Terrae, Une nouvelle ère commence...

Partagez | 
The sound of your heart beats with mine and when it's time, I'll leave the ocean behind
#   Sam 3 Déc 2016 - 21:32
Messages : 28
Date d'inscription : 03/12/2016

Carte d'identité.

Prénom : Paulina ( prononcer Pa-ou-lina )
Nom : Ivanova
Âge :  20 ans
Affinité et pouvoir :  Terre lunaire solaire
Greffe : (pour les masters)






Apparence.

Je ne sais pas comment commencer... Je n'ai jamais écris dans un journal, je me sens un peu bête de le faire d'ailleurs ; mais c'est supposé pouvoir nous aider donc je me lance.
Je suis une femme d'une vingtaine d'années environ, pourtant quand je me regarde dans le miroir, j'ai l'impression de faire tellement plus, un peu comme si j'avais vieilli prématurément, vous comprenez ? Normalement je porte deux belles joues rondes avec un visage légèrement en cœur, mais à présent, je me suis un peu émaciée ce qui me donne une apparence très sérieuse que je n'ai pas en temps normal. Mon amoureux, lui, ne me prenait jamais au sérieux cet imbécile. Autrement j'ai de grands yeux noisettes, encadrés par une cascade de cheveux roux mi-longs, enfin maintenant ils m'arrivent un peu en dessous des épaules. Ils sont légèrement frisés au naturel, il m'arrive de les lisser mais plus depuis que je suis ici. De toute façon ils sont généralement indomptables alors autant les laisser libres. Oh et puis comme tout le monde j'ai une bouche, avec des lèvres qui aiment sourire, qui aimaient sourire serait plus juste. Je n'en ai plus vraiment l'occasion.
Non c'est nul, je ne peux pas écrire ça !... Enfin ce n'est pas grave, je vais essayer de me rattraper. Donc, sinon, je suis de taille moyenne, même si lui me disait que je devais être dans la basse moyenne pour essayer de me faire enrager. J'ai toujours été svelte, malgré quelques petites formes qui se montraient ici et là, actuellement on peut me qualifier de maigre. Normal, je ne manque quasiment que du pain. Comme je n'ai jamais vraiment aimé le maquillage, cet aspect là ne me manque pas du tout en revanche. Pour mon style vestimentaire, je ne suis pas vraiment une fashion victim, ça personne ne peut me contredire. Je prends généralement ce qui vient dans mon armoire, bien que maman ait tenté à plusieurs reprises de m'inculquer le sens de la mode. Il m'arrive parfois de me regarder dans le miroir pour essayer de me faire belle, de bien associer mes vêtements mais au final, je retombe toujours dans mes vieilles habitudes. En plus, maintenant, je n'ai plus à me soucier du choix de mes vêtements, on le fait pour moi. Mais sinon, s'il y a un vêtement que je garderai pour toujours, quelque soit la tenue, ce serait ce long manteau blanc, style cow-boy, qui Lui a appartenu. Je l'ai fait ajuster après l'accident. C'est un précieux souvenir et j'ai appris à aimer le porter, alors que je le charriais tout le temps auparavant.
Voilà je crois que j'ai fini, et je suis en train de parler à un journal. Je dois vraiment me sentir seule.




Caractère.

[ en haut de la page on peut voir griffoné : suite du portrait chinois ]



Je me rends compte à quel point c'est difficile de se définir objectivement. Avez-vous déjà essayé, vraiment, de vous décrire en tant que personne ? Bon voyons, qu'est-ce que je peux dire qui se rapproche le plus possible de l'image que j'ai de moi... Au fond du gouffre. D'accord, soyons sérieux , je pense que je suis une personne assez sympathique, je ne vais pas spontanément vers les autres car... je ne sais pas trop en fait, peut-être la peur du ridicule ou d'avoir l'allure d'une fille en manque d'ami, je ne sais pas vraiment. Mais si des personnes viennent me parler, je suis toujours heureuse de discuter. J'aime bien discuter, c'est assez fascinant comme procédé, et très enrichissant. On peut apprendre tellement de choses rien qu'en portant un peu d'attention à quelqu'un, c'est enrichissant humainement parlant et culturellement aussi. Oui, j'ai toujours eu soif d'apprendre, je suis fasciné par la connaissance de certaines personnes sur certains sujets qui, à moi, me semblent si complexes et si loin de mon univers. Mon amoureux était un féru de science et, n'y comprenant rien, j'admets être parfois resté à l'écouter parler du monde et de la nature sans me rendre compte du temps qui passe. Il avait horreur de ça, mais je suis sûr qu'au fond, son égo me remerciait. Autrement, quoi d'autres ? Je suis de nature calme et posée, je ne m'énerve pas facilement non plus, il faut vraiment cherche les points sensibles. Attention, cela ne veut pas dire que je suis idiote ou incapable de réagir, je PEUX me mettre en colère, mais dans ce cas il vaut mieux être aux abris. En plus, je n'aime pas ça car le surplus d'émotion à tendance à me faire pleurer et ce n'est pas très crédible quand on est en colère. Parce que oui, je suis très sensible, c'est sûrement mon côté artiste qui le veut. Je ressens fortement les choses, pas au point d'être hystérique quand même mais des choses très simples me touchent comme une fleur qui pousse, un enfant qui apprend à marcher, le chant d'un oiseau... Ça peut énerver les gens, certains trouvent ça niais voire complètement stupide. Je préfère dire que je suis une personne simple, qui aime les choses simples de la vie.
Bon je vais quand même dire des choses négatives sur moi, c'est important aussi je suppose, même si ça ne fait pas particulièrement plaisir de s'inspecter en vu de la moindre crasse. Je suis une vraie trouillarde, un rien peut me faire peur, vraiment. J'ai aussi tendance à renoncer vite, trop vite au goût de mes parents. Ce n'est pas que je en veuille pas faire quelque chose, c'est juste que la difficulté m'effraie et que j'ai tendance à sans cesse me dévaloriser, enfin non ! Je dirais plutôt que j'ai conscience qu'il y a des gens bien meilleurs que moi donc que mes chances sont réduites. Sauf que cette constatation mine mon comportement et c'est ce qui m'empêche d'avoir cette pêche que les employeurs ou les hauts diplômés recherchent. Cela ne veut pas dire que je ne suis une personne motivée, je reste juste discrète sur ça, comme sur la plupart de mes sentiments. Je n'affiche pas vraiment ce que je pense, je préfère afficher un air d'écoute poli plutôt que de montrer ouvertement que je suis en colère ou triste. J'ai tendance à tout garder au fond de moi, pour ne pas me faire de mal à moi et ne pas en faire aux autres aussi. Avec tout ce qui m'est arrivé, j'ai appris un peu malgré moi à devenir protectrice avec moi-même et mes sentiments. Enfin ce n'est pas tout à fait un défaut ça ... n'est-ce pas ?



