible, mais en même temps, je pense que j’en ai une très bonne raison.

Avant que je ne puisse répondre quoi que ce soit, mademoiselle Hamilton attrape mon menton pour me forcer à la regarder et continue de parler. Encore une fois, elle a raison, je risque de rester en vie encore un long moment. Alors en théorie, autant d’en profiter. Si seulement il y avait quelque chose de quoi je pourrais profiter…

Ah, mais attends. Il y a quelque chose comme ça. Ou quelqu’un, plutôt. Liryo.

En y pensant, il est ma raison pour vivre au lieu d’exister. Quand je suis avec lui, je vis. Sinon, pour la plupart du temps, j’existe. Sauf quand je me focalise sur le fait de lui trouver de l’aide. Ce qui est normal. Impossible d’exister si on a un but. Dans ce cas, on vit. C’est étrange, quand j’y pense. Je n’ai vraiment pas l’impression de vivre pour la plupart du temps. Et pourtant, il y a des moments où je vis, des moments où je refuse d’abandonner, de laisser le désespoir s’en prendre à moi. C’est comme si mon esprit avait deux états d’être et qu’il switchait entre les deux selon la situation.

Je regarde mademoiselle Hamilton quand elle me pose la question sur mon état d’esprit pour ce soir. Ses yeux brûlent d’énergie, d’envie de vivre. Un vrai noble aurait probablement détourné les yeux, gênée par son état presque nue, mais j’ai vu des filles en des situations bien pires et plus compromettantes. Et puis de toute manière, mon regard est attiré par le sien. Ça faisait bien longtemps que je n’ai pas vu un tel regard posé sur moi.

« Je pense qu’il sera difficile de ne faire qu’exister ou de subir plus que vivre alors que je suis en compagnie de quelqu’un aussi plein de vie que vous, mademoiselle Hamilton. »

Je finis par dire en fermant les yeux et secouant légèrement la tête. Puis je commence à défaire ma chemise pour l’enlever, mes pantalons suivant rapidement. Je veux bien aller dans l’eau, mais je ne vois aucun intérêt à mouiller mes vêtements. Une fois déshabillé, dans un état presque nu aussi, je rejoigne la jeune fille qui est ma compagnie pour ce soir au bord du lac. Je prends la main que m’a tendu mademoiselle Hamilton et continue jusqu’à ce que l’eau m’arrive jusqu’au chevilles, lui aidant à se redresser en même temps quand je me retourne, le dos ver le lac pour lui faire face.

« Mais comment on dit déjà ? Lui qui ne prends pas de risques ne vit pas réellement, n’est-ce pas ? »

Et puis je me laisse tomber en arrière, tirant mademoiselle Hamilton avec moi dans l’eau. Certes, ce n’est pas du tout quelque chose qu’un noble aurait fait. Mais mademoiselle Hamilton et moi, nous sommes différents des vrai, parfait nobles, chacun pour sa propre raison. Moi, c’est parce que j’ai passé la moitié de mon existence en tant qu’un rat de rue. Et maintenant, c’est justement le comportement d’un connard de rue qui ressort.

Pas comme si j’aurais vraiment pris un risque vital où quelque chose comme ça. J’ai déjà nagé dans ce lac, je sais qu’à ce niveau, il est assez profond pour une connerie comme ça. Non, le vrai risque, c’est de voir la réaction de la charmante demoiselle qui me tient compagnie et qui, bizarrement, comme Liryo, arrive de me sortir de mon état ‘d’existence’ dans mon état de ‘vie’.


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##   Ven 12 Aoû 2016 - 14:04

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Ainsi, soudainement, je suis pleine de vie. C’est ironique alors. Le fait de penser à la mort de mon père me permet d’avoir cette envie de vivre. Il n’empêche que c’est la première fois que quelqu’un me dit ça. J’observe le jeune noble secouer la tête. Il semble désespéré de vivre en fait. Et pourtant il se déshabille. Avec cette nuit sans Lune, je peux à peine distinguer les contours de son corps. Dommage…

Hamilton ? Reconcentration ?

Oui en effet il vaut mieux. Sa main vient se glisser dans la mienne. Je suis à vrai dire surprise, je ne m’attendais pas à ce qu’il l’accepte. S’il déteste autant les contacts que moi, il aurait dû se contenter de me rejoindre, la laissant vide. Il n’empêche que ce n’est pas si désagréable que ça. Kurei marche jusqu’à se retrouver devant moi, dos au lac. Nous sommes proches, mais pas trop. Je souris dans le noir et m’apprête à prendre la parole quand il le fait. Des risques ? Pourquoi des risques ?

