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добро пожаловать... Wé... Bienvenue à Saint Petersbourg quoi! [Nico ♥]
##   Dim 13 Nov 2016 - 22:07

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Nicolas savait que ce n'était pas bien de le penser, mais il aimait voir la réaction de la Miss. Enfin, il aimait... Il appréciait qu'elle ait assez d'instinct de survie pour ne rien dire, ni bouger. Ce n'était pas l'éventualité qu'il pouvait créer en elle un certain effroi, hein. Nico devient un ado un peu con-con sur les bords mais pas -encore- à ce point-là merci. BISON, changeons de sujet. Elle dit qu'elle n'a pas d'autres questions, mais c'est faux. Pourtant elle met bien rapidement un masque de joie. Il le reconnaît ; elle a du beaucoup le porter, ou répéter toute seule dans son miroir pour que l'illusion soit si parfaite. Dans tous les cas, Nicolas a un rire bref et boit une nouvelle gorgée de son cocktail en attendant qu'elle fasse son choix.

Transition bison !

Le serveur revient et cette fois, Nicolas ne l'en empêche pas... Il demande ce qu'ils désirent et en p-p-pfft... parfait gentleman, il laisse la Miss annoncer son plat en premier avant de prendre la parole à son tour. :

-Un bœuf Stroganov.

-Légumes ou pâtes fraîches pour l'accompagnement ?

-Les deux. Mettez aussi de l'eau plate en carafe et des pirojkis pour l'accompagnement.

La petite comédie de Nicolas semble fonctionner puisque le serveur se surprend à leur faire une petite révérence avant de repartir en cuisine. Une fois hors de sa vue, il s'affale sur sa chaise et lâche un gros soupir. :

-Oooh bordel, je suis vraiment pas dans mon élément... Vivement qu'on mange.

Et qu'ils sortent. Et qu'ils fument. Et qu'ils se détendent après tout ça parce qu'ils en ont besoin là.

TRANSITION BISON ! Ça marche vraiment ce truc en plus...

Pas le temps de se détendre qu'il aperçoit d'autres serveuses approcher de leur table. Il se redresse et leur sourit quand elles posent... environs CENT ASSIETTES ET MILLES COUVERTS sur la nappe immaculée. Il hausse un sourcil mais fait comme si tout était normal... Il attend simplement qu'elles partent pour légèrement se pencher au-dessus de la table tout en inspectant la rangée de fourchettes qu'elles venaient de placer dans un ordre apparemment précis. :

-Elles sont au courant qu'on est que deux ?

Nan ouais parce que là, il y a de l'abus... A moins qu'ils aiment faire la vaisselle dans ce restaurant il voyait pas à quoi tout cela pouvait servir.



##   Lun 14 Nov 2016 - 0:24

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Il joue le jeu, accepte que ce soir faire semblant soit encore plus naturel que d’habitude. C’est pourquoi, lorsque le serveur revient, j’adresse à celui-ci mon sourire le plus resplendissant, le plus poli, le plus travaillé. Celui qui fera probablement rire Nicolas qui ne se laissera jamais avoir, mais qui convainc sans le moindre problème l’homme. Après avoir parcouru rapidement une dernière fois le menu, je le referme définitivement et le tends au serveur tout en commandant.

« Une Solianka s’il vous plaît. »

La chose la plus légère que j’ai trouvé parmi tous les plats proposés. Je ne peux pas me permettre de manger trop gras, trop lourd, tant que je n’ai pas réhabitué mon corps peu à peu à reprendre un régime normal.

J’admire, amusé, l’assurance que montre Nicolas lorsqu’il commande à son tour. Je bois une gorgée de mon cocktail et lui offre un sourire compréhensif lorsque je le vois se laisser aller contre le dossier de sa chaise. Un léger rire m’échappe. Sortez deux sauvages de leur réserve, cela donnera ça. Je lui dis d’un ton posé.

« Ne t’en fais pas. Ce sera vite fini et nous pourrons profiter de la soirée pour voir la ville de nuit. »


Je lui souris, sincèrement cette fois-ci, et zieute rapidement par la vitre. Toutes les lumières sont allumées et je me sens impatiente d’aller découvrir les rues.

Des serveuses dressent notre table. Je retiens la rapide surprise qui m’habite lorsque je comprends qu’il va me falloir me souvenir des vieux codes du repas appris lorsque j’étais une enfant. Néanmoins, je comprends bien vite que je ne suis pas là-dessus la plus embêtée. En effet, le Tonnerre, une fois les jeunes filles parties, se penche et semble presque scanner les couverts de ses yeux. Je le dévisage, perplexe, et me mords la lèvre inférieure pour ne pas éclater de rire lorsqu’il me pose sa question.

Lorsque je lui réponds, ma voix est parcourue de légers soubresauts. Les yeux pétillants, je me penche à mon tour et désigne les couverts.

« Regarde… Celui-ci est pour la viande, celui-ci pour le poisson… Chacun a sa fonction, tu commences de l’extérieur pour venir vers l’intérieur. Tout comme tes verres. Tu en as un pour l’eau, et un pour le vin. Quant aux assiettes, c’est simplement parce que tu en as une pour l’entrée, une pour le plat, une pour le dessert. Oui, même si tu ne commandes pas tout, tu as le service complet. »


Je me redresse, mon fou-rire rapidement calmé. J’ai ri, mais en réalité, je réalise bien à quel point nous ne sommes pas à notre place ici. Je l’étais à une époque, mais aujourd’hui plus, et je ne suis pas certaine que Nicolas ait mis un pied dans un lieu pareil avant ce soir. Je comprends soudain à quel point tout cela est pompeux, superficiel. De plus, un simple coup d’œil aux autres clients me permet de facilement comprendre que ce n’est pas un restaurant chic, mais un restaurant tentant de sembler chic. Je regarde l’alignement de couverts, les assiettes, les verres… Ridiculement nombreux. Mon regard se fait désabusé, puis vire malicieux. Je plante mes yeux dans ceux de Nicolas.

« Tu sais… Je ne comprends pas ce que l’on fait ici. Fut une époque, j’aurais probablement adoré être emmenée dans ce type d’endroit, voire plus pompeux. Sauf que dehors, certes il fait froid, mais il y a de la musique, de la vie, du paysage. De toutes façons, vu l’endroit, je peux te parier que si nous annulons notre commande il n’y aura pas de souci. Ce n’est pas un restaurant aussi chic qu’ils aimeraient nous faire croire. »

Je me lève, l’air soudain bien plus heureuse. J’aurais pu proposer au Tonnerre de simplement partir en courant, ne pas payer les boissons, laisser la commande en plan, mais je lui laisse le choix là-dessus. J’ai conscience qu’aucune des deux décisions ne m’affectera plus que l’autre. Ce soir, la seule chose dont j’ai envie, étrangement, est d’aller acheter un sandwich et que nous nous posions au bord de la Néva. Profiter de ce voyage simplement, sans rajouts inutiles.




