Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Sous surveillance...
Mer 2 Nov 2016 - 21:57
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« Ne t'en fais ce n'est que la procédure ! »
Tu parles d'une procédure, deux jours que l'on a atterrit ! Et pour le moment la seule magie que j'ai vu, c'est la capacité de la psychologue à louper ses rendez-vous… Pas que ça me dérange, mais elle détient les clefs de ma liberté tout de même.

Mon regard se posa sur la vitre qui me sépare du couloir me laissant entrevoir le ballet des infirmières. Deux jours qu'ils me gardent ici, "pour mon bien", et moi qui pensais fuir l'hôpital en partant avec un inconnu pour une école magique au Japon. Comme à son habitude Elizabeth (ce n'est sûrement pas son nom, mais le japonais ce n'est pas mon truc) colla son visage à la vitre, observant avec la plus grande attention si je respirais encore. Il ne pourrait pas me foutre la paix, on m'a vendu une nouvelle vie pas une cage !

Rha, et puis à quoi bon… Je me redresse, rendant le sourire le plus forcée que je pouvais à Elizabeth. De ses gros doigts elle m'indiqua le plat à côté de mon lit avant de retourner à ses occupations. Dépité, mais affamé, j'ouvris le bento qui trônait près de moi. Du poisson en sauce, du riz blanc et une compote. Seul problème de l'équation : les baguettes ! Et il n'est, bien sûr, pas question de me filer un couteau et une fourchette, je pourrais me tailler les veines avec…

Je finis par me lever de mon lit, le distributeur aura peut-être quelque chose de mieux… Je me mis derrière la porte, attendant qu'Elizabeth me remarque. Pour m'observer quand je lis, dort ou mange il y a du monde, mais quand j'ai besoin d'elle c'est sa pause ! Au bout de dix minutes, elle finit par arriver, du riz encore collé au coin de sa bouche.

« Il me faut du chocolat… Je reviens vite » grommelais-je. Elle me toisa de haut en bas, « Très bien, je vais t'accompagner ! ». Évidemment… Et c'est parti pour l'accueil, au moins elle ne me demande pas de lui tenir la main…
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Mer 2 Nov 2016 - 23:03
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Foutue machine de… Non, je vais juste restée calme. Tu ne mérites pas que je m’énerve pour toi. Tu n’en vaux pas la peine ! N’empêche que tu as de la chance que je ne sois plus capable de me mettre debout sinon je t’assure que je t’aurais foutu un coup de pied dans le fondement pour la peine. Ça t’apprendra à pas me filer mon kitkat quand je finis ma séance de kiné. J’ai faim ! Le doc m’a tuée littéralement, j’ai passé la matinée à soulever des poids. Il a dit que j’m’étais ramollie depuis que j’ai mon fauteuil électrique. C’est pas faux mais quand même il m’a torturée, je t’assure ! Tu voudrais pas t’apitoyer un peu sur mon sort s’teuplait ? J’ai super grave la DALE !
MAIS PUTAIN FAIT PAS TON RELOU QUOI ! ALLEZ ! J’les ai payé tes foutus yen alors TU DOIS me donner mon joli petit paquet rouge rempli de plein de calories que je me ferais un plaisir d’avaler. ATTENTION SI TU CONTINUES JE T’ENVOIE UN COURT-CIRCUIT ! T’as déjà bouffé du mile volt dans ta face ? Non jamais ? T’es sûr que tu ne veux pas essayer ?
Bon okay, c’est un mauvais plan. Je le sais, et je ne le ferais pas. J’vais pas jouer avec l’électricité dans un hôpital, un court-circuit et… Bref, j’vais pas vous faire un dessin. Le tout c’est que la machine ne le sache pas ! Je vais réussir à l’impressionner vous allez voir ! Je lui fais mon regard de tueuse, bon il est peut-être un peu émoussé, parce que j’ai toujours pas mon joli petit kitkat. MAIS PUTAIN J’AI FAIT QUOI ? J’ai un karma de merde ! J’ai dû égorger des chatons dans une autre vie. Hm.
Un couple de gens débarque alors que je m’excite littéralement sur la machine. TROP COOL !

