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добро пожаловать... Wé... Bienvenue à Saint Petersbourg quoi! [Nico ♥]
##   Dim 11 Déc 2016 - 22:43

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La voix d’un homme. De la lumière. Non, pardon, TROP de lumière. J’ouvre mes yeux. Une pièce inconnue.

BAM.

Je sursaute et me retourne à temps pour voir un garçon en slip en train d’abaisser en partie le volet avant de se tourner vers moi. Miss…

Je commence à émerger. Et à comprendre. Je me redresse légèrement et rejette par automatisme en arrière les boucles rousses qui gênent ma vision, avant de poser mes yeux verts endormis sur Nicolas – oui, oui, maintenant que je me réveille un peu plus je me souviens. Je penche ensuite la tête sur le côté en étouffant un bâillement.

- Fais-donc…

Comme lui, j’ai murmuré. Il faut dire que… Outch. Nous avons bien bu hier soir. Un peu trop ? Naaaooon. Pas notre genre…

Le Tonnerre disparaît dans la salle de bain et je me lève en m’étirant. Je constate soudain que j’ai dormi complètement habillée… et que je ne dois pas sentir super bon. Un reniflement sur mon pull m’apprend que cela va, je ne vais pas tuer le premier que je croiserai mais quand même… une douche ne fera pas trop de mal.

Je balaye du regard la chambre avant de tomber sur ce que je désire : le téléphone. Je m’en empare pour appeler le service de chambre et demande dans un anglais rapide et marmonné qu’on nous apporte deux cafés ainsi que des viennoiseries. Je raccroche ensuite et m’approche de la fenêtre. La soirée de la veille défile lentement dans mon esprit, comme si quelqu’un avait enclenché le mode « ralenti ».

Je revois l’épisode du restaurant, revis ce moment de doute face au pouvoir du garçon. Puis je me souviens de notre fuite, et cette soif de liberté que j’ai tenté d’assouvir par tous les moyens à force de le voir profiter de cette nuit. Je me souviens du bateau. Et je me souviens être parvenue à lui tendre la main pour que nous dansions. J’ai compris que je lui fais confiance. Je ne sais pas bien pourquoi. Peut-être ce contact visuel que je n’ai jamais eu avec qui que ce soit, les autres fuient ceux qui regardent dans les yeux. Mais j’ai compris qu’avec lui, je peux m’amuser, et être un peu plus moi que d’habitude.

Deux petits coups à la porte mettent fin à mon introspection et je vais ouvrir. Du caféééé ! Je remercie l’homme de chambre et pose sur une des tables de nuit les deux croissants qui ont été apportés. J’allais y poser la boisson de Nicolas mais à ce moment-là celui-ci sort de la salle de bain et je le lui tends en accueil.

- Je me suis dit que ce ne serait pas de refus… Bonne douche ?


Je bois une gorgée dans ma propre tasse tout en désignant du menton les deux viennoiseries posées.

- Tu as aussi un croissant si tu le souhaites.


Je m’assois sur le lit et m’étire légèrement. Je me tourne ensuite vers Nicolas.

- Bon, nous ne nous sommes pas réveillés aussi tôt que nous l’aurions voulu mais il nous reste quand même du temps. J’ai lu dans l’avion avant de m’endormir quelque chose à propos du Jardin d’été. Il avait l’air splendide… Est-ce que cela te tente ?


Autant profiter du splendide soleil qui nous fait l’honneur de se montrer aujourd’hui après tout.





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##   Mar 13 Déc 2016 - 22:33

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Elle lui autorise à prendre une douche en premier. Quel gentleman... Il lève ses deux pouces en l'air et s'y précipite en s'emparant de son sac à dos au passage. Il se débarrasse de son slip après avoir fermé la porte, se glisse dans la douche et fait aller l'eau. Il a l'habitude depuis tout petit de ne pas attendre que l'eau se réchauffe pour commencer à se laver. Il ferme ses yeux sous le jet, rassemble ses souvenirs de la veille. Donc, le restaurant, le Subway, le parc, le bateau et puis on est rentré. Il a du mal à bien visualisé ce qu'ils ont fait une fois rentré dans l'hôtel ; Nicolas a du s'y sentir assez en sécurité pour dire à son corps "maintenant tu peux être bourré", et faire en sorte que ses souvenirs soient flous qu'à partir de ce moment. Entre le voyage et les émotions fortes de la soirée, il ne pouvait s'être passé qu'une seule chose de toute manière... Ils ont du se jeter dans le lit comme des zombis pour y dormir comme des masses jusqu'à il y a peu. Nicolas sourit. Ce dont il se souvient le mieux, c'est tous les efforts que la Miss avait fait ; niveau contact, mais aussi... parce qu'il était Sensitif. Il y pense mais il sourit quand même. Il la connaissait un peu quand même, il savait que si elle voulait savoir quelque chose elle l'apprendrait... Peut-être qu'elle aussi ne voulait pas briser al magie de l'instant, mais même si c'était pour une raison égoïste, il était ravi. Elle révise les priorités. Et lui aussi. Il profite de la douche aux jets massant sur les côtés ; il y reste une minute de plus qu'à l'accoutumée ! Ouh lala ! Le rebelle ! Avec un sourire d'enfant comblé sur les lèvres, il coupe les robinets et sort pour se sécher en quatrième vitesse. Slip propre et jean noir mis, il est encore en train de sécher ses cheveux quand il sort de la salle de bains.

A peine sorti qu'elle l'accueille avec une tassé de café fumante, si proche que l'odeur lui chatouille les narines avant qu'il ne puisse la voir. Il pose la serviette humide sur ses épaules et regarde la tasse, puis la Miss, alternativement. :

-Woh ! Comment ?!... Tu l'as trouvé où ?! il s'empare alors doucement de la tasse, comme si elle allait s'enfuir. Merci !

Oui parce qu'il avait vu comment se comporter dans les restaurants huppés grâce à des films, mais il n'a pas encore vu de films où on parle d'hôtels m'voyez ?... A part Shinning mais il se doute que c'est pas laaa référence des hôtels du monde. Quoi que, il y a peut-être un gars avec une hache dans le coin ? Peut-être aussi que c'est toi qui devient fou Nico.

Il prend un croissant et mord dedans. Il... est... Bon ! ...Bah quoi ? En tant que français on se dit que les croissants ne sont bons qu'en France m'voyez ?... Oui bon, Nico peut tout manger aussi donc... Les joues pleines de croissants, comme un écureuil, il se retourne vers la Miss qui vient de s'asseoir sur le lit. :

-Ouaip, ça me va. Je vais mater le plan de la ville pour voir si c'est pas loin et si y'a pas d'autres choses à voir dans le même quartier.

Il dégaine son téléphone, tapote quelques secondes dessus avant d'attendre les résultats de la recherche, tapote encore un peu. :

-Hé... Il suffit de remonter l'avenue dans l'autre sens en fait, et on y est. Et sur le chemin, il y a un musée, un ancien château impérial dans lequel on peut voir des peintures et... une... cathédrale ?