Et là je le sens partir en arrière, et moi en avant. Je bascule avec lui alors qu’il m’attire dans sa chute. Je finis dans l’eau bien plus vite que prévu. Ma poitrine vient rencontrer son torse, et nos têtes se rapprochent dangereusement, sans finalement se toucher. J’ai une impression étrange, comme si tout était passé à la fois à une vitesse fulgurante et qu’en même temps je pouvais tout voir au ralenti. Malgré la surprise, quand nous ressortons nos têtes de l’eau, c’est le même air sûr de moi que j’affiche. Montrer que j’ai été déconcertée briserait l’image de la fille intangible que je veux être. Nos mains dans l’eau se sont lâchées, nous permettant de remonter sans se gêner. Je me rapproche donc à nouveau de lui et pose le bout de quatre doigts de ma main droite sur sa joue gauche.

« Tu n’es pas un parfait petit noble, n’est-ce pas Kurei ? »

Mon sourire malin est toujours présent, mais je ne suis en fait pas certaine qu’il le voit. Je me pose à côté de lui, glissant mon bras dans le sien, si bien que nous nous retrouvons un peu comme lorsque nous sommes arrivés.

« Si vous permettez jeune gentleman, j’emprunte votre bras. »

Ma tête me tourne un peu et j’ai envie d’avancer sans tomber d’une manière ridicule. J’ajoute d’une voix soudain plus froide et sévère.

« En revanche, retiens bien que je suis une jeune fille rancunière. »

Rien dans mon expression ne montre d’une manière évidente si ce que je dis est une plaisanterie ou non. Ce sera à Kurei de décider.

Lorsque l’eau m’arrive à la poitrine j’arrête de marcher et je lève les yeux vers le ciel. Tout y est si grand. Je ne peux m’empêcher de souvent me dire que, là-haut, les choses doivent être bien tranquilles et agréables. Je ferme les yeux quelques instants sans lâcher le bras du garçon puis les rouvre.

« Alors, que préfères-tu entre te laisser balader par la vie ou la tenir en laisse et en faire ce dont tu as envie ? »

Je me tourne vers le jeune noble et lui fais un mince sourire. Mes yeux ont perdu cet éclat de vie qui les animait, la froideur et la distance qui y sont présentes habituellement s’y sont réinstallées. Ce n’est pourtant pas forcément mon état d’esprit, plutôt l’habitude. Je ne montre pas volontiers lorsque je me sens brûlante de vie, mais tout à l’heure, j’en avais soudain un besoin intense. Comme pour me prouver à moi-même que je n’étais pas morte intérieurement.

En même temps, n’est-ce pas le cas ? La personne que j’étais n’est-elle pas décédée et enterrée ? Ces masques que je porte chaque jour, toujours un différent si bien que je finis par ne plus me reconnaitre, ne sont-ce pas mes cercueils ? Je me le demande. Enfin, ne va-t-il pas être dur, trop dur, de devoir me battre pour sortir de mon tombeau ? Surtout s’il y en a autant que de masques ? Au fond de moi, j’ai peur. Néanmoins, je n’abandonnerai pas. Je dois trouver qui je suis.

Eh bien, bon courage Hamilton.


Et pour commencer, peut-être faudrait-il faire taire cette petite voix dans ma tête.



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##   Ven 19 Aoû 2016 - 23:00

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L'eau froide est exactement ce qu'il faut pour me remettre dans mon état d'esprit habituel. C'est assez étrange que j'en aille besoin, ceci dit. Ou que je me comporte à nouveau comme un con de la rue. Cette partie de moi, bien qu’existante, ne se montre que rarement, presque jamais depuis que je suis à Terrae. Je n'avais tout simplement pas besoin de me comporter de cette façon depuis être arrivé ici. Certes, j'en ai pas besoin maintenant non plus. Mais je me sente comme si je pourrais montrer à mademoiselle Hamilton cette partie de moi, ou du moins lui donner un aperçu. Pourquoi j'aurais cette impression, j'en ai aucune idée, mais j'ai agit sans réfléchir pour une fois.(C'était peut-être parce qu'elle m'a montré une partie d'elle qu'elle cache habituellement que je me sente ainsi, en fait...)

« Je vous ai informé déjà dans le bar sur le fait que je suis loin d'être un noble parfait, mademoiselle Hamilton. Cela ne devrait pas vous surprendre. »

Je dis calmement en réponse à sa question, mais je lui offre mon bras sans plainte pour lui aider à retrouver les parts un peu moins profondes du lac. Cependant, même quand elle pose ses pieds fermement au fond du lac, elle ne relâche pas mon bras. Mais cela ne me gène pas autant. C'est une sorte de contact physique auquel je suis habitué, le genre de contact non seulement normal mais même attendu entre deux nobles.

« En revanche, retiens bien que je suis une jeune fille rancunière. »

Je tourne la tête un peu pour regarder mademoiselle Hamilton quand elle me dit cela. Sa voix et son expression sont fermes à nouveau et il n'y a aucun indice pour me dire si elle est sérieuse ou si elle me taquine. J'ai déjà remarqué qu'elle semble aimer ça. Mais puisque je ne suis pas sur, il vaut mieux jouer le précautionneux.