« HAN ! Vous arrivez juste au bon moment les gars ! La machine a mangé ma pièce mais mon kitkat est encore coincé dedans… Vous voyez il est pas tombé ! Vous ne voulez pas la secouer un peu s’il vous plait ?? SOYEZ COOLS ! »

Si vous ne la secouez pas je prends de l’élan et je me scratche dessus et je pète la vitre. Si si, vous savez pas de quoi le fauteuil électrique de Mitsuki est capable. Il m’a déjà cassé une fois ou deux, alors il peut casser du verre. J’le sais. J’le sens. J’en suis certaine !
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Jeu 3 Nov 2016 - 18:56
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Oh mon dieu ! Enfin je croise quelqu'un qui n'a pas de blouse ! Et qui me parle en plus ! Et qui me demande de l'aide ! Je réfléchis quelque instant, analysant la situation. Comme la machine a pu le vivre elle a un caractère bien trempé et un léger grain de folie… Peut-être qu'elle apprécie les gens similaires ?

Liz leva la main d'un air réprobateur, prête à affronter la vandale. « Pas de problème ! » lui lançais-je, tout en mettant un grand coup d'épaule à l'infirmière. Pour une fois qu'il y a de l'action ! La voie enfin libre, je m'approche de la machine, lançant des regards déterminés au kit kat en équilibre à l'intérieur. J'espère que ça passera. Je contourne la jeune femme et me place face au flanc droit déjà meurtri de la machine. Il faut que ça passe. Je prends une profonde respiration, me concentrant sur ma tâche. Ça ne va pas passer.

« SALETÉ DE MACHINE ! » cri-je, assénant un magistral coup de pied retourné au distributeur. Qui aurait cru que mes deux mois de karaté serviraient un jour. Le choc fit trembler la machine, mais le kit kat refusa pour autant de lâcher prise. Trois coups de pieds suivirent le premier, chacun apportant son lot d'obscénité. Mais rien ne parvint à faire choir le kit-kat. Le mal qui l'habite est bien trop tenace.

Un cri étouffé me détourna de ma tâche. Elizabeth est allongée sur le sol, ma pantoufle trônant fièrement sur son visage. Oups. Soudainement, avec une souplesse que je n'aurais jamais imaginé, elle se relève d'un bond. Son visage est écarlate et ses lèvres blanche de la pression. « Comment osez-vous ! ». Je blêmis. D'un coup de talon, elle commença à s’éloigner vers le bureau d’accueil, hurlant qu'elle venait de se faire agresser à qui veut l'entendre. Je suis mort.

Je me tourne alors vers la jeune femme, tremblant comme une feuille. « Je crois qu'elle va chercher la sécurité, les infirmiers ou pire encore. Dis-moi que tu connais une sortie rapide ! »
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Jeu 3 Nov 2016 - 19:30
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DE L’AIDE. YES ! Bon par contre l’infirmière a l’air constipée quand il accepte de m’aider. Bah, j’y peux rien si elle est véner. C’est pas ma faute si ils tombent genre juste au bon moment. Elle a qu’à râler sur le destin si elle veut tant gueuler sur quelqu’un. Elle s’abstient, heureusement pour elle. Petit rappel des faits : j’ai la dalle et mon kit-kat est coincé dans une foutue machine. Si elle crie je crie plus fort qu’elle, c’est bien clair ? Non mais ! J’offre mon plus charmant sourire au jeune héros qui accepte de me venir en aide.
BERK BERK BERK. Non je REFUSE ! Je ne peux pas être une demoiselle en détresse, c’est juste trop pas mon genre. Je suis… vaincue par l’autre bouftout de distributeur de confiseries. J’ai vraiment besoin d’un chevalier pourfendeur de dragons pour récupérer mon pauvre petit kit-kat prisonnier ! Il n’a rien demandé, il vivait sa vie heureux n’attendant que d’être mangé par mes soins…

« Merci ! »