Gouts.

[ Suite et fin du portrait. Enfin j'imagine ]

Ca c'est déjà plus simple à dire. J'aime... J'aime tout ce qui touche à l'art. Je peins dès que j'en ai l'occasion, même si je m'y consacre moins que lorsque j'étais enfant. Ici, je n'ai pas vraiment la place, ni même l'envie de retourner à ma peinture, mais j'aime vraiment ça, c'est comme avoir la sensation de s'engouffrer dans un tourbillon, un doux tourbillon qui vous emporte toujours plus loin au point que je vous voyez le monde d'un autre regard. Pardon, je m'emballe un peu, c'est toujours comme ça quand je commence à parler d'art. Autrement, je sais chanter aussi, mais pareil, depuis j'ai grandi je n'ai plus fredonner un seul air de musique, si ce n'est seule dans ma voiture ou au café. Je ne sais pas si je chante vraiment bien par contre mais je sais juste que j'aime ça. Je suis une grande adepte de la littérature également, surtout la littérature française et arabe. J'ai eu l'occasion de pouvoir étudier ces deux matières lorsque j'ai emménagé à la capitale et ce fut peut-être l'un de mes meilleures choix de carrière dans ma vie. Concernant les choses plus matériels hum... J'aime les légumes et la viande surtout, bien cuite par contre ! Je n'ai jamais compris ceux qui mangeaient la viande saignante, autant la manger crue à ce moment-là. Je vais peut-être quitter le domaine culinaire par contre car je mange vraiment de tout, je ne suis pas difficile. Après comme je l'ai déjà écris, je suis une personne simple : j'aime me lever tôt pour regarder le soleil se lever, j'aime lorsque la neige tombe chez moi pour faire des anges de neige ou des batailles, j'aime me promener près de l'eau, j'aime quand le soleil brille dans le ciel, j'aime quand la lune est claire dans la nuit, j'aime lorsque l'orage éclate et que les éclairs zèbrent le ciel... Je pourrais continuer comme ça encore longtemps donc il vaut sûrement mieux que je m'arrête.
Les choses que j'aime moins par contre, ce sera plus court, ou du moins je vais essayer de faire court. Je n'aime pas trop la pluie, je trouve que c'est beau lorsqu'elle tombe en plein jour mais je n'aime pas être mouillée. Pour être honnête, je ne suis pas rassurée avec l'eau. Je ne me baigne que rarement et dans ce cas-là, je ne m'éloigne pas du bord. L'eau c'est effrayant pour moi, on n'a aucune prise, on n'est entièrement à la merci de l'élément sans pouvoir rien faire. Je peux dire que c'est ma plus grande peur. Justement je n'aime pas les choses qui font peur. Je m'effraie très facilement et je suis un peu poule mouillée donc tout ce qui est film d'horreur, attraction épouvante et tout, je ne peux pas, même si c'est très léger car mon imagination fonctionne toute seule pour créer un scénario catastrophe. Ensuite, voyons euh... ce n'est pas vraiment une chose que je n'aime pas mais c'est plutôt que je me sens mal à l'aise avec, c'est les technologies comme les ordinateurs ou divers choses du même style. Je trouve ça pratique c'est vrai mais je ne sais pas comment ça fonctionne, je peux rester plusieurs minutes devant un ordinateur avant de comprendre comment marche le programme que je veux utiliser. Du coup je ressemble à une complète idiote, les gens se moque de moi et je me dis à nouveau que je devrais revenir aux bons vieux moyens de communication. Sauf que maintenant ça ne marche plus... Je crois que je vais m'arrêter là, même s'il y encore plein de choses que je pourrais dire.



Histoire.

Je suis née dans un petit village, au nord de l'Estonie, sur les rives de la mer Baltique. Je pourrais vous préciser le nom mais il ne vous dirait rien, alors à la place, je préfères vous dire que c'était un endroit magnifique. Le village était petit mais les maisons avaient le charme de l'ancien avec leurs vieilles pierres apparentes, leurs fenêtres à milliers de carreaux vibraient si fort lorsque le clocher résonnaient au loin qu'on aurait cru un tremblement de terre parfois. Les rues étaient petites, on s'y déplaçait plus facilement à pied qu'en voiture, et elles menaient toutes jusqu'à la place centrale où diverses boutiques, et étals les jours de marchés, s'étalaient en suivant les arcades. L'endroit où je vivais s’apparentait à un port de pêcheurs mais contrairement à ce que l'on pourrait croire, il n'y faisait pas si froid l'hiver. La mer à proximité rendait au contraire le temps plus doux alors que la contrée se couvrait de neige. Quant à l'été il était relativement doux également. J'aimais beaucoup l'été. Sous la chaleur du soleil, les montagnes prenaient un aspect plus désertique, presque sec  malgré les images que l'on a de mon pays. Mais assez parlé du paysage. Je sais que c'est à moi que vous vous intéressez, alors recommençons.

