Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Et le vilain petit canard devint un cygne. (PV Joyce)
Dim 21 Aoû 2016 - 19:03
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Ces derniers temps, tout paraissait calme. Le groupe avait cessé toute activité, tournée. Il était temps de se reposer. IL faut dire que cet été, ils avaient fait énormément de représentations que leur répertoire était à sec. Et puis, il fallait se reposer. Ce devait pas être une corvée sinon il ne s’agirait plus de passion. Alors pause pour les Paws up !

De plus, Ys n’arrivait plus à lier entre les répètes, les entraînements à Terrae et son travail. Même s’il était Tonnerre et donc très actif, il attrapait quelques crampes. Et son esprit avait tendance à rapidement s’échauffer. Et puis, ils se rendent pas compte, mais Joyce a son Liam avec elle . Elle peut le voir tout le temps. Contrairement à lui, qui doit faire des pieds et des mains pour passer un peu de temps avec Mitsu. D’ailleurs, en y repensant, ça fait très bizarre de voir sa sœur dans les bras d’un type…surtout que c’est une sauvage ! Mais chut, ça reste entre nous ! :)

Ayant terminé le travail plutôt aujourd’hui, Ys prit le temps de s’occuper de sa bécane . Même s’il avait la capacité de se téléporter, il aimait toujours rouler à cent à l’heure avec sa bête. Et puis, il ne pouvait pas non plus apparaître soudainement au travail sous les yeux de ses collègues. Ça donnerait une occasion à Aria de commettre une boulette. Si, cette fille est instable !

Bref, le voilà désormais, en débardeur blanc qui ne le restera pas très longtemps, sur les pelouses de Terrae, à bricoler son engin. Ça permet d'évacuer, tous ces outils, même la crasse. Il évacue à sa manière et garde la tête froide. Paisiblement sans qu’aucun nuage ne vienne perturber son espace vital…. Mais tout le monde le sait, dès qu’il y a un peu de soleil, c’est qu’il y a un nuage jamais loin.

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Lun 22 Aoû 2016 - 13:53
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Paws up était probablement ce qui aurait pu m'arriver de mieux. Les concerts s'étaient multipliés, et on s'était fait un nom assez rapidement. A un tel point que nous avions été obligé de prendre une pause, pour reprendre notre souffle, et trouver de nouveaux morceaux.
Liam et moi avions beau nous voir souvent à cause du groupe, nous n'avions jamais vraiment pu nous voir entre nous, pour un moment n'appartenant qu'à nous, et ça m'avait manqué. J'en avais vite compris qu'Ys aussi galérait pour voir Mitsuki et j'avais été la première à approuver cette pause.

Question santé, tout allait pour le.... Non. En allant faire mes derniers examens, on m'avait prescrit un nouveau traitement, pas plus concluant que le dernier. Une belle connerie. La vérité, c'était que cette pourriture évoluait... A la sortie de mes entraînements, je sentais bien mon corps me lâcher du fait d'un surplus d'effort... Les médecins m'avaient demandé de limiter ces entraînements et de ne pas me surmener, mais je savais dorénavant que devenir master était probablement ma seule chance.... Bien sûr, tout ça, je n'en parlais à personne. Je faisais assez souffrir comme ça, pas besoin d'en rajouter....

Ce jour-là, j'étais sortie dans la cour avec ma guitare pour composer. Besoin d'évacuer. Trois heures plus tard, un nouveau morceau venait d'être écrit. C'est quand je relevai la tête que je le vis. Ys. Nous non plus, nous ne nous étions pas vu depuis longtemps. Sans le groupe je veux dire. Je dois dire que pour peu, notre entente entre chien et chat m'avait manqué.
Je me suis avancée avec prudence vers son petit bijoux. Une bécane. Putain! J'étais plutôt voiture, passion que je partageais avec mon père et Vincent autrefois, mais je ne pouvais nier aimer les motos aussi... Même si je n'en avais jamais fais.

- Holà feu-follet!

Et ce fût tout. Pourquoi en rajouter? On voyait bien que je voulais seulement l'emmerder un peu... Et retrouver mes moments de querelles avec mon frère.
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Lun 22 Aoû 2016 - 21:06
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Pouvoir toucher sa bécane, la trafiquée, un instant paisible, il y a des lustres que ça lui manqué. Aucun orage à l’horizon, tout va pour le mieux. Calé dessous sa moto, allongé au sol, il y a tout ce qu’il faut. Même de la bière pour ne pas mourir déshydraté sous ce soleil de plomb. La lumière lui sert même d’aide, elle lui éclaire son travail. Enfin jusqu’à qu’une ombre ne vienne perturber ce pure moment. Le voilà le nuage ! Rien qu’au son de sa voix, Ys reconnait de suite de qui il s’agit. Et puis personne ne l’appelle comme ça si ce n’est : Joyce ! (petit musique dramatique)

« Oh non…. »

Soupira le jeune homme avant de laisser tomber les bras au sol. Ouais ce n’était pas sincère, évidemment, sa présence ne l’avait jamais gêné. Mais tout est bon à prendre pour l’embêter. De plus, la demoiselle s’était présentée gaiement. Pourtant, lorsque le Tonnerre croisa son regard une fois sortit de sa planque, elle avait ce regard étrange. Indescriptible….

« Holà petite tête ! »

Attrapant le torchon le plus prêt pour s’essuyer les mains, il se releva histoire d’être à la même hauteur que sa sœur. Bon bah la Harley pourra attendre. Et qui sait, certainement plusieurs jours…

« Décidément je dois te manquer pour que tu vienne m’emmerder ! »

La tournée avait enfin prit fin mais ils devaient se retrouver. En dehors du groupe, aucun n’avait pris un peu de bon temps, un moment précieux, intime. Alors même s’il ne lui admettrait pas, bien sûr, il était content de la voir, rien que eux deux. Un léger sourire en coin, Ys planque soigneusement son paquet de cigarettes dans sa poche. Ca aussi, ça attendra. C’est qu’à force de le lui cramer ses clopes, les paquets deviennent de plus en plus chères. Durant la tournée, c’était à peine s’il avait réussi à fumer trois cigarettes sur un paquet de vingt.

« Yosh ! Qu’est ce que tu veux ? »

Il y a un ton quelque peu interrogateur, voire, soupçonneux. Mais il la connait. Il faut toujours rester méfiant. Les petits frères et sœurs viennent toujours vous voir par principe.
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Mar 23 Aoû 2016 - 11:30
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« Oh non…. »

Ce qui est bien quand on connaît Ys, c'est qu'on peut facilement comprendre quand il ment ou pas. Et là, il mentait. Lui aussi était heureux de me voir, mais lui non plus ne le dirait jamais à voix haute.
La vérité, c'était que nous nous étions beaucoup rapprochés lui et moi, depuis notre rencontre. Et le fait que je lui avoues la tête basse que je risquais de mourir n'avait rien changé, bien au contraire.

« Holà petite tête ! »

Toujours ce ton insolent, ces piques rieuses et ce petit air suffisant. Entre nous, tout était facile, léger. Ys n'avait jamais pris en compte ma santé quand on s'entrainait, tout du moins, s'il le faisait il ne me le montrait pas. Je ne le lui dirai pas, et peut-être ne le savait il pas, mais il était un frère génial.