« Je retiendrais. Je vous présente mes excuses, mademoiselle Hamilton. Ainsi qu'une promesse de trouver quelque chose que je puisse faire pour vous pour me racheter. »

Si elle me taquine, alors elle va bien rigoler. Si elle est sérieuse, alors tant mieux pour moi d'avoir agit comme je le fait. Dans un cas comme celui-ci, il fait mieux y regarder deux fois.

Les quelques instants qui suivent, c'est le silence pendant que mademoiselle Hamilton et moi regardons les étoiles. Mais cela ne dure pas très longtemps avant que mademoiselle Hamilton ne prenne la parole pour revenir à notre conversation précédente. Encore une fois, je réfléchis avant de lui répondre. Et encore une fois, je pense que ma réponse ne va pas lui plaire, tout comme le fait que j'existe plus que je vis ne lui a plu.

(Pourquoi, d'ailleurs ? Pourquoi est-ce qu'elle y apporte de l'importance sachant qu'elle me connais à peine ? Ce que je pense de ma propre vie devrait lui être complètement égal, et pourtant ça ne l'est pas. C'est étrange pour moi.)

« Il est difficile de vouloir contrôler sa vie pour pouvoir faire tout ce qu'on veut s'il n'y a rien qu'on veut faire, mademoiselle Hamilton. J'imagine qu'ayant un but, quelque chose à accomplir, je pourrais bien préférer prendre ma vie en laisses, comme vous l'avez dit. Mais sans rien de se genre, la question ne se pose même pas. Après tout, je n'ai pas la moindre raison pour contrôler ma vie. »

Sur ce point-là, mademoiselle Hamiton est bien différente. Elle a un but dans la vie ou du moins c'est ce que j'imagine est le cas. Bien qu'elle le cache, elle ressent la joie et l'envie de vivre. Contrairement à moi. Certes, j'ai Liryo et le désir de lui aider, mais soyons honnêtes, ceci n'est que temporaire. Et certainement pas assez pour me faire vivre pour de bon, bien que je ne le réalise que maintenant. Parce que les questions de mademoiselle Hamilton me font penser. Quelle ironie. J'ai rencontré une autre noble, j'interagis avec quelqu'un que j'ai connu que quelques heures et pourtant, c'est moi que je commence à connaître mieux qu'avant et non pas elle. Le monde tourne de façon bizarre des fois.


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##   Sam 20 Aoû 2016 - 19:00

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Je lui adresse un calme sourire.

« Je n'ai pas dit que j'étais surprise. »


Et c'est la vérité. Cela ne m'étonne pas ce dérapage dans son comportement. Aucun véritable noble n'aurait fini à Terrae en réalité. Il n'y aurait pas eu sa place.

Le contact entre nos bras ne semble pas le déranger. En y réfléchissant, c'est quelque chose dont il doit avoir l'habitude. Je ne sais pas à quel âge il est sorti de la noblesse en même temps, cependant il semble avoir été marqué par cette première période de sa vie. Il a retenu, enregistré toutes les coutumes traditionnelles. Quand j'y pense, je me dis que si de nombreuses manières ne m'ont pas quittées, il y en a tout autant voire plus que j'ai choisi d'oublier.

J'ai du mal à savoir si Kurei dit ça pour rire ou s'il est sérieux. J'ai l'impression que nous avons chacun des difficultés à deviner à quel moment l'autre est sincère. D'un autre côté, le garçon est moins taquin que je ne le suis. Il y a donc de fortes chances qu'il ne dise pas cela sur le ton de la plaisanterie.

« Je suis exigeante. Il te faudra viser grand. »


Au fond de moi, la Hamilton manipulatrice s'éveille. Elle me dit de profiter de cette situation. De ne pas en rire, mais de la tourner à mon avantage. Il est vrai que cela serait simple. Si simple. L'accuser d'avoir voulu me toucher en m’entraînant dans l'eau, de profiter d'une fille mineure et saoule.

Hamilton. Ce garçon pourrait bien devenir ce qui se rapprocherait le plus pour toi d'un ami. Ne foire pas tout.

Et en écho mon petit démon qui me demande à quoi cela me servirait d'avoir un ami. Après tout, la solitude est mon écrin. Je n'ai besoin de personne. Et pourtant… Pourtant je ne suis pas heureuse, coincée dans cette bulle que j'ai moi-même créée pour m'y enfermer.

La réponse de Kurei me sort de mes pensées et c'est tant mieux. Mais il va tout de même me bouleverser. Croit-il que j'ai un but ? Croit-il réellement que j'ai une véritable raison pour vouloir vivre ? Absolument pas. Je n'ai rien. Strictement rien. Ni amis, ni connaissances. Juste un semblant de mère quelque part en France, dont je ne sais rien mis à part son prénom et sa profession.