Je suis donc née dans ce village il y vingt ans de cela. J'étais un bébé très énergique, surtout lorsqu'il s'agissait de pleurer à plein poumons, et cela n'a pas vraiment changer par la suite. Enfant, j'étais vraiment turbulente, je courrais partout, je ne faisais attention à rien et je cassais très souvent mes jouets, pas que mes jouets d'ailleurs ( ce qui avait le don de rendre ma mère folle ). Je grimpais aux arbres aussi, très souvent, et je me faisais gronder pour ça entre autres, très souvent aussi. Mais je n'ai jamais été très obéissante donc ça ne m'empêchait pas de recommencer. On peut dire que ce caractère un peu teigneux, je l'ai conservée jusqu'à l'adolescence. Qu'est-ce qui m'a fait changer ? Ce qui fait changer n'importe qui : l'amour. Oh bien sûr, je n'ai pas été tout de suite un modèle de calme et de vertu, il en aura vu de belle avant que je ne me pose. Lui était comme ça, d'un naturel taciturne, il ne parlait pas beaucoup, ce qui était un comble pour moi qui parlait tant et tant. Nos conversations se transformaient 90% du temps en monologue ininterrompu, que j'assurais toute seule. Lui, il me laissait faire, il rigolait. Ça, il aimait se moquer de moi le bougre ! Puis, à force de rester avec lui, j'ai appris à me poser, à me taire quand il le fallait, à juste apprécier le silence parfois, la musique du vent dans les arbres, le clapotis de l'eau... Je me suis rendu compte que je pouvais être assez romantique quand je le voulais. J'aimais particulièrement lorsque nous nous posions près de l'eau, juste nous deux, l'un contre l'autre. «  Nous sommes beaux » pensais-je à nous regardant dans le reflet de la rivière.
Grâce à lui, je suis revenu à mes premières passions. Je dessinais et peignais beaucoup lorsque j'étais petite, c'était les seuls moments où je me montrais docile et discipliné surtout. Lorsque je plongeais mon regard dans le vide, au-delà de la toile blanche, une multitude de formes, de couleurs, de visages, de mouvements me venaient à l'esprit. C'est très difficile à expliquer, cela doit se ressentir. Mais pour une raison qui m'échappe encore, je n'avais plus toucher à mes pinceaux depuis mon enfance. Il m'a fait retrouver le goût de cet apaisement si serein qui me gagnait lorsque je peignais. De temps à autre, il s'asseyait quelque part et se contentait de me regarder peindre un paysage, une maison, un vieil homme avec son cabas... Il se contentait de sourire, la tête dans les mains, et me dévorait des yeux. J'aurais dû commencer par là d'ailleurs, quand tout a commencé...



-Tu sais que c'est très gênant d'avoir quelqu'un qui vous fixe comme ça ? Lui dis-je la première fois d'un ton pincé.

Il penche la tête sur le côté, comme s'il n'avait rien entendu et continua, sans tenir compte de mes protestations. Il avait toujours ce sourire niais sur le visage et de petites étoiles dans les yeux qui renforçait le côté enfantin de ses traits. Il était très beau avec ses cheveux blonds très courts et ses yeux verts, sa bouche voulait tout le temps sourire, il avait cette petite commissure au coin des lèvres que j'aimais embrasser lors de nos moments à deux et qui lui donnait l'air d'un séducteur, ce qu'il n'était pas vraiment. Bien au contraire, il était d'une telle timidité, toujours effrayé à l'idée de pouvoir blesser quelqu'un ou que l'on interprète mal ses paroles. On pourrait croire que c'était énervant mais en réalité, je trouvais ça craquant.

-J'aime te regarder, dit-il simplement.

Je me contente de soupirer, sachant qu'une dispute ne mènerait à rien de toute façon. Je me concentre donc sur les mouvements de mon pinceau, les courbes, les couleurs et tout ce sur quoi mon esprit se portait. Je cherche cette transe dans laquelle je me réfugiais lorsque je débordais d'inspiration et qui me portait, comme une feuille se laisse emporter par le vent. Le clocher sonne au loin. Je soupire à nouveau, il semble qu'aujourd'hui rien ne fasse en sorte que je puisse donner naissance à une création. Je lève mon regard vers le ciel gris, il allait encore neiger tout à l'heure, il ne faudrait pas que l'on tarde à rentrer. Je me lève pour aller nettoyer mon pinceau, j'entends derrière moi des clic-clac, c'est lui qui m'aide à transporter mon chevalet, comme d'habitude pendant que je m'occupe de ranger mes affaires personnelles. Le contact avec l'eau gelée de la rivière me gèle les os et, une fois tout mon attirail rangé, je resserre mon manteau sur moi, rabattant ma capuche à fourrure sur ma tête. J'aperçois son dos à quelques centimètres, que je franchis d'un petit bond pour venir me coller bien au chaud contre son bras. Il râle peu, moi plus le chevalet ça commence à être lourd, mais retrouve vite son sourire, il penche sa tête sur la mienne quelques secondes tandis que l'on remonte tranquillement la route jusqu'au village. Le soleil tombe rapidement, dans quelques minutes il fera déjà nuit. On s'amuse tous les deux à déraper sur le verglas, surtout moi qui suis davantage libre de mes mouvements. Il pouffe dans son coin, me criant que si je tombe il ne me ramassera pas.

