Terrae, Une nouvelle ère commence...

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En si bon chemin vers le ciel... [Aoi ♥]
#   Lun 19 Déc 2016 - 18:55

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Deux semaines. Deux semaines piles que je ne sors pratiquement plus de ma chambre. Deux semaines piles que je ne porte que des pantalons noirs et des sweats à capuche de la même couleur dans lesquels je disparais pour me fondre dans les couloirs les rares fois où je mets le nez dehors. Deux semaines piles que je ne vis qu’une dizaine de minute à la cafétéria le midi et le soir, toute la journée dans mon lit et la nuit sur le toit, perdue dans l’air frais de l’automne. Je n’écris plus. Je ne dessine plus. Je mange à peine. Je passe trop de temps sous la douche et sous la couette. Je n’ai vu personne depuis la nuit de mon étoilisation.

J’attends. J’attends toute la journée que le soleil se couche et que j’avance de ma démarche incertaine jusqu’à l’ascenseur. Je ne supporte pratiquement plus la lumière. Elle me fait mal aux yeux et à la tête. Je ne prends pour le moment les escaliers que lorsque j’y suis obligée. Je suis passée par l’hôpital mais la master qui s’était occupée de moi m’a fait comprendre après avoir tenté de guérir mon œil qu’elle ne pourrait rien y faire, si ce n’est supprimer toute trace de la blessure. Je suis donc la seule à savoir qu’il n’est plus en bon état de fonctionnement. Néanmoins, cela se voit lorsque je marche. Je suis déséquilibrée, et ne perçois plus correctement le monde qui m’entoure, les distances y sont faussées. J’ai bien essayé avec mon pouvoir de ressentir les modifications d’air autour de moi, les mouvements, mais je n’y arrive pas encore. Tout ce que je fais, c’est m’épuiser. Alors, à la fois pour éviter de croiser des connaissances, ne pas me retrouver au milieu de trop de monde et fuir les rayons du soleil je ne bouge que de nuit. Je monte sur le toit, et je m’entraine à maîtriser mes pouvoirs, ou bien je regarde. Je regarde Terrae, l’œil gauche fermé pour oublier qu’il est abimé. Longuement. Jusqu’à ce que le froid ne soit plus supportable et que la fatigue endorme mes jambes. Alors, je reprends l’ascenseur et je rejoins ma chambre dont je ne bouge plus.

Mais ce soir, j’ai décidé d’y aller plus tôt. Je n’en pouvais plus d’être enfermée entre les quatre murs – blancs depuis que j’en ai enlevé tous souvenirs – de ma chambre, à tourner en rond. La nuit tombe de plus en plus tôt, et à 18h30 il faisait déjà sombre. J’ai donc décidé, cachée sous mes vêtements, de rejoindre le toit plus tôt que d’habitude. J’avance, lentement, près du mur, jusqu’à l’ascenseur. Je ne croise que peu d’élèves. Certains sont déjà à la cafétéria, d’autres à leurs activités sportives, artistiques… C’est une bonne heure.

Les portes de l’ascenseur s’ouvrent et je tente d’entrer dedans mais je cogne mon bras gauche. C’est récurrent. Je grimace et finis d’avancer pour appuyer sur le bouton 5. Les portes commencent à fermer, et d'un coup un bras les bloque. Je redresse lentement ma tête jusqu'alors baissée. Mon regard vide se pose enfin sur l’inconnue qui vient d'entrer… pas si inconnue.

- Aoi… ? je lâche, du bout des lèvres, étonnée.

Et tout à coup, l’ascenseur qui avait commencé à monter s'arrête net et les lumières s'éteignent.

- Oh...


On m'aura déjà vu plus réjouie... En même temps, rester bloquée ici avec la master... dans ce tout petit espace... Cela m'enthousiasme peu.



#   Lun 19 Déc 2016 - 22:00

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Bon, voilà ; encore appelée à des heures pas possible pour une initiation, et en plus de ça, je suis en retard. J'ajuste mon chignon en marchant rapidement jusqu'à l'institut, dans lequel je pénètre. Escaliers ? Ascenseur ? Il y a quand même cinq étages à monter, et je n'ai pas envie d'arriver en sueur au milieu de la salle des Masters. "Euh, pardon, désolée !" ... Moui, non mais non, en fait. Je serre de mon autre bras mes livres de cours contre moi. Ascenseur, allez.