Je ne réponds pas pendant un moment. Ma gorge s'est serrée. Le noble vient de tout remettre en question. Est-ce que cela sert réellement à quelque chose que je veuille prendre ma vie en main, ne pas me contenter de regarder les jours passer, lentement, passivement? Je n'ai pas envie de répondre. Je sens une rage monter en moi. Une rage puissante. Et pourtant, je ne veux pas la laisser éclater. Je ne veux pas rugir ma colère contre Kurei. Je ne peux pas non plus pleurer, je n'en suis plus capable. Alors je m'éloigne dans les profondeurs du lac. Je le laisse derrière. S'il ne veut pas avancer, il n'est pas nécessaire que je fasse de même. Une fois que l'eau m'arrive sous le menton, je prends une profonde inspiration et me laisse tomber dedans.

Je reste dessous. Je pousse sur mes bras pour toucher le fond de tout mon corps, et je m'y allonge. Mais la position est douloureuse alors je finis par rapidement m'asseoir en tailleur. Mes cheveux volent autour de moi on dirait, c'est splendide. Je garde les yeux ouverts. J'ai l'impression de me noyer dans des larmes qui ne sont pas les miennes puisque celles-ci ne peuvent couler, qui sont en celles du lac. Je reste jusqu'à ce que mes poumons me brûlent et que la pression de l'eau devienne insoutenable. Je sors enfin de l'eau, juste la tête, et me retrouve nez à nez avec Kurei. Je reprends de l'air, remplis ma cage thoracique, et reprends enfin la parole, le souffle toujours court, mais un sourire étrange aux lèvres, comme si ce que je venais de vivre m'avait rendue plus heureuse que jamais.

« Tu vois, Kurei… Parfois il faut manquer de mourir… Pour se sentir vivre... »

Et c'est vrai. Même si je n'ai pas de but précis, celui d'en trouver un me guide. Je ne souhaite pas finir ma vie. Ou plutôt je ne le souhaite plus. Avant Terrae, je m'en fichais bien de m'éclater contre le sol en sautant du haut du foyer. Mais maintenant, on m'a offert une chance de m'en sortir. Je ne suis pas une imbécile, je ne vais pas la laisser passer.



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##   Sam 20 Aoû 2016 - 20:09

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Quand je lui ai dit que je vais trouver un moyen pour me rattraper, mademoiselle Hamilton n'a pas rigolé. Au contraire, elle semblait complètement sérieuse en répondant qu'elle est exigeante. Mais le fait qu'elle dise ça, au moins, ne me surprends pas. Même si on est pas parfait, elle et moi, on reste des nobles. Et les nobles sont tous bien exigeants, que ce soit pour profiter d'une situation, pour garder des apparences, ou bien parce qu'ils sont réellement comme ça. Quelque soit le cas de mademoiselle Hamilton, je ne m'attendais à rien d'autre.

« C'est ce que je comptais faire, mademoiselle Hamilton. Un gentleman doit toujours viser grand s'il commet un faux-pas auprès d'une jeune fille, surtout si cette dernière lui fait confiance, après tout, n'est-ce pas ? »

C'est quelque chose qui m'a un peu surpris, à vrai dire. Le fait qu'elle me fasse confiance, qu'elle me demande, même si ce n'est qu'indirectement, de faire attention à elle dans l'eau. Personnellement, je ne pense pas pouvoir faire confiance à quelqu'un que je viens à peine de rencontrer d'une telle manière. Bien que je ne vis pas à proprement parler, bien que j'existe plus qu'autre chose, je tiens à ma vie. Aussi paradoxal que cela peut sembler.

Par contre, quand je réponds à sa question, mademoiselle Hamilton ne dis rien pendant un instant. Je ne la presse pas. Apparemment, tout comme sa question l'a fait pour moi, ma réponse semble la faire réfléchir. Je ne sais pas si c'est une bonne chose ou non. Mais à son regard, je pense que j'avais raison qu'elle n'aimera pas ce que j'ai à lui dire. Mes mots semblent même l'avoir perturbé vu comment elle reste silencieuse avant de lâcher mon bras et retourner vers la partie plus profonde du lac. Je la regarde, mais ne lui suit pas, même pas quand elle plonge soudainement.

Je n'ai aucune idée de ce qui a provoqué cette action de sa part. Je ne peux pas commencer à deviner non plus. J'essaye même pas. Les secondes passent, puis se transforment en une demie minute, puis une entière. Ça prends trop longtemps. Même si elle est sportive, elle ne peut pas rester aussi longtemps sans respirer, personne ne le pourrait.