Il hausse un sourcil puis ferme la page internet qu'il a ouvert. Un lieu saint... Il n'y a pas été dep-... :

-Bref on risque pas de s'ennuyer !... J'vais me préparer et en fumer une avant de partir, la douche est toute à toi... D'ailleurs, j'en ai jamais vue des comme ça, avec des jets sur les côtés... Mais c'est cool en fait.

Il termine son café pour mettre un t-shirt au hasard, puis il se dirige vers les vêtements sales qu'il a dispersé hier soir, en se dirigeant vers le lit pour y comater, dans son habitude de toujours ranger et nettoyer lui-même.



##   Lun 19 Déc 2016 - 18:05

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La tête de Nicolas face au café vaudrait une photo. Ses cheveux en bataille, torse nu, il me regarde, puis le café, puis me regarde… et ce plusieurs fois avant d’enfin saisir la tasse, apparemment tout content. Il me demande où je l’ai trouvé. Je hausse les épaules et lui réponds d’un air tout à fait naturel :

- Ne t’aies-je jamais dit que faire apparaître du café fait partie de mes pouvoirs secrets ?

Je prends une gorgée de ma boisson mais délaisse le second croissant. Je me réhabitue à manger régulièrement par étape… Mon estomac n’accepte plus tout à fait les petits déjeuners, même s’il est déjà l’heure du repas de midi il lui faut un petit temps de réveil.

Un sourire étire mes lèvres lorsque Nicolas-hamster me répond. Il ressemble à un gamin qu’on n’aurait pas nourri pendant trop longtemps et qui redécouvrirait le goût de la nourriture. En tout cas, je suis contente de voir que le voyage a aussi l’air de lui plaire. A peine aies-je mentionné le parc que déjà il se plonge dans un plan de la ville sur son téléphone pour voir ce qu’il y a dans les alentours. Le coin paraît intéressant, mais autre chose attire mon regard… Le sourcil haussé du Tonnerre lorsqu’il évoque la cathédrale. A-t-il un souci avec les lieux saints ? Je ne pose néanmoins pas la question et me dis que, envie de la visiter ou non, je verrai sur le moment s’il souhaite y aller ou pas.

- C’est parfait nous aurons de quoi faire en effet !


Je finis mon café et me lève ensuite pour me diriger vers la douche – massante donc, quel plaisir ! – pendant que Nicolas achève de se préparer. Je me déshabille rapidement, et, enfin libérée de mes vêtements de la veille, me glisse sous l’eau une fois qu’elle est chaude. Depuis que je suis à Terrae j’ai repris goût aux douches brûlantes, après avoir passé trop de temps à me laver à l’eau glacée. Je pourrais passer des heures sous la cascade qui se déverse du pommeau. Ajoutez-y des jets massants, et je ne peux plus en sortir. Il le faut pourtant, et après avoir lavé mes cheveux et mon corps, j’éteins l’eau et attrape une serviette que j’applique dans un premier temps sur ma tignasse rousse afin de tenter de la sécher. Je finis par la nouer autour de ma poitrine pour essayer de défaire du bout des doigts les nœuds qui emmêlent mes boucles. Finalement, quand je juge que le volume ne sera pas si terrible, j’achève de me sécher et m’habille rapidement. Des sous-vêtements, un jean noir et un gilet en laine vert émeraude glissé par-dessus un t-shirt noir plus tard, me voici hors de la salle de bain.

Nicolas est prêt et ses affaires rangées. Il est propret, le garçon. Je fourre mes vêtements sales au fond de mon sac à dos après les avoir pliées. J’attrape ensuite mon tabac ainsi que mes feuilles et filtres et roule vite fait une cigarette que je glisse dans une des poches de mon gilet. J’achève ma toilette et nous voici fin prêts à sortir crapaüter dans les rues de Saint Pétersbourg.

Nous sortons de l’hôtel. L’air est frais, mais le soleil brille toujours au-dessus de nous. Cela fait du bien d’être dehors. Je souris, heureuse et sors la cigarette de ma poche pour la porter à mes lèvres. Je l’allume, en tire une taffe et ferme quelques secondes mes yeux en recrachant la fumée, profitant des rayons tièdes qui caressent mes joues et viennent sécher mes cheveux encore humides. Je finis par me tourner vers Nicolas.

- Je ne vais plus jamais vouloir repartir d’ici. Il te faudra me trainer jusqu’à l’avion.


La simple évocation de l’engin volant me donne un frisson et je tire une nouvelle fois sur ma cigarette avant de commencer à marcher pour remonter la rue.

- Qu’allons-nous voir en premier ?


Parce que je veux bien continuer d’avancer mais, après tout, c’est lui le mieux placé pour savoir où nous allons. Contrairement à moi, il a vu le plan.




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##   Lun 19 Déc 2016 - 21:19

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Nicolas glousse et il ne peut s'empêcher d'ajouter à la blague de la Miss. :

-Je pense que, si il y avait des terraens capable de maîtriser le café, j'en ferai parti darling~... et je serai déjà Master !

Le temps qu'elle aille prendre sa douche, il range ses affaires. Les vêtements sales dans un sac plastique, ouvrant la fenêtre pour aérer la pièce... Il aimerait trouver un aspirateur pour au moins faire place nette mais... mais... MAIS MEC t'es dans un hôtel ! La femme de ménage va passer dans l'après-midi sans doute, mais ça, il n'en a pas idée. Il s'allonge ensuite dans le lit en attendant la Miss, après avoir mis un pull parce qu'il fait frisquet quand même dans c'pays. Il réfléchit à ce qu'il pourrait faire ce soir, c'est clair qu'ils ne peuvent pas trop se permettre de se coucher tard contrairement à hier, ils ont l'avion retour à prendre demain.

Mais hop hop hop, à peine le demoiselle sortie qu'ils s'emparent de leur matériel de clopage intensif et se dirigent vers la sortie après s'être correctement couverts. Nicolas ferme un instant ses yeux à la fraîcheur extérieure, à la lumière qui illumine ses yeux si clairs. Il allume ensuite sa cigarette et répond à la Miss. :

-Les Jardins ! C'est ce qu'il y a de plus éloigné. Comme ça, au fur et à mesure que la journée passe, on revient sur nos pas en visitant les différents endroits, ça te va ?

Nicolas a un grand sourire ; l'idée de découvrir le rend beaucoup trop joyeux. S'il le pouvait, il ferait son sac et chaque mois, il partirait une semaine visiter un nouveau pays qu'il parcourrait en moto... Parce que la moto c'est classe. Et puis il a le manteau de cuir assorti ! Sur le chemin, ils croisent donc un théâtre et la fameuse cathédrale qu'il pointe du doigt pour que la Miss puisse se repérer aussi et admirer la vue que le bâtiment offrait de l'extérieur... C'pas d'la cathédrale de tapette. Même son nom déchire : Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé. Aaah c'est spécial hein. Ça fait très Russe pour le coup. Il passe un instant à admirer les enluminures et les toits colorés, l'air émerveillé. Ça change de l'église romane de son petit village, c'est sûr !