Je m’enthousiasme trop quand il lève sa guibole pour foutre une mandale à la méchante machine. En vrai sa technique est pas mal, bon je devrais peut-être lui dire que s’il frappe trop fort comme ça il risque de se péter un ou deux métatarses… Mais non, c’est un héros vous vous rappelez ? Il n’arrive JAMAIS RIEN AUX HEROS.
En vrai je suis grave trop heureuse qu’il gueule sur le distributeur je suis pas la seule à m’énerver contre elle ! Pas la seule à la traiter de salope ! Bon peut-être que j’l’ai fait que dans ma tête hein ? J’espère que je l’ai fait que dans ma tête, oh mon dieu. Vous imaginez si on m’avait surprise en train de parler seule avec une machine, mais on m’aurait grave prise pour une tarée !
Euh oups ? je m’incline pour éviter la sandale qui vient dans ma direction, mais la nurse n’a pas de si bons réflexes que moi. Elle s’en va en gueulant… J’avais dit qu’elle devait pas gueuler :

« NAN MAIS C’ETAIT MOI QU’ETAIT VISEE, JOUE PAS TA DRAMAQUEEN ! PIS GENRE T’ES JUSTE TROP NASE POUR EVITER UNE TATANE… GROGNASSE ! »

Euh double oups ? Hahaha. Non, je n’ai pas dit ça c’est faux. Je suis quelqu’un des très calme, mais j’ai FAIM BORDEL. Pourquoi personne respecte les gens qui ont faim dans cet univers ?

« Euh… Une sortie, bonne idée ! Tu me suis ? »

J’enclenche le moteur de mon bolide et pars non sans un dernier regard peiné à mon kit-kat que je dois abandonner. Je reviendrais te sauver, c'est promis !

« A droite ! »


J’l’entraine au travers d’un dédale de couloirs avant d’arriver à un escalier… Quoi l’escalier, le fauteuil roulant ? Comment ça c’est problématique ? Nan mais les mecs arrêtaient la beuh, c’est le fauteuil de Mitsuki : il LEVITE ! J’enclenche le bouton adéquat et nous dévalons les escaliers. En vrai j’pense qu’on pourrait arrêter de courir, mais comme il est en blouse ça doit être un patient… Et si c’est un patient c’est grave la merde ils vont nous chercher… Faut qu’on trouve un truc pour passer inaperçu. J’l’attends à l’angle d’un couloir.

« T’allais pas te faire opérer ou un truc bien relou ? Si on s’barre tu vas pas me claquer entre les pates ? »
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Ven 4 Nov 2016 - 15:33
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Comment un fauteuil roulant peut chauffer comme une voiture de course !? Je veux dire, qu'elle ait un fauteuil électrique alors que ses bras fonctionnent encore, ça passe. Mais qui a eu l'idée de lui coller un moteur de dragster ?!

« D'acc… »
Je n'ai même pas eu le temps de finir ma phrase qu'elle démarre en trombe, me laissant sur le carreau. Je tente alors de la suivre comme je peux. Tant pis pour le chocolat.
Au détour d'un couloir on se retrouve face à un escalier. Ça risque d'être délicat, mais j'imagine que je peux la porter si elle tient son…  « TON FAUTEUIL VOLE !? ». J'en reste sur le cul. Faut dire que la magie j'y croyais plus trop, mais là. L'air de rien elle commence à foncer dans l'escalier, se permettant même des petits dérapages au demi-tour. Je finis par reprendre mes esprits. On n'était pas encore tiré d'affaire.

Au bout de quelque secondes, je finis par la rattraper dans un tournant. On dirait qu'elle m'attend.
« Quoi ? Opérer ? Non, je me suis senti mal dans l'avion, la pression tout ça, du coup le Master a demandé un check-up complet. Mais je vais mieux ne t'en fais pas »

J'espère que ça passera… J'ai l'impression de dire ça souvent ces derniers temps. Ce n'est pas bien de mentir, je sais. Mais si je lui dis la vérité elle va me prendre en pitié et je n'ai pas envie de ça pour le moment.

