Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Boire un coup en toute amitié (Selvi)
Mer 26 Oct 2016 - 18:01
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Humeur : Interchangeante et difficile à deviner quand elle diffère à la norme

Honnêtement, je ne sus toujours pas persuadé si c’était une bonne idée. Certes, c’était mademoiselle Sayanel qui m’avait proposé de ‘boire un coup en toute amitié’ et je préfère largement un restaurant la journée qu’un bar le soir, mais je ne suis toujours pas vraiment sûr si cela ne fait pas trop ‘invitation à un rendez-vous’. Je n’ai vraiment pas envie de devoir m’expliquer à son petit ami s’il nous voit. Si elle en a un, bien sûr, mais je doute fortement que quelqu’un comme mademoiselle Sayanel serait célibataire. Je ne suis peut-être pas intéressé, mais inutile de nier qu’elle est jolie. Et des jolies jeunes filles comme elle ne restent jamais célibataires pour longtemps.

Bien évidemment, même si elle a un petit ami, ça ne veut pas autant dire qu’elle ne peut pas être amie avec d’autres garçons. Ce n’est pas la raison pour laquelle j’hésite. La raison est que de toutes les hommes de la terre, je dois être le dernier à savoir comment se comporter avec une femme pour d’un côté être poli, mais d’autre côté ne pas provoquer qu’elle ou quelqu’un d’autre se fasse des idées. En même temps, mademoiselle Sayanel a voulu me revoir et je lui ai promis de la contacter, alors je n’avais pas vraiment d’autre choix.

Je lui ai écrit un sms il y a quelques jours pour lui proposer qu’on se retrouve au restaurant en ville pour boire un coup en toute amitié, comme elle l’avait proposé lors de notre rencontre inattendue à l’animalerie. Je me suis dit que si je suis sa proposition, ça ne peut pas être une mauvaise décision. Elle était d’accord. Voilà comment je me suis retrouvé à une des tables en attendant. Et honnêtement, j’ai toujours des doutes. Mais il est bien trop tard pour reculer. Surtout quand j’aperçois mademoiselle Sayanel à l’entrée, regardant un peu dans tous les sens, sans doute en essayant de me repérer. Je me lève pour lui faciliter la tâche et incline légèrement la tête pour lui saluer quand elle arrive à la table.

« Bonjour mademoiselle Sayanel. Comment allez-vous ? »

L’idée me passe par la tête de lui reculer la chaise comme j’ai vu faire les hommes pour les dames à la maison quand j’étais petit, mais on final je ne le fait pas. J’avais déjà regardé assez des gens autour pour savoir que c’est plutôt un truc des nobles. Et que pas toutes les femmes apprécient. J’attends donc que mademoiselle Sayanel s’assoit pour faire pareil et jeter un coup d’œil au menu. Comme je l’attendais, je n’avais encore pas commandé ni regardé.

« Est-ce que vous me permettez de vous inviter aujourd’hui ? »

Il ne faut quand même pas abuser, même si on se voit qu’en ‘toute amitié’, je veux au moins lui proposer de l’inviter. Si elle est d’accord, tant mieux, si non, au mois j’aurais la conscience propre parce que j’ai au moins demandé.
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Sam 5 Nov 2016 - 16:54
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L'automne s'est, cette fois, bel et bien installé. Bon, je ne vais pas me plaindre, pas encore, du froid et de tout le reste. Non, parce que c'est une belle journée ensoleillée et que je vais bien.  Oui, je vais toujours admirablement bien. En plus, je suis vraiment sereine, soulagée même, depuis un peu plus d'un mois maintenant et cette sensation ne me quitte jamais vraiment. Ça ne va pas durer, je le sais bien, alors j'en profite comme je peux. Je me sens libérée d'un poids, celui de faire du mal à quelqu'un, par accident, pendant mon Étoilisation. Ça m'a poursuivi pendant longtemps, bien trop longtemps ! Je me trouve tellement stupide aujourd'hui d'avoir paniqué pour ça, alors qu'au final, tout s'est admirablement bien passé... en fait, je n'ai même pas réalisé sur le moment ce qui se passait. C'est lorsqu'on m'a convoqué en salle des Masters pour me l'annoncer que j'ai compris. Bon, j'ai énormément stressé, bien entendu, surtout que j'avais senti un changement avec mes pouvoirs. J'avais l'impression de moins bien les maîtriser. Et puis, on ne se fait pas appeler là-bas tous les jours... en fait, je n'y étais pas retournée depuis mon initiation. Je me suis vraiment demandée ce que j'avais fait de mal, vous voyez le genre... Et non, je n'avais rien fait de faux, au contraire. On m'avait dit que le potentiel Étoile se dévoilait suite à une émotion forte, souvent la colère, la tristesse ou la peur. Je n'avais jamais pensé à la joie et comme je suis heureuse de l'avoir découvert de cette manière ! C'est une des plus belles choses qui me soit arrivée et cela restera un merveilleux souvenirs. J'ai écrit une petite carte à Ombre, rien de compliqué hein ! Juste un petit mot pour lui annoncer la nouvelle et la remercier d'avoir été avec moi ce jour-là. Finalement, même si ça a été un hasard, j'en suis vraiment heureuse.