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##   Lun 14 Nov 2016 - 1:08

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Nicolas compte bien transformer ce sourire complètement faux en véritable fou rire avant la fin de la soirée. C'est peut-être pour ça qu'il tente de faire de l'humour avec son ignorance des choses de la haute société... Je dis bien qu'il "tente" parce qu'au final il est à 90% sérieux quand il pose sa question à propos des couverts. Il est admiratif devant ce que lui raconte la Miss, mais aussi un peu intimidé... Tout ça, elle l'a appris, ça a été son quotidien. Lui, ça avait été la famine pendant la plus grosse partie de sa vie... Même quand son père était vivant, parce que ses parents étaient divorcés, ils ne vivaient plus ensemble et ne se partageaient plus les frais... Son père ne pouvait pas payer de quoi manger et deux loyers différents pour aider son ex-femme et son fils... La période de "rodage" avait été longue et compliquée.

Il se surprend à penser à ses parents dans un moment pareil... Pourquoi son éducation faisait qui il était aujourd'hui, alors qu'il a passé sa jeunesse à se construire tout seul ? En lisant des livres, en travaillant de manière tout à fait illégale, il avait appris plus de choses que l'école avait bien voulu lui apporter ou que ses parents n'avait eu le temps de l'enseigner... Oui, il s'était fait tout seul. Il aurait très bien pu apprendre les manières à adopter dans la haute société en même temps que la valse, après tout... Il avait juste pas eu... Il avait... autre chose à faire, voilà.

La Miss finit son explication et Nicolas prend une cuiller au hasard pour regarder son reflet distordu dedans. :

-J'ai... rien compris.

Enfin si, il a compris... Il y avait juste trop de trucs à retenir juste pour manger. :

-C'est chiant. ajoute-t-il en reposant la cuiller et en faisant la moue.

Au moins, tout ça aura eu le mérite de dérider Miss Hamilton qui se met à observer la salle dans laquelle ils se trouvent. Elle lui explique qu'avant, elle aurait adoré ce genre de lieux tout en paillettes mais sans chaleur. Nicolas n'a pas de mal à le comprendre, après tout c'est toujours plaisant qu'on prenne soin de soi, mais tous ces codes et ces manières... Il aurait eu beaucoup de mal à s'y faire... même en naissant dans ce milieu, il en était certain. Oui... ce n'était pas là où l'on naissait qui faisait la personne, c'était la façon dont on se construisait. La Miss ne faisait que confirmer son hypothèse.

Ses mots ne tombent pas dans l'oreille d'un sourd quand elle insinue qu'il vaut mieux partir. Même si l'idée d'éventuellement gâcher de la nourriture le gêne, celle de manger à cet endroit sans savoir s'il doit utiliser fourchette X ou couteau Y pour manger des pâtes le soûle. Nicolas trempe ses lèvres dans son cocktail bientôt terminé puis murmure. :

-Dans ce cas... partons. Maintenant. En courant. Sans payer parce que merde !

Il finit son verre, jette un œil à la salle. Aux serveurs absents, le monde leur échappe. Il gigote pour remettre son cuir et jette un regard sauvage à la Miss. L'adrénaline est leur amie. :

-Prête ?... ...C'est parti !

Ils se lèvent dans un grand fracas et sortent aussitôt sous les regards étonnés de quelques consommateurs... mais personne ne les arrête.

Dans la rue, un rire le secoue tout entier. Il avait jamais fait ça ; partir sans payer. Bon, techniquement si, puisqu'il avait fouillé des poubelles, mais il partait du principe que ce qui était jeté était abandonné, sans propriétaire. Là, on venait de faire un bond vers le changement quand même. Roooh ça va, pour deux verres ! Il sort son téléphone et fait une rapide recherche des coins pour manger dans l'avenue dans laquelle ils se trouvent... :

-Alors dans cette direction on aaaaa... Une brasserie, un baaar... Ah ! Il y a un Subway ouvert 24h/24 avec un parc pas loin ou le pont A-... Anitch... ouais bon un pont. Ça te dit ?



##   Lun 14 Nov 2016 - 1:35

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J’ai tapé juste. En plein dans le mille. Le Tonnerre est gavé, saoulé, agacé, tout ce que vous voulez par l’endroit, les manières, le tout. Un sourire illumine mon visage alors que je vois dans le sien que c’est bon, nous sommes partis. En même temps que lui, je termine mon verre. Partir sans payer. Depuis quand ne l’ais-je pas fait ?

Le regard. Le fameux regard sauvage si vivant, que pour le coup, nous partageons. J’enfile rapidement ma veste, prête à partir en trombe dès l’instant où Nicolas me le dira, n’attendant que cela. Et enfin, c’est parti. Le bruit que nous faisons retentit, une ou deux chaises tombent, et les clients nous dévisagent, perplexes. Et pourtant… Pourtant… La voie est libre, nous nous échappons.

J’entends le rire du garçon avant les bruits de la rue, et le mien suit peu de temps après. L’air frais vient battre mes joues, ébouriffer mes cheveux, et nos rires s’envolent quand enfin le son de la foule me parvient. Ils se mêlent aux autres, aux bavardages, aux voitures.

J’écoute à peine ce que me dit Nicolas, trop occupée à vouloir tout voir, tout observer, tout découvrir. Je me tourne vers lui.

« Pardon ? Subway ? Oui, oui ! Tout me va tant que ce n’est plus un endroit comme celui-ci ! »


Je lui souris et nous nous dirigeons vers le fast-food. Comme prévu, la ville, de nuit, est magnifique, vivante, animée. Certes, je ne suis pas fan de la foule, mais là… C’est ailleurs, alors, c’est différent. Les coins de mes lèvres toujours retroussés, je sors de ma veste mon tabac ainsi que l’attirail complet pour rouler une cigarette du bout des doigts froids. Je l’allume, le nez toujours en l’air. Ah… Qu’il est bon de ne plus ressentir l’espèce de pression mise dans ces restaurants présumés chics.

Enfin, nous arrivons au Subway. Je me tourne vers le Tonnerre.

« Je te laisse aller prendre à manger ! Normalement c’est Terrae qui paye il me semble. Mais je ne sais pas exactement comme cela marche. Prends-moi ce que tu veux, je reviens ! »

Et sur ce, je m’échappe vers une épicerie de nuit que j’avais repéré sur le trajet, à quelques minutes à peine du fast-food.

Lorsque Nicolas sort, je l’attends, un grand sourire au visage, une bouteille de vodka dans une main.

« Je me suis dit qu’après ce restaurant nous allions avoir besoin d’un petit remontant ! Es-tu d’accord pour aller manger et boire dans ce parc pas loin d’un pont ? »


Après tout, cela fait bien longtemps que je n’ai pas eu une soirée assez arrosée. Certes l’anniversaire d’Ariana était assez alcoolisée mais… c’était Terrae, et à mes yeux, cela change tout.




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##   Sam 19 Nov 2016 - 19:39

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La ville est magnifique de nuit. Là où ils se dirigent les immeubles sont moins grands, mais l'architecture est travaillée. Les panneaux publicitaires s'illuminent de mille couleurs et Nicolas ne cherche même pas à les déchiffrer, il peut prononcer quelques mots de russe mais alors le lire c'est même pas la peine. Il pointe du doigt le parc dans lequel ils vont manger... Il est éclairé de lampadaires et des stands de vendeurs à la sauvette. Des lampions et des guirlandes de lumières qui embellissaient les arbres rouges et dorés d'automne. Il cherche alors le Subway des yeux et... :

-Oh ben ça alors...