Puis ils traversent un pont et longe un petit moment le cours d'eau, au loin, Nicolas repère le Château des Ingénieurs. Difficile de le rater en même temps. Mais de leur côté, à gauche, se trouve les Jardins d'été. Il s'arrête et prend une voix monocorde. :

-Vous êtes arrivé.

Il glousse avant de passer le portail. Ce n'est pas tout de suite impressionnant, l'allée qu'ils suivent d'abord ressemble à n'importe quelle allée qu'on peut trouver dans n'importe quel parc, avec des arbres et tout... Puis leur allée débouche sur de petits jardins qu'ils se décident à traverser... Nicolas se penche parfois sur les bacs, reconnaissant quelques plantes, retenant une furieuse envie de plonger ses mains dans la terre vivante et sombre. Il se tourne alors vers la Miss, le regard étincelant, le sourire aux lèvres, et il montre les plantes vivaces qu'on peut utiliser en soupe pour aromatiser, en médicament pour soigner, en poison même, sans même se demander si parler de ça pouvait la mettre mal à l'aise.

Ils finissent par tomber sur un lac grandiose, avec quelques cygnes qui y pataugent. Nicolas ne peut pas retenir une onomatopée surprise, émerveillée. Et puis, il se penche au bord de l'eau, là où des roches ont été installées pour faire pousser une plante bien précise. :

-Il y a des Edelweiss !

C'est la première fois qu'il en voyait des vrais, des vivantes. Les yeux ronds, il n'ose tendre sa main pour frôler les pétales blanches. Il murmure presque, comme s'il était mu de respect pour la plante. :

-Elles poussent en haute altitude d'habitude, c'est une espèce protégée bien qu'elle semble être résistante, elle fleurit même dans le froid. Oh et c'est l'emblème de la Suisse !

Il se tourne soudain vers la Miss et prend d'un coup un air contrit. :

-Ah... Pardon... Je dois te soûler depuis tout à l'heure. Je me tais maintenant, promis !

Il se redresse alors pour admirer le lac... Il y a une brise qui refroidit tout ici, mais elle est agréable grâce aux rayons du soleil vivifiant. Nicolas respire à grande goulée. Il a l'impression d'être en paix dans ce paysage superbe.



##   Lun 19 Déc 2016 - 22:28

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Nicolas… quel organisateur ! Il réfléchit aux détails, et cela me tire une petite moue amusée.

- En route pour les Jardins alors ! Le programme me parait parfait.

Le sourire du Tonnerre me motive d’autant plus. Notre pas est rapide mais ne nous empêche pas de tout admirer autour de nous. Un théâtre. Une cath-

Non. Pas UNE cathédrale. LA cathédrale. Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé. Aka la perle d’architecture au nom totalement badass. J’admire les dômes, les arcs, les couleurs qui parent le monument. Je me perds dans le vert, le doré et le bleu, un sourire émerveillé aux lèvres. Je marche un moment sans la lâcher des yeux, puis nous approchons d’un pont que nous traversons, et je me perds cette fois-ci un moment dans l’admiration du gigantesque cours d’eau que nous longeons désormais. Je redresse ensuite le regard pour tomber sur le Château des Ingénieurs au loin. Même si nous ne le voyons pas de près, je sens tout de suite que le bâtiment va moins me plaire. Il est gigantesque certes, mais paraît moins travaillé que la cathédrale avec ses enluminures et tous les détails dont elle est faite.

Enfin, nous sommes aux Jardins. Je souris à Nicolas alors qu’il imite la voix d’un GPS. Néanmoins, le début du parc est simple. Juste des arbres, des fleurs… Et puis nous arrivons sur de multiples petits jardins que nous découvrons. Le Tonnerre semble passionné, et je dois avouer que je partage sa soif de voir – tout voir. D’ailleurs nous avons le même regard brillant, la même manière d’aller voir à droite à gauche. Il se met à me parler des plantes que nous voyons, m’expliquer ce que l’on peut en faire. Dans ses prunelles des milliers d’étoiles brillent, et je bois ses paroles. N’importe quel sujet est intéressant à partir du moment où il est amené avec passion, et là c’est clairement le cas.

Nous atterrissons finalement sur un lac. Magnifique. Des cygnes s’y trouvent, barbotant allégrement dans l’eau. Si je laisse échapper un rire amusé, le garçon lui en lâche une onomatopée. Nous ressemblons à deux enfants débarquant dans un des mondes de Miyazaki. Tout autour de nous nous parait fantastique, irréel. C’est… époustouflant. Oui. Je suis Nicolas lorsqu’il s’approche de l’eau et il me montre des jolies fleurs aux pétales blanches. J’en avais oublié le nom, mais le Tonnerre me le donne. Je répète après lui, dans un souffle :

- Des Edelweiss… Elles sont magnifiques !

Il m’explique ensuite qu’elles poussent généralement en altitude, qu’elles sont protégées mais résistantes puisqu’elles peuvent même fleurir dans le froid. Il me dit aussi que c’est l’emblème de la Suisse. Même si je le savais, je ne peux retenir un sourire admiratif qui vient illuminer mon visage, puis disparaitre lorsqu’il s’excuse, laissant place à une mine exaspérée.

- N’importe quoi ! lâché-je en levant les yeux au ciel. Tout ce que tu m’apprends m’intéresse sincèrement. Tu dois assez bien me connaitre maintenant pour savoir que sinon je ne me serais pas tue tout le long.

Nous nous retrouvons face au lac, en une longue admiration. Je n’ai pas envie d’en bouger tout de suite. Nous sommes bien là, à l’air frais, sous les rayons du soleil, en pleine nature.

- Au fait… d’où sors-tu toutes ces connaissances sur les plantes ?

Je pose sur le garçon un regard intrigué, réalisant soudain qu’il en a une vaste maîtrise qui est assez surprenante et inhabituelle pour une personne de son âge. Décidément, il m’intrigue toujours un peu plus.




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##   Lun 19 Déc 2016 - 23:19

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Nicolas rougit. En vérité, il adore apprendre autant qu'il aime partager son savoir... Il pourrait être prof en fait, mais il considère que ce qu'il sait n'est pas d'une utilité "scolaire". Il sait tondre un mouton et monter à cheval, pas certaines formules mathématiques ; il sait construire et réparer des cabanes, pas toutes les figures de styles littéraires. Il a les connaissances "utilitaires" d'un garçon qui a grandi à la dure dans une campagne éloignée de tout, où le savoir se transmet ou se trouve dans la bibliothèque du village. Et si son savoir est vaste, il ne peut que remercier sa mémoire. Alors il ajoute rien et regarde le paysage... C'est vrai que, s'il avait effectivement soûlé la Miss, ça aurait bien été son genre de l'arrêter direct. Il y songe et sourit encore une fois, les yeux perdus sur l'eau calme du lac.