Je sors juste de la bibliothèque. J'y ai de nouveau passé une éternité, le nez plongé dans mes cours, afin d'essayer de retenir enfin ce qu'il y avait de marqué sous mes yeux. Mais franchement, les problèmes intestinaux, j'ai un peu de mal. C'est pas comme si j'allais devenir gastro-entérologue ou que sais-je encore. Bref, ça m'a gavée. Et va encore falloir que je pleure un coup sur ma neuro avant de m'octroyer une bonne nuit de sommeil. Ou un repas. M'oui, c'est vrai qu'il y a le repas à faire avant, une fois. Je passerai peut-être nous récupérer à manger chez le restaurateur chinois au coin de la rue, avant de rentrer… Huo sera content de pas avoir à faire la cuisine, pour une fois.

Les portes de l'ascenseur commencent à se refermer, au loin, alors que je tourne à l'angle. J'ai une exclamation de surprise et retient la porte avec mes pouvoirs, puis mes bras lorsque je suis assez proche, avant de me glisser dedans, essoufflée. Bon. Je serai donc une énième fois essoufflée en venant à la réunion, génial.

Je relève les yeux vers la personne qui m'interpelle lorsque j'entre et tombe nez à nez avec... Oksa. Cette fille qui a été étoilisée il y a quelques jours - euh, ça fait plus d'une semaine, non ? - et qui est revenue me voir pour son oeil. Je lui offre un petit sourire embarrassé pour la saluer. Etonnant de se croiser ici...

Je m'apprête à ajouter une banalité quand l'ascenseur se bloque soudain.

—... Sérieux.

Non. Mais. Pourquoi.

J'appuie sur le bouton d'appel avec un air agacé sur le visage.

—Ah mais non, je vais être en retard !

Puis les lumières s'éteignent.

Silence.

—Si je choppe l'abruti qui a encore fait sauter les plombs… grommelé-je, avant de m'appuyer contre la paroi.

Je fouille dans mon sac pour prendre mon téléphone.

—Attends, je vais appeler quelqu'un.

Vous voulez rire ?

—... J'ai pas de réseau.

Un deux. Un deux. Respire.

—Hum. Hum. Sinon… ça va ? je ris nerveusement.

Great.



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#   Lun 19 Déc 2016 - 22:54

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La master n’est pas contente non plus. Elle s’agace sur le bouton d’appel mais le courant nous lâche. Ce qui achève de l’énerver. Un Tonnerre aurait-il tout fait sauter ? Ce ne serait pas improbable. Je m’appuie contre la paroi et me laisse glisser au sol, genoux contre la poitrine, alors qu’Aoi tente d’appeler quelqu’un.



Génial. Pas d’électricité. Pas de réseau. Super soirée en perspective ! Je passe mon bras autour de mes genoux et laisse tomber ma tête au creux de mon coude quand elle me demande si ça va… Je redresse lentement mon visage et relève au même rythme mes yeux vers elle.

- L’éclate… déclaré-je d’un air morne.

S’en suivent quelques minutes d’un silence oppressant durant lesquelles je fixe un point invisible face à moi, sans plus bouger. Finalement, le malaise est trop grand et finit par me taper sur le système, si bien qu’après avoir machinalement passé ma main dans mes cheveux, je reprends la parole, presque dans un grognement.

- Et… Et vous ?


Je fais claquer ma langue sur mon palais, agacée qu’on entende à peine mes mots tant ma voix est rauque et faible de ne pas avoir été suffisamment stimulée ces derniers temps. Je me racle la gorge et reprends, un peu plus fort, en grommelant néanmoins toujours un peu.

- Vous avez dit que vous alliez être en retard… Ça craint pas trop ?

Je pose mon regard éteint sur elle. Regard qui pourtant signifie beaucoup de choses assez claires. Regard qui lui dit à ma place de ne pas croire que je lui fais la conversation parce que je veux me rapprocher d’elle. Regard qui lui fait comprendre que c’est juste que là, pour mon confort, ça devenait plus possible de rien dire comme ça. Puis qu’on sait pas combien de temps on va rester enfermées là-dedans et que ce serait bête qu’on finisse par se sauter à la gorge en ayant laissé monter la tension.