Le Subway est sous terre. Pour un anglophone, cette phrase doit être bien drôle. Nicolas jeta un coup d’œil à l'avenue ; il remarqua seulement qu'il y avait des magasins sous les magasins du rez-de-chaussée, qu'on pouvait atteindre de l'extérieur. Ça le choque un peu, il n'avait jamais vu ça. Il reste là comme un con, la Miss en profite pour s'en aller, il ne sait où. Il ouvre la bouche, la referme et la regarde partir dans la foule. Euuuh... Mais. Je lui prends quoi du coup ? Au pif ?... Bon ben au pif. en espérant qu'elle ne fasse pas d'allergies à un truc en particulier et qu'elle aime tout manger. :

-Deux 30' avec du poulet et du fromage. Supplément bacon pour les deux.

Il pourrait prendre deux trucs différents si elle n'aimait pas, mais il aime prendre des risques. De la salade, des tomates, du maïs, des oignons et de la sauce barbecue et mayo plus tard le voilà dehors avec un sac plastiques, un paquet de chips, un énooorme cookie et deux boissons dans son autre main.

La Miss est déjà là, triomphante, une bouteille de vodka à la main. :

-...Miss Hamilton, vous êtes un génie.

Il lui fait un signe de tête pour qu'elle le suive jusqu'au parc. Nicolas trouve ça étrange qu'il y ait du monde dehors à cette heure... mais il aime ça. Les gens sont bien couverts, bonnets et gants, écharpes épaisses. Certains se bécotent sur les bancs publics, d'autres baladent leurs animaux de compagnie, certains arrivent à jouer de la guitare sans avoir les doigts engourdis. Ceux-là, ils sont forts. Nicolas trouve une place parfaite ; le chemin longe la berge au bout d'un moment. Il s'installe là, les pieds dans le vide et commence à sortir son sandwich. :

-Enfin ! C'est qu'il commençait à faire faim !

Il tend l'autre sandwich à son amie. :

-Bon appétit mademoiselle. fait-il avec une allure de serveur pompeux, une serviette de papier dépliée sur l'autre bras.

Il dévore aussitôt son repas, piochant de temps en temps dans le paquet de chips ouvert entre eux et pointant du doigt certains bateaux passant devant eux. Des bateaux-mouches, des vedettes et d'autres plus massifs où certains mangent et d'autres font la fête. :

-C'est la première fois que je vois des vrais bateaux. dit-il soudain avant d'avaler la dernière bouchée de son pain. Aller ! Fais tourner la vodka maintenant !

Nicolas n'avait pas encore l'habitude de boire de l'alcool comme on boit de l'eau. Il comptait y aller à son rythme, tout en gardant en tête les astuces que lui avait donné son fameux prof de maths pour tous ces merveilleux conseils pour pas finir la tête dans le caniveau. Il trempe d'abord ses lèvres au bord de la bouteille. C'est fort. Bien plus que le punch de la fête d'Aria ou la bière. Si fort qu'il a l'impression que ça lui engourdit la bouche, que ça l'anesthésie. Il prend ensuite une gorgée, la sensation est brûlante. Il pousse un "hm" surpris mais ne tousse pas. Il ne saurait même pas dire le goût que ça peut avoir tellement c'est costaud.

Il rend la bouteille et commence à rouler une cigarette et l'allume avec de l'électricité, se réchauffant un peu les mains au passage. Il aimerait rester comme ça éternellement... Au bord de l'eau à boire de la vodka avec la Miss. Vive les sandwichs.



##   Sam 26 Nov 2016 - 21:37

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Un génie ?

« Bien sûr sir Lefebvre, ne le saviez-vous point encore ? »

Je suis le garçon, caressant des yeux le paysage qui nous entoure. J’ai tant le nez en l’air que je manque de rentrer dans un vieil homme tenant au bout de sa laisse un minuscule chien. Je me surprends à lui rendre le sourire qu’il m’envoie. Je ne sais pas ce que c’est… Peut-être ce méli-mélo de guitare dont les notes flottent autour de nous. Ou bien la joie ambiante qui se dégage des personnes que nous croisons. Mais quelque chose m’apaise. Enfin… Une petite voix dans ma tête me souffle que c’est simplement le fait de changer d’horizon, et elle a probablement raison. Les habitants du coin doivent être aussi tendus que ceux du Japon, simplement, ils sont à mes yeux différents parce que nouveaux. Ce n’est pas eux qui dégagent du bonheur, c’est moi qui en ressens réellement.

Nous nous installons les pieds au-dessus de l’eau, dans le vide. Le Tonnerre n’aurait pu choisir meilleure place. L’air glacé fouette nos visages, l’humidité de l’eau nous refroidit, nous qui sommes les premiers sur son chemin, proies faciles… et pourtant, je les oublie avec une facilité surprenante tant tout est magnifique. Les guirlandes dégagent une lumière chaleureuse, en parfait accord avec les couleurs automnales, et viennent peindre nos peaux d’une légère teinte rouge orangée. Je me tourne vers Nicolas qui me tend mon sandwich, s’amusant à jouer le serveur pompeux.

« Pitié non ! Plus jamais… »


Je secoue la tête en riant, amusée, avant d’attraper ma part du repas. Tout en mangeant, nous observons les bateaux qui défilent sous nos yeux, grignotant quelques chips, nous laissant envelopper par la nuit et ne faisant plus qu’un avec elle. Oui, pour une fois, je me sens à ma place, alors je souris du sourire le plus sincère que j’ai eu depuis longtemps.

Le Tonnerre me demande la vodka et je la lui tends avec un petit rire.

« A ta santé mon cher ! »

Je l’imite lorsqu’il se roule une cigarette, grimaçant alors que mes doigts glacés peinent à faire quoi que ce soit. Je finis néanmoins par y parvenir et tire une taffe après l’avoir allumée. A mon tour, je porte la bouteille à mes lèvres et savoure la sensation de brûlure qui parcourt ma langue, puis ma gorge, ma trachée et s’achève dans mon estomac. Cela réchauffe, c’est agréable.

« Quand j’étais enfant, j’allais toujours m’installer au bord des falaises, au-dessus de l’océan. Il n’y avait jamais ce genre de bateaux, les vagues étaient bien trop fortes, cela aurait été dangereux. Néanmoins, de temps à autre, mon père et moi allions dans des coins plus calmes où de nombreux navires parcouraient l’eau. C’était joli. Il y avait plein de voiles au loin, toutes de couleurs différentes, certaines avec des motifs. »


Mon père… Je n’ai pas parlé de lui à qui que ce soit depuis sa mort. Mais être ici, au-dessus de l’eau, ramène de nombreux souvenirs, sans que je ne me sente pour autant triste. J’ajoute, souriant toujours.