Sans trop réfléchir, je prends une profonde inspiration à mon tour et plonge derrière elle. Elle est toujours au même endroit, heureusement, donc il est bien facile de la trouver. J'attrape son bras fermement, mais pas trop fort, et la tire avec moi vers la surface, et la relâche une fois assuré qu'elle peut tenir debout par elle même. Bon, elle va bien. Son souffle est un peu court, mais elle va bien. Tant mieux.

Mais mon soulagement ne dure pas longtemps. Aux mots de mademoiselle Hamilton, je comprends vite que ce qu'elle vient de faire, elle a fait exprès. Je ne comprends pas trop pourquoi malgré le fait que je pense qu'elle essaie d'expliquer et je n'essaie pas vraiment de comprendre. Ses mots, ce qu'elle a dit comme quoi il faut 'faillir mourir' font passer des images dans ma tête. Des souvenirs. Des souvenirs de ce soir horrible il y a douze ans.

« Si vous pourriez éviter des faire des bêtises pareils exprès en ma compagnie, mademoiselle Hamilton, je vous serais reconnaissant. »

Ni ma voix ni mon expression n'a changé. Rien ne montre à quel point son comportement ma bouleversé. Mais cachés sous l'eau, mes poings se serrent fermement. A vrai dire, je me fiche complètement de est-ce qu'elle allait sortir assez vite par elle même ou non. Je me fiche aussi de est-ce qu'elle en était capable ou de ce qu'elle pourrait penser concernant ce que je dis. Ce n'est pas que je pense qu'elle ne pourrait pas faire attention à sa propre vie, loin de là. Mais il y a toujours quelque chose qui peut arriver. Un accident quelconque, une connerie minuscule qui en temps normal n'aurait pas d'importance mais qui cette fois-si serait à l'origine de quelque chose de grave. Il peut toujours arriver un truc, quelque chose d'imprévu, alors je ne veux jamais tenter la chance. J'ai vu assez de mort dans la vie. Je ne veut pas en voir plus. Plus jamais. Surtout pas en cas de quelqu'un que je connais, même si ce n'est que quelques heures.


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##   Sam 20 Aoû 2016 - 22:06

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Mon regard se glace étrangement. Se durcit. Je me lève complètement et regarde Kurei droit dans les yeux.

« Non je ne peux pas éviter. Je suis provocatrice, et tu l'as su dès lors que j'ai arrêté de jouer quelqu'un d'autre, si ce n'est au premier coup d’œil. Ne fais pas comme si cela te surprenait, et ne me demande pas d'être quelqu'un d'autre. »

Je me tais quelques secondes, mais peu de temps. Juste assez pour qu'il intègre ce que je viens de dire. Je reprends vite la parole, toujours avec une certaine froideur.

« Tu sais Kurei, avant d'être noble, tu es humain. Tu es libre de tes choix. Tu as accepté que je m'assois avec toi au bar puis ensuite tu as bien voulu m'accompagner ici. Pourtant, rien ne t'y obligeais. Certes, le comportement appris te dictait de le faire, mais tu as le droit de t'en libérer parfois. »


Cela vaut autant pour lui que pour toi, Hamilton. Tu as aussi du mal à ne pas être cette noble insupportable parfois. Sois plus indulgente.

La glace dans mon regard se brise et mon ton se fait plus doux. Il se rapproche de celui qu'on emploierait avec un enfant qui aurait fait une bêtise pas trop grosse, mais assez pour risquer de le mettre en danger. Ce ton du « Je ne t'en veux pas, mais j'ai peur pour toi parfois ». J'ai soudain conscience qu'en effet, je suis souvent comme lui de ce côté là.

« Je sais que ce n'est pas simple, mais je sais aussi que tu m'as montrée que tu en étais capable. Et je ne doute pas que dans ta vie, tu as dû maintes fois mettre de côté les manières que tu avais apprises. Je ne sais même pas si tu as envie de pouvoir te libérer de ce rôle de noble d'ailleurs. Je te dis tout cela sans en avoir aucune idée. Tout ce que je sais, c'est que tu ne peux me demander d'être quelqu'un d'autre simplement parce que tu es là. »

Je l'observe encore quelques secondes avec un sourire étrangement confiant. Enfin, je finis mon discours.

« Et, en réponse à tout à l'heure, je ne te fais pas confiance, Kurei. Simplement, je sais comment tu as été élevé, et je n'ai aucun doute sur le fait que tu viendrais m'aider s'il n'y avait ne serait-ce qu'une vague possibilité de danger. C'est ce que l'on enseigne aux nobles. « Une femme est faible et doit être aidée par un homme fort ». Alors, ne crois pas que je pense pouvoir compter sur toi. Nous ne nous connaissons pas depuis assez longtemps. En revanche, j'ai entièrement confiance en ton instinct profond, celui de l'enfant élevé dans la noblesse. »


J'ajoute, après avoir croisé les bras sous ma poitrine, d'un ton plus… agacé? Oui tout à fait, je suis susceptible, on s'y fait.