C’est étrange, d’échanger des banalités avec elle. Elle est la seule à savoir que je suis blessée. La seule que je connais à être au courant de mon étoilisation. La seule à savoir que je souffre à tel point que je ne veux plus voir personne. Nous aurions tellement de choses plus intéressantes à nous dire. Je pourrais lui demander ce qu’elle a fait des souvenirs qu’elle a récupérés et du cristal, et elle pourrait m’interroger sur le pourquoi du comment.

Et pourtant nous voici là, à nous demander si ça va aller. J’étouffe un rire amer en secouant lentement la tête, avant de soupirer. Je suis las… Las de jouer un jeu. Désabusée de ces dialogues sans but.

- Si vous avez pas envie d’me parler j’m’en fous hein… Vous obligez pas. Sinon, ce sera ridicule.

Qu’elle se force pas. Qu’elle s’oblige pas. Ce serait nul. Ça vaudrait rien. Fais pas comme moi, Aoi, va pas chercher quoi raconter pour virer la tension. On peut aussi l’ignorer, tout simplement.



#   Lun 19 Déc 2016 - 23:42

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Bon, voilà. Je suis coincée dans un ascenseur avec la fille la moins loquace de l'histoire de Terrae. Et je doute de pouvoir retirer les muets qu'on a pu croiser, même eux communiquaient différemment - papier, téléphone, geste. Donc voilà. En plus il fait noir, il y a juste mon portable qui nous éclaire un peu, et qui me permet de voir le regard vide et blasé qu'elle me lance. Woah, la joie intense se lit sur son visage, pour le coup… Je sais pas quoi lui dire...

—Ca va... je ris nerveusement. Et oui, non, je sais pas. Il y a une initiation. Je vais pas y arriver, je crois que j'étais déjà en retard de toute manière. J'avais pas vu l'heure...

Bon, j'aurais peut-être dû me taire. Je détourne les yeux, un brin mal à l'aise sous son regard inquisiteur. J'aimerais lui demander si elle va mieux, si elle voit un peu des gens, parfois. Mais je crois qu'elle m'enverrait juste paître, alors je reste silencieuse un instant, avec le vain espoir qu'il se passe quelque chose.

Elle reprend la parole et je dois me retenir de faire la moue. C'est clair que là… À ce niveau-là, c'est un peu compliqué.

—Ce n'est pas que je n'ai pas envie, mais j'ai peur d'être maladroite, je dis simplement en m'asseyant face à elle, les jambes un peur de côté pour ne pas empiéter chez elle.

Mes yeux se lève vers le haut de la cabine. On n'a vraiment pas de chances toutes les deux, hein ?

—On va être là un moment, à tous les coups. On n'est pas obligées de parler si tu ne veux pas. Mais autant ne pas faire comme si l'autre n'existait pas, je ne suis pas sûre que ce soit la meilleure idée qu'on puisse avoir. Ça ne me gêne pas, moi.

Elle sûrement que si, puisqu'elle me fait si élégamment comprendre qu'elle n'a pas envie de discuter. Mais je reconnais un peu cet air morne, ce regard vide. Il demande à ce qu'on lui fiche la paix... Mais en même temps... On a bien vu ce que ça donnait, avec Allen, d'accepter de lui laisser le temps. Ca a empiré. Il est devenu alcoolique. Et il a été enfermé en cure pendant plus de six mois...

Une ombre de tristesse passe sur mon visage. L'ambiance sombre dans l'ascenseur ne m'aide pas vraiment. Est-ce qu'on a tort de tous vouloir régler nos problèmes seuls, jusqu'à ce qu'on aille si mal que le retour en arrière est presque plus difficile que de s'enfoncer davantage ?

—Tu retournais dans ta chambre ? je l'interroge, sur le ton de la conversation, mais à voix plus basse.

J'ai l'impression de crier, dans le noir, comme ça, en parlant normalement. On se croirait déjà en pleine nuit.