« Décidément je dois te manquer pour que tu vienne m’emmerder ! »

Il s'était relevé et, s'essuyant les mains avec un torchon, il me regarda. Je vis bien son petit manège pour planquer son paquet de clope dans sa poche, mais je ne dis rien. Tant qu'il ne fumait pas.
Lors de la tournée, j'avais été une horreur! C'est à peine si les garçons en avait fumé une... Je suis un monstre je sais.

« Yosh ! Qu’est ce que tu veux ? »

Il avait ce regard soupçonneux, vous savez, celui qui dit "bon aller, crache le morceaux". Mais le morceaux, je pouvais pas le lâcher. Ca lui ferait bien trop de mal, et j'en avais assez fait. Pas besoin de lui dire que le pire était arrivé, et que la maladie évoluait.

- Te casser les pieds. Mitsuki me fait vivre un enfer et c'est ta faute papi, je voudrai donc te montrer à quel point je peux être rancunière!

C'était une vérité comme une autre. Je n'en voulais pas à Mitsuki de me faire bosser aussi dur, pas plus que je n'en voulais à Ys d'avoir pris les devants en lui demandant de me prendre pour élève. Je m'en voulais à moi de ne pas tout leur dire, et pire, de leur faire espérer un happy end. Et bien sûr, je n'avais ni la force, ni le courage de leur avouer que j'avais eu mes résultats.... Je sais, c'est pas cool de ma part.

- Elle est sublime ta bécane. Je savais pas que tu en avais une aussi belle. Elle monte à combien?

Oui. Détournement de sujet, recherche de légèreté... J'avais besoin de penser à autre chose. Alors me voilà devant Ys, ma housse de guitare sur une épaule, mon carnet à compos sous le bras, avec à l'intérieur, si l'on savait lire entre les lignes, toute la vérité sur moi et mon état...
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Mer 24 Aoû 2016 - 22:04
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Tant puis, le reste partira mieux à la douche. C’est ce que pensait Ys en constatant l’état de ses mains quand Joyce vint se plaindre. Elle se plaint de ses entraînements. Vraiment la reconnaissance des jeunes… Ouais enfin, c’était surtout une excuse bidon pour venir vérifier ce qu’il faisait. Une vraie espionne. D’ailleurs, elle l’avoue à moitié que c’est pour se venger.

« Tu parles ! Tu devrais me remercier. A cause de toi, je ne peux plus faire d’entraînements avec Mitsu ! Je me suis sacrifié pour toi et je vais finir par régresser. »

Ouais enfin son sourire en coin raconte autre chose. Evidemment, tout le monde le sait, Mitsuki et ses entraînements, c’est de la torture. Et il est hypocrite celui qui dirait le contraire. Alors non, évidement, Ys n’était pas jaloux du sort de Joyce. Dans un sens, il pouvait s’entraîner par ses propres moyens et évoluer tout seul. Ce qui, dans un sens et surtout pour une question d’honneur, n’était pas plus mal. En vérité, c’est surtout lui quoi devrait remercier Joyce d’être la nouvelle victime de son ancien sensei.

Mais voilà que le chien et chat partage une toute autre passion : la moto. Joyce semble apprécier l’Harley et se fait aussitôt curieuse. Ce qui étonna le jeune homme qui s’en était jamais douté. Posant à son tour un regard sur sa bécane, Ys laisse échapper un léger soupir avant de répondre.


« T’aimes les motos ? Merci mais ces derniers temps, je ne l’utilse plus. Téléportation quand tu nous tiens…. Et, hum, la dernière fois, j’ai réussi à la faire monté jusqu’à 200. »

Bah après tout, il s’en était toujours vanter que le jour où il saurait maîtriser ce pouvoir, il ne vivrait que par ça. De ce fait, il a laissé sa bécane adorée de côté. Quel triste éloignement… Se rendant bien compte de ce délaissement, Ys constata que sa petite sœur était aussitôt plongée dans son carnet. Il le reconnaissait, il le connaissait que trop bien. Ce carnet, là où tous ses recueils y sont inscrits. Elle, ses sentiments, ses doutes. Alors, laissant échapper un bref rire, il reprit :

« On vient à peine d’arrêter les tournées que t’y retournes dedans ?! Ou alors il fallait absolument que tu y écris quelque chose… »

Comme tout écrivain qui se respecte, dès qu’une idée vous effleure l’esprit, il faut immédiatement l’écrit quelque part pour ne pas l’oublier. Que se soit sur un cahier, un bord de nappe, rien ne doit être négliger. Et Joyce, était de cette nature là. Peut être était ce lier avec ce regard qu’elle avait eu quelques minutes auparavant. Ne voulant pas la brusquer, Ys s'accroupissement devant la Harley, invita son amie à faire de même.

« Tu sais quoi, j’ai une idée. Je sais que tu as bien progressé et contrairement à moi, tu sais pas te téléporté. Je m’en sers plus, alors ça serait dommage de la laisser pourrir là… Tiens, je te la légué mais t’écrases pas contre un mur ! »

Lui lança t’il alors qu’il lui fit danser les clés sous les yeux. Un peu de remis à neuf, un coup de brillance et la revoilà repartit. Autant que cette Harley serve à quelqu’un d’autre. Et qui pourrait être mieux placer que Joyce ? Et ce pourquoi, cette démarche ne fut en aucun cas un déchirement. Ys était même ravis de pouvoir la lui donner.
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Mer 24 Aoû 2016 - 23:07
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« Tu parles ! Tu devrais me remercier. A cause de toi, je ne peux plus faire d’entraînements avec Mitsu ! Je me suis sacrifié pour toi et je vais finir par régresser. »

C'est fou comme il ne savait pas me mentir! Ys s’entraînait seul, progressait seul et finalement, réussissait seul. C'était comme ça. Je savais qu'il arriverait un jour où il voulait arrivé, et ce jour-là, j'espérais être encore là pour lui remettre les pieds sur Terre, toujours.
Pourtant, il y avait une part de vérité dans ses mots. Mon frère s'était bel et bien sacrifié pour moi. Ses entraînements avec Mitsuki, c'était aussi une occasion d'être avec elle, de rire même et ces moments, il n'avait pas hésité une seule seconde à m'en faire cadeau, pour que je survive. Aurai-je un jour le courage de lui dire que ça serait peut-être vain?

Je vis bien la lueur d'étonnement dans son regard quand je lui parlai de la moto. Oui je m'y connaissais et pas qu'un peu! Si maman avait toujours refusait que j'en fasse, j'avais passé des heures à retaper celle de mon père, avec lui. C'était une CBR 900, une pure merveille. Je n'avais jamais toucher à une Harley, mais celle de mon grand frère était une vraie beauté. On voyait combien il pouvait tenir à son petit monstre rien qu'à la manière dont celle-ci avait été entretenue. Elle était nickel.

« T’aimes les motos ? Merci mais ces derniers temps, je ne l’utilse plus. Téléportation quand tu nous tiens…. Et, hum, la dernière fois, j’ai réussi à la faire monté jusqu’à 200. »

- Tu plaisantes? J'adore ça! Quand j'étais plus petite, avec mon père, je m'occupais d'une CBR 900. Je suis plus voiture, mais j'adore les bécanes. 200? Pas mal! J'aimerai bien en faire un jour... J'en ai jamais eu l'occasion.