-Mais non ne t'en fais pas !

Au milieu de mes éclats de rire, une de mes glissades fini pourtant en surf sur le dos et je dérive jusque dans un fossé sur le bas côté en criant comme dans un parc d'attraction. La chute est amortie par les milliers de feuilles entassées là. Bien qu'un peu sonnée, j'éclate d'un grand rire en roulant sur moi-même au milieu des feuilles mortes. Un clac-clac-clac régulier et un peu essoufflé me parvient alors aux oreilles.

-Paulina ! Paulina ! Tu n'as rien ? Tu n'es pas blessée ?

Le visage, rouge, de mon compagnon apparaît alors dans mon champ de vision. Je le rassure bien vite, voyant qu'il s'est vraiment inquiété, en me relevant et en sautillant sur place.

-Mais oui regarde, tout va bien.

-Je t'avais dit de faire attention ! Tu aurais pu sérieusement te blesser tu le sais ?

-Oui amour, je suis désolée...

Je m'approche pour l'embrasser mais il détourne la tête de sorte que je touche sa joue. Je le regarde, surprise. Il a ce petit air vexé que les hommes prennent pour dissimuler leur inquiétude et leur fierté, comme s'il s'en voulait de s'être laissé emporter et qu'il me le faisait payer maintenant. Je réitère mes tentatives mais toute se solde par un échec. Je finis par reculer, les mains sur les hanches, le fixant d'un œil furieux.

-Tu ne fais pas la tête tout de même ?

Il ferme les yeux, le visage toujours écarté sur le côté. Il en ouvre un, me regarde en coin et je réalise alors qu'il me taquine depuis le début, un moyen simple de me rendre la pareille pour la petite frayeur qu'il vient d'avoir. Je pousse un nouveau soupir face à tant d'immaturité.

-Oh tu es insupportable... Je m'en vais sans toi pour la peine. Et porte le chevalet mieux que ça je te prie, tu vas me l'abîmer, lui adressais-je avec un clin d'oeil avant de marcher sans attendre sa réponse.

Je l'entends râler derrière moi mais je ne m'arrête pas pour autant. Je me retourner quand même, par acquis de conscience, pour vérifier qu'il tient bien la cadence. C'est surtout l'occasion pour lui de faire des remarques bien acerbes, que lui ne plaisante pas, qu'il en a plein le dos et tout le tralala. Je me contente de sourire et, clémente, je m'arrête pour l'attendre. Je sais bien qu'il ne pense pas ce qu'il dit, tout à l'heure il le regrettera et s'excusera, comme toujours. Il a mauvais caractère mais un bon fond, ses colères ne durent jamais bien longtemps. Je n'hésite que quelques secondes avant de faire marche arrière et de revenir vers lui.

-Tu exagères franchement de me laisser comme ça, et si...

-Ecoutes, si tu commences à te plaindre, on ne sera jamais rentré avant la nuit, or j'aimerais être au chaud ce soir. On en rediscutera après si tu veux.

Je pose un léger baiser sur ses lèvres et le pousse dans le dos pour le faire avancer plus vite. Il râle au début, mais bien vite il rigole avec moi alors que nous dévalons la route comme deux enfants. On rit tellement que l'on entend pas le klaxon et je ne vois que trop tard la lumière aveuglante des phares.

Des traces humides parcourt le journal à ce stade, rendant la suite partiellement illisible. Le papier est chiffonné, couvert de ratures. L'auteur à dû réécrire ce passage de nombreuses fois.


***


Je suis resté trois mois à l'hôpital. J'avais de multiples hématomes, une jambe et un bras cassés ainsi qu'un traumatisme crânien mineur dû à ma chute après l'accident. Je m'en tirais bien malgré tout, j'aurai pu être grièvement blessé, comme lui... Je compris après pourquoi je n'étais pas plus gravement endommagée. Il s'était jeté sur moi avant que la voiture ne nous percute, il était devant moi parce que je le poussais en avant pour qu'il avance, pour qu'on rentre avant la nuit, parce que j'étais pressée !

Il était dans le coma. Dans le lit à côté du mien. J'apercevais à peine mes parents qui me tenaient la main, qui me demandaient trois cents choses en même temps : Comment je me sentais ? Est-ce que j'avais mal quelque part ? Est-ce que je voulais qu'ils appellent le médecin ? Combien ils étaient heureux et soulagés de me voir revenir à la vie. Moi je ne les écoutais pas. J'entendais juste leurs voix. Mon regard restait fixé sur son visage, son si beau visage parcouru de bleus et d'ecchymoses, gonflé comme si on l'avait frotté avec une plante urticante. Cette pensée me tira un rire bref, bientôt suivi de sanglots, qui finirent en crise de larmes incontrôlées. Je sentais mes parents me prendre dans leur bras, tenter de me rassurer mais rien de ce qu'il pouvait faire ne pouvait me calmer. Je ressentais comme un immense poids qui me tombait dans la poitrine, j'avais l'impression de faire une longue chute sans rien pour amortir l'atterrissage. On ne peut pas expliquer ce que l'on ressent alors. Ironiquement, je réalise que c'est comme l'art, il faut le vivre par soi-même pour vraiment être capable de comprendre tous les aspects de la douleur qui nous assaille.
La nuit, je quittais mon lit en catimini, transportant ma perfusion avec moi. Je me déplaçais comme un automate, je n'avais pas vraiment l'impression de bouger. C'était plus comme se voir à travers les yeux de quelqu'un d'autre alors qu'on ne réalise pas vraiment que c'est nous que nous regardons. Je lui prenais la main en m'installant sur le seul tabouret vacant de notre chambre, je ne disais rien, à quoi cela aurait-il servit ? Je me contentais de le regarder comme j'aurai contemplé la lune une belle nuit d'été ou bouquet de fleurs offert par ses soins. Et je pleurais, tout le temps, en silence. Je priais aussi, bien que n'ayant jamais cru en un quelconque dieu, je suppliais la force supérieure qui guide notre univers de l'épargner et de le laisser avec moi un peu plus longtemps.
Il ne sortit jamais du coma...