« Néanmoins je ne connais pas ceux-là. Avec tout plein de gens dedans, et de la musique. »


Je bois une nouvelle gorgée de vodka en observant le long bateau qui passe devant nous. Je ne connais que ceux des marins Ecossais… parce que je peux vous assurer que leur petit machin là, dans l’océan déchainé autour des Highlands, il coule…




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##   Dim 4 Déc 2016 - 15:44

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Il regarde la Miss qui à les yeux dans le vague, glissant sur l'eau, admirant les bateaux. Elle raconte ce qu'elle vivait avec son père, en Écosse, les voiliers sur l'horizon, la force de l'océan. Nicolas pourrait presque sentir l'iode et le caractère de la terre de ce pays. C'est ce qu'elle dégage aussi ; de la force et de la fragilité à la fois, des tempêtes surpuissantes et des landes aux dunes harmonieuses. Pourtant elle n'a pas l'air nostalgique, elle sourit. Ça doit l'aider de ne pas être entre les quatre murs de Terrae. Il lui rend son sourire... Ça fait du bien de la voir comme ça, vu son état, de la voir manger et sourire. Son cœur en manque un battement ; elle devrait toujours sourire comme ça.

Puis quand il tend l'oreille, il reconnaît une musique particulière. Il ne s'y attendait pas vraiment... Disons qu'en Russie on s'attend à écouter du russe... pas du Coldplay ! Nicolas se met aussitôt debout et tape dans ses mains en rythme après avoir mis sa clope au bec. :

-Oh, angel sent from up above, you know you make my world light up ! ~♫

Il improvise même un petit pas de danse russe reconnaissable, même si c'est pas dans le thème puis prend la bouteille de vodka des mains de la Miss et bois une gorgée avant de reprendre le couplet. :

-Life is a drink and love's a drug !

Puis il boit encore. Une, deux, trois gorgées à la suite... Oui, il se laisse aller à la vie comme dirait la chanson. Il repose la bouteille près de la Miss, se met bien au bord du fleuve et lève les bras en l'air, comme s'il venait de vaincre mille maux. La liberté donne des ailes et sa voix s'envole. :

-I, oh, I, oh I got me feeling drunk and high ! So high, so high !

Des voix s'élèvent de la vedette d'où provient la musique... Certains leur font des signes, d'autres balancent les bras en rythme. Nicolas plisse les paupières, apparemment, on leur parle bien... mais en russe. Il prend une grande inspiration pour se faire entendre de là où il sont. :

-Whaaaat did you sayyyyy ? We're not from Russiaaa !

-Would you like to come parrrty with us ?! Therrre is drrrinks and musics and yourrr voice is nice !

Nicolas a un geste de recul quand on complimente sa voix... Puis il se méfie, ce sont quand même des inconnus qui les invitent sur un bateau ; aucun moyen de fuir une fois là-dessus. Il met sa main en visière. Une bonne chose déjà, il y a une majorité de nanas en fait, ça a tout l'air d'être une soirée privée. Et on les inviterai comme ça ? Devant leur silence, la personne quasiment penchée sur le bastingage les interpelle dans un accent à couper au couteau après avoir discuté un instant avec quelqu'un. :

-The capitain agrrreed to accost nearrr you ! So ? Arrre you comin' with us ?

Nicolas pinça ses lèvres en regardant la Miss. Ils étaient là pour s'éclater après tout, non ? Il s'accroupit près d'elle et tira une dernière latte sur sa cigarette. :

-Alors ? C'est toi la grande patronne ce soir. Qu'est-ce que tu en penses ?

Il avait pas besoin de préciser qu'au moindre problème il pouvait bouffer n'importe qui. Elle avait entrevu le Loup Noir après tout.



##   Mer 7 Déc 2016 - 21:42

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Une musique s’élève. Inattendue ici. Je ne connais pas, mais cela semble un des morceaux « commerciaux » écoutés par les trois quarts des jeunes que j’ai pu croiser. Ma tête se balance doucement au rythme des paroles et soudain Nicolas est debout. Il tape même des mains. Un sourire surpris se dessine sur mon visage alors que je l’observe, sourcils haussés. Il va même jusqu’à chanter, sa cigarette coincée entre les lèvres. Je ris doucement, sincèrement. Il tente un petit pas russe et tout à coup il récupère la bouteille. Ah bah bravo ! Il va finir saoul le Tonnerre tiens.

Je l’observe, l’envie un peu peut-être. La vodka retrouve sa place à mes côtés, et je l’attrape. A mon tour de boire. J’en ai besoin pour me libérer aussi, pour sentir la chaleur de l’alcool transpirer dans mon corps et me donner la même énergie, la même soif de vie que Nicolas. Mon regard caresse le dos du garçon qui fait face au fleuve, bras levés. Il semble sur le point de s’envoler. Je veux le rejoindre. Alors je bois encore. Je veux que ma tête tourne, que mes barrières s’effondrent.

Des voix s’élèvent, nous interpellent je crois, et mon attention est immédiatement détournée du garçon. Mais Nicolas gère la situation, et je l’entends discuter en anglais avec les passagers de la vedette. Nous sommes en fait invités à monter à leurs côtés. Un petit sourire se dessine sur mon visage au compliment sur la voix du Tonnerre – après tout, ils n’ont pas tort, et même tout à fait raison.

Le garçon me rejoint et s’accroupit près de moi. La grande patronne ? Je ris un peu, mais mon hésitation est perceptible. Faire la fête avec des inconnus ? En Russie ? C’est… imprévu.

Un vent de liberté souffle de la vedette, je le sens. Mes yeux posés jusqu’alors sur Nicolas glissent vers le bateau. Je voulais m’amuser. Je voulais découvrir ce que cela faisait de danser au milieu de la nuit, sous les étoiles. M’échapper de Terrae pour tenter de m’envoler loin de mes préoccupations.

Life is a drink, your love's about to make the stars come out.

Et soudain je me décide. Je porte la vodka à mes lèvres et en bois une bonne gorgée avant de me relever d’un bond. Je m’approche du fleuve, m’arrêtant pile au bord.

- We are coming with you! Can you accost?


Des cris enthousiastes nous parviennent et mon rire éclate pour de vrai. Qu’il est bon de sentir ses ailes se déployer ne serait-ce qu’un peu !

La navette s’approche, et elle est bientôt assez près pour que nous puissions monter. Une main m’est tendue. Une main inconnue. Une main que je suis incapable de saisir. J’ai pâli d’un coup je le sais, et je n’ai pas encore assez bu pour pouvoir passer le cap. Car oui, je me souviens que lorsque l’alcool fait effet, je peux toucher. J’y étais parvenue avec Kurei. Mais là, je n’en ai pas encore eu assez.

Les joues légèrement roses, je me tourne vers Nicolas.

- Pourrais-tu passer en premier ?

Je sais qu’il n’aime pas le contact non plus. Alors si je vois qu’il hésite, j’irai, je me forcerai. Néanmoins… je préfèrerai que ce soit lui, qui me tende la main. Je le connais. J’ai réussi une fois, j’y arriverai de nouveau. Je l’ai même laissé me porter.

Désolée, Nicolas, de te demander cela. J’aimerais être plus forte, mais je sens à côté de moi l’homme qui me propose son aide se demander ce qu’il me prend, pourquoi je ne saisis pas ses doigts, et cela me crispe, m’inquiète, me noue l’estomac.