Une petite pause, le temps d'observer la bête sous toutes ses coutures. Un beau modèle. Ça devait pas être bien sorcier à conduire si? Je tuerai pour avoir l'occasion de monter sur un engin pareil!
J'avais des étoiles pleins les yeux en observant cette passion vieille de bien des années. Je suis le genre de fille à aimer avoir les mains dans le cambouis que voulez vous! J'aimais la mécanique, et surtout la belle mécanique. Papa m'avait tout appris, puis j'avais, durant cinq ans, dû m'occuper de la voiture de ma mère quand celle-ci refusait de démarrer. Même à dix ans, on peut se débrouiller.

« On vient à peine d’arrêter les tournées que t’y retournes dedans ?! Ou alors il fallait absolument que tu y écris quelque chose… »

Je revins à la réalité assez brusquement. Une lueur de panique vint passer à travers mes prunelles quand je me rendis compte qu'Ys avait comprit pour mon inspiration. Et s'il venait à lire la composition? Il comprendrait tout.
Je souris pourtant, pour le rassurer, et faire bonne figure.

- Non j'avais un air qui me trottait dans la tête et fallait que ça sorte. Mais je ne l'ai pas encore finit, il manque les paroles... Je trouverai bien.

Faux! Et j'étais une piètre menteuse. Et j'étais dans la merde. Pourvu qu'il relève pas! Sauf qu'il s'accroupit devant la moto, changeant de sujet, m'invitant à faire de même. J'obtempérai sans chercher plus loin.

« Tu sais quoi, j’ai une idée. Je sais que tu as bien progressé et contrairement à moi, tu sais pas te téléporté. Je m’en sers plus, alors ça serait dommage de la laisser pourrir là… Tiens, je te la légué mais t’écrases pas contre un mur ! »

Les clés dansaient devant mes yeux, et j'eus presque envie de pleurer. Pas juste parce que sa proposition me touchait énormément, mais aussi parce que c'était idiot de vouloir me la léguer. De un parce que je ne savais pas conduire un engin pareil, de deux parce que d'ici quelques années, elle lui reviendrait. Et oui, il faudrait que je lui dise. Mais pas tout de suite. Pas encore. Pas si tôt. Pas maintenant.

- Oh Ys... Je sais pas quoi te dire... Je peux pas accepter. J'ai jamais fais de moto! Et puis... Non c'est pas possible. Tu peux pas faire ça.

Ouai. Je suis con. Mais c'était trop. Trop pour quelqu'un comme moi. Alors j'ai réfléchit. Quand j'avais avoué à Ys que j'étais malade, je m'étais promis de profiter de chaque instant passé avec lui. Même si on passait notre temps à se chercher plus qu'autre chose, j'avais appris à apprécier ses mots. Et à lire entre les lignes, tout comme lui avec moi.

- OK. J'accepte mais à une seule condition. Je veux que tu m'apprennes à conduire ce bijoux.

Comme ça, ça nous fera toujours quelques moments partagés en plus. Et qui sait, je pourrai toujours être mauvaise élève, pour faire durer le plaisir, et nous offrir, à toi et à moi, des moments d'éternité, pour quand je ne serai plus là. Et accessoirement, te casser les pieds, encore et toujours, un peu plus.
Qui savait, un jour, tu regretterais peut-être de m'avoir pour sœur, avec tout ce que je te faisais vivre?
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Jeu 25 Aoû 2016 - 20:25
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Les jeunes gens eurent l’instant de pouvoir partager leur passion pour les bécanes. Aussi étrange que cela puisse paraître, mais voilà qu’ils avaient désormais plus en commun. Comme quoi, ils étaient fais pour être liés. A la fois admiratif et étonné, Ys écouta attentivement les souvenirs de son amie mais également ce qu’elle appréciait. Cela ne devrait pas être si surprenant, après tout, Joyce est plus un garçon manqué qu’une véritable fille à son papa. En dehors des fêtes, il ne l’avait jamais vu porter une robe ou du maquillage. Quoique la dernière fois où ils s’étaient confrontés, elle avait porté un peu de maquillage. Peut être qu’il ne voulait pas se l’admettre, mais sa sœur grandissait et devenait une femme. Déjà que c’était compliqué de l’imaginer avec Liam, alors la voir avec des talons, ça serait à se tordre de rire… et de trouille aussi.

« Hum… quelques lignes alors ?! Je me demande bien d’où tu sors toute cette imagination. Après ces concerts, je suis vidé. Tu me montras quand même ? »

Si seulement il pouvait se douter… tout ce qu’ils avaient pu entreprendre ne serait plus qu’un lamentable échec. Mais pour l’heure, tout ce dont Ys pouvait se douter, étaient ces quelques lignes que la blonde avait écris pour ne rien perdre. En même temps, pour la faire avouer, il faut s’y accrocher corps et âme.

Pour l’instant, le Tonnerre était bien trop préoccupé à lui tendre les clés de la Harley, bien fier de pouvoir la lui offrir . Ce qui, et non surprenant, freina la demoiselle. Telle est sa nature, Joyce refusa catégoriquement de la prendre. Qu’est ce qu’elle est bête ! Autant que ça serve à quelqu’un ! De toute manière, tout comme elle était têtue, Ys l’était tout autant.

« Mais siiii !! Sérieux c’est du gâchis sinon ! »

Bon ce n’est peut être pas, et surement, ses yeux doux qui avaient changé grand-chose mais Joyce finit par capituler. Certes, elle posa ses conditions, mais c’était une bataille de gagner. Elle finirait par l’adopter, coûte que coûte. Malgré tout, il avait pu lire ce grain de bonheur dans son regard. Et malgré leurs chamailles, ça, ça n’a pas de prix. D’un large sourire, Ys se releva, assez heureux de cette nouvelle.

« Très bien. De toute manière, je ne comptais pas te la laisser comme ça. Tu finirais par la planter dans un mur. Je vais t’apprendre. »

On pourrait dire que son rôle de grand frère servait de temps à autre. Et quelle fierté de pouvoir lui apprendre quelque chose. Ayant un instant de doute, sa bécane était suffisamment prête pour faire quelques trajets. Mais où partir ? Tout en se grattant le menton, Ys se permit de parler à haute voix :

« Hum… il faudrait essayer dans un coin calme. Pas trop de circulation.. »

Ce n’était surement qu’une question de temps, car son amie connaissait déjà ce genre de machine. Et étant douée de nature, elle saurait rapidement s’y habituée. Mais il ne valait mieux ne pas courir de risque. Les alentours de Terrae sont vastes, ils pourront trouver aisément un coin de verdure, pas loin des forêts, sans être gênés par des idiots. Relevant son regard de braise sur la blondinette, il reprit :

« T’as un endroit que t’aimerais voir ? Dis moi où. T’auras qu’à monter devant moi, on ira doucement. Je garderais ta guitare, et ton carnet, mets le dans la sacoche. »
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Jeu 25 Aoû 2016 - 21:49
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« Hum… quelques lignes alors ?! Je me demande bien d’où tu sors toute cette imagination. Après ces concerts, je suis vidé. Tu me montreras quand même ? »

Un mot de plus et Ys aurait tout découvert. Il me connaissait par cœur pour la seule et bonne raison qu'il était comme moi à bien des égards. Ys et moi, c'était particulier, et ça le serait toujours. La première fois qu'on s'était rencontré, on s'était tout de suite chamaillé, et un instant, on aurait pu croire que jamais on ne s'entendrait. Sauf qu'on s'était découvert lors dans notre passion commune, et depuis ce jour, ce grand con me faisait office de frère. A tel point que j'étais incapable de lui cacher des choses. Du moins, quand il me posait la question directement. Sinon, ce n'était pas un mensonge... C'était juste une vérité cachée... Pas vrai?