L'année suivante, je me pris un appartement dans la capitale, Tallinn. Je ne supportais plus la vue de mon village, ces montagnes trop blanches, cet air trop pur, cette rivière trop bruyante... Je n'appréciais plus de vivre dans cet endroit. Mes parents l'avaient bien compris et, me croyant prête à faire des études à l'université de Tallinn, ils me louèrent un bel appartement de 15 m², bien agencé, dont l'une des fenêtres donnait vue directement sur les toits de la vieille ville. J'étais une jeune fille de la campagne, je n'avais jamais connue l'agitation des grandes villes auparavant. Toutes ces voitures qui klaxonnent à tue-tête, les odeurs, le béton, les gens pressés... Je découvrais ça au fur et à mesure de mes escapades dans la capitale. Bien sur, au début, j'avais été un peu effrayée, qui ne le serait pas ? Mais j'ai bien vite apprécié ce changement radical avec mon village. Cette ville était son exact opposé, et c'est ce dont j'avais besoin. Malheureusement, contrairement au vœu de mes parents, je ne suis jamais allé à l'université. Je n'avais pas envie d'étudier, pour dire vrai, je ne savais pas vraiment quoi faire de ma vie. Les temps étaient durs et le travail manquait cruellement. Je ne voyais pas l'intérêt de faire études pour rien. J'aurai pu effectivement choisir une filière au hasard qui m'intéressait de loin mais je refusais de m'asseoir dans un amphithéâtre bondé à écouter un professeur parler d'un ton morne, pour s'échapper quelques minutes plus tard. Si je ne m'inscrivais dans aucune filière en particulier, je pris la liberté d'assister à divers cours de langues et cultures étrangères, notamment le français et l'arabe. J'avais toujours été fascinée par la littérature française et arabe, que je ne connaissais qu'à travers de médiocres traductions estoniennes ou anglaises pour la plupart, mais cela ne m'avait jamais vraiment satisfaite. Je me permettais donc de me rendre à ses cours en auditeur libre tout d'abord, puis à travers un programme spécial, une sorte de suivie personnel qui me permettait de travailler tranquillement à la maison avec mes livres. Je me rendais toutefois aux classes de pratiques et de littérature car ces professeurs étaient des gens passionnés par leur sujet, on le sentait, et cela faisait vibrer la corde artistique que je refoulais depuis ce temps. Je refusais malgré tout de ne vivre que sur l'argent de mes parents. Je trouvais donc un job à mi-temps dans une cafétéria du campus en tant que hôtesse de caisse et préparatrice de commande. Cela suffisait pour me faire vivre et en même temps me laissait assez de temps libre pour suivre les cours qui m'intéressaient. Le destin n'en avait toutefois pas fini avec moi... Et c'était une des raisons qui m'avait poussé à quitter mon village.



Je me promène sur les berges d'un lac, mes yeux dérivant au fil de l'onde non sans une pointe de nostalgie qui me figeait le cœur. Après tout ce temps, il m'est toujours douloureux de penser à lui. Je contemple la neige que je foule du pied et les traces de pas que j'ai laissé derrière moi. Quand je pense aux anges que l'on faisait tous les deux, ou aux bonhommes de neiges, sans parler des batailles que je commençais très souvent alors qu'il avait horreur de ça. Je frissonne un instant, bien que ce ne soit pas à cause du froid. Une petite main, bientôt suivie d'une voix fâchée, me rappelle à l'ordre.

-Maman...Viens !

J'essuie rapidement les larmes qui mouillent mes yeux avant d'adresser un joli sourire à mon fils.

-Oui chéri, j'arrive.

Je me laisse entraîner, sans trop de résistance bien que l'envie de courir soit loin. Il me rappelle tellement moi à son âge, mais pour le reste, c'est le portrait craché de son père. Les mêmes cheveux blonds, les mêmes yeux verts, j'ai même la sensation de revoir cette commissure au coin de ses lèvres. Je m'étonne encore d'une telle ressemblance physique parfois, lorsque je le regarde j'ai l'impression de le voir lui et cela me peine. Mais lorsque je le serre dans mes bras et que j'entends sa voix dans le creux de mon oreille, alors au contraire je me sens heureuse d'avoir ce morceau de lui qui m'est resté. Pourtant au niveau du caractère, il était tout ce qu'il y a de plus différent de lui. De ce côté-là, j'étais fière de voir qu'il avait un peu hérité de moi, surtout son côté turbulent et qui ne veut jamais s'arrêter. C'est étrange comme on voit les choses différemment quand on grandit et que l'on se contemple soi-même ou tout comme. Ai-je vraiment été comme ça un jour ? Cela me paraît si loin, plus qu'une éternité, une autre vie.
Je respire avec difficultés tout à coup. Je pose une main sur mon cœur pour refréner la nausée qui accompagne les souvenirs, fermant les yeux de toutes mes forces pour qu'ils disparaissent.

-Maman ! Regarde, ya un lapin !

Comme une réponse à mes prières, la voix de mon fils me tire de ma souffrance. Je le rejoins avec un sourire que je souhaite le plus convaincant possible et admire avec lui ce qu'il prend pour un lapin. Je m'accroupis à côté de lui et époussette la neige qu'il a sur son manteau.