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##   Ven 9 Déc 2016 - 18:02

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La Miss semble réfléchir tout en observant la vedette... La légère brise gelée fait rosir ses joues et le bout de son nez, lui donnant un peu de couleur dans sa pâleur. Puis soudain, elle se lève, faisant tomber Nico sur ses fesses vu qu'il était accroupi près d'elle. Il la regarde, d'abord surpris, demander au bateau s'ils peuvent accoster puis lâche un immense sourire à la Miss alors qu'on leur répond par l'affirmative. Elle rit. C'est pas la première fois dans la soirée en vérité, il retentissait chaque fois qu'elle laissait son envie de liberté exploser en elle ; il le comprit bien qu'à cet instant, alors qu'ils étaient sur le point de rejoindre une fête privée sur un bateau rempli d'inconnus. Le sourire toujours aux lèvres, il se relève et époussette son jean là où s'est laissé tombé. Il s'empare une dernière fois de la bouteille en attendant que la navette accoste pour boire encore un peu. L'alcool fort fait rougir un peu plus ses joues, il sent la chaleur, factice mais vibrante, qui s'empare de son corps avant de la repasser à son amie.

Une main se tend vers elle... Les dames d'abord semble être une vertu internationale. Pourtant, elle ne s'élance pas ; elle le regarde, l'air gênée, et lui demande de passer en premier. Il n'est pas surpris... Il connaît bien cette partie d'elle qui refuse le contact, comme lui. Il sourit encore, haussant légèrement des épaules. Ne t'inquiètes pas, ça me va. Il s'empare de la main du jeune homme qui ne s'attendait pas à recevoir Nicolas en premier. :

-Hello gorgeous~ !

Il grimpe vite, d'autant plus vite que le blondin ne semble pas vouloir le toucher plus longtemps que ce qui est nécessaire lui aussi. Ahah ! Je suis terrifiant ! Il se retourne pour aider son amie au cas où, c'est qu'il y avait quand même un sacré gouffre entre la navette et la terre ferme, bien que le bateau ce soit approché. :

-A vous Miss. fait-il en tendant sa main.

Il fait attention à elle, autant pour sa sécurité que pour sa gêne, ne prolongeant pas le contact outre mesure. Dès qu'elle a le pied posé sur le ponton, la foule pousse des hurlements de joie. Nicolas rougit légèrement et leur fait signe de la main. Accueillant, ces russes ! On les accueille dans un anglais approximatif tout en les remerciant d'avoir accepté leur invitation. Nicolas ne sut trop quoi répondre, c'était eux qui étaient gentils de les inviter ! Le tour des politesses fut vite fait, au grand soulagement de Nicolas.

Les gens étaient bien habillés, pas classieux, comme au restaurant, mais pour la soirée, la plupart des hommes étaient en costard ou portaient le veston au minimum et une grande majorité de demoiselles étaient en robes... Nicolas et la Miss pourraient faire tâche si ça ne se voyait pas que les gens ne se prenaient pas trop la tête. D'ailleurs, quand la chanson suivante retentit, quelques couples se forme pour un slow, d'autres dansent seuls en sautant simplement sur place. Les gens ici étaient là pour se détendre, pas pour se prendre la tête avec une étiquette. Cool ! Nicolas se laissa s'imprégner du rythme de la mélodie sur les premiers temps et commença une valse, la première chose lui étant venu naturellement à l'écoute de la mélodie. ...Bon une valse tout seul, ça manque de panache mais il n'allait pas forcer la Miss à le suivre si elle voyait autre chose. Il passa devant elle une première fois avec un grand sourire, à la deuxième il fit une révérence, le visage lumineux de bonheur.


HRP : .......C'est la faute d'Aria *fuit en hurlant "yuriiiiiiii" dans la nuit*



##   Ven 9 Déc 2016 - 23:28

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Nos regards se croisent. Encore et toujours. Le sien n’est pas surpris. Mon refus d’attraper cette main inconnue ne l’étonne pas. Il me sourit. Alors je lui rends son sourire, bien que gênée. Nicolas se dirige vers l’homme qui lui en revanche est étonné et le lâche bien vite. Je ne peux retenir un léger rire soulagé.

Puis c’est au tour du Tonnerre de me tendre la main. La sienne, je l’accepte. Mes doigts se posent une fraction de seconde sur sa paume à la peau sèche et abimée puis nous voici tous deux sur le ponton. Des cris heureux nous accueillent, et je sens de la chaleur m’envahir. Serait-ce de la joie ? Probablement.

Heureusement, le début d’une musique coupe court à toutes formes de salutations et autres politesses, et voici tous ces Russes bien habillés en train de danser. Seuls pour certains. D’autres en slow. Et un Tonnerre me tourne autour. Il passe une fois. Me sourit. Une seconde. Une révérence. De la joie. Oui ! Du bonheur qui me transperce le cœur.

Et avant que je n’ai réalisé, j’ai glissé ma main dans la sienne. Je l’ai laissé poser celle qui lui reste de libre sur ma taille. J’y suis parvenue avec Alice, mais c’était moi qui menais. Aujourd’hui, ce soir, c’est lui. C’est Nicolas qui me guide dans cette valse sans fin. Ou du moins j’aimerais. Nous tournons. Nous tournons sans nous arrêter. Je me laisse entrainer, comme je ne l’ai pas fait depuis si longtemps. Comment cela s’appelle déjà ? Ah oui, de la confiance. Je le laisse me faire valser, parce que j’ai soudainement confiance.

J’ai conscience des regards posés sur nous. Nous dansons bien. Beaucoup trop bien. Où a-t-il appris ? Je n’en reviens pas qu’il valse si bien. Il m’y a emmenée sans que je ne m’y attende. Et j’ai accepté son sourire. J’ai accepté d’intégrer sa valse solitaire. Nous voici deux à tournoyer. Un garçon. Face à moi. Qui me sourit. Me touche sans vouloir plus.

J’oublie tout. J’oublie ma tristesse. J’oublie ma solitude. J’oublie Terrae. Je suis en Russie. A Saint Petersbourg. Et je flotte. Je vole.

La musique prend fin. Ma main reste une demi-seconde de trop dans la sienne. C’est chaud. C’est doux. Cela rassure.

- Tu valses étonnamment bien Nicolas. Tu me surprends.


Mais un verre me pousse à lâcher ses doigts car il m’est collé dans la main par celui qui nous a proposé de monter sur le bateau. Je bois une gorgée. Je ne connais pas le cocktail, mais il est fort. Cela ne fait aucun doute. Et à la vodka. Il réchauffe rapidement. Un verre est aussi donné à Nicolas. Je lui souris. Avant de rougir d’un coup face à la remarque du même homme, prononcé dans un anglais à l’accent dur à saisir.

- You’rrrre a beautifuuul couple !


J’aurais bien essayé de protester, de nier, mais le voici déjà parti pour servir les autres invités. OH. JE N’AI JAMAIS EU DE COPAIN OK ? On ne va pas m’en imposer un maintenant ! Je me tourne vers Nicolas, étonnamment gênée.

- Hum… La soirée est sympa… Non ?

Mais soudain, une main se pose sur mon bras – BEURK j’en vomirais presque – et de même sur celui du Tonnerre et nous voici entraînés pour… UNE ROULETTE RUSSE ?

Euh… NAN.