- Quand elle sera terminée, oui pourquoi pas.

Autrement dit, jamais. Pas tant que je ne lui aurais pas avouer la vérité, entièrement. Quand je lui avais dit pour ma maladie, Ys m'avait demandé de ne plus lui mentir. Pas sur ça. Ces mots résonnaient encore dans mon esprit tant le ton qu'il avait eu était désespéré et triste. C'était la première fois que je le voyais ainsi, et Dieu seul sait à quel point j'aurais voulu que cela soit la dernière. Seulement, on a pas toujours ce qu'on veut, et je ne le savais que trop... Et je lui mentais, tout en sachant qu'au final, je le décevrai, en plus de l'anéantir.

« Mais siiii !! Sérieux c’est du gâchis sinon ! »

Le voilà déjà repartie sur sa moto, qu'il m'offrit sans une once d'hésitation. Un jour, promis, je le comprendrai. Mais pas tout de suite.
En vérité, je savais parfaitement pourquoi Ys faisait ça. Il tenait à sa bécane, ça se voyait. Or, il lui était devenu inutile de la conduire, Mitsuki ayant fait des merveilles malgré la torture. Il ne voulait pas qu'elle ne serve à rien et qu'elle s'encrasse inutilement, mais ne voulait pas non plus s'en séparer grâce au premier venu. D'une certaine manière, j'étais un bon compromis. Avec moi, il aurait toujours la possibilité de voir si elle était toujours en un seul morceau. Mais j'espérais aussi secrètement que cela voulait dire plus. Que cela voulait dire qu'il me faisait confiance pour en prendre soin, et que quitte à la donner, autant le faire à quelqu'un qu'on apprécie, même à peine.

« Très bien. De toute manière, je ne comptais pas te la laisser comme ça. Tu finirais par la planter dans un mur. Je vais t’apprendre. »

Il s'était relevé, tout fier et tout heureux de m'avoir fais capituler. Quel imbécile! Je me mis alors à réfléchir. Conduire c'est une chose. Ne tuer personne s'en est une autre. Où aller? Visiblement, je n'étais pas la seule à m'en inquiéter.

« Hum… il faudrait essayer dans un coin calme. Pas trop de circulation.. »

J'étais tellement heureuse que tu veuilles bien m'apprendre! Tellement heureuse de trouver un trompe-la-mort... C'était idiot non? De désirer à un tel point un engin pouvant me tuer plus vite que la maladie. C'était à n'y rien comprendre pas vrai? Sauf que ça avait un sens. La moto, c'était dangereux, c'est vrai. Mais qu'est-ce-qui ne l'est pas? Et avec cette possibilité, plus rien ne serait dû à une fatalité mais bien au hasard. Un coups du sort. Quand à la passion, c'était aussi des souvenirs. La moto me liait à la fois à mon père, mais aussi à Ys... Peut-être était-ce aussi pour ça, que je n'avais pas su dire non.

« T’as un endroit que t’aimerais voir ? Dis moi où. T’auras qu’à monter devant moi, on ira doucement. Je garderais ta guitare, et ton carnet, mets le dans la sacoche. »

- J'ai rien qui me vient non. Choisis. Mais je te préviens, je suis pas responsable si tu meurs!

Mieux vaut en rire me direz-vous! Je vins serrer les clés entre mes doigts. C'était froid et ça avait un goût de liberté. C'est beau non? D'avoir l'impression l'impression de tenir votre liberté entre vos mains. Je mis mon carnet dans la sacoche et souris à Ys. Je ne lui dirai pas merci, parce qu'il se serait probablement moqué, avant de me dire que c'était inutile, et que s'il m'apprenait à conduire, c'était juste pour pas que je lui flingue son bijou. Mais entre nous, c'était inutile de le dire, C'était comme se dire que malgré toutes nos disputes, on s'aimait. On le savait, alors pourquoi le dire? Pourquoi l'avouer? Peut-être un jour.
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Ven 26 Aoû 2016 - 21:51
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- Quand elle sera terminée, oui pourquoi pas.

Ça sonne faux. C’est étrange. Jamais Joyce ne laissait un texte sans fin. Elle travaillait suffisamment dure pour aboutir jusqu’à la dernière page. Et jamais, elle n’hésiterait à faire part de ses trouvailles, certainement pas au groupe. Suspicieux, le jeune homme ne pourrait jamais lui arracher le cahier des mains, mais peut être qu’un jour, il finirait pas savoir. Peut être qu’un jour, elle se déciderait à le lui faire lire. Malheureusement, depuis certaines découvertes compromettantes, les doutes étaient rapidement fondés avec Joyce. Sa maladie, sa condamnation…. A croire que plus jamais ils ne pourraient rire librement sans avoir à se soucier de cette menace qui pèse au dessus de leur tête, de la sienne. Leurs seuls espoirs se basés sur la théorie de devenir Master et des capacités qui en dégorgeaient. La patience… c'est malheureusement bien là le problème. Ils manquaient de temps.

Cela pourrait relever de la parano, si seulement ça pouvait n’être que ça… Mais fais bonne mine, qu’elle puisse sourire, parce que pour l’instant, elle joue une mauvaise comédie. Joyce s’empare enfin des clés. Elle devait se douter de l’importance de cette moto aux yeux du Tonnerre . Mais il y avait là encore plus d’importance lorsqu’il la lui légua, à elle seule. C’est idiot, il n’existe aucun lien de sang, et pourtant, ils sont si proches, qu’elle représente énormément à ses yeux. Et quel grand frère ne protégerait pas sa petite sœur ?!


« Alleeeeez ! T’as vite fais de te défiler miss. Mais t’inquiètes pas, il ne peut rien nous arriver, parce que je suis un très bon moniteur ! »

Fit-il d’un pouce en l’air en guise de victoire. Bon il avait tout de même confiance en Joyce. Elle s’y connaissait suffisamment pour être capable de conduire cette bête. Il veut bien faire plaisir mais ne pas être stupide. Laissant Joyce prendre ses marques sur la Harley, Ys s’installa à son tour à l’arrière.

« Bon, là tu as les freins. Ici, l'accélérateur. Ensuite… »

A chaque explication, chaque geste. Ys lui montra rapidement les bases et d’un tour de clé, le moteur se mit à rugir. Et ne laissant le temps à la demoiselle de se remettre de ses émotions, il lui installe automatiquement un casque sur la tête. Un casque que porterait un pilote de l’air. De grosses lunettes sur le front. Et en voyant l’air que Joyce avait, Ys éclata de rire :

« Ça te va trop bien en fait ! Ça te rend même inoffensive ! »

Non en fait, elle était mignonne ainsi. Elle avait une tête à chapeau. Rien de bien méchant. Ça lui donnait un genre. Trêve de plaisanterie, Ys lui indiqua rapidement la route, par où commencer, tout en se tenant correctement à l’engin. Il n’aura pas de casque pour se protéger mais ça, ce n’est qu’un détail. En vérité, Ys avait déjà conduis plusieurs sans casques. Alors une fois de plus ou de moins, peut importe. Ses lunettes de soleil suffisaient amplement. Et de toute manière, la sécurité de sa sœur prime largement avant la sienne.