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#   Mar 20 Déc 2016 - 0:24

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Aoi est nerveuse. Cela s’entend à son rire. Ça me saoule. C’est ce rire que j’avais quand j’arrivais pas à parler aux gens ? A leur place, je m’en serais collée une pour me faire arrêter. Je hausse les épaules néanmoins les épaules à sa réponse et consens à reprendre la parole.

- Si vous étiez déjà en retard ça changera pas grand-chose alors.

Je réponds d’une voix plate, inintéressante et indifférente. Je m’en fous un peu de sa vie. Même complètement. ‘Fin bon, je vais pas l’ignorer non plus… Quoi que… Ce serait toujours une option. Pourtant, la master s’assoit face à moi en m’avouant avoir peur d’être maladroite. Je hausse un sourcil.

- En même temps, vous ETES maladroite.

Pardon ? Le tact ? Boarf. C’est pas super important, si ? Enfin perso’, j’crois que j’ai décidé de le laisser tomber aux oubliettes, mon tact. Il m’a pas souvent aidée, et même plutôt régulièrement enfoncée alors, vous voyez, j’ai pas plus envie que cela de le retrouver…

Aaah mais arrête de faire ta mijaurée ! T’as l’air si douce, si respectable… Tu m’insupportes, voilà ! Je serre les dents et hausse les épaules.

- Je m’en fous j’vous ai dit. Si vous avez quelque chose à dire, dites-le. Sinon, tant pis.

Mais nan je suis pas agressive. Du tout. J’en ai juste marre qu’on se foute de moi. Ooooh ça la gêne pas de me parler ? Que c’est meuuugnooon ! Elle s’attendait à ça peut être ? Tsss. J’en veux pas de sa pitié, ni de sa compassion.

Et pourtant, du coin de l’œil, je repère ce voile de tristesse qui la traverse. Et merde. Pourquoi elle a l’air vraiment mal d’un coup ? C’est moi ou c’est autre chose ? Je soupire.

- Bon ok… Ouais on peut parler… marmonné-je alors.

C’est moi qui ait pitié d’elle, là. En même temps… Elle est réellement maladroite, et elle a vraiment une mine qui attire la compassion. J’y peux rien.

Elle me demande si je retournais à ma chambre. Son ton est normal, mais sa voix est plus basse. Je la comprends. Dans l’ascenseur plongé dans l’obscurité tout semble exagérément résonner, si bien que c’en devient gênant. Je lui réponds, moi aussi dans un murmure, tout en hochant négativement de la tête.

- J’allais sur le toit.


Mes réponses sont courtes, j’en ai conscience. Si elle a des questions, qu’elle y aille, mais je ne me lancerai pas dans des grands discours de moi-même, elle le sait pertinemment, j’en suis certaine. Je n’ajoute donc rien, me contentant de la fixer de mes grands yeux vides.



#   Ven 27 Jan 2017 - 16:16

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Déjà, être enfermée dans un lieu clos est une chose que je déteste profondément. Certes, je ne suis pas mal à l'aise au point d'être claustrophobe, mais j'aime les grandes étendues, les espaces ouverts, et, éventuellement, ne pas rester dans un lieu aussi exigu pendant si longtemps. Mais alors en plus de ça, il a fallu que je sois coincée dans le même ascenseur que la fille la plus désagréable que cette terre ait porté ? Est-ce réellement un moyen de me faire comprendre mes erreurs, et me faire dire que j'ai bien mérité ce qu'il m'arrive ? Non, vraiment, je ne vois pas. Je serre la mâchoire pour tenter de contenir mon exaspération, bien heureuse que la pénombre cache mon expression lorsque je détourne la tête. Mais alors lorsqu'elle me dit de cette manière que je suis maladroite, que OUI je le suis, que OUI je devrais me taire, que OUI ça la fait chier, j'ai envie de la prendre au col et de la secouer. Parce que ce n'est pas parce qu'on va mal que c'est une raison de montrer autant de mépris pour tout le monde.

—Dis-moi, tu te crois vraiment parfaite au point de te permettre d'être aussi méprisante à chaque fois que tu parles ? je l'interroge après sa troisième intervention, ne parvenant visiblement plus à contenir mon exaspération. Je sais que tu peux pas m'encadrer, et je ne sais d'ailleurs pas pourquoi, mais on n'est pas obligés de se parler de cette manière… Tu ne le penses peut-être pas, mais je m'inquiète de ton état.