Ah. Les règles nous sont vite expliquées dans un anglais approximatif. Nous avons été entrainés dans un coin du bateau avec cinq autres personnes – si j’ai bien saisi, les organisateurs de la soirée – et les règles sont données. Six cannettes de bières fermées. Soit six balles de revolver. Un arbitre désigné. Celui qui va secouer l’une des bières en toute discrétion. Et chacun d’entre nous – joueurs - doit choisir une cannette et l’ouvrir face à notre visage. Si elle gicle, il nous faut vider les bières restantes. Sinon, une bière gratuite !

Même pas le temps de finir mon verre qu'on me demande de faire mon choix.’ Je désigne alors une cannette que j’ouvre doucement. Rien ! Génial. Au tour de Nicolas. Je me tourne vers lui, dans l’attente de voir s’il a gagné ou perdu…




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##   Sam 10 Déc 2016 - 1:04

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A peine s'était-il relevé de sa révérence que la Miss avait fait un pas vers lui, glissant sa main dans la sienne. Il ne retient pas son regard étonné l'espace d'un court instant, avant qu'il ne s'efface au profit de la joie. Elle est confiante, son sourire est en paix et ses yeux brillants de joie. Il n'en fallait pas plus à Nicolas ; il l'emporte dans sa valse, il la fait tournoyer dans sa ronde de bonheur, savourant la liberté, perdus au milieu de Saint-Pétersbourg, au milieu de nulle part et de partout à la fois. Il lâche un éclat de rire tellement son allégresse déborde de lui... Si seulement ça pouvait durer éternellement... Il ne voit pas les autres qui les regardent, il est tout entier à la danse, le corps droit comme jamais et pourtant souple à chaque pas, guidant comme jamais il n'a guidé... quelqu'un. Un souvenir tente de remonter à la surface, mais il est tout entier à ce qu'il fait, à ce qu'il tente d'offrir à la Miss. Un moment à s'égarer loin de leurs vies, de leurs soucis et de tout le reste.

Quand la musique s'interrompt, il s'éloigne un peu mais elle reste l'espace d'une seconde dans sa main. Il sourit, ravi de voir qu'elle s'améliore, comme lui il y a peu. Tu peux le faire, je suis fier de toi. Il allait lui expliquer qu'il s'ennuyait jeune, dans son appartement, mais qu'il avait rarement eu l'occasion de pratiquer la valse avec... quelqu'un... d'aussi doué qu'elle, quand un russe les sépara pour de bon. La personne les ayant invité un bord leur offrait un verre en leur disant... hein ? Quoi ? Nicolas rougit soudain et se gratte la nuque. On répond quoi à ce genre de... compliment, suppose-t-il ? Il lève alors brièvement son verre, à court de mot, et boit une gorgée. Il reconnaît de la vodka, atténuée par plusieurs jus. Il est agréablement surpris ; il préfère le cocktail à la boisson pure. La personne s'éloigne, les laissant tous les deux. La Miss a l'air... gênée, cherchant apparemment à noyer le poisson en cherchant un sujet de discussion. :

-Personnellement, je pense que s'ils croient qu'on est en couple, on aura pas à se soucier des dragueurs intempestifs... ou des dragueuses aussi d'ailleurs. Mais si ça te dérange -et j'peux comprendre, vu ma tronche-, s'il y a de nouveau une remarque de ce genre je- IIIH !

Cri... viril...

Une main sur son épaule. Il ne s'y attendait pas qu'il s'est contracté tout entier -y compris des cordes vocales faut croire. Les contacts, oui, seulement s'il les a prévu bordel de nouille ! Bref, il contient fort heureusement un triste réflexe vu qu'il a un peu... beaucoup d'alcool dans le sang, et les voilà qu'on les embarque tous les deux pour... une roulette russe à la bière tiens donc. Nicolas est curieux, déjà car il ne connait pas du tout le jeu, même celui qui doit se faire avec une arme à feu. Il boit les paroles des russes qui lui expliquent les règles avec un anglais approximatif mais il comprend. Une bière secouée sur six, celui qui l'a doit tout boire. Eh bien... Pourquoi pas ? Il s'empare d'une canette et observe attentivement la Miss qui ouvre la sienne... et qui n'explose pas. Nicolas déglutit, s'empare délicatement de la languette de sa propre boisson... et l'ouvre d'un coup. Elle se déverse à moitié sur son visage avant qu'il ne la dévie pour protéger ses vêtements juste à temps. Des éclats de rire naissent et il fait semblant de faire la grimace. :

-Beuuuh... That's not fair ! s'exclame-t-il en prenant la bière de la Miss pour la vider d'une traite.

Oui, parce qu'il dit ça mais en vrai, il est bien content d'avoir de la bière. Il préfère cet alcool au reste. Il se lèche les lèvres quand une demoiselle lui apporte une serviette pour qu'il soit au moins présentable pour le second round. Il la remercie et finit ses verres... C'est qu'il avait un cocktail aussi avant ça ! Bref deuxième round... On lui laisse le droit de commencer vu qu'il a perdu. Il s'empare d'une canette au hasard et l'ouvre dédaigneusement... Elle n'explose pas. ENCORE HEUREUX ! Puis lance un regard à son voisin... Nicolas n'avait pas de chance mais, pire que tout, il avait tendance à refiler sa malchance dans les jeux de hasard... Restait plus qu'à savoir qui était plus susceptible de recevoir ses mauvaises ondes.



##   Sam 10 Déc 2016 - 1:54

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Pas le temps de lui faire comprendre que tout va bien au niveau de sa tête et que c’est plutôt dans la mienne qu’il y a un souci. Son petit cri plus aigüe que ma voix – et c’est dire – me fait grimacer. Je vais nous acheter des pancartes « Please don’t touch me » je crois bien.

Le jeu a démarré et… Oh oui ! Nicolas a attrapé la mauvaise bière. Et je ne peux retenir un léger rire… jusqu’à ce que ma bière disparaisse… C’est le jeu vous me direz ! Je me rabats sur mon verre encore à demi-plein. Le liquide commence d’ailleurs à me monter à la tête, et j’ai le sourire facile. Aaaah… La liberté est proche, mes amis !

Aussi proche que la nouvelle partie qui commence. Une bière posée devant moi. Ainsi que devant chaque participant. Le Tonnerre commence. Il s’en sort bien. Comme les autres d’ailleurs. Donc par logique… Eh oui ! Voici venu mon tour d’éloigner l’alcool moussant de mon corps et de vider les cannettes les unes après les autres.

Ça tourne. Ça tourne pas mal. Mais ce n’est pas désagréable. Loin de là. Mes lèvres sont étirées. Je ne connais pas les gens qui m’entourent. Je ne connais que Nicolas. Mais il me rassure. Entre mon sale caractère et ses dents de loup, aucun doute ne fait que nous sommes en sécurité. Alors je me détends. Liberté… Liberté… Je t’ai appelé, et tu m’as enfin répondu.

La partie se fini, et l’un des joueurs s’éloigne sur un « Wait two sec ! ». Nous sommes des gentils invités, alors nous attendons. Il revient très rapidement avec une guitare, et un sourire plus large que sa tête au visage.

- Can you play something ? I mean… Man… Your voice ! And we didn’t hear the lady!