« Enfin, si tu ne supportes pas ce sale caractère que j'ai, le fait que je sois trop têtue, trop provocatrice, rien ne t'empêche de partir. Je ne dis pas que j'en ai envie, simplement nous ne sommes pas enchaînés l'un à l'autre. »

Cette dernière partie me coûte un peu plus. Kurei est une rencontre intéressante, je n'ai pas envie que notre discussion s'arrête de cette manière. Pourtant, je n'ai pu retenir ces mots. Je dirais qu'il a touché ma sensibilité, m'a presque vexée. Je sais que mon caractère est loin d'être tout à fait supportable, et je comprends qu'il n'ait pas apprécié du tout mon coup de provocation… mais… mais c'est moi, tout ça. Je n'ai pas envie de complètement changer. Je suis prête à faire des sacrifices, à évoluer. Néanmoins, pas à perdre cette âme d'enfant qui me pousse à faire des « bêtises pareilles » comme Kurei dit.



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##   Dim 21 Aoû 2016 - 11:15

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Le regard de mademoiselle Hamilton se durcit et refroidit en réponse à mes mots. Je connais ce regard. Ou du moins, je pense le connaître. Ce ne serait pas le même type de regard que je porte, moi, quand je suis furieux ? Alors je l'ai énervé. Elle me fait vite comprendre pourquoi. Cependant, je ne m'excuse pas. Certes, elle a un peu mal compris ce que j'ai dis et j'ai toute intention de clarifier ce que mes paroles signifiaient, mais dans aucun cas je ne vais m'excuser si je l'ai vexé. Une fois qu'elle a finit de parler, c'est mon regard qui se durcit, se referme. Mais contrairement à ce que mes yeux peuvent montrer, je ne commence pas à cacher encore plus se que je ressens, Au contraire, ça commence à ressortir alors que quelque chose se brise en moi et le moi comme j'étais dans la rue commence à ressortir contre mon gré, bien que ma façon de parler ne change pas complètement.


« Effectivement, mademoiselle Hamilton, vous n'avez aucune idée de rien en ce qui me concerne. Et apparemment, vous ne comprenez même pas ce que je vous dis. Je ne vous demande pas d'être quelqu'un d'autre. La seule chose que je vous demande est de bien vouloir ne pas risquer vôtre vie exprès juste 'parce que ça peut être marrant'. Cela n'est pas de la provocation, c'est de l'idiotisme. »

Je parle toujours plus ou moins comme un noble, mais plus je parle, et moins mes paroles sont celles d'un enfant élevé dans la noblesse. J'y peux rien, son discours de toute à l'heure m'a provoqué plus que son coup de plongé jusqu'à presque se noyer.

Je ne lui laisse pas vraiment le temps de me répondre avant de continuer sur ma lancée. Je l'ai laissé dire tout ce qu'elle voulait me dire. Maintenant, c'est à son tour d'écouter.

« Vous dites que vous faites confiance en l'instinct que vous croyez que j'ai ? Vous ne devriez pas, je vous assure. Cette fois, je vous ai aidé. La prochaine ? Qui sait ? Je ne suis pas quelqu'un qui crois dans cette absurdité que les femmes sont faibles et que les hommes doivent leur aider à tout les coups. Je viens de voir que ce que vous avez fait, vous l'avez fait exprès. Alors la prochaine fois, peut-être je réagirais même pas. Et si jamais vous glissez sous l'eau, ce sera terminé. C'est aussi simple que ça. Vous l'avez dit pourtant vous-même. On ne sait connaît pas assez longtemps pour que vous me faisiez confiance à moi en tant qu'une personne. Mais de ce fait, vous ne devriez pas non plus faire confiance à ce que j'étais enseigné non plus, parce que sans me connaître, vous n'avez aucune chance de deviner ce que je vais faire dans un moment donné. »

Une femme est faible ? La bonne blague. Quand elle à dit ce que tous les nobles pensent et a osé dire que je pense probablement pareil, j'ai presque rit sarcastiquement. J'ai vu plein des femmes, des petite filles mêmes, bien plus fortes que moi à l'époque. Elles n'avaient pas le choix, d'ailleurs. Dans la rue, c'est soit du deviens assez fort pour te protéger, soit tu meurs misérablement. Aider les plus faibles ? Ou même son prochain ? Ha ! Essaye de le faire et tu te fais exploiter jusqu'à ce que tu n'ailles plus rien à donner ! J'ai vite appris ça, et donc j'ai aussi vite appris de ne pas aider les autres. Parfois, au plus profond de moi, j'ai regretté. Je me disais que si j'aurais essayé, le gens en questions auraient peut-être survécu un peu plus longtemps. Mais à l'époque, une plus grande partie de moi se disait qu'il y avait une chance encore plus grande que je serais mort avec eux, alors tant mieux que je les ai laissés. Je ne voulais pas mourir. Je ne pouvais pas. J'avais encore un but à l'époque et j'étais prêt à tout pour l'atteindre. Et j'ai payé le prix.

