Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Ami malgré tout
#   Mer 28 Déc 2016 - 21:00

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Je pose agilement me spieds sur le rebord de sa fenêtre, fermée, profitant de l'obscurité, pour atterrir sans attirer l'attention. De toute manière, je sais qu'il n'est pas là, je ne ressens pas son énergie, rien ne provient de sa chambre. Il est sûrement sorti encore une fois, il est sûrement parti trouver quelqu'un à ramener... Je pousse un soupir de tristesse, avant de secouer la tête, me tapant les joues avec force. Ce n'est pas le moment de penser à ça! Si je le fais, je vais reculer et ce n'est pas ce que je veux. Bien que le fait de venir alors qu'il n'est pas là montre que je ne suis pas encore prêt à lui faire face, je me dois de faire un pas... Je le dois. Après avoir discuté avec Huo, Ys, Aoi, je me sens coupable aussi. J'ai mal réagi. C'est de ma faute. Tout est ma faute.

Je force doucement sa fenêtre à s'ouvrir grâce à la pression de l'air, et pénètre dans sa chambre. J'ai l'impression que ça ne fait pas si longtemps que ça que je suis venu, c'est sûrement vrai d'ailleurs. Je l'avais handicapé il y a peu de temps. Ca a dû lui passer maintenant. C'était puéril comme vengeance, stupide aussi. Je m'en rends compte d'autant plus après ma discussion avec Ys. Il avait tellement ri... Il n'arrêtait pas de me charrier avec ça maintenant. Je suis devenu "l'anesthésieur du membre viril". Je rougis l'égèrement à cette évocation tout en secouant à nouveau la tête. Quel crétin!

Je m'approche de sa table basse, près de son lit. Je m'assois sur ce dernier, me laisse tomber serait plus exact et réfléchis à ce que je m'apprête à faire. Je sais que je ne le regretterai pas, c'est mon idée après tout. Bien que ce soit un peu tôt, il faut que quelqu'un fasse le premier pas... et ce doit être moi. Je ne suis pas encore prêt à le revoir de toute façon. Pas encore. Pas comme ça. Mais au moins, la chemin aura été entamé, reste à savoir s'il voudra y marche lui aussi. Une réconciliation ? Peut-être... Cela reste à voir. J'attends de voir de quoi demain sera fait. Ce dont je suis sûr en revanche, c'est que je tiens à lui malgré tout.

Joignant mes mains, je concentre une grosse quantité d'énergie, exactement la même que celle que je lui avais offert au départ et qui finit par se matérialiser sur mes paumes. Un cristal d'air, couleur gris argenté luit sous les rayons de la lune, détenteur du pouvoir des guérisseurs. Mais le plus important : symbole de notre amitié. Je l'avais détruit la dernière fois, il est temps qu'il renaisse de ses cendres.
Je sors un petit bout de papier sur lequel j'ai griffoné un mot : Ami. Je ne savais pas quoi écrire d'autre et à lui seul, il résumait bien le sens de cette visite.

Un fin sourire éclaire mon visage, alors je monte sur le rebord de la fenêtre pour la seconde fois de la soirée. Je suis content de l'avoir fait et, croyez-le ou non, je me sens étrangement plus léger. Toute la rancoeur et la lourdeur que j'avais sur le coeur ont disparues. Avec un dernier "regard" en arrière, je me laisse tomber, rejoignant ma chambre par la voie des airs.
Dans la chambre, le cristal d'air luit. Son éclat illumine le mot posé au-dessus : Ami.




Dernière édition par Matheo Runon le Jeu 29 Déc 2016 - 19:23, édité 1 fois
#   Jeu 29 Déc 2016 - 18:55

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Nicolas tangue un peu. Non mais ça va ! Franchement ça va ! Il longe le mur à la recherche d'appuis pour rejoindre sa chambre. Ce soir, il avait beaucoup bu encore. Pour oublier toujours. Mais il avait été sage, c'était arrêté pour ne pas être trop malade le lendemain, n'avait ramené personne parce qu'il avait cours très tôt. Sage quoi. Qui sait ? C'était peut-être les remontrances d'Aaron qui l'ont calmé, ou ces regards que certaines personnes lui lancent avant de chuchoter dans son dos sans qu'il comprenne d'où vient la vague de dégoût. Pourtant il ne pouvait pas totalement s'arrêter. Il avait besoin de sa dose d'alcool, sa dose d'oubli pour dormir, sinon il sombrait dans des cauchemars terribles à l'approche de la nouvelle épreuve qu'il allait subir. Son ancien village. Sa mère. Son passé. Étouffer le Loup Noir à coup de shots de vodka en attendant le verdict, la sentence. DAVAI ! Le front de Nicolas rencontre sa porte un peu trop fort. Oui... Alors... Baisse la poignée mon grand. Là ! C'est bien ! Va te coucher sérieux tu m'épuises.