Je m'arrête un instant devant la porte du restaurant que m'a indiqué Kurei dans son message. Il m'a contacté il y a quelques jours pour me proposer de nous y retrouver pour boire un verre, comme je le lui avais proposé lorsqu'on s'était vu à l'animalerie. Honnêtement, je ne pensais pas qu'il m'écrirait un jour. Ça fait deux mois quand même... bon, on s'est croisé au carnaval et on a discuté un peu, mais je ne suis pas certaine que ça compte. Après, je ne lui reproche rien, ce serait vraiment gonflé de ma part, puisque si on ne s'était pas rencontré par hasard dans la rue, je ne l'aurais probablement jamais revu, jamais remercié... Alors, non. Je suis juste étonnée, je ne pensais pas qu'il souhaiterait me revoir. Enfin bref, passons. Je pousse la porte et pénètre dans le bâtiment. Je sens tout de suite l'air plus chaud réchauffer mes joues. Je souris. J'aime cette sensation. Du regard, je parcours chacune des tables, cherchant désespérément mon collègue Air. Je le repère enfin, lorsqu'il se manifeste. C'est sympa de sa part, parce qu'il y a pas mal de monde. Je rejoins rapidement sa table et m'y installe, enlevant ma veste et mon bonnet. Pas de commentaire, je suis frileuse, je le sais...

- Bonjour, je vais très bien, merci. Et vous ?

Contrairement à Oksa, je ne me permets toujours pas de le tutoyer. Il faudrait que ça vienne de lui ou qu'on s'entende d'un commun accord pour abandonner le vouvoiement. En soi, ça ne me gêne pas plus que ça. Peut-être au début, surtout que je ne me suis pas méfiée lorsque je l'ai revu la première fois, mais maintenant ce malaise est passé. Après, c'est vrai que ça fait un peu bizarre quand même, étant donné qu'on doit avoir un peu près le même âge, mais j'ai cru comprendre que c'était important pour lui, alors je m'adapte.

Sa question suivante me laisse perplexe. Je me pince les lèvres, réfléchissant à ce qui est le mieux. Ça me gêne un peu qu'il m'invite, ce n'était pas du tout le but, et puis j'ai les moyens de payer ma consommation. En un sens, je me dis que ça serait plutôt à moi de l'inviter, enfin, c'était l'idée que j'avais en fait. C'est moi qui ai voulu le revoir et ça serait une manière de le remercier encore une fois. Après, je suppose que s'il me le propose, c'est que ça lui ferait plaisir, non ? Ou alors, peut-être qu'il se sent obligé ? Par politesse ? Parce que c'est un gars ? Râaaah, pourquoi c'est si compliqué ! Je n'ai pas envie de le mettre mal à l'aise, mais je n'ai pas envie de profiter non plus et puis, si c'est moi qui suis gênée, ça ne va pas non plus... En plus, mon orgueil vient mettre son grain de sel dans l'équation. Je retiens un soupir pour ne pas paraître malpolie. Je vais rester sur mon idée de base et je verrai bien sa réaction. Une chose est sûre, on ne va pas se battre pour payer, ça serait bête quand même. S'il insiste, je prendrai sur moi et j'accepterai. Le jeu n'en vaut pas la chandelle, comme on dit.

- C'est gentil de votre part, mais, en fait, j'avais prévu de vous inviter... pour vous remercier et puis, comme j'ai proposé l'idée, je trouvais ça logique, mais je ne veux pas que ça vous mette mal à l'aise.

Selvi et l'art de prendre des pincettes ! Je souris, gênée. Ça commence bien cette histoire. Je me demande où ça va nous mener... Surtout que le serveur débarque. Je regarde tour à tour ce dernier et mon interlocuteur. C'est que je n'ai pas réfléchi à ce que je voulais boire moi ! Pourquoi tout le monde me prend de cours comme ça ? Je finis par commander un thé chaud, un thé noir, tout simple. C'est moi où les serveurs n'arrivent jamais au bon moment, jamais quand il faut ? Ça doit être une manie chez eux...
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Sam 31 Déc 2016 - 13:02
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« Je vais bien, merci. »

Voilà, les formes de politesse sont derrière nous. Maintenant on arrive à ce que je suppose va être plus compliqué : une conversation correcte. Surtout que tout comme mademoiselle Skily, mademoiselle Sayanel est quelqu’un qui est facilement gênée. Bon, pas autant que mademoiselle Skily, quand même, c’est clair. Mais elle est définitivement quelqu’un qui interprète mes mots beaucoup trop. Cela est visible à la façon dont elle hésite avant de me répondre à ma question. Et puis, ça veut dire quoi ‘je ne veux pas vous mettre mal à l’aise’ ? Pourquoi le fait qu’elle veuille m’inviter ou au moins payer pour elle-même me mettrait mal à l’aise ?



Ok, question bête, j’avoue. Je serais le premier à admettre que le simple fait d’avoir posé cette question peut en effet faire quelqu’un penser que ça m’embêterais d’être celui qu’on invite. Après, ce n’est pas vrai, mais quelque parts correcte quand même. Disons que ça me ferait un peu bizarre d’être invité par mademoiselle Sayanel vu qu’on ne se connait pas très bien, mais en même temps, elle me fait l’impression que cela lui importe au moins un peu. Donc bien que ce soit un peu bizarre pour moi, je décide de la laisser faire.

« Comme je vous ai dit la dernière fois, je ne considère pas que j’ai fait quoi que ce soit pour vous qui demanderait des remerciements. Mais si c’est ce que vous voulez, j’accepte humblement. »

La plupart des gens aurait peut-être essayé d’insister pour la simple et bonne raison que normalement, on s’attend à ce que ce soit le mec qui paye. Mais personnellement, plus que suivre les normes comme ça, je préfère suivre une des règles que ma mère m’avait imprégné : avoir des bonnes manières et se comporter selon eux est bien, mais si jamais une femme préfère ne pas le faire, alors il ne faut surtout pas lui imposer quoi que ce soit. Un vrai gentleman sait quand il faut céder, quand chercher un compromis et quand essayer de pousser un peu vers ce qu’il avait proposé. La situation dans laquelle je suis maintenant est clairement une dans laquelle il vaut mieux céder et accepter l’invitation de mademoiselle Sayanel, alors je le fais. C’est aussi simple que ça. Par contre, la prochaine fois, j’insisterais pour au moins payer pour moi-même. Enfin, s’il y aura une prochaine fois. On verra.