Je hausse des sourcils surpris. Est-ce qu’ils demandent réellement que nous jouions un morceau ? Je plisse les yeux pour mieux me concentrer et réalise qu’en effet, la musique a été coupée. Ils attendent vraiment de nous entendre chanter. La curiosité face à l’inconnu je suppose. Cela ne me dérange pas tant que cela en soit. Je prends une gorgée de mon cocktail avant de me tourner vers Nicolas.

- Je ne connais que les paroles de My Lady d’Arbanville. Est-ce que cela te convient ?

En réalité, je commence à connaître plus de musiques, car je commence à plus m’y intéresser. Mais celle-ci, j’ai bien dû me la passer une centaine de fois. Pour le souvenir de cette nuit. Pour la beauté de cette chanson.

Je m’assois en tailleur face au Tonnerre, plus proche que je ne l’aurais fait d’habitude. Il faut dire qu’il n’y a pas beaucoup d’espace sur le bateau. Mais il me faut aussi reconnaitre que l’alcool m’aide à moins fuir les autres. Et puis, pour chanter, c’est agréable de ne pas être éloigné. De pouvoir se regarder dans les yeux et vérifier qu’aucun des deux n’est perdu. D’autant plus que cela sera la première fois que nous jouerons ensemble.




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##   Sam 10 Déc 2016 - 2:30

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Et c'est la Miss qui semble hériter de sa malchance... Toutefois, lui, il grimace. Bon ce serait mentir de dire que ça l'amuse pas de voir que la roue tourne, mais il fait froid ! Et mouillé il fait encore plus froid ! Il laisse son amie boire ses canettes mais laisse non loin d'elle la serviette qu'on lui a passé pour s'essuyer... L'air de rien, ça l'a bien aidé, elle peut en profiter ! Mais sa tête tourne d'un coup, il a bu beaucoup et plutôt vite. Il se rattrape à la table qui lui fait face avant de se retourner, comme si de rien n'était, avant d'y poser ses fesses en sirotant ses dernières gorgées d'un cocktail inconnu... puis il retient la gorgée qu'il s'apprête à avaler quand il entend quelqu'un crier d'attendre. Il jette un regard autour de lui, le nez toujours dans le verre, avant de se décider à enfin finir son verre. J'ai halluciné ou bien ? Non. Puisque l'instant d'après, on lui tend une guitare. Il la prend, hésitant, tandis qu'il comprend lentement ce qu'on attend de lui... On veut qu'il joue. Eh ? Qu'il joue alors qu'il a bu. Eeeeeeeeh ???

Il inspecte la guitare qu'on lui prête pour l'occasion... Une acoustique classique, comme sa fidèle Gloria. Heureusement, ce n'est pas une folk, il aurait galéré. Il jette un regard à la Miss, s'attendant à être sauvé par elle, mais elle finit son verre et lui précise qu'elle connaît les paroles de... L-Lady d'Arbanville. Nicolas est touché. Il se souvient lui aussi. Il a un petit sourire, mais un sourire très sincère. Ok... Rien que pour ça alors, rien que pour toi. Il teste les cordes pour voir si elles sont justes. :

-Ça me va.

Il s'assoit en tailleur, parfaitement incapable de jouer debout sans avoir de sangle pour soutenir la guitare. La Miss le rejoint, toute proche. Il fait aller ses doigts, autant pour tester sa capacité à trouver les bonnes cordes avec de l'alcool dans le sang que pour bien identifier chaque note, retrouver les bons accords. Une fois ceci fait, il donne un regard à son amie. Sans même un mot, ils sont en accord. Alors il hoche la tête, et commence la chanson mythique avec les quelques notes caractéristiques.

C'est pas parfait, loin de là. L'alcool n'aide pas et Nicolas ne fait de la guitare que depuis moins d'un an. Mais cette chanson, il l'a souvent répétée, il l'a souvent jouée. Même tout seul. Au point qu'il se permet même de faire un peu de percussion sur le coffre de l'instrument quand il le peut, marquant cet effet de cœur battant ; ce cœur mort dans la chanson. Ce serait bien plus joli avec une deuxième guitare, alors pour palier à ce manque, quand il voit qu'il peut à peu près jouer sans regarder son manche, il relève la tête, regarde la Miss dans les yeux et fait à demi-voix, pour ne pas la déconcentrer dans son chant, des chœurs doux, ténus, comme loin au fond d'une grotte, à l'aide d'une voix grave qu'il n'a que depuis qu'il a mué. L'ensemble des voix est parfaite. :

-I loved you my lady, though in your grave you lie, I'll always be with you, this rose will never die, this rose will never diiie...

La chanson se termine avec une note en suspens... et seulement Nicolas remarque que le silence s'était fait lors de leur interprétation... Avant qu'ils ne soient accueillis par des applaudissements... :

-A-gain ! A-gain !

Nicolas rosit. Il aimerait répondre à l'attente des russes qui les entourent mais il ne voit pas... Oh... Oooooh !!! Il fait alors deux accords, simples, tout en lançant un regard brillant à la Miss. Il ne connaît qu'une chanson écossaise... et elle parle... de kilt et d'alcool. :

-Well a Scotsman clad in kilt left a bar one evening fair,
And one could tell by how he walked that he'd drunk more than his share.
He fumbled round until he could no longer keep his feet,
Then he stumbled off into the grass to sleep beside the street...


Il regarda ensuite la foule l'encourageant à reprendre avec lui. :

-Ring ding diddle iddle I de oh ring di diddly I oh !

Et bientôt, une vingtaine de russes chantèrent cette chanson paillarde venue des landes, alors que Nicolas improvisait presque à la guitare.



##   Sam 10 Déc 2016 - 3:23

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Un sourire me répond. Le garçon est touché que je connaisse les paroles de la chanson. De sa chanson. Cela se voit, pour une fois.

Rien de plus qu’un regard ne nous est nécessaire pour être sur la même longueur d’onde. Le morceau démarre. Mes paupières se ferment par moment. Se rouvrent à d’autre. Je laisse aller ma voix étonnamment pure pour la « souillure » que je suis. Ma tête bat doucement le rythme en même temps que les doigts de Nicolas sur le coffre de la guitare. De temps à autre, son timbre grave rejoint le mien, et alors l’ensemble devient splendide. Même moi, au cœur du morceau, je peux en ressentir les vibrations au plus profond de mon cœur. J’aimerais que nous continuions ainsi longtemps. J’aimerais que nous puissions nous réchauffer à grand coup de chants et de notes envolées. J’aimerais que la Russie soit loin du reste, si loin que nous y soyons coincés.

Mais tout a une fin. Ainsi que ce moment. Quand tout s’arrête, j’ai comme l’impression que l’on vient de planter une aiguille dans la bulle qui m’entraînait vers le ciel. Et là seulement je saisis, ce n’était pas une paroi de verre qui me coupait des bruits humains. Les gens se sont réellement tus. Tous les regards sont posés sur nous.

Je finis mon verre d’une gorgée rapide, comme soudainement gênée par le silence trop pesant à mon goût. Nous sommes le centre de l’attention, c’en est dérangeant. Et soudain, c’est une salve d’applaudissements qui s’abat sur nous et me tire un regard intrigué. Est-ce qu’ils auraient tant apprécié ? Apparemment !

Ils en redemandent. Et Nicolas leur en donne.