Puis elle lui pose une question... à laquelle il ne s'attendait pas. Son regard doit être tout aussi intrigué que le sien mais il repart bien vite dans la contemplation des cygnes gracieux... Les plantes... réfléchit-il. :

-A la base, c'était parce que j'étais pauvre. Je volais des légumes dans les jardins et je cueillais des fruits et des champignons dans les bois, selon la saison... Fallait éviter les trucs toxiques donc j'ai lu des livres là-dessus.

Il prend une pause et reprend. :

-Je m'ennuyais. A part les devoirs, j'avais pas... d'activités saines disons. Alors je passais la plupart de mon temps à la bibliothèque. Je lisais des livres sur tout ce que je ne pouvais pas connaître dans le village... La danse, la psychologie, les religions, le monde,... et du coup les fleurs... C'est surprenant que, sachant que je vivais dans la campagne, je ne croisais pas si souvent des fleurs.

Il consentait à parler à cœur ouvert parce qu'il savait qu'elle était capable de comprendre... parce qu'elle avait tellement grandi depuis qu'ils s'étaient rencontrés sur le toit. Elle méritait une récompense, comme cette fois où il lui a raconté l'histoire d'une de ces cicatrices : il lui racontait un pan de son passé. Il n'était pas mal à l'aise, ni malheureux. c'est même plutôt un souvenir heureux qu'il partage. La bibliothèque, c'était sa deuxième maison, son cocon chaleureux quand il n'avait plus d'endroit où allait et qu'il ne supportait plus la vision de sa mère en train de baver devant la télévision.

Il prend une longue inspiration. C'est quand même étrange de parler de ça alors qu'ils sont perdus au milieu de Saint-Pétersbourg... Si on lui avait dit, l'année dernière, qu'il serait là avec une belle petite rousse à mater des cygnes en train de faire des ronds dans l'eau, il se serait marré. D'ailleurs, il se marre pour la peine. :

-Je suis content de partager ça avec toi.

Sous entendus le voyage... et tout le reste. C'était comme naturel. Même s'ils n'avaient pas grandi dans le même milieu, même s'ils n'avaient pas cette habitude d'être communicatif, ils se comprenaient. Chaque moment était un moment de partage, un commun accord. Même quand la situation est tendue, à cause du Loup Noir, à cause de sa manie à ne pas montrer ce qu'il ressent vraiment. Il était content d'avoir une amie comme elle, même s'il avait Aria, Ipiu, Aaron, Huo, Tahia, Oktober, Matheo, et tous les autres. Il découvrait des amitiés différentes au fil de son évolution à Terrae et il se sentit soudain reconnaissant. Il était content d'être en vie. Il était content d'exister et de savoir que, quelque part, sa souffrance n'avait été que le prélude d'une vie plus douce, remplie de joies.

Il renifla soudain ...c'est le froid. et fouilla le lieu des yeux pour repérer une pancarte. :

-Un plan ! Vas-y on va checker un peu les endroits cools à voir avant d'aller au Château !

Professionnel du changement de sujet.



##   Mar 20 Déc 2016 - 0:00

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Le Tonnerre rougit et mon regard se fait à la fois amusé et attendri. Il devait sérieusement croire me déranger à force d’explications, et ma réponse a dû le toucher. C’est… agréable de toucher quelqu’un de cette manière, finalement.  

Ma question cependant parait le surprendre d’après le regard intrigué qu’il coule sur moi mais qui s’enfuit de nouveau rapidement vers le lac. Néanmoins, sa réponse ne tarde pas, et je l’écoute avec attention. Je comprends rapidement que ses paroles vont être bien plus sérieuses, moins insouciantes que ne l’était ma question.

J’apprends qu’il a dû voler pour manger, que c’est ainsi qu’il a appris à distinguer le comestible du poison. Je découvre son ennui, mais aussi sa seconde maison. La bibliothèque. Il y apprenait ainsi tout. Je comprends, alors j’acquiesce pour qu’il le sache, et en même temps je ne saisis rien…

Qui aurait cru que Nicolas et moi pourrions être… amis ? Oui, je parviens enfin aujourd’hui à le dire. Ce garçon sortant de la pauvreté, obligé de voler pour se nourrir, de se battre pour survivre est ami… avec une ancienne noble qui avait trop dans son assiette et dont le plus gros problème était la robe qu’elle allait porter. J’en reviendrais presque à être heureuse d’avoir eu un séjour au foyer pour avoir eu un temps où j’avais pu saisir ce qu’était réellement la vie. Sans cela… je doute que le Tonnerre et moi aurions pu avoir cette relation.

Et soudain, au milieu du silence, un petit rire, et ces mots.

- Je suis content de partager ça avec toi.

Mes yeux s’agrandissent à peine, ma bouche s’entrouvre légèrement, et je me tourne vers lui. J’en reste sans voix. Il n’a rien dit de plus, mais j’ai compris, pour le coup entièrement. Il est heureux que nous nous soyons rencontrés cette fameuse nuit, que nous ayons déjà vécu tant de choses ensemble, que nous soyons en Russie ensemble, que nous parvenions à nous raconter tant de choses… Je voudrais lui répondre que moi aussi, j’en suis heureuse. Que je ne l’aurais jamais cru possible. Mais les mots restent coincés au fond de ma gorge, alors je me contente de regarder Nicolas. Mon ami. Un léger sourire flottant sur mes lèvres. Je suis heureuse, Nicolas, qu’aujourd’hui encore, tu me livres une petite part de toi. Alors à travers mes expressions, mes gestes, je voudrais aussi te livrer mes sentiments, ma joie, mon bonheur, cette impression de liberté qui m’habite lorsque je suis avec toi.

Mais il renifle d’un coup et change de sujet. Je ris doucement et le suis sans faire de remarque. Au lieu de cela, je plonge les mains dans les poches de ma veste et, tout en marchant, roule deux cigarettes. J’accélère un peu le pas pour me retrouver à hauteur du Tonnerre puis, une fois que nos yeux se sont croisés une fraction de seconde, pose ma main sur son épaule tout en lui en tendant une, mon regard bien plus doux que d’habitude, malgré l’anxiété que j’ai eu à oser le toucher. Pourtant, cela devient de plus en plus simple, et je lutte moins qu’auparavant contre les souvenirs qui remontent. Je souris au garçon.

- Tiens.

Ma manière à moi de te remercier, Nicolas, et je sais que tu le comprendras bien. Ma main le quitte et je porte ma propre clope à mes lèvres pour l’allumer avant d’en tirer une taffe. Faire comme si de rien n’était, n’est-ce pas ?

- Sais-tu où nous allons ? Parce que je te suis sans trop réfléchir mais bon… Il faut qu’il y en ait au moins l’un de nous deux qui utilise son cerveau !

Je ris un peu. Mes joues sont encore légèrement rosées, à la fois du froid et des émotions. Mes yeux brillent de joie. Je suis bien, là.




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##   Mar 20 Déc 2016 - 1:29

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Humeur : Oui.