Nos boissons arrivent et un moment on boit en silence. Le truc auquel je m’attendais le plus en fait, si ce n’est que pour la simple et bonne raison que je ne sais pas du tout de quoi parler avec elle. Malgré notre première rencontre plus ou moins personnelle, surtout pour mademoiselle Sayanel j’imagine, on est des parfaits inconnus. Voilà une autre raison pourquoi j’avais hésité autant à l’inviter, parce que je sais qu’au fond, je ne suis pas un bon compagnon niveau conversation et je ne voulais pas la faire se sentir mal à l’aise. Mais bon, trop tard.

C’est un peu frustrant quand même, ceci dit. Si je me suis décidé à inviter mademoiselle Sayanel au final, c’était surtout pour lui faire plaisir. Mais maintenant le truc auquel j’aurais dû m’attendre le plus arrive et j’ai le sentiment qu’au final, je réussi uniquement à faire l’inverse de ce que je voulais. Typique. C’était tellement clair…
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Mar 3 Jan 2017 - 19:16
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J'observe Kurei commander, en silence. Il n'a toujours pas répondu après ma remarque, préférant se concentrer sur le serveur. Est-ce qu'il réfléchit, comme je l'ai fait à l'instant ? Le suspens est rompu lorsqu'il reprend la parole. Il me redit qu'il ne considère pas que je lui doive de remerciements, mais accepte finalement mon invitation. Un immense sourire se dessine sur mon visage. Je suis si soulagée ! Je pense qu'il a compris que ça me ferait plaisir, enfin je ne sais pas. Ce n'est pas important, je crois. J'espère juste que ça ne le met pas trop mal à l'aise. Bon, faut que j'arrête de penser à ça, sinon je vais devenir mal à force de trop y penser. Il a accepté, point. Et même s'il l'a fait simplement pour me faire plaisir... eh bien je n'ai qu'à lui en être reconnaissante.

Le serveur revient avec nos boissons. Je sors le sachet de thé de son emballage et le trempe dans l'eau chaude, avant de brasser le liquide avec ma cuillère, presque machinalement. Aucun de nous deux ne parle, mais cela ne me gêne pas plus que ça, étrangement. Je ne sais pas si c'est son cas aussi. Mon regard divague vers la fenêtre à travers laquelle je regarde un instant les gens passer, puis je me reconcentre sur ma boisson. Je joue un peu avec le sachet, puis l'essore et ajoute du sucre... le thé noir sans sucre, c'est vraiment trop amer, enfin à mon goût... Je bois une gorgée. Ah, c'est encore un peu chaud, va falloir que j'attende si je ne veux pas me brûler le palais. Je déteste ça et ça m'arrive tout le temps, parce que je n'attends pas assez avant de boire ou manger quand c'est chaud... Je finis par reporter mon attention sur Kurei avec un sourire timide.

- Comment se passe votre travail à l'animalerie ? J'espère que vous n'avez pas eu à courir après des animaux échappés trop souvent.

Je lâche un petit rire. Je ne sais pas trop pourquoi je lui ai posé cette question. C'est sorti tout seul, je n'y ai pas réfléchi avant. J'espère que ça ne va pas l'embêter de parler de son travail. Je ne sais pas s'il s'y plaît. Moi, j'adore parler de mon boulot à la bibliothèque. Enfin, il n'y a pas grand-chose à raconter, mais je m'y sens tellement bien ! J'aime ce que je fais et j'apprécie mes collègues de travail, alors quoi rêver de mieux ? On est entré dans une routine quotidienne pour la majeure partie du travail, mais Ipiu a toujours plein d'idées, alors on teste de nouvelles choses, on change notre manière de classer, de trier par exemple. Ça bouge tout le temps. Je n'ai vraiment pas le temps de m'ennuyer... et puis, travailler avec des livres, c'est vraiment chouette. J'ai aussi une super excuse pour lire plein de bouquins, même si, en soi, je n'en ai pas vraiment besoin. Je souris à cette pensée.
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Mar 3 Jan 2017 - 21:45
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En observant mademoiselle Sayanel alors qu’on boit chacun notre thé (un thé vert japonais tout simple dans mon cas), je remarque qu’elle ne semble ni gêné ni embêté par le silence. Cela me soulage un peu, quelque part. Après tout, l’avoir contacté pour qu’on puisse se revoir comme elle le voulait uniquement pour la rendre mal à l’aise serait con, quand même. N’empêche que j’ai un sentiment que le silence ne va pas, ne devrait pas durer. Ce qui est logique, en fait, vu que mademoiselle Sayanel voulait me revoir probablement pour apprendre à me connaitre un tout petit peu. Ou du moins c’est l’impression qu’elle m’avait donné.

Il se trouve assez rapidement que j’avais raison quand mademoiselle Sayanel interromps le silence et m’interroge sur mon travail… non sans me taquiner un peu, je suis sûr. Un autre aurait probablement rit avec elle, mais moi, je n’en suis pas capable. Enfin, dans mon esprit, si, je rigole un peu en réponse à sa taquinerie, mais je ne le montre pas extérieurement. Je ne m’y attends pas non plus. Après tout, la dernière fois que j’ai vraiment montré ce que je ressens était il y a très longtemps.