« Ok, prends directement à droite, après le portail. Je connais un coin clame, près des montagnes. Il y a une route de terre où tu pourras t’y entraînée tranquillement. »

Et parce que c’est dans sa nature d’être pénible, il fit une mine dépité, assez anxieux, tout en s’accrochant à son siège, recoquillé sur lui-même.
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Ven 26 Aoû 2016 - 23:33
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J'ai bien vu dans son regard qu'il avait comprit. Ys n'était pas bête et pire, il me connaissait. Il savait parfaitement que ma chanson était finie. Seulement, parce qu'il me connaissait justement, il savait que je ne dirai rien si je ne le voulais pas. Je lui en fus reconnaissante, sachant combien il était dur de brider son inquiétude...

« Alleeeeez ! T’as vite fais de te défiler miss. Mais t’inquiètes pas, il ne peut rien nous arriver, parce que je suis un très bon moniteur ! »

- Si t'es aussi bon moniteur que professeur, on est dans la merde feu-follet.

Mais je mentais. Il m'avait énormément appris durant ces deux dernières années, parfois même à mes dépends...
Il me fît signe de prendre mes marques et je n'hésitai pas plus. Je retirai la béquille à peine après m'être assise. De vieilles sensations me revinrent alors que peu à peu, Ys m'accablait d'explications.

« Bon, là tu as les freins. Ici, l'accélérateur. Ensuite… »


C'était étrange d'être sur le siège pour une fois, et pas à côté. De ne pas faire que regarder mais d'être maîtresse de l'engin. La clé finit par tourner et le moteur rugit. Je me rappelais avoir entendu ce bruit, autrefois, quand j'étais avec papa. Bien sûr, j'avais déjà fait rugir des motos, et maman avait détesté papa pour ça. Elle disait toujours que l'intérêt d'avoir une fille et un garçon, c'était justement que les deux parents y trouvent leur compte. Elle plaisantait bien sûr, car j'avais toujours été plutôt garçon manqué que petite fille à son papa.

Je n'eus le temps de rien d'autre que déjà un casque vint se poser sur ma tête. Et j'entendis l'autre abrutit exploser de rire. Non sans rire? Ça va à personne ce genre de truc pourquoi il rit! Et pourquoi il en met pas un lui hein?!  

« Ça te va trop bien en fait ! Ça te rend même inoffensive ! »

Je lui donnai un coups à l'épaule, pour le faire taire. Il s'était installé derrière mois, et parlait suffisamment fort pour que je l'entende malgré le casque et le moteur ronronnant.
C'était grisant. Il m'indiqua le chemin et m'expliqua comment conduire.

« Ok, prends directement à droite, après le portail. Je connais un coin clame, près des montagnes. Il y a une route de terre où tu pourras t’y entraînée tranquillement. »

Comme il était bon comédien! Mais je savais qu'il avait confiance en moi, sinon, il m'aurait interdit de monter tout simplement.
Je ne vais pas mentir, le début fût assez chaotique. Il fallut qu'on arrive sur les lieux pour que je me détende un peu tellement j'étais anxieuse. Ys? Il était pas mort. La route fût longue, probablement aussi parce que je roulais pas trop vite, comme je connaissais pas encore bien la conduite...

Bref. Arrivés sur place, on a travaillé virage, frein, pente, monté, vitesse et autres bases nécessaire à ma conduite. Vous savez quoi? Mitsuki et Ys faisait vraiment un couple bien assorti! Bandes de tortionnaires. Je comprenais en même temps. Cette bécane, il y tenait. Il était normal qu'il s'assure que je la lui déglingue pas dés qu'il aurait le dos tourné avant de me la donner.

Au bout de bien des heures, j'étais beaucoup plus confiante et j'arrivais à faire plus de deux mètres sans appeler à l'aide. C'était grisant, cette surdose de liberté. Ce bonheur.

-Putain c'est génial! Merci feu-follet, c'est un pur bonheur!

Enfin, après être rompu, je ne me sentis plus la force de conduire et je demandai une pause à Ys. J'étais un peu trop pâle peut-être. J'éteignis le moteur, cala la bécane et descendis. Je ne fis que quelques pas avant de me laisser tomber, fatiguée. Je m'adossai contre un arbre.
Il fallait que je parle à Ys. Il le fallait. Et c'était le seul à qui je pouvais le dire.

- Ys, tu peux me passer mon carnet s'il te plait? Faut que je te montre quelque chose.

J'allai directement à la page de ma dernière composition et lui tendis le carnet avec un regard appuyé, sûre de moi.
J'attendis patiemment qu'il lise. Dedans, on pouvait deviner l'échéance des dix ans d'espérance de vie en étant chanceux, le fait que je ne sois plus dans la variante de la maladie mais bien dans celle, mortelle et incurable, le fait que je sois désespérée aussi.
J'avais mal au ventre d'angoisse. Mais je lui devais au moins ça. Je le lui avais promis. J'avais promis. Sauf que je m'étais aussi promis de ne plus lui faire de mal. J'avais mentis. Comme toujours.
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Dim 28 Aoû 2016 - 21:51
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Evidemment, le caractère rebelle de la demoiselle l’obligea à provoquer son nouveau professeur. Décidément, ces derniers temps Ys se saura fait plus professeur qu’il ne l’aura jamais souhaité. Ironique ! Cependant, Joyce écoutait attentivement, sans discuter. Son regard se fit perçant, concentrée, elle ne perdait pas une miette. C’était ces rares fois où ils pouvaient discuter sérieusement. En dehors de quoi, le Tonnerre n’avait jamais vu un tel regard chez sa sœur. Durant les répétitions, les concerts, et maintenant, cette fille d’abordée de volontés.

Après la théorie, vient la pratique. Sans même se poser de questions, Joyce démarra la bête. Il n’existait pas l’ombre d’une hésitation. C’était comme si elle attendait qu’ils commencent. Mais avant de gagner l’endroit idéal, l’élève du jour se fit prudente. Ys serait une mauvaise langue s’il disait le contraire, mais en aucun cas, il n’avait trouvé quelque chose à redire. Bon finalement, si tous les élevés étaient comem elle, il voudrait bien devenir professeur. Ceci dit, il n’y allait pas de main morte. Il ne lui laissait aucun répi. Du moins, maintenant il était persuadé, il avait confié cette moto à la meilleure personne. Elle le méritait. Son acharnement et sa détermination lui avaient bien valu le mérite d’obtenir l’Harley. Et fièrement, Ys verra sa sœur roulait sans avoir à se préoccupé le moindre soucis.


« Tu n’as pas à me remercier. Tu le mérites plus que je ne l’aurai pensé. »

Jamais, depuis leur rencontre, il n’avait regretter de s’être occupé de la jeune femme. Et aujourd’hui, il avait remplis son rôle de grand frère. Mais au fur et à mesure, la fatigue commençait à peser. Le visage de son amie se fit pâle, étrangement. Il faut dire, qu’elle n’avait rien lâché. Et en dehors de cette journée, elle avait déjà des préoccupations bien remplies. Et pour le garçon, le contrat était remplis. Acquis avec mention.