Un soupir, et je me passe une main sur le visage.

—Tu avais besoin de prendre l'air ? Il fait beau ce soir. Enfin, froid ; mais il fait beau.

Puis, en relevant les yeux vers elle, je lance d'une voix calme :

—Tu as tenté d'utiliser tes pouvoirs, depuis que tu as été étoilisée ? Avec le temps, tu pourras apprendre à voler. Et là tu verras, le ciel te paraîtra encore plus beau.

Elle va encore m'envoyer bouler, mais je n'arrive pas à la laisser dans son coin, toute seule. Je comprends même pas pourquoi…



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#   Mar 14 Fév 2017 - 18:12

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Ah, la master s’énerve. Enfin. Non parce que quand même, au bout d’un moment, son petit jeu de la gentille qui s’occupe des plus faibles commençait à sérieusement m’agacer hein. Néanmoins, je lève les yeux au ciel et réponds en accompagnant mes paroles d’un haussement d’épaules.

- Je ne me crois pas parfaite, commencé-je d’une voix plate. Loin de là. C’est pas du mépris, je suis franche. Désolée si ça vous plait pas. Vous savez, on a tous des défauts. Vous, vous êtes maladroite. Moi, je suis pas bien sociable. C’est comme ça.

J’ajoute ensuite en remettant une mèche rebelle en place.

- C’est pas vous précisément que je ne peux pas encadrer. Soyez pas aussi égocentrique. Ce sont les gens d’une manière générale, tout simplement. Moi comprise.

Je ne peux retenir un petit rire sincèrement amusé lorsqu’elle me dit s’inquiéter de mon état. Ah, vraiment ?

Mais avant que je ne réplique, Aoi part sur autre chose. Elle me pose des questions. D’un ton morne, j’y réponds.

- Oui. Je vais sur le toit toutes les nuits. C’est plus agréable que ma chambre. Et j’ai pas mal à l’œil, la nuit.

Elle enchaine ensuite sur mes pouvoirs. A l’idée de voler, un sourire rêveur illumine un peu mon visage fatigué. Oui… Voler, flirter avec le ciel et y disparaitre des nuits durant…

- Je contrôle mieux l’air… mais pas au point de voler, non. Et pourtant j’ai hâte, ça c’est sûr…

Je laisse planer un silence puis mon sourire disparaît. Je ne peux pas. Pas encore. Alors je m’assombris à nouveau et me renferme une nouvelle fois sur moi-même.

- Pour revenir à ce que vous disiez avant… inquiétez-vous donc si vous le souhaitez hein… mais j’y crois pas. Peut-être que vous y croyez, vous, au fait que vous vous inquiétez. Mais tout ça, c’est du vent. Vous allez vous inquiéter quoi ? quelques jours ? Allez, soyons sympas et optimistes… Une semaine. Deux si VRAIMENT vous êtes maso. Et après quoi ? Petit à petit, vous allez même zapper ce soir-là. Vous allez à peine vous souvenir qu’une nuit, vous avez ramené une élève qui venait d’éclater la salle d’astronomie. Et puis vous allez vous dire que vous avez vos propres soucis, de toutes façons. Que vous avez une vie à gérer. Que vous pouvez pas gérer la vie de tout le monde. Et vous aurez pas tort hein ! Je vous jette pas la pierre, Aoi. C’est normal de se dire ça. Je ferais probablement la même chose à votre place, comme tout le monde le ferait. Mais me dites pas que vous vous inquiétez, vous pourrez pas m’en convaincre.

Ma voix s’éteint doucement, comme on éteint la flamme d’une bougie en soufflant dessus. J’ai trop parlé, je n’en avais plus l’habitude. Je me racle la gorge en glissant au sol mon regard jusque-là planté dans celui de la master.



#   Sam 25 Fév 2017 - 20:37

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Ce n'est pas être franche que de ne voir que les défauts chez ceux qui vous parlent. Haïr les autres et leur déverser toute sa frustration, c'était bien être méprisant, quoi qu'elle en pense. Je soupire et lui lance un regard vague. Elle me répond et je la laisse parler, en essayant de la relancer parfois. Mais elle m'agace à penser qu'il n'y a que sa manière de penser qui compte, et qui est véridique. Je hoche doucement la tête l'air de rien, soupirant de temps à autres. Hé ben, elle est pas sortie de la rizière, elle.