« Non, cela n’arrive pas souvent. Heureusement, car sinon, je passerais probablement plus de temps à chercher les fuyard qu’autre chose. »


Va-t-elle penser que je suis on ne peut plus sérieux ? Probablement. Je n’ai pas encore rencontré une seule personne qui serait capable de dire quand je suis sérieux et quand je tente de blaguer. Après, certes, mon humour est assez… particulier, on va dire. Basé plus sur de l’ironie qu’autre chose, et avec la façon dont je me comporte toujours, ce n’est pas très facile de deviner quand je suis sérieux et quand non. Ou du moins c’est ce que je pense, vu que même Ochikawa, le plus grand blagueur que j’ai jamais rencontré, m’a pris au sérieux la dernière fois que j’ai tenté de le taquiner. N’empêche que sa réaction de panique était un peu amusante en soi, maintenant que j’y repense.

Ceci étant dit, je ne veux pas mettre mademoiselle Sayanel mal à l’aise, et je suis assez certain que j’en suis capable. Je veux dire, je mets la plupart des gens que je rencontre plus ou moins mal à l’aise par le simple fait de me comporter comme je le fais. Ça doit sans doute être mon apathie apparente qui en est la raison. Cependant, même si je le sais, je n’y peux rien. Enfin, je pourrais tenter de me forcer ou de prétendre comme tous les nobles le font, mais je ne pense pas que ce soit la bonne solution. C’est pour ça que je me décide à continuer la conversation mais sur un ton plus sérieux maintenant alors que je réponds à la question d’origine de mademoiselle Sayanel.

« Plus sérieusement, mon travail se passe bien. Il n’y avait pas beaucoup des nouveaux venus ce dernier temps, mais ceci nous permets à nous focaliser sur ceux qui sont là, pour les soigner et essayer de leurs aider à retrouver la confiance en humains pour qu’ils puissent avoir une nouvelle maison un jour. »


Mon regard s’adoucit, comme toujours quand je commence à parler de animaux, et je relève la tête pour que mon regard puisse retrouver celui de mademoiselle Sayanel. Qu’elle le fasse pas politesse ou simplement par manque d’idée pour un autre thème de conversation, elle est sans doute tombé sur une des peu choses de laquelle je peux parler autant qu’elle veut.

« C’est un travail profondément satisfaisant pour moi. Probablement parce que j’ai toujours eu un faible pour des animaux. Pouvoir m’occuper de ceux qui en ont besoin est ce que j’ai toujours voulu faire. »

Sans parler du fait que j’ai toujours trouvé des interactions avec des animaux beaucoup plus faciles qu’avec des gens, que ce soit quand j’étais jeun et entre d’autres nobles ou maintenant. Encore une fois, c’est probablement dû au fait que je montre si peux ce que je ressens alors que les gens autour de moi ne sont pas du tout habitués à un tel comportement. Mais en même temps, ce n’est pas comme si mes sentiments devraient intéresser qui que ce soit appart moi. C’est la raison pour laquelle je ne tente pas vraiment de changer cette partie de moi. Je n’y vois pas l’intérêt à part d’avoir peut-être quelques amis de plus – et encore, je ne serais jamais sûr si ce sont des vrais amis si je dois changer pour les avoir. Non, les vrais amis seraient ceux qui m’acceptent tel que je suis, que je sois faussement apathique ou non.

D’ailleurs, pourquoi j’y pense tellement tout d’un coup ? Ça ne me ressemble vraiment pas. Je crois que j’ai besoin de quelque chose pour me distraire. Pour une fois, ce n’est peut-être pas si mal que je ne suis pas tout seul, après tout.

« Et qu’en est-il pour vous, mademoiselle Sayanel ? Est-ce que vous aimez les animaux ? »
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Jeu 5 Jan 2017 - 15:05
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Je crois que ma question n'a pas gêné Kurei finalement. Je lâche un petit rire après sa première remarque et j'imagine la scène. Je le vois, courir partout dans l'animalerie et dans les rues du village de Terrae. C'est vrai que ça ne serait pas très drôle pour lui. Il y a sûrement plein de choses à faire quand on travaille dans ce genre de magasin. Il faudra que je demande à Elio une fois. J'efface cependant rapidement le sourire qui s'est dessiné sur mes lèvres. Il ne manquerait plus que l'Air croit que je me moque de lui ! Ah non, j'ai trouvé ça drôle, mais ce n'était pas méchant ! Heureusement, il enchaîne et ne semble pas avoir mal pris ma réaction. Comme d'habitude, je me fais beaucoup trop de soucis pour rien.

Je l'écoute attentivement. Il semble étonnamment content de parler de son boulot. Enfin, je ne dis pas qu'il n'est pas content d'une manière générale, mais là, il exprime plus de choses qu'à l’accoutumée. Ouai, généralement, il n'exprime pas grand-chose, ce qui est assez troublant. Son regard s'adoucit même. Je ne peux m'empêcher de sourire. J'ai eu de la chance de tomber sur un sujet qui lui plaît tant et j'en suis heureuse. Le Guérisseur semble aimer profondément les animaux. Peut-être que c'est plus simple pour lui d'entrer en contact avec eux qu'avec les autres êtres humains ? Je veux dire... j'ai bien vu et senti qu'il mettait de la distance entre lui et les gens, pas qu'avec moi. Alors, peut-être qu'il arrive à exprimer avec les bêtes ce qu'il ne peut pas faire avec les humains. Je crois que... en un sens, je peux le comprendre. J'ai toujours adoré les animaux et c'est sans doute aussi pour les mêmes raisons que lui, enfin je pense. Un animal ne te jugeras jamais et l'affection qu'il te donne, il te la donne sans arrière pensée. Bon, ok, certains dirons qu'un chat vient chercher des câlins quand il a faim, peut-être, je ne sais pas trop, mais de toute manière, les bêtes ne pensent pas comme nous, alors ça ne sert à rien de comparer, en fait...