« Je devrais noter cette journée d’une pierre blanche. C’est bien la première fois que tu m’écoutes sans avoir à râler ! »

Une petite plaisanterie pour se détendre au pied d’un arbre. Ils l’avaient tous deux mériter, cette pause. Et la légère brise leur fit un grand bien. Justifiant qu’il la méritait, Ys mit une cigarette en bouche. Il ne se préoccupé par de savoir si Joyce allait encore une nouvelle fois la lui brûler, il osa l’interdit. Mais cet interdit fut aussitôt interrompu quand la jeune femme lui demanda une faveur.

Étrangement, Ys posa son regard sur elle. Habituellement, personne n’a le droit de toucher son carnet. Elle ne l’autorise que si elle fait entièrement confiance ou si elle veut à tout prix montrer quelque chose… ou si elle est trop loin pour l’atteindre et qu’elle fait sa flemmarde. Bref, sans poser de questions, ys attrapa celui-ci pour le lui donner aussi vite. Mais Joyce le lui remit sans les mains à une page ouverte, et pas n’importe laquelle.


« Quoi ? »

Le silence de Joyce est horrible. Il présage rien de bon. Et c’est pour dire, lorsque le Tonnerre lit, sa gorge se serre un peu plus à chaque ligne. Tout s’explique. Cette fausse joie, ce silence pesant, et ce regard inquiet. La maladie a finit par évoluer. C’est idiot, mais quand il ferma doucement le carnet, Ys n’hurla pas de rage. Joyce n’avait rien dit, contrairement aux promesses faites ce soir là. Mais plus jamais Ys ne serait en colère. Il ne la quitterait plus jamais. Peut être parce que dans le fond, il s’y était déjà préparer . Rien n’est jamais acquis, et il fallait s’attendre à ce que le pire arrive. Alors oui, un fin sourire triste se dessina sur les lèvres.

« Fais chier.. »

Murmura-t’il. Ouais, ça a finalement prit le dessus. Cette maladie ne laissera pas Joyce tranquille. Elle la veut à tout prix, l’emmener dans ses profondeurs, la lui enlevait. Cette merde. Mais hors de question qu’elle gagne. S’allumant sa cigarette, ys reprit d’une voix plus enthousiaste, du moins, il ne laisserait pas cette maladie les avoir. User leur moral, les faire tomber plus bas que terre. Plus jamais. Joyce devait gardé la tête haute et c’était pas en chialant que ça marcherait.

« Voilà une bonne raison pour que tu continues tes entraînements. Je vais dire à Mitsu d’augmenter le niveau. »

Rendant le carnet à sa sœur, Ys croisa son regard. Un regard pour la rassurer. Un regard pour la relever.

«On l’emmerde ! Tu vas devenir Master et l’envoyer balader ! »

Ne fronces plus les sourcils. Redresses toi. Souris. Tu dois continuer à y croire car tu n’as plus le choix. Tu ne dois plus avoir peur. La vie t’attends depuis toujours. Ne crains rien, tu es plus forte que ça. Et surtout, parce que tu es une guerrière depuis ta naissance.
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Dim 28 Aoû 2016 - 22:59
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On se demandera toujours si dire la vérité n'est pas parfois la mauvaise solution. Si cette vérité fait plus de mal que le mensonge, ne faut-il pas mieux la taire? Si elle avait le pouvoir de détruire des relations, des amitiés, et le cœur des personnes qu'elle touche, ne faudrait-il pas la conserver à l'abris des regards, là où elle ne pourra pas les blesser?
Le truc con, avec la vérité, c'est qu'elle trouvera toujours un moyen plus ou moins loyal de s'échapper et de causer des dégâts bien pire à force de temps.

« Tu n’as pas à me remercier. Tu le mérites plus que je ne l’aurai pensé. »

Ys plus que quiconque méritait que je lui avoues cette vérité, et pourtant, je ne pouvais m'y résoudre. Je me souvenais parfaitement sa réaction quand il avait appris pour moi. Il avait fuit et m'avait abandonné dans sa chambre. Je ne lui en ai jamais voulu car je comprenais parfaitement et je crois qu'à sa place, j'aurai agît de même. Sauf que je ne suis pas sûre de pouvoir affirmer que je serai revenue comme lui l'a fait.

« Je devrais noter cette journée d’une pierre blanche. C’est bien la première fois que tu m’écoutes sans avoir à râler ! »

Je relevai la tête vers lui avec un petit sourire face à sa pique. Toujours et encore pour longtemps, nous n'arrêterions jamais de nous chercher, quitte à parfois le regretter.

- En même temps, c'était soit ça, soit pas de moto... J'ai hâte de te passer devant avec en te faisant regretter ce jour où tu me l'as léguée.

Non je ne pouvais pas juste dire merci. C'était trop simple, et tellement pas mon genre.
Vous savez cette sensation quand vous avez le cœur au bord des lèvres après un manège à sensation? Cette impression que vous allez vous effondrer tellement vos jambes tremblent? C'est exactement ce que j'ai ressentis au moment où nous nous sommes assis. Parce que je savais que je ne pouvais pas lui mentir plus longtemps. Parce que cela faisait bien trop longtemps déjà. Parce que personne n'était au courant et qu'il fallait bien que quelqu'un sache. Et que ce quelqu'un ne pouvait être que mon grand frère.

« Quoi ? »

Sans un mot, je tendis le carnet à Ys, qui m'observait, assez étonné par mon geste. Il était vrai que mon carnet était intouchable. Personne n'y avait accès, et ce, depuis le début. Les garçons avaient finis par s'y faire, même si c'était chiant, fallait bien l'admettre.
J'attendis un long moment. Trop long. L'angoisse me serrait l'estomac et je ne savais pas à quoi m'attendre de la part de Ys.
Et puis, après une éternité, je le vis fermer le carnet avec un bien triste sourire.

« Fais chier.. »

Je me serai attendu à autre chose venant de sa part, et pourtant, sans savoir pourquoi, je ne me sentis que plus inquiète face à sa réaction. Parce que s'il ne hurlait pas, c'était pour me protéger, ne pas faire la même erreur que la dernière fois. Et ça, c'était tout, sauf ce que je voulais.
Il s'alluma une cigarette et je ne dis rien. Peut-être parce que je comprenais ce besoin de se reposer sur autre chose pour respirer et ne plus avoir ce poids sur les épaules.

« Voilà une bonne raison pour que tu continues tes entraînements. Je vais dire à Mitsu d’augmenter le niveau. »


- Tortionnaire va.

Mais il avait raison et je le savais. Sauf que plus, je ne pouvais pas. Pour raisons médicales bien sûr. Mais je ne pouvais pas.
J'aurai voulu qu'il cri, qu'il hurle et qu'il m'engueule de lui avoir caché ça durant des semaines. J'aurai voulu qu'il me plante et que je sois obligée d'aller le trouver pour réparer mes bêtises. J'aurais voulu qu'il me montre vraiment ses sentiments, pour une fois, juste une. Au lieu de ça, il me rendit le carnet, l'air déterminé.