« Vous pensez donc que je pourrais arrêter de me comporter comme un noble ? Croyez-moi, vous ne voulez pas voir comment je suis quand je le fais pour de vrai. Et je ne dis pas cela pour vous provoquer. Je constate un fait, mademoiselle Hamilton. Alors ne tentez pas le diable. Et ne tentez pas la mort quand c'est aussi transparent que vous ne souhaitez pas mourir. C'est tout ce que je demande. Ou plutôt tout ce que je vous conseille en tant que quelqu'un qui a vu bien trop de la mort et de la façon dont elle prenait ceux qui voulait la suivre aussi bien que ceux qu ne voulaient pas. »

Je me redresse, m'ayant penché vers elle pour lui regarder droit dans les yeux. Bon, allez. Faut que je me calme, que je retrouve mon centre. Malgré le fait qu'il fasse sombre, je peux voir plus ou moins mon expression dans les eaux du lac. Mon regard est presque sauvage ou psychopathe. C'est le regard de quelqu'un qui pourrait faire tout et n'importe quoi juste parce qu'il en a envie. Certes, je n'ai jamais agit sur l'implication de ce regard, mais c'était uniquement parce que j'en avais pas besoin. Mais si le regard tout seul n'aurait pas suffit, qui sait si je pourrais agir ou non ? Maintenant, je ne pense pas, mais quand j'étais plus jeune, peut-être. Alors tant mieux que je ne l'ai jamais fait. Je pense que je ne serais jamais le même si cela aurait été le cas.

Comme pour laver ce regard de mon visage, je me rince avec l'eau du lac. Encore une fois, le froid m'aide à me calmer. Mademoiselle Hamilton m'a dit que je suis libre de partir, et j'en suis conscient, mais je reste quand même. Après tout, ce n'est pas le caractère de mademoiselle Hamilton qui me gène, c'est juste qu'elle semble essayer de me convaincre comme quoi la vie mérite d'être vécu avec ses mots alors que ses actes semblent crier 'prends-moi, madame La Mort !' Il y a quand même une limite que les provocations peuvent prendre et mademoiselle Hamilton l'a dépasse de loin.


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##   Lun 22 Aoû 2016 - 15:24

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Il semblerait que j'ai réveillé le bête qui sommeillait en Kurei. Je le laisse sortir ce qu'il a à dire, ne cherche pas même à l'interrompre une seule fois. Son regard est devenu comme fou tandis que le mien affiche une neutralité certaine. Mes poings se serrent légèrement, j'ai appris au foyer à craindre la violence d'une personne en colère, mais il ne lève pas la main sur mon doux visage.

Lorsque enfin il s'arrête, je ne réponds pas tout de suite. A vrai dire, des réponses toute différents me viennent à l'esprit. J'hésite à afficher mon sourire de la victoire parce que j'ai réussi à lui faire ressentir une émotion forte, même si c'est de la colère. J'hésite à le provoquer pour en découvrir un peu plus sur sa part non noble dont je ne peux deviner qu'une mince part ici. J'hésite à me défendre en lui disant que je n'ai pas plongé dans cette eau parce que c'était drôle mais parce que j'aime l'adrénaline, la peur, et que surtout, j'aurais été capable d'en ressortir seule. Mais avant tout, j'hésite à lui dire que je connais aussi l'odeur de la mort, et que j'ai conscience que ce ne doit pas être une agréable expérience. Finalement, je choisis de laisser sa colère se perdre dans la nuit, retrouver les étoiles. Je n'ai pas envie de me battre ce soir, Kurei. D'ailleurs, je crois que je n'ai plus envie de me battre tout court. Peut-être Terrae pourrait-il être un havre de paix dans lequel je me fondrais. Je ne serais pas obligée de parler aux autres, je pourrais juste m'enfoncer un peu plus dans ma bulle au lieu de tenter d'en sortir. Te voir ainsi, jeune noble, m'a fait réaliser une chose. Peu importe à quel point nous tentons de masquer notre personnalité la plus cachée, elle finit toujours par venir pointer le bout de son nez. Alors je ne veux plus la cacher, cette partie inanimée en moi. Celle que je tentais désespérément de me cacher à moi-même. De toutes manières tu l'as dit, sans but, il n'y a pas de raison de tenter de ne pas simplement exister mais de vivre. A quoi bon continuer à lutter dans ce combat perdu d'avance ?