Je sors de mes pensées lorsque Kurei me pose une question. Je n'ai pas besoin de réfléchir bien longtemps.

- Oui, j'aime beaucoup les animaux. Je n'ai, par contre, jamais eu la chance d'en avoir. Ma mère est allergique, alors c'était impossible. Enfin, on peut presque dire que j'ai eu une chèvre à moi, un temps. Je vivais à la campagne et un de nos voisins avec plusieurs chèvres. Il m'en a offert une qui est née le même jour que moi. Mais on ne l'a jamais prise à la maison, évidemment. J'allais chez lui pour jouer avec elle. C'était un peu comme une amie... c'était une belle époque.

Je m'arrête un instant, prise d'une vague de nostalgie. Je me demande ce qu'Edelweiss est devenue. Elle doit être morte... enfin, je n'en sais rien. Je ne sais pas qu'elle est l'espérance de vie d'une chèvre. Je ne sais même pas ce que sont devenus maman et papa depuis que je suis ici, donc ça aurait été étrange de prendre des nouvelles d'une chèvre dont je n'ai pas entendu parler depuis huit ans. Je chasse rapidement ces pensées, lorsque je sens ma gorge se serrer. Je ne vais quand même pas me mettre à pleurer là, maintenant, à cause de ça ! Faut vraiment que j'arrête d'être aussi sensible sur ce sujet. Je bois une gorgée de thé pour me donner contenance et relève les yeux vers mon interlocuteur, affichant un grand sourire.

- Peut-être que j'aurai un animal à moi, une fois. En tout cas, si l'envie me prend, je sais où venir le chercher ! Je ne sais pas ce que je choisirais par contre...

Mon air est enjoué et j'essaie de faire oublier le petit malaise que j'ai eu.

- Est-ce que vous avez des animaux chez vous ou vous occuper de ceux de l'animalerie vous suffit ?
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Dim 8 Jan 2017 - 19:31
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Mademoiselle Sayanel rit en réponse à ma tentative de plaisanterie. On dirait bien qu’elle avait compris que je n’étais pas sérieux. Et même si ce n’est pas le cas, même si la raison pour son rire est différente, cela n’a pas d’importance. Son sourire ne tient pas longtemps, cependant, et elle l’efface aussitôt avec un regard qui semble un peu inquiet ou timide, je ne suis pas toute-à-fait certain. Mais je crois comprendre ce qui se passe dans sa tête. Mais mots l’ont fait rire, mais au final, elle ne savait pas si je plaisantais ou non et du coup, elle ne voulait pas que je pense qu’elle se moque de moi. Du moins c’est ce que je présume.

Ayant continué de parler, tout en observant mademoiselle Sayanel, il est maintenant à mon tour de l’écouter alors qu’elle raconte un peu de son passé. Je cligne un peu les yeux quand elle me dévoile qu’elle avait une chèvre comme animal de compagnie, en quelque sorte, mais ma surprise ne dure pas alors que j’entends qu’elle vivait en campagne. Cela expliquait beaucoup des choses. Ce que pour moi était peut-être un animal un peu bizarre pour considérer un animal domestique était pour elle aussi normal qu’un chien ou un chat. Et puis il est bien évident que cette chèvre, cette amie comme elle l’appelle, était un être très chère à mademoiselle Sayanel. Cela se voit à son regard un peu triste quand elle parle de cette époque de sa vie.

Je peux comprendre qu’elle considérait une chèvre comme une amie, surtout si elle avait joué avec quand elle était plus jeune. Il en est de même pour Liryo et moi, après tout. Je suis son maître, en quelque sorte, puisque je m’occupe de lui, mais plus qu’autre chose, nous sommes amis.

Je ne dis rien quand mademoiselle Sayanel arrête de parler, probablement pour reprendre ses esprits. Au lieu de ça, je fais comme elle et bois une gorgé de thé, prétendant que je n’ai pas vu son moment de malaise. Cela me semble être la meilleure chose à faire, et il se trouve que j’ai probablement eu raison quand l’Air retrouve son sourire et me dis qu’elle passera peut-être un jour à l’animalerie, si jamais elle se décide à acheter un animal pour elle-même.

« Même si vous ne savez pas ce que vous voudriez prendre, ce n’est pas un problème. Si vous vous décidez de venir, vous auriez tout le temps du monde pour regarder et prendre votre décision. Et bien évidemment, moi et mes collègues seront là pour vous aider si vous le souhaitez. »

J’ai bien entendu que mademoiselle Sayanel disait qu’elle ‘saurait où venir si jamais l’envie la prends d’avoir un animal’, mais malgré cela, je me retrouve à penser quel type d’animal serait le mieux pour elle. Personnellement, j’adore les chats, mais je pense qu’un félin n’est pas forcément le meilleur choix pour mademoiselle Sayanel. Si je me focalise que sur les possibilités ‘normaux’, à savoir ce que les habitants d’une ville peuvent considérer en tant que possibilité, je pencherais plutôt vers un chien, puisque c’est un animal qui tient vraiment à son maître, alors qu’un chat est beaucoup plus indépendant et probable à se prendre en charge lui-même. Ou sinon, peut-être quelque chose de petit et mignon telle une souris ou un oiseau. Mais en même temps, je ne suis pas obligé de rester dans les ‘normes’ de la ville. Je pense même que mademoiselle Sayanel pourrait préférer quelque chose d’un peu plus… exotique, disons.

Soudainement, je me rappelle une rencontre assez bizarre que j’ai eu à l’animalerie il y a quelques mois. Une rencontre avec deux jeunes hommes alors qu’un d’eux avait apporté un écureuil volant blessé. Le petit rongeur était encore chez nous. Normalement, on l’aurait relâché pour qu’il vive dans la nature, mais il ne voulait pas partir. Effectivement, cela serait un animal domestique un peu excentrique, mais il est petit et mignon. Il me semble qu’il serait un bon choix pour mademoiselle Sayanel, si jamais elle se décide d’acheter un animal pour elle-même.