Il est touché, le gamin, mais il fait genre. Par habitude. Par cet automatisme. Ce truc pour se protéger pour éviter de ressentir, parce que même une émotion positive peut-être souffrance. Il ne le constate pas lorsqu'elle paraît touchée par ce qu'il vient de dire, non, puisqu'il ne la regarde pas à ce moment, occupé qu'il était à se tasser au fond de lui-même ce nouveau tapis coloré d'émotions, occupé qu'il est à faire semblant de lire la carte. Il ne s'en rend compte que lorsqu'elle pose sa main sur son épaule, que leurs regards se croisent, que son regard échauffe son corps, son cœur et son âme. Un regard doux, chaleureux, alors que sa main est toujours sur lui. Il ne repousse pas la cigarette qu'elle lui offre, il la prend lentement, comme un cadeau qu'on savoure et puis il lui sourit. Il la remercie d'un murmure étouffé par l'émotion qui bloque sa gorge et s'empare de la cigarette du bout des doigts, l'allumant dans le même mouvement. Celle-là, il allait en profiter. Il allait la savourer. Il allait l'inspirer comme jamais. Le feu au bout de moi, j'ai pas mal. Je la prends, j'allume, j'avale...

Et puis tout s'éclaircit à nouveau. Ils ont cette capacité de passer du sérieux au délire, de la peine au bonheur en un clin d’œil. On reconnaît les équilibristes de l'émotion, les affabulateurs d'eux-mêmes. Ils changent souvent d'expression du visage sans pour autant manquer de sincérité. Ils cachent cette puissance en eux de ressentir aussi fort qu'ils respirent. Il tend son doigt vers l'avenir, vers l'inconnu qu'il vont découvrir. :

-Mais bien sûr que je sais où on va ! Let's a-gooo~ !

Sur le retour, Nicolas passe donc dans une allée présentant pleins de statues différentes. Leurs éclats blancs dans l'astre du jour lui font penser à mille pierres de lunes, taillées pour idéaliser une divinité, un monarque, un corps humain. Ils s'attardent sur certaines, parfois moqueur, parfois admiratifs, et il ressortent du Jardin avec le sentiment d'avoir découvert quelque chose de beau, quelque chose de grand, quelque chose d'historique qui les dépassent.

Au Château des Ingénieurs, c'est différent. Nicolas passe devant les tableaux et alors qu'une grosse partie de la foule des visiteurs s'éloignent pour avoir des vues d'ensemble, il s'approche au plus près des tableaux. Le silence étant de mise dans ce musée, il ne commente pas mais il inspecte. Ses yeux glissent sur la toile et il tente, par les touches de couleurs, par les reliefs des huiles, de comprendre où les artistes ont donné un coup de pinceaux précis. Il cherche à savoir si leur intention était décisive depuis le moment où ils ont vu la toile vierge à celui où il ont passé le dernier coup de pinceau. Il n'a pas beaucoup de souvenirs des différentes toiles quand il en ressort. Il a par contre des noms de peintres ainsi que des façons de glisser telle peinture sur telle toile. Pourquoi il ne s'intéressait pas à l'oeuvre en entier restait un mystère, tout comme cette envie de voir et de goûter la musique plutôt que de l'écouter. Il était fait comme ça, pour lui ce n'était pas bizarre, c'était sa façon de voir les choses.

Il ne demande pas à la Miss si elle veut voir la cathédrale. Il se souvient de son regard émerveillé quand ils sont passé devant plus tôt, alors il se dirige vers elle sans d'autres mots, sinon pour partager ses impressions sur le Château. Son corps tremble tout juste avant qu'il ne pénètre dans le lieu saint, comme s'il lui disait qu'il n'avait rien à faire là et puis l'émerveillement fait place aux craintes. Les murs sont peints, les plafonds sont peints... Partout l'on peut voir la trace de la passion et de la foi. Même Nicolas qui était plutôt insensible à cela ne pouvait qu'être impressionné par le ton des couleurs vives, l'agencement des tableaux et des scénettes, l'or qui brillait sans trop être présent. Il s'avança dans l'allée délimitée par les bancs, les yeux rivés au plafond grandiose, bouche bée. La dernière fois que je suis venu... La dernière fois qu'il est entré dans une église, il avait sept ans et il enterrait son père. Tout était froid, des vitraux aux murs de pierres. Il tremblait tout entier parce qu'il était gelé jusqu'aux os. Il avait la nausée tant il avait froid. Tout était gris, tout était terne. Dieu lui avait laissé un goût fade dans sa bouche, comme de la cendre.

Mais ici tout respirait le vivant. Tout était vif et pulsait de passion. Nicolas s'assoit et comme un véritable chrétien, fait un signe de croix, chose qu'il n'a jamais fait avant. Les mains liées, il se lance, un peu hésitant, un peu penaud, dans une prière où il fait un résumé succinct de son existence, au cas où Dieu n'a pas tout suivi, puis où il lui dit qu'en fait c'est cool, ça va mieux. Il lui dit pas merci, faut pas déconner oh mais il lui dit qu'il est heureux, que c'est suffisant, et qu'il aimerait que le monde ressente le même bonheur que celui qu'il ressent actuellement... avant de se relever et d'aller mater les murs de la cathédrale de plus prêt, comme si de rien n'était.

Quand il ressortirent de là, il faisait nuit. Nico roula une cigarette et ne pouvait s'empêcher de gigoter. :

-Miiiiiiiiiiiiiiiss ! Diiiiiiis ! J'ai eu une idée pour ce soir !

Il gloussa sans trop de raison, juste heureux de pouvoir s'amuser de nouveau. :

-Je sais pas si tu connais les jeux à boire mais, comme ce soir faut éviter de trop s'enjailler pour pouvoir se lever à l'heure demain, ça te dirait qu'on commande une bouteille de ce que tu veux et qu'on fasse un genre de "j'ai jamais" ? On se pose des questions et si on n'a pas envie de répondre on passe, tout simplement.

Il ne la forçait pas mais il n'avait eu que cette idée pour pimenter leur dernier soir à Saint-Pétersbourg... Oh... On pourrait peut-être même commander à manger ! songea soudain l'estomac sur patte.



##   Mar 20 Déc 2016 - 2:05

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Un remerciement murmuré. De l’émotion. Il accepte ma cigarette et en est touché. Encore. J’y prendrais presque goût, à cette sensation qu’apporte le fait de toucher le cœur de quelqu’un.

Puis comme toujours nous repartons dans la joie. Nous tangons d’une extrême à l’autre sans jamais savoir comment nous stabiliser, néanmoins je trouve que pour ce week-end nous nous en sortons bien. Cigarettes au bout des doigts, nous voici lancés vers l’inconnu pointé par Nicolas.

- En route alors !


Nous passons au milieu des statues. Nous nous y attardons. Elles sont belles. C’est beau, une statue. C’est la pureté de la nudité. C’est la somptuosité du corps qu’on ne peut retoucher. Et pourtant… C’est si superficiel. C’est créé par l’homme, souvent dans l’idée de ce qu’il souhaite voir. Alors, même si je suis fascinée, une part de moi est amère. Pourquoi avoir créé telle ou telle forme et non une autre, différente ? Quels sont les arguments de ces choix ? Mais nous repartons. Je ne pourrai jamais poser ces questions à qui que ce soit. Je dois l’accepter.