Mon regard s'éteint alors que je l'observe se mettre de l'eau sur le visage. Je réalise en le voyant que, si je suis lassée de ce jeu auquel je joue, une part de moi reste satisfaite. J'ai toujours  aimé chercher les limites de mes rencontres, les titiller jusqu'à ce qu'ils n'en peuvent plus, qu'ils s'énervent, en deviennent dingues, quitte à ce qu'ils se montrent violents. Dans ces cas-là, tout le monde montre une part de sa personnalité qui reste habituellement enfoui au fond de soi. Et à mes yeux, découvrir cette face cachée est une véritable source de satisfaction. Serais-je prête à abandonner cette sensation?



Pourquoi pas ?

Hamilton…

Non. Pas maintenant. La voix dans mon esprit m'épuise elle aussi. Je veux qu'elle se taise. Je refuse de l'écouter.

Enfin, au bout de quelques minutes, je me décide à prendre la parole. Pas pour une longue réponse. Non, cette fois-ci je ne répondrai pas par une tirade. Je choisis des mots plus précieux que je n’emploie que trop rarement. Ma voix, calme, douce, s'élève.

« Excuse-moi Kurei. »


Je ne sais pas si je suis sincère ou non. Après tout, j'ai beaucoup joué avec lui ce soir, le pauvre. Tout d'abord en prétendant être quelqu'un d'autre, et ensuite en le poussant à briser ses limites. Au fond, je suis à peu près certaine que ce sont tout de même des excuses intéressées. Par habitude, mes actes ont pratiquement tous un objectif égoïste. Intérieurement, je soupire. Extérieurement, mon visage est totalement inexpressif.

Je lui tourne finalement le dos, et rejoins le bord du lac sans que rien n'indique si je souhaite que le jeune homme me suive ou non. Lentement, je me penche et attrape ma robe que j'enfile. Ma voix s'élève une dernière fois au milieu du silence de la nuit.

« Au revoir, Kurei. Peut-être nous recroiserons-nous un jour. »

Et je m'éloigne sans rien ajouter, sans attendre sa réponse. J'ai besoin d'être seule, besoin de savoir ce que je vais pouvoir faire de cette vie que l'on m'a donnée et qui pèse trop lourd sur mes épaules. J'ai aussi le désir de me replonger dans mon passé que j'ignore depuis que je suis arrivée. J'ai cru que tenter de mettre les choses de côté suffirait, mais c'était faux.

Ma silhouette s'éloigne et se fait dévorer par la nuit sans que je ne lance un seul regard au monde autour de moi.

Hrp:
 



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##   Lun 22 Aoû 2016 - 22:53

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J'y mets plus longtemps à me calmer cette fois. Ou plutôt à me remettre dans un état d'ésprit que je considère 'normal'. Enfin, plus normal que quand je pars en mode 'survie dans la rue'. Après tout, ce comportement là, c'est moi aussi. Cela fait une partie de moi. Voilà pourquoi je ne suis pas et ne serais jamais un vrai noble. Mais en même temps, je ne veux pas en être un. Je ne veux rien du tout, excepté la paix.

La voix de mademoiselle Hamilton s'élève doucement. Elle s'excuse. Je cligne les yeux pour en évacuer tout l'eau avant de la regarder. Quelque chose semble avoir changé en elle en espace de quelques instants. Si je ne l'aurait pas vu, je l'aurais remarqué à ses mots. Mademoiselle Hamilton ne semble pas être quelqu'un qui s'excuse souvent ou sans raison. Et pourtant, elle s'est excusé. Pour quoi exactement ? Pour m'avoir fait pensé à cette nuit-là ? Elle ne pouvait pas savoir. Mieux encore, je suis certain qu'elle ne le sait pas. Elle a peut-être une petite idée de mon passé vu qu'elle avait reconnu mon nom et donc j'imagine qu'elle a entendu parler de la 'tragédie', mais elle ne pouvait pas savoir tous les détails et sans savoir les détails, elle n'avait aucune possibilité de deviner à quel point cette nuit m'a marqué. Pas autant qu'un jour qui arriva dix ans plus tard, mais ele m'a marqué quand même. Elle aurait marqué n'importe qui.

Mais bon, passons. Mademoiselle Hamilton ne peut possiblement savoir tout ca. Don, ce n'est pas pour cela qu'elle s'excuse. Mais pour quoi alors ? Je n'arrive pas a comprendre et avant que je ne puisse lui demander, elle passe à côté de moi et sort du lac, parlant à nouveau, me disant au revoir. Sa voix est bien plus douce qu'elle était pendant le reste de la soirée et la jeune noble semble avoir besoin d'un moment pour être seule, pour remettre ses idées au clair. Alors je ne tente même pas de la retenir.

« Au revoir mademoiselle Hamilton. Jusqu'à ce que nos routes se croisent à nouveau. »

Parce que je suis sur qu'elles vont se croiser. C'est aussi inévitable que le fait que le soleil se couche à l'ouest et se lève à l'est. On est des nobles, elle et moi. Et les nobles se retrouvent toujours, tôt ou tard.


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