«On l’emmerde ! Tu vas devenir Master et l’envoyer balader ! »

J'ai simplement soupiré. Ys savait parfaitement que je n'attendais pas ça. Il me connaissait assez pour savoir que je ne voulais qu'une chose: Sa sincérité. Et là, à part de une hypocrisie encourageante, je n'avais rien. C'était pas ça que je voulais.
Je voulais qu'il me charrie, qu'il me dise que je faisais chier, que je bossais pas assez dur, que j'allais finir par réduire ses efforts à néant et que ce n'était pas juste. J'aurai voulu qu'il me dise la vérité par des mensonges, et pas des mensonges qui n'en étaient pas.

Seulement, une part de moi comprenait sa réaction. Ys, Misao, Mitsuki, Liam, moi... On avait tous besoin de garder espoir, ne serait-ce que pour avancer. Ys tentait juste de voir de l'autre côté du miroir, de continuer à voir la lumière parmi l'ombre opaque des ténèbres. Je le connaissais. Il ne voulait pas que je perde espoir. Il ne voulait pas que je baisse les bras. Parce que si j'abandonnais, alors là, effectivement, il n'y aurait plus aucun espoir.

- T'inquiète, je t'ai pas encore assez fait chier pour partir.
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Lun 29 Aoû 2016 - 0:47
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Non, il ne le voulait pas. Il ne voulait rien savoir, c’est tellement plus simple. Mais désormais, il était son grand frère, il n’avait plus le droit de fermer les yeux. Alors oui, quand Joyce avoua les résultats, évidement, ça le faisait chier. L’idée de la voir mourir sans aucune ride, ça fait vraiment chier. Mais après avoir détruit et retourner sa chambre ces nuits suivantes, une fois qu’il avait appris, il avait compris que cette énergie devait être retournée autrement. Pourtant, quelque chose clochait. Certes, Joyce tentait de répondre, d’afficher bonne mine. Mais il y autre chose. Elle ne sait définitivement pas mentir. Pas assez bien du moins. Et posant son regard sur la jeune femme, Ys tire quelques bouffés avant d’arquer un sourcil.

« Oh ? C’est quoi cette tête ? On dirait que t’es déçue.. »

Joyce devait surement s'attendre à ce que son grand frère la gronde pour lui avoir mentis. Sait-elle si déçue que ça ? A croire que de recevoir des fessés, se faire crier dessus, la soulagerait. Quelle bêtise ! Si c’était si simple, si cette idée lui permettait de se soulager lâchement, alors, Ys aurait pris la fuite. Si ce n’est qu’une question de soulagement. Mais ça ne marchera plus jamais comme ça. Et hors de question qu’elle s'apitoie d’avantage sur son sort.


« Tu crois quoi gamine ? Tu pense que je m’y attendais pas ?! Tu sais, je gardais en tête qu’il pourrait y avoir un bad scénario. Alors tu vois, ton petit mensonge, il fait chier mais je m’en cogne. Ça ne me fait plus peur. »

Elle n’est pas assez forte. Elle n’est plus aussi déterminée. Elle doit se réveiller maintenant, même si elle rentre les mains en sang. On ne devient pas Master comme ça sans s’être prouvé. C’est assez frustrant de voir un tel comportement. Joyce devrait se redresser car même si Ys fait l’effort de le faire, il ne pourra pas le faire pour eux deux définitivement. Laissant échapper un soupir, exaspéré, Ys se releva et se plaça devant sa sœur.


« Tu ne m’avais pas dis que tu deviendrais Master avant moi ? Tu te la pète beaucoup moins…gamine. »

Lui adressant un léger sourire, ce n’était pas un sourire amical mais provocateur. Il ne la laisserait pas s'apitoyer sur son sort. Écrasant le mégot au sol, Ys reprit tout en désignant un oiseau sur sa branche.

« Je me suis entraîné, et tout seul. J’ai réussi à créer des attaques, les miennes. Et l’une d’elle demande énormément d’énergie. Ceci dit, si tu deviens pas Master, ça voudrais dire que tu as préféré baissé les bras. Dans ce cas, je n’aurai plus qu’à t’achever. »

Le corps de l’animal se mit à frissonner puis à se torde. Quelques petits cris plaintifs, à peine étouffer sous la torture. L’oiseau semblait souffrir intérieurement et après quelques secondes, son corps s’écroula au sol. On pouvait avoir quelques étincelles s’effacaient hors du cadavre.

« Et ça, je te le pardonnerai pas. »
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Dim 20 Nov 2016 - 22:34
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Il y a toujours un moment dans la vie où l'on a besoin de s'arrêter pour reprendre notre souffle. Un moment où l'on tourne la tête pour voir qui est encore à nos côtés, et qui nous a abandonné. Un moment, où, pour une fois, on se surprend à prier je ne sais quel divinité, pour notre salut, mais surtout pour notre bonheur. Ce moment là je le vécu durant cette période. Liam, Misao, Mitsuki, Ys... On dit que les vrais amis se comptent sur les doigts d'une seule main. Je ne peux qu'approuver. Mes quatre amis m'avaient prouvé bien des fois leur amitié et leur loyauté, même quand je les méritais pas.

Ys semblait résolu à me remonter le moral et à me redonner l'envie de me battre. Ce qu'il ne comprendrait jamais, c'est qu'il m'était difficile de le faire encore, après des années de lutte. Des années dont je ne lui avais jamais parlé. Des années dont je ne parlais jamais, à personne.

« Oh ? C’est quoi cette tête ? On dirait que t’es déçue.. »

Oui je l'étais. Je voulais sa sincérité, et pourtant, je savais la deviner. Ys était aussi abattu que moi par les nouvelles, et il était probablement déçu lui aussi que je lui ai caché les dernières nouvelles. Mais il avait une force que je n'avais plus, celle d'y croire et de refuser la fatalité de la situation.

« Tu crois quoi gamine ? Tu pense que je m’y attendais pas ?! Tu sais, je gardais en tête qu’il pourrait y avoir un bad scénario. Alors tu vois, ton petit mensonge, il fait chier mais je m’en cogne. Ça ne me fait plus peur. »

Moi en revanche, j'étais terrorisée à l'idée de me voir mourir. Je sentais bien que j'avais de plus en plus de mal à faire des efforts. Mitsuki et moi étions parfois obligée de finir l'entraînement plutôt, parce que je ne tenais plus debout. Mais ça bien sûr, on le gardait pour nous. Je ne voulais pas que d'autres sachent à quel point j'étais faible. J'étais feu putain, je n'avais pas le droit de flancher!

« Tu ne m’avais pas dis que tu deviendrais Master avant moi ? Tu te la pète beaucoup moins…gamine. »

Il était en face de moi, debout, à me provoquer. Et étrangement, ça marchait. Je savais parfaitement ce qu'il faisait, mais le fait qu'il puisse me croire incapable de devenir master, et de me sauver réveillait en moi une envie de me battre. Une vieille colère et une rancune tenace contre ma faiblesse revenaient, et un instant, je compris qu'encore une fois, il allait me faire péter un câble.

« Je me suis entraîné, et tout seul. J’ai réussi à créer des attaques, les miennes. Et l’une d’elle demande énormément d’énergie. Ceci dit, si tu deviens pas Master, ça voudrais dire que tu as préféré baissé les bras. Dans ce cas, je n’aurai plus qu’à t’achever. »

Il me désigna un oiseau, que je vis se tordre et agoniser. J'étais suffisamment en colère et remonter contre ses mots pour ne pas plus m'apitoyer sur le sort du pauvre animal.
Ys avait fait d'énormes progrès, et seul. Moi? J'avais encore du mal avec la manipulation, parce que je m'y refusais. Mais non. Juste non. Je refusais qu'il puisse croire que j'avais laissé tomber. Des pépites de rouge vinrent changer mon regard alors que quelques dernière étincelles vinrent témoigner du pouvoir d'Ys sur l'animal.