-Ce n'est pas un lapin petit vaurien, mais un lièvre.

Les lièvres blancs étaient une espèce courante en Estonie, un des rares pays où en trouve encore. Il arrivait parfois qu'il se poste à l'entrée des bois comme celui-ci, guettant on ne sait trop quoi. Il était particulièrement beau celui-là, on pouvait même voir son petit nez gigotait alors qu'il reniflait l'air autour.

-Mais non c'est un lapin !

-Très bien si tu veux. Mais un gros lapin alors !

-Oui oui un gros gros lapin ! Dit-il en faisant un grand geste avec ses bras.

Je me contente de rire et dépose un baiser sur sa joue. Il a toujours eu une énorme imagination et une certaine tendance à avoir toujours raison, ça il doit le tenir de moi encore. Ou bien tous les enfants sont comme ça ? Je ne sais pas. Et cela m'est égal à vrai dire. Peu m'importe comment il est, il reste parfait à mes yeux. Je me sens coupable de ne pas le lui dire assez, une barrière m'empêche de dévoiler mes sentiments, particulièrement des sentiments si intimes. Même à mon propre fils. Je reste toutefois persuadée qu'avec le temps, je finirai par casser cette barrière et je serai alors capable de serrer mon fils contre mon cœur en lui disant ces deux petits mots si durs à prononcer, ces deux petits mots que je n'ai plus jamais dis après lui.

Un petit cri attira mon attention, suivi du bruit de quelque chose qui heurte le sol. Paniquée, je me précipite à l'endroit où se trouvait mon fils quelques secondes auparavant pour le retrouver à terre, inconscient. Je le prends immédiatement dans mes bras et, tandis que les larmes commencent à couler toutes seules, je l'appelle, je prononce son nom une fois, deux fois, dix fois, vingt fois pour finalement perdre le compte. Je n'ai pas mon téléphone sur moi, je sais que je l'ai laissé à l'appartement. Je crie de toutes me forces pour que l'on vienne à mon aide, à notre aide. Je le repose à terre le temps de courir dans tous les sens pour voir si quelqu'un apparaît ou si un bruit trahit la quelconque présence d'un être humain. Rien. Nous sommes seuls je reprends mon fils dans mes bras et je murmure pleins de paroles douces, apaisantes, tremblantes. Je ne parviens pas à cacher ma peur, je ne parviens à arrêter mes larmes. Mon corps entier tremble sans que je ne puisse rien faire, un froid de cauchemar gagne la moindre cellule de mon corps. Je ne sais plus quoi faire à part murmurer des paroles sans queue ni tête.

-Ne t'en va pas toi aussi... Reste, reste avec maman.

Un craquement retentit. Je fais volte face aussitôt et je remarque un jeune homme qui me contemple au loin d'un air effaré, visiblement perdu. Il n'ose pas s'approcher et se contente de me dévisager. Je me lève aussitôt et l'attrape par le manteau, le secouant comme une folle. Il faut qu'il comprenne ! Pourquoi il reste là, planté comme un piquet ? Pourquoi il n'appelle personne ? Pourquoi est-ce qu'il ne me vient pas en aide ?

-Mon fils... vite...
-Calmez-vous mademoiselle ! Je ne comprends pas, qu'est-ce que....
-Mon fils ! Là ! Aidez-le vite ! Par pitié !
-Mais...
-Vite !
-Mais enfin, il n'y a rien là !

Je recule brutalement, le regardant comme si un fou se tenait devant moi. Mes yeux agrandit par la tristesse le contemple maintenant avec froideur et incompréhension.

-Là , montrais-je d'un doigt tremblant, il y a mon fils qui est en train de mourir. Alors dépêchez-vous d'appeler de l'aide !

Il ne bouge toujours pas. Il me regarde de ses yeux écarquillés, ne comprenant visiblement pas ce que je suis en train de dire. Son regard alterne entre moi et l'endroit que je montre, toujours sans comprendre. Je me sens vidée. Je le regarde comme je regarderai le meurtrier de ma famille ou d'un être cher. Je pousse un cri de rage et me retourne pour prendre soin de mon fils. Je me fige à nouveau. Il n'y a plus rien. Juste des pierres et de la neige. Je secoue la tête. Non, non...Où est-ce qu'il est allé ? C'est cet imbécile qui l'a déplacé ? Mais il n'a pas bougé pourtant. Comment... Où ?

-Mademoiselle... vous êtes sûr que tout va bien ? intervient le jeune homme

Que tout va bien ? Non. NON. NON bien sûr que rien ne va. Je cherche de tous les côtés, je ne l'entends même pas reposer la question. Où est-il ? OU EST MON FILS ?


***



-Mademoiselle Ivanova ?

Je lève les yeux de mon carnet, adressant à l'infirmière un regard éteint. Je cligne deux ou trois fois des yeux pour sortir de la transe où j'étais, la même lorsque j'écris que lorsque je peins, puis lui fais comprendre que je suis prête à écouter ce qu'elle va me dire. Je me doute déjà de ce que c'est. Je vois l'heure à la pendule du pendule du couloir depuis ma chambre. Je suis habituée maintenant.

-Le docteur va passer vous voir.

J'acquiesce silencieusement et referme d'un geste lent le carnet dans lequel je couchais mes souvenirs par écrit. C'est ce même docteur que celui annoncé qui m'avait conseillé de procéder ainsi, de mettre par écrit tout ce qui était douloureux, de ne pas chercher à écrire du sens ou de la logique, juste de laisser couler les mots pour laver son esprit et le clarifier. Une idée brillante...
Des pas résonnent dans le couloir. Je relève à nouveau la tête, l'air éteint.

-Bonjour Mademoiselle Ivanova ? Comment on se sent aujourd'hui ?