Nous voici au Château des Ingénieurs, où je perds un peu le Tonnerre. Ce dernier s’approche près des tableaux, étudie les techniques. De mon côté je parcours les salles moins visitées, m’intéresse aux œuvres plus délaissées. Après tout, il ne sert à rien de se presser contre la foule quand des petites merveilles sont ignorées. Mais du coup, Nicolas et moi ne nous retrouvons qu’un moment plus tard à la sortie du musée.

Je souris lorsque le garçon m’entraine sans questions vers la cathédrale. Il est attentif. Il l’a remarqué, mon regard, ma fascination. Pourtant, j’ai bien senti tout à l’heure que quelque chose clochait. Je me retiens de lui demander, et suis contente que nous discutions un peu des tableaux que nous venons de voir. Enfin, nous arrivons au lieu sacré dans lequel nous rentrons. Un moment, je contemple l’intérieur sans un mot. Puis je fais un pas. Puis un second. Puis je me souviens. L’enterrement de mon père. Les visages sévères de mes grands-parents. Pratiquement aucun membre de la famille n’était venu pour la cérémonie du vilain petit canard de la famille. J’avais dû rester avec mes aïeuls qui ne m’aimaient pas, ne me voulaient pas. C’était la dernière fois que je les avais vu aussi, d’ailleurs.

Je tente soudain de redescendre sur Terre, de retrouver Saint Pétersbourg, et réalise que le Tonnerre est en train de prier. Mes yeux rejoignent le plafond de la cathédrale. Depuis quand ne t’aies-je pas adressé un mot, Dieu ? Je le faisais, quand j’étais petite, je me souviens. Aujourd’hui j’en suis bien incapable. Déjà que je t’impose mon corps souillé…

Le garçon se relève et ensemble nous achevons la visite du lieu sacré avant de ressortir. Dehors, la nuit est tombée, le froid se fait plus intense. Nous nous allumons chacun une cigarette et je souris face à la surexcitation de mon ami, allant même jusqu’à laisse échapper un rire en entendant son « Miiiiiiiiiiiiiiiis » à la limite du plaintif. Et puis, son gloussement, sa joie de vivre… tout en lui respire le bonheur et est contagieux soudainement !

Il me parle alors du « Je n’ai jamais ». Aaaah, ça oui, je connais… ! Je tire une taffe sur ma cigarette tout en acquiesçant avec un grand sourire.

- Pourquoi pas ? Ce pourrait être drôle après tout ! Par contre il faudra prendre quelque chose à manger. Tu n’as pris qu’un croissant aujourd’hui et moi rien du tout. Si nous buvons par-dessus… Cela risque d’être peu sympathique à voir ! Il me semble qu’à l’hôtel il y a la possibilité de commander des petits trucs à grignoter, cela te va ?


Nous nous mettons en route vers l’hôtel en prenant notre temps, profitant une dernière fois de pouvoir marcher au rythme que nous souhaitons et d’admirer les bâtisses russes dans la nuit.

- C’est tout de même une bien jolie ville…
soufflé-je.

Enfin, nous arrivons dans notre chez-nous du moment et montons dans la chambre. Je farfouille dans l’un des tiroirs et tends à Nicolas une carte.

- Tiens, ce sont les plats proposés à la commande. Dis-moi si quelque chose te tente.




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##   Mar 20 Déc 2016 - 23:42

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Nicolas admire la ville quand elle lui fait remarquer que Saint-Pétersbourg est bien jolie. Il a un sourire satisfait devant la voûte céleste... Il n'y a pas d'étoiles tant la ville veut briller, mais ça ne le dérange pas pour une fois, puisque justement il est là pour regarder les bâtiments. Il a toujours préféré la nuit, ça ne date pas d'hier : il était né la nuit, il vivait la nuit. Le sommeil lui paraissait vain tant il appréciait la paix qu'on pouvait trouver dehors, une fois le soleil couché. Peut-être que la Miss l'appréciait aussi. Il avait ce souvenir d'eux deux en train de prolonger leur nuit coûte que coûte après l'orage à Terrae alors qu'après autant d'émotions, n'importe quelle personne saine serait partie se coucher... Ahah, personne saine. Mais voilà qu'ils arrivent à l'hôtel bien trop vite au goût de Nico. Tellement vite qu'il en pousse un soupir quand ils passent la porte de leur chambre. Bon, faut savoir être raisonnable parfois...

Cette résolution s'envole quand elle lui tend une carte. Il pousse soudain un son qu'il ne se savait même pas capable de produire. :

-Haaaaaaaan mais c'est donc comme ça que t'as eu les caféééééés cachottière !

Il lui fait un clin d'oeil et regarde un instant la carte... avant de tourner la page pour avoir les plats en anglais puisqu'il ne comprend pas un mot de russe. :

-Hmmmblblblbl.... J'vais preeeendre... Un Chack-... Un Chachl-... Putain mais ! Un Chachlik à la russe NAH ! fait-il en lui rendant la carte. J'te laisse choisir les boissons.

Il profite d'un instant pour retirer son manteau de cuir et son pull. C'est qu'il fait bon dans la chambre comparé à dehors. Il se rend compte que, entre le Jardin et le Château, ils ont eu le temps de partager ce qu'ils pensaient des différents endroits... Mais pas la cathédrale. Pas encore. :

-T'as pensé quoi de la cathédrale ?

Il se surprit à poser la question assez naturellement. D'un côté, il était vraiment curieux de savoir ce qu'elle en avait pensé, mais une autre partie de lui voulait éviter la question. Comme s'il n'avait aucun mérite à parler d'un lieu de culte. Mauvais chrétien. Oui, parce qu'on peut sauter direct le "tu ne tueras point" hein, rien que là il avait foiré alors imaginez les autres commandements. Brrref... Vivement que les commandes arrivent hein.



##   Mer 21 Déc 2016 - 0:17

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J’éclate de rire devant l’air illuminé qu’affiche soudain Nicolas mais surtout en entendant le son assez surprenant qu’il émet alors qu’il saisit d’où provenaient les cafés.

- Ah mince ! Tu sais désormais que je ne suis pas complètement magicienne… Quelle tristesse !

Le Tonnerre fait son choix et, après avoir parcouru la carte, je me décide à le suivre sur le Chachlik à la russe. Je n’ai rien mangé de la journée, cela ne fera pas de mal de la viande. J’observe ensuite la liste d’alcools proposés avec un petit sourire.

- Cela te tente de tester des spécialités russes dans l’alcool ? Ils proposent une marque de bières produite ici, à Saint-Pétersbourg même. La… larpivo Kre… Krepkoe. Peut-être pourrions-nous en commander une bouteille ? Oh et… Ah oui ils proposent aussi du Kvas ! Je dois avouer que je suis curieuse du goût que cela peut bien avoir… Une bouteille de chaque, cela te convient ?