On entend encore de l'agitation au loin, mais il semble que la situation se soit calmé. J'en profite donc pour reprendre mon souffle. Je pense avoir fait une bonne première impression, si l'on peut dire, il faut que je continue sur ma lancée. Je lui fis un sourire.
« Je ne me suis toujours pas présenté. Aidan, et toi ? ».

La pause me permit de réfléchir un peu. J'avais réussi à m'enfuir de la chambre et de la surveillance de Liz, je n'ai jamais été aussi proche de la liberté que maintenant. Alors, pourquoi s'arrêter là ?

Je me tourne alors vers la jeune femme. « Je sais que j’en demande beaucoup, mais tu penses que pouvoir m’aider à sortir d’ici ? Je suis en bonne santé, j’ai donc aucune raison de rester, non ? »
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Ven 4 Nov 2016 - 23:57
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« Il ne vole pas il lévite. »

Oui j’ai l’esprit de contradiction et moi je suis pas essoufflée donc je peux faire des phrases longues avec sujet verbe complément. Je peux même être chiante en faisant ce genre de phrases, je suis multitâche. En tous les cas, quand on s’arrête j’crois pas cinq minutes à la merde qu’il me débite. Oh, ce n’est pas un mauvais comédien, mais je ne suis pas une mauvaise sensitive non plus. Vous croyez vraiment que dans ce genre de situations j’allais gentiment prendre pour parole d’évangile tout ce qu’il me raconterait, allons donc. Je ne suis pas née de la dernière pluie, et m’évader d’un hôpital je l’ai fait avant lui ! (bon depuis que je suis à Terrae j’ai surtout forcé la main aux docteurs pour qu’ils me laissent partir plus vite, j’me suis plus barrée incognito…)

« Et en vrai tu fais quoi ici sinon ? »

Quoi j’me montre méprisante, non mais merde c’est moi la méchante ? Il vient de me mentir, si faut euh… Il est là pour une opération cardiaque et il a trop la trouille pour la subir. C’est pas crédible je vous l’accorde parce qu’avec le sprint qu’il vient de se tailler il serait déjà mort, et je sens pas vraiment de trouille en lui. Donc, j’en déduis qu’il était dans le service psy, ou peut-être en désintox ? Un regards sur les veines de ses poignets m’apprends que son capital veineux est intact, alors peut-être qu’il fumait ? Qu’il est accroc à la bouteille ? Non mais dans ce cas-là il ne se baladerait pas en secteur ouvert. Donc on en revient à la psy, il est peut-être dangereux… Pourtant je n’ai pas peur un instant. Je ne l’ai jamais vu, et depuis le temps que je traine dans les couloirs de Terrae… soit c’est le fils caché d’Aaron et de Blobby, soit c’est un nouvel arrivant. Allez savoir pourquoi j’penche pour la deuxième solution. Du coup s’il devient un peu trop… Malade j’lui filerais un petit coup de taser maison et on rentrera sagement à l’hôpital. (Oui je pourrais le convaincre de rentrer de lui-même en influençant ses sentiments, mais j’vais pas tenter de jouer avec les sentiments d’un psy, j’suis ni master ni conne.)

« Essaie de pas mentir et je pourrais t’aider à sortir, mens et on retourne taper la bise à ta copine. »


Quoi cruelle ? Non, réaliste, je suis déjà pas dans les petits papiers de l’administration, j’vais pas me foutre dans la merde jusqu’au coup pour un inconnu. Il m’a demandé mon nom j’crois. Faudrait peut-être que je le lui donne, histoire qu’il sache qui craind… respecter ici.

« Sinon moi c’est Ipiu, j’suis sensitive et j’aime pas qu’on me raconte des craques. »

Bon par contre pour la partie bonne santé, on se réfère au sprint, s’il avait dû claquer, il aurait claqué dans les escaliers.
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Sam 5 Nov 2016 - 22:14
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Je devins livide. Sensitive ? Quelque part dans mon cerveau deux fils se touchèrent, le master m'en avait parlé pendant le voyage (12 heures de vol, ça laisse de la place pour la discussion). Si je ne me trompe pas, elle peut contrôler les sentiments et les ressentir… C'est bien ma chance tient. Je n'aurais pas pu tomber sur un guérisseur ? C'est un hôpital non !?