« Et ça, je te le pardonnerai pas. »

Je fermai les yeux, me relevant pour lui faire face. Il n'avait pas le droit. Il n'avait pas le droit de me dire que si je ne réussissais pas à devenir Master, il ne me le pardonnerait pas. Parce que je ne donnais tout pour. Et ça, il devrait le savoir.

- Arrête.

Je savais qu'il me sentait capable d'y arriver, et qu'au fond, il ne me disait tout ça que pour que je réagisse, mais j'avais mal de penser que ce n'était pas suffisant. Un oiseau un peu trop curieux était penché sur le second, mort.
Je voulais lui prouver que moi aussi, j'avais évolué. Moi aussi je pouvais y arriver. Je refusais qu'il puisse m'en vouloir.

- Ne pense jamais que je ne me bats pas parce que rien n'est plus faux. Seulement la réalité est là Ys, je n'ai plus de temps. Alors si tu dois m'en vouloir de ne pas faire assez d'efforts, c'est que t'es bien qu'un con putain!

L'oiseau commença à s'automutiler, se blessant au niveau des ailes, puis des pattes et du torse. Il n'avait pas le choix, et je savais que ce serait ma seule démonstration de pouvoir pour aujourd'hui. L'oiseau se tordait de douleur, sans pour autant s'arrêter, la chair à vif témoignant de son agonie.

- T'as pas le droit de me dire des trucs pareils Ys! Pas toi!


Je le pensais. Ce qu'il disait ne faisait que trop mal, et je ne comprenais pas vraiment qu'il veuille simplement m'aider. Je sentais une douleur s'immiscer dans mes bras, rendant mes muscles douloureux, la brûlure d'une crampe cependant anesthésiée par la colère qui me pousser à torturer ce pauvre animal.
Je m'arrêtai pourtant avant de le tuer, la plaie béante autour de son abdomen. Il piaillait, à l'agonie.

- Je ne suis peut-être pas encore assez forte, mais je fais tout ce que je peux pour le devenir. Je me bats putain. Mais ça fait six ans que je me bats et je suis à bout de force. Ne pense pas que j'ai cessé, parce que j'ai besoin que tu y crois. Je serais déçue que ce ne soit pas le cas. Et je ne te le pardonnerai pas non plus.

Je m'approchai de l'animal et tendis une main vers lui. Lui pauvre avait du sang de partout, sur le bec, et les pattes. Il me regardait, apeuré, et j'eus pitié. Une douce chaleur vint irradier autour de ma main et les chaires carbonisèrent. Quelques secondes plus tard, il était mort, toutes souffrances abrégées.

HRP:
 
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Merci Ys pour le kit!
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Lun 21 Nov 2016 - 22:42
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Son regard de feu ne quitte pas celui émeraude. Plongé dans son regard, Ys observe, attentif sans qu'un son ne sorte. Enfin, Joyce s'exprime, elle hurle même. Il l'a touché, il l'a réveillé. Tout n'est pas si rose, il fallait parfois, mettre un peu de peinture rouge dans ce joli tableau. Ys vit aussi cet oiseau souffrir, s'auto mutiler. C'est assez étrange, mais voir l'animal souffrir autant de l'intérieur, se blesser volontairement jusqu'au sang, il avait l'impression de lire en Joyce. Intérieurement, elle souffrait horriblement. Si mal, qu'elle aurait aimé elle aussi, qu'on puisse la soulager tout comme elle venait de le faire avec sa pauvre petite victime. Une odeur de chair brûlée tire le garçon de ses pensées. Joyce ne se tient plus devant lui, elle est là bas, à genoux, apitoyée.

"Baka..."

Il avait entendu, il l'avait entendu. Se téléportant sans un son, il vont se placer devant son amie, à ses genoux, laissant leurs victimes entre eux. Tout est soudainement calme, la colère est passée.

"Tu ne dois pas avoir confiance en moi pour penser que j'ai aucune foie en toi. Ou du moins, tu ne fais confiance en personne, pas même en toi..."

Un fin sourire se dessine sur les lèvres du garçon. La petite blonde qui se tient devant lui s'est ouverte comme une fleur. Pourtant, sa peur la trahit au point de la rendre aveugle.

"Tu sais, ce n'est pas tant le fait que ça se dégrade. Mais que tu puisses ne rien dire, me mentir aussi longtemps, c'est ce qui dérange vraiment. Je suis en colère pour ça, je suis fâché. Parce que... Parce que j'ai mal de savoir que tu souffres toute seule, sans personne à qui parler, avec ça, sur tes épaules... Tu n'es plus toute seule Joyce, et ça fait longtemps."

Lui adressant son sourire, savoir que Joyce puisse garder pour ça est d'autant blessant de ne pas avoir confiance en lui que de la savoir seule dans son désespoir. Lui, son grand frère, qui aurait aimé souffrir à sa place, porter le poids de sa blessure. Joignant ses mains aux siennes, Ys chercha du regard celui qui l'avait observer avec tant de rage.

"Pendant un moment, j'ai reconnu le Joyce, la toute première fois que je l'ai rencontrée. C'est pour ça que je crois en toi, tu n'as pas tant changé. Tu réclames toujours ton droit de vivre. Et si par moment, il faudra de botter pour te faire réagir, au point que tu me haïsses, alors soit: je deviendrais ton pire ennemi."

Jamais il n'avait douté des efforts de la blonde. A aucun moment, il ne l'avait pensé faible. Et parfois, si elle pliée, si elle fatiguée, alors il serait toujours là pour la redresser, supporter sa fatigue suffisamment pour qu'elle remonte en scelle. Lâchant les mains de sa sœur, Ys se releva soudainement, sa voix plus ouverte:

"Mitsuki m'avait dit que tu fatiguais plus vite. Je me doutais bien de ce que ça pouvait être, j’attendais juste que tu viennes me le dire. Mais ne t'en fais pas, Mitsu ira à ton rythme. Tu vas à l'allure qui te va tant que tu finis par gagner...Et tant puis si me tu détestes, je pourrais pas trahir une promesse..."

D'un regard perdu, il avait bien vu que cette étincelle dansait toujours dans ses yeux. Ce jour là, ce même regard, l'avait provoqué. Il l'avait reconnu, il s'était reconnu en elle. Et depuis, il s'était juré de ne jamais l'abandonner, de toujours la redresser afin qu'elle devienne meilleure.
Prenant une profonde respiration, d'un air plus jovial, le rouquin tendit à la demoiselle sa main pour qu'elle puisse se relever.


"Au fait, il faut que tu apprennes un truc essentiel. Tout bon motard qui se respecte connait cette tradition...enfin, du moins, ils devraient. Quand tu seras assez bonne, tu seras capable de le faire."

Lui faisant signe de la suivre d'un mouvement de tête, l'ambiance avait soudainement basculée. Comme si de rien ne s'était passé. Et pourtant, tout venait de changer.

"Je l'ai surnommé: l'envol!"
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Et le vilain petit canard devint un cygne. (PV Joyce)

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