Tout en nous mettant à l’aise, nous délaissant de nos vestes et pour lui, de son pull, nous achevons de nous mettre d’accord et j’attrape le téléphone pour commander.

- Les boissons arrivent. Il faudra encore attendre un peu pour les plats puisqu’ils doivent être préparés.


Et puis le garçon me demande si la cathédrale m’a plu. Je ne réponds pas tout de suite. J’attrape mon tabac, mes feuilles, mes filtres, et roule méticuleusement une cigarette tout en réfléchissant. Je m’approche ensuite de la fenêtre que j’ouvre et contre le rebord de laquelle je m’appuie tout en allumant le bâton de tabac dont je tire une bouffée.

- Mmh… Le bâtiment était splendide, cela ne fait aucun doute. Les couleurs, les volumes, les traits…

Un sourire passionné étire doucement mes lèvres et mes yeux se font rêveurs.

- Je n’avais jamais vu cela. Cela donne presque la sensation qu’un enfant est passé par là afin de dessiner le palais de ses rêves…


Mais ma mine réjouie retrouve vite sa neutralité. Oui, la cathédrale était belle. Ce qu’elle évoquait, moins. Néanmoins, Nicolas a-t-il réellement besoin de le savoir ? Je ne me sens pas particulièrement triste au souvenir de l’enterrement de mon père, cependant la sensation de ne rien avoir à faire dans le lieu sacré a commencé à cette époque-là et me met mal à l’aise. Comment le lui expliquer sans lui dévoiler toute ma vie ?

On toque à la porte. Cela me sort de ma réflexion.

- Ah les boissons…

Celles-ci sont apportées sur un petit plateau posé sur une table roulante avec deux verres. Nous remercions le room service qui sort ensuite en nous souhaitant une bonne soirée.

Sauvée par le gong, n’est-ce pas ? Je tire une nouvelle taffe de ma cigarette tout en ouvrant la bouteille de bière dont je nous sers deux verres. J’en tends un à Nicolas et lui demande à mon tour:

- Et toi ? T’a-t-elle plu ?

Je n’ai toujours pas oublié son haussement de sourcil lorsqu’il avait vu que nous allions croiser le lieu sacré. Je n’ai pas non plus oublié qu’il a prié. Je me demande sincèrement si ce genre de monuments lui plaisent, ce qu’il en a pensé.




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##   Mer 21 Déc 2016 - 1:22

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Il hoche la tête à la suggestion des boissons... parce qu'il sait bien qu'il sera incapable de prononcer le nom des alcools, pas plus qu'il n'a réussi à prononcer son plat en tout cas. Bref, en attendant l'arrivée de la boustifaille, quoi de mieux que de mettre les deux pieds dans le plat hm ? Parlons de la cathédrale. Mais ouiiiiii quelle bonne idée ! Il s'étale à demi dans le lit pendant que la Miss part fumer à la fenêtre... Il n'a pas envie là, tout de suite. Et pis il sait qu'avec la bière, il aura besoin de cloper tôt ou tard donc bon. Il ne l'accompagne donc pas, il reste là, à admirer le plafond pendant qu'elle lui parle des peintures du lieu saint. Il a un sourire quand elle parle d'enfant qui aurait dessiné un palais à la mesure de son imagination et il doit avouer qu'elle n'a pas tort. C'est l'effet de la passion, tout est étonnamment rendu avec tellement de sincérité que ça pourrait toucher n'importe qui... y compris eux. La Miss sourit elle aussi, avant de se retourner vers l'extérieur... Nicolas sent qu'elle est plongée dans ses réflexions, mais il ne saurait pas dire quoi.

Il se redresse quand on toque. Il accueille le service avec le sourire, lâche un "oooh" admiratif devant la présentation. Ils le remercient et se servent... Enfin... Nico mord dans une brochette et laisse la Miss lui donner un verre de bière. Il lâche un soupir content quand la texture de la viande rencontre sa langue. Damn, ch'est bon. Il mâchouille pour savourer quand elle lui demande ce que lui en a pensé. Ce qu'il en a pensé... Nicolas boit une gorgée pour faire glisser le morceau de viande dans son gosier et répond simplement. :

-Je préfère l'extérieur, il y avait beaucoup de couleurs et de reliefs mais il me paraît plus... simple. Je trouvais qu'il y avait beaucoup d'or dedans...

Il réfléchit une seconde et lâche dans un sourire. :

-Dieu est trop bling-bling pour moi.

Et il a pas vu les églises italiennes lui. Mais s'il devait être vraiment sincère avec lui-même, il devrait dire que le lieu lui a rappelé... non pas des souvenirs, mais des questions. Pourquoi ses parents sont partis du sud ? Pourquoi sont-ils allés vivre dans un endroit complètement paumé de France ? Pourquoi ont-ils pris la peine de baptiser leur enfant alors qu'ils n'avaient plus de famille et donc pas de parrain ou de marraine pour lui ? Et finalement... pourquoi il n'en avait pas, justement, de famille ?... Trop de questions alors qu'il essayait d'être heureux, de les oublier, parce qu'il se doutait qu'il n'aurait jamais de réponse.

Il boit une nouvelle gorgée avant de s'interrompre... Il regarde son verre, médusé. :

-Merde. J'ai commencé à boire alors qu'on joue pas !

...réflexe ? Il rit encore une fois avant de mordre de nouveau dans sa brochette. :

-Pour la peine, je te laisse commencer. Vas-y, pose une question !



##   Mer 21 Déc 2016 - 12:32

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Nicolas commence le repas. Je finis ma cigarette de mon côté et m’approche à mon tour des brochettes alors qu’il me donne ses impressions sur la cathédrale. Je suis d’accord avec lui et laisse un petit rire soulever ma poitrine lorsqu’il me dit que Dieu est trop bling-bling pour lui.

- Que veux-tu ? C’est son petit côté kitch.


Le Tonnerre porte son verre à ses lèvres pendant que j’attrape une brochette. J’ai un instant d’hésitation mais je finis par y planter mes dents. Un tout petit morceau, cela devrait passer. J’avale et souris, c’est que c’est bon tout de même ! De plus, notre petit week end m’a détendue et j’ai moins mal au ventre lorsque je mange. La nourriture glisse dans ma gorge avec moins de difficulté qu’avant de partir, et je mets à entamer mon repas avec moins d’hésitation. Il faut dire qu’après trois mois de sandwich avalés rapidement, de salades légères ou de sauts de repas, tout simplement, je redécouvre la joie d’un vrai plat… Je prends mon temps, mais je savoure.

Je lève des yeux étonnés sur Nicolas qui semble soudain décomposé, avant de sourire lorsqu’il se souvient que nous devions jouer. J’avais aussi oublié, je dois le reconnaitre. Néanmoins, mon petit air réjoui s’amoindrit en apprenant que je dois me lancer en premier.

- Euh…

Trouver quelque chose que je n’ai jamais fait… et qui n’attire pas trop la pitié ou ne dévoile pas trop de ma vie. Cela devient compliqué, décidément, cette soirée ! Comme pour gagner du temps, je mets un morceau de poivron dans ma bouche et je mâche méticuleusement. Et soudain, une idée me vient. J’avale et avec un petit sourire fais une tentative :

- Je ne suis jamais allée dans un bar avec un ami.