-Wwwwwuuuuh STOP ! On bouge plus !

...hurle-t-il à la fenêtre ouverte. Vraiment Nico ? Tu parles aux fenêtres maintenant ? Bon, admirons tout de même le fait qu'il remarque qu'il y a un truc qui cloche dans sa chambre alors qu'il a quinze grammes dans chaque œil. Les vieux réflexes ont du bon des fois... Il ferme la porte dans son dos, tout en fixant sa pièce avec un regard suspicieux. Si seulement la cafetière pouvait parler. Oh tu sais, vu ta manière d'engager la conversation avec la fenêtre je suis pas sûr que la cafetière apprécierait tes interrogatoires... Il entre doucement, s'approche de la fenêtre qu'il referme et se retourne à la recherche du moindre détail qui aurait changé, du moindre objet manquant, du moindre écl-

ÉCLAT !

Nicolas jette tout son corps en avant, tombe à quatre pattes devant sa table de chevet. Oh, p'tit mot qui briiille. Parce qu'on peut être un connard et garder son âme d'enfant... Et oui, je le vanne parce que OUI il m'énerve. Il s'empare du mot qui brille, suis des yeux les lettres écrites. Ami. Ami ? Aaamiii... Il cherche sans comprendre pourquoi quelqu'un serait rentré pour aérer sa chambre et laisser un mot pareil quand il baisse ENFIN les yeux. Un cristal d'Air.

Déssoûlage immédiat.

Il recule d'abord, sous le choc, comme si l'éclat était soudain trop saint pour son regard, pour son corps, pour tout son être. Il sait. Il sent. C'est de la part de Matheo. Matheo ? Il se penche vers la pierre pour l'admirer... La lumière fait briller ses yeux d'argent d'où une unique grosse larme s'échappe pour s'écraser sur la table. Nicolas inspire tout d'un coup. :

-Ah ! Aaah !... AAAAAAH !

Son corps est secoué d'un chagrin sans pleurs, d'une peine muette. Il pose brutalement ses avant-bras sur la table mais c'est en étant extrêmement délicat qu'il entoure la pierre de ses doigts, sans la toucher. Trop pure pour lui. Trop belle pour lui. Et on osait dire que Nico était courageux ?! Non mais... Là ! Ça, là ! Ce cristal qui paraît si banal ! C'était le vrai courage aux yeux de Nicolas, c'était le dépassement, la bravoure ultime et Matheo lui en avait fait cadeau... Un cadeau si précieux. Encore plus que son premier cristal.

Les traits de Nico s'étirent soudain, pleins de détermination. Je dois aller le voir ! Il se lève, la terre tourne, mais il s'élance de nouveau vers la porte... qu'il cogne encore nooon mais MEC LA POIGNÉE ON A DIT ! En plus, il avait tellement d'élan qu'il rebondit et s'étale au sol, sur le dos. Il s'y plie, les mains sur le nez pour calmer la douleur. Mais rien n'y fait. Ok. Bon. J'ai compris. J'vais pas le voir dans cet état. Et comme pour s'accorder à  sa pensée, les muscles de son corps l'abandonnent. Allongé au sol, en fixant son plafond, il cherche une raison pour ce pardon. Un pourquoi... Un miracle ? Wouah hé ! Ça doit être Dieu qui doit être content de son coup... ou alors Satan pour ce que j'en sais. Il écarte les bras... mode étoile de mer. L'esprit vide.

Grand sourire. Matheo. Iiiimmense sourire en fait... et ses joues qui rosissent. Il s'assoit d'un coup, plaque ses mains sur son visage et secoue la tête, heureux. Matheoooo ! Il regarde le cristal sur sa table de chevet, ne l'ayant pas touché, ne l'ayant pas bougé. Il se relève, va accrocher le petit mot sur son mur de souvenirs. Il se déshabille pour dormir et s'allonge en slip dans son lit, sur le ventre, bras sous l'oreiller, yeux sur la pierre luisante. Il imprime la beauté du moment dans sa tête... Puis il tend enfin ses doigts vers lui, le touche d'abord du bout des doigts. Il se plie sur le côté, cherche son collier de sa main libre et le place dans le pendentif, à sa place, près de son cœur... Il le serre contre lui, entre ses grands mains brûlantes, comme s'il priait. Soigne-moi. Soigne-moi. Soigne-moi. Mais les Guérisseurs ne peuvent rien contre les peines de cœur et la bêtise.

Enfin... pas tous.


HRP : Tu m'as tué. J'étais obligé de mettre la réaction de Nico -même s'il m'énerve ce frptgnfrt ! C'est le meilleur des cadeaux de Noël x) ! Love sur ta bouille mon Bô !



 

Ami malgré tout

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