—Oui, bien entendu. Et comme tu es quelqu'un de supérieurement intelligent, tu sais ce que pensent tous les autres, qui ne sont que des sous-merdes ingrates et cherchant uniquement à satisfaire leurs petits bonheurs. C'est vrai qu'envisager que seule ta vision du monde est correcte n'est pas non plus égocentrique, pas comme si croire que le monde entier s'en fout de la gueule du monde entier est légèrement exagéré. Non, c'est vrai que t'as raison. Tu es surtout stupide si tu penses que reporter toute ta colère sur les autres t'aidera dans la vie. Tu veux faire quoi, rester recluse jusqu'à la fin des temps pour finir par ressembler à une larve ? Wow, quelle joyeuse perspective ! Si tu te détestais tellement, t'aurais pas autant d'égo. J'en connais, des gens qui se détestent, et ils ne se comportent pas d'une manière aussi pourrie que toi. Je te tends pas la main par charité, mais parce que t'en as besoin. Je sais pas ce qu'il s'est passé pour te mettre dans cet état, mais sois pas chiante. Si Terrae existe, c'est parce que des gens sont là pour s'inquiéter pour les autres. Si je fais des études de médecine, qui me fatiguent et brisent mon couple, c'est parce que je m'inquiète pour les autres. T'es un être humain, c'est con, hein ! Sauf que nous aussi. Et les êtres humains sont blessés, ils ont des espoirs et des rêves, des déceptions, mais ils s'inquiètent aussi. Je te connais pas, bien sûr que si je viens pas te voir tout le temps, je vais plus m'inquiéter pour toi dans deux semaines. Puis j'y repenserai de temps en temps, parce que c'est la vie, que c'est comme ça. J'oublie même de prendre des nouvelles de mes amies, alors tu crois que je vais me casser les pieds à m'en faire pour quelqu'un qui, fondamentalement, n'en a strictement rien à foutre de ce que je peux lui dire ? Alors oui, d'accord, t'as été blessée, t'es passée étoile, t'as eu un vide. Mais on est tous passés par là, on est tous allés mal mais on s'est RELEVES. Alors bouge toi le cul, au lieu de te plaindre. Sinon tu peux tout autant te jeter du toit, ce sera moins de souffrance pour toi, je lâche, acide.

Mon sourire s'étire.

—C'est con, mais le monde est pas à notre image. Et heureusement, parce que s'il était à la tienne, il serait vraiment insupportable.



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#   Mar 28 Fév 2017 - 16:09

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Eeeh mais c’est qu’elle sait se défendre, la Master ! Elle se contente plus de se la jouer midinette mignonne et gentille, ELLE ME DEFONCE LITTERALEMENT LA GUEULE. J’ai même plus le temps d’en placer une. Ce qui est peut-être pas plus mal, d’ailleurs. Non parce que là si je l’ouvre, je crois que j’éclate de rire. Ça lui va pas, de se la jouer vénère. Et puis elle fait quoi en plus là ? Elle me raconte sa vie ? Qu’est-ce que j’en ai à foutre, de son couple qui part en morceau ou du fait qu’elle sache même pas prendre des nouvelles de ses potes ? C’est son souci, nan ? Ça me concerne pas. Je m’en fous de sa vie.

Aha. Me jeter d’un toit. Pourquoi pas ? Là par contre, je peux pas retenir un petit rire. Ce serait pas une si mauvaise idée en réalité ! Ca règlerait pas mal de problèmes en tout cas.

Je secoue la tête et affiche un petit sourire amusé.

- L’ironie vous va pas, Aoi, lâché-je abruptement. Ça sonne faux quand vous l’utilisez.

Un petit haussement d’épaules. En tout cas, ça sonne faux à mes oreilles. Ça ne me touche pas. Mais y a-t-il vraiment quelque chose qui puisse me toucher ?

Mon sourire amusé disparait. Mon air éteint revient. Lorsque je reprends la parole, toute trace d’émotion à disparu. Je me suis reperdue en moi-même sans même m’en rendre compte.