Encore cet emploi de la troisième personne. Je n'aime pas ça, ça m’agace un peu, j'ai l'impression d'être entièrement dépersonnalisée. C'est ainsi depuis que je suis enfermé dans cet maison de repos comme il l'appelle. J'ai certes plus d'intimité qu'à l'hôpital, mais les longs suivis et rendez-vous avec le psy me fatiguent presque autant que leur médicaments. Je me serais attendu à ce que la nourriture soit meilleure ici mais apparemment, il n'avait rien à envier à leur confrère. Seul le pain est à peu près comestible, c'est peut-être l'une des rares choses que je mange, bien que l'appétit ne me vienne plus depuis ce fameux jour.
J'accorde finalement un regard au docteur. Son crâne est aussi dégarni que la veille et je suis persuadée qu'il n'a pas changé de vêtement.

-Je me sens bien.

La même réponse chaque jour, chaque jour j'espère qu'il s'en contentera ou qu'il me dira que je suis prête à sortir après presque six mois enfermée dans cet endroit. Même attente chaque jour qu'il me dise «  Très bien vous pouvez sortir cette après-midi si vous le voulez ». En vain.

-Bien très bien. Et si nous reprenions où nous nous en étions arrêtés la dernière fois.

Je soupire et tourne ma chaise de sorte à lui faire face. Mes jambes sont recroquevillés contre mon corps et ma tête est posée dessus, comme si elle était trop fatiguée pour se tenir droite toute seule. Mon cerveau est lourd et j'ai constamment envie de dormir. C'est l'effet de leurs médicaments. Je leur ai dis qu'ils étaient trop fort, une infirmière s'en ai rendu compte au moins et a fait diminuer les doses mais l'effet des neuroleptiques continue à faire des ravages. Au prix d'un gros effort, je plonge mon regard noisette dans le sien.

-Que voulez-vous savoir ?

-Quand exactement vous êtes vous rendu compte de la disparition de votre... fils c'est cela ?

-Oui. Lorsque le jeune homme m'a dit qu'il n'y avait rien.

-Bien, bien...

Il griffonne quelques mots sur son carnet. Je le regarde d'un œil distrait, sans comprendre le pourquoi de ses questions, sans arrêt les mêmes.

-Qu'avez-vous ressenti lorsqu'il a disparu ?

-Tristesse. Souffrance. Incompréhension.

-Ah... Pourquoi de l'incompréhension ?

-Parce qu'il avait disparu.

-C'est tout ?

-Oui.

Il pose son regard sur moi, il m'analyse, je le sais. Je lui répète toujours les mêmes réponses, de la même manière qu'il me repose toujours les mêmes questions. Comme ça, peut-être qu'un jour, il comprendra que je ne suis une menace pour personne et me laissera sortir. Jusqu'à  présent, ma stratégie n'avait jamais fonctionné. Ils aimaient le répéter : je n'étais pas enfermé, mais il fallait que je me repose, qu'il ne s'agissait pas d'être dangereux pour les autres mais pour soi-même. Un léger sourire s'épanouit sur mon visage tandis que je repense à tout ça, et cela n'échappe pas au docteur.

-Pourquoi souriez-vous ?

-Parce que vous ne me laisserez jamais sortir, n'est-ce pas ?

-Bien sur que si, dit-il d'un air qu'il veut offensé. Mais nous devons nous assurer que vous ne représenter plus un danger pour vous-même. Vous avez projeté un fantasme, une illusion pour vous faire croire que vous aviez un enfant, dans le but de surmonter la peine qu'a causé la perte de votre amoureux. Cela ne doit pas être laissé à la légère et je pense que vous avez encore besoin de repos. Nous en reparlerons une autre fois. Pensez à demander une pâtisserie au comptoir, elles sont délicieuses aujourd'hui, profitez-en.

Je le remercie d'un geste endormi, et je me retiens de verser une larme alors qu'il ferme la porte derrière lui. Il me vante sans cesse tout ce que la « maison » peut faire pour moi, les différentes disponibilités, il y avait même possibilité d'avoir accès à trois chaînes supplémentaires de la télé pour moitié prix. J'avais refusé. Je n'avais pas prix « l'option télévision ». Je ne la regardais pas tant que ça avant et maintenant, j'en avais encore moins envie. Au lieu de ça, je passe mon temps dans un fauteuil à regarder par la fenêtre, à marcher dans les couloirs pour essayer de me réveiller et de me dégourdir les jambes, pour voir autre chose que les quatre murs blancs de ma chambre. Je donnerais tout pour me réveiller ailleurs demain matin, pour ne pas être jeté du lit par l'infirmière chargé de changer les draps qui me dit de filer à la douche, pour voir un autre paysage que ce long corridor et cette pelouse trop verte, pour pleurer ailleurs que sur le rebord d'une fenêtre sale... J'aimerais tant revenir à ma vie d'avant, quand tout était si simple. J'aimerais tant. Assise dans mon fauteuil, mon regard se perd dans le vague. Jamais auparavant je n'avais eu aussi peu envie de vivre.


Un bruit me fait émerger d'un sommeil sans rêve. Je dresse sur mon lit, j'entends des pas tout prêt. Je me recroqueville, attendant le sort qui va me frapper. Je me moque de qui c'est, que ce soit un docteur, un violeur ou un assassin... Je m'en moque. Il se rapproche et, alors que je serrai mes draps avec force, une lumière me braque en plein visage, me faisant lâcher un cri. Je place une main devant mes yeux, le temps de m'habituer à la lampe torche que le type braque toujours sur moi.

-Ah c'est bien toi ! J'ai eu peur de m'être trompé de chambre un moment. Ça aurait la honte quand même.