Inutile de préciser que c’était parce que je n’en avais pas, n’est-ce pas ? Cela me rappelle d’ailleurs ce soir où j’étais aller flâner dans le bar du village et que j’avais rencontré Kurei… J’ai l’impression que cela remonte à si longtemps. Enfin… Revenons à ce soir, c’est là l’essentiel. Je ne sais pas trop si Nicolas va boire ou non car en réalité, je ne sais pas ce qu’il fait de ses soirées. Je dois reconnaitre que je suis assez curieuse… Ce jeu va être drôle, je le sens.




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##   Mer 21 Déc 2016 - 13:19

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Il est tellement content de la voir manger... Ça lui rappelle quand il avait faim et qu'il nourrissait sa mère ; il avalait sa salive quand elle mangeait, ça lui donnait l'illusion de se nourrir lui aussi. Et ça marchait pas du tout, au passage... Là, avec la Miss, même si ce n'était qu'un bout de viande, même si ce n'était que le début, de la voir mordre dans la chair cuite, c'était comme si quelque chose se libérait en lui. Elle allait mieux. Elle mange. Elle survit. Il retient un sourire rassuré. On n'a pas idée de ce que la Faim laisse comme blessure derrière elle... Il dévore alors, plein d'entrain, les quelques légumes que composent sa brochette.

Nicolas attend la question... Il sait qu'il a fait un peu le bâtard là, en lui laissant la main mais il savait qu'il n'avait aucune imagination pour ça alors ça lui laissait le temps de chercher la sienne, en attendant son tour, pour éviter de la faire patienter trop longtemps. Ouaiiis parce qu'en plus il va falloir trouver des trucs qui en dévoilent pas trop sur moi, ni sur elle pour éviter d'nous faire déprimer... En fait ce jeu il est hardcore. Pour eux. Parce qu'on l'oublie mais ils sont pas obligés de répondre aussi hein, au lieu de se prendre la tête comme ça !

La Miss n'a jamais été dans un bar avec un ami. Nicolas lève un sourcil. Puis deux. Et enfin ses traits s'affaissent d'un coup sous le dépit et le touuuut petit élan de colère qui le traverse... Tout petit. Bordel de prof de maths à la noix. Non mais c'est pas de sa faute, c'est de la tienne Nico puisque tu le comptes dans tes amis... 'fin j'dis ça je dis rien. Nicolas plisse les paupières en fixant la Miss, amenant lentement son verre de bière à ses lèvres. :

-Bien jouééé... Miss...

Il boit donc sa gorgée. Il sourit. :

-En fait t'as de la chance, il y a encore quelques mois je n'étais même jamais entré dans un bar !

Et puis Aaron et ses lubies. Il retient un frisson d'horreur quand il se souvient des femmes qui les regardaient dans un coin de la salle et lui en train de danser sur Justin Timberlake. Brr... Mais il prend pas trop le temps d'y songer puisque c'est à son tour. Il regarde un instant le fond de son verre et lâche, plutôt naturellement. :

-Je n'ai jamais embrassé de garçon.

Quoi ?... C'est statistique ! se justifie-t-il. A ses yeux, si la Miss était hétéro ou bi, il y avait de sacrées chances pour qu'elle se soit déjà faite embrassée, vu qu'elle est très belle. Pour maximiser ses chances de la faire boire, il aurait bien dit qu'il n'a jamais embrassé personne mais le fait est qu- NOOON va-t-en SOUVENIR DE L'ENFER ! Il secoue vivement la tête.

Damn, ce jeu est palpitant !



##   Mer 21 Déc 2016 - 14:12

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Les sourcils haussés dans un premier temps, Nicolas affiche soudain une mine dépitée avant de plisser les yeux en me fixant et en amenant avec une lenteur inquiétante le verre à ses lèvres. Je lui souris, toute fière de mon coup.

- C’est l’instinct !

La chance du hasard surtout, mais laissez-moi me la jouer un peu.

Enfin, c’est le tour du Tonnerre qui, après avoir lorgné sur le fond de son verre, me dit n’avoir jamais embrassé un garçon… avant de secouer vivement la tête. Oula. Néanmoins, je ne fais pas de remarque. Je le fixe, et mon regard se vide.

Souvenirs, souvenirs… Sombres. Nocturnes. L’estomac noué. Des lèvres glacées qui se pressent contre les miennes tout aussi froides. Aucun désir si ce n’est celui de m’enfuir. Homme ? Femme ? Les deux. Et bien plus que des baisers... Des animaux qui m’attaquaient. De l’animalité. Oui. Animal. En forçant, si je pense à la bestialité, je revois Nicolas au restaurant hier. Et je le revois tirer mon poignet. Et pourtant il a pu être si doux… Doucement, doucement, l’image de nos mains l’une sur l’autre dans l’avion me revient, et je me souviens cette manière qu’il avait eu de glisser la sienne sous la mienne dans la navette…

Le vide a fait place à l’effroi. L’effroi à l’acceptation.

Un rire amer me secoue et me ramène à la réalité. Mon sourire s’est crispé, et je vide mon verre d’un coup. Ça va mieux.

- Officiellement, je n’ai embrassé personne mais n’allons pas jouer sur les mots, n’est-ce pas ?

Car non, je n’ai jamais donné un baiser. Je les ai toujours reçus sans jamais les rendre. Je ne précise pas, Nicolas comprendra. Je me ressers un verre et réfléchis à la question que je poserai ensuite en tentant de me calmer. Mais petit à petit, la nausée passe, mes muscles se détendent. Je suis avec Nicolas. Alors ça va.

- Je n’ai jamais été à l’école.

J’ai été éduquée par un précepteur chez moi, et au foyer ce n’était déjà plus l’âge de l’école. J’aurais dû aller au lycée, mais de toutes façons les cours étaient aussi donnés par des professeurs particuliers. Peut-être y a-t-il une partie de moi qui le regrette ? qui se dit que cela aurait été plus simple de se lier aux autres si j’avais découvert ce qu’était un établissement scolaire dès ma plus tendre enfance ? Je n’ai découvert ce que c’était d’avoir des cours avec d’autres élèves qu’ici, et je me cache au fond de la salle. J’écoute, mais ne participe pas. J’essaie de ne plus me faire remarquer.

Je souris à Nicolas. Je lui souris pour le rassurer. Parce que je sais qu’au vu de ma réaction, il va regretter son « Je n’ai jamais ». Ça va, Nicolas. Je suis heureuse d’être là. Heureuse que nous jouions. J’ai eu un choc, mais il est passé.

Je tente de ressentir cette joie, cette sérénité revenue, de la manière la plus forte possible, pour qu’il puisse la vivre aussi un peu. Pour une fois que tes pouvoirs ne m’effraient pas, Nicolas, il faut en profiter.




Merci Ronron, merci Elwynouchette. Vous êtes les bests ♥

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