Je suis tiré de mes pensées quand mademoiselle Sayanel me demande si moi, j’ai un animal, ou si je m’occupe uniquement des petits à l’animalerie. Prenant une autre gorgé de mon thé, je repose la tasse.

« Effectivement, j’ai un animal de compagnie. Un chat. Il s’appelle Liryo et tout comme votre chèvre l’était pour vous, il est plus qu’un animal domestique pour moi. C’est un ami. Un qui m’est très proche. »

En même temps, on avait vécu ce qui était probablement la pire partie de notre vie jusque-là ensemble. Un truc de ce genre tend à rapprocher deux êtres vivants et à les relier par des liens d’amitié forts, que ce soit entre deux humains, ou entre humain et animal.
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Dim 19 Fév 2017 - 5:04
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Kurei ne semble pas avoir perçu mon malaise... ou alors, il a eu la gentillesse de ne pas relever ce que j'ai souhaité rapidement oublier. Peu importe, le résultat est le même et ça me convient. Il rebondit sur mon affirmation enjouée. Oui, peut-être que j'irai faire un tour à l'animalerie une fois, juste pour regarder, juste pour me laisser tenter. De toute manière, je ne vais pas prendre une décision sur un coup de tête et puis, il faudra, si je décide de prendre un animal de compagnie, que je choisisse comme il faut. Par exemple, je ne vais pas prendre un chat... qu'est-ce qu'il ferait dans ma petite chambre au quatrième étage ? Non, je prendrais plutôt un animal tout petit qui tient dans une cage ou un aquarium... je ne sais pas... un animal est une sacrée responsabilité, alors ça ne doit clairement pas être pris à la légère ! J'en parlerai à Elio. Il saura sûrement me conseiller. Je lâche un doux sourire.

Mon interlocuteur boit une gorgée avant de répondre à ma question. Ainsi, il a un chat ? Intéressant. Donc le fait de vivre dans une petite chambre n'est pas si gênant que ça, il semblerait. Intéressant. Je souris à Kurei et hoche la tête. Je comprends ce qu'il ressent. C'est merveilleux, je trouve, d'avoir pu créer un lien pareil avec un animal. On ne se sent jamais seul. J'attends un instant, buvant une gorgée de thé, en pensant que le jeune homme va reprendre la parole, mais il n'en fait rien. Je souris, consciente que c'est à moi de relancer la conversation.

- Ça fait longtemps que... vous vous êtes rencontrés ? Était-il à l'animalerie ?

Bon, j'avoue, j'ai hésité un peu avant d'utiliser le mot « rencontrer ». Je ne savais pas trop quoi utiliser. Il considère son animal de compagnie comme un ami, donc je ne voulais pas me montrer irrespectueuse, mais, du coup, c'est peut-être un peu exagéré d'en parler comme si c'était un être humain... Je ne sais pas, je verrai bien sa réaction. On n'a pas tous la même manière de voir les choses. Certains considèrent les animaux pour ce qu'ils sont, si j'ose dire ça comme ça, alors que pour d'autres personnes, comme moi et Kurei, manifestement, il y a le côté affectif en plus.

- Je suis désolée si ma prochaine question vous parait un peu impertinente, mais... Liryo n'est-il pas malheureux de vivre dans un tout petit espace ? Nos chambres ne sont pas bien grandes et, puisque nous sommes au quatrième étage, il ne peut pas vraiment sortir... Enfin, je ne sais pas si vous avez trouvé une solution pour contourner ce problème...

Je souris, un peu gênée, mais il fallait que je sache. Je bois une nouvelle gorgée de thé. À ce rythme-là, je n'en aurai bientôt plus.
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Mar 20 Juin 2017 - 19:03
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Je secoue la tête en première réponse quand mademoiselle Sayanel me demande où Liryo et moi nous sommes rencontré. Ce n’était de loin pas à l’animalerie. En quelque sorte, j’aurais voulu que ce soit le cas, pour son bien plus que pour le mien. Mais en même temps, il est possible que nous ne nous serons jamais rencontré dans ce cas. Après tout, c’était surtout pour lui que je me suis décidé à venir sur Terrae. Surtout pour lui trouver de l’aide. Trouver un endroit ou vivre, où gagner de l’argent et même un endroit qui m’a donné la possibilité de reprendre des études n’était qu’un bonus.

« Liryo et moi nous connaissons depuis bien plus longtemps que je ne suis sur Terrae. Je l’ai rencontré par hasard dans ma ville natale… c’est grâce à lui que je suis venu ici, sur Terrae. »

Grâce à lui. Pour lui. Dans ma tête, cela revient au même. J’étais ici grâce à lui, parce que sans lui je n’aurais eu aucune raison pour faire un acte de fois vis-à-vis du master qui m’avait trouvé.  J’étais ici pour lui, pour tenter de trouver un moyen de le guérir. Heureusement, j’ai réussi. A l’origine, j’avais pensé que si j’arrive à guérir Liryo, je partirais d’ici ensuite. Et j’étais sûr que je partirais si j’échouais. Mais au final, je suis resté. On est restés tous les deux. Parce que nous avons trouvé ici bien plus que ce à quoi on s’attendait.