Cette chanson. Mes yeux s’écarquillent imperceptiblement. Je la connais. Un sourire d’enfant étire mes lèvres. Je me souviens bien d’où je la tiens. Ces moments où avec mon père nous allions au bord des falaises, il n’était pas rare que nous rentrions en faisant un détour par le port pour que je puisse voir les bateaux de plus près. Nous passions alors parfois devant des cafés ou des bars dans lesquels les marins prenaient une pause et – surtout – vidaient des bières. Il n’était pas rare qu’ils chantent. Mon père ne voulait pas que nous y restions trop longtemps car il n’était pas à l’aise à l’idée de voir sa petite fille chérie si près de ces épaves imbibées d’alcool comme il disait.

Il n’empêche que je me souviens avoir à plusieurs reprises entendu ce morceau. Et ce dont je me rappelle aussi, c’est d’avoir demandé à ma grand-mère si elle connaissait des danses de marins. Quelle baffe je m’étais prise… Une petite fille ne doit connaître que les danses de salon, voyons. J’aimais pourtant ce morceau dont je ne connaissais que l’air et qui résonnait chaque jour dans ma tête. Mes lèvres remuent sans que je ne le remarque, chantant les paroles bien connues par automatisme, alors que je revois ma grand-mère m’obligeant à apprendre l’un de ces danses de la cour, comme elles sont appelées. La Gay Gordon notamment. Et soudain une idée me vient. Je réalise que les regrets peuvent se transformer et disparaître.

Je me lève d’un coup, une lueur tant dû à l’alcool qu’à ma joie dans le regard.

- Veux-tu que je t’apprenne comment les Ecossais dansent chez les nobles ?

La foule autour de nous est lancée de toutes manières. Nicolas peut arrêter de jouer de la guitare, eux ne cesseront pas le chant avant un moment. Je lui tends la main pour qu’il puisse la saisir. Je lui explique comment se placer, et me voici avec son bras passé derrière mes épaules, nos mains tenues. Je lui montre les pas, lui donne des conseils.

- Là, tu vois, tu me fais tourner, puis c’est comme la valse… Hop nous repartons comme au début, et ainsi de suite…

J’observe autour de nous. Les gens chantent toujours, mais ils ont décidé d’eux-aussi tenter de danser. Alors je tente de parler un peu plus fort afin que tout le monde entende bien.

- Bon ! Par contre le rythme habituel est bien trop lent pour cette chanson. Nous allons nous endormir. Donc… Accélérons tout cela !


Et je nous lance, bien plus vite que la danse originelle. Je souris à Nicolas, mais avec une petite angoisse. J’espère que cela l’amuse autant que moi. Grâce à l’alcool et à l’ambiance de la nuit, je suis parvenue à dépasser mon dégoût du contact, du moins pour le moment. J’espère qu’il en profite autant que moi…




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##   Dim 11 Déc 2016 - 15:30

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La Miss est surprise et elle sourit ensuite. Elle la connaît donc. Ça le rassure un peu, parce que la chanson est un poil cliché, et c'est pas parce que lui est français qu'il connaît les chansons de Piaf par cœur tout en "honhon baguette" de temps en temps, c'était pareil pour la Miss écossaise. Ça l'encourage à continuer bien plus que la petite foule étrangère en train de battre des mains en rythme tout en faisant entendre parfois des sifflements heureux. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle se lève d'un coup en lui demandant s'il voulait apprendre... une danse. UNE DANSE ÉCOSSAISE ! Des milliers d'étoiles naissent dans ses yeux de gamins. :

-OUAIS !

Il se lève, tend la guitare au Russe le plus proche et s'empare de la main qu'offre la Miss en fixant le sol. Le bras derrière la nuque de son amie, l'un à côté de l'autre, il suit ses indications. Quelques pas en avant, puis demi-tour sans la lâcher. Ses pieds ne sont pas encore fait à cette manière de danser, surtout que l'alcool n'aide pas trop à la coordination, mais il apprend vite... Surtout qu'après l'avoir faite tournoyé, il retrouve quelques pas de valse qu'il connaît bien, avant de reprendre les pas du début. Okay ça devrait aller ! La Miss s'adresse à la foule qui les entourent qui battait encore des mains pour certains, d'autres étant eux aussi en train d'apprendre la fameuse danse noble. Eh ?... Comment ça on accélère ?! Il lâche une onomatopée quand elle repart, cette fois plus rapidement. Nicolas s'emmêle un peu les pinceaux, mais il la suit.

Les claquements de mains se font plus forts, plus rapides, on entend des rires, des éclats alors que le monde tournoie autour d'eux. Après quelques allers-retours, Nicolas arrive enfin à se caler sur le rythme, à faire aller ses jambes en chœur avec ceux de la Miss. Son sourire s'agrandit quand il entend le refrain de la chanson écossaise reprise par ceux qui sont sur le côté, à encourager les danseurs improvisés. Plus rien n'existe sinon les tourbillons enjoués. Les masques, la gêne, le Loup Noir. Nicolas a 16 ans, il est bien pompette et il est en train de danser la Gay Gordons sur une chanson paillarde écossaise, sur un bateau russe glissant sur les flots au cœur de Saint-Pétersbourg.

Mais comme tout à une fin, cette danse et la chanson s'épuisent. Tenant la Miss du bout des doigts, il fait une petite révérence avant de récupérer sa main pour applaudir tout le monde... même si en vérité, il n'applaudissait qu'elle dans son cœur. Quelqu'un remet alors la musique, il entend un rythme hispanique venir de la cabine et la soirée reprend comme si rien ne s'était passé ; des verres voyagent de nouveau, certains restant sur la piste, Et soudain le Cthulhu. ...Nan j'déconne. Enfin, ça fait presque le même effet. Nicolas a regardé sa montre en faisant une grimace... C'est qu'ils devaient retrouver le chemin du retour aussi... et éventuellement réussir à se lever le lendemain pour profiter de la ville le jour. Des salutations polies, des bourrades dans le dos qui lui tirent un rictus, des indications sur la route à prendre et on les dépose sur la berge. De grands mouvements de bras vers les gentils russes, ils regardèrent un instant la navette reprendre le cours de l'eau, emportant la musique mais pas leur bonne humeur. Ils rentrent en tanguant dangereusement jusqu'à l'hôtel où leur lit chaud les attend.

***

-Gnuuuuh... Quel est l'con qui a oublié de fermer les volets hier souaaaar ?...

C'est toi Nicolas. Ébloui par le soleil du matin, il remarque qu'il est tant mis au bord du lit que sa main touche le sol, qu'il glisse... et s'étale par terre dans un grand fracas. Il tousse, claque sa langue sur son palais. Eurk. Reniflant fort, faisant naître des petites étoiles dans son champs de vision, il se lève pour abaisser légèrement le volet, afin que la lumière trop claire du matin cesse de blesser leurs yeux. Il veut pas regarder l'heure mais à son avis, il est plus proche de midi que du petit déj'. :

-Miiiiss ?... murmure-t-il pour ne pas ranimer sa migraine. Tu doooors ? J'peux prendre la salle de baiiiin ?

Ouais parce qu'apparemment la veille, il avait décidé que c'était une bonne idée de s'endormir en slip à côté d'une jeune fille. Malin.



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