Je ravale ma salive. Elle m'a eu. « Bon d'accord, peut être que je ne suis pas là pour un malaise, mais c'est presque pareil ! Disons juste que je n'allais pas bien avant de venir… Et que si le Master n'était pas arrivé à temps, je ne serais plus de ce monde… ». J'essaye de rester impassible. Il ne manquerait plus que je m'effondre face à elle.

Je m'attendais à quoi aussi ? Elle va penser que je suis un gros déprimé maintenant. Qui lui donnerait tort après tout ? Regarde-toi, tu es pitoyable. Bon, tente au moins de sauver les meubles, tu n'as pas fait tout ce chemin pour laisser tomber si près de la sortie.

Je repris mon rôle l'air de rien, colmatant comme je le pouvais les quelques brèches que mes mots avaient créés. Me révéler si tôt n'est pas une bonne chose, même si elle m'a aidé pour le moment. C'est drôle quand même, grâce à ses pouvoirs elle a dû tout de suite remarquer que je n'étais pas moi-même. Le hasard fait bien les choses.

Le bruit derrière nous s'intensifia, ils commençaient à nous rattraper. Et moi qui pensais qu'en coupant le moteur elle nous aurait rendu plus discret. Il va donc falloir prendre une décision. Je me tourne vers Ipiu, prêt à subir son jugement. La suite des événements ne dépend que d'elle.

« Que faisons-nous désormais ? Tu m'aides à m'enfuir, ou tu me ramènes à la chambre où je pourris depuis deux jours ? »

Je ne pourrais pas m'enfuir seul. Surtout qu'après un coup comme ça, sortir de la chambre allait devenir impossible. L'idée de devoir attendre qu'un psychologue daigne me voir me rendait malade. Tout le temps que je perds ici ne fait que retarder ma nouvelle vie.
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Dim 6 Nov 2016 - 1:01
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Ok ça y est j’prends le rôle de méchante, c’est officiel. J’l’ai forcé à dire des trucs vachement lourds non ? Je devrais peut-être culpabiliser et m’en vouloir un peu, mais non en fait. C’était nécessaire. Après je ne suis pas plus choquée que ça par sa révélation. Beaucoup fleurtaient avec la mort avant d’arriver à Terrae, quand on perdait toute motivation, toute envie, quand on se sentait vide depuis trop longtemps c’était peut-être normal de vouloir arrêter. Lâche et dégueulasse peut-être, mais normal. Je déteste les suicidaires parce qu’il y en a un dans cet hôpital qui s’est loupé. Je déteste les suicidaires parce que le voir maintenu en vie par des machines me fout le cœur en vrac. Alors j’ai réglé le problème, je ne vais plus le voir.
Je regarde de haut en bas Aidan, le jaugeant. Terrae est un bon antidépresseur. Changer d’air a du bon, s’éloigner de ses problèmes permet de prendre la distance pour relativiser. Sans jeu de mots. Et lui si on sort il me fait quoi ? Il va se jeter sous un bus ? Il n’en a pas l’air… Sauf que je serais pas sereine, je soupire.

« Ni l’un ni l’autre chef, j’vais t’aider à sortir par la grande porte. »

Un jour faut arrêter de fuir, et j’lui propose de commencer maintenant. Le choix lui appartient s’il décide de se barrer en courant j’l’arrêterais pas, je suis pas sa mère. Je suis rien pour lui, j’lui doit rien et il ne me doit rien, mais s’il décide de me faire confiance je ne le lâcherais pas. Je connais plus ou moins leur système psychiatrique. Après l’accident, j’avais beau clamer que c’était un accident justement ils m’ont fait poireauter pendant une bonne semaine avant que je vois un psy qui accepte de dire que j’allais bien dans ma tête (au vu des circonstances) et que je ne serais oas plus un danger pour moi et pour les autres que tout élève lambda.