« Votre question n’est pas impertinente du tout. Pour vous répondre, ce n’est pas vraiment un problème si jamais il veut sortir. Ceci dit, cela est plus grâce à un coup de chance qu’une solutions que j’ai trouvé. Il y a un arbre dont les branches n’arrivent pas très loin de ma fenêtre. Asses près pour Liryo pour sauter dessus dans les deux sens. Il parts et reviens comme beau lui semble par là. »

Et puis, même s’il serait coincé uniquement dans la chambre, je ne pense pas que Liryo serait bien gêné, aussi surprenant que cela puisse paraître pour un chat. Surtout un chat qui a connu rien que ‘la liberté’ toute sa vie. Pour être franc, une fois que nous avons déménagé dans une chambre rien qu’à nous, il avait passé les premières journées dedans, endormi sur mon lit. Et il a refait ce coup une fois guérit. Enfin, en cours de guérison ; puisqu’il ne serais pas complétement guéri pour un long moment encore. Peut-être même jamais.

J’imagine que tout comme moi, il est juste content d’avoir un toit par dessus sa tête qui ne va pas lui être enlevé.

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Dernière édition par Kurei Yataro le Mar 12 Sep 2017 - 20:53, édité 1 fois
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Dim 3 Sep 2017 - 12:30
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J'écoute la réponse de Kurei avec attention. Ah ! J'ai bien fait de demander. Je ne sais pas pourquoi, mais j'étais partie du principe qu'ils s'étaient rencontrés à Terrae... comme quoi les présupposés... J'affiche un air brièvement surpris quand mon interlocuteur utilise l'expression « grâce à ». Quand on sait pourquoi les gens viennent ici, utiliser ces mots paraît étrange. J'aurais plutôt dit « à cause de »... oui, je ne comprends pas trop. En même temps, je ne connais pas son histoire, mais si le chat est le responsable de son vide... non, il faut que j'arrête d'interpréter ce qu'il me dit. Comme je l'ai déjà dit, je ne sais pas ce qu'il a vécu et pourquoi il est là, alors je ne vais pas me mettre à imaginer ce qui a pu se passer. Et si... et si Liryo n'était pas le responsable du vide ou sa cause, mais que c'est pour lui que l'Air est venu à Terrae. Aha ! Ça changerait tout dans mon raisonnement... bon, j'avais dit que j'arrêtais, alors stop.

Le Guérisseur répond ensuite à ma deuxième question. Un arbre ?! Ah oui, cet arbre-là... je vois duquel il veut parler... un coup des Terres sans doute, vu sa taille... c'est clair que ça facilite les choses, mais comme il le dit, c'est de la chance et ça ne fonctionnerait pas pour moi, si je prenais un chat... à moins que je demande aux Terres de m'arranger le coup... mouai, non, aucune chance que ça arrive. Bon, alors je retiens : éviter les félins. Je soupire intérieurement. Ça aurait été cool un chat. Ça vient vous faire des câlins, ça ronronne... bah, tant pis. Il y a plein d'autres animaux sympas. Dis donc... je commence à sérieusement envisager de prendre un animal de compagnie, moi...

- Ah oui, c'est vrai que c'est pratique. Je suis contente pour lui et pour vous.

Je lui souris, avant d'enchaîner.

- Vous vendez beaucoup d'animaux ? J'ai l'impression qu'avoir un animal de compagnie est assez courant à  Terrae. Je croise plein d'élèves avec des chiens, mais aussi des animaux plus... disons exotiques... j'ai déjà vu un loup et un tigre se balader en liberté par exemple. Je dois avouer que ça fait un peu peur la première fois.

Je lâche un petit rire gêné.

- Après, j'imagine que beaucoup de gens ont des petits animaux, comme des poissons, des rongeurs ou des oiseaux... ?

Ma remarque s'est transformée en question sur la fin. C'est vrai, en fait, je n'en ai aucune idée, de ce que les étudiants ont dans leur chambre. J'ai une pensée pour Ludmila et son furet Nut. Terrae est génial pour ça.

[hrp : c'est moi qui suis désolée T.T]
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Mar 12 Sep 2017 - 21:26
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La remarque de mademoiselle Sayanel est loin d’être fausse. Effectivement, moi aussi j’ai remarqué que beaucoup des gens ont des animaux de compagnie sur Terrae et pas tous des animaux typiques tel un chien ou un chat. J’ai encore à voir un loup, mais le tigre me dit quelque chose. Ah oui, le carnaval. Il me semble que j’ai aperçu un tigre qui trainait avec une demoiselle sur un des chars. Et je dois avouer que je suis d’accord avec mademoiselle Sayanel. La première fois que je serais en face d’un tel animal, je ne pense pas pouvoir être cent pourcent à l’aise non plus. Je crois que juste un fou pourrait l’être. Et bien évidemment, le (ou la) propriétaire de l’animal, mais ça, c’est un peu autre chose.

« Ce n’est pas étonnant. Je pense qu’il n’y aura qu’un suicidaire qui ne serait pas au moins un peu apeuré devant un tel prédateur. Un suicidaire ou un idiot qui ne serait pas au courant de ce qu’un animal tel un tigre ou un loup peut lui faire. L’un des deux. »

Je dis à l’Air quand elle rit, le son plus gêné qu’amusé. Je ne vois pas pourquoi elle serait gênée par cela ceci dit. Le sentiment dont elle parle n’est que naturel et compréhensible, après tout. Certes, les humains n’ont pas l’instinct aussi développé que d’autres animaux, mais on possède au moins un minimum d’instinct de survie pour la plupart.

« Pour ce qui en est notre taux de vente, je dois vous avouer que je ne me tiens pas très bien au courant malgré le fait que j’y travaille. Je m’occupe plus de la partie soins pour les animaux qui en ont besoin que de la partie vente pour ceux qui vont bien et ont besoin d’une nouvelle maison. »

Logique dans le cadre ou pour moi, l’animalerie est la nouvelle maison des animaux qui y sont apportés. Certes, je suis conscient qu’on ne peut pas tous les garder et donc on les vend en espérant qu’ils trouveraient un nouveau chez eux, mais cela ne change pas le fait que je considère l’animalerie comme leur nouvelle maison aussi, même si elle ne l’est que temporairement. Surtout que certains sont là depuis un moment déjà et ne semblent même plus vouloir partir.