Je le dévisage, les yeux écarquillés. C'est un jeune adolescent, pas beaucoup plus jeune que moi. Mais ce qui attira surtout mon attention, outre ses mots bizarres et son accoutrement, ce sont ses cheveux verts...

-Qui es-tu ?

-Moi ? Je suis là pour t'offrir une nouvelle vie !

Il me tend alors la main. Je le dévisage encore, ne comprenant pas ses paroles mais ce qui est sûr, c'est qu'elles font écho en moi. Alors que quelques secondes plus tôt j'étais prête à laisser un cambrioleur faire ce qu'il veut de moi, je regarde maintenant le garçon avec une lueur d'espoir, parce qu'il me propose clairement de me faire sortir d'ici.
Avec un sourire, je prends sa main.





Codes du règlement.


_______________________________________

À propos de vous...

Vous êtes...? ^o^ : connu ! Ou inconnu ! Ca dépend !
Comment avez-vous découvert le forum ? : Pfiuuuuuuu
Votre avis dessus ? : Pfiuuuuuuu


Dernière édition par Paulina Ivanova le Jeu 13 Avr 2017 - 11:06, édité 3 fois
#   Sam 3 Déc 2016 - 23:43

Personnage ~
► Âge : 20 ans
► Doubles-comptes ? : Alice Borges
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 147
Date d'inscription : 09/10/2016
Age : 20
Humeur : Parle-moins fort pour voir ? Ah ouais c'est mieux.

Yeah une nouvelle rousse ! Ton personnage est super cooool j'adore comment t'écriiiiiiiiiiiiis !

Bienvenue en tout cas ! ^^ ( Et vu que tu as mis "connu" j'ai peur qu'en fait on te connaisse mais je sais pas du coup QUAND MÊME BIENVENUE. Wallah. )
#   Dim 4 Déc 2016 - 10:53

Personnage ~
► Âge : 21 ans
► Doubles-comptes ? : Houston Carter, Dunkan D. Carter (en pause), Michigan Carter (mort)
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 478
Date d'inscription : 17/05/2013
Age : 20
Emploi/loisirs : Faire de mon cerveau un enfer pour les télépathes ♥
Humeur : Nickel Giselle

UNE COPINE TITAN JE SUIS LA JOIE *O*
Son histoire est hyper triste en passant mais c'est tellement chou quelque part !
Re bienvenue du coup !
(enfin si je me trompe pas c'est genre re-re-re-re-bienvenue ? -ou je suis HS...)


#   Dim 4 Déc 2016 - 14:24

Personnage ~
► Âge : 23 ans et toutes mes dents askip
► Doubles-comptes ? : Hideko Honda -- Mitsuki Hojitake
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 992
Date d'inscription : 24/01/2011
Emploi/loisirs : Je vous jure : j'adore répondre à des questions.
Humeur : Ca me donne l'impression d'être... Ben pas inutile quoi. J'ai l'impression qu'on s'intéresse à moi, et c'est gratifiant !

Raaaaah ce personnage est génial !!! J'adore <3 Et je te valide immédiatement ! De toute façon, je n'ai aucune raison de ne pas la faire : la caractère colle à l'affinité, le nombre de lignes est respecté (non sans blague :O) et l'histoire est juste parfaite ♥ Tout le truc sur son fils, j'ai trouvé ça tellement génial... Parce que quand je lisais, je me disais "Mais elle a quelle âge ? oO Et je croyais qu'elle était à la capitale dans un 15m² !" Et puis du coup tout s'explique après c'est vraiment trop bien je trouve, c'est une superbe histoire, très touchante :3
J'espère que tu t'amuseras bien avec ce nouveau personnage, il va être vraiment intéressant à jouer je pense <3




Merci Aa-chan ♥️
#   Dim 4 Déc 2016 - 15:48
Messages : 28
Date d'inscription : 03/12/2016

Merci les filles, c'est super gentil! Surtout d'être accueillie avec autant de joie ( oui je pense à toi là, Isis! ). En tout cas ça fait super plaisir! J'ai hâte de commencer le rp!

Allen -> Oooooooooooooooooooooh <3 Je suis trop trop trop trop trop trop trop trop ravi que l'histoire te plaise! (oui oui je sais j'ai écrit beaucoup mais bon... Il faut libérer le Kraken parfois :p ) Et oui, les trucs illogiques c'était fait exprès ( et ne t'en fais pas, elle sera suivie xD )

Du coup moi aussi je suis la JOIE! <3


#   Dim 4 Déc 2016 - 15:51

Personnage ~
► Âge : Vingt-deux.
► Doubles-comptes ? : Aaron W, Ariana, Misao
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 1189
Date d'inscription : 08/01/2011
Age : 21
Emploi/loisirs : Travailler à l'hôpital et bosser mes cours... C'est ça les études de médecine !
Humeur : Vous voulez la version longue ou la version courte ?

J'ALLAIS LA VALIDER ALLEN
TU TRICHES
TRICHEUR
BOUHH

Hum.

Sinon j'aime ta présentation, j'aime ton perso, je veux un rp, je t'aime, je blblblb love <3 Amour sur toi, j'étais triste ;w; J'suis d'accord avec Allen, tout est logique au final, même si je suis pas sûre qu'un psy essaie de convaincre quelqu'un qui délire qu'il est en train de délirer... Mais voilà xD
Sinon rebienvenue, j'ai hâte de te voir RP <3

Applaudir I love you



Je vole en #F54759
 

The sound of your heart beats with mine and when it's time, I'll leave the ocean behind

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1Terrae, Une nouvelle ère commence... :: Passons du temps tous ensemble !
 :: Présentations. :: Présentations validées.