« Tu te rappelles, sensitive. J’peux forcer un psy à te recevoir plus vite, mais je ne compte pas du tout influencer son jugement sur votre entretient. C'est toi qui voit. »

Putain, on dirait presque quelqu’un de mature. Il y a quelque chose qui cloche chez moi, c’est pas normal. J’dois être en manque de Blobby, j’ai même pas encore essayé de le convertir à notre nouvelle religion avec Aaron. Ça va mal j’vous dis.
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Dim 6 Nov 2016 - 11:37
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Voilà, maintenant elle a pitié de moi, bravo. Après elle n'a pas tort, sortir par la grande porte est sûrement la meilleure solution. Ne serait-ce que pour pouvoir se balader sans avoir peur qu'ils me ramènent à l'hôpital. Mais si j'accepte, alors je lui donne raison de s'être apitoyé sur mon sort.

Pourquoi tu as craqué ? Il t'aurait suffi de t'enfuir quand elle a découvert ton mensonge. Mais non, il fallait que quelqu'un te tienne la main pour t'enfuir. Tu m'étonnes qu'elle veuille se débarrasser de toi maintenant. Tu peux la comprendre, non ? Qui voudrait prendre des risques pour un boulet comme toi ? Un pleurnicheur qui ne pouvait pas supporter d'attendre ?

Tu aurais dû rester au bout de ta corde au lieu d'ouvrir cette fichue porte. Changez de vie ? Tu parles, comme si tu pouvais changer. Regarde-toi, cinq petites minutes t'auront suffi avant de tout foutre en l'air. Elle est belle ta retraite spirituelle. Tout ça parce que tu n'as pas eu le cran de faire la seule bonne chose que tu pouvais faire de ta vie : lui mettre un point final.

Je tentais de me contenir. L'écho des pas résonnait dans le couloir, le temps venait à manquer. Je baisse les yeux face à Ipiu, ne sachant pas quoi lui répondre. Je commence à trembler et ravale quelque sanglot. J'ai tout foutus en l'air.

Tu ne vas pas pleurer maintenant ? Si ? Eh bien bravo. Si elle avait encore de l'estime pour toi, il vient de voler en éclats. Encore une fois tu n'as même pas été capable de prendre une décision. Tu es pathétique. Toujours à pleurer pour un oui et pour un non. Pas étonnant que tu sois toujours seul. Et tu veux savoir quelque chose d'amusant : Ici des sensitifs il doit y en avoir des pelletés. Donc n'espère même pas leur faire ton numéro, un regard et ils sauront que tu n'es qu'une larve.

« J… Je… Je ne sais pas… »

C’en est trop. Je tombe à genoux face à elle, mes sanglots s'ajoutant à l'écho derrière nous. C'est comme si tout le malheur de ces derniers jours ressortait en une fois.

« Je suis désolé »
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Dim 6 Nov 2016 - 12:17
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Non non non ! T’as pas le droit de pleurer putain ! Pleurer c’est toujours de la triche ! En plus quand les autres vont arriver ils vont croire que c’est de ma faute ! J’ai rien fait moi ! Enfin presque, purée. Je déteste les gens qui pleurent, quand ils sont en colère j’arrive toujours à les calmer, mais quand ils pleurent j’les regarde sans savoir comment m’y prendre. L’ancienne moi avait des techniques de gentils mots, des réponses automatiques à ce genres de situations mais… Là de suite je peux que le regarder pleurer. Sérieux quoi, bouge ton derch Piu. Fait quelques-chose.
Non faire demi-tour et le planter là n’est pas une solution acceptable j’ai dit, arrêtes même de l’envisager. T’as beau penser que t’es pas sa mère, pas son amie que tu lui dois rien t’es là alors agit. C’est pas bien compliqué, trouve un petit mot encourageant un truc qui lui fera du bien. Et après j’lui fait une pipe et j’lui offre des kleenex ? Je peux pas grand-chose pour lui là. Je soupire pour moi-même. Si quelqu’un m’regarde d’en haut qu’il voit que je fais ma BA du jour.

« Arrêtes de pleurer ça t’avancera à rien. »

Du tact ? Demandez autour de vous, j’ai pas cette réputation. Je le regarde avec intensité, j’peux rien pour lui que lui foutre un grand coup de pied au cul. LE PREMIER QUI FAIT UNE BLAGUE SUR MON FAUTEUIL JE LUI ROULE DESSUS OKAY ! Je ne suis pas GENTILLE.

« T’es libre ici d’être qui tu veux, de faire ce que tu veux… Mais va falloir que tu te décides et ça personne pourra le faire pour toi. T’as l’droit d’être malheureux, mais un jour où l’autre faudra que t’avance, et le plus simple pour toi c’est de commencer aujourd’hui mon grand. »


Plus t’attends plus c’est dur de se relever, on peut attendre que les autres nous viennent en aide, mais très sincèrement tant qu’on a pas décidé soi-même d’aller bien…. Ca apporte rien. Il est encore là quand les autres nous rattrapent. J’crois que je devrais vraiment arrêter de me faire courser dans cet hôpital où ils vont plus vouloir me soigner. Madame drama-queen est en tête de gondole bien essoufflée. Je sais que je devrais pas mais quand j’vois sa tête rougeaude j’ai juste super envie de rigoler. J’essaie de me retenir… Mais… En fait j’y arrive pas, ils ont tous l’air défait. Alors j’explose de rire :

« Ahahaha non mais vous verriez vos tronches ! »
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Lun 7 Nov 2016 - 19:30
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‘Et personne d'autre ne pourra le faire pour toi.’

C'est bête, mais cette phrase me restât. On dirait une phrase passe partout, le genre de choses que l'on sort quand l'on ne sait pas quoi dire. Mais ce n'est pas pour autant que je ne fus pas atteint. Je le savais déjà que personne ne pouvait me faire me sentir mieux. Mais je trouve du réconfort à l'entendre.

J'essaye de reprendre mon calme. Elle avait raison au fond, ce n'est pas en m'enfuyant que j'irai mieux. Et même si je sais pertinemment que la psychologue ne fera pas de miracle, avoir son approbation reste le premier pas de ma nouvelle vie à Terrae.

Je me relève, effaçant mes larmes à l'aide de mon bras. Le groupe d'infirmiers qui nous avait pris en chasse était tout autour de nous. Et en tête de file se trouvait Elizabeth, son visage était en train d'achever l'arc-en-ciel et elle toussait à en dégueuler son riz. Ipiu se moquait déjà ouvertement d'elle et je ne pus m'empêcher de décocher un rictus.

Face à la moquerie, Liz s'énerva d'autant plus, empirant sa toux. Mon sourire s'agrandit, on aurait dit un chat crachant une boule de poil. Une fois sa quinte de toux passée, elle se redressa, fière, et somma la jeune femme d'arrêter de rire. D'un claquement de doigt elle fit signe à un des infirmiers. Une armoire à glace sentant la transpiration s'extirpa du groupe avant de se diriger vers moi. Je ne moufte pas, au moins quand ils me traîneront vers la psychologue se sera de mon plein gré.

Je lève les mains, espérant que ce signe de paix empêche l'Incroyable Hulk de me plaquer au sol. Je me tourne alors vers Ipiu :


« Je sais que l'on ne se connaît pas vraiment, mais merci de m'avoir aidée à y voir claire. J'espère que l'on pourra se revoir quand je serais enfin sorti d'ici. Je te dois un Kit-Kat après tout ! »


Une colossale main m'attrape par le col, sonnant la fin de notre fuite. Ce fut une sacrée expérience tout de même. Je ne regrette pas d'avoir tabassé ce distributeur, même si j'ai passé cinq minutes à pleurer par la suite. Au moins je me sens légèrement plus équilibré. Le bloc de muscle me ramasse comme un sac de patate. Je suis presque sûr d'avoir vu Elizabeth sourire.
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