- Ouais… Je devrais peut-être sauter du toit, vous avez raison. Ce serait…


Je pousse un petit soupir, las. Je suis fatiguée de parler. Je suis fatiguée de communiquer. Je n’aime pas faire face à quelqu’un. Je ne le supporte plus. C’est trop dur, trop éprouvant. Je n’ai même plus l’envie d’achever ma phrase, même plus l’envie de continuer. Et pourtant, je finis par y parvenir, difficilement, douloureusement, mais j’y parviens :

- Ce serait la solution la plus simple.


Je n’ajoute rien. Apprécie les quelques secondes de silence s’en suivant. Silence soudain coupé alors que les lumières de l’ascenseur reviennent, accompagnées du bruit de la mécanique se remettant en place. Un sourire tord mon visage, plus une grimace qu’autre chose en fait.

- Allez, soyez soulagées. Vous êtes enfin débarrassée de l’insupportable Oksa. Et vous en faites pas, je reviendrai plus vous saouler.


Avec lenteur je me relève, attendant que les portes de l’ascenseur s’ouvrent. Je vais bientôt à nouveau pouvoir respirer, enfin ne plus me sentir oppressée. Bientôt.



#   Mar 28 Fév 2017 - 16:38

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On dirait qu'elle n'est pas touchée du tout par ce que je viens de dire, et ça m'énerve encore plus. J'ai envie de la prendre par le col pour la coller contre la paroi et la secouer jusqu'à ce qu'elle se réveille. Est-ce qu'on a le droit d'en arriver à de telles extrémités, quand on ne va pas bien ? Si elle avait réellement envie de mourir, elle se serait déjà jetée du toit ou fait une connerie. On en voit de temps en temps, des élèves qui font des TS et qui atterrissent à l'hosto, mais ils sont pas dans cet état-là. Ca me rappelle l'histoire de ce type, ce bipolaire, qui défonçait verbalement la gueule de tout le monde, qui était un danger public et qui a fini par s'envoyer en l'air en prenant une boîte entière de médicaments.

Je hausse un sourcil. Parce que maintenant, c'est moi qui suis ironique ? Si elle comprend pas que je lui ai juste renvoyé tous les contre-arguments possibles dans la tête, c'est qu'elle est plus stupide que je ne le pensais. Non mais quoi, parce qu'elle, elle a vécu quelque chose de douloureux, donc il faut qu'elle en fasse pâtir le monde entier ? Mais on n'est pas là pour ça !

Je m'apprête à répondre lorsque l'ascenseur se remet en route. Je me relève à mon tour et lui lance un regard neutre, égal. L'ascenseur s'arrête au dernier étage et, lorsqu'elle passe les portes coulissantes, je l'arrête avec mon pouvoir d'air. C'est drôle, hein, de ne plus pouvoir bouger ? D'avoir la liberté devant soi, et de ne pas pouvoir y aller ? T'inquiète pas, elle n'en sera que plus délectable.

—Oui, tu es insupportable tu es exécrable. Tu méprises tout le monde, grand bien t'en fasse. Tu veux pas qu'on ait quoi que ce soit à faire avec toi ? Alors arrange-toi pour que ce soit le cas. Mais les mots ont un pouvoir sur les gens, et si c'est quelqu'un qui ne tient déjà pas debout, tu peux lui faire du mal. Si t'as envie de faire du mal aux autres alors qu'ils ne t'ont strictement rien fait, c'est que tu n'es qu'une petite pourrie égoïste. Parce que oui, t'es pas bien, et tu devrais être internée en psychiatrie. Et tu sais quoi ? Tu as raison, débrouille toi toute seule, tu as l'air de le faire à merveilles. Mais si j'apprends quoi que ce soit à ton sujet, je viens te chercher par la peau des fesses.

Un sourire, encore un. Je n'ai pas le droit de faire ça, mais j'm'en fiche. C'est son choix.

—Au passage, sauter, c'est la solution des lâches et des abrutis. Alors reprends-toi un peu.

Cette fois, j'utilise mon air pour la pousser à l'extérieur de la cabine et la dépasse sans ménagement pour aller vers la salle des Masters, sans lui adresser le moindre mot de plus.



Je vole en #F54759
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En si bon chemin vers le ciel... [Aoi ♥]

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