« Ceci dit, mes collègues parlent souvent quand il y a un acheteur qui repars avec un compagnon, donc j’imagine qu’en effet, il y a pas mal des gens qui achètent des animaux. Mais je suis tout de même assez persuadé que la plupart des animaux de compagnie sur Terrae sont venus ici d’extérieur avec leur maîtres. Mais bien sûr, je peux me tromper. »

Et pour ce qui en est des oiseaux, poissons et rongeurs, certes cela semble l’animal de compagnie le plus commun, ne serait-ce que parce qu’il ne prend pas beaucoup de place dans une chambre. Mais après, on en a tellement dans l’animalerie que c’est un peu difficile de garder tous en tête et savoir combien sont venu ou parti chaque jour. Certains s’échappent tout bêtement, notamment les oiseaux et on ne leur cours pas toujours après. Ils cherchent la liberté, après tout, donc pourquoi la leur priver ? Ils reviendront s’ils le voudraient. C’est ce qu’on se dit et ce que je partage à mademoiselle Sayanel, ne voyons aucune raison pour lui mentir.

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Dim 17 Sep 2017 - 17:06
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Kurei est d'accord avec moi concernant les animaux dangereux : ça fait peur. Je souris, un peu moins gênée. J'écoute la suite avec attention et je suis impressionnée.

- Oh ! Est-ce que vous avez fait des études pour devenir vétérinaire ou quelque chose dans le genre ? Ou alors, vous avez plutôt appris sur le terrain ? Je trouve ça super !

C'est un truc qui me faisait rêver quand j'étais enfant et je ne cache pas mon enthousiasme. Je pense que je ne suis pas la seule d'ailleurs à avoir eu cette réponse-là à la fameuse question : « alors, tu veux faire quoi quand tu seras grande ? ». Aujourd'hui, je suis un peu plus réaliste et mes goûts ont changé. Je trouve toujours ça génial, mais je ne me vois pas en faire mon métier. Cependant, je suis bien contente que des gens comme mon interlocuteur existe.

- Oui, je comprends. C'est quand même bien que l'école les accepte... parce que les animaux de compagnie ne sont pas tolérés partout, alors on a de la chance, je trouve.

En fait, je pense que des lieux comme Terrae sont même plutôt rares... Je veux dire, quand on a son propre appartement ou sa maison, on fait ce qu'on veut, mais une chambre dans un logement étudiant, c'est vraiment peu commun. J'imagine que la direction estime qu'avoir un animal dont il faut s'occuper rend les jeunes responsables et puis, ça peut aussi être une compagnie pour toutes ces personnes qui n'ont pas eu la vie facile.

- Je dois avouer... que ça me fait parfois mal au cœur de voir des animaux enfermés dans de petits espaces. Ça m'est arrivé de visiter des zoos où j'aurais aimé pouvoir ouvrir toutes les portes... bon, j'étais toute petite, donc j'avais aussi une autre vision des choses. Je pense que le plus important, c'est de les chérir et puis, effectivement, si un oiseau s'échappe par exemple, bin c'est la nature, c'est la vie... c'est égoïste de leur courir après, même si on s'y est attaché... ce n'est pas facile...

Je me demande si Edelweiss était heureuse. Je ne me suis jamais posée la question à l'époque. Elle était dans son pâturage avec les autres chèvres et je venais jouer avec elle, la câliner... est-ce que j'étais égoïste ? Et maintenant... suis-je égoïste de vouloir prendre un animal de compagnie ? Enfin... si j'en prends un, évidemment...

- Après... vous conviendrez que la situation n'est pas très équitable... il est beaucoup plus facile pour un oiseau de s'échapper que pour un poisson rouge par exemple...

Je souris, pensive. Je pars dans mon imaginaire, voyant la ligue de libération des poissons, composée de M. Poisson-Rouge et sa bande de copain, fomenter un plan pour s'échapper de leur prison de verre. Ils prennent exemple sur leurs ennemis jurés, le clan des oiseaux qui, eux, n'ont aucune peine à s'extraire de leur cage et prennent leur envol, libres. Les compères sont jaloux, envieux et ils veulent prouver au monde, qu'eux aussi, ils peuvent le faire. Alors, ils se mettent à fabriquer, en cachette et avec le peu de matériaux à disposition, un ballon à air chaud. L'entreprise est risquée, le danger omniprésent, mais ils ne flanchent pas. Tout se met progressivement en place, leur plan est millimétré, chaque détail analysé, il n'y a pas de place pour l'imprévu. La grande évasion est pour bientôt... pour la première fois, les poissons, aussi, voleront !

Soudain, je me rappelle que je ne suis pas seule dans ma chambre, mais au restaurant. Je réalise alors que je suis restée un bon moment sans rien dire, un sourire stupide s'étant dessiné sur mes lèvres. Je ne peux m'empêcher de rougir violemment et finis ma boisson d'une traite... enfin, ce qu'il en restait.

- Est-ce que... euh... vous reprendrez... quelque chose à boire ?

J'espère vraiment qu'il ne va pas me demander à quoi je pensais, parce qu'honnêtement, je ne me vois pas lui dire la vérité. Non, ce n'est vraiment pas sérieux... déjà qu'il doit avoir une drôle d'opinion de moi, alors si je lui raconte ça, je perds définitivement toute crédibilité...
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Boire un coup en toute amitié